Speaker #0Hello ! Je suis super heureuse de reprendre le micro aujourd'hui, toute seule. Ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas fait, pour plein de raisons, et notamment parce que cette dernière année a été une année vraiment incroyable, mais autant dans le bon que dans le mauvais. J'ai appris énormément sur moi, encore plus qu'avant, et aujourd'hui j'avais envie de vous en parler. J'avais envie de vous parler de mes deux ans d'entrepreneuriat, parce que ça fait deux ans que j'ai quitté mon emploi salarié. Et dans ces deux années, il s'est passé plein de choses. J'ai créé le podcast, qui a maintenant 80 épisodes. J'ai passé une certification de coach, où maintenant je peux coacher des personnes, les aider à aller mieux, notamment envers l'éco-anxiété, mais pas que. Je peux aussi aider les personnes à ce qu'ils aillent mieux dans leur milieu professionnel, qu'ils retrouvent du sens. qu'ils puissent créer un milieu professionnel où ils se sentent bien épanouis et qu'ils soient équilibrés et alignés avec leurs valeurs. Et je trouve que ça, c'est fondamental. Et pourtant, moi, je me suis complètement perdue cette dernière année. Mais vraiment complètement, quoi. Mais j'y reviendrai. Et enfin, j'ai eu un enfant. Donc, j'ai été enceinte. En octobre 2023, j'ai accouché en juin 2024. Et puis après, tout ce qui est postpartum, quoi. Et je vois souvent, ces derniers temps, des histoires où en fait, les femmes, elles ont réussi. Elles ont été enceintes, elles ont créé leur entreprise et elles arrivent à faire 10 000 euros par mois. Et j'ai été beaucoup complexée par ce type d'histoire, notamment sur LinkedIn où je suis énormément. parce que j'ai quitté pour l'instant Instagram. Ça ne veut pas dire que je n'y retournerai pas, mais j'avais besoin d'arrêter Instagram et surtout ce scroll infini. Et je voulais surtout revenir sur cette dernière année parce que la première année, c'est un peu la première année de la découverte lorsqu'on part dans l'entrepreneuriat et qu'on n'en a jamais fait. C'est-à-dire qu'on fait les choses, en tout cas pour moi, j'ai fait les choses de manière gratuite, spontanée, authentique. Et ça a beaucoup marché, j'ai eu des opportunités, j'ai eu des gens qui se sont connectés avec moi. Et puis la deuxième année, j'ai été plutôt dans une démarche où je voulais recevoir de l'argent, mais je n'avais pas forcément tout validé avec moi-même, mes peurs qui concernaient l'argent, mes compétences, combien je vaux, combien je peux vendre. Et c'est des choses qui ont été dures à vivre. à réfléchir. Et en fait, soit j'étais beaucoup trop basse, genre presque, je demandais la gratuité, soit j'étais beaucoup trop haute parce que j'avais l'angoisse de comment je vais finir la fin du mois qui rentrait en jeu. Et je suis rentrée dans un espèce de brouillard entre mars et la naissance d'Elio. En fait, je me suis mise à faire plein de trucs qui n'ont jamais vu le jour parce que je voulais absolument créer des choses avant de partir en congé mat. et j'ai travaillé jusqu'à la veille de mon accouchement. Donc jusqu'au 26 juin, j'ai travaillé. Le 26 juin, ça a été les mails que j'ai envoyés aux gens pour leur dire si vous voulez faire du coaching avec moi, venez. Parce que j'étais tellement angoissée, j'étais tellement stressée que je pensais qu'il y a ça et je n'arrivais pas à m'arrêter. Et l'arrivée d'Elio a remis le présent dans le présent. J'ai voulu faire un accouchement à domicile et non, ce qui fait que pendant 17 heures, pendant 17 heures à peu près, j'ai eu des contractions sans aides médicales parce que j'avais décidé d'accoucher à domicile. Et