- Speaker #0
Salut à tous, bienvenue dans D'essayer des hommes, je suis Nicolas. Aujourd'hui, exceptionnellement, je vous propose une rediffusion, et pas n'importe laquelle, celle de mon échange avec Jules Vera, cofondateur de Stoic. Quand j'avais reçu Jules, Stoic démarrait à peine. J'avais été frappé par son parcours à contre-courant. Diplômé d'HEC, il passe 4 ans chez Philosophie Magazine avant de se lancer, presque par hasard, dans l'assurance cyber pour les PME. C'était un des épisodes dont je suis le plus fier. Un vrai moment d'échange. s'insère avec quelqu'un qui pense son entreprise différemment. Depuis, Stoic a changé de dimension. Plus de 10 000 entreprises protégées en Europe. 5 levées de fonds et un partenariat stratégique avec MMA. Une pépite de l'assure-tech française à suivre de très près. Je vous propose donc de réécouter cet épisode avec un regard neuf. Bonne écoute ! Bonjour à toutes et tous, ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode de la rentrée de DSI et des hommes. Pour ce nouvel épisode, j'ai le plaisir d'accueillir Jules Vérat, cofondateur et CEO de la société Stoic. Nous allons évoquer avec lui son parcours d'entrepreneur, le domaine de la surtech, mais aussi de la cybersécurité et plein d'autres choses, je suis sûr. Bonjour Jules.
- Speaker #1
Bonjour Nicolas, merci de m'inviter.
- Speaker #0
Merci à toi d'avoir accepté mon invitation à participer à cet épisode. On va rapidement rentrer dans le vif du sujet, mais tout d'abord, j'ai une question, ma petite question habituelle pour rentrer tout de suite dans le bain du podcast. Quel est ton premier souvenir du numérique ou d'informatique ?
- Speaker #1
Je pense que, alors moi je ne suis pas un geek, on en reparlera pendant l'épisode, donc ce n'est pas des souvenirs très lointains de quand je me suis mis à coder quand j'avais 6 ans. Informatique, spontanément, ça me rappelle les cours de technologie au collège. qui s'appelle cours de technologie, alors que ça n'a rien de technologie, mais au moins, on avait des ordinateurs. Et plus récemment, mais c'est mon premier vrai souvenir, c'est quand un associé m'a dit qu'on devrait monter une entreprise dans la cybersécurité et que je lui ai répondu s'il y a bien un domaine sur lequel je ne me sens pas capable de lancer une entreprise, c'est la cybersécurité parce que je n'y comprends rien. Et que me voilà, 24 mois plus tard, dirigeant d'entreprise dans la cybersécurité.
- Speaker #0
Justement, on va un petit peu parler de ton parcours parce que... Il y en a qui... te connaîtront dans le podcast, mais d'autres qui ne te connaîtraient pas. Et tu as un parcours assez, comme tu le dis, tu arrives dans la tech alors que tu n'es pas du tout issu de la tech. Et même pas de l'assurance aussi, on peut aussi le dire. Est-ce que tu peux nous te présenter un petit peu ton parcours ?
- Speaker #1
Oui, alors il est court. J'ai 29 ans, donc je n'ai pas 30 ans d'expérience derrière moi. Pour faire simple, je suis sorti d'école de commerce, j'étais à HEC il y a 5 ans. J'ai plutôt l'envie de partir dans... dans des mondes qui n'ont pas de rapport avec ce que j'avais étudié. J'aimais la lecture, j'aimais la philosophie et j'ai travaillé pendant trois ans et demi pour un magazine de philosophie qui s'appelle Philosophie Magazine. Je fuyais un peu le monde des startups, que je trouvais beaucoup d'entrepreneurs qui venaient nous parler pendant mes études un peu imbus d'eux-mêmes. Je trouvais que ça manquait d'humilité et ça me déplaisait. Je préférais les philosophes, que je trouvais un peu au perché dans leurs idées et ça me plaisait de les côtoyer. Donc j'ai travaillé pendant trois ans et demi pour ce magazine super que j'adorais, que j'adore toujours. pour lequel j'ai fait du business. Donc, j'ai créé une activité B2B. En gros, je vendais à des grandes entreprises françaises du contenu philosophique pour leur manager, pour faire très simple. Et ça s'est bien passé. J'ai développé une petite activité. On était une dizaine à la fin. Mais à un moment, j'ai eu envie de partir pour quelque chose de plus ambitieux. Sans savoir exactement dans quoi, j'ai eu envie de me lancer dans un projet qui avait des perspectives beaucoup plus prometteuses, moins de niches que ce que je faisais. Et en fait... Le sujet de la cybersécurité est le seul que j'ai creusé. Et le fond n'est pas que le fait que je voyais une opportunité de marché parce qu'il y en a une énorme, mais parce que j'ai grandi avec beaucoup de dirigeants de PMU autour de moi, dans mon écosystème personnel, dans mon ancien travail, j'en voyais beaucoup aussi, et que je trouvais hallucinant le nombre de dirigeants qui n'y connaissaient rien en cybersécurité, qui savaient qu'il y avait un risque énorme pour leur entreprise, mais qui ne savaient pas par où commencer pour le prendre. Et c'est ça ce qui m'a donné envie de me lancer dans cette aventure, c'est de me dire qu'il y a un écart qui est dingue entre le niveau de risque Merci. qu'encourent les PME de se faire attaquer et que ça les pousse à mettre la clé sous la porte. Et j'ai connu des dirigeants d'entreprises qui ont mis la clé sous la porte à cause d'une cyberattaque. Un écart entre ça, donc, et le niveau de protection qu'elles ont, qui est souvent très faible, parce qu'eux, comme moi à l'époque, ne savaient pas par quel bout prendre ce sujet.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, passer de Philosophie Magazine à développer une activité de business, de B2B, à ça, c'est déjà assez étonnant, mais tu nous réexpliqueras, on reparlera forcément de Stoïc. de ce que c'est de la genèse et de ça. À côté de ça, je crois, j'ai lu un petit peu des recherches. Tu as beaucoup voyagé. Tu as un petit peu voyagé. Oui,
- Speaker #1
c'est aussi ce qui, dans la jeunesse, éveille l'esprit et donne envie de ne pas suivre le même chemin que les autres. Et finalement, je finis par rejoindre le chemin de pas mal de mes collègues de promotion en lançant une startup, en jouant le startupeur. Et oui, j'ai pris une année entière en 2015, où je suis allé vivre dans des fermes avec des fermiers que j'ai côtoyés. à chaque fois L'idée n'était pas de passer en coup de vent et de faire une analyse sur eux, mais de rester un mois sédentaires dans dix pays différents. Je l'ai fait avec un collègue à l'époque de promo. On a vécu en Mongolie avec des nomades, en Ghana avec des planteurs de cacao, en Nouvelle-Zélande, en Alaska avec des pêcheurs, etc. Et l'idée, c'était de rester un mois avec eux et de voir comment ils vivent et de vivre à leur rythme pour découvrir des choses qui étaient aux antipodes de ce qu'on vivait sur le campus d'HEC Paris à Jouy-en-Josas.
- Speaker #0
Donc, en fait, ce que je peux retenir, et ça va être en lien avec aussi notre... partie de toi, c'est que t'aimes sortir de ta zone de confort.
- Speaker #1
J'aime bien explorer des univers que je ne connais pas. Et en fait, dans ces trois expériences, on va dire celui de la ferme, celui de la philosophie et celui de la cybersécurité, j'aime bien essayer de diffuser avec des mots simples des sujets complexes ou obscurs pour beaucoup de gens qui le maîtrisent mal. Et à chaque fois, je trouve intéressant de communiquer et d'essayer d'expliquer que Merci. ces univers. Évidemment, pour maîtriser la cybersécurité, il y a une complexité que je ne comprendrai jamais parce que je ne suis pas un développeur. Mais on est capable d'expliquer avec des mots simples la réalité de ce que c'est qu'une cyberattaque. Et à chaque fois, j'aime bien cette idée de rentrer à fond, devenir de moins expert d'un domaine pour pouvoir simplifier la vie des autres.
