Speaker #0Bienvenue dans du 5 km à l'Ultra Trail, le podcast qui t'aide à progresser en trail avec méthode, plaisir et confiance. Et cela quel que soit ton niveau. Attention 3, 2, 1, c'est parti ! Et bonjour les amis, bienvenue dans ce nouvel épisode du 5 km à l'Ultra Trail. j'espère que vous allez bien. Alors, j'ai l'air en forme, mais en fait, je ne le suis pas du tout. J'ai vraiment... Je ne sais pas ce que j'ai. J'ai la gorge en feu. J'ai mal au crâne. J'ai mal aux yeux. Bref, je pense que j'ai chopé la misère. Allez, c'est pas grave. Ça va passer. En tout cas, je suis extrêmement content de vous retrouver, de te retrouver aujourd'hui dans cet épisode parce que je sais qu'il n'y a que des gens sympas, très sympas, qui... qui m'écoutaient dans ce podcast et dans ma communauté. Je dis ça parce que je viens de lire un commentaire sur Facebook. Les gens pensent qu'ils peuvent débiter des conneries sur tes vidéos derrière leur petit écran et ils ont le droit. Ça me fatigue Facebook. Heureusement, vous êtes hyper sympa, hyper bienveillant et c'est ce que je veux. Ça me fait extrêmement plaisir de venir discuter avec vous. Je vais donner des conseils, pas tous les jours, mais assez souvent quand même. Et je sais qu'ils sont entendus, écoutés et souvent mis en place. Donc, je continue. Alors, aujourd'hui, de quoi j'ai envie de te parler ? J'avais plusieurs choix. À vrai dire, c'est vrai que j'ai quand même un petit peu hésité, mais je vais te parler d'échelle de ressenti, de la perception de l'effort. En fait, la différence entre... la perception de l'effort et le ressenti de l'effort. Et là, on joue un petit peu dans la finesse. Je te dis ça parce que j'ai des nouveaux coachés en ce moment et il faut expliquer, par exemple, moi sur mes coachés, je leur explique l'échelle de Borg. L'échelle de Borg, je ne sais pas si tu sais ce que c'est ou pas, tu tapes sur internet échelle de Borg, ceci étant dit, est-ce que je peux le mettre ? Alors si tu es inscrit ou inscrite à la newsletter heures. Tu la recevras, voilà, il sera dedans, c'est le sujet du mail de la newsletter d'aujourd'hui, enfin d'aujourd'hui, du lundi 27 octobre, sur l'échelle du Borg, le ressenti, la différence entre la perception de l'effort, donc l'échelle du Borg qui va de 1 à 10, et le ressenti de l'effort. C'est important, c'est important parce que je trouve que c'est d'autant plus important d'avoir ce genre de perception de ce qu'on est en train de faire quand on fait du trail. Par rapport peut-être à quand on s'entraîne sur la route, parce que je trouve que le trail c'est la route un petit peu bodybuildée et tout, plus plus, il faut prendre en compte plus de paramètres et notamment vraiment la perception de l'effort. Alors oui, il faut prendre en compte la perception de l'effort aussi sur la route, évidemment, comme le ressenti de l'effort, mais c'est vrai que sur la route on est un petit peu plus cadré, dirigé et c'est bien ce qui fait la beauté et en même temps toute la difficulté du trail, c'est qu'on ne peut pas suivre. on peut pas suivre une allure comme sur la route en disant ok je fais 3 fois 3000 à 4 minutes 30 au kilomètre, bah en fait non, sauf si tu t'entraînes sur la route oui tu peux le faire, mais dès que tu cours sur les chemins, bah c'est un petit peu vallonné ou même pas vallonné en fait, juste des chemins, bah oui tu perds, c'est normal tu perds en vitesse, en allure donc la perception de l'effort et le ressenti de l'effort clairement c'est beaucoup plus pour moi, à mon sens au niveau du trail Merci. que de la route. Maintenant, je ne coache plus les gens pour la route. Je vous le dis, j'ai arrêté d'entraîner les gens, de coacher les gens pour du marathon. Alors j'en ai encore quelques-uns, quelques-unes que je garde évidemment, mais la route ne m'intéresse pas et