Speaker #0et bienvenue trailer trailer runner runner dans ce nouvel épisode du 5 km à l'ultra trail podcast qui partagent des conseils pour que vous puissiez courir et atteindre vos objectifs personnels dans la course à pied salut les amis j'espère que vous allez bien en ce lundi je ne sais pas combien, lundi 10 mars bon le week-end s'est passé il a été un petit peu bizarre ce week-end, ouais bizarre parce qu'il y a eu beaucoup de vent samedi, un vent à décorner les boeufs vraiment, les boeufs pardon et je me suis dit allez je vais courir demain donc dimanche pour, au moment où je me suis dit ça, dimanche je savais qu'il pleuvait et donc je suis sorti, ah ça a été tempête j'avais le vent et j'avais la pluie ça m'a permis de tester encore une nouvelle fois ma veste qui est étanche ... La veste Red Light Ultra MP 20K, elle est étanche, elle est toute jaune. Elle a fait le job et surtout les amis, ne pas oublier la casquette. La casquette à mettre sous la capuche, ça permet de garder les yeux ouverts en course. Parce que oui, on est peut-être protégé de partout, mais quand on se prend la pluie dans la tête, dans les yeux, c'est pas évident à laisser les yeux ouverts. Et plus tu vas vite et plus c'est la misère. Donc, imagine en course où tu prends un petit peu de vitesse, c'est la galère. Donc, la casquette, ça marche très bien en course à pied. Ça marche très bien aussi à vélo. Quand je faisais du vélo, j'avais mon casque et par-dessous mon casque, je mettais une visière. C'était ma casquette. Et c'est chouette parce que sans ça, avec la vitesse du vélo en plus, c'est horrible. Donc, voilà. Allez, de quoi je vais te parler aujourd'hui ? Écoute, j'avais plusieurs idées. avec des titres comme « Courir vite, ne fais pas de toi un meilleur coureur » « Courir vite, ne fais pas de toi un meilleur coureur » ou sinon j'avais un autre nom pour l'épisode, c'est « Arrête de courir pour les autres » . Mais j'ai quand même envie de parler avec ce titre de « Courir vite, ne fais pas de toi un meilleur coureur » . En fait, c'est un commentaire d'un de mes coachés qui a eu peur un petit peu, je crois, il va se reconnaître, parce que de temps en temps, je dis, même souvent, j'essaye de donner des chronos, en disant, voilà, un 20 km rail, tout le coup, entre 2h, 2h30, 3h, suivant le dénivelé, et là, il prépare un 70 km, et du coup, la transe au braque. Et du coup, il a eu peur, il m'a dit, non, mais moi, les 20 km, je... je l'ai fait en 3-4 heures, pas 2h, 2h30. Donc là, en fait, moi, je veux juste terminer en bon état mon 70 km. Et du coup, ça m'a fait sourire parce que c'est vrai que j'essaye de donner des conseils, j'essaye de ne pas être trop, trop, alors, pas être trop précis, enfin, le terme précis n'est pas adapté, mais je ne veux pas vous enfermer dans des chronos spécifiques. Alors, de temps en temps, je dis, ben voilà, un 20 km, c'est entre temps et temps, mais... C'est vraiment des fourchettes qui sont adaptées à la majorité. Et encore, c'est juste pour donner un ordre d'idée. Donc, évidemment, les objectifs de mes coachés sont les leurs. Ce n'est pas mes objectifs. Comme je lui ai dit, je lui ai répondu par WhatsApp sur un vocabulaire. Je lui ai dit, écoute, tes objectifs, oui, on est d'accord. Ce n'est pas les miens. Je ne veux pas te faire courir le 70 km en 15 heures. Non. Déjà, bon, chacun, voilà. En fait, c'est ça. Est-ce que, par exemple, et ça m'a fait penser à ça. Est-ce que courir vite fait de nous... un meilleur coureur, parce que quand on commence la course à pied, c'est rare qu'on commence par le côté plaisir, vraiment. C'est plutôt par le côté challenge. Il y a le côté bonne santé, mais assez vite, suivant notre âge et suivant notre expérience, nos objectifs en fait, on commence, on a des chronos en tête qui arrivent assez vite. rapidement quand même, à partir du moment où tu arrives à courir 30 minutes, 45, que tu te dis tiens je ferai bien mon premier 10 kilomètres peut-être, 5 kilomètres, 10 kilomètres et puis ainsi de suite, on a ces chronos qui comme ça nous rentrent dans la tête parce que c'est les chronos qu'on fait, donc il ne faut pas les rejeter, ils sont là, ils sont bien, on se challenge, ça fait partie du jeu. Mais du coup, est-ce que courir vite, battre ses records personnels, Fonds de nous un meilleur coureur par rapport à ce qu'on était il y a un an par exemple. Si tu