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Salut les amis, alors aujourd'hui, pas de conseils, voilà, pas d'explications, seulement un récit, celui de ma dernière course, l'hivernale des Templiers avec Bernard, voilà, qui a eu lieu début décembre, une aventure de 65-66 km et... quelques 2300 mètres de dénivelé positif dans le froid du Larzac, des plateaux du Larzac. Donc je te fais ce récit juste après. Un petit peu imagé évidemment, nuancé, mais je tenais à te faire partager un petit peu ce qu'on a vécu avec Bernard pendant ces 9h57 de course partagée ensemble. Donc j'en dis pas plus. Et j'espère que ce petit récit t'immergera dans ton... dans notre journée, dans notre aventure du 8 décembre 2024. Voilà, j'espère que tu seras à mes côtés au travers de mon récit. Allez, je te laisse. Attention, c'est parti. 3, 2, 1, c'est parti. Il est 3h34 du matin, l'obscurité enveloppe tout. Mais une étincelle d'excitation brille dans nos yeux. Avec mon ami Bernard, nous embarquons dans la voiture pour une aventure qui marquera nos esprits. Direction Roquefort sur Soulezon à 6h30 où le signal de départ retentira. Le froid mordant avec ses 5 degrés amplifiés par un vent glacial ne nous freine pas. Au contraire, il aiguise notre détermination. Dans le calme d'un petit matin gelé, nous récupérons... enfin nos dossards. Le sac d'accueil contient un bonnet qui, sans que je le sache encore, deviendra un allié précieux. Un dernier regard échangé avec Bernard, un sourire complice et nous sommes prêts. L'attente s'accompagne d'une montée d'adrénaline amplifiée par l'atmosphère feutrée et cette fameuse mélodie d'Ameno qui emplit l'air créant une communion presque sacrée entre tous les coureurs. Le compte-arbours commence. La tirée, la tirée, mon dorime. A 6h30 précise, nous franchissons la ligne de départ, sas numéro 2. L'obscurité n'est percée que par le scintillement des frontales et le craquement discret de la neige fraîchement tombée sous nos chaussures. Les premiers mètres de la neige sont les plus grands. grimpe doucement, offrant une transition idéale pour s'échauffer malgré le froid vraiment perçant. Une légère couche de neige recouvre doucement les sentiers, transformant le paysage en une toile lumineuse presque magique. Les sensations sont bonnes, la respiration s'accorde au rythme des foulées, les premières ascensions sont exigeantes mais la beauté des montagnes parée de leur manteau blanc fait rapidement oublier les efforts. Chaque inspiration est une bouffée d'air glacier qui revigore, chaque expiration un souffle chargé de détermination. Après deux heures d'effort, nous atteignons le premier ravitaillement. Une chaleur bienvenue nous enveloppe alors que nous savourons une soupe fumante. Elle glisse doucement, réchauffant corps. et surtout esprit. Les bénévoles souriants, malgré le froid, offrent plus que de la nourriture. Ils partagent leur énergie et leur enthousiasme. C'est un moment de réconfort et de fraternité qui redonne véritablement des ailes. Le parcours se poursuit. Les sentiers deviennent plus techniques. Les montées plus raides, les compotes énergétiques rythment mes pauses rapides et je m'hydrate régulièrement, conscient que chaque détail compte pour tenir sur la durée. Bernard et moi avançons en silence, concentrés mais un regard suffit pour nous encourager mutuellement. A partir du deuxième ravitaillement, les choses se corsent. Le vent glacial sur les crêtes mord la peau et ralentit notre progression. Les muscles commencent à protester, mais l'idée d'abandonner est impensable. Les 40 km déjà parcourus semblent un lointain souvenir face aux kilomètres restants. Pourtant, chaque pas nous rapproche un peu plus de notre objectif. L'un des moments les plus durs survient lors d'une montée interminable où les rafales semblent vouloir nous repousser en arrière. Mais c'est précisément dans cette adversité que réside la magie du trail, ce dialogue intérieur où l'on trouve des ressources insoupçonnées. Chaque foulée devient une victoire, chaque maître gagner une preuve de résilience. Enfin, après 9h28 d'effort, nous