Speaker #0Et si aujourd'hui tu reprenais les commandes, ce podcast n'est pas là pour te faire rêver, il est là pour t'aider à passer à l'action. Tu rouges au renouveau, c'est l'espace où on déconstruit des blocages, où l'on transforme les doutes en force et où chaque épisode te donne les clés pour avancer avec clarté et détermination. On parle ici de mindset, de résilience, de finance personnelle et de reconnexion à soi. Je suis Celestino et ensemble on va bâtir une vie qui te ressemble vraiment. Alors prêt à poser ce premier pas, à prendre des décisions pour toi et à transformer ce qui semble impossible en réalité. C'est parti ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Le titre c'est « Et si c'était le dernier ? » Vivre avant de regretter. Le moment en fait où tout s'arrête. Et si aujourd'hui en fait c'était la dernière fois ? Pas la dernière fois que tu respires en fait, la dernière fois que tu te rends compte que... tu es encore en vie. Qu'on court après quelque chose, souvent un espèce de statut, une espèce de sécurité. Une validation, un plus tard en fait qui n'arrive jamais. On pense souvent avoir le temps, on pense que la vie attendra en se disant c'est pas grave ça pourra attendre plus tard mais en fait la vérité c'est que la ville ne se négocie pas. Aujourd'hui je ne vais pas te motiver en fait je vais juste te réveiller pas avec des promesses, pas avec des citations mais avec une vérité simple. Tu es en train de vivre une vie, mais qui pourrait te manquer. Alors installe-toi, respire et pose-toi cette question. Et si c'était le dernier ? Tu t'imagines ? espèce de chambre blanche, chambre d'hôpital si tu veux. Et t'as cette lumière blanche au plafond qu'on voit quand on est souvent couché. Et tu entends en fait à côté de toi une machine qui respire pour toi. Tu entends les battements du cœur et en fait tu remarques que... Tu vois cette lumière et tu te dis mais il y a quelque chose que tu repasses dans ta tête, dans ta vie. Et tu te dis en regardant le plafond, c'est peut-être en fait la dernière fois qu'il se passera des choses. Et puis là tu te dis, tu repasses ta vie en fait et les rêves, les rêves rangés, les plus tard, les compromis que tu t'es fait dans ta vie. C'est la fin et je suis passé à côté de beaucoup de choses. Je suis passé à côté de certaines choses que je voulais faire, certains moments en famille avec des amis, certains voyages que j'ai pas pu faire, certains rêves que j'ai mis de côté parce que j'ai pas osé les faire. Et en fait... C'est là que tu dis que tu regrettes. Qu'est-ce que je regrette ? Parce que j'ai pas fait ça, j'ai pas eu le temps ou j'ai pas pris le temps surtout de faire ces choses-là. Ce qu'on comprend c'est clairement... qu'à la fin d'une vie, déjà on ne sait pas quand ça arrive, mais on se dit, si on a ses regrets, je pense que c'est clairement la pire chose qui peut nous arriver. Et c'est des choses où moi je me suis toujours dit, c'est important de prendre conscience que la vie, on ne sait pas quand ça s'arrête, et autant la vivre à fond. Et parfois en fait pour renaître, il faut aussi d'abord regarder ce qui est mort en nous, c'est ce que je dis souvent. C'est pas forcément pour nous juger, mais c'est surtout pour se réveiller. Donc imagine que t'es dans cette chambre d'hôpital et que tu te dis mais qu'est-ce que je regrette ? Sauf que toi t'as encore le temps, t'as encore le temps de changer ça. Et je me dis toujours la vie en fait c'est comme un musée. Et tu te lèves de ton lit et tu rentres dans ce musée. Et en fait, tu rentres dans ce musée où il y a des tableaux. Et c'est pas un musée qu'avec des tableaux en fait, c'est un musée