en fait, je suis très heureuse d'avoir fait ça parce que déjà de un tout s'est bien passé. C'était ma volonté de le faire avec mon conjoint. On avait trouvé une sage-femme formidable et qui est une professionnelle de ce genre de choses. Donc si vous avez envie de le faire, renseignez-vous. Allez voir une sage-femme auquel vous avez confiance, qui fait ça depuis un moment. Ou alors si elle commence juste, allez accompagner par une sage-femme qui fait ça depuis un moment. Parce qu'il y a beaucoup de règles strictes. On ne peut pas accoucher à domicile comme on veut. En tout cas, avec des sages-femmes, ce n'est pas possible. Je sais qu'il y a aussi des femmes qui décident de le faire toute seule, toute seule. Et ça, c'est un autre choix. Mais en tout cas, avec une sage-femme, elles ont des règles. Et si, en fonction des règles, elles ne peuvent pas forcément valider votre projet de naissance à domicile. Mais moi, tout était bon, tout était ouvert. Donc, on pouvait faire le projet de naissance à domicile. Mais j'avais aussi cette possibilité, si je voulais, de partir et d'aller à la clinique. J'avais eu des rendez-vous avec une gynécologue à la clinique. J'avais fait mon rendez-vous anesthésiste pour la péridurale. Donc, j'étais inscrite dans une clinique. Donc, en fait, ce qui fait que tout était OK. Si je décidais qu'en fait, j'avais envie d'aller dans une clinique et que je voulais accoucher. dans une maternité, enfin moi je dis clinique parce que c'était une clinique, mais dans une maternité, un CHU, peu importe, je pouvais y aller, il n'y avait aucun problème. Parce que moi, mon idéal, ça aurait été un peu ce qu'il y a en Belgique, les endroits où tu as des salles physio, qui te permettent vraiment d'accoucher de manière physiologique, donc sans être médicale, mais que s'il y avait le moindre souci, on a juste besoin de passer d'un étage et on arrive dans quelque chose de médicalisé. Et moi, ce serait vraiment mon rêve qu'on arrive à ça en France, parce que... On redonne le pouvoir aux femmes, même si je sais qu'en ce moment, donner le pouvoir aux femmes, c'est un peu compliqué. Au contraire, on n'a plus du tout envie de leur donner du pouvoir. Mais ça, c'est une autre histoire. Et en fait, ça permet aussi de connaître son corps, de revenir dans le présent, de savoir ce qui s'y passe, de comprendre pourquoi on a une contraction, qu'est-ce qui s'y passe, d'avoir ce premier-là avec son bébé, même si on en a déjà. Là, on est un travail d'équipe. Pour sortir, lui fait sa danse du ver de terre, comme je l'appelais. Et moi, je... pousse au rythme de sa danse pour qu'il puisse sortir. Et en fait, c'est incroyable à vivre. J'ai eu quelques petites difficultés avec mes contractions et notamment, on avait travaillé avec la sage-femme, douleur-souffrance. Donc la douleur, on peut la gérer, la souffrance, on n'arrive plus et je suis passée dans un moment de souffrance. Et mon conjoint aussi avait beaucoup de mal à me voir dans cet état-là. Moi, ça, je l'ai su après. Il a réussi à le garder pour lui. Et donc, ce qui fait qu'à un moment, la question, c'est posé où j'ai dit en fait moi maintenant je ne veux plus souffrir, je ne peux plus je veux une péridurale. Et donc ce qui fait qu'après on a été à la clinique j'ai eu une péridurale et donc j'ai vécu un deuxième type on va dire d'accouchement je fais un deux en un et en fait je suis très contente que ça soit passé comme ça parce que je l'ai choisi c'est moi qui ai décidé ce qui se passait c'est moi qui ai décidé à quel moment j'y allais, c'est moi qui ai décidé que là stop, j'avais fait ce que je pouvais et on pouvait y