entamons la dernière ascension. Bernard accuse le coup, ses forces vacillent, mais je décide de rester bien évidemment à ses côtés. Alors nous grimpons ensemble, lentement mais sûrement. porté par l'idée de franchir ensemble cette ligne d'arrivée. Les derniers mètres sont un mélange d'euphorie et d'épuisement. Quand enfin nous apercevons l'arche, nous rentrons dans le gymnase, le soulagement nous submerge. Nous bouclons finalement ces 66 km et 2340 m de dénivelé en 9h57. Chaque douleur, chaque moment de doute s'efface et bien évidemment dans la satisfaction immense d'avoir relevé ce défi tous les deux. Les visages autour de nous, marqués mais radieux, racontent la même histoire, celle... d'un combat mené jusqu'au bout. L'après-course est un moment de partage. Assis au chaud, une boisson chaude entre mes mains, nous échangeons nos impressions évidemment, mais le silence est d'or et il est seulement entrecoupé de rires et de souvenirs partagés. Ces moments d'après-course sont aussi précieux que la course elle-même, car ils tissent, je pense, des liens et gravent des souvenirs vraiment durables. Pour les semaines qui sont venues juste après cette course, le repos a été de mise. Je prévois de laisser encore mon corps se régénérer 2-3 jours, avec des étirements doux et des balades en nature si le soleil veut bien se pointer. Mais l'esprit, lui, bouillonne déjà de projets pour 2025, j'en ai déjà parlé. Chaque course est une page tournée, mais aussi une promesse de nouveaux chapitres à écrire les amis. Le trail ! C'est plus qu'une course, pour moi du moins. C'est une immersion dans la nature, un défi contre soi-même, une aventure humaine. Tu vois, cette journée, celle du 9 décembre, malgré ses souffrances et son froid mordant, restera gravée comme une étoile brillante dans le ciel de mes souvenirs avec Bernard. Voilà, donc à toi qui m'écoutes, je n'ai qu'une chose à te dire, ose rêver, ose tenter. L'aventure. Les sentiers sont là, prêts à te révéler toute leur splendeur. Alors n'hésite pas, vas-y, fonce !
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Direction Roquefort sur Soulezon à 6h30 où le signal de départ retentira. Le froid mordant avec ses 5 degrés amplifiés par un vent glacial ne nous freine pas. Au contraire, il aiguise notre détermination. Dans le calme d'un petit matin gelé, nous récupérons... enfin nos dossards. Le sac d'accueil contient un bonnet qui, sans que je le sache encore, deviendra un allié précieux. Un dernier regard échangé avec Bernard, un sourire complice et nous sommes prêts. L'attente s'accompagne d'une montée d'adrénaline amplifiée par l'atmosphère feutrée et cette fameuse mélodie d'Ameno qui emplit l'air créant une communion presque sacrée entre tous les coureurs. Le compte-arbours commence. La tirée, la tirée, mon dorime. A 6h30 précise, nous franchissons la ligne de départ, sas numéro 2. L'obscurité n'est percée que par le scintillement des frontales et le craquement discret de la neige fraîchement tombée sous nos chaussures. Les premiers mètres de la neige sont les plus grands. grimpe doucement, offrant une transition idéale pour s'échauffer malgré le froid vraiment perçant. Une légère couche de neige recouvre doucement les sentiers, transformant le paysage en une toile lumineuse presque magique. Les sensations sont bonnes, la respiration s'accorde au rythme des foulées, les premières ascensions sont exigeantes mais la beauté des montagnes parée de leur manteau blanc fait rapidement oublier les efforts. Chaque inspiration est une bouffée d'air glacier qui revigore, chaque expiration un souffle chargé de détermination. Après deux heures d'effort, nous atteignons le premier ravitaillement. Une chaleur bienvenue nous enveloppe alors que nous savourons une soupe fumante. Elle glisse doucement, réchauffant corps. et surtout esprit. Les bénévoles souriants, malgré le froid, offrent plus que de la nourriture. Ils partagent leur énergie et leur enthousiasme. C'est un moment de réconfort et de fraternité qui redonne véritablement des ailes. Le parcours se poursuit. Les sentiers deviennent plus