Speaker #0Chaque année, en France, il y a plus de 80 000 crises cardiaques et plus de 10 000 en meurtre. Mon métier, ce n'est pas que guérir des infarctus, mais c'est surtout les prévenir. Dans cet épisode, je vais vous expliquer en quoi consiste mon métier, ce qu'est un cardiologue non interventionnel, un cardiologue généraliste, et tout ce qui se passe en consultation et qui n'apparaît pas dans la salle d'attente. Je vais parler... traitement, je vais parler réadaptation cardiaque, je vais parler bio de max, je vais aussi parler la présence en charge sportive et je vais aussi vous donner les conseils que je donne à tous mes patients de 25 à 40 ans pour prendre soin de son cœur. Je suis docteur Johan Thiaouet, je suis cardiologue spécialisé en prévention cardiovasculaire et gestionnaire de MacMillan. Bienvenue sur... dry cardio, là où la cardiologie est accessible, utile et concrète. Bienvenue et installez-vous parce qu'on a beaucoup à essayer. À quoi ressemble mon métier de médecin aujourd'hui en 2020 ? Petit retour en arrière, globalement à 8 ans d'après ma mère, et moi mon premier souvenir c'est à 14 ans, c'est la première fois où j'ai dit que je voulais être médecin. Et globalement tout un processus a été fait de mes 14 ans jusqu'à toujours aujourd'hui, c'est quelle est la raison pour laquelle j'ai voulu être médecin. J'en ai conclu et je suis persuadé, parce que c'est la raison pour laquelle je me lève tous les jours, que c'est pour aider les gens à être en meilleure santé. Et donc, j'essaye de rythmer mes journées. pour valider cet objectif. Et en partant de là, on se rend compte qu'effectivement, être médecin et faire médecine, c'est la manière logique d'aider les gens à être en meilleure santé. Je suis très content, en plus j'ai réussi à faire mon métier, à devenir cardiologue, et je pense qu'en étant cardiologue, on valide cet objectif tous les jours. Mais par contre, c'est aussi vrai pour mes collègues infirmiers, pour mes collègues kinés, pour mes collègues ambulanciers, et même pour mes collègues assistants ou secrétaires médicales, parce qu'il y a différentes manières. pour aider les gens à être en bonne santé. Dans les yeux des gens, il y a deux extrêmes. Le médecin, donc typiquement il peut aller au bloc opératoire opérer s'il est chirurgien, il peut aller au bloc opératoire et... traiter des infarctus si il est cardiologue interventionnel, ou il peut faire des consultations ou des épreuves d'effort, un peu comme moi. Mais le deuxième extrême, c'est qu'il y a aussi la secrétaire médicale qui prend des rendez-vous, qui valide les comptes rendus, qui explique les petits détails aux patients. Et ces deux métiers sont clairement complémentaires dans un seul but. aider la personne à être en meilleure santé. Et c'est vraiment ça que je veux mettre en place, enfin que j'ai mis en place au sein de mon équipe pour le patient. La deuxième chose, c'est que j'ai voulu avoir de l'impact. J'ai voulu aider le maximum de personnes à être en bonne santé. Et c'est vrai qu'en consultation, une personne après l'autre, on a un impact. un impact majeur auprès de ce patient, mais on n'a pas un impact global. Et pour avoir un impact global, c'est là où mon métier a changé. Premièrement, je me suis rendu compte que je n'avais pas de problème. du compte, et ça c'est vrai dans la vie, c'est que tout seul on va vite, mais à plusieurs on va loin, je crois que c'est ça l'expression, et j'ai mis en place une équipe pour pouvoir prendre en charge plus de patients de différentes manières pour... que globalement, toutes les compétences soient mises en concert pour aider plus de patients, mais surtout pour aider différemment le même patient. C'est pour ça qu'on travaille avec des cardiologues, c'est pour ça qu'on travaille avec des infirmières, c'est pour ça qu'on travaille avec des secrétaires, c'est pour ça qu'on travaille avec... C'est pour ça qu'on travaille avec des coachs sportifs. Et tout ça, mis bout à bout, globalement, ça permet d'utiliser les compétences et les expertises de chacun pour la santé du patient. Après, la troisième chose, et c'est un peu ce que je fais aujourd'hui avec ce podcast, avec Dry Cardio, c'est quoi faire autre que médical ? pour pouvoir aider le maximum de personnes à être en bonne santé. Et donc, la prévention, c'est simple, c'est effectivement passer un message, mais surtout, faire en sorte qu'il y ait plus de personnes. en tout cas le plus de personnes possibles qui l'entendent. Donc c'est pour ça qu'il y a un podcast, c'est pour ça qu'il y a des gens qui m'entourent pour monter ce podcast, c'est pour ça qu'il y a des gens qui m'entourent pour valider la distribution et la diffusion de ces messages. Et je pense que c'est la manière, en 2026, de pouvoir avoir un impact majeur sur la santé des gens. C'est utiliser tous les outils de 2026 pour avoir cet objectif d'améliorer la santé des gens. Et pour remondir sur ce que je viens de dire, en 2026, il y a l'essor depuis plusieurs années, dizaines d'années, et surtout l'avenir qui est l'intelligence artificielle, c'est la technologie, etc. intelligence artificielle et je pense que ça va améliorer notre métier ça va changer notre métier mais surtout et c'est le plus important ça va permettre à plus de patients d'être soigné d'être soigné par et à plus de patients d'être mieux soigné et donc du coup oui je suis le premier à l'utiliser je suis le premier à tester des choses pour pouvoir améliorer cet impact et surtout permettre aux gens d'être en meilleure santé. Et donc du coup, si on résume, mon métier premier bien sûr, c'est médecin, qui doit concerner entre 40 et 60% de mon temps. Et après, il y a gestionnaire de clinique, comme je l'ai dit, où en fait, on doit valider un système de santé au sein de nos locaux, au sein de notre équipe, pour pouvoir tout optimiser. pour la prise en charge des patients. Et après, il y a le côté un peu entrepreneur, podcaster. Certains me disent influenceur. Ça me fait trop rire. Mais en tout cas, si jamais je peux influencer l'état de santé des gens et permettre aux gens d'être en meilleure santé, donc oui, je suis ravi d'être influenceur. Mais voilà, ça... concerne tous ces métiers, mais c'est surtout, c'est une infinité de métiers, parce que le principal objectif, c'est d'aider les gens à être en meilleure santé. Mon métier de cardiologue libéral non interventionnel, ça veut dire déjà que je travaille en ville. Je ne travaille pas à l'hôpital, mais par contre, j'essaye de coordonner la santé de mes patients avec l'hôpital. de ville, l'hôpital de Fréjus en l'occurrence, et les cliniques privées aux alentours, notamment la clinique des Lauriers, la clinique Arnaud-Soc, l'institut