- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Décis et des Hommes. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Jérôme Bruyens. Recevoir, c'est lui plutôt qu'il me recevait chez lui. Qui est entrepreneur, il nous expliquera un petit peu ce qu'il fait autour de RH5, mais aussi de WAF. Une application mobile dédiée aux coureurs. On va parler ensemble de la préparation mentale et du rôle du numérique dans ce domaine. Mais avant d'en prendre le vif du sujet, Jérôme. Bonjour. Bonjour Nicolas, bonjour à tous. J'ai une petite question que je pose à tous mes invités. Ton premier souvenir de numérique ? Alors, le numérique s'entend pour moi, en l'occurrence. Tu me diras si ce n'est pas ça le numérique. Pour moi, j'ai 53 ans, ce sera peut-être après, mais pour situer pour les plus jeunes d'entre nous. Donc, j'ai fait la fac à Yon2, l'Institut d'études politiques, et je devais remettre en mémoire. On était en 91, 92, l'époque où les moins de 20 ans n'ont pas connu. Et mon souvenir, c'est les disquettes souples, les flip-flops là. Je ne sais pas, les trucs que tu pouvais facilement casser. C'est mon premier souvenir de ces espèces de boîtes carrées où tu asserrais dessous tes disquettes qu'il fallait retourner. Parce qu'à l'époque, ça se retournait. Et un mémoire d'une trentaine de pages tenait sur plusieurs disquettes.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
qui te fallait acheter. Et le seul ordinateur pour l'IEP à Lyon à l'époque, il n'y avait qu'un seul, était derrière le bureau du secrétariat et pas du tout en libre accès, il fallait réserver. C'est une autre époque.
- Speaker #1
Une autre époque, mais tu peux te souvenir, je l'ai connu aussi un petit peu. Je me rappelle,
- Speaker #0
on mettait sur les disquettes. Après, tu avais une extension avec les disquettes qui étaient les biscottes. qui était rigide où il ne fallait pas casser le petit truc en haut. Là, tu parles vraiment d'une soude qui est un peu plus grande. Mais c'est vrai que les biscottes, effectivement, ça c'est quand j'ai commencé à bosser sur les petites biscottes. Merci bien pour cette anecdote. Moi, j'aime bien cette petite phrase. Ça permet d'entrer en matière et de déstresser un peu tout le monde. Et puis ça permet de voir comment le numérique s'est initié dans nos vies au fil du temps. Bon, toi, t'as donné ton âge, donc directement. Mais sinon, les gens arrivent souvent à placer aussi l'âge des personnes que j'interview par rapport à leurs souvenirs. C'est ça. Alors, pour mes souvenirs, c'était leur premier iPhone avec Facebook. On se dit, ouais, c'est un peu plus jeune. Je suis pas toujours mon premier téléphone. Donc maintenant, on va un peu aborder ton parcours en triplonariel, notamment avec RH1 et WhatsApp. Est-ce que tu peux... Nous expliquer ton parcours, d'où tu viens. Donc la fin du parcours. Finalement, RH5, c'est une société pour laquelle j'exerce des activités de prestation de coaching mental depuis 7 ans maintenant. Donc je suis venu là-dessus à la fin d'un parcours entrepreneurial. Enfin à la fin, au rebond, suite à un parcours entrepreneurial. Et Wafap, la société, a été créée l'année dernière, donc janvier 2023, pour une application. On pourra peut-être y revenir. Conseil, un tips pour des jeunes entrepreneurs. Pour une application qui a été distribuée dans les stores en janvier 2021. Donc, application disponible avant que la société soit créée.
- Speaker #1
D'accord. Et pour revenir même avant sur ton parcours, parce que tu es de presse. C'est après ce que je sais. Tu étais déjà un peu dans le numérique. Dans l'entreprise. Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as fait avant d'arriver à HHC ? Quand j'étais petit, on appelait ça des SS2I. Il paraît que ça fait sale. Après, on a appelé ça des ESN.
- Speaker #1
Et puis,
- Speaker #0
c'était tellement sale que j'ai fini dans des cabinets de coaching, de conseils en organisation, on va dire. Donc, au tout début de ma carrière, effectivement, j'ai commencé dans le numérique parce que j'ai une formation à l'IEP. Puis un management de ressources humaines, à l'époque on appelait ça un DESS, un management de ressources humaines. Et j'ai commencé par travailler sur la refonte d'un système applicatif de paye. C'est du numérique, système d'information ressources humaines, SIRH. Et de fil en aiguille, j'ai pris des responsabilités et je me suis inscrit plutôt dans une trajectoire où je cherchais plutôt de jeunes entreprises. qui me laissaient plus de responsabilités que des vieilles sociétés installées où on montait au galon tous les ans. Donc j'ai vite craqué, enfin il m'a fallu 7 ans pour craquer quand même globalement, partir. Si je cite en l'occurrence, c'est Capgemini. Je suis resté 7 ans parce que pendant 7 ans, je suis passé de jeune consultant à vieux consultant, à chef de projet, directeur, business unit, enfin voilà, j'ai pu m'éclater. Et puis à un moment donné, ça ne l'a plus fait. J'ai intégré une toute jeune société. Je ne pensais pas que c'était possible, des patrons encore plus jeunes que moi. Et on était, je pense, une quinzaine à l'époque quand j'ai intégré la société. Donc à Bgemini, on devait être 30 000 et j'ai intégré une société. On n'était qu'un sur toute la France. Et à Lyon, on était deux. Ce qui me faisait mal, moi, à Stéphanois, d'être sur le bureau de Lyon. Ça, je l'ai fait. Et ça a duré cette histoire une bonne dizaine d'années, parce que la société a vraiment beaucoup grossi, jusqu'à suivre un parcours de French Tech. Et maintenant, on est vraiment beaucoup évolué, et elle s'appelle désormais HRPAS. Et puis, quand j'ai quitté HRPAS, j'ai repris un cabinet de conseil, pour le coup, un peu plus détaché de la technique. avec un de mes anciens associés qui s'appelle Christophe Vicaric, je le salue, il écoutera très probablement ce podcast où on s'est un peu détaché du numérique pour aller plus dans l'organisation elle-même parce que c'était un peu la tendance du moment et la tendance du marché qui faisait face à une massification des acteurs du numérique et les petits acteurs se nichaient plutôt sur ces activités-là de conseil en amont ou en aval. des grandes opérations techniques. C'est pour ça qu'on était allé là-dedans pour se faire peut-être un peu plus plaisir, se challenger un peu plus sur des choses qu'on savait moins faire. Et puis une activité qu'ensuite on a revendue pour passer sur d'autres sujets.
- Speaker #1
D'accord, donc un parcours assez complet, assez logique.
- Speaker #0
Des trucs que je n'ai pas encore fait et le temps va me manquer. Mais il y a une logique, il y a une trajectoire.
- Speaker #1
Et comment tu en es venu à RH5 ?