de vie. Tu vas rentrer dans chaque salle où il y a ton prénom et un titre. Puis ce titre c'est comme une oeuvre. Dans la première salle, il y a l'audace. Tu entres dans cette salle et en fait, dans les tableaux, tu vois un toit qui ose dire ce qu'il pense. Il prend des décisions difficiles. Il marche droit. C'est une œuvre brute, en fait, mais une version de toi qui a choisi le feu dans cette salle. T'as la deuxième salle où s'écrit la sécurité. Tu entres, tu vois un toit. Un toit qui est totalement rassuré sur ses toiles. qui est installé, qui est protégé. Mais en fait, ce que tu vois sur ces tableaux... C'est qu'il n'y a pas de vibration. C'est une espèce d'œuvre, mais totalement calme, sans battement, sans vie. C'est un tableau, en fait, quand tu le regardes, c'est quelque chose qui te fait ressentir... Qui te fait ressentir une version où tu te dis, mais après c'est rassuré, c'est installé, c'est protégé, mais il manque quelque chose, il manque de la vie. Dans la salle 3, il y écrit les mots que tu n'as pas osé dire. Tu entres dans cette salle et en fait tu te vois sur un tableau où tu aimes le silence mais tu vois que le tableau en fait c'est comme si tu n'osais pas qu'il se retient. L'espèce d'œuvre d'art qui est totalement figée. Quelque chose qui te fait ressentir quand tu regardes ce tableau, où tu te dis « oui, il aime le silence » , mais on a l'impression que c'est un cœur qui se retient de vivre, comme une œuvre figée où il n'y a rien, il n'y a pas de vie. Tu rentres dans la salle 4, les rêves repoussés. Tu vois sur ce tableau, tu vois des projets dans le cadre. tu vois des projets de fous, mais en fait, t'as l'impression que c'est une œuvre qui a pas été finie, elle a été inachevée. C'est comme si c'était des projets qui n'avaient pas été terminés, qui n'avaient jamais été exposés. Tu sens que ce tableau en fait c'est un rêve, mais un rêve qui n'a jamais été exposé et mis en avant. Tu rentres dans la salle 5, qui s'appelle le masque, et en fait sur le tableau tu vois une espèce de personnage qui joue un rôle, qui s'adapte par rapport à une situation, mais qui se cache derrière un espèce de masque. Et en fait, ce que tu vois à travers ce tableau, c'est une espèce d'œuvre polie, mais pas de vraie. Où tu sens que la situation est telle que quand tu vois ce tableau, tu te dis « Mais il y a quelque chose où tu vois que c'est une espèce de théâtre, quelque chose qui joue un rôle et surtout qui n'est pas lui. » Tu rentres dans la salle 6 et là tu vois le courage. Et tu vois sur ce tableau, quelqu'un qui ose affronter les choses. Qui parle. Qui avance malgré la peur. Où tu vois la peur sur son visage. Mais tu vois qu'il avance. Ce que tu vois sur cette œuvre d'art, c'est une espèce d'œuvre vibrante. Où tu vois, tu vibres à travers ça. Où tu vois, où tu sens la force. Où tu sens que ce tableau-là, il a dû vécu et qu'il a osé vivre. Tu rentres dans la salle 7, et là, c'est noté la joie. Tu entres, et sur ce tableau-là, tu vois quelqu'un qui rit, qui est présent, qui savoure chaque instant présent. Et ça, tu le vois à travers un visage qui sourit, qui est vrai, qui rigole, qui épanouit. Et ce que tu vois à travers ça, c'est une espèce d'œuvre complètement lumineuse. Quand toi, tu regardes ce tableau-là, en fait... Tu es lumineux et tu souris. Et dans la dernière salle, c'est noté la renaissance. Tu entres et là tu vois une espèce de toile où tu ressens quelqu'un qui se choisit, quelqu'un qui ose changer les choses et quelqu'un où tu vois qu'il ose devenir quelqu'un. Il ose devenir la personne qu'il a envie d'être. Et tu ressens une espèce d'œuvre en mouvement, en fait. C'est parce qu'à travers