Arnaud-Soc, parce qu'eux ont les plateaux pour pouvoir réaliser des... interventions ou des opérations un peu plus loin. Et donc du coup non interventionnel, ça veut dire que je ne fais pas ces opérations, je ne suis pas coronarographiste, je ne suis plus rythmologue et je réalise des consultations et des épreuves d'efforts majoritairement pour pouvoir dépister, diagnostiquer et traiter les pathologies cardiovasculaires. Globalement le patient viens me voir et je suis Je suis l'acteur, je suis le chef d'orchestre de sa santé cardiovasculaire. Et dans un premier temps, mon rôle, c'est de savoir si son cœur va bien, s'il n'y a pas de pathologie cardiaque. Et après, dans un second temps, si jamais il y a une pathologie cardiaque, mon rôle, c'est donc de la diagnostiquer et de la traiter pour enfin la suivre sur le long cours et d'introduire les traitements efficaces. efficaces ou les traitements adéquats pour améliorer la pathologie et la santé cardiovasculaire. Et après, par contre, si jamais son cœur est normal, et c'est donc la majorité de mon métier, c'est d'évaluer le risque cardiovasculaire et donc du coup la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire type... artus du myocarde ou crise cardiaque, ou accident vasculaire cérébral, dans les années qui viennent. Et c'est ça la grande difficulté de mon métier, mais aussi ce qui me passionne, c'est un métier de probabilité, et donc du coup je dois bien évaluer. les risques cardiovasculaires, les facteurs de risque, les antécédents et les symptômes de mes patients pour pouvoir juger des diagnostics, juger des examens complémentaires et juger des traitements préventifs. ou curatif pour, et ça c'est le principal but, diminuer la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire. Donc ce que j'ai résumé, c'est globalement la prévention cardiovasculaire. Aujourd'hui... En 2026, il y a un vrai shift qui se fait avec la prise en charge des patients. Majoritairement, ma formation, c'était d'apprendre à guérir les pathologies cardiaques. Et là, mon rôle se transforme avec la prévention et donc du coup prévenir l'arrivée des pathologies cardiaques. C'est une autre manière de traiter, c'est une autre manière de prendre en charge les patients. Mais c'est cette manière qui me passionne et c'est surtout la manière dont je me sens. qui va révolutionner je pense la médecine dans les pays occidentaux et en france ma journée type c'est la journée que j'ai construite que j'ai choisi et ça me permet de d'exercer mon métier dans les conditions que j'ai voulu et que j'ai rêvé globalement Ma journée type c'est le matin, consultation et l'après-midi, souvent épreuve d'effort. J'ai la chance de travailler en équipe, je ne suis pas le seul cardiologue, j'ai une équipe... de maintenant 4 cardiologues, j'ai une équipe de maintenant 3 secrétaires et j'ai une équipe aussi de 2 infirmières qui permettent de coordonner et de prendre en charge le patient de manière globale et de manière holistique. Globalement, je ne peux pas tout faire tout seul. Et donc, ma journée type, c'est le matin, je consulte. Donc du coup, les patients viennent me voir pour dépister, diagnostiquer ou traiter leur pathologie. La majeure partie du temps, les patients n'ont pas de pathologie cardiaque, ils ont pas ou peu de symptômes, et mon rôle c'est de réaliser un interrogatoire, un examen clinique, et parfois des examens complémentaires. complémentaires pour savoir si leur cœur est normal ou leur cœur est pathologique et potentiellement introduire un traitement ou réaliser des examens complémentaires pour aller plus loin dans la prise en charge. Ça, ça se fait à travers de différents appareils. Donc là, vous avez mon stéthoscope pour l'examen clinique, vous avez ma parole pour l'interrogatoire et surtout, vous avez l'électrocardiogramme, l'échographie cardiaque qui permettent d'aller plus loin dans le diagnostic et dans le dépistage des pathologies cardiaques. Et ça, globalement, je le fais sur toute une matinée, pendant 3 à 5 heures d'affilée, sur des consultations qui durent de 1 quart d'heure à 30 minutes quand c'est des cas complexes, voire plus. Globalement, le but de ces consultations, c'est que le patient sorte de mon bureau, de mon cabinet de consultation, sans avoir de questions et en ayant un diagnostic précis. sur son état cardiovasculaire et sur la suite de la prise en charge. Globalement, la majorité de mes patients sortent avec l'information que leur cœur va bien. Mais par contre, parfois et même souvent, leur risque cardiovasculaire est soit modéré, soit élevé, et justifie soit des examens complémentaires, soit l'introduction d'emblée de traitements, notamment pour traiter l'hypertension artérielle, pour traiter l'hypercholestérolémie, Oups ! pour traiter des pathologies cardiaques. Ça c'est ma matinée, après bien sûr je mange, et l'après-midi je réalise majoritairement des épreuves d'efforts. Et donc du coup, à quoi servent les épreuves d'efforts, et surtout, qu'est-ce que c'est ? Les épreuves d'efforts, c'est un examen ambulatoire, non-invasif, où on fait du vélo, comme un vélo d'appartement, sous surveillance, électrocardiographiques et parfois sous surveillance. échographique pour voir comment le cœur se contracte, et parfois aussi sur un autre type d'épreuve d'effort, donc la VO2max, avec l'étude des échanges gazeux. Mais majoritairement, le but d'une épreuve d'effort... c'est de faire monter son rythme cardiaque à une fréquence maximale ou une fréquence seuil permettant d'évaluer le risque d'avoir des lésions coronaires significatives. Ça, il y a plusieurs choses. Il y a l'électrocardiogramme où il y a parfois des anomalies qui apparaissent. Et il y a l'échographie cardiaque où il y a des troubles de la cinétique, donc du coup la contraction cardiaque qui se modifie et qui permettent d'évaluer la probabilité d'avoir des lésions. corénaire proximal. Dans le cas des échanges gazeux, c'est tout un autre registre, ça permet d'évaluer la consommation d'oxygène et de dioxyde de carbone et ça permet d'évaluer ce qu'on appelle la VO2max et donc du coup la quantité maximale d'oxygène utilisée par tout le système cardiovasculaire et musculaire au pic d'un effort maximal. Donc ça je le fais sur une après-midi, il y en a globalement entre 4 et 7 en fonction du planning. Et mes journées commencent globalement de 8h30 à 9h et finissent entre 16h30 et 17h. Comme je vous l'ai dit, j'ai la chance de travailler en équipe et il y a toute une partie dont je ne m'occupe pas personnellement. Mais par contre, mes collègues vont réaliser des examens complémentaires dans ce que j'appelle des appareillages type mesures ambulatoires de la pression artérielle pour diagnostiquer