- Speaker #0
Je vais te dire, il y a plusieurs entrées. Moi, je crois beaucoup à la rencontre, au hasard, aux opportunités. Parce que finalement, quand on se pose la question, on est les seuls à avoir vu l'opportunité. Alors, je ne dis pas que je suis plus malin que les autres, mais je dis que les opportunités parlent plus à certaines personnes en fonction de leur moment de vie et de leur expérience. Donc, à un moment donné, sur la fin de l'expérience à Sherpas, j'ai eu envie de travailler un petit peu plus sur le changement individuel que sur le changement collectif. avec non pas une lassitude, mais j'avais l'impression d'avoir fait un peu le tour des choses, le tour des métiers aussi disponibles dans ce secteur-là. Donc j'ai souhaité m'orienter plus vers le changement individuel. Qu'est-ce qui faisait qu'on changeait ? Qu'est-ce qui faisait qu'on basculait dans l'action ou pas ? Qu'est-ce qui fait qu'il y a des moments où on prenait à droite ou à gauche, où on ne comprenait rien du tout, qu'on était à l'arrêt ? Donc j'ai commencé à bosser là-dessus et je me suis formé sur différentes techniques pour pouvoir accompagner. au niveau mental, la transformation mentale, le changement mental. Chacun suive son chemin en toute sérénité ou avec un maximum de sérénité. Je crois beaucoup à la performance dans le plaisir ou le plaisir dans la performance. Pour moi, c'est indissociable. C'est indissociable. Justement, tu parlais de préparation mentale. On sent que de toute façon, dans les entreprises, ça devient un enjeu crucial. Autant pour les dirigeants, mais aussi, je pense que sur leurs équipes, parce qu'elles sont quand même souvent sous pression constante. Comment toi, tu arrives à te positionner avec RH5 pour aider peut-être des dirigeants, aider des équipes ? Comment tu interviens ? Comment concrètement tu interviens ? Comment ça peut se passer ? Historiquement, la préparation mentale, ça fait des années qu'on la voit en entreprise. C'est plus tout le sujet de grands témoins. qui venaient raconter des grands sportifs en général, ou de grands aventuriers qui venaient raconter aux entreprises ce que ça pouvait apporter, etc. Mais quoi qu'il fût ce temps, il n'y avait pas de déclinaison ensuite. On avait un grand rout annuel où on avait un explorateur qui nous expliquait qu'il avait traversé l'Antarctique, ou la Manche à la nage, et puis tout le monde disait « Ah, le possible ! » Voilà, tout est possible, etc. Et puis il n'y avait pas de déclinaison. Et on a eu deux... Sujets qui sont venus derrière, un peu masqués, sous l'angle de la solitude des dirigeants, qui est de la préparation mentale, mais pas du sport, plus de thérapie brève, avec des formats d'addiction, des déséquilibres de vie. Donc ça, c'est un pôle sur lequel je peux intervenir, dont je peux difficilement parler parce qu'on est sur l'accompagnement individuel, sur des failles personnelles. On est à la frontière, on parle plutôt de coaching mental que de préparation mentale, parce qu'on est sur des questions d'équilibre de vie, on est sur des questions de rapport au doute, à l'échec, de posture du dirigeant, et des choses qui sont intimes et personnelles. Et ça reste encore en France un sujet un peu tabou, cette activité mentale. Ou dirigeant ou pas, d'ailleurs. On hésite à dire qu'on est suivi par un psy, ou suivi par un thérapeute, ou suivi par un coach mental, parce qu'on a des doutes, des failles, des moments où ça va moins bien. Donc ça, c'est un pan qui existe pour les dirigeants d'entreprise, pour des salariés, mais qui n'est pas pris en charge par l'entreprise. Qui peut être pris en charge par des mutuelles. Alors il y a un exemple, un seul exemple que je connaisse en tout cas dans le secteur, qui est une sorte de mutuelle. Je ne ferai pas de la pub, vous savez. Qui permet pour les entreprises d'avoir des actions de santé, bien-être et qui prennent en charge deux tiers de ma prestation.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour tous les salariés de leurs entités. Je trouve ça top. Donc, ça peut aller après des sujets d'addiction à charge mentale, selon les besoins. Est-ce que j'avais trouvé une statistique autour de ça ? C'est que, selon l'OMS, 44% des salariés en France se disent régulièrement stressés. Ils le stressent. coûtent environ 13 500 euros par salarié et par an, selon l'INRS. Oui. Est-ce que ça,
- Speaker #1
c'est des sujets que toi tu vois et que tu vas forcément aussi travailler ? Parce que quand on parle de charge mentale aussi, c'est...
- Speaker #0
C'est comme le mal de dos. Tout le monde a mal au dos, tout le monde est stressé. Et à force d'en faire de grandes généralités, finalement, il n'y a pas d'action. Il y a des grands thèmes, des grandes interventions. Et finalement, les entreprises ne sont pas prêtes à payer là-dessus des actions de... de masse et régulière. C'est-à-dire qu'on va pouvoir avoir une grande intervention ou une formation épisodique que j'anime de temps en temps, régulièrement, sur comment se démarrer la chance mentale, comment mieux gérer son stress dans certaines situations. Mais il n'y a pas une action pérenne sur la durée. Et de toute façon, en toute humilité, ce n'est pas parce que j'interviendrai que les situations compressent dans l'entreprise, qui peuvent être liées à... à des climats malsains, des rapports hiérarchiques, à une pression du marché, à une organisation de travail. C'est multifactoriel aussi le rapport au stress, mais je trouve que ce n'est pas encore bien pris en compte, hormis la fameuse semaine de la QVCT. La qualité de vie et les conditions de travail, où effectivement on vient intervenir sur des sujets autour du stress. Alors c'est quand même des sujets qui sont de plus en plus pris en compte, Parce que... Il y a des gens qui vont faire de la formation à la prévention du suicide, par exemple, ou des secouristes en santé mentale. Donc on voit qu'il y a quand même des choses qui émergent. Mais concrètement, mon activité de coach mental sur la gestion du stress, ça reste des choses qui peuvent largement encore se développer. Et sur l'autre volet, j'allais dire, qui est de la performance, là, pour le coup, oui, il y a... Il y a des chefs d'entreprise qui se font aider, qui hésitent de moins en moins à en parler, pour être meilleurs, alors meilleurs dans leur rapport aux autres, meilleurs pour être un peu moins rugueux, on va dire. Généralement, ils se demandent à être meilleurs dans la prise de parole en public, se libérer en anglais, par exemple, avec des techniques parfois liées à l'hypnose, qui sont assez sympas, ou l'auto-hypnose. Donc on va avoir... Des chefs d'entreprise qui vont être curieux de techniques pour être meilleur vers la journée, meilleure activation, savoir gérer sa respiration par exemple, savoir se reposer, faire des micro-siestes, avoir des techniques aussi d'organisation du temps de travail, mais sous l'angle mental, cognitif, d'être capable de recharger l'attention, gérer la concentration, débroussailler tout ce qui est concentration, attention, mémorisation, qui sont des sujets... où forcément on sait qu'on peut progresser. C'est des sujets de dirigeants. De dirigeants, mais pas que, parce que ça reste encore des budgets qui sont alloués sur des dirigeants. Mais là, j'ai des interventions, par exemple, sur des gens qui font des tâches très précises et qui demandent une extrême attention avec du matériel qui coûte assez cher, que l'entreprise investit pour permettre justement de travailler ces sujets-là. D'accord. Et justement, tu commençais un peu à en parler, mais par rapport à l'essai des hommes, le cœur du sujet, c'est le tour du numérique. On sait que ça joue un rôle essentiel dans notre quotidien, mais il a quand même beaucoup d'effets négatifs. Je pense que tu dois retrouver aussi toi dans tes constats que tu peux voir chez certains de tes patients ou dans les entreprises que tu vas voir. Mais il peut y avoir,
- Speaker #1
pour moi, des effets négatifs. Tous ces outils numériques impactent-ils notre recharge mentale ?