son visage, à travers la scène, tu vois quelqu'un qui est lumineux, où tu sens qu'il est déterminé, où tu sens une espèce de renaissance à travers son visage, et tu sens qu'il est en train de s'épanouir à travers une situation où tu vois que c'est quelqu'un qui devient. Les huit salles que tu viens de traverser, c'est des œuvres C'est des œuvres qui ne sont pas derrière toi. C'est des œuvres qui t'attendent. Et la pièce que tu veux choisir, elle est devant toi. Elle t'attend. Ta vie est une œuvre en cours. Et n'oublie pas une chose. Par rapport à cette vie qui est une œuvre, tu en es l'artiste. C'est toi qui choisis par rapport à toutes ces œuvres d'art que tu veux, par rapport à cette salle que tu veux représenter. C'est ça qui est très important que tu comprennes. C'est quelle pièce tu veux choisir aujourd'hui par rapport à ça. Là où j'aimerais en venir, c'est aussi là où j'ai compris que... La vie, elle valait la peine d'être vécue. Et des moments dans la vie, c'est aussi très difficile de se dire « Des fois on a parfois du temps, des fois on n'a pas le temps » . Ou des fois, on ne prend pas le temps. Mais quand la vie, elle décide de s'arrêter, eh ben, là, il n'y a plus le choix. Ce que j'ai compris, c'est qu'un matin, en fait, il y a plusieurs années de ça, j'ai perdu mon papa. Et c'était un matin d'hiver où il neigeait tout ce qui pouvait. Et je lui ai dit au revoir un matin et quelques heures après, on est venu me chercher à l'école en me disant écoute... Ton papa il est décédé quand il déblayait la neige et je me dis quoi quand il déblayait la neige ? Il a déblayé la neige de la voiture et en fait son coeur il s'est arrêté de battre. Et c'est difficile d'en parler pour moi en podcast mais il fallait que je le fasse parce que c'est important qu'on comprenne la similitude de ce passage là. Et il avait 45 ans. Et ce qui a été difficile pour moi, c'est que tu ne peux pas lui dire au revoir. Et par rapport à une mort aussi tragique avec un AVC ou quelque chose où tu sens que la vie s'arrête du jour au lendemain, c'est le fait de ne pas pouvoir dire au revoir et qu'après ce passage-là, il y a un vide complet. Par rapport à ce passage-là, je me souviens que... Ce qui était le plus difficile pour moi, c'est de ne pas pouvoir dire au revoir et que la vie ne m'a pas laissé assez de temps parce que je ne savais pas. Tu vois où je veux en venir ? Souvent on se dit on a le temps, on a le temps, mais là quand la vie elle décide de se stopper là, à ce moment-là, eh ben tu te dis mais fallait que je profite de chaque instant. Avec ces personnes qui nous entourent, avec ces moments de la vie où on a du mal à se connecter à ce moment présent. Et ce qui est clair c'est que... Ouais, je me suis dit « Waouh ! » J'avais 15 ans. Et la vie m'a rappelé à quel point c'est important de profiter de chaque instant et chaque moment des êtres chers qui nous entourent. De l'autre côté, il y a quelques années, j'ai vécu quelque chose de très fort aussi où j'ai perdu mon oncle. Il s'est battu pendant plus de 5 ans avec un cancer. Je ne veux pas rentrer dans les détails, passer des choses où ça ne sert à rien de rentrer dans les détails. Par contre, c'est cinq ans que la vie m'a donné à pouvoir profiter de chaque instant avec lui et de pouvoir lui dire au revoir et de pouvoir l'accompagner à travers tout ça. Et c'est la vie qui s'est dit, oui, je décide de lui laisser quelques années en plus. Et c'est clair que c'était des instants qui n'étaient pas faciles pour tout le monde. Mais ce que j'ai apprécié dans ce moment-là, ce que j'ai aimé, c'est de pouvoir être là et de lui dire au revoir et de te dire que, ben voilà, il