- Speaker #0
Et puis, pour toujours sortir de ta zone de confort et te dépasser, je crois que tu es un peu sportif, tu as fait plusieurs marathons. Un Ironman, j'ai vu, il me semble.
- Speaker #1
J'ai un goût pour le challenge depuis toujours. Et en effet, je me suis mis à courir à un moment où j'avais du temps. Et j'avais fait un semi-marathon. Et le lendemain du semi-marathon, je me suis dit, c'est quand même pas assez. Je pourrais faire un marathon. Et le lendemain du marathon, je me suis dit, ce serait quand même pas mal de faire plus. Donc, j'ai fait avec mon frère. On s'est inscrit pour un an plus tard un Ironman, qui est une épreuve longue. On fait 1,8 km de nage, 180 km de vélo, puis un marathon, tout ça d'affilé. Donc ça demandait un peu d'entraînement et je l'ai fait dans le sud-ouest de la France. Et après j'ai raccroché parce que je me suis dit, si je continue de pousser les conneries comme ça, on n'arrête pas de faire, on peut toujours trouver plus. Et à un moment, il faut se dire qu'on est content de son défi et qu'on s'en arrête là.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il me semble, si je ne me trompe pas, j'ai réussi à trouver ton pan quand même. 36, c'est ça ? C'est l'intra-man ? C'est ça ou tu as fini deuxième de ta catégorie ?
- Speaker #1
Ce n'est pas une performance exceptionnelle, ma catégorie c'était moins de 25 ans. Et dans ces compétitions-là, il y a beaucoup de... Beaucoup de trentenaires. Et donc, on était, je ne sais pas, une quinzaine de moins de 25 ans. Et en effet, j'étais deuxième. Trentenaires,
- Speaker #0
voire même la quarantaine, souvent. On a souvent des profils, après, qui se changent, qui sont seniors. Mais voilà, je trouve que c'est plutôt intéressant. Déjà, bravo, parce que pour avoir déjà fait des triathlons, je n'ai pas fait des Ironman, j'achète ça. C'est compliqué. Voilà, c'est intéressant. Pour revenir à ta deuxième expérience, tu es rentré dans le monde de l'entrepreneuriat à ce moment-là. Déjà, pourquoi toi avoir voulu devenir entrepreneur ?
- Speaker #1
Je ne le voulais pas initialement. En sortant de l'école, ce n'était pas ma vocation. J'étais content d'être salarié. Jusqu'au moment où j'ai senti la frustration de beaucoup d'entrepreneurs, qui est la frustration de ne pas pouvoir mener le projet à sa guise. Notamment, un des éléments qui était important pour moi, il y en avait deux en me lançant. Le premier, c'était de pouvoir choisir un projet qui puisse être... très ambitieux, qui puisse aller très vite en gros avec une opportunité de marché qui soit considérable et qui nous permette de vivre une aventure très intense. Et la deuxième qui est de s'entourer des gens que je choisis. Et je trouve que c'est ce qu'il y a de plus beau dans une aventure d'entrepreneur, c'est de pouvoir définir une culture d'entreprise à laquelle on aspire et d'embaucher des gens qui ont le même fond culturel, entre guillemets, les mêmes valeurs, partager cette aventure de manière collective. c'est ça ce qui me stimulait le plus et ce qui m'a donné envie de me lancer mon ambition, évidemment il y a plein de sujets business tout le temps quand on monte sa boîte mais il ne faut pas perdre de vue qu'à la fin c'est une aventure collective, c'est ça qui fait que c'est stimulant et mon grand bonheur d'entrepreneur c'est de me lever le matin et de me dire je vais aller au bureau et retrouver des gens que j'ai embarqués dans mon aventure et qui sont contents de venir bosser et je suis content de les retrouver et de venir bosser avec eux c'est ce qui fait le sel du business Oui,
- Speaker #0
je trouve que c'est hyper important ce que tu dis Parce que dans notre rôle d'entrepreneur, la déo est à débat. C'est toujours compliqué, on va dire, de le faire et d'avoir une équipe sur laquelle on aime, parce qu'on passe du temps avec eux. En plus, vous avez fait le choix de monter l'entreprise à plusieurs. Je crois que vous êtes trois associés.
- Speaker #1
Exactement. Quatre associés.
- Speaker #0
Quatre associés, pardon. Oui, quatre associés. Quatre associés. Déjà, est-ce que toi, tu as des... C'est récent parce que...
- Speaker #1
C'est un. Donc, c'est récent. Oui, voilà. Moins d'un an et demi.
- Speaker #0
Oui, moins d'un an et demi. Est-ce que tu as déjà des premiers conseils à donner sur une association ? Parce qu'on sait, c'est toujours compliqué. J'avais eu la chance d'avoir Sylvain Tillon dans un épisode de cette saison sur l'association. Il a même écrit un livre sur ce sujet-là. On sait que ce n'est pas toujours facile.
- Speaker #1
Je serais bien présomptueux de donner des conseils après un an et demi d'une association qui réussit bien. Pour le coup, on est dans une relation qui est très bonne avec mes trois associés. Ce que je sais, c'est que si... S'il y avait le moins de grains de sable dans notre association, la boîte en souffrirait avec des conséquences énormes. C'est vraiment le socle de tout ce qu'on construit, c'est cette association initiale, donc elle ne doit vraiment pas être prise à la légère. Et de ce que je vois, ce qui fait jusqu'ici qu'on s'en sort bien et qu'on est content de cette association, il y a deux choses. D'abord, c'est qu'on a passé du temps en amont à vérifier notre alignement culturel. Est-ce qu'on veut la même chose ? Est-ce qu'on travaille de la même chose ? Est-ce qu'on communique de la même manière ? je sais qu'on est tous les quatre on se ressemble, on avait fait des questionnaires entiers où on se posait des questions sur comment vous voyez l'entreprise en 5 ans qu'est-ce que vous rencontrez un problème comment vous le communiquez aux autres des choses assez pratiques et en plus qu'on a testé, on a pris un mois pour travailler ensemble avant de déterminer si on se lançait ou pas donc d'abord évidemment vérifier l'alignement culturel et ensuite le deuxième c'est que chacun ait un rôle qui lui est propre et que les autres lui admirent. Un peu comme en couple, quoi. Si on n'admire pas sa femme pour un mari, pour une raison ou pour une autre, ou même en amitié, d'ailleurs, ça marche aussi. Enfin, je vais arriver sur d'autres considérations, mais s'il n'y a pas cette forme d'admiration, ça ne peut pas marcher. Et aujourd'hui, mes trois associés, Philippe, qui vient du monde de l'assurance, je l'admire pour tout un tas de raisons que je ne vais pas lister maintenant. Alexandre, qui est notre responsable technique, qui est l'expert en cybersécurité, en data, je l'admire aussi pour d'autres raisons. Et Nicolas, qui s'occupe du... Le produit est impressionnant pour d'autres raisons, mais des raisons très spécifiques qui font que, selon moi, si on retire l'un des trois associés que j'ai, la boîte s'effondre. Et ça, j'en suis persuadé. Et sans ça, on ne pourrait pas continuer.