cours ton 20 km rail en 2h30 ou ton semi-marathon en 2h et que l'année dernière tu l'avais fait en 1h50, est-ce que ça fait de toi un meilleur coureur ? Je veux dire, certainement si tu ne te fies qu'au chrono, et je sais qu'il y en a qui sont déçus de leur chrono quand ils visent un chrono et ils comparent. C'est normal, c'est humain. Moi aussi, non, je ne compare pas. En fait, si tu compares par rapport à ce qui est comparable, c'est-à-dire que tu cours sur route, c'est hyper comparable. Après, il y a la météo, il y a le facteur météo. Mais moi, j'ai déjà fait 2-3 semis d'année en année. Le même semi, je vois quel temps je fais. Je sais si je m'améliore ou pas, mais on améliore le chrono. Mais est-ce qu'on devient meilleur coureur ? Alors ça, c'est vraiment un autre débat. Tout dépend de ce qu'on appelle meilleur coureur. Et moi un meilleur coureur les amis, c'est pas celui qui pète son record, qui te dit qu'il fait bien, et puis c'est assez personnel. Pour moi un meilleur coureur, c'est un coureur qui... allez, je vais prendre position, mais je sais même pas si c'est... Pour moi c'est ma définition, c'est peut-être pas la tienne. Devenir un meilleur coureur, c'est acquérir une compréhension de ce qui est bon pour toi dans la course à pied. par rapport à tes objectifs, c'est-à-dire la régularité, la progressivité, se fixer des objectifs réalisables, mesurables dans le temps. Pour moi, c'est ça devenir meilleur coureur, c'est arrondir la sphère. J'en parle de temps en temps, moi je considère qu'au début, on est limite un disque ou on est juste une petite boule. Et puis plus on acquiert une bille, plus on acquiert des compétences en alimentation, en alimentation. en stratégie de course, en entraînement, en gestion du stress, plus la bille grossit pour devenir une sphère de plus en plus grosse. Et c'est ça qui, à mon sens, nous fait devenir de meilleurs coureurs, c'est augmenter nos connaissances, notre compréhension de ce qui fonctionne pour nous en termes d'entraînement, d'alimentation, de préparation de course, de gestion de l'entraînement et des efforts aussi. Tout ça fait qu'on devient un meilleur coureur. Et les courses ne sont que des conséquences de tout ça. Donc, sincèrement, juste enfermer le terme, je ne trouve plus le terme, mais dire qu'on est un meilleur coureur parce qu'on a gratté deux minutes par rapport à son temps de l'année dernière ou d'il y a trois mois, c'est hyper restrictif. Je trouve ça nul parce que qui ne va pas te dire que tu n'es pas en train de te blesser ? Et quand on se blesse comme ça, on ne devient pas meilleur coureur. On l'apprend effectivement, c'est en se blessant qu'on apprend, c'est en faisant des bêtises entre guillemets qu'on apprend ce qui est bien pour nous et ce qui ne va pas pour nous. C'est comme ça qu'on devient meilleur coureur. Donc c'est vrai que courir vite, non, ça ne fait pas de toi un meilleur coureur, mais par contre, ça peut à l'occasion... très souvent d'ailleurs, sur route notamment et même sur des trails, ça peut valider un entraînement. Ça peut valider ton entraînement, un entraînement qui est valable. Là, tu as terminé ta course, tu as gratté 10 minutes, 5 minutes, 2 minutes, c'est ce que tu recherchais. OK, ton entraînement était valable, était apparemment adapté et ça valide, à mon sens, un entraînement. Est-ce que ça te fait de toi un meilleur coureur ? Peut-être momentanément. à un instant donné, tu es peut-être une meilleure version que toi-même à l'époque. Mais est-ce que ça va durer ? Est-ce que tu as réellement compris ? On remet toujours le bleu de chauffe. Une fois qu'on a fini un cycle, une course, on récupère. Déjà, il faut déjà bien récupérer. Il faut comprendre cette notion de récupération. Et on repasse par les fondamentaux, les bases, l'endurance fondamentale, les cycles, les machins. C'est ça qui fait que... On augmente nos connaissances, nos compétences et à mon sens qu'on devient meilleur coureur d'année en année. Forcément, la version du coureur que je suis actuellement, est-ce qu'elle est meilleure de celle d'il y a 3-4 ans après mes débuts ? Dans la compréhension, il n'y a pas photo. Maintenant, dans les résultats purs et durs, si je devais recourir à les mêmes courses qu'à l'époque, c'est certain, pour l'instant, là tout de suite, je ne ferais pas les mêmes résultats. Il serait moins bon. Ceci étant dit... Tu