techniques. Les montées plus raides, les compotes énergétiques rythment mes pauses rapides et je m'hydrate régulièrement, conscient que chaque détail compte pour tenir sur la durée. Bernard et moi avançons en silence, concentrés mais un regard suffit pour nous encourager mutuellement. A partir du deuxième ravitaillement, les choses se corsent. Le vent glacial sur les crêtes mord la peau et ralentit notre progression. Les muscles commencent à protester, mais l'idée d'abandonner est impensable. Les 40 km déjà parcourus semblent un lointain souvenir face aux kilomètres restants. Pourtant, chaque pas nous rapproche un peu plus de notre objectif. L'un des moments les plus durs survient lors d'une montée interminable où les rafales semblent vouloir nous repousser en arrière. Mais c'est précisément dans cette adversité que réside la magie du trail, ce dialogue intérieur où l'on trouve des ressources insoupçonnées. Chaque foulée devient une victoire, chaque maître gagner une preuve de résilience. Enfin, après 9h28 d'effort, nous entamons la dernière ascension. Bernard accuse le coup, ses forces vacillent, mais je décide de rester bien évidemment à ses côtés. Alors nous grimpons ensemble, lentement mais sûrement. porté par l'idée de franchir ensemble cette ligne d'arrivée. Les derniers mètres sont un mélange d'euphorie et d'épuisement. Quand enfin nous apercevons l'arche, nous rentrons dans le gymnase, le soulagement nous submerge. Nous bouclons finalement ces 66 km et 2340 m de dénivelé en 9h57. Chaque douleur, chaque moment de doute s'efface et bien évidemment dans la satisfaction immense d'avoir relevé ce défi tous les deux. Les visages autour de nous, marqués mais radieux, racontent la même histoire, celle... d'un combat mené jusqu'au bout. L'après-course est un moment de partage. Assis au chaud, une boisson chaude entre mes mains, nous échangeons nos impressions évidemment, mais le silence est d'or et il est seulement entrecoupé de rires et de souvenirs partagés. Ces moments d'après-course sont aussi précieux que la course elle-même, car ils tissent, je pense, des liens et gravent des souvenirs vraiment durables. Pour les semaines qui sont venues juste après cette course, le repos a été de mise. Je prévois de laisser encore mon corps se régénérer 2-3 jours, avec des étirements doux et des balades en nature si le soleil veut bien se pointer. Mais l'esprit, lui, bouillonne déjà de projets pour 2025, j'en ai déjà parlé. Chaque course est une page tournée, mais aussi une promesse de nouveaux chapitres à écrire les amis. Le trail ! C'est plus qu'une course, pour moi du moins. C'est une immersion dans la nature, un défi contre soi-même, une aventure humaine. Tu vois, cette journée, celle du 9 décembre, malgré ses souffrances et son froid mordant, restera gravée comme une étoile brillante dans le ciel de mes souvenirs avec Bernard. Voilà, donc à toi qui m'écoutes, je n'ai qu'une chose à te dire, ose rêver, ose tenter. L'aventure. Les sentiers sont là, prêts à te révéler toute leur splendeur. Alors n'hésite pas, vas-y, fonce !
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Direction Roquefort sur Soulezon à 6h30 où le signal de départ retentira. Le froid mordant avec ses 5 degrés amplifiés par un vent glacial ne nous freine pas. Au contraire, il aiguise notre détermination. Dans le calme d'un petit matin gelé, nous récupérons... enfin nos dossards. Le sac d'accueil contient un bonnet qui, sans que je le sache encore, deviendra un allié précieux. Un dernier regard échangé avec Bernard, un sourire complice et nous sommes prêts. L'attente s'accompagne d'une montée d'adrénaline amplifiée par l'atmosphère feutrée et cette fameuse mélodie d'Ameno qui emplit l'air créant une communion presque sacrée entre tous les coureurs. Le compte-arbours commence. La tirée, la tirée, mon dorime. A 6h30 précise, nous franchissons la ligne de départ, sas numéro 2. L'obscurité n'est percée que par le scintillement des frontales et le craquement discret de la neige fraîchement tombée sous nos chaussures. Les premiers mètres de la neige sont les plus grands. grimpe