- Speaker #0
Alors sur le numérique, pour moi, on va cibler directement le portable. Parce que je veux enlever tous les Netflix et autres. Mais on va directement aller sur le sujet du portable. Il n'y a pas encore d'études scientifiques, donc ce que je dis là, ça reste de l'empirique, même si je suis loin d'être le seul à faire ce constat-là, sur l'impact du portable et de l'attention. D'une part, du portable et de la résistance au stress et de la chance mentale en général. Si je prends le premier sujet, le portable et notamment l'aspect réseau social, je ne parle pas de... de lire des articles, des livres, etc. sur le portable en tant que tel. Je parle vraiment des réseaux sociaux et typiquement TikTok dégrade l'attention parce qu'on va rentrer dans des effets, alors je ne sais pas si tu as envie qu'on en détaille, mais des effets qui vont dégrader les aspects cognitifs, l'aspect de gestion de l'attention très particulièrement et donc de la concentration et donc de la mémorisation. parce qu'on va rentrer dans des logiques où on va consommer de la vidéo qui tourne en boucle, ou des sujets qui arrivent en boucle, sans avoir ne serait-ce qu'un like à faire. Et plus on regarde des choses, plus des choses sont proposées, et on ne fait plus du tout jouer les cartes mentales, on ne s'ennuie plus du tout, etc. Donc il y a vraiment une dégradation à la fois des capacités cognitives de travail, et à la fois d'un aspect de régulation des émotions, ça attaque aussi sur un texte préfrontal. Et ça dégrade vraiment à la fois et l'attention et la capacité à réguler ses émotions. Ça, c'est le premier sujet qui, à mon avis, va devenir un grave problème de santé mentale quotidienne. Et je tiens à le dire, ce n'est pas que les jeunes, loin d'un. Il suffit de s'arrêter à un feu et de regarder combien de personnes sont en train de regarder leur portable au volant en attendant que le feu passe au vert. Il suffit de regarder une file d'attente à la boulangerie, sur un train, etc. Tout le monde est scotché sur une portable. Et là, je ne parlais que des capacités cognitives, donc des capacités d'interaction sociale, d'ennui, de créativité, etc. Donc, ça disparaît complètement. Donc, ça, c'est le premier sujet. Et ça ne concerne pas du tout uniquement les jeunes. Il suffit d'aller dans un parc, vous avez des enfants, vous regardez, les enfants le regardent. ne sont plus regardés par leurs parents. Leurs parents vont au mieux les filmer avec leur téléphone ou en tout cas regarder les réactions à la vidéo de « regarde, il descend de toboggan comme il a grandi » . Donc les gens se sont clus dans l'instant présent. Et je dis les gens, je m'inclus là-dedans bien volontiers. Donc ça, c'est le premier sujet, j'allais dire, de gestion de l'attention et au-delà de ça, de la créativité, de faire fonctionner son cerveau en réseau, en cherchant... des idées qui ne sont pas connectées parce qu'on va consommer de la vidéo. Et le deuxième sujet qui est plus lié à la charge mentale, on sait que le numérique a un impact négatif sur le sommeil du fait des fameuses lumières bleues, mais aussi, on pourrait le détailler, du fait qu'on va laisser le cerveau actif avant de s'endormir, donc c'est très mauvais. Alors j'avais ce week-end un type personnel des échanges multiculturels, notamment avec des gens d'Amérique du Sud. où les jeunes, et moins jeunes, quand je dis les jeunes, on va dire une tranche de 15 à 25 ans, très large, répondent aux notifications du téléphone, y compris la nuit quand ils dorment. On voit ce que ça peut avoir comme impact sur le sommeil et de l'avant-sommeil. J'ai de plus en plus de gens au cabinet qui viennent pour des stress. Et maintenant, j'avoue que systématiquement, je fais une analyse du sommeil. Et je fais une analyse de l'hygiène du sommeil. Très souvent, on a un problème avec le portable, des gens qui jouent à des jeux très addictifs le soir, y compris dans leur lit, etc. Et ça, ça a un impact. Le sommeil, la cinquième mentale, il y a un effet.
- Speaker #1
Justement, tu avais une stat de Deloitte, du cabinet Deloitte, qui disait que 90% des personnes utilisent un appareil électronique avant de se coucher.
- Speaker #0
Et ça, c'est très mauvais pour l'endormissement. La qualité du sommeil, avec le fameux effet FOMO, le chirochme, où, mine de rien, ça laisse quand même une charge mentale de dire, putain, je vais peut-être louper quelque chose, il y a peut-être quelque chose. Donc le cerveau ne se repose pas complètement. Et du coup, la fonction du cerveau, la nuit, ce n'est pas que ça, mais qui va être capable de dire, ce qui s'est passé, c'est passé, je le laisse, et je passe à autre chose. Et en même temps, oublier tout ce qui est inutile de la journée. Pour que le lendemain, tu repartes avec des capacités fraîches, mentales, le matin, ce travail-là est mal fait, donc tu as des réminiscences, une tendance au stress, une tendance à l'angoisse. Et en même temps, comme tu n'as pas bien vidé les tiroirs de la mémoire, tu vas surcharger. Et il y a un aspect clair sur la charge mentale aussi, via les téléphones, au travers des notifications, qui sont des distracteurs. Je suis effaré par les notifications que les gens acceptent de recevoir sur leur téléphone. Donc moi, quand je travaille avec les gens systématiquement et c'est accepté, on met les téléphones en mode avion. Je trouve que la plupart des personnes, et notamment les vieux, où il n'y a pas eu d'éducation à ça, ils subissent vraiment beaucoup les notifications. avec des applications complètement addictives type Vinted, où il y a des gens qui sont complètement addicts au truc, qui ont une notification. Et en termes de charge mentale, cette impression d'être là et d'être ailleurs en même temps, il y a vraiment un effet qui, lui, pour le coup, a été prouvé. Alors la charge mentale, ce n'est pas que ça. Ça y passe.
- Speaker #1
Non, mais c'est sûr. Je te rejoins aussi sur...
- Speaker #0
Sur tout ce que tu dis par rapport aux réseaux sociaux, aux téléphones portables, parce que c'est les wikis qu'on a toujours dans les mains et qu'on a toujours avec nous. J'ai toujours tendance à dire, dans moi, ma partie, quand je parle de cybersécurité ou de choses comme ça, c'est qu'avant, quand on perdait notre portefeuille, on était perdus. Maintenant, c'est quand on perd notre téléphone. Voilà, ça devient compliqué. Tu viens de cresser tout le monde autour de toi. Non, mais c'est le cas maintenant. On voit que le téléphone est devenu l'usage du quotidien. On voit que si on a... On commence à tout avoir dedans. Il y a les cartes bleues. Il y a des études, enfin même pas des études, des essais en cours d'avoir même nos cartes d'identité. Nos cartes d'identité permettent de conduire en format numérique. Donc demain, ton téléphone, si tu ne l'as pas, tu ne pourras rien faire. Moi, le premier, finalement, j'ai rarement mon portefeuille avec moi parce que quand j'ai mon téléphone, je ne l'ai plus. Je ne l'ai plus. Bon, donc il y a ce sujet-là. Et puis après... Il travaille aussi, enfin toutes les applications travaillent, tu parlais de TikTok, mais tout ce qui est autour du scroll infini, c'est-à-dire descendre, J'appelle ça le doom scrolling, le scroll triste où tu fais des choses et au bout d'une heure, tu ne sais plus ce que tu as fait. Oui, tu n'as rien fait,
- Speaker #1
tu as perdu ton temps.