une hypertension artérielle ou des haltères OCG pour analyser le rythme cardiaque sur plusieurs jours ou des polygraphies ventilatoires pour... pour analyser le sommeil à domicile du patient. Et ça, mon rôle, moi, c'est d'analyser à postériori, une fois que les examens ont été posés et ont été analysés, pour que je puisse avoir, en tout cas, puisse donner mon expertise sur la question. Et après, il y a aussi mes collègues secrétaires, vraiment sans qui je ne pourrais pas faire mon métier de rêve, et sans qui mon métier ne pourrait pas être réalisé. de manière optimale qui prend en charge le patient sur tout le côté administratif, sur tout le côté comptable et surtout sur les petites questions du quotidien pour réaliser la prise de rendez-vous. la petite de rendez-vous pour donner les traitements, donner les ordonnances, donner les comptes rendus et toutes ces petites choses qui permettent d'optimiser la prise en charge du patient. Donc en vrai, ce que je mets en avant c'est vraiment le travail d'équipe parce que beaucoup de personnes pensent qu'il y a le médecin et les autres et ce n'est pas du tout ce que je prône. Le but, dans un cabinet médical, dans une clinique, dans un hôpital. c'est le fait que le patient soit bien pris en charge et qu'il sorte en meilleure santé que quand il est venu. Et ça, effectivement, il y a le médecin, mais il y a aussi et surtout toute l'équipe à côté, toute l'équipe paramédicale, avec... les infirmières, avec les secrétaires, et avec les kinés, avec les coachs. Parce qu'il y a une chose que je ne vous ai pas dit, c'est que dans le cabinet médical dans lequel j'exerce, il y a tout un pan en champ réadaptation cardiaque. Avec la possibilité pour les patients qui ont soit une insuffisance cardiaque, soit eu un infarctus ou un haut risque cardiovasculaire, de réapprendre à leur cœur et leur corps à faire un effort Et donc du coup, il y a tout un programme de réadaptation avec de l'éducation thérapeutique, avec du réentraînement à l'effort et avec une prise en charge diététique, une prise en charge psychologique et une prise en charge paramédicale et kinésithérapeutique. Voilà mes journées, elles sont très remplies et c'est cool, vraiment. Pourquoi la prévention cardiovasculaire est le cœur de mon métier ? Déjà, pour reprendre les bases, la mortalité cardiovasculaire, c'est la première cause de mortalité dans le monde. Deuxièmement, et malheureusement, en cardiologie, c'est ce que j'ai l'habitude de dire, tout va bien, jusqu'à temps que ça va mal. Et il y a plusieurs pathologies, typiquement comme la crise cardiaque, l'infarctus du myocarde, comme l'accident vasculaire cérébral, comme... l'insuffisance cardiaque ou comme certaines valvulopathies, donc du coup quand les valves cardiaques ne fonctionnent pas très bien, qui ont comme premier symptôme la mort ou l'arrêt cardiaque. Et donc du coup le but, et moi mon rôle, que je tiens à cœur, sans mauvais jeu de mots, c'est de faire en sorte... que vous soyez en bonne santé cardiovasculaire le plus longtemps possible. Pourquoi ? Parce que même si quand il y a un événement cardiovasculaire, il y a une mort qui est possible, mais souvent, il y a en fait un état chronique qui s'installe et une pathologie cardiaque chronique qui s'installe. Et même si on s'efforce que votre qualité de vie soit la même, même elle est souvent diminué et donc tout coup pour moi et pour plusieurs de mes confrères le but c'est d'avoir cette qualité de vie la plus optimale possible et surtout la plus longue possible et comment on fait c'est de dépister toutes les choses, toutes les pathologies et tous les facteurs de risque asymptomatiques ou symptomatiques qui augmentent ce risque cardiovasculaire et donc du coup ce risque d'événement cardiovasculaire. Et la prévention, ça consiste en quoi ? Ça consiste en un interrogatoire précis, un examen clinique précis aussi, et quelques examens complémentaires. complémentaires, type prise de sang, type électrocardiogramme, échographie cardiaque, ou parfois des examens complémentaires plus complexes, type épreuve d'effort, type coronarographie, type échographie vasculaire, qui permettent d'individualiser le risque cardiovasculaire. Et avec tout ça, ça nous permet d'avoir un score de risque plus ou moins précis, permettant une prise en charge thérapeutique et non-thérapeutique au long cours. pour diminuer ce risque cardiovasculaire. Et donc mon rôle, ce que j'ai l'habitude de dire, c'est un rôle de probabilité. A chaque fois qu'un patient vient me voir, j'essaye d'évaluer de la manière la plus précise possible la probabilité que ce patient ait un événement cardiovasculaire demain, dans 5 ans, dans 10 ans, ou dans 30 ans, ou dans 50 ans, si c'est un patient jeune. Et parfois, il y a des choses qui se passent. dans votre corps, comme l'hypercholestérolémie, comme l'hypertension artérielle, comme le diabète, qui sont majoritairement asymptomatiques, mais qui, à bas bruit, augmentent la probabilité d'avoir un événement. cardiaque et donc moi je suis là pour essayer de récolter toutes ces données qui ne viennent jamais ou que très rarement en surface et qui mise bout à bout permettent de vous faire gagner des années de vie en bonne santé tout en évitant l'événement cardiovasculaire le plus longtemps possible Et c'est systématique. Et je pense qu'en 2026, aller voir un cardiologue, c'est bien sûr s'assurer que votre cœur va bien. Mais c'est aussi réaliser des examens qui permettent d'évaluer de manière plus ou moins précise la priorité d'avoir un événement cardiovasculaire. Et tout faire pour que cet événement arrive le plus tard possible. Et donc, après une consultation, vous allez toujours avoir une stratégie. d'hygiène de vie, de sport, de sommeil. Donc toute cette stratégie non médicamenteuse, associée parfois à une stratégie médicamenteuse, avec des traitements anti-hypertenseurs, avec des traitements anti-diabétiques, avec des traitements anti-lipémiens, avec des traitements... anticoagulants, qui, mis bout à bout et associés, ont un effet synergique pour améliorer votre santé cardiovasculaire. Et ça, c'est mon cœur de métier, c'est ce que je fais tous les jours. Ce n'est pas facile. Globalement, ce n'est pas une médecine de précision, c'est une médecine de probabilité. Mais heureusement, et c'est pour ça qu'il y a un shift qui se fait en 2026 et qui a commencé depuis quelques années, c'est qu'avec la technologie, et notamment avec l'intelligence artificielle, ça nous permet de personnaliser ce risque et de mieux en mieux le prédire. Et donc, on va passer clairement d'une médecine de guérison à une médecine de prévention, ou une très grande majorité. majorité des patients seront en bonne