aller, c'est moi qui ai décidé de tout le travail, où est-ce que j'avais envie de le faire. Et en fait, j'ai trouvé ça vraiment incroyable. Donc, je n'ai aucun regret. Et surtout, de vivre ça avec mon conjoint et ma sage-femme, et aussi avec Elio, c'est qu'on a commencé déjà à créer une famille, d'une certaine manière. Mais surtout, ça nous a tous ramenés dans le moment présent. Qu'est-ce qui était important ? Et en fait, ce qui était important à ce moment-là, c'était la naissance d'Elio. qu'il soit en bonne santé, que moi je sois en bonne santé une fois qu'il allait naître, d'accueillir cet enfant, de l'aimer de tout notre cœur, de lui montrer les débuts de la vie parce que tout change pour lui, c'est un changement énorme. Se rendre compte de la force d'un enfant, il est dans le ventre, il est au chaud, tout se passe bien, les bruits sont feutrés, il entend le cœur de sa mère, sa respiration, ses gargouillements, et là tout d'un coup il arrive dans la lumière vive. dans des bruits forts, dans... Il n'est plus en apesanteur, il n'est plus dans l'eau, il n'est plus nourri de lui-même, donc son estomac doit travailler maintenant. Et là, tout de suite, tu redescends d'un cran. En tout cas, moi, j'ai redescendu d'un cran, et je me suis dit, OK, ça, en fait, c'est le présent. Ça, c'est ce qui est important pour toi, Amélie. Ça, c'est pourquoi maintenant... tu te lèves le matin. Et déjà, ça a complètement changé le pourquoi je faisais l'entrepreneuriat. La première année, je faisais de l'entrepreneuriat vraiment dans l'idée d'avoir une voix au chapitre dans l'écologie. Alors que maintenant, je fais l'entrepreneuriat, certes, pour parler d'écologie et avoir voix au chapitre, mais ce n'est plus le moteur. Maintenant, c'est de pouvoir choisir le temps. que j'ai envie de passer avec Elio. Et déjà là, il y a eu un énorme chamboulement en fait, parce que le pourquoi, ça n'est plus le même. Il y a eu toute une bulle incroyable jusqu'à la fin de mon congé maternité, donc jusqu'à mi-septembre, mais on va dire que je m'étais vraiment donnée jusqu'à novembre, parce que même si je travaillais un petit peu en octobre, en novembre, il a commencé à aller chez la nourrice deux jours par semaine, et donc ça me permettait d'avoir du temps. pour travailler alors qu'avant, c'était compliqué. Et après, en janvier, il a pu aller quatre jours chez la nourrice. Et donc là, j'avais une semaine complète pour travailler. Et là, l'angoisse liée à la sécurité financière est arrivée. Et pareil, je me suis lancée dans des projets sans vraiment regarder où est-ce que j'avais envie d'aller, sans vraiment construire les choses, tout en ayant ce nouveau rôle de maman. Et en fait, j'y suis allée, allée, allée, allée, et je me suis effondrée. En février, je me suis effondrée. J'ai failli retourner dans un burn-out parce que j'en ai fait un il y a 4 ans et là, j'étais à deux doigts de retourner dans un burn-out. Et donc, j'ai pris rendez-vous avec une psy pour réfléchir à tout ça. Je me suis fait des exercices d'auto-coaching et j'ai dormi. J'ai juste dormi. En fait, rien que dormir, c'est hallucinant derrière tout ce qui a pu se passer. Et après, s'est posé la question de, ok. Aujourd'hui, financièrement, j'ai besoin d'avoir un salaire en fin de mois. Est-ce que je continue l'entrepreneuriat ? Est-ce que je retourne salariée ? Est-ce que je fais les deux ? Et pareil, là, c'est encore quelque chose de dur. Est-ce que c'est un échec si je retourne salariée ? Est-ce que ça n'en est pas un ? Est-ce que c'est juste un chemin que moi, je pensais qu'il serait tout droit et que je réussirais tout de suite alors qu'en