- Speaker #0
C'est une certaine complémentarité, finalement, qu'on avait trouvée. C'est une certaine complémentarité où chacun a sa place et son rôle. Finalement, tu dis que tu admires parce que cette personne est, je ne sais pas si on peut dire, experte dans son domaine-là. Chacun trouve sa place. Et après, il y a tout le côté, ce que tu disais en amont. sur la culture, l'ambition de ce que vous voulez faire, de vos convictions et aussi de vos croyances, même si vous avez des divergences forcément. Mais voilà, après, je pense que c'est assez important tout ce que tu viens de dire. Et tu en as un petit peu parlé, mais je vais réinsister encore un petit peu là-dessus. Pourquoi être venu dans ce domaine alors que tu n'étais pas du tout prédestiné à y venir ? À la cybersécurité et l'assurance, parce qu'il y a les deux, je pense qu'on peut en parler.
- Speaker #1
Donc, je dirais trois raisons. La première, plus intrinsèque, c'est le goût d'aller explorer des choses que je ne connais pas. On en a parlé. La deuxième, c'est le sentiment qu'il y avait un manque terrible pour les PME et vraiment dangereux. C'est-à-dire que pour moi, c'est une boîte qui a une vocation sociale. On a des PME qui sont le tissu économique de notre économie en France. On s'envisage même à l'échelle européenne. Donc on va dire les PME européennes qui sont victimes tous les jours de tentatives de cyberattaque. souvent réussissent et quand elles réussissent souvent obligent les entreprises à mettre la clé sous la porte et pourtant ces entreprises sont extrêmement peu protégées et le besoin me paraissait tellement criant, tellement énorme que c'est ce qui m'a donné envie de m'y intéresser et troisième point c'est pour répondre à ta question de pourquoi l'assurance aussi, c'est parce que je trouve que cette fois-ci par opportunisme par pragmatisme un dirigeant d'entreprise qui n'y connait rien en cybersécurité, si on veut Euh... L'aider à se protéger, il faut arriver avec des propositions très simples à mettre en œuvre. Il n'a parfois pas de directeur technique, il n'a parfois personne qui s'y connaît en technique. Tu sais ça mieux que moi, je pense Nicolas. Et donc, il faut être capable de lui proposer quelque chose que tu vas lui expliquer avec des mots simples et qu'il n'aura pas besoin de faire quoi que ce soit pour se protéger. Et ce ne sera pas un budget énorme. Et donc, l'idée de Stoic, c'est de se dire qu'on va associer dans un même produit une couverture d'assurance pour dire aux dirigeants, si tu te fais attaquer On prend tout en charge. On prend en charge la gestion de la crise, les coûts de gestion de crise, les conséquences financières, etc. Et on associe à ça des outils de sécurité qu'on développe en interne et qu'on leur met gratuitement à disposition sans qu'ils n'aient rien à faire. Ça leur permet, eux, de se sentir plus protégés pour le prix d'une assurance. Et pour nous, évidemment, d'avoir des clients en meilleure santé, donc moins de clients à assurer, moins de sinistres à assurer. Donc, le fait d'avoir cette assurance, c'est pour une logique de simplicité et d'exhaustivité dans l'offre.
- Speaker #0
Après, on reviendra aussi un peu plus tôt. précisément sur Stoic et le monde de l'assurance parce que je pense qu'il y a beaucoup de méconnaissances sur l'assurance cybersécurité, sur ce que ça peut apporter, etc. Revenir sur la plus-value de Stoic aussi avec cette double casquette, on va dire, en gros. cette double casquette. Mais je voulais revenir un petit peu sur toute la partie, un petit peu domaine de cybersécurité. Il y a quelque chose qui est hyper important et sur lequel je te rejoins. On se connaît maintenant depuis quelques temps, finalement. On a pris quelques temps depuis un peu le démarrage presse de Stoïc, parce qu'on a rapidement échangé tous les deux. Et je trouve que ce qui nous rejoint et ce qui aussi m'a dit qu'il faut que Jules vienne dans ce podcast-là, c'est ce côté un peu simplifié, vous simplifier. de la cyber. On le voit à travers vos communications. On le voit à travers vos communications, c'est simple. Vous expliquez. Quand on parle d'attaque des DOS, même de phishing, d'attaque par rebond, les gens, ça ne leur parle pas. Ça ne leur parle pas tout ça, alors que c'est des risques qu'ils encourt. J'ai récupéré sur votre site, je mettrai toutes les références sur la bio de l'épisode. J'ai trouvé hyper intéressant votre façon d'amener tous les chiffres. depuis 2016-2017 qui est pour vous l'année charnière. Donc, en plus, qui correspond avec la mise en place de cybermalveillance.gouv.fr qui correspond au moment où aussi la France prend conscience qu'elle a du retard. Parce que pour moi, c'est un sujet que je connais depuis très longtemps, la partie cyber. Parce que c'était mon premier sujet de stage à la sortie de l'école. Ça remonte à 2005. Et on était très en retard sur les pays anglo-saxons. Je crois que t'en parles même. Je crois que... au niveau de l'assurance, on est très à retard par rapport aux États-Unis. Sur l'assurance cyber, je crois. J'ai cru lire ça et je crois que j'avais pris des notes.
- Speaker #1
De toute façon, c'est vrai sur plein de types d'assurance, mais sur l'assurance cyber en particulier, aux États-Unis, il y a cinq ans d'avance par rapport à nous. Mais c'est aussi lié au fait que les cyberattaques sont beaucoup plus présentes depuis plus longtemps sur le marché américain. Les entreprises américaines ont été plus ciblées. que les marchés européens, ce qui explique notamment le retard.
- Speaker #0
Mais c'est vrai aussi en Angleterre, c'est vraiment anglo-saxon, d'après toutes les études que j'ai pu mener ou regarder. Après, est-ce que tu crois que, je rebondis sur quelque chose que tu as dit, est-ce que tu crois que les entreprises anglo-saxonnes et américaines étaient plus ciblées, ou c'était qu'en France, on n'avait pas le moyen de métrique, peut-être, de savoir si on était ciblé ou pas ?
- Speaker #1
Difficile à dire, tu as peut-être raison. Une chose est sûre, c'est qu'on connaît et on entend parler de peut-être 5% des attaques qui ont lieu parce que la plupart des entreprises qui se font attaquer ne le disent pas. Ils n'ont pas envie de dire ça, ils n'ont pas envie que les clients soient au courant. Est-ce qu'on a plus une culture du secret, de la discrétion en France ou en Europe que sur le marché américain ? C'est peut-être ça aussi qu'on n'en parle pas alors qu'il y a plein d'entreprises qui se font attaquer.
- Speaker #0
Oui, ça je suis complètement d'accord aussi. Il y a cette culture-là en France. Déjà, la culture, malheureusement, de l'échec. On pourrait en parler de longuement en France, où on n'aime pas parler de ces échecs. Donc, les entreprises n'aiment pas parler de ça. Et je trouve que c'est hyper important d'avoir des retours d'expérience d'entreprises qui ont été attaquées ou de dirigeants qui ont été attaqués, qui s'en sont sortis ou pas sortis. Mais parce que, voilà, je crois, si je regarde dans les stats, non, je ne retrouve pas. Oui, il y a 16% des cyberattaques qui ont été identifiées en 2020 qui ont menacé la survie de l'entreprise. C'est quand même assez énorme. Je ne sais pas si tu as des retours d'expérience, toi, mais il me semble que oui, vous en aviez eu. Moi, j'en ai eu un d'une grosse entreprise française, Nutan. Alors, on peut en parler. Ils ont beaucoup communiqué là-dessus sur un ransomware qu'ils ont eu. Donc, un virus qui demande une rançon, qui va crypter les données et lui demande une rançon. Mais je trouve que c'est... Le récit est... Moi, j'ai même fait des conférences deux fois. avec le directeur général des papeteries Pichon, qui font partie du groupe Manitant. C'est assez incroyable. Comme il disait, il y a des gens qui sont partis en dépression à la fin. Parce que c'est comme une prise d'otage. À Comté, c'est comme une prise d'otage et ça se passe comme une prise d'otage. Derrière, c'est de l'anégo. On fait croire aux gens qu'on est toujours dans l'anégo pour le temps de restaurer les données et de voir ce qui est possible de restaurer. Il ne faut pas payer les rançons, mais ça, je pense que tu peux en parler. Mais des fois... il faut, des fois il n'y a pas de choix, il faut pour pouvoir aussi sauver l'entreprise. Mais je ne sais pas si de ton côté, toi tu as des retours d'expérience ?