y a des moments où la vie peut s'arrêter tragiquement, mais il y a des moments où la vie te laisse un petit peu de temps. Et c'est le temps qu'elle te laisse en disant, écoute, voilà, il y a un combattant d'un côté, il n'a rien lâché. Mais j'ai eu le temps de dire au revoir et j'ai eu le temps de vivre ces derniers moments qui étaient très, très importants. Tu vois, par rapport à la mort de mon papa et la mort de mon oncle, c'est une mort dans tous les cas qui est tragique parce que voilà, c'est des choses qui... C'est pas une fin de vie normale, mais d'un côté, tu peux pas dire au revoir, de l'autre côté, tu peux l'accompagner et être là pour ses derniers instants. Et je pense que voilà, quand la vie, elle te laisse un petit peu de temps. il faut savoir aussi en profiter et savoir surtout pouvoir accompagner ces derniers instants. Et de se dire, la vie elle m'a laissé un peu de temps et profiter de ce temps qu'elle te laisse. Donc voilà, c'était juste une aparté histoire que tu comprennes à quel point le temps est important et que la vie quand elle décide de s'arrêter, il y a des moments où c'est très tragique et il y a des moments où on se dit ouais. La vie est incroyable et j'ai pu profiter de ces derniers instants. Mais comme je le dis toujours, je pense que l'une des pires choses à faire, pour moi, c'est d'arriver au bout et de se dire « J'ai que des regrets et pourquoi j'ai pas fait ça ? Pourquoi j'ai pas fait ci ? » Comme ce fameux musée où je te parlais avant des pièces. Quelle œuvre d'art t'as envie d'attirer ? Et c'est encore devant toi et c'est important de le comprendre. Et je pense qu'il y a un gros mensonge dans la vie, où je l'entends toujours autour de moi. C'est cette espèce de mensonge du plus tard. On croit souvent avoir le temps. On se dira souvent « Ouais, je ferai ça demain. » « Je l'appellerai demain. » « Je lui enverrai un message demain. » Et ouais, on a toujours ce fléau en se disant... Ben, ça va se passer demain. C'est OK. Je ferai ça demain ou je ferai ça plus tard ou je ferai mes rêves demain. Je serai la personne que je veux demain. Mais on pense toujours avoir le temps. Mais ce que j'ai compris, c'est que plus tard est souvent trop tard. Tu vois un peu le truc ? C'est ça qui est important que tu comprennes, c'est de se dire mais c'est quoi plus tard ? Et si plus tard en fait était souvent trop tard ? Parce que t'aurais plus les capacités ou tu serais plus là où ta situation de vie te dirait en fait non tu peux plus aujourd'hui. Donc c'est important à se dire on repousse pas demain ce qu'on peut faire à une main. Et c'est important vraiment de comprendre que le mensonge du plus tard, souvent il faut le faire aujourd'hui. Et se connecter au présent et se dire que, en fait, c'est important de faire les choses aujourd'hui et pas repousser toujours à demain. Et tu penses bien qu'à travers ça, en fait, personne ne se lève un matin en se disant « Aujourd'hui, je vais rater ma vie » . Qu'on se comprenne. Mais ce que je vois, c'est souvent les choix qui s'additionnent sur le long terme. En fait, rester devient une habitude. Éviter devient une identité. Et souvent, repousser devient une prison. Et en fait, la vie, on passe souvent un côté en silence et sans bruit. Et on se dit souvent un jour, on se dit pas mal non. Puis ce jour devient une semaine et une semaine devient un mois et ainsi de suite. Et une année devient une vie. Et ce ne sont pas en fait les grandes décisions qui te définissent. C'est ce genre de choses où c'est ça qui est important. C'est ces petites choses qu'on peut faire au quotidien pour refuser. qu'aujourd'hui, on repousse et se dire c'est stop. Et