fait, non ? Et c'était surtout de ça dont j'avais envie de vous parler. C'est de l'exercice que j'ai fait. pour aller mieux. Et l'idée m'est venue à la suite de Post LinkedIn de Victoria Guillemont. Je ne sais pas si vous connaissez Victoria Guillemont, mais en tout cas, elle a créé un podcast qui s'appelle Nouvel Oeil. Elle va sûrement venir courant de l'année au sein du podcast, évidemment, en tant qu'invitée. Et elle a fait dix jours de méditation en silence. Donc pendant dix jours, elle médite et elle ne peut pas parler. Mais elle a fait ça dans un... dans un contexte cadré où il y avait plusieurs personnes. Et en fait, elle expliquait un peu ce qu'elle a fait tous les jours. Et elle expliquait que c'était dur, mais à un moment, son mental s'arrêtait. Et on revenait à l'essentiel. Moi, je n'ai pas dix jours. Surtout avec un petit bébé. Et en plus de ça, moi, je ne me vois pas me séparer pendant dix jours de Elio. Mais j'ai trouvé que c'était une super bonne idée, le silence. Et donc, j'ai décidé pendant une journée... donc le temps où Elio était chez la nourrice, de faire une journée de séance. Donc je ne parlais pas, je n'écoutais pas de musique, je n'écoutais pas de podcast, et il y avait zéro écran. Donc le zéro écran, je l'ai fait pendant 36 heures, de la veille jusqu'au lendemain. Le pas de bruit, c'est-à-dire ne pas parler, je l'ai fait que le temps qu'Elio ne soit pas là, parce qu'après c'était compliqué en termes de communication pour le gérer. Et en fait, c'est fou ce qui se passe dans ton cerveau et comment il est. Moi, je savais. L'objectif, c'était à la fin de la journée, tu sais où tu vas. Tu as ton plan d'action parce que tu as fait taire ton mental et tu sais où tu dois aller. Et en gros, le début de journée, je suis restée au lit parce que je n'avais pas envie de me lever. et de devoir réfléchir. Ce que j'avais prévu de réfléchir. Je me disais, oh non, j'ai pas envie, j'ai pas envie d'avoir de réponse, j'ai pas envie de savoir, je veux pas, je veux pas, je veux pas. Ce qui fait que je me suis levée assez tard, mais en toute conscience, je dormais pas vraiment, mais c'était juste que j'avais vraiment cette sensation que, non, j'avais peur, j'avais pas envie d'y aller. Puis je me suis levée, et voilà, j'ai pas parlé. Et la première matinée, j'ai fait des choses. j'étais dans le fer. J'ai rangé la chambre de Elio. J'ai trié ses vêtements qui n'allaient plus. J'ai fait des trucs utiles en soi, mais rien qui me permettait à ma tête de pouvoir communiquer avec mon cœur. Faire, faire, faire. J'arrive dans l'après-midi et je me dis que Amélie, stop. genre tu vas pas sortir de ta journée en te disant mais en fait je n'ai pas réfléchi, j'ai juste fait des choses. Alors même si ça sert, c'est pas possible, on n'est pas dans le faire là, on est dans l'être. Donc je me suis forcée, il faut vraiment le dire, je me suis forcée. Le mental est quand même très très fort et j'ai décidé de faire de l'auto-coaching, donc d'utiliser des outils de coaching pour moi. Et donc au départ j'ai décidé de faire une sorte de... de petite cohérence cardiaque. Donc en gros, on inspire en 5 temps et on expire en 5 temps. Et on fait ça pendant plusieurs minutes. Et ça permet d'avoir une fréquence cardiaque normale et où tu te sens bien. Et donc, j'ai fait ça dans un premier temps, déjà pour revenir à moi et pas être dans le fer. Et puis, j'ai pris des feuilles blanches devant moi et j'ai décidé de noter sur des papiers qu'est-ce qui était important pour moi. Aujourd'hui, qu'est-ce qui est important pour moi ? Donc, j'avais Elio. J'avais Simon, j'avais évidemment mon entreprise. Et