- Speaker #0
Et ce qui stresse parce que tu as toujours l'impression de manquer de temps et tu te culpabilises d'avoir passé du temps à rien et plus tu te culpabilises, c'est le fun. Un comportement, alors addictif est un grand mot, mais de type addictif où tu te punis toi-même en continuant un comportement qui t'élucide.
- Speaker #1
Et justement, on a fait ce constat-là que je pense que tout le monde... Et qu'on pourrait,
- Speaker #0
et là j'ai vraiment fait... On pourrait être plus agressif. Je pense qu'il y a plein d'effets, enfin plein d'effets. Mais si on se concentre vraiment maintenant sur le côté positif, quels outils, parce qu'il y a des outils qui vont permettre de mieux gérer tout... Tout ce chargement, tout ce manque de... Est-ce que toi, tu as des conseils à donner ? Ah d'accord, pour limiter les effets négatifs. Pour limiter les effets négatifs. Parce que je dirais, il y a des effets positifs, mais peut-être qu'on les aborde après. Comme ? Déjà, oui, les effets négatifs, la façon dont on va travailler, de mon expérience précédente, on ne peut améliorer que ce qu'on mesure. Je pense que ça va parler à beaucoup de monde. Donc la première chose, c'est 1, prendre conscience, conscientiser, 2, mesurer. Les trois, corriger ce qu'on veut mesurer. Moi, je suis assez bestial là-dessus. Prenez conscience du temps passé sur votre téléphone. C'est assez simple. Tous les systèmes d'exploitation, iOS ou Android, permettent de tracer le nombre d'heures. Mettez une hygiène numérique en place. Surtout si vous avez des enfants, je vous encourage à le faire très très très tôt. Ne serait-ce qu'une téléphone portable après 22h par exemple, ou après 21h pour tout le monde, avec la fameuse boîte à portable. donc adoptez une hygiène numérique qui vous soit propre particulière, applicable, ça sert à rien de dire pas de téléphone après 20h si vous n'êtes pas capable de le faire donc commencez à 22h mais voilà il y a déjà, je vais dire, à votre échelle des choses à faire après à échelle des pouvoirs publics je pense que plus on sera nombreux à identifier ce problème et à demander par exemple on a des Nutri-Score qui marchent bien finalement encore une fois On améliore ce qu'on peut mesurer. Moi, j'aimerais que les applications soient notées aussi globalement, parce que quand on parle de temps numérique, on peut à la fois regarder du YouTube pour une vidéo conspirationniste sur le Covid des Illuminati, et en même temps, on peut regarder une vidéo qui va permettre d'améliorer sa concentration.
- Speaker #1
On peut en parler après.
- Speaker #0
Mais on a deux usages. Donc, ce qui va être intéressant, ce n'est pas tellement le temps que le côté addictif de l'application. Et je serais assez partisan pour qu'on ait une notation des applications type Nutri-Score. Alors vous voudrez appeler ça Appli-Score ? Sur le côté addictif, encore une fois, le mot est trop fort, mais le côté compulsif de la médication, ou surtout sous l'ongle de dégradation des capacités neuronales de type concentration.
- Speaker #1
C'est un sujet où on entend parler un peu plus depuis quelques mois au niveau du gouvernement.
- Speaker #0
Je crois que c'était quand même sous le gouvernement Gabriel Attal, qui l'avait bien pris sur son... Sous son aile, sur l'usage intensif des écrans, de plus en plus jeune, de plus en plus tôt, parce qu'il y a plein, comme tu dis, un risque sur la partie productivité, sur la partie concentration, attention, tous ces sujets-là, il y a aussi d'autres risques, cyberharcèlement, cybersécurité, piratage, etc. Donc il y a tout un tas d'enjeux autour des écrans qui sont de plus en plus importants. Et ça, on le sent, on le sent être, naturellement. Il y a quelque chose de plus que les jeux vidéo, parce qu'il y a 20 ans on aurait eu cette discussion autour des jeux vidéo, en disant les enfants, enfin les Fortnite pour les plus vieux, tous les RPG ou les Doomlight. Et on avait cette peur-là des enfants, ou des ados on va dire plutôt des ados, qui passaient leur temps, leur nuit sur des jeux vidéo incontrôlés, même si à l'époque il n'y avait pas encore cette notion de chat intégré. et pour autant je pense que là on est sur quelque chose de plus grave ou alors je vieillis les deux sont possibles je pense qu'il y a plus d'atteinte aux fonctions cognitives que les jeux vidéo qui quelque part les jeux vidéo sont plus bénéfiques peuvent être bénéfiques en tout cas sur la capacité de concentration sur l'estime de soi d'arriver à dérouler des niveaux de battre des boss etc d'avoir des projets qui sont associés aux jeux vidéo Je pense que le rapport au numérique, le jeu vidéo, est quand même différent du rapport au numérique. Le téléphone est particulièrement... J'ai quelques grandes familles d'applications, on a parlé des réseaux sociaux. Je suis quand même glissé Vinted, ou quand même un jour faire quelque chose sur une notification Vinted, ou de type Vinted, et puis les jeux gratuits, où en fait ils sont gratuits que parce que vous n'êtes pas produit. Oui. On vous file du gratuit au début, puis après vous achetez des crédits pour votre... petit dinosaure, l'œuf, le machin.
- Speaker #1
Je regarde 50 pubs.