me laisses me préparer correctement, retravailler un petit peu le cardio quand même, un petit peu beaucoup. Bon ben là, je pense que je serai meilleur, mais ça demandera un petit peu plus de temps de préparation finalement. Donc c'est vrai que... devenir meilleur parce qu'on court plus vite, pour moi, ça n'a pas vraiment de sens. Et du coup, le deuxième titre que j'avais hésité à mettre, c'était arrête de courir pour les autres. Parce que, oui, courir vite, alors, courir vite, à mon sens, ne fait pas de nous de meilleurs coureurs. Le meilleur coureur, c'est par rapport à tes objectifs. Et il ne faut pas se tromper d'objectif. Est-ce que tu cours pour toi ? Est-ce que tu cours pour le regard des autres ? Ce genre de choses. Je reprends ça Strava et ses dérives des réseaux sociaux où on étale sans le vouloir, on ne s'en rend pas compte, mais on est très vite dans la comparaison. Et c'est vrai que le monde du trail a tendance à limiter cette comparaison. parce qu'il n'y a pas que le top départ, il n'y a pas juste trois ravitaux et la ligne d'arrivée, non. Le trail, il y a d'autres choses. Et je ne parle pas d'Urban Trail, je parle vraiment de trail, l'esprit trail dans la campagne, dans la montagne, dans la boue, dans l'effort, dans la marche, dans les ravitaillements, j'allais dire familiaux, mais conviviaux. voilà chacun se soutient parce qu'on est tous dans la même galère on avance plus ou moins bien suivant son niveau suivant son état de forme donc forcément le temps devient quelque chose qui n'est pas important sauf évidemment pour les barrières horaires il n'y a pas de barrière horaire d'ailleurs sur route enfin marathon est-ce qu'il y a une barrière horaire sur marathon ? oui à la fin mais est-ce qu'il y a une barrière horaire au 21ème kilomètre par exemple ? et bien je ne sais pas je ne sais pas je ne pense pas mais tu vois ce que je veux dire on court pour soi et il ne faut surtout pas se comparer donc en trail c'est plus facile de ne pas se comparer moi courir c'est clairement une aventure personnelle et j'aime bien le mot aventure avant de dire course pour moi le trail c'est une aventure la course à pied, semi-marathon marathon 10 km, c'est pas une aventure c'est du sport le trail c'est du sport aussi mais c'est du sport dans une aventure qui est vraiment personnelle. C'est moi qui le définis, c'est moi qui travaille mon mental pour ça. Alors oui, sur la route, on peut dire la même chose, mais clairement, l'environnement fait que pour moi, ça ressemble beaucoup plus à une aventure qu'à une ligne droite tracée, une route tracée tout droit ou avec des virages si tu veux, mais les foulées sont toutes les mêmes. Bon, c'est pas foufou. Peut-être que je me relancerais, toi, sur un marathon ou semi-marathon, je ne sais pas. Mais pour moi, le trail, l'ultra-trail, c'est une aventure pour essayer de finir mes courses en plus ou moins bonne forme, prendre du plaisir, progresser à mon rythme. C'est vraiment quelque chose qui est personnel. Et moi, je t'engage, que tu sois sur route ou sur trail, à te fixer, à écrire peut-être même ton objectif. sur un papier. Qu'est-ce que tu veux faire cette année ? Qu'est-ce que tu veux réussir ? Quelle est la course pour toi qui a le plus de valeur à tes yeux sur cette année de course ? Si tu débutes, quel est ton objectif que tu veux atteindre ? Est-ce qu'il est atteignable ? Est-ce qu'il n'est pas too much ? Est-ce que il te convient ? Est-ce que c'est possible que tu l'atteignes ? Si tu t'écoutes, j'ai plusieurs coachés qui vont dire « Bah non, je ne pensais pas être capable de ça » . C'est bien pour ça que parfois il faut s'entourer de gens qui te fassent vraiment progresser, qui croient en toi, qui te fassent progresser de la meilleure des manières. Donc c'est pour ça qu'il y en a qui font appel à mes services de coaching et je leur remercie d'ailleurs. Mais c'est pour ça que ça peut être aussi compliqué d'écrire son objectif sur un papier. Mais il y a un moment où on commence à se connaître. Alors si tu as peur, on met des objectifs un tout petit peu moins élevés, que tu penses atteignables. Et puis petit à petit, je ne me suis jamais fixé d'objectifs inatteignables. Ceci étant dit, je suis passé du 100 au 160. Là ça a été le plus gros step. Mais sinon, sans m'en rendre compte, je suis passé du 10, 20, 30, 40, 50. Je n'ai pas fait le 60, je suis