- Speaker #1
Plus que ça, oui, j'ai des retours d'expérience qu'on a récoltés avant de se lancer et qu'on continue de récolter en continu. Et puis on gère des sinistres aussi. C'est maintenant notre métier. Quand on est dans l'assurance cyber, on fait payer des entreprises pour qu'elles se protègent, qu'elles puissent être prises en charge en cas d'attaque. On a des attaques qu'on doit gérer et sur lesquelles on accompagne des entreprises. Et en effet, il y a un côté extrêmement stressant pour ces dirigeants et même pour les employés. Il y a des employés qui se disent qu'on se retrouve à l'âge de pierre. Tous nos systèmes informatiques sont bloqués et donc il faut qu'on se retrouve à parler aux clients et noter sur un bout de papier leurs demandes plutôt que de les rentrer sur le CRM qui n'est plus accessible. Donc c'est traumatisant, ça déroule complètement. Et puis si ça dure, c'est catastrophique pour une entreprise. En termes de chiffre d'affaires, en termes de réputation, il y a des conséquences qui sont innombrables.
- Speaker #0
Oui, il y a des conséquences, comme tu dis, autant financières, mais aussi des conséquences sur l'image. des conséquences des fois qu'on ne peut pas forcément quantifier, pas forcément immédiates aussi. Donc voilà, c'est vrai que la période Covid a fait accélérer les choses, forcément pour plein de raisons, parce que les systèmes se sont ouverts un peu rapidement pour les raisons de confinement. Beaucoup d'entreprises se sont mis rapidement au numérique et qu'ils n'étaient pas prêts. Moi, j'ai vu des choses assez incroyables quand même dans notre métier en termes de cyber, ou des... ou des prestataires qui ouvraient tous les ports, les pare-feux, donc toutes les portes sur Internet pour pouvoir se connecter de l'extérieur facilement. Et dans vos stats que vous avez remontées, il y a eu quand même 4 fois plus de ransomware en 2020. En 2021, il y a eu une augmentation de 95% de sollicitations de cybermalveillance.gouv.fr. Les gens ne le savent pas, mais on a quand même un organisme en France qui peut aussi... vous aider et déclarer pour aussi faire des travaux de recherche et d'amélioration, au-delà de l'assurance. Les secteurs les plus touchés sont l'e-commerce, la finance et la santé, toujours en 2021. Et aussi, les principales attaques qu'on peut voir, c'est le phishing, qui correspond à peu près à 73% des attaques. Et ensuite, l'exploitation d'une faille. Une faille, c'est quand on ne met pas à jour son système d'information, son application, tout ce qui doit être mis à jour. et qu'elle peut être exploitée par un pirate. Et après, il y a l'arnaque au président aussi, surtout dans ces périodes de vacances. On enregistre là au mois d'août. Moi, je sais que c'est une sensibilisation que je fais à mes clients où c'est le moment de départ en vacances où les arnaques au président marchent mieux.
- Speaker #1
Ou le comptable appelle en urgence en disant « Attention, est-ce que vous pouvez me valider un virement ? Il doit partir aujourd'hui, c'est 5 000 euros. Est-ce que vous pouvez le faire ? » Et évidemment, ce n'est pas le comptable au bout du fil.
- Speaker #0
Et donc, avec un peu ce panorama... J'aime pas trop souvent faire des conférences sur la cybersécurité et tout ça, parce que tu deviens très parano pour les gens. Et si on rebondit un petit peu là-dessus, l'assurance cyber, comment elle va se placer là ? Comment elle va se placer dans les entreprises ?
- Speaker #1
L'assurance, en fait, c'est... Cyber, c'est principalement trois types de promesses à une entreprise. La première, c'est de dire si vous vous rendez compte que vous vous faites attaquer. tout d'un coup votre système informatique n'est plus fonctionnel, vous avez une demande de rançon, vous voyez que vous ne pouvez plus vous mettre à travailler, vous avez à disposition un numéro de téléphone, 24h sur 24, 7 jours sur 7, que vous pouvez appeler et qui tout de suite vous mettra en relation dans les 10 minutes avec un expert en gestion de cyberattaques qui vous aidera à gérer la crise de ce moment-là à la remise en état de votre système informatique. En gros, c'est se dire, même si vous n'avez pas un super prestataire informatique, ou si vous avez un prestataire informatique qui ne s'y connaît pas forcément en cyberattaque, vous êtes épaulé par quelqu'un qui sait ce que c'est que de gérer une cyberattaque et qui va vous aider à remettre en état votre système informatique. Tous les coûts liés à ça, évidemment, sont pris en charge. Il y a des coûts matériels, mais il y a aussi des coûts humains. Tout ça est pris en charge par Assurance. Ça, c'est la première promesse, gestion de crise au sens large. La deuxième, c'est de dire, vous allez perdre de l'argent si vous ne pouvez pas travailler pendant un certain temps. Et donc, toute la marge brute que vous auriez dû réaliser pendant le temps de l'interruption... de votre business est couvert par l'assurance. Donc à la fin, quand vous avez tout recommencé, on fait une estimation, on se dit, bon, sur un mois, vous avez réalisé tant de marges brutes, vous auriez dû réaliser tant, l'assurance couvre la différence. Et la troisième garantie, promesse, c'est la responsabilité civile de l'entreprise. Si, par exemple, je suis une entreprise médicale, dans le domaine médical, j'ai de la donnée sensible sur mes patients ou sur des clients, cette donnée fuite parce que l'attaquant... s'en est emparé et l'a fait fuiter. On se retourne contre moi parce que mon client dit « Non, c'est de la donnée personnelle qui a fuité. » Là, ça peut me coûter cher pénalement, en frais de défense, en conséquences pécuniaires. Et c'est l'assurance qui peut prendre en charge toute la responsabilité civile liée à une fuite de données. Les principales garanties, il y en a plein en dessous de l'ignore ensuite. Il y a la fraude que tu as citée aussi.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que tout le monde peut se faire assurer par une... pour une assurance cybersécurité ?
- Speaker #1
Tout le monde devrait, mais aujourd'hui, c'est le grand problème sur l'assurance cyber, et c'est aussi pour ça qu'on s'est lancé avec Stoïc, c'est que les assureurs ont peur. d'accorder cette assurance. C'est presque le monde à l'envers. Les entreprises en ont besoin, viennent voir les assureurs, disent je veux m'assurer et les assureurs disent non. Pour telle, telle, telle raison, ils mettent de plus en plus de critères, on ne peut pas vous prendre ou alors à des coûts exorbitants. Pourquoi ? Parce que le modèle d'un assureur, c'est de faire payer un petit montant à une entreprise et en ayant plein de ces petits montants, ça leur permet de dédommager les quelques entreprises qui se font attaquer. Sauf que... Les assureurs connaissent tellement mal le risque cyber, on a tellement peu de recul sur les attaques, et puis ça demande tellement d'expertise de comprendre ce que c'est qu'une cyberattaque, qu'ils ont historiquement perdu beaucoup d'argent. En 2020, les assurances cyber en France ont payé en dédommagement pour les entreprises 65% de plus qu'ils n'ont collecté de leurs clients. C'est dire que c'est absurde. C'est le modèle de l'assurance qui n'est pas rentable du tout. donc la manière dont réagissent les assureurs c'est qu'ils disent à partir de maintenant on rend super compliqué l'accès à notre assurance ou super cher et nous ce qu'on cherche à faire avec Stoic c'est de mettre beaucoup moins de barrières à l'entrée mais de dire on va techniquement auditer les entreprises ça se fait automatiquement en une heure notre outil va tester l'entreprise lui dire si ça va à peu près et auquel cas on peut l'assurer Ou s'il y a des choses qui ne vont pas, et si ça ne va pas, on va lui expliquer ce qui ne va pas, comment elle peut le corriger et qu'elle revienne nous voir ensuite, une fois qu'elle s'est mise à niveau, pour pouvoir s'assurer. Donc notre vocation, c'est de pouvoir rendre l'assurance cyber beaucoup plus accessible aux petites entreprises qui doivent s'assurer.