- Speaker #0
Oui, je regarde des pubs, mais surtout, on achète des crédits derrière pour renaître plus rapidement, pour renaître plus fort. Beaucoup l'utilisent maintenant, en plus, ce système-là. J'utilise un peu à titre perso, et puis même pour mes enfants du duo Léugo, pour apprendre l'anglais ou les choses comme ça. Ils sont dans le même principe, au bout du compte, de rendre addictif les gens à continuer de jouer parce qu'on a des... Ils appellent ça des quêtes, des choses comme ça. À faire pour engager de plus de points, pour résoudre. Ils ont appris ces mêmes choses. Mais bon, après, il y a le côté où là, tu apprends l'anglais d'une manière assez ludique. Mais pareil, tu pourrais y passer des heures à faire ton anglais. Mais c'est un sujet qui existe depuis longtemps. Parce que de toute façon, les premiers étaient autour de Facebook et Twitter. qui ont inventé cette façon de share, comme on disait, de scroll infini. Rendre addictif les gens avec ces likes, avec ces paftages, tout ce qu'il faut pour le faire. Tu avais un film qui s'appelle Derrière nos écrans de fumée. Oui, c'était un reportage. C'était un reportage autour de la manipulation des données qui était derrière. Tout à fait. Comme tu le dis, ça revient. À ce que tu disais, si c'est gratuit, c'est où le produit ? Donc derrière, les gens, forcément, ils ont besoin de données, ils ont besoin de choses pour qu'il y ait plus de personnes, pour que la plateforme vive, pour après revendre les données. Alors ça, c'est un enjeu, j'allais dire, sociétal, citoyen. Voilà, je parlais vraiment des enjeux autour de la capacité cognitive qui, encore une fois, est encore plus récente et pas encore bien étayée scientifiquement. Même si on le voit empiriquement sur cette difficulté ou sur cette autre forme de concentration, c'est-à-dire que maintenant... On a une catégorie plutôt jeune, là pour le coup c'est plutôt jeune, avec du multitasking, parce qu'on fait semblant de faire de l'anglais et puis ça a l'air intelligent. Ils font du multitâche, c'est-à-dire qu'ils vont à la fois faire du réseau, écouter un vocal, la magie des vocaux. Ça parlera à beaucoup de gens en accéléré, parce qu'évidemment, et qu'ils regarderont une série aussi en accéléré. Et tout est en accéléré et tout est en même temps. et ça pour le coup On est vraiment sur une tendance qui est très forte et qui est, au niveau mental, très,
- Speaker #1
Justement, là, je rebondis, et c'est un sujet que je me suis posé la question à titre personnel. C'est ce que tu disais, c'est écouter un podcast, lire une vidéo, enfin, en format...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Côté... Attention, côté concentration, ou retenir que ça a forcément... Enfin, c'est bien, pas bien, c'est...
- Speaker #0
C'est différentes choses, attention, concentration, mémorisation, c'est différentes choses. Même si attention, concentration. Attention, c'est ta capacité à te focaliser sur un temps limité, avec une attention sur un sujet, quel que soit le sens, audio, vidéo, sens orien. Donc le fait de faire deux choses en même temps, si c'est ça ta question, ça ne marche pas. C'est-à-dire que ça ne marche pas. C'est comme si tu...
- Speaker #1
Sans être macho, même pour les femmes. Oui,
- Speaker #0
mais non. Alors que moi, j'ai toujours prouvé que les hommes pouvaient faire de chien en même temps. Ils pouvaient regarder un match de foot et attendre que la bière arrive parce qu'elle n'est pas assez fraîche. Donc, pour le coup, ça ne marche pas. On le sait depuis très longtemps. C'est-à-dire que notre champ attentionnel, on a des bugs dans le cerveau. On a un cerveau qui date quand même de quelques milliers d'années. Il a été conçu, fabriqué dans un environnement de savane en Afrique pour nous protéger d'animaux plus gros. plus rapide que nous, donc il n'est pas fait pour faire ce qu'on est en train de faire. Donc forcément, il y a des bugs. Ça, ça fait partie des bugs. On n'est pas capable de, et les mots sont importants, de focaliser notre attention sur deux. Si tu fais ou si tu penses faire du multitâche, en fait, t'es juste en train... Alors toi qui cours, par mois de nuit, t'as une frontale sur la tête, il fait nuit. Ton attention, c'est exactement ça, c'est un rayon lumineux que tu vas diriger. Faire deux choses en même temps, c'est que tu bouses la tête. Et juste ça, tu vas porter ton champ d'attention à droite, puis tu la bousses. Et donc tu vas fatiguer ta tête, parce que tu vas épuiser ton mental. Tu vas taper dans l'énergie mentale, et en même temps, rien ne t'empêche, dans ce temps de latence entre les deux champs d'attention, que tu bousses. Donc tu vas louper. Donc, tu vas faire plus d'efforts et tu vas être moins efficace. On le sait et c'est valable. C'est une loi de management dont je n'ai plus le nom. Comme ça, on la retrouvera. Mais c'est plus efficace de faire quelque chose en une seule action que de le faire en cinq actions. Donc, tu vas dégrader aussi ta capacité à mémoriser. Et on sait en plus, pour aller sur la mémorisation, que plus tu engages de sens sur une activité de mémorisation, plus tu vas l'engrammer profondément et facilement. C'est pour ça que parfois, on demande aux gens de se promener avec leurs fiches, de les réciter, de s'écouter, de chanter. Parce que plus tu vas faire jouer de la voix, du son, de l'image, de la sensation physique, plus tu vas te rappeler tes meilleurs souvenirs ou tes souvenirs les plus profondément engrammés. C'est ceux pour lesquels tu as fait jouer le plus de sens. Donc le fait de faire plusieurs choses en même temps, finalement, tu fais jouer peu de sens. Parce que ça va te demander encore plus d'énergie attentionnelle. Et en plus, tu ne fais pas, mais dans les fêtes, tu ne fais pas deux choses en même temps. Tu fais alternativement l'une puis l'autre. Et tu les fais mal. Et c'est... Pour le coup... Voilà. Si encore... Je veux dire, je crois qu'il n'y a plus aucune femme qui pense qu'elle peut faire deux choses en même temps.
- Speaker #1
Et tout à l'heure, tu nous parlais aussi, on a parlé des effénés. Comment aussi éviter d'avoir ces effets négatifs ? Tu nous as donné des pistes qui, comme tu dis, c'est lié à l'hygiène qu'on va y mettre. Je pourrais rajouter, j'utilise une application depuis maintenant un an qui s'appelle, qui permet de broker vraiment, réseaux sociaux de telle heure à telle heure. Régulièrement, sans que tu n'aies rien à faire, tu cliques, ça te fait, ça te met une petite phrase, respire, inspire, et tu dis OK. Voilà, t'as mis un petit peu de soulager, ça faisait déjà quelques années que j'enlevais, que j'ai plus de notifications, de mails, de choses comme ça, même professionnelles, personnelles, donc j'ai l'action d'y aller. d'y aller, j'ai utilisé le moins de notifs possible. J'essaie de travailler, mais comme tu l'as dit aussi, on se rend compte parce qu'on le mesure. On a la chance d'avoir, que ce soit Android ou iOS, des temps d'écran, je ne sais plus comment ça s'appelle côté Android, où tu peux voir tout ce que tu as fait. Des fois, ça te permet de te prendre conscience, de te dire j'ai passé 4 heures sur mon téléphone dans une journée où je suis 10-12 heures éveillé, enfin où je suis un peu plus. Parce que 12h réveillé, c'est que je dormais. Je suis 18h réveillé, je passe 6, 7, 8h sur mon téléphone. C'est ça. J'ai 300, 400 notifications et je les déverrouille 300, 400 fois. On se dit quand même, il y a quelque chose. Moi, je trouve que t'as ce côté-là de l'hygiène. Je pense que c'est la discipline pour le faire. Tout ce qui est lié au sujet aussi de productivité. Après, t'as... qui permettait de bien m'aider à aussi me cadrer. Parce que sinon, après, tu passes trop de temps, surtout nous, dans notre métier du numérique.