je préfère faire évoluer les gens dans une pratique qui m'intéresse, notamment le trail et pourquoi pas l'ultra trail. Évidemment, c'est un petit peu mon dada. Donc, la perception de l'effort. Est-ce que tu sais ce que c'est la perception de l'effort ? Alors, je vais te le dire, c'est souvent en fait plus cognitif, plus conscient. C'est la manière dont tu vas évoluer l'intensité de ce que tu es en train de faire en fonction de tes signaux internes et externes. C'est-à-dire que... tu dois te dire, tiens, je cours à 5 minutes 30 au kilomètre, mais j'ai l'impression que quand même, c'est très dur aujourd'hui. Allez, j'ai monté cette côte à bloc, séance de côte, c'était 9 sur 10, où j'ai fait une séance zone 2, parce que je ne suis pas fan des zones, mais ceci étant dit, si tu te sers des zones, qu'elles sont bien calibrées, évidemment, c'est une information. J'aurais pu parler tout du long. C'est ce qu'on mesure avec des échelles comme l'échelle de Borg qui va de 1 à 10. C'est un outil, vraiment un indicateur. Tu observes et tu juges ton effort. Ok, c'était très dur aujourd'hui, j'ai monté cette côte. Ok, sur une échelle de 1 à 10, je me mettrais 9 sur 10 parce que j'ai vraiment tout donné. Peut-être, je ne sais pas si ça te parle, parce que ce n'est pas évident entre la perception de l'effort et le ressenti. Le ressenti, c'est... On est un petit peu plus dans le corps, plus dans le vécu émotionnel et sensoriel de l'effort. C'est comment tu vis ton effort à l'intérieur. Tu sais, physiquement, tu sais que tu es en train d'envoyer. Tu sais que là, dans la perception de l'effort, tu sais que tu es en train de courir vite, peut-être. Tu es en train de faire un 30-30, 30 secondes à fond. Et là, tu sais qu'en perception, tu envoies. Mais en ressenti, comment tu te sens ? Est-ce que... Tu te sens lourd ou lourde ? Est-ce que tu avais les jambes ? Est-ce qu'au contraire, tu étais vraiment bien ? Tu avais une sensation de puissance ? Ça faisait longtemps que tu n'avais pas ressenti. Ça, justement, c'est le ressenti de l'effort. Donc, ce n'est pas évident, mais je trouve que c'est pas mal d'avoir ce recul-là. Alors, perception ou ressenti ? Moi, je préfère le ressenti. En fait, c'est ce que je demande à mes coachés, notamment sur le Nolio, la plateforme française que j'utilise pour permettre de suivre mes coachés. Je leur demande en fait votre ressenti, comment tu as senti cette séance. Et ça, à chaque séance, ce n'est pas juste en fin de semaine, comment tu t'es senti, non. C'est surtout au début en fait, là par exemple, j'ai trois nouveaux coachés. C'est vrai qu'au début, les premières semaines, il faut se familiariser, se connaître, se comprendre, comprendre les séances, et moi j'ai besoin de comprendre un petit peu leur niveau et comment ils sont. Quand je récupère quelqu'un, par exemple toi, si tu veux faire appel à mes services, ok, tu me suis depuis longtemps, mais je ne sais pas ce que tu as fait depuis deux mois, les deux derniers mois, est-ce que tu es fatigué, est-ce que tu dors mal, est-ce que tu as repris, est-ce que tu as fait une course il n'y a pas longtemps ? Donc oui, on fait une visio de départ, c'est normal, mais par contre, je ne sais pas ton état physique. C'est vrai que les premières séances, et même après, mais surtout les premières séances, c'est important que je sache, tiens, comment tu ressens ton effort. Et toi aussi d'ailleurs, si tu n'es pas coaché ou quoi que ce soit, il faut que tu te dises comment j'ai ressenti, est-ce que j'étais fatigué ? C'est une course que j'ai l'habitude de faire, c'est une sortie de 45 minutes, mais par rapport à mes habitudes, tiens, j'étais fatigué en fait. J'étais fatigué, j'étais pas épuisé, mais j'avais les jambes lourdes, j'avais pas envie. Et ça, c'est intéressant. Et moi, quand je lis ça, parfois, je