- Speaker #0
Et quand tu parles des conditions, bien que tout le monde comprenne, parce que l'assurance, c'est un niveau de risque qui est calculé, on va dire. Les conditions, on va parler, est-ce qu'ils ont une politique de mot de passe ? Est-ce qu'ils ont des sauvegardes ? On parle de ça. Moi, j'ai vécu avec quelques clients qui voulaient s'assurer. C'est souvent ce qu'on nous demande.
- Speaker #1
Sauf que si on demande à une PME 15 critères comme ça, les sauvegardes, nous, on le demande aussi. Parce que je dirais que c'est le premier, le B à bas. Et si on commence à dire, est-ce que tu as bien deux facteurs d'authentification pour te connecter à tout ? de tes ressources. À chaque fois, dès que tu veux te connecter à ton CRM, on te demande une adresse mail plus un texto. Si on te demande si tu as déjà fait des audits de sécurité dans les deux derniers mois, si on te demande si tu as bien des pare-feux, des antivirus, etc., la plupart des PME vont dire « Non, vous m'en demandez trop. Je suis trop petit pour ça. » Oui, tout à fait. Et le problème, c'est qu'à force d'en demander autant, les assureurs écrèment et n'ont plus que quelques petits clients qui n'ont la plupart du temps qui sont ceux qui n'ont pas besoin d'une assurance parce qu'ils sont déjà super protégés. Et donc, notre but à nous, c'est d'en poser beaucoup moins de questions, mais d'avoir et de reposer plus sur ce diagnostic technique pour aider les entreprises à se protéger et pour rendre plus facile l'accès.
- Speaker #0
Oui, et puis, c'est ce que tu dis. En plus, on va rapidement en parler de Stoic aussi. C'est que votre créneau est aussi sur les PME. Là, tu parlais d'entreprises qui prenaient les assurances, c'est souvent des grands groupes. Et souvent, moi, ce qu'on va me dire, c'est que mes clients m'attribuent... de clients, ils disent oui mais c'est pas pour nous, les assurances cyber sont pour les grands groupes. Non, c'est pas vrai. Je pense que les gens se rendent pas compte aussi que c'est pas des coûts exorbitants d'assurer en cyber mais aussi il y a des prérequis. Mais les prérequis, je pense que c'est même sûr, vous inventez rien, c'est le B.A.B. de la cybersécurité. C'est demander aux gens d'avoir des mots de passe, d'avoir des sauvegardes, de faire des mises à jour et de faire des tests de temps en temps. Donc, enfin, pas faire des tests, mais...
- Speaker #1
Oui, et une idée en termes de cybersécurité qui n'est pas présente souvent dans les esprits, c'est qu'il y a deux types d'attaques. Il y a des attaques ciblées, où des attaquants se disent, je veux aller faire mal à Total, à BPCE, à BNP Paribas, j'en sais rien, aux grands groupes. Et là, ils vont spécifiquement essayer de rentrer dans le système informatique, essayer de faire du mal à une entreprise de manière ciblée. Et y allouer du temps. Mais les PME...
- Speaker #0
se font plus attaquer que les grands groupes, donc ont plus besoin d'assurance que les grands groupes, parce qu'elles subissent des attaques qui sont opportunistes. Tout le monde s'en fout du fait que vous soyez le boucher du coin dans un petit bled en province, mais pourtant vous pouvez vous faire attaquer parce que les attaquants vont développer des attaques qui vont lancer sur mille entreprises similaires en même temps. Et si sur l'une d'entre elles, leur hameçon prend, et s'ils voient une vulnérabilité qu'ils peuvent exploiter sur l'une d'entre elles... Là, ils vont rentrer, là, ils vont s'y intéresser, là, ils vont essayer de faire le plus de mal possible. Mais c'est important de comprendre que je me souviens avoir posé la question au début à un dirigeant d'une entreprise de clarinettes qui me dit « Mais qui s'intéresse à moi ? » Franchement, qui va venir m'attaquer ? Moi, tout le monde s'en fout de ce que je fais, je vends des clarinettes et c'est une belle boîte pourtant. Et la réponse est « Personne ne s'intéresse à toi et pourtant, tu peux te faire cyberattaquer. » Et c'est ça, et pourtant, parce que personne ne s'intéresse à toi. tu as presque plus de chances qu'on soit cible de te faire attaquer.
- Speaker #1
Oui, on parle des attaques par rebond, on parle de plein de choses, les effets collatéraux aussi. Il y a tout un tas de sujets. Et puis, un de ses concurrents peut aussi avoir envie de l'attaquer. On peut tout imaginer.
- Speaker #0
Il arrive aussi.
- Speaker #1
On peut tout imaginer maintenant, malheureusement. Et Stoïc, comment elle va venir se placer dans cet environnement ? Parce qu'il y a les gros faiseurs qui sont là. Les gros faiseurs. je parle des proposers, c'est AXA, Alliance, etc., qui proposent leur assurance, leur assurance cyber. Mais comment Stoic vient se placer dans cet environnement ?
- Speaker #0
En concurrence, c'est-à-dire que... Non mais c'est vrai, aujourd'hui, une entreprise peut faire... En gros, on se retrouve face à des entreprises ou face à des courtiers en assurance qui proposent des contrats à leurs clients, ce que la plupart de nos ventes se font par des courtiers en assurance, et où l'entreprise a le choix à la fin entre... Une couverture d'assurance AXA, qui a grosso modo, AXA parmi d'autres, qui a grosso modo les mêmes garanties que les nôtres, même exactement celles que j'ai citées précédemment. Le même prix que notre assurance, sauf que AXA est beaucoup plus connue que Stoic. Et sauf que nous, ce qu'on fait de différent, c'est qu'on ne fait pas que assurer les entreprises, on les assure et on les protège. Et on assure avec une expertise en cybersécurité. C'est-à-dire qu'à partir du moment où l'entreprise est assurée chez Stoic, elle a accès à nos outils de manière hebdomadaire. on la surveille en continu, nos outils de scan qu'on lui met à disposition en continu. Elle peut réaliser des campagnes de phishing sur ses collaborateurs en deux clics, de manière très simple, gratuitement. Et elle peut avoir accès à notre équipe d'experts cyber gratuitement, dès qu'elle a la moindre question, parce que c'est notre promesse que de dire à nos clients, nous, on veut tout faire pour que vous n'ayez pas de sinistre, parce qu'on y perd tous si vous avez un sinistre, si vous vous faites attaquer. Donc, on va vous aider à ce que ça n'arrive pas. Là où, évidemment, AXA... C'est des gens de l'assurance qui sont spécialistes de l'assurance depuis des années. Et si vous voulez qu'ils comprennent vraiment la profondeur du sujet de la cybersécurité, ils ne vont pas pouvoir le faire. L'originalité, c'est de dire on vous assure et on vous protège pour le prix d'une assurance. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on s'appelle stoïque. Ça fait le lien avec ma formation philosophique avant. Les stoïciens disent face à un danger ou face à une menace extérieure, le réflexe à avoir est... De distinguer ce que je peux faire, ce qui dépend de moi, ce sur quoi je peux agir, de ce qui n'en dépend pas. Et accepter qu'il y a une partie du risque qui échappe à mon contrôle, que je ne peux pas tout maîtriser. Et notre approche est la même, c'est de dire, on va aider les entreprises à faire ce qu'elles peuvent faire, avec nos outils très simples, de leur dire, voilà, là, vous pouvez gagner énormément en protection, mais on va accompagner ça d'une assurance parce qu'ils ont beau se protéger au maximum, ils ne sont pas à l'abri d'une attaque.