aujourd'hui, ce qui ne fonctionne pas pour moi, c'est la partie financier. Et donc j'avais sécurité financière, qui aujourd'hui est très importante pour moi. Et après j'ai noté. Elio, qu'est-ce qui est important pour moi par rapport à Elio ? Être avec lui, prendre du temps avec lui, l'allaiter. Voilà, toutes les petites choses qui ont lien avec Elio qui étaient importantes pour moi et que je ne voulais pas faire de croix dessus, peu importe après l'issue de ma réflexion. J'ai fait pareil vis-à-vis de Simon, j'ai fait pareil vis-à-vis d'évidemment. Et en gros, est-ce qu'il ne fallait pas que j'ouvre une nouvelle possibilité ? Et la nouvelle possibilité, c'est le salariat. Et pareil, j'y avais déjà pensé au salariat, j'avais déjà commencé à postuler, mais je postulais n'importe comment. Je ne savais même pas où je postulais. Je me disais, allez, tiens, tac, je postule. Enfin, ce n'était pas du tout construit correctement. Et en fait, je me perdais. Je me retrouvais avec des ESN. Donc, les ESN, c'est des entreprises de consulting, quoi. Et tu bosses dans une entreprise qui me disait clairement, en fait, si vous ne voulez pas bosser pour Airbus, parce que moi, j'ai dit que je ne voulais pas bosser pour l'aéronautique. On m'a même dit, si vous cherchez du sens au travail, ne venez pas chez nous. Alors là, je me suis dit, wow. C'est super dur comme phrase. J'ai presque envie de coacher la personne. Mais bref. Et en fait, je me retrouvais qu'avec des entreprises qui me proposaient des choses qui n'étaient pas du tout alignées avec ce que je voulais. Et en fait, j'étais frustrée. Je me disais mais c'est ça le salariat. Je dois retourner dans quelque chose où je n'ai pas envie. Genre ça n'existe pas le salariat où tu fais quelque chose en lien avec tes valeurs. Et donc, je me suis dit dans le salariat, qu'est-ce que je peux faire ? Quelles sont mes compétences ? Et donc là, je suis partie sur mes compétences. Et dans mes compétences, il y a toute la partie PO, PM, donc Product Owner, Product Manager, que j'ai fait pendant quatre ans avant de me lancer dans l'entrepreneuriat. Donc, j'ai toutes ces compétences-là. Agile, la partie Scrum Master, que j'ai faite aussi de manière non officielle. Coach Agile aussi, d'une certaine manière, même si je n'ai pas touché tout. Tout ce que fait un coach agile, mais j'ai mis en place l'agilité dans une des entreprises. Déjà, en fait, j'avais. J'avais déjà toutes ces compétences. Mais celles-ci, en soi, je les connaissais parce que j'ai travaillé pendant quatre ans et je sais ce que je vaux. Et après, il y avait la deuxième partie où c'était le coaching. Donc, le coaching, coaching en lien avec les co-anxiétés. J'ai aussi fait la création de formation en tant que product owner, mais voilà, je sais faire ça. J'ai la partie RH qui vient de mes études. Je sais pratiquer l'écoute active, je connais les outils de coaching, je connais l'art du questionnement, je sais comment reformuler. Donc en fait, toute la partie coaching, j'ai aussi la partie coaching. Donc la partie coaching, j'ai tous les outils que je connais, que j'ai appris, j'ai ma certification, j'ai l'écoute active, j'ai la reformulation. J'ai le questionnement et j'ai déjà travaillé avec plusieurs personnes en tant que coachée, des particuliers. Mais j'ai aussi cette possibilité d'aller vers les entreprises parce que je sais faire le coaching professionnel, parce que ma certification, c'est une certification professionnelle. Donc en fait, je sais utiliser des outils pour le milieu professionnel. J'ai moi-même eu un burn-out, donc je peux aider les personnes en liant... qui