- Speaker #0
On a besoin d'être souvent connectés. Et pour revenir, tu veux leur en dire sur ça, peut-être ? Oui, oui. Après, on a tous des astuces. Globalement, il faut renchérir le coût de... du numérique. C'est-à-dire qu'on a un cerveau qui, pour le coup, il est feignant. On a un cerveau qui est feignant, mais il va au plus facile et celui qui procure le plus de récompenses. Donc les applications ont beaucoup bossé sur le fait qu'on se sent récompensé quand on les utilise. Et si en plus on a des notifications, l'accès est super rapide. Tout le jeu, ce que tu appelles discipline, c'est effectivement de rendre moins facile l'accès à ces applications. de type addictif. Donc supprimer les notifications, ça c'est clair. Pour des gens qui ont vraiment un comportement problématique, je leur demande d'enlever les mots de passe et du coup de les ressaisir à chaque fois. Ce qui permet de rendre encore plus coûteux l'utilisation de l'application, voire même de la désinstaller et de la réinstaller. Donc on a des paliers des addictions. pour dire qu'on va renchérir le coût d'utilisation parce que tout le travail de ces applications, c'est de rendre l'application la plus fluide, la plus naturelle possible. Et une fois qu'on est dedans, il y a déjà un an à sortir. Donc le plus simple, c'est de ne pas y rentrer ou d'y rentrer sur des temps choisis. Donc renchérir l'accès et les temps choisis, c'est vraiment... Sur ce côté-là,
- Speaker #1
il y avait aussi cette astuce qui était donnée pour les réseaux sociaux surtout, c'est de ne pas avoir l'application, c'est-à-dire via le navigateur.
- Speaker #0
Par exemple ?
- Speaker #1
Le smartphone, oui, parce qu'à chaque fois, comme tu dis, il faut se reconnecter plus souvent. C'est un peu moins ergonomique aussi. Oui, mais bon, au moins, ça permet d'avoir un four, de chercher ce qu'on a besoin. Mais on y passe moins de temps parce que normalement, ça vaut.
- Speaker #0
Oui, surtout, on n'y va pas parce qu'on a trois secondes devant. Et autre question. Quels sont les effets positifs aussi de ce numérique par rapport à ton métier ? Alors vraiment autour du métier, parce qu'en tant que tel, il y a quand même pas mal d'effets positifs sur l'accès au savoir. Donc moi, par exemple, je vais m'en servir pour une chaîne YouTube. Je ne suis pas un influenceur, mais ça me laisse la possibilité de mettre à disposition des exercices pour mes clients. Et je leur dis, allez sur YouTube pour... pour faire des exercices, pour donner des exemples, etc. Donc ça, je m'en sers. Pour moi, c'est un effet positif. On a aussi, quand on veut travailler la tension et la concentration, je ne sais pas si tu as déjà vu des pods lumineux, qui permettent, là on est sur du numérique appliqué, qui permet de travailler, comme on était sur la concentration, je fais le pendant, qui va permettre de travailler la tension et la concentration sur un format plus ludique. Alors effectivement, on peut bosser la tension, la concentration. Je pense que tous les crofts, notamment en primaire, ça se fait très bien. On peut travailler avec des cartes, on peut travailler avec des clés, on peut travailler avec tout un tas d'objets. Ça reste quand même plus sympa ou plus ludique de le faire avec des outils numériques qui sont tout à fait... Et ça me fait penser d'ailleurs, par exemple, sur des préparations. J'accompagne quelqu'un qui fait du VTT de descente en championnat du monde. Il va filmer systématiquement ses repérages en vidéo YouTube et on va travailler la visualisation, la mentalisation de son parcours à partir de ça. Donc sans le numérique, on est quand même quelque part un peu moins efficace. Alors que si on combine du numérique et du mental, on voit que ça se fait très bien. Donc le numérique, ça reste un outil, où il y a plein de sujets qui sont hyper intéressants, mais il faut que ça reste un outil. Il y a un moment, c'est un peu l'histoire de plein de choses, c'est à quel moment on devient esclave de son téléphone, et à quel moment son téléphone ou son ordinateur...
- Speaker #1
Mais ce que je retrouve maintenant... tous les épisodes que je... C'est des hommes, des filles, c'est ma quatrième saison où quand on parle d'IA, quand on parle de doutes spécifiques, enfin voilà, des choses comme ça, c'est qu'à un moment il faut qu'on soit... Enfin, il est un team donc il est au service de... C'est pareil que le numérique au sens large mais le smartphone aussi sont au service d'eux donc il faut garder le contrôle. Et enfin, c'est ce que je retrouve dans ce que tu viens de dire finalement pour... C'est surtout pour garantir une bien-être quoi parce que là, on est plutôt dans un... Dans une utilisation de numérique, il devient trop excessif, et donc ça fait du stress, ça fait de l'anxiété, ça peut aller même jusqu'à plus grave, jusqu'à des dépressions. Enfin, on le voit sur le sujet des plus ados, et d'autant plus, j'ai pas l'asthme. T'as dit, mais depuis le Covid, oui, un fort coup d'usin. Vu le numérique et les téléphones pendant cette période-là. et qui ont rendu addictifs les adolescents. Il faut aussi, les parents, redonner aussi cette info-là, parce que je pense que les parents aussi manquent beaucoup d'informations, parce qu'ils sont comme nous, ils nous ont découverts. Quand ils avaient 10, 15, 20, 25 ans, forcément, c'est compliqué. Et je trouve qu'on est dans une période intermédiaire qui est compliquée. Moi, je ne peux pas entendre mes enfants qui ont 8 et 10 ans dire « Papa, tu utilises trop ton téléphone, monsieur » . Peut-être que des gens vont commencer à percevoir ça. Tout à fait. Donc, pour qu'on revienne un petit peu sur le look de tes casquettes, avec Wafat, tu nous expliques. Elle est bien faite du numérique, la voile libre. C'est bien fait du numérique parce qu'on raconte. Je voulais que tu me réponds un petit peu l'histoire. Comme tu le dis, pour moi, c'est un bon exemple de l'utilisation du numérique pour le bien-être. Comment tu... Est-ce que tu peux nous en dire deux, trois mots ?
- Speaker #0
Je pitch d'abord. Je fais l'exercice du pitch. Wafap, c'est le ouest de l'outdoor. Donc, trail, rondeau, VTT. qui a pour but d'inciter les gens à éviter les zones qui leur font peur et d'aller sur des zones qui sont plutôt riches d'expériences utilisateurs, que ce soit des points d'eau, que ce soit des points de vue, que ce soit des zones de piscines, etc. Donc c'est vraiment le Ouest qui a vocation à rendre l'expérience de l'outdoor serein. Donc bénéfice du numérique. Une application qui devrait avoir un appli-score vert. Pas trop mauvais. Pas trop mauvais parce qu'on n'a pas du tout travaillé avec des docteurs en psychologie sociale pour le rendre addictif. On puisse peut-être à tort.
- Speaker #1
Peut-être que c'est une chose qui a été fait, mais on ne l'a pas fait.