- Speaker #1
Justement, là, tu nous parles un petit peu de tes clients. Qui sont-ils ? Qui sont-ils ? C'est quoi ? Est-ce que c'est que des startups ? Parce qu'on voit souvent que les startups aiment bien travailler avec d'autres startups. Est-ce que c'est de tout type ? Est-ce que tu peux... Quel est le secteur d'activité ?
- Speaker #0
Pas du tout que des startups, parce qu'on aurait un marché bien limité et que ce n'est souvent pas elles qui ont le plus besoin d'une assurance. Déjà... Dans le fond, ce que je considère être mes clients, c'est ceux qui vendent mon produit, c'est-à-dire les courtiers en assurance. Encore une fois, c'est ceux qui savent vendre de l'assurance et qui ont la légitimité pour recommander les meilleurs produits d'assurance, c'est les courtiers. Et à qui je les recommande ? Des PME. Plein de courtiers ont des spécialisations dans plein d'industries différentes. Ce qui fait qu'à la fin, je me retrouve aujourd'hui avec un portefeuille de clients, un portefeuille de risque, qui est extrêmement éclaté en termes de secteur d'activité. On va faire souscrire dans les... là on enregistre en août on sera fin septembre quand l'épisode sera diffusé on aura fait souscrire des écoles privées dans le secondaire je pensais pas du tout que ça serait partie de nos clients mais il y en a plein qui doivent s'assurer aussi parce que ça peut leur aider de se faire attaquer on a des entreprises des galeries d'art on a des entreprises des commerces de proximité qui sont assurés évidemment on a aussi des cabinets d'avocats de notaires boîtes de e-commerce et des startups qui viennent à nous mais c'est très très large parce que Merci. Toutes travaillent sur un système informatique. Il n'existe plus des entreprises qui font tout à la main, sur du papier et dans des grands classeurs. Toutes ont des données, un système informatique à protéger et à préserver.
- Speaker #1
Et là, vous avez combien de clients ?
- Speaker #0
On approche des 200. À l'heure où on se parlera, on sera plutôt... À l'heure où ça va diffuser, on sera plutôt entre 300 et 500.
- Speaker #1
Joli. Joli, joli. Bravo. Et je le répète, en un an et demi, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui. Techniquement, lancer un produit d'assurance, ça prend quasiment un an. Donc, c'est plutôt...
- Speaker #1
Oui, voilà. C'est plutôt ça. Je ne sais pas, tu as des références que tu peux citer ?
- Speaker #0
De clients ?
- Speaker #1
Des belles... Oui, après, c'est... sans être un défaut vis-à-vis d'autres. Mais ça, oui, je sais. Des jolies marques, des marques sympas. Après, moi,
- Speaker #0
ce que je préfère comme client, c'est des sociétés de transport. Peu m'importe que ce soit des jolies marques. Ce que je veux, c'est accompagner des entreprises qui sont à risque et les aider à être le moins possible à risque.
- Speaker #1
Non, mais ce que je voulais dire dans les jolies marques, c'est d'aider... Enfin bon, on respire, on connaît forcément par rapport au marketing qui est tout autour, mais... C'est des marques avec qui on a envie de travailler, mais parce que, sans jeu de mots, ils respirent un peu la confiance. Et je pense que c'est aussi votre niveau, l'assurance. Moi, je parle de mon cas personnel aussi. L'assurance, on veut travailler avec des gens à qui on a confiance.
- Speaker #0
Moi, c'est mon sujet numéro un depuis qu'on a Ancestoic. C'est comment est-ce qu'une jeune startup, avec des startuppers en plus jeunes, j'ai 29 ans, j'ai l'air d'en avoir 20, comment réussir à inspirer de la confiance dans un marché ? vieux comme le monde comme ça, surtout sur un sujet aussi touchy, aussi grave que la cybersécurité. Et la confiance, elle se gagne au fur et à mesure par différents leviers, mais c'est un vrai challenge pour nous d'acquérir cette confiance pour réussir.
- Speaker #1
Puis en plus, tu en as parlé, c'est que quand vous avez cherché ce domaine de la cybersécurité, je trouve que le côté marketing est hyper important parce que... La cybersécurité, on en entend beaucoup parler. Il y a un nombre de boîtes qui se montent là-dedans, de tout et de rien. On parle même maintenant, on entend beaucoup parler de cyberbusiness. Moi, j'aime mieux aller dans le côté, je parle de moins en moins de cybersécurité, je parle beaucoup de cyber-résilience maintenant. Et je trouve que l'assurance va bien s'insérer là-dedans parce que l'assurance va forcément aider à redémarrer, va aider à redémarrer, va aider à... à résister au choc. C'est la définition de résilience. Et je trouve que ce côté marketing est devenu hyper important dans notre métier de la cyber parce qu'il y a beaucoup de choses. Il y a beaucoup de choses et c'est vrai que le message que vous voulez faire passer est plutôt quelque chose d'un peu plus optimiste que pessimiste parce qu'on a beaucoup de choses qui veulent faire peur aux gens. Et je trouve que c'est mon avis.
- Speaker #0
Je comprends ce que tu veux dire. Et de toute façon, je me souviens quand j'ai... commencé à me lancer sur ce sujet, d'en avoir parlé un peu autour de moi, notamment à une dirigeante de PME qui me disait, est-ce que tu es sûr de vouloir faire tes prochaines années sur une entreprise ou tu vas jouer sur la peur des gens ? Et c'est vrai que mine de rien, le moteur d'achat, c'est de la peur. En assurance, en général, soit c'est obligatoire, soit c'est que j'ai vraiment peur. Et ce n'est pas facile et il faut réussir à le transmettre avec une... On a essayé de faire en sorte que, je ne sais pas, notre site internet ne soit pas... sur fond noir, comme toutes les entreprises de cybersécurité, ça fasse peur. On essaie d'avoir quelque chose d'un peu plus joyeux, positif. Mais en même temps, si tout le monde était joyeux, positif, par rapport au risque cyber, on n'aurait pas beaucoup de clients. Et donc, il y a une forme d'optimisme, tu as raison, à trouver. Quelque chose que j'essaie de rappeler souvent, mais qui n'a pas de fatalité. Si on se protège à peu près bien, si on a les bonnes mesures en place, même si on se fait attaquer, on va pouvoir relancer l'activité, on va pouvoir ne pas avoir de données sensibles qui fuitent. il y a des choses qui peuvent être mises en place. On pourra toujours se faire attaquer, ça peut arriver, mais les conséquences peuvent être plus ou moins graves selon comment on y est préparé.
- Speaker #1
Et tu l'as dit, parce que là, pour l'instant, c'est combien t'as dit de clients ? 200 ?
- Speaker #0
Ouais, quasi. 200, 300,
- Speaker #1
350 quand l'enregistrement va passer. Une startup qui a fait une première levée de fonds, alors tu me dis si je me trompe sur les dates, en janvier 2022... quasi 4 millions d'euros, une autre en juillet 2022 de 11 millions d'euros donc on voit qu'il faut accélérer tout ça il faut accélérer tout ça et moi là où je voulais en venir parce que c'est un point important, c'est que tu rentres dans le monde de la start-up forcément mais quand on est là il faut recruter il faut recruter, pour vous souvent là avec votre accélération c'est du recrutement assez massif quand même à prévoir, je sais pas tu nous diras un peu les chiffres des prévisions de recrutement et de là où vous en êtes aussi, combien vous êtes etc etc Et moi, là où je voulais en venir, c'est aussi cette difficulté à recruter, à attirer des talents. Parce qu'on est dans un monde où il y en a actuellement, où on sait en France où la main d'œuvre est compliquée à trouver. Comment vous vivez ça, vous, et comment vous essayez de l'amener ?