ont eu un burn-out et qui viennent revenir au travail et qui recherchent du sens. Mais j'ai aussi le congé maternité que j'ai touché et la recherche de sens au travail. En fait, toutes ces problématiques, je les ai déjà touchées. Et donc, ce qui fait que je peux coacher ce genre d'objectifs, ce genre de besoins. Mais pas que, j'ai aussi travaillé pendant quatre ans en entreprise et donc je connais les difficultés qu'on peut avoir en entreprise. le leadership, la création d'équipe, la communication. Et en fait, c'est des choses que j'ai vécues, que je connais, où j'ai trouvé aussi des solutions. et qui sont des choses ultra importantes en entreprise pour que ça se passe bien. Et moi, c'est ça. Le but, c'est que les personnes, elles se sentent bien, pas que dans l'écologie extérieure et donc de faire des choses en lien avec l'écologie extérieure, mais aussi en lien avec l'écologie intérieure. Ce que j'ai remarqué aussi pendant toute cette... et aussi toute la partie podcast, parce qu'aujourd'hui, j'ai 80 épisodes, donc je sais créer un podcast. Je sais les questions qu'on se pose, je sais comment créer une vignette, c'est quoi une vignette qui fonctionne, c'est quoi un titre qui fonctionne, c'est quoi le SEO en lien avec le podcast, comment faire de la communication, sur quel réseau, de quelle manière sur ces réseaux-là on doit faire, quel type de communication on fait en fonction du réseau. J'ai aussi fait une sorte de formation de LinkedIn, donc je sais comment utiliser LinkedIn, je sais comment poster, comment faire. Quel matériel utiliser ? Comment le monter ? Quelles sont les difficultés qu'on peut avoir liées à tout ce qui est montage technique ? Des peurs ? Et en fait, tout ça, je les ai connus. Et en fait, maintenant, je peux faire gagner du temps aux entreprises ou aux particuliers. Et donc, en fait, c'est le fait de le poser sur cette feuille et de voir tout ce que je savais faire. Déjà, ça m'a enlevé un poids immense en termes d'angoisse. « Ok Amélie, t'as pas rien appris pendant deux ans, tu sais faire p... » plein de choses. Et donc, en fait, t'es pas obligé de te cantonner au product owner et product manager dans tes recherches d'emploi. Et en plus de ça, autre sujet ultra important que j'ai appris, c'est la partie écologie. Liée à la santé mentale ou non. En fait, j'ai appris plein de choses dans l'écologie. Et pour faire changer les choses, on a, pour aller vers de l'écologie, alors on a besoin d'avoir des gens qui connaissent l'écologie, mais on a aussi besoin d'avoir des gens qui savent comment fonctionne le cerveau humain et comment réussir à ce que ces personnes qui ont peur d'aller vers l'écologie puissent avoir des solutions. Comment fonctionne leur cerveau ? Pourquoi leur cerveau a peur ? Qu'est-ce qui fait qu'ils ont peur de ce changement ? Et comment les rassurer et faire en sorte que ce changement se passe bien ? Et donc, en fait, on a aussi besoin de toute cette partie-là pour que le changement écologique puisse se faire. Et ça, j'en suis persuadée. Et donc, moi, je m'y connais en écologie. Je sais ce qui est important, ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Alors, je peux toujours m'améliorer, comme pour tout. Mais surtout, je sais comment fonctionne le cerveau. Et j'ai rencontré plein de gens grâce à mon podcast. Et donc, en fait, j'ai aussi des relations. Je connais des gens. Et ce qui me permet aussi, si j'ai un besoin, parce que je ne comprends pas quelque chose dans l'écologie, maintenant, j'ai une liste de personnes à qui je peux contacter. pour leur demander, voilà, tel truc qui se passe, j'ai besoin d'aide, ou est-ce