doucement, offrant une transition idéale pour s'échauffer malgré le froid vraiment perçant. Une légère couche de neige recouvre doucement les sentiers, transformant le paysage en une toile lumineuse presque magique. Les sensations sont bonnes, la respiration s'accorde au rythme des foulées, les premières ascensions sont exigeantes mais la beauté des montagnes parée de leur manteau blanc fait rapidement oublier les efforts. Chaque inspiration est une bouffée d'air glacier qui revigore, chaque expiration un souffle chargé de détermination. Après deux heures d'effort, nous atteignons le premier ravitaillement. Une chaleur bienvenue nous enveloppe alors que nous savourons une soupe fumante. Elle glisse doucement, réchauffant corps. et surtout esprit. Les bénévoles souriants, malgré le froid, offrent plus que de la nourriture. Ils partagent leur énergie et leur enthousiasme. C'est un moment de réconfort et de fraternité qui redonne véritablement des ailes. Le parcours se poursuit. Les sentiers deviennent plus techniques. Les montées plus raides, les compotes énergétiques rythment mes pauses rapides et je m'hydrate régulièrement, conscient que chaque détail compte pour tenir sur la durée. Bernard et moi avançons en silence, concentrés mais un regard suffit pour nous encourager mutuellement. A partir du deuxième ravitaillement, les choses se corsent. Le vent glacial sur les crêtes mord la peau et ralentit notre progression. Les muscles commencent à protester, mais l'idée d'abandonner est impensable. Les 40 km déjà parcourus semblent un lointain souvenir face aux kilomètres restants. Pourtant, chaque pas nous rapproche un peu plus de notre objectif. L'un des moments les plus durs survient lors d'une montée interminable où les rafales semblent vouloir nous repousser en arrière. Mais c'est précisément dans cette adversité que réside la magie du trail, ce dialogue intérieur où l'on trouve des ressources insoupçonnées. Chaque foulée devient une victoire, chaque maître gagner une preuve de résilience. Enfin, après 9h28 d'effort, nous entamons la dernière ascension. Bernard accuse le coup, ses forces vacillent, mais je décide de rester bien évidemment à ses côtés. Alors nous grimpons ensemble, lentement mais sûrement. porté par l'idée de franchir ensemble cette ligne d'arrivée. Les derniers mètres sont un mélange d'euphorie et d'épuisement. Quand enfin nous apercevons l'arche, nous rentrons dans le gymnase, le soulagement nous submerge. Nous bouclons finalement ces 66 km et 2340 m de dénivelé en 9h57. Chaque douleur, chaque moment de doute s'efface et bien évidemment dans la satisfaction immense d'avoir relevé ce défi tous les deux. Les visages autour de nous, marqués mais radieux, racontent la même histoire, celle... d'un combat mené jusqu'au bout. L'après-course est un moment de partage. Assis au chaud, une boisson chaude entre mes mains, nous échangeons nos impressions évidemment, mais le silence est d'or et il est seulement entrecoupé de rires et de souvenirs partagés. Ces moments d'après-course sont aussi précieux que la course elle-même, car ils tissent, je pense, des liens et gravent des souvenirs vraiment durables. Pour les semaines qui sont venues juste après cette course, le repos a été de mise. Je prévois de laisser encore mon corps se régénérer 2-3 jours, avec des étirements doux et des balades en nature si le soleil veut bien se pointer. Mais l'esprit, lui, bouillonne déjà de projets pour 2025, j'en ai déjà parlé. Chaque course est une page tournée, mais aussi une promesse de nouveaux chapitres à écrire les amis. Le trail ! C'est plus qu'une course, pour moi du moins. C'est une immersion dans la nature, un défi contre soi-même, une aventure humaine. Tu vois, cette journée, celle du 9 décembre, malgré ses souffrances et son froid mordant, restera gravée comme une étoile brillante dans le ciel de mes souvenirs avec Bernard. Voilà, donc à toi qui m'écoutes, je n'ai qu'une chose à te dire, ose rêver, ose tenter. L'aventure. Les sentiers sont là, prêts à te révéler toute leur splendeur. Alors n'hésite pas, vas-y, fonce !