- Speaker #0
Alors, en effet, on essaie d'aller vite. C'était ma première exigence dont je parlais tout à l'heure pour me lancer. Et là-dessus, je suis servi, ça va vite. On a quasiment cumulé 15 millions d'euros. C'est bien, ça nous permet d'avoir de la visibilité sur la suite et de pouvoir recruter. Là, aujourd'hui, on est 25, on sera 35 fin octobre. On a déjà 10 personnes qui nous rejoignent sur septembre, octobre. Après quoi, on va calmer un petit peu les recrutements pour pouvoir se concentrer sur le business, pour pouvoir demander des gens nouveaux chaque semaine. ce serait mentir que de dire qu'on a vraiment des grosses difficultés à recruter en toute honnêteté après on a toujours des difficultés à recruter les meilleures et on veut aller chercher les meilleurs profils mais on a de la chance dans cet écosystème dans lequel on est quand on arrive à bien communiquer comme on a essayé de le faire quand on arrive à lever des fonds de réussir à attirer les candidats je pense qu'on est à un stade de développement où On n'a pas eu tant de mal que ça à attirer des très bons candidats, des très bons sales, des très bons ingénieurs, des très bons ingénieurs en cybersécurité. Le seul écosystème sur lequel j'ai eu du mal à recruter des profils, des bons profils, c'est dans le monde de l'assurance. On fait de l'assurance et je recrute des souscripteurs à l'assurance, des actuaires, des gestionnaires de sinistre, des métiers assez spécifiques. Faire sortir quelqu'un qui travaille depuis 10, 15, 20 ans chez Iscox, chez AXA, chez Allianz, dans ces grands assureurs, le faire bouger pour rejoindre une startup. parce qu'il a une compétence qui me semble importante pour nous. Ça, ce n'était pas facile. Après, c'est de la force de conviction. Il faut réussir à l'embarquer dans l'aventure, l'intéresser aussi au capital, quelque chose qu'on fait avec tous nos salariés. Tous nos salariés ont des parts de l'entreprise, donc se disent, aujourd'hui, on vaut autant. Si tout se passe bien dans 18 mois, ça fait x5, x10, qui sait ? Et ça peut représenter des plus-values importantes. C'est fictif, c'est potentiel. Ce n'est pas réel encore, mais ce sont des choses qui peuvent aussi aider à attirer.
- Speaker #1
Après, je trouve que c'est très important ce que tu viens de dire parce que clairement, on le sait, on manque de main-d'œuvre en France, sur certains domaines encore plus, dans la tech encore plus. Et je trouve que ce que tu dis est plutôt important, c'est qu'en plus, vous êtes une jeune entreprise, mais vous avez fait un peu déjà, même voir beaucoup, le travail d'un peu de la marque employeur. Voilà, et vous arrivez à attirer les gens parce que vous communiquez aussi. Donc, au milieu qui est aussi beaucoup. D'après ton dernier post, beaucoup plus tôt. Mais bon, ça, je laisserai les gens aller lire, qui est très intéressant. C'est un bon débat que tu as lancé. C'est important et je trouve qu'on arrive à attirer les gens par ce qu'on veut véhiculer par les réseaux sociaux et en sentant aussi que c'est vrai. Je trouve qu'il y en a qui essayent et qui, malheureusement, n'ont pas l'impression que c'est du vrai. Ils ont peut-être du mal à attirer des talents. Voilà, un de vos clients en est, je pense, le parfait exemple avec Respire. Il y a beaucoup de communication autour de la marque, autour de qui vous êtes, de vos valeurs, etc. Et je pense qu'en plus de votre levée de fonds, ça attire les gens. C'est-à-dire, waouh, ils ont fait deux levées de fonds en six mois. Ouais, ça vaut... prend un joli risque à y aller. Et vous racontez l'histoire aussi, tu la racontes très bien aussi, l'histoire de ce que vous voulez donner à Stoïc à devenir le premier... Ah, j'ai perdu le terme. Le premier...
- Speaker #0
Assureur cyber.
- Speaker #1
Assureur cyber d'Europe, je crois, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui. Enfin,
- Speaker #1
c'est d'Europe, on va y aller.
- Speaker #0
On commence par la France et on sera bientôt en Europe.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui, enfin, créer la marque Employeur, t'as raison, c'est un... C'est un effort qui est indispensable et en même temps, ça ne marche que si c'est authentique, comme tu le dis. Et je ne pense pas mentir en disant qu'on met un vrai effort. On n'est jamais parfait, en fait, par des erreurs de gestion humaine. Quand une entreprise qui grandit aussi vite, nécessairement, il y a des erreurs, surtout pour des gens qui sont des fondateurs pour la première fois, comme c'est mon cas, comme c'est le cas de deux de mes trois associés. On apprend en même temps que marche, mais... On essaye vraiment en interne de faire quelque chose de sympa, où les gens bossent, mais sont contents de bosser, et ne sont pas esclavagisés non plus. Moi, j'ai un bébé de quelques mois, je rentre tôt le soir pour pouvoir m'en occuper. Je ne travaille pas le week-end, tout le monde a un rythme qui est pas très sain. Et on essaye de communiquer autour de ce qu'on fait, et la manière dont on le fait, et pourquoi est-ce qu'on le fait de cette manière, pour que ça puisse attirer des gens et que certains s'y retrouvent, si tout se passe bien.
- Speaker #1
Très bien, très bien. On va passer à des questions un tout petit peu plus personnelles, parce que dans l'hélicier des hommes, avec un grand H, il y a homme. Est-ce que tu pourrais nous parler d'un de tes échecs, difficultés, doutes, mais aussi derrière, qu'est-ce que tu as pu en tirer de ça ?
- Speaker #0
C'est une question d'entretien de personnalité, ça.
- Speaker #1
En plus, avec un philosophe en face de moi.
- Speaker #0
Ce n'est pas une question facile parce que des échecs, j'en connais plein tous les jours. Vraiment, il y en a beaucoup. Récemment, j'ai voulu me lancer dans un autre pays que la France et j'ai reçu un nom de la part d'un assureur que je pensais qu'il allait m'accompagner. Peu importe, c'est des choses qui... qui arrivent, j'en ai plein au quotidien, des candidats qui finalement ne nous choisissent pas plutôt qu'un autre, et même dans ma vie passée, hors stoïque, plein d'exemples comme ça, je ne pense pas pouvoir, je pense que ce serait mentir, de parler d'un gros échec qui m'a fait apprendre. J'ai eu la chance, ou la malchance, si on considère que l'échec est à postériorer une réussite, de ne jamais tomber sur quelque chose de très dur, un coup derrière la nuque. Je continue d'avancer, et je sais que le jour où ça m'arrivera, il faudra que je sois préparé, parce que ça arrive dans toute vie, nécessairement. Pour le moment, je suis plutôt confiant parce que les choses me réussissent. Je préférerais raconter une belle histoire d'un échec que j'ai surpassé, mais ce ne serait pas authentique.
- Speaker #1
Oui, oui, non, mais après, il n'y a pas de souci. Mais peut-être aussi, ma question, est-ce que tes voyages ne t'ont pas aidé à aussi voir peut-être différemment la chose et voir aussi ce qu'on parlait de la culture de l'échec ? Est-ce que ça ne t'a pas permis de dire finalement... c'est rien, ça continue, la vie continue et je rebondis tout de suite.