passé au 70 et 100. Donc j'ai été hyper progressif sans m'en rendre compte parce que je ne me voyais pas finir mes courses. Quand j'étais au 70 km, quand j'ai terminé les 70 km plusieurs fois, je ne me voyais pas m'inscrire sur un 160. Pour moi la marche était trop haute. J'avais trop d'inconnus, je ne me voyais pas franchir la ligne d'arrivée. Et à partir de là, c'est compliqué de s'inscrire avec une confiance. Donc je suis passé par la case 100 km, ce qui était très bien. Mais se fixer des objectifs n'est pas... C'est forcément hyper facile. Il faut réfléchir un petit peu maintenant, si tu as l'habitude. Fixe-toi un objectif, ou peut-être plusieurs, mais même en te fixant plusieurs objectifs, il faut, dans tes entraînements, peut-être en choisir un. Si tu ne devais en choisir qu'un, lequel tu prioriserais ? Voilà, pour ne pas te tromper d'objectif, peut-être à un moment donné, quand plusieurs choix s'offriront à toi, ou des contraintes, tu seras blessé, tu partiras en voyage, je ne sais pas. il faudra à un moment peut-être lever le pied pour mettre toutes les chances de ton côté de réussir ton objectif. Mais c'est le tien, ce n'est pas le mien, ce n'est pas celui des voisins, c'est le tien. Donc vraiment, il ne faut pas se comparer, il faut courir pour soi et pas pour les autres. Même si les autres te disent que tu es nul, même si les autres disent que 6 minutes au kilomètre, être un escargot, ce n'est pas courir. Ou pire, 8 minutes au kilomètre, 10 minutes au kilomètre, ce n'est pas courir. on s'en fout, ces gens là ils sont pas intéressants, donc faut se raccrocher aux gens qui sont intéressants, aux gens qui te soutiennent parce qu'il y aura toujours quelqu'un qui va te contredire toujours quelqu'un qui va te critiquer et ceux qui sont de ton côté c'est comme tout on les voit moins ils se montrent moins, ils se manifestent moins alors qu'ils pensent comme toi, ils sont là pour toi donc voilà ça me fait penser à mon père à l'époque, quand je ramenais des bonnes notes à l'école bon bah ok ... Je ramène une mauvaise note, pourquoi t'appuies plus ? C'est hyper déprimant, et je pense que je n'étais pas le seul. Donc voilà, tu étais à l'école au début pour rendre fiers à tes parents, t'es content, machin, mais quand t'as pas de retour, c'est un peu déprimant, et que les seuls retours que t'as, c'est la critique quand tu vas un peu moins bien, parce qu'on a le droit de ne pas aller bien, de ramener des mauvaises notes, bah oui, c'est les choses qui arrivent, évidemment, bah là, bim, critique. Et en course à pied, c'est pareil, et c'est même pire, parce que... 7 minutes au kilomètre, même si pour toi t'es bien et tu te fais tailler un short par deux trouducs que tu croises et qui te regardent en disant « tu cours même pas » , ceux-là j'ai envie de les tabasser. Moi j'ai personne à tabasser chez moi dans ma forêt, je ne cherche que les chevreuils qui daignent bien se montrer quand je passe, voilà c'est tout. Mais tout ça pour dire cours pour toi, fixe-toi des objectifs et ce n'est pas parce que tu cours plus vite que tu deviens un meilleur coureur. Voilà, je pense que tout est dit. Enfin, tout ce que j'avais à dire, je l'ai dit. Bon, les amis, merci en tout cas. J'ai pas mal de retours, c'est sympa. C'est sympa, ça me fait penser. Ça me fait penser. Tirage au sort pour gagner un dossard de la Swiss Peak. 70 km début septembre. Voilà, le tirage au sort, c'est mardi. Mardi 11, le soir. Donc, dépêche-toi sur Instagram. de partager mon post si ça t'intéresse, de le publier en story et de taguer moi et la Suisse Peak. Il l'a partagé avec deux amis à toi qui, peut-être, aimeraient bien participer à un 70 km gratos en Suisse. C'est quand même super joli là-bas, les amis. Début septembre, il fait encore beau. C'est une saison idéale et j'ai vraiment à dire moi sur mon 380 km. Et l'autre tirage au sort, il y aura un deuxième tirage au sort, c'est 5. personnes qui pourront acheter leur dossard avec 15% de réduction sur les dossards qui restent. Donc 70, 24, je ne sais pas s'il en reste. Il reste un petit peu de 100, mais 15% de réduction, c'est toujours ça le prix sur un dossard. Donc voilà, et puis on se retrouve demain ou après-demain, bref, pour un nouvel épisode. Allez, sur ce, merci à vous de votre fidélité. N'oubliez pas de noter 5 étoiles sur 5 ce petit podcast et on se dit à très vite. Ciao ciao !