que tu veux rentrer en collaboration avec nous pour ça, parce que, voilà, toi tu t'y connais. Et en fait, j'ai de l'or entre les mains, quoi, par rapport à toutes les compétences que j'ai acquises, mais aussi par rapport à toutes les personnes que j'ai rencontrées, que je peux mettre en relation. Et en plus de ça, moi, à la base, si j'avais créé Evidemment, c'était pour le lien social, remettre du lien, qu'on s'entraide, qu'on s'écoute, qu'on fasse des choses ensemble pour aller vers de l'écologie. Et donc, une fois que j'avais fait ce travail-là, je me suis mis c'est quoi les trois choses les plus importantes pour moi aujourd'hui. La première, c'est la santé de mes proches. La deuxième, c'est pouvoir retrouver de la joie et du kiff dans mon milieu professionnel. Et le dernier, c'était me sentir en sécurité financière. Et donc pour ça... J'ai décidé de revenir dans le salariat. Donc je postule dans le monde du podcast, dans le monde du coaching, dans le monde de l'informatique, PO, PM, Scrum Master, parce que je sais que je dois repasser par le salariat pour me sentir bien. Je n'arrête pas évidemment, je continue le podcast, parce que pour moi ça c'est quelque chose d'ultra important et je l'ai tellement construit. que je veux continuer. Est-ce que je posterai moins ? Peut-être, peut-être pas, je sais pas. Je vais continuer aussi le coaching, mais avec moins de monde que ce que je pourrais si j'étais à 100%. Mais en fait, je voulais plus que le podcast et le coaching, ce qui me fait avancer le matin, c'est de trouver des clients pour qu'ils me payent. Parce qu'en fait, j'en étais arrivée là, et moi, c'était plus possible de travailler comme ça. Moi, je travaille avec des gens parce que j'ai envie de travailler avec eux, parce que j'ai envie de les voir grandir. Alors oui. On va me payer parce que je travaille et parce que la santé mentale, c'est quelque chose de très important. Et j'aimerais que ça soit gratuit, mais ça ne l'est pas aujourd'hui. Et qu'aujourd'hui, on est dans une société où je dois payer à la fin mon prêt de maison, mes factures, acheter de la nourriture. Et donc, j'ai besoin de recevoir cet argent pour le travail que je fais. Et donc, c'est totalement normal que je reçoive de l'argent par rapport aux compétences que j'utilise pour aider les personnes. Mais j'étais rendue à un moment où j'aurais pu accepter n'importe quoi ou n'importe qui. Et ça, ce n'était pas possible. Je n'étais plus du tout alignée. Et en fait, c'est en partie pour ça que je me suis crevée à la tâche. C'est parce que j'avais la tête dans le guidon et je n'étais plus avec mon pourquoi. Et ça, c'est l'une des choses qu'on travaille en plus en coaching. Donc, on dit souvent les coordonnées sont les plus mal chaussées. C'est un peu pareil avec les coachs. Pareil, la première année, j'ai écrit dans un carnet tous les jours, je faisais du yoga tous les jours, de la méditation, du sport. Et en fait, c'était des choses qui me permettaient de souffler. Et j'avais complètement arrêté sur cette dernière année parce que ma grossesse, parce que pour Spartum, j'ai eu quand même pas mal de douleurs physiques. Mais je savais au fond qu'il fallait que je reprenne et pourtant, je ne reprenais pas. Et donc, il fallait débloquer tout ça. Il fallait que je débloque tout ça et via l'auto-coaching, j'ai réussi à débloquer tout ça assez rapidement parce que je connais les outils, parce que je me connais, parce que j'ai aussi été voir une psy qui m'a permis aussi de faire certains, de débloquer certaines choses. Et j'ai retrouvé mon autonomie aussi liée au coaching parce qu'on fait aussi du coaching