souvent, c'est des décisions qui sont accumulées, on se dit pas aujourd'hui, pas demain, pas après-demain. Et on a l'habitude de repousser les choses et ça devient une normalité. Et sans s'en rendre compte, en fait, on construit une vie sur le long terme qui ne nous ressemble plus, comme si on était complètement éteint. Et comme je t'ai dit, on se retrouve devant Ali dans une chambre d'hôpital avec une lampe au plafond, on se dit... « Merde, je suis passé à côté de quelque chose. J'ai des regrets. » Et la vie, elle est pour moi trop courte aujourd'hui pour se dire « Je suis en train de passer à côté de mes rêves. Je suis en train de passer à côté des choses qui sont importantes pour moi. » On ne rate pas sa vie par accident. On la négocie aussi chaque jour. Chaque jour est une négociation à travers la vie. Chaque fois qu'on se dit « En fait, ce n'est pas si grave. » En fait, on rajoute une espèce de brique. Et chaque fois qu'on se trahit, on renforce ses murs. Et un jour, on se réveille dans une prison et on se dit « Mais qu'est-ce que tu as construit autour de toi avec tes propres compromis ? » Et ce n'est pas en fait la vie qui nous limite, c'est ce que tu acceptes d'elle qui va te limiter. Comme je disais, ce n'est pas la vie qui te limite, c'est ce que tu acceptes d'elle qui va te limiter. Et je me dis toujours à travers un miroir, tu vas dans une pièce, tu te regardes devant un miroir, et t'es seul par rapport à toi. Et cette image, en fait, elle va refléter ce que tu es. Et tu te regardes droit dans les yeux et tu te demandes ces fameuses questions. Je sais pas si tu t'es déjà posé cette question, mais je trouve ça incroyable. Tu triches pas et tu te demandes si la vie s'arrêterait maintenant. Est-ce que je serais fier de la personne que je vois aujourd'hui à travers ce miroir ? Et ce qu'il faut dire, c'est que... Faut pas être fier de ce que tu possèdes, ni de ton statut social, mais de ce que tu es devenu. Tu te poses et si tout s'arrêtait là, qu'est-ce que je regretterais de ne pas avoir vécu ? Ce que tu n'as pas osé, ce que tu n'as pas dit, ce que tu as étouffé. Et de voir ce que tu ressens à travers ça. Et tu peux pas fuir parce que t'es un face-à-face avec le miroir. Et de te dire, mais waouh, par rapport aux réponses que tu vas te donner, de te dire, ben voilà, est-ce qu'aujourd'hui je me retrouve devant, dans cette pièce d'hôpital à regretter, ou je décide que ce malaise c'est la vérité et qu'il va falloir vivre maintenant. Parce que la peur de vivre, non, il faut vivre aujourd'hui. Parce qu'entre nous, la vérité c'est que... C'est que t'as pas peur de mourir, c'est juste que tu as peur de vivre. Tu as peur de ce que tu pourrais devenir si tu arrêtais de te le cacher. La peur de vivre... Ce n'est pas la mort que tu fuis en fait, c'était ton espèce de grandeur. Tu as peur d'être vu, t'as peur de réussir, t'as peur de déranger, t'as peur de sortir du cadre. Cette phrase-là, il faut que tu te l'enregistres, peur de sortir du cadre. Et t'as parfois peut-être peur de perdre ton masque, ton masque que tu portes depuis autant d'années, parce que si tu vis vraiment, tu pourras plus faire semblant. La peur, elle se protège souvent en égo, mais elle affame notre âme. La peur, elle te garde en vie, mais le courage te fait vivre. Et surtout, les regrets ne viennent pas par des erreurs, mais par des renoncements, des choses que tu n'as pas osé faire, que tu n'as pas osé vivre, parce que t'as renoncé, parce que t'avais peur d'avoir des regrets, peur de faire faux, peur d'aller peut-être parfois dans le mauvais chemin. Ce qui est important, c'est d'y aller même si parfois c'est dérangeant, même si