santé et le rôle du médecin, ça sera vraiment de diminuer le risque cardiovasculaire et surtout d'augmenter votre... d'augmenter le nombre d'années de vie en bonne santé. Donc on parle de facteurs de risque cardiovasculaire, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète, tabagisme, et stress, globalement. Comment on les attaque ? Une chose est sûre, c'est que si on ne les recherche pas, on ne va que très rarement les trouver. Et donc du coup, mon rôle, et le rôle de mon équipe, c'est de dépister ces facteurs de risque. Parce que la majeure partie de ces facteurs de risque, mis à part peut-être le tabac et le stress, sont asymptomatiques. C'est-à-dire que ça se développe sans aucun signe, sans aucun symptôme, et sans que vous sachiez exactement si vous êtes atteint ou pas. Concernant l'hypertension artérielle, il y a une chose simple, c'est de prendre sa tension artérielle Comment on prend sa tension artérielle ? C'est d'avoir un tensiomètre Le plus pratique c'est de l'avoir chez soi et de mesurer sa tension artérielle Si elle est normale Très bien, on peut la surveiller une à deux fois par an pour s'assurer qu'elle reste normale. Si elle est par contre anormale, il y a des choses à faire, comme un carnet tensionnel. Donc c'est un moyen pour dire qu'on prend une tension artérielle 18 fois sur 3 jours et on fait une moyenne. Ou une mesure ambulatoire de la pression artérielle, qui permet d'avoir 40 à 60 mesures sur 24 heures prises de manière automatique. Pour faire justement une moyenne. Et diagnostiquer l'hypertension artérielle. Moi, en consultation, bien sûr, chez votre médecin traitant, chez le cardiologue, chez le néphrologue, chez le neurologue, ils prennent quasiment tous la tension artérielle. Mais les recommandations nous disent... qu'il ne faut pas s'y fier, parce qu'il y a cet effet blouse blanche qui monte artificiellement la tension artérielle. Mais une fois que la carnet tensionnelle ou la mesure ambulatoire de la pression artérielle diagnostique cette tension artérielle, il y a différentes façons de faire ça. de la traiter, majoritairement deux, avec une stratégie non médicamenteuse, typiquement la perte de poids, typiquement l'exercice physique, typiquement l'alimentation, le sommeil, et une stratégie médicamenteuse avec des traitements antihypertenseurs pharmacologiques de plusieurs natures qui permettent de manière synergique l'association des deux, optimiser quasiment la très grande majorité des hypertensions artérielles. Parfois, il y a ce qu'on appelle des hypertensions artérielles secondaires avec des pathologies sous-acentes augmentant secondairement la tension artérielle. Et c'est seulement le traitement de ces pathologies qui permet de traiter cette hypertension artérielle. Là j'ai fait le laïus sur l'hypertension artérielle. J'ai commencé par ça parce que c'est la pathologie chronique la plus fréquente dans le monde. Il y a plus d'un milliard de personnes qui sont hypertendues. Et malheureusement, sur ce milliard de personnes, il y a plus de la moitié qui n'est pas informée, qui n'est pas diagnostiquée et qui ne sait pas qu'il est hypertendu. Et sur cette moitié d'hypertension artérielle, d'hypertendue artérielle, pardon, la moitié de ces patients est mal pris en charge. C'est-à-dire qu'ils ont toujours des tensions artérielles supérieures aux objectifs et aux recommandations. Et malheureusement, on parle de près de 250 millions de personnes dans le monde, donc ça fait énormément de personnes. On parle de près de 17 millions de personnes en France, donc ça fait énormément de personnes. Et l'hypertension artérielle est un facteur de risque cardiovasculaire majeur, c'est-à-dire que c'est l'un des éléments qui augmente le risque d'avoir un événement cardiovasculaire type crise cardiaque ou accident vasculaire cérébral. Merci. C'est pour ça qu'il faut s'y atteler, c'est pour ça qu'il faut la dépister et surtout c'est pour ça qu'il faut la traiter. Parlons. Cholestérol, c'est un autre facteur de risque cardiovasculaire, c'est le fait d'avoir une hypercholestérolémie, donc du coup un dosage de cholestérol, majoritairement le LDL cholestérol élevé, qui augmente aussi le risque cardiovasculaire. Ce taux de cholestérol, il n'a pas un objectif commun chez tous les patients, en fonction justement du risque cardiovasculaire. Il y a des objectifs de LDL cholestérol. qui, de manière raisonnée, en tout cas c'est ce que les recommandations disent, nous permettent de... Je vais vous prédire une probabilité assez faible d'événements cradiens. Après, vous avez le diabète, donc le problème de glycémie, avec, en cas d'hyperglycémie, le diagnostic soit d'insulino-résistance, donc quand notre taux d'insuline est élevé et que nos cellules ne répondent pas assez bien à cette augmentation. d'insuline pour avoir une glycémie toujours normale et après le deuxième niveau c'est le diabète où on a vraiment une hyperglycémie chronique qui attaque les vaisseaux les petits et gros au vaisseau, qui attaquent les nerfs et qui attaquent parfois les organes type cerveau, cœur, rein, œil, pied. Et donc du coup, c'est pour ça que la prise en charge est nécessaire et elle doit être réalisée le plus tôt possible pour éviter que ces événements cardiovasculaires ou ces atteintes d'organes n'arrivent. Et après, vous avez bien sûr le tabac. Ça, il ne faut pas tergiverser 30 ans. Il faut soit arrêter de fumer si vous fumez, il ne faut pas commencer de fumer si vous ne fumez pas. Et il faut convaincre tous ceux qui fument autour de vous d'arrêter de fumer pour le tabagisme passif. Je sais que c'est dur, je sais que c'est compliqué, je sais que ça fait prendre du poids pour certains d'entre vous, mais globalement, si on parle de risque cardiovasculaire et si on parle de santé globale, typiquement, coeur, cancer, respiration, c'est la meilleure chose que vous pouvez faire dans votre vie. Et après, vous avez le stress. Pourquoi j'en parle en dernier ? C'est parce que ça commence de plus en plus à être associé à un risque cardiovasculaire élevé. Mais malheureusement, et du coup c'est très subjectif, on n'a pas d'échelle précise pour évaluer le stress. Mais par contre, on le sait, le stress chronique. Pas le stress aiguë, typiquement une réunion stressante ou le sport. où le sauna, les bains froids, ce stress aigu qui est plutôt bénéfique, c'est plutôt le stress chronique, qui, si jamais il dure trop longtemps, a des répercussions hormonales, a des répercussions métaboliques, et d'un répercussion cardiovasculaire qui augmente le risque cardiovasculaire. et donc du coup une fois que j'ai résumé tout ça moi dans ma clinique comment on fait ? il y a des consultations spécialisées de prévention