me dis « Ah, qu'est-ce qui se passe ? » Les graphiques me montrent que tout va bien, mais le ressenti dans le commentaire de la séance me dit « Ah tiens, c'est pas forcément la forme. Peut-être qu'elle est malade, peut-être qu'elle a mal dormi. Peut-être que toi aussi, si tu cours comme ça tout seul, évidemment, tu peux. Et c'est une bonne chose aussi de s'entraîner tout seul. » pas ce ressenti, mais cette réflexion de se dire « Ok, j'ai ma routine, je fais mes 3 fois 45 minutes par semaine, il n'y a pas de souci. » Mais ce n'est pas parce que c'est une routine que ça doit devenir automatique et te détacher d'un petit peu de la conscience de comment tu cours, comment tu ressens les choses. Parce que c'est cette conscience-là de ressenti qui va te permettre vraiment d'adapter la séance suivante. Est-ce que j'en fais trop ? Est-ce que je n'en fais pas assez ? Et puis... Ok, là, tu as les jambes lourdes, mais pourquoi ? Pourquoi tu es fatigué ? Pourquoi tu as les jambes lourdes ? Le sommeil, c'est quelque chose qui est hyper important. L'alimentation, c'est quelque chose qui est hyper important aussi. L'hydratation, ça a un rôle qui est primordial pour bien récupérer. Donc, tu vois qu'à un moment, il faut avoir cette réflexion en disant « Merde, qu'est-ce qui ne va pas ? » Moi, j'ai besoin, et toi aussi du coup, que tu saches, parce que toutes les semaines, on n'est pas pareil, mais que tu te rends compte à un moment que tiens, cette semaine, t'as des jambes de feu, c'est cool, t'es en forme, t'as besoin de te rendre compte de ça. Parce que la semaine qui suit, ça se trouve, ça ira pas. Et tu vas peut-être tout remettre en cause en te disant « Oh merde, j'avance pas, je sais pas si je vais y arriver pour ma course » et blablabla, tu vois, le mauvais mood. Et moi, parfois, et c'est mon rôle, c'est mon job, et c'est bien ça qui fait un petit peu l'avantage aussi, c'est d'avoir ce recul-là, d'avoir une perception globale sur les entraînements et ça m'est arrivé de dire « Attends, attends, ok, cette semaine, t'as pas la forme, c'est normal parce que t'arrives ça ça ça mais la semaine dernière écoute regarde ce que tu m'avais dit bah tu pétais la forme, t'étais super content ou contente tu vois il faut se souvenir aussi des choses bien, de l'état émotionnel du ressenti quand ça va bien aussi, il faut pas toujours en fait il faut pas que ça devienne une norme c'est comme les bonnes notes à l'école finalement je l'ai déjà dit ça mais ouais Quand le gamin ramène des bonnes notes, on dit c'est bien. Par contre, quand on ne dit rien, tu vois, et puis quand il ramène une mauvaise note, on lui tombe dessus. Donc du coup, on stigmatise les mauvaises notes alors qu'on devrait encourager les bonnes notes aussi. Là, c'est pareil. Il faut encourager les bons ressentis. Il y a des fois où effectivement, ça n'ira pas. Et puis moi, en ce moment, je tire la patte. Il faut que je m'y remette sérieusement. Je le sais, j'en suis conscient. J'en suis conscient. Mais je sais aussi que, ok, c'est une phase normale, je vais reprendre normalement et je vais retrouver des sensations parce que j'ai encore la mémoire de ces sensations et que c'est ok. Donc voilà, vraiment, j'aimerais que tu fasses cet effort-là, parce que ça demande un effort aussi, de plutôt te dire, tiens, comment je ressens la séance que je viens de faire ou à la fin de semaine. et à la fin de semaine tu dis comment ça s'est passé ok, généralement on termine par des sorties longues ok, mais peut-être que à la fin de de la semaine, tu peux prévoir, commencer à prévoir la semaine qui suit. On s'entraîne tous un petit peu au ressenti, tous ceux qui ne sont pas coachés, on s'entraîne un petit peu sans établir forcément un plan strict, et c'est bien. Mais du coup, sers-toi de ton ressenti du samedi ou du dimanche