parfois on sortira de ce cadre, de ce moule, de ce que la société a essayé de nous mettre. Mais imagine si tu n'y vas pas. Imagine à la fin de ta vie, si demain ça devait s'arrêter ou après-demain te dire « mais bordel, pourquoi je n'y suis pas allé ? » Je regrette. Et ce que tu fuis aujourd'hui, c'est ce que tu manqueras demain. Et ça, c'est important que tu le comprennes. Cette peur de vivre, c'est ça, c'est ce que tu fuis aujourd'hui. C'est ce qui te manquera demain. Ça te manquera après-demain, ça te suivra au quotidien. Et de la peur Ausha, tu peux continuer à te protéger, tu peux continuer à... Enfin, tu peux continuer à te protéger ou tu peux commencer à vivre. Parce qu'au fond, la peur, c'est pas un mur. C'est une espèce de porte. Comme je te disais avant dans ce musée, c'est une espèce de porte. Et en fait... A chaque jour, tu décides de rester devant ou tu la traverses et tu vas dans la pièce que tu décides au niveau de ton musée à toi. Aujourd'hui t'as la chance encore d'être en vie et surtout il faut choisir de vivre cette vie qui est la tienne et de ne pas passer à côté et de se dire merde si j'avais fait ça, pourquoi j'ai pas fait ça, pourquoi je regrette machin. Vraiment t'as la chance d'être en vie et c'est aujourd'hui. C'est maintenant que tu choisis de rester en vie, d'être en vie. Un jour je suis tombé sur une vidéo Instagram qui posait la question à une personne qui disait « C'est quoi le plus beau jour de ta vie ? » Et il met quelques secondes à répondre et tout le plateau est sur le cul en disant ça. C'est « Le plus beau jour de ma vie c'était ce matin » . Puis tu vas dire, mais pourquoi ce matin ? Parce que ce matin j'ai la chance de me lever, j'ai la chance d'avoir une nouvelle journée, et une nouvelle journée de 24h. Et je me disais, c'est incroyable comment c'est puissant comme phrase de se dire, oui on a la chance de se lever le matin, on a la chance d'avoir un magnifique lever de soleil, un magnifique coucher de soleil, et souvent on passe à côté de ça en se disant, mais pourquoi si, pourquoi ça, demain, la fin de semaine, le stress... Et au final, on oublie. C'est devenu une banalité de se lever et de se dire « Oui, je suis en vie, je suis en bonne santé. » Ou même de se dire « Je passe à côté de ça. » C'est normal, c'est acquis. Et si j'ai bien compris une chose, c'est que rien n'est acquis dans la vie. Quand on pense être au sommet ou quand on pense être tout en haut, la vie te rappelle vite que tu peux être aussi vite tout en bas. Donc c'est important de profiter de ces moments-là ou de se dire « Waouh, j'ai la chance de me lever, je suis là. » Il y a des choses au quotidien, c'est clair que ce n'est pas évident de vivre avec, mais j'ai la chance de me lever alors que d'autres n'ont plus cette chance. Si tu es encore là, ce n'est pas un hasard en fait. C'est que quelque chose en toi, au niveau de cet épisode, s'est reconnu. C'est qu'une part de toi, en fait, elle refuse de mourir endormie. Comme en mode veille. T'as pas besoin d'être prêt, en fait, à travers tout ça. Tu as juste besoin d'être vivant, de te choisir et de dire je vis aujourd'hui. T'as pas forcément besoin de tout comprendre, en fait, à travers tout ce podcast. Ce qui est important, c'est juste... Ce qui est important, c'est juste, à la fin de ce podcast, de commencer. J'ai bien compris une chose, c'est que la vie, elle ne se répète pas. Elle se traverse. Et aujourd'hui, t'as encore une chance. C'est que tant que tu es réveillé, ce n'est pas trop tard. Dis ce que tu n'oses pas dire. Va là où tu n'oses pas aller. Deviens celui que tu n'oses pas être. Ne négocie plus avec ta vie, tout simplement, vie.