cardiovasculaire de traitement de facteurs de risque cardiovasculaire et bien sûr nous cardiologues ou infirmières en cas de consultation on est bien sûr proactif pour dépister l'hypertension artérielle et tous les autres facteurs de risque cardiovasculaire avec la prise de tension et avec la mesure ambulatoire ou les carnets tensionnels, avec les prises de sang pour le cholestérol et la glycémie, et avec un interrogatoire précis et parfois des discussions qui nous mènent sur des gestions de stress difficiles où on peut orienter les patients vers des prises en charge spécifiques. Voilà, globalement, la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire, c'est primordial, parce que c'est, en 2026, la meilleure manière pour éviter les événements cardiovasculaires, et la meilleure manière pour traiter la première cause de mortalité cardiovasculaire. Bien sûr, il y a des différences, mais ce qu'ils ont en commun, et c'est ce que j'arrête pas de répéter, c'est que le sport est très important pour tout le monde. Le sport est le meilleur traitement qui soit, qui existe. Et le sport a des bénéfices que la très grande majorité des personnes et des patients... ne connaissent même pas. Des bénéfices pour l'humeur, des bénéfices pour le cerveau, bien sûr des bénéfices pour le cœur, mais des bénéfices pour le métabolisme, des bénéfices pour les muscles, et j'en passe, et j'en passe, et j'en passe. Vraiment, il faut faire du sport. Je suis le premier défenseur du sport, et tout le monde peut faire du sport. Je vais commencer par le sportif amateur. Il y a parfois des fausses vérités. Les gens pensent qu'on prend plus de risques à faire du sport que ne pas en faire. C'est clairement faux. Parce que les bénéfices sont le plus important quand une personne passe de sédentarité totale, donc une personne qui ne bouge pas, à une activité très faible. au niveau volume horaire. C'est là où le bénéfice est le plus important. Donc, il n'y a pas plus de risques à faire du sport que de ne pas en faire. Ça, c'est la première chose. Par contre, ça ne justifie pas de ne faire n'importe quoi. Chez certaines catégories de personnes, il est recommandé et parfois indispensable de faire des examens complémentaires et de consulter des professionnels de santé pour notamment dépister un sur-risque d'événements cardiovasculaires par rapport à la population générale. Et souvent, ces personnes, c'est des personnes d'un certain âge, souvent supérieures à 35 ans, des personnes... qui n'ont jamais fait de sport ou qui reprennent après une longue durée d'inactivité, des personnes qui ont des antécédents familiaux, il y a des personnes qui ont des antécédents personnels cardiovasculaires, des personnes qui sont à haut risque cardiovasculaire, et surtout... des personnes qui ont des symptômes pouvant évoquer des pathologies cardiaques. Ces symptômes, douleurs thoraciques, difficultés respiratoires inhabituelles à l'effort, malaise ou palpitations inhabituelles à l'effort. Tout ça, ça motive effectivement une consultation au moins chez un médecin traitant et ou un cardiologue pour faire des examens complémentaires. Et ça pour un seul but, évaluer votre santé cardiaque et évaluer le risque cardiovasculaire d'avoir une pathologie cardiaque sous-assante. Ça c'est pour le sportif amateur. ce que je conseille vraiment pour tout le monde de faire une activité physique et au moindre doute, vraiment au moindre doute, de consulter un médecin traitant, un médecin généraliste ou un cardiologue pour faire ne serait-ce qu'une évaluation minimale avec une auscultation, avec une prise de tension artérielle, avec une prise de sang, avec au moins un électrocardiogramme pour pouvoir évaluer de manière globale une santé cardiovasculaire. Mais ça, en fait, et c'est souvent ce que je vois, ça ne doit pas retarder une activité physique. Bien sûr que marcher en randonnée, bien sûr que faire un petit footing, bien sûr que faire du longes-côtes, de l'aqua-bike, du paddle, du tennis. Peu importe l'activité, si vous la faites de manière modérée, vous ne prenez aucun risque, même si vous êtes au risque de basculer. Par contre... Il ne faut pas faire n'importe quoi. Et consultez si jamais vous avez les éléments que j'ai dit en première partie. Pour le sportif professionnel, c'est globalement différent. Le but, chez moi, c'est d'évaluer son cœur. D'évaluer le fait qu'il n'ait pas d'anomalie. Parce que sur le côté performance, il a fait... du sport quasiment toute sa vie, et donc du coup son risque cardiovasculaire est très faible. Mais par contre, il y a certains examens, comme l'électrocardiogramme, l'échographie cardiaque, l'épreuve d'effort, qui permettent de dépister des cardiopathies parfois sous-acentes, qui permettent de parfois dépister des anomalies électriques asymptomatiques, qui rendraient en fait la pratique du sport à risque. Ça, ça arrive de manière... Très rare, mais ça arrive. Et donc du coup, c'est pour ça que certaines fédérations justifient un bilan cardiaque annuel pour pouvoir pratiquer le sport en club professionnel. Et après, il y a tout le côté performance. Pour évaluer la performance, il y a plusieurs façons de le faire, mais si on veut le faire de manière globalement scientifique, en laboratoire, on peut mesurer ce qu'on appelle une VO2max, donc la capacité à extraire l'oxygène par votre système cardio-respiratoire. et musculaire sur un effort d'intensité élevé ou maximal. Et cette VO2max est corrélée à une performance sportive élevée et aussi, on le sait, est corrélée à une espérance de vie plus élevée. On sait que les patients et les personnes avec une VO2max élevée à un âge donné ont plus de chances de vivre plus longtemps que ceux qui ont une VO2max moins élevée ou faible. Et ça je pense que c'est... dû à une seule raison, et je le sais de manière personnelle, parce que pour avoir une VO2max élevée, il faut faire des choses, dont l'activité physique qui est la chose majeure, de manière constante et répétée. Et ces choses constantes et répétées participent à... elle-même à être en meilleure santé. Et je pense que la VO2max est une intégrale importante et très bien faite qui, entre guillemets, résume toutes ces choses qui rendent une santé meilleure. L'activité physique, le sommeil, la récupération, l'alimentation. Et parce que la VO2max traduit aussi le système cardiologique, le système respiratoire, Le système va se... le système musculaire tout ça mis bout à bout en fait permet de statuer que si on a une vo2max élevé et bien tous ces systèmes fonctionnent de manière optimale et donc la priorité d'être en meilleure santé est plus grande Voilà la logique, en tout cas c'est ma logique, mais scientifiquement, plusieurs études