- Speaker #0
En fait, je dirais ça un peu différemment, je pense que un des éléments clés dans la réussite entre guillemets, réussite à sa petite échelle, mais en tout cas réussite de ce qu'on a envie d'entreprendre, c'est la confiance en soi, la confiance dans le fait qu'on va réussir. Et ces années de voyage, des années très introspectives, de réflexion sur moi, sur ce que je voulais, etc. Et... qui m'ont permis d'arriver à un état où je me disais je suis bien dans mes pompes et je sais à peu près ce que je veux, où je veux aller, comment je veux le faire et à partir de là j'ai pu et j'ai l'impression d'avancer avec confiance et plus la confiance plus tu as de la confiance, plus c'est un cercle vertueux parce que tu entreprends des choses que tu vas réussir et qui vont te permettre d'accroître cette confiance je pense que dans le fond la grande difficulté c'est de générer cette confiance à l'origine Et puis le moment où on range sur un échec, elle vient altérer cette confiance qui ne doit pas complètement se dissoudre. Mais selon ce dont je suis absolument persuadé, c'est que toute réussite repose sur deux facteurs nécessaires et suffisants. La somme de ces deux, c'est du travail ou du talent, en tout cas des capacités et de la confiance dans sa réussite. Et si il nous manque un des deux, si Joe Rizonga joue 100 fois contre Djokovic et qu'il est parfois meilleur sur le terrain, mais qui ne croit pas dans le fait qu'il va gagner, il va faiblir sur le dernier set et il va perdre. C'est un truc qu'on voit tout le temps. C'est la peur de gagner, je ne sais pas comment on l'appelle. Mais à la fin, si tu ne crois pas que tu peux le faire, tu ne le fais pas.
- Speaker #1
Un vrai sujet de... Je ne sais pas si tu les connais de la Fédération de la Louse.
- Speaker #0
La Fédération française de la Louse, oui, voilà. Je prends un français, mais il y en a plein d'exemples.
- Speaker #1
Non, non, mais c'est un vrai exemple. En fait, il joue de ça beaucoup. Pour la petite info, il y a un Stéphanois. Ça a été monté par un Stéphanois.
- Speaker #0
La Fédération Française de la Lousse, ils s'y connaissent en ce moment les Stéphanois.
- Speaker #1
Exactement, je ne dirais pas.
- Speaker #0
Moi, je suis supporter de l'OM et mon ennemi juré, c'est l'OL. Donc là-dessus, je me retrouve très bien avec eux.
- Speaker #1
C'est vrai, ce n'est pas Paris.
- Speaker #0
Ils sont dans une autre sphère.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et avec qui ils ont pris quand même un ex-entraîneur Stéphane. Si tu avais un livre, une série ou un film à nous conseiller, je sais que tu es...
- Speaker #0
Ce sera un livre.
- Speaker #1
Oui, ce sera un livre. Je sais que tu aimes bien lire. Est-ce que tu aurais quelque chose ?
- Speaker #0
il y a un livre que j'aime bien, très simple à lire qui fait 50 pages, philosophe français encore une fois simple à lire, qui s'appelle Clément Rosset, qui est mort il y a quelques années et qui s'appelle La Force Majeure qui est un livre très fort sur la puissance de la joie c'est une analyse que je trouve belle et qui m'inspire beaucoup les philosophes font beaucoup plus à inspirer des dirigeants d'entreprise que les bouquins de management qui ont du bon à certains égards mais qui sont quand même des des conseils venus d'en haut, souvent, et prémâchés. Et ce n'est pas comme ça qu'on apprend, je trouve. On apprend en se questionnant et en interrogeant son vécu, plutôt qu'en appliquant des préceptes qui ont été vécus par d'autres.
- Speaker #1
Si un jour, ou si tu as le temps, ou quand tu auras l'opportunité, je t'invite à un moment à te rapprocher du CJD, je pense que c'est le centre des jeunes dirigeants. qui est une association de dirigeants et qui, je pense, tu t'y retrouverais bien dedans. Je pense que tu t'y retrouverais bien parce qu'il y a des valeurs que tu véhicules qui sont celles-ci. Moi, je fais partie du CJD, je suis à la réception de Saint-Etienne depuis j'attaque ma deuxième année et je trouve ça... Voilà, on a des conférences assez importantes de gens. pas forcément philosophes, mais qui ont une philosophie de vie. Je t'inviterai, je t'en reparlerai à l'occasion.
- Speaker #0
Avec plaisir, je ne connaissais pas.
- Speaker #1
C'est hyper instructif, hyper sain. Je t'en parlerai à l'occasion. Si tu avais un conclure,
- Speaker #0
quel est ton mot de la fin ? Bonne question. Si c'est une PME qui m'écoute, assurez-vous, protégez-vous. Si c'est un... potentiel entrepreneur, si vous avez de la confiance, tout va réussir. Et il faut oser, il faut se lancer. C'est quand même des aventures qui sont superbes. De lancer quelque chose qui n'existait pas du tout et de le créer avec ce nid-là, de lui donner vie, c'est une forme de création qui est en tout cas très épanouissante quand on vit.
- Speaker #1
D'accord. Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Là où tu me suis aussi un peu, LinkedIn, je pense que c'est là que je m'exprime le plus. J'avais une vraie version des réseaux sociaux. A l'origine, je ne suis pas sur Instagram, je ne suis pas sur Facebook, je ne suis pas sur les autres réseaux. Et il y a un an, quand j'ai lancé l'entreprise, je me suis dit que LinkedIn, c'était quand même un passage obligé. Et donc, j'ai pris un conseil externe pour m'aider au début à comprendre comment ça marchait, trouver ma ligne éditoriale. Et depuis, je me force à écrire toutes les semaines. J'ai fait une petite pause pendant l'été. Et c'est vrai que c'est un générateur de visibilité qui est assez impressionnant. Donc, je recommande aussi à ceux qui veulent donner un peu de visibilité. Il y a plein de conseils pour ne pas... mal communiqué sur LinkedIn, mais on pourra en parler en off. N'hésitez pas, je réponds a priori à tous mes messages sur LinkedIn.
- Speaker #1
D'accord. Et puis, j'ai rajouté une question pour te rentrer. Est-ce que tu aurais un invité à me conseiller ? Quelqu'un que je pourrais, que tu trouves intéressant et que je pourrais essayer de rencontrer dans ton écosystème, qui pourrait être intéressant, ce que j'interview ?
- Speaker #0
Laisse-moi y réfléchir et te revenir là-dessus. Il y a plein de gens intéressants dans mon entourage, mais si tu veux, je te donne la réponse après.
- Speaker #1
après la production ça marche ça marche pas de soucis merci bah merci beaucoup merci beaucoup Jules c'était hyper intéressant là on a on a vu plein de choses là c'était vraiment cool bah moi je remercie à nos auditeurs aussi de nous avoir écoutés comme vous l'avez dit vous pourrez retrouver Jules sur LinkedIn je vous mettrai aussi les quelques liens qu'on a parlé entre le stoïque entre aussi son le livre le livre qui nous a cité que j'ai mis dans ma prochaine liste de lecture. Si vous avez des questions à propos du système d'information, n'hésitez pas à me contacter via Facebook, LinkedIn, via vos réseaux sociaux. Vous pouvez aussi me contacter sans problème. Abonnez-vous sur votre plateforme d'écoute pour ne pas rater notre prochain épisode.
- Speaker #0
Merci Nicolas. Merci à tous. Au revoir.
- Speaker #1
Voilà pour cette rediffusion avec Jules Verra. Si elle vous a plu, un avis et une note sur votre plateforme d'écoute m'aiderait énormément. Et si vous pensez à quelqu'un que ça pourrait intéresser, partagez-lui l'épisode. C'est le meilleur coup de pouce que vous puissiez me donner. A très vite pour la rentrée.