- Speaker #0
Et derrière ça, comment est née l'application ? parce que tu l'as compris dans mon... parcours, même si je gravitais un peu autour du numérique, de la transformation, on était quand même un peu loin de développer une application grand public qui se retrouve sur mon téléphone. Si on m'avait dit il y a 10 ans tu auras ton appli dans ton téléphone, j'aurais dit bon, ok. Même si je rêve grand, tu vois, ça me paraissait vraiment de propos. Donc ce qui s'est passé, il y a maintenant si je calcule, surtout que là on est au mois d'octobre, c'est arrivé au mois d'octobre... 2018, donc il y a 6 ans. On est bientôt à la date anniversaire, le 13 octobre 2018. Je fais de la course à pied et je préparais de la course plutôt sur route. J'avais honte parce que j'étais très... Je ne cours pas plutôt sur route. Peut-être que les vrais sachent. La punition est arrivée. Je faisais la préparation de course sur route. La honte, vraiment. Marseille cassiste. Donc vraiment le truc... Oui, mais ça reste... Merci. Voilà, et le puits chez Hermini et la Saint-Élio. Donc je partais, j'étais revenu tranquillement de l'été sans trop faire grand-chose, et puis je repartais septembre, octobre, là-dessus, novembre, décembre, ça me faisait octobre, novembre, décembre, une course par mois, 20, 70, et puis plus, 80 ou 90 pour la Saint-Élio. Et je préparais du coup mes sorties sur route entre Saint-Chamond et Terre-Noire, comme c'est petit, il faudrait visualiser l'histoire sur une carte de Saint-Etienne-Métropole. Et arriver dans un contexte périurbain, c'est-à-dire plus trop de maisons, mais quelques maisons, et plutôt via une sortie d'autoroute, une entrée d'autoroute. Donc ça passe beaucoup, peu de piétons, mais il y a un trottoir, donc je cours. à une vitesse stratosphérique de 9 km heure à peu près. À fond. Il y avait une descente, c'est pour ça que j'allais aussi. Mais voilà, je cours à 9-10 km heure, tranquillement, vraiment, en aisance respiratoire, comme le disent les coachs. Et je suis donc sur le trottoir. Il y a des voitures qui sont garées sur le trottoir, mais c'est pas grave, je peux quand même passer tranquillement sur le trottoir. Parce que le trottoir est large, à cet endroit, il y a des maisons sur le côté. Et tout d'un coup, alors vraiment, je n'ai pas d'image, je me suis retrouvé au milieu de la route avec un chien assez volumineux en train de l'écrou planter dans ma cuisse. Il devait, alors j'ai reconstitué, je pense qu'il devait pisser derrière la bagnole. J'étais en train de passer, enfin voilà, du coup, aucune image, je ne l'ai pas vu. Autant il y a des fois, on a tous eu des expériences avec des chiens. On voit de loin, on se dit, je ne peux pas faire demi-tour, mais je ne le sens pas. Mais là, vraiment, pour le coup, je ne l'ai pas vu. Je me suis retrouvé cloué au sol avec un chien qui devait faire une cinquantaine de kilos. C'est un berger d'Anatolie ou un cangal, pour ceux qui veulent regarder l'histoire. Belle et Sébastien, ce n'est pas tout. Le cangal, c'est la taille au-dessus. Voilà, pour vous faire ça. Le berger des Pyrénées, Patou, protège le troupeau, le Kangal, lui, va chasser le loup. Donc on est dans un niveau d'agressivité de taille qui est un petit peu supérieur. Et bref, à Terre-Noire, je ne vois pas trop l'intérêt d'avoir un style de chien, par ailleurs. Et le chien m'a agressé, et ça c'est fini en combat à main nue, parce qu'il a quand même fallu que je le détache de ma cuisse en tapant dessus, littéralement, jusqu'à ce que le maître intervienne, ce qui m'a paru très très long.
- Speaker #1
C'est ça !
- Speaker #0
Je ne sais pas combien de temps il a mis, mais beaucoup trop de temps. Voilà, donc il m'a quand même expliqué que c'était de ma faute, j'avais fait peur au chien, que ça n'arrivait jamais, etc. Donc il m'a quand même emmené aux urgences malgré ça, avec dépôt de plainte, ce qui a été une expérience aussi un peu compliquée. Bon bref, ça je mets de côté. Et puis je suis rentré chez moi, ça s'est su, via les réseaux sociaux. J'ai dit putain, fais gaffe là, je me suis fait choper, c'est le chien de la maison, donc il n'est pas là par hasard, il est tout le temps là. Et là j'ai eu des messages, ouais ouais, c'était... C'était monsieur machin, je ne redonne pas son nom. Je dis, ah ouais, c'était bien lui. Et bien, ce n'est pas la première fois. Je dis, ah d'accord. Il y a régulièrement des incidents parce que le maître est un con. Il ne tient pas son chien. Son chien, il est battu, enfin voilà, malheureux. Et puis, c'est sûr, nous on le sait, là, il faut faire gaffe. Je dis, ben ouais, mais moi, Terre-Noire-Saint-Charles, tu vois, c'est 6 kilomètres, mais je n'ai pas l'info. Alors je me dis, bon, comme je suis un peu vieux, je vais regarder les postes. S'il y a des trucs sur Facebook, rien. S'il y a des forums, s'il y a des cartes interactives, des projets de recenser les chaires agressives, quoi. Rien. C'est là où est née l'idée de me dire, putain, il faut que je fasse un truc. Et j'ai tiré la plot du prototype, puis après de laisser sur le marché. De lancer Wafap avec des erreurs et des succès. Mais on en est actuellement... Je disais janvier 2021 pour la mise à disposition des stores, l'année prochaine on va sortir la prochaine version, la nouvelle version. Parce qu'on voit que le numérique change beaucoup en termes d'usage, d'ergonomie et de parcours utilisateur. Donc on va faire une nouvelle version l'année prochaine. Et on est à 35-40 000 téléchargements. Ce qui est insatisfaisant pour moi mais qui est déjà un joli truc. Un joli truc, mais il y a une belle perspective encore globalement derrière. On sait qu'il y a 16 millions de randonneurs, 2 millions de traileurs, ne serait-ce qu'en France. Il y a un gros potentiel. Un gros potentiel, et puis autant plus que, comme tu l'as dit, il n'y a rien qui... Tu retrouves ces fonctionnalités.
- Speaker #1
Oui, il faut le randonneur. Quand on se retrouve en actus, quand on se retrouve face à des chiens. Comme tu le dis,
- Speaker #0
il faut en savoir plus. Ou même, je ne sais plus, c'est...
- Speaker #1
Et la partie chasse.