montrent que c'est associé à une longitude plus élevée. Donc globalement, ce que je conseille pour tout le monde, c'est de faire du sport. Pour le sportif amateur, de se mettre au sport. Pour le sportif amateur, plus vous faites du sport, mieux c'est. Pour le sportif professionnel, mais ça c'est votre FED qui s'en occupe, vous n'êtes pas immortel. Et donc du coup bien sûr, des bilans cardiologiques en présaison. Et pour ceux qui veulent faire... de la performance, de manière précise, de manière scientifique, de réaliser une VO2max que je propose aussi dans mon cabinet. Mais il y a plusieurs d'autres manières. Il y a le Luc Léger, il y a la VMA, il y a tous ces tests qui permettent d'évaluer de manière plus ou moins précise votre capacité aérobie et votre capacité d'engouement. Est-ce que la VO2max est le Graal pour la longévité et la santé globale ? Ma réponse globale est oui. Je pense vraiment que cette mesure est... très importante quand on parle de longévité, quand on parle de santé globale. Après, est-ce qu'on est obligé de la mesurer pour savoir où on en est ? Bien sûr que non. Est-ce que dans la vie et en consultation, on la mesure en systématique ? Bien sûr que non. Mais par contre... Ce que je suis sûr, c'est que quand on se concentre tous les jours en tant que patient, en tant que médecin, en tant que personne, à maximiser cette mesure, je pense qu'on va dans la bonne direction pour vivre plus longtemps. et pour être en meilleure santé. Globalement, pourquoi ? Parce que la VO2max, c'est le résultat, c'est l'intégrale de plusieurs fonctions du corps humain. Donc la fonction ventilatoire, la fonction... cardiaque, la fonction vasculaire et la fonction musculaire. Et globalement, pour vous faire comprendre, la voeux de Max, elle veut dire une chose. Cette mesure, c'est la qualité de toutes ses fonctionnalités, de tous ses paramètres mis bout à bout pour avoir un fonctionnement normal du corps humain, pour avoir un fonctionnement optimal du corps humain. Et ce paramètre permet de dire que plus il est haut et plus on a fait des choses en notre capacité, en notre possession, pour pouvoir être en meilleure santé. Et globalement, ça résume à l'activité physique, ça se résume à la récupération avec le sommeil, ça se résume aussi sur le côté métabolique, ça se résume aussi sur le côté musculaire, avec la force musculaire, avec l'envie. l'endurance. Et donc tout ça mis bout à bout, permet de dire ok, je suis en bonne santé, et je suis en santé optimale. Et après, intuitivement, mais ça c'est pas du tout prouvé, mais c'est un peu ma vision des choses. Pourquoi Pourquoi on vit, je pense, plus longtemps avec une voie de max élevée ? Parce qu'elle nous permet aussi de faire des gestes de la vie quotidienne, des choses dans la vie quotidienne qui participent à une meilleure santé. Ça je le vois clairement tous les jours chez par exemple une personne de 60 ans où à deux extrêmes, une ne peut pas monter les marches d'escalier. sans être essoufflée, donc probablement avec une VO2 max diminuée si elle n'a pas d'autres anomalies cardiaques respiratoires ou anomalies pathologiques dans sa santé. Et de l'autre côté, une personne qui a 60 ans, randonne tous les week-ends, fait 50 km de vélo par semaine et s'amuse avec ses petits-enfants au foot ou au basket ou je sais pas quoi, sans avoir de difficultés respiratoires. Et en fait, quand on prend l'activité de sa deuxième... de la deuxième personne, comparé à l'activité de la première personne, ces activités permettent d'être en meilleure santé et de vivre plus longtemps. Donc ça, c'est un peu ma vision un peu philosophique de la chose. Mais je le vois sur moi et je le vois chez certains de mes patients pour lesquels on mesure cette VO2max. Si toutes nos interventions et tous nos gestes se concentrent... Pour améliorer cette VO2max, on voit que le patient est en bonne santé, on voit que le patient se sent mieux et on voit que les paramètres biologiques, métaboliques, lipidiques, cardiaques, respiratoires s'améliorent. Donc si jamais on veut optimiser une chose, je pense que la VO2max est une bonne chose et peut-être pas la seule chose mais la chose optimale à optimiser parce que ça permet d'améliorer la qualité de l'air. tous les paramètres associés à cette VO2max. Effectivement, déjà la base c'est ce que je pense et je pense que c'est vrai, c'est prouvé scientifiquement, mais le sport est le meilleur traitement qui soit et qui existe. Pour les patients en bonne santé, les patients qui ont eu un événement cardiovasculaire, les patients qui ont eu un cancer, enfin pour tout le monde, les vieux, les moins vieux. les jeunes, les moins jeunes, les minces, les moins minces, les gros, les moins gros, je pense que le sport est fait pour tout le monde et a un bénéfice pour tout le monde. Ceci étant dit, la réadaptation cardiaque A quoi ça sert ? En cardiologie, chez les patients qui ont eu un événement cardiovasculaire ou une opération cardiaque, typiquement soit un infarctus du myocarde, donc une crise cardiaque, quand une artère du cœur se bouche de manière brutale, qui est traitée en urgence en débouchant l'artère. avec la mise en place d'un stent. Par la suite, il y a bien sûr les traitements médicamenteux qui permettent d'éviter la récidive d'événements cardiovasculaires, qui permettent de protéger le remodelage cardiaque pathologique, qui permettent de... préserver la puissance du coeur et il ya aussi toute une prise en charge non médicamenteuse donc la réadaptation cardiaque et l'éducation thérapeutique qui a prouvé son efficacité chez ses passions. En quoi ça consiste ? Ça consiste majoritairement à un réentraînement à l'effort, à une prise en charge sportive avec de l'activité physique adaptée aux passions et à l'endurance et à la mobilité du patient. et donc du coup ça permet de réentraîner son coeur et son corps à l'effort et donc du coup majoritairement c'est du vélo d'endurance Et c'est parfois des exercices de mobilité qui, bout à bout, sur plusieurs dizaines de séances, permettent de réentraîner son cœur. Associé à ça, il y a toute une prise en charge. éducative, avec une prise en charge diététique, parce que l'alimentation est majeure dans la santé globale et la santé cardiovasculaire. Et ça consiste globalement en deux choses, c'est d'essayer le plus possible de retirer les mauvaises habitudes, et d'essayer le plus possible d'introduire les bonnes habitudes. En cardiologie, le régime qu'on préconise le plus et le régime qui est le plus étudié, c'est le régime méditerranéen. Et c'est celui qui a, en tout cas de manière scientifiquement prouvée, une efficacité pour quasiment tous les facteurs de risque cardiovasculaire, hypertension