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Direction Roquefort sur Soulezon à 6h30 où le signal de départ retentira. Le froid mordant avec ses 5 degrés amplifiés par un vent glacial ne nous freine pas. Au contraire, il aiguise notre détermination. Dans le calme d'un petit matin gelé, nous récupérons... enfin nos dossards. Le sac d'accueil contient un bonnet qui, sans que je le sache encore, deviendra un allié précieux. Un dernier regard échangé avec Bernard, un sourire complice et nous sommes prêts. L'attente s'accompagne d'une montée d'adrénaline amplifiée par l'atmosphère feutrée et cette fameuse mélodie d'Ameno qui emplit l'air créant une communion presque sacrée entre tous les coureurs. Le compte-arbours commence. La tirée, la tirée, mon dorime. A 6h30 précise, nous franchissons la ligne de départ, sas numéro 2. L'obscurité n'est percée que par le scintillement des frontales et le craquement discret de la neige fraîchement tombée sous nos chaussures. Les premiers mètres de la neige sont les plus grands. grimpe doucement, offrant une transition idéale pour s'échauffer malgré le froid vraiment perçant. Une légère couche de neige recouvre doucement les sentiers, transformant le paysage en une toile lumineuse presque magique. Les sensations sont bonnes, la respiration s'accorde au rythme des foulées, les premières ascensions sont exigeantes mais la beauté des montagnes parée de leur manteau blanc fait rapidement oublier les efforts. Chaque inspiration est une bouffée d'air glacier qui revigore, chaque expiration un souffle chargé de détermination. Après deux heures d'effort, nous atteignons le premier ravitaillement. Une chaleur bienvenue nous enveloppe alors que nous savourons une soupe fumante. Elle glisse doucement, réchauffant corps. et surtout esprit. Les bénévoles souriants, malgré le froid, offrent plus que de la nourriture. Ils partagent leur énergie et leur enthousiasme. C'est un moment de réconfort et de fraternité qui redonne véritablement des ailes. Le parcours se poursuit. Les sentiers deviennent plus techniques. Les montées plus raides, les compotes énergétiques rythment mes pauses rapides et je m'hydrate régulièrement, conscient que chaque détail compte pour tenir sur la durée. Bernard et moi avançons en silence, concentrés mais un regard suffit pour nous encourager mutuellement. A partir du deuxième ravitaillement, les choses se corsent. Le vent glacial sur les crêtes mord la peau et ralentit notre progression. Les muscles commencent à protester, mais l'idée d'abandonner est impensable. Les 40 km déjà parcourus semblent un lointain souvenir face aux kilomètres restants. Pourtant, chaque pas nous rapproche un peu plus de notre objectif. L'un des moments les plus durs survient lors d'une montée interminable où les rafales semblent vouloir nous repousser en arrière. Mais c'est précisément dans cette adversité que réside la magie du trail, ce dialogue intérieur où l'on trouve des ressources insoupçonnées. Chaque foulée devient une victoire, chaque maître gagner une preuve de résilience. Enfin, après 9h28 d'effort, nous entamons la dernière ascension. Bernard accuse le coup, ses forces vacillent, mais je décide de rester bien évidemment à ses côtés. Alors nous grimpons ensemble, lentement mais sûrement. porté par l'idée de franchir ensemble cette ligne d'arrivée. Les derniers mètres sont un mélange d'euphorie et d'épuisement. Quand enfin nous apercevons l'arche, nous rentrons dans le gymnase, le soulagement nous submerge. Nous bouclons finalement ces 66 km et 2340 m de dénivelé en 9h57. Chaque douleur, chaque moment de doute s'efface et bien évidemment dans la satisfaction immense d'avoir relevé ce défi tous les deux. Les visages autour de nous, marqués mais radieux, racontent la même histoire, celle... d'un combat mené jusqu'au bout. L'après-course est un moment de partage. Assis au chaud, une boisson chaude entre mes mains, nous échangeons nos impressions évidemment, mais le silence est d'or et il est seulement entrecoupé de rires et de souvenirs partagés. Ces moments d'après-course sont aussi précieux que la course elle-même, car ils tissent, je pense, des liens et gravent des souvenirs vraiment durables. Pour les semaines qui sont venues juste après cette course, le repos a été de mise. Je prévois de laisser encore mon corps se régénérer 2-3 jours, avec des étirements doux et des balades en nature si le soleil veut bien se pointer. Mais l'esprit, lui, bouillonne déjà de projets pour 2025, j'en ai déjà parlé. Chaque course est une page tournée, mais aussi une promesse de nouveaux chapitres à écrire les amis. Le trail ! C'est plus qu'une course, pour moi du moins. C'est une immersion dans la nature, un défi contre soi-même, une aventure humaine. Tu vois, cette journée, celle du 9 décembre, malgré ses souffrances et son froid mordant, restera gravée comme une étoile brillante dans le ciel de mes souvenirs avec Bernard. Voilà, donc à toi qui m'écoutes, je n'ai qu'une chose à te dire, ose rêver, ose tenter. L'aventure. Les sentiers sont là, prêts à te révéler toute leur splendeur. Alors n'hésite pas, vas-y, fonce !
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