- Speaker #0
Alors chasse, c'est une des promesses qu'on veut délivrer. Je vais faire une aparté. C'est assez emblématique aussi des difficultés qu'on peut rencontrer. C'est une application collaborative, je ne l'ai pas dit, mais comme Waze. C'est-à-dire que tu peux signaler des éléments, mais comme dans Waze, tu peux avoir des signalements qui sont déjà importés, comme les radars fixes. Évidemment, tu vas les avoir en base proposés par Waze. Donc c'est le même modèle d'envoi fin, qu'on va avoir des éléments à importer et puis des éléments qui sont ajoutés par les utilisateurs. Et c'est important pour l'usage addictif de l'application, mais tu utiliseras l'application que si tu as des éléments autour. La chasse est un bel exemple où on peut signaler les zones de chasse. Tout un chacun peut signaler les zones de chasse. Et l'année dernière, on a travaillé sur un projet avec le ministère de l'écologie, je ne sais pas son terme, et de la biodiversité, le secrétariat de la biodiversité, pour recenser les zones de chasse et les zones chassables. Donc ce n'était pas encore... Les jours réellement chassés, mais c'était les zones chassables, les jours chassables dans le domaine public, ce qui était déjà une première brique. Et l'année dernière, cette expérimentation a été menée en bêta-test. Si, ça parle à tout le monde, mais on a fait les thèses, ça marche, etc. Donc on a quand même tous investi parce qu'on n'était pas la seule application ou plateforme derrière tout ça. Et puis finalement, cette année, c'est par conduite.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Clairement le... Les changements de gouvernement, les 60 milliards à trouver, typiquement ça se trouve ici. Même si nous on ne demandait rien, c'était juste de mettre à disposition une base de données. Et tous ceux qui manipulent un peu les données informatiques voient que c'est quand même pas bien compliqué. Toutes les données existent en PDF mais elles n'existent pas en format numérique, en gros. Donc on s'est dit aïe, Donc on a investi pour rien et ça fait un peu mal, surtout qu'il y avait quand même de l'attente. Pour les chasseurs,
- Speaker #1
je me suis retrouvé quelques fois dans des zones de battue. On aime bien savoir qu'il y a des chasseurs aussi à des endroits. Quand il y a des chasseurs, les animaux, c'est bon. Je me suis retrouvé des fois dans une ordre d'assemblée ou des choses comme ça. On aime bien savoir aussi ce qui se passe dans la zone. Je trouve que c'est une bonne invitation.
- Speaker #0
Oui, pour adapter son comportement aussi. Tu sais que si tu crains un peu la chasse, tu n'y vas pas. Si tu ne crains pas spécialement la chasse, tu te dis, je vais quand même m'habiller en fluo et avec des clochers. Tous les conseils qu'on a déjà aussi mis dans notre application et sur notre site sur... Nous, on n'est pas là pour dire qu'on est pour ou contre la chasse. C'est la réalité et comment s'adapter à la réalité. De même qu'on a fait pour les chiens de protection en disant... Il y a des chiens de protection aussi... Il y a des règles à suivre, c'est des chiens de travail, ils sont au travail, donc n'allez pas les déranger, c'est comme si on passait au milieu de l'usine. Forcément, il y a des comportements à adopter, et la nature, à force de penser qu'elle est à tout le monde, elle va devenir de plus en plus privative et à personne. Donc je pense que c'est urgent aussi, avec ce type d'application Wafap, de permettre une utilisation collaborative, partagée des espaces naturels. En fonction de tous les usagers, quoi. Et de dépasser le fait, il y a des chasseurs, je suis contre la chasse, mais il y a des chasseurs, ils sont là. Soit il y a un engagement politique au sens citoyen, soit ça peut être aussi une application comme la nôtre, qui est de dire, j'ai connaissance d'une information et j'adapte mon comportement, ou pas, mais au moins j'ai l'information.
- Speaker #1
Tout à fait. Je vais mettre un peu tous les liens.
- Speaker #0
C'est un appel aux chasseurs, si je peux vous aider à adopter la donnée.
- Speaker #1
C'est clair, on est là, faites attention. Mais faites attention dans le côté. La faune va bouger.
- Speaker #0
Oui, la faune va bouger et en même temps, pour avoir partagé des discussions assez approfondies avec des fédés de chasse, on parlait de courir pour des pommes, que c'était... Ça fait au moins deux ans que quand tu fais courir pour des pommes, il y a des chasseurs d'encre à côté. On leur terre ou pas, on va laisser le bénéfice du doute. Mais à l'inverse, tu as fait des chasses qui t'expliquent que quand ils font des battues, qu'il y a un trail ou une rando, c'est pas optimal parce que le gibier ne va pas être là. Tu as 5000 ou 6000 coureurs qui passent, tu es sûr que le gibier ne sera pas là comme si tu étais tout seul. Donc tu as aussi des fédés de chasse qui sont demandeuses d'avoir des programmes et des parcours trail, rando, ou quand même VTT. Ce sont quand même les trois cuirous sports qui empruntent les chemins pour justement se dire, bon ok, là il y a Saint-Martin-la-Pleine, il y a à courir pour des pommes, laisse tomber, on ne va pas chasser. On va basculer sur Chagnon ou sur Val-Fleury. Là, il y a moins de monde et puis on sera quand même plus tranquille. Donc, il y a quand même des... Ouais, on peut dialoguer, quoi. Mais les pouvoirs publics ne sont pas aidants là-dessus, malheureusement. Alors qu'ils ont pu l'être sur d'autres sujets.
- Speaker #1
Merci. On arrive à la fin de l'épisode.
- Speaker #0
Déjà.
- Speaker #1
À ce qu'une heure.
- Speaker #0
On n'a fait que le sommaire,
- Speaker #1
au bout de temps. On aura enfin un épisode. Pour finir, j'ai deux questions à te poser. Est-ce que tu as un ouvrage, un film, série à nous partager ?
- Speaker #0
Sur le thème ? Si on est sur le numérique, je cours beaucoup, mais je cours beaucoup avec des podcasts. Comme quoi, finalement, le numérique peut avoir un intérêt. Tout le monde connaît des podcasts. Il y en a un que j'aime bien, c'est Votre cerveau, sur France Culture. où on a eu la concentration-mémorisation, on a eu les biais cognitifs et l'anxiété. Et là, cette année, c'est le sommeil. Donc moi, je trouve que c'est hyper intéressant. C'est des petits formats courts de 12 minutes à 6. Donc ça s'écoute vraiment très facilement, très rapidement. Il y en a un qui est fait par Albert Moukébert, qui est vraiment une pointure. en sciences cognitives et qui est vraiment hyper intéressant. Et je pense que, quel que soit notre rôle dans la journée, et notamment en entrepreneur, celui sur les biais cognitifs est vraiment particulièrement intéressant. Parce qu'il va un peu être... C'est celui qui va jouer, par exemple, sur le comportement vis-à-vis du portable. Donc, c'est vraiment hyper intéressant.
- Speaker #1
Merci. Pour finir, le traditionnel un peu passage de relais, passage de flambeau. Quel invité conseillerais-tu pour un prochain épisode ?
- Speaker #0
Sur la partie ici, des hommes disruptifs, un peu rock'n'roll, Virginie Mativet, qui est à Saint-Etienne, qui a la société qui s'appelle HEMELOPS, qui est docteur en intelligence artificielle, qu'on a fait intervenir au travers de l'association 60 000 remontées l'année dernière, qui est vraiment... Une personne à écouter ou à faire entendre.
- Speaker #1
Je vais à contact de rêve.
- Speaker #0
De ma part, pas de souci.
- Speaker #1
De ta part. Merci beaucoup, Jérôme, pour cet échange. Je serai si inspirant. Il y a plein de choses à faire.
- Speaker #0
Rachel, tu as fait ton place. C'est l'action. C'est le passage à l'action.
- Speaker #1
On va recueillir dans ton cabinet. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Décider d'un. À très vite.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #2
Merci à tous d'avoir suivi cet épisode avec Jérôme Brouillasse. Si ce sujet vous a parlé, je vous invite à agir. Votez sur Apple Podcasts et Spotify, laissez un commentaire et surtout, partagez cet épisode autour de vous. Plus nous serons nombreux à comprendre l'importance de ce sujet de la préparation mentale à l'ère du numérique, plus nous pourrons avancer ensemble. Merci encore pour votre soutien et à très vite pour un prochain épisode de DSI des Hommes.