artérielle, diabète et hypercholestérolémie, et celui qui a aussi une efficacité sur une santé cardiovasculaire globale meilleure. Après, il y a une prise en charge éducative paramédicale, majoritairement avec mes collègues infirmières et parfois par des cardiologues, qui expliquent de manière précise les pathologies cardiovasculaires. des patients, des patients opérés, des patients avec une crise cardiaque et qui explique de manière globale la pathologie, le diagnostic, le traitement, la physiopathie. pathologie pour que le patient comprenne sa pathologie. Et on le sait, si le patient comprend sa pathologie, il est en meilleure santé, il est plus observant avec ses traitements, c'est-à-dire qu'il les prend mieux, plus souvent, plus longtemps, et il est plus acteur de sa pathologie et de son traitement. Et tout ça, mis bout à bout, permet d'augmenter l'espérance de vie et d'augmenter la qualité de vie. Et après, associé à tout ça, il y a parfois une prise en charge psychologique, où le patient peut parler de son expérience, de son ressenti, avec des professionnels de santé, pour pouvoir l'aider à traverser cette épreuve. Parce que, comme je l'ai déjà dit, souvent en cardiologie, tout se passe bien. se passe bien jusqu'à temps que ça se passe mal. Et donc, on passe d'un patient en bonne santé, souvent sans traitement, souvent sans comorbidité, à un patient qui prend parfois 4 à 7 traitements par jour, qui est limité dans sa capacité à faire des efforts. Et Et donc tout ce processus qui arrive de manière brutale est parfois... difficile à encaisser et c'est pour ça que une équipe globale une équipe pluridisciplinaire permet à ce que le patient puisse comprendre sa pathologie puisse en parler et surtout lui permet d'être en meilleure santé après par la suite donc ici dans mon centre on a mis en place cette activité avec l'aide d'une kiné avec l'aide d'une coach coach, avec l'aide d'une diététicienne et avec l'aide des infirmières, des secrétaires, pour coordonner toute cette prise en charge et pour que les patients en post-infarctus, en post-angioplastie, donc la mise en place d'un stent, donc un ressort au niveau d'une des artères, ou en post-insuffisance cardiaque, donc quand le cœur... plus de mal à pomper ou vasculariser les organes en bonne santé. De coordonner toute cette prise en charge pour que le patient puisse être en meilleure santé après cet événement. C'est quelque chose qui est, je pense, trop sous-estimé, parce qu'il y a un impact majeur sur la qualité de vie, et c'est quelque chose qui est sous-estimé sur le plan... mise en place parce qu'il faut vraiment la coordination de plusieurs acteurs pour faire en sorte que le patient soit bien pris en charge, qu'il ait une expérience globale satisfaisante pour qu'il puisse être acteur vraiment de cette réadaptation parce qu'elle dure souvent entre 6 à 8 semaines. Et donc du coup, il faut que... soit bien mis en place pour que le patient puisse avoir les plus grands bénéfices possibles. Je pense que c'est l'avenir. Enfin, c'est déjà le présent, c'est le passé, mais je pense que c'est l'avenir. Parce que les autorités, mes confrères, le côté médical et paramédical, commencent vraiment à comprendre que toute cette thérapeutique non médicamenteuse est vraiment importante et à montrer ses fruits dans l'amélioration de l'espérance de vie et la qualité de vie des patients. Ça se passe très bien déjà. Je suis très content de travailler en équipe. très content d'avoir monté ce projet commun, ce projet global pour améliorer la santé cardiovasculaire des patients. Et en fait, je suis passé par plusieurs établissements, par plusieurs phases. Et il y a des choses communes qui sont vraies et que j'essaye de reproduire tous les jours avec mes équipes. La première chose, et je pense que c'est primordial, c'est le fait d'avoir une équipe qui s'entend bien et avec une bonne ambiance. Et surtout, qui communique au mieux. C'est ce que j'ai l'habitude de dire à mes collaboratrices, collaborateurs. Mais j'ai travaillé dans des équipes où la communication était au top. où on pouvait tout dire aux médecins, à l'interne, à l'infirmière, à l'aide-soignante. Et j'en passe aux infirmières. Et j'ai travaillé dans des établissements où la communication était horrible, l'ambiance était horrible. Et à part le fait que travailler dans une équipe où tout se passe bien, c'est top, mais ce n'est pas le plus important. Le plus important, c'est la prise en charge des patients. Et en fait, la prise en charge des passions était bien meilleure avec une communication au top, avec une ambiance au top. Je ne sais pas si c'est prouvé, mais en tout cas, moi, c'est mon expérience personnelle. Et c'est effectivement la chose que j'essaie de mettre en place et surtout de perdurer dans mon équipe. L'idée c'est que les médecins ne sont pas parfaits, les médecins n'ont pas forcément les meilleures idées, mais je considère que le médecin est un maillon dans la prise en charge optimale du patient. Bien sûr, j'ai fait de longues études. Bien sûr, une infirmière ou une secrétaire ne peut pas faire ce que je fais. Mais je ne peux pas faire ce que les infirmières et ce que les secrétaires font. Et leur travail, elles le font bien même. Et la deuxième chose, c'est que j'ai commencé tout seul avec une secrétaire. Et là, je suis avec 4 médecins et 7 à 8 collaboratrices, collaborateurs. Et en fait, on fait beaucoup plus de choses et beaucoup mieux quand on est à plusieurs. Et surtout, quand on communique et qu'on... On essaie que le parcours de soins soit le plus optimal possible. Et si chacun met sa pire à l'édifice et chacun donne le meilleur dans son métier, la prise en charge du patient est optimale. Et souvent, et je pense à tort, les patients vont voir un médecin, voir un chirurgien. vont voir un établissement parce qu'ils pensent que c'est le meilleur. Bien sûr, je pense que certains professionnels ont des capacités et ont des expertises qui sont plus grandes et plus importantes que la moyenne. Mais c'est aussi parce que l'équipe autour est une fondation, je pense, essentielle pour que cette prise en charge soit optimale. Et donc tout, j'ai envie de dire aux patients, c'est qu'il n'y a pas que le médecin, il n'y a pas que le professionnel, il y a vraiment toute l'équipe autour. Et moi, je le sais, personnellement, je ne ferais pas du tout mon métier de la même manière si je n'avais pas cette équipe autour. C'est ça. Première chose. Et après, la deuxième chose, c'est l'importance d'un parcours de soins coordonné et d'avoir la possibilité de compter sur des établissements ou sur des professionnels, sur des confrères, parce qu'on ne fait pas tous la même chose. Moi, je sais que