pour prévoir la sortie longue une semaine plus tard, en te disant, ouais là, bon, ça fait deux, trois fois que je sors beaucoup, je suis fatigué, il faut absolument que la semaine prochaine je fasse un petit peu moins. Parce que si tu ne te dis pas ça, peut-être que ça ira super bien mardi, mercredi, jeudi, que tu vas repartir sur une grosse sortie longue qui va, bim, te remettre de la fatigue et finalement, tu n'as jamais de semaine cool. Donc ça sert aussi à ça. C'est un indicateur vraiment de charge d'entraînement pour ton corps. Ça participe en gros aussi à moi. personnellement je m'en sers pour établir mes sorties, je m'en sers évidemment pour établir les plans d'entraînement chaque semaine de mes coachés, c'est quelque chose qui est essentiel, si tu n'as pas conscience de ton ressenti comment tu veux mettre le curseur de la difficulté de tes séances ou du volume tout simplement de tes séances, est-ce que tu en fais trop pas assez, bref la progressivité tout simplement, comment tu veux mettre le curseur au bon endroit Il faut quand même avoir des outils et le ressenti de l'effort, ça fait partie d'un outil. Voilà, écoute, ça m'a fait plaisir de venir parler de ça. J'espère que tu as appris encore un truc. C'est le but de ces épisodes. Là, je suis en train de finaliser le programme d'accompagnement personnalisé Sphere Trail qui va vraiment apporter ce genre d'informations en plus. donc c'est vraiment J'ai vraiment hâte que ça sorte pour accompagner au maximum toutes les nouvelles personnes, sachant que les anciens coachés bénéficieront, enfin les anciens et même ceux de maintenant, bénéficieront de tout cet écosystème qui va être Sphere Trail. Deux plateformes, Nolio et une plateforme de contenu, plus des vidéos toutes les semaines, plus des lives. Bref, ça va être chouette, j'ai vraiment hâte. Donc si ça t'intéresse, tu peux t'inscrire sur la liste pour recevoir des informations avant le 3 novembre, parce que ça va sortir lundi prochain, dans une semaine, histoire de tout finaliser. Comme ça, tu recevras des mails informatifs sur ce qu'il va y avoir à l'intérieur. Et puis après, avec plaisir de venir discuter et de s'embarquer dans une aventure. Je sais qu'en ce moment, j'ai pas mal de coachés qui préparent l'Eco Trail. Et ça, c'est cool. Donc effectivement, l'Eco Trail, c'est à Paris. Là j'ai les formats 80 km d'ailleurs qui viennent me voir. Donc les contre-races au mois de mars, c'est sur Paris, c'est un ultra roulant, un petit peu roulant quand même, mais c'est vrai que Paris au mois de mars, c'est pas folichon, c'est pas l'été, c'est vraiment des relances, c'est la gadouille, il termine je crois par 10 km de plat, et il commence par 10 km de plat aussi, c'est un aller-retour quasiment. donc non c'est chouette mais du coup si t'as comme ça une course, un objectif qui te tient à cœur, moi je te conseille d'investir pour apprendre à courir, apprendre les bonnes méthodes déjà dans un premier temps et puis dans un deuxième temps pour réussir ta préparation et arriver in fine super fier de toi parce que oui, ça demande du temps de s'entraîner et que l'éco-trail, notamment, après il y en a d'autres, mais l'éco-trail c'est au mois de mars donc novembre, décembre, janvier, février ça fait 4 mois, 4 mois et demi pour se préparer sur un 80 km C'est pas trop, hein ? Donc voilà. Si tu veux faire appel, je mettrai aussi le lien du coaching directement. C'est l'ancienne page de renseignement. Alors, il n'y a pas Sphere Trail, mais tu seras inclus dans Sphere Trail dans tous les cas. Donc voilà, ce sera encore un plus. Et puis voilà. Allez, ceci étant dit, j'arrête de faire ma promo. Je vous souhaite, je te souhaite une très bonne journée. Si tu as des questions, n'hésite pas. Et on se retrouve très rapidement, tout simplement. Allez, ciao, ciao !