ma prise en charge, elle est spécialisée en prévention cardiovasculaire. Mais parfois, il y a des pathologies cardiaques qui sont graves et qui nécessitent une urgence. Et si je n'avais pas la coronarographie ou l'hôpital à proximité avec le téléphone de mes confrères à portée de mon téléphone, ma prise en charge ne sera pas optimale. Parfois, il y a des pathologies cardiaques que je ne sais pas traiter. que je ne sais même pas diagnostiquer. Et donc, heureusement que le système de santé français a permis de mettre en place des centres de référence pour pouvoir prendre le relais quand on ne sait pas, quand la pathologie cardiaque est trop rare ou trop compliquée. Et parfois, j'ai besoin d'examens complémentaires que je ne sais pas faire, typiquement un scanner cardiaque, un scanner thoracique, ou parfois des explorations électrophysiologiques, ou parfois des coronagraphies. Et donc... Le fait d'avoir tout ça à proximité et de manière coordonnée optimise de manière significative la présence en charge des patients. Je le sais de manière personnelle. Moi, quand je suis arrivé, je ne connaissais pas grand monde. Et donc du coup, quand un patient venait me voir... Je savais faire beaucoup de choses, mais j'étais un peu limité quand je ne savais pas. Maintenant, 5 ou 6 ans après, déjà quand je ne sais pas, il y a une expertise qui est parfois au sein de mon équipe. Ou quand on ne sait pas au sein de l'équipe, il y a une expertise qui est au sein du département ou de la région. Et ça, de manière coordonnée, ça permet en fait de bien prendre en charge les patients. Et que les patients soient mieux soignés. Et c'est ça le plus important. Et je pense que de manière... collectif, que ce soit tous les maillons de la santé, médecins, secrétaires, si on n'oublie pas ça, je pense que la santé va rester un atout en France, et va arrêter de se dégrader. Je suis vraiment optimiste, parce qu'en plus de tout ça, il y a tous les outils technologiques, il y a tous les progrès. que la médecine fait sur le plan thérapeutique, sur le plan chirurgical, sur le plan préventif, sur le plan curatif. Mais la base vraiment c'est l'humain, c'est les professionnels. Et si on n'oublie vraiment pas ça, je pense qu'on va gagner. Quel est le conseil que je donnerais pour s'occuper de sa santé cardiovasculaire ou de son cœur ? J'ai beaucoup réfléchi à cette question. Et je pense que le plus important, c'est de décider de prendre en charge sa santé cardiovasculaire. D'être proactif. Et juste d'arrêter de croire que parce que tout va bien, mon cœur va forcément bien, que ma santé va forcément bien, que mon cerveau va forcément bien. Et juste se convaincre qu'il y a parfois des situations, et c'est même le plus souvent, où il y a des choses qui s'installent de manière subtile, de manière asymptomatique. qui entraîne un événement cardiovasculaire 5, 10, 20, 30 ans après, typiquement une crise cardiaque. Je m'explique. Je dis souvent à mes patients que spécifiquement en cardiologie... Tout va bien jusqu'à temps que ça aille mal et que la majorité des facteurs de risque sont asymptomatiques. Effectivement, quand on parle de la tension artérielle, hypertension artérielle, quand on parle du cholestérol, l'hypercholestérolémie, l'hyperglycéridémie, quand on parle du diabète avec l'hyperglycémie, quand on parle même du tabac avec le tabagisme actif et passif, Toutes ces choses. Quand elles s'installent, elles sont asymptomatiques. Elles n'entraînent aucun symptôme. L'hypertension artérielle, il y a un remodelage artériel des vaisseaux qui se passe, qui n'entraîne aucun symptôme. L'hypercholestérolémie, il y a parfois des plaques d'athérosphérose qui s'installent sans aucun symptôme. Le diabète, l'hypercholestérolémie, il y a des plaques d'athérosphérose qui s'installent sans aucun symptôme. hyperglycémie, il y a parfois des attentes nerveuses, des attentes rétiniennes au niveau des yeux qui s'installent sans aucun symptôme. Le tabac, pareil, il y a des lésions vasculaires qui peuvent s'installer et qui n'entraînent aucun symptôme. Et c'est ça le piège, c'est que plus ces facteurs de risque s'accumulent, ou en quantité, plus la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire est grande. Et donc, souvent, les patients, malheureusement, qui ont un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque, se posent la question en disant « mais je ne comprends pas, tout allait bien avant, tout était normal, et j'ai fait cette crise cardiaque » . Effectivement, dans... de rare cas chez certaines personnes. Tout est normal, il n'y a aucun facteur de risque. Mais on s'est rendu compte que dans la grande majorité des patients, il y a au moins un facteur de risque qui s'était installé depuis plusieurs années, depuis plusieurs dizaines d'années, et qui mit bout à bout à entraîner cet événement cardiovasculaire. Et globalement, le chiffre qui est dit, c'est que ça concerne 80% des événements cardiovasculaires. Donc voilà mon conseil. Mon conseil, c'est si jamais vous avez 18 ans, si jamais vous avez 20 ans, si jamais vous avez 40 ans, si jamais vous avez 60 ans, le meilleur moment pour s'occuper de votre santé cardiovasculaire, c'était hier. Mais surtout, le deuxième moment, c'est aujourd'hui. C'est si vous m'écoutez, si vous êtes tombé sur ce podcast, vraiment. Consultez votre médecin traitant, consultez potentiellement un cardiologue si il y a une anomalie pour faire un bilan de prévention et effectivement pour s'assurer que tout est normal pour diminuer la probabilité d'avoir un événement cardiovasculaire. Et ce conseil, je me l'applique à moi-même bien sûr, mais il est vrai en cardiologie, il est vrai pour le cancer, il est vrai pour les maladies respiratoires, il est vrai pour les maladies métaboliques, il est vrai pour les maladies neurologiques. Et j'ai fait exprès de citer ces 5 maladies parce que ça concerne 80% des causes de mortalité en France. Et c'est des maladies chroniques, majoritairement asymptomatiques, avant qu'il soit trop tard. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. C'était un plaisir pour moi. Je vous ai partagé plusieurs choses. Mon métier. Les conseils. Pour être en bonne santé. Le conseil pour sauver de son cas. Et j'espère vraiment que vous allez l'appliquer. Et que ça va vous aider. Dans la vie de tous les jours. Pour être en bonne santé. En tout cas moi je vous dis à bientôt. N'hésitez pas à liker. A vous abonner. Si jamais vous avez aimé. Et surtout à partager. à des personnes autour de vous, votre père, votre mère, votre fils, votre nièce, parce que ça peut aussi les aider à être en bonne santé. Il me reste juste à vous souhaiter une bonne journée, et à bientôt pour une prochaine vidéo.