pour ça, pour que la personne ait de vie en autonome. Et là, ça faisait trois ans que je travaillais avec Karine, ça s'est terminé. Et je pense que d'une certaine manière, c'est aussi une bonne chose que ça se soit terminé parce que là, j'ai pu retrouver mon autonomie, utiliser les outils que je vais utiliser pour mes clients, mais pour toute seule et voir à quel point la personne est forte après derrière. En fait, je suis forte aujourd'hui. Et c'est ça que j'ai aussi envie de donner à mes futurs clients, clientes. C'est qu'à la fin du coaching avec moi, ils soient forts, ils aient les outils et ils n'aient pas besoin de moi. Ils ont peut-être besoin de moi une fois de temps en temps. un petit message, un petit truc. Mais c'est tout, en fait. Ou alors, c'est qu'ils ont une nouvelle problématique, un nouvel objectif, et ils savent qu'ils ont besoin d'un coaching. Mais sinon, pour le premier objectif, le premier besoin pour lequel ils sont venus, en fait, c'est déjà validé. Ils savent quoi faire. Et si c'est ce même objectif qui revient, c'est que l'environnement autour est peut-être pas le même. Voilà, on n'est pas sur les mêmes choses. Et ça m'a... permis, encore une fois, de grandir. J'avais très peur de lâcher Karine. Enfin, de lâcher. Avec Karine, on travaille plus ensemble de manière coach-coacher, parce que pour d'autres choses, on travaille encore ensemble. Mais j'avais, en fin de compte, ce besoin de voir qu'en fait, j'y arrivais toute seule. Et donc voilà, j'ai été enceinte, j'ai fait de l'entrepreneuriat, j'ai été sur les réseaux. J'ai pas fait 10 cas par mois, loin de là. Si je fais 100 euros par mois, c'est déjà énorme. Donc déjà... merci le chômage en fait d'exister pour qu'on puisse créer des choses et voir ce qui fonctionne, apprendre à se connaître soi aussi parce que dans le monde professionnel même en revenant en tant que salarié je sais qui je suis je connais mes compétences et en fait voilà je retourne dans le monde du salariat donc j'ai encore rien de signé, encore rien de fait au moment où je vous parle mais ça en cours j'ai des entretiens et c'est super top et ça me fait plaisir Je ne connais pas exactement la suite. Je ne sais pas combien de temps je serai salariée. Est-ce que ce sera à vie ? Est-ce que ce ne sera pas à vie ? Est-ce que je retenterai évidemment ? Est-ce que je ne le retenterai pas ? Mais en tout cas, ce que je sais, c'est que je vais continuer le coaching parce que ça, je trouve ça incroyable. Et en fait, c'est des choses que je peux faire après le travail. Donc, je vais continuer le coaching. Je vais continuer aussi le coaching, mes coaching conseils dans le podcast. Donc, pour les personnes qui ont envie de créer leur podcast. et qui ont besoin d'aide, je vais aussi faire ça. Et je vais continuer aussi le podcast. Ça, c'est vraiment les trois choses que je vais continuer. J'avais aussi envie de travailler en entreprise pour la partie podcast et pour la partie coaching. Ça, c'est quelque chose que je vais mettre entre parenthèses là, sur ces prochains mois, peut-être années, je ne sais pas. En fait, là, je suis revenue vraiment dans un moment présent. Qu'est-ce qui est important pour moi aujourd'hui ? Ce qui est important pour moi, c'est ma sécurité financière. Pour me sentir mieux, pour savoir que je vais en sécurité, et Lyo, et mon conjoint. Et en fait, je trouve ça ultra important. Et donc, si ça doit passer par le salariat, ça passe par le salariat. Et maintenant, je suis OK avec ça. Mais pas n'importe quel salariat, un salariat où je suis en phase avec mes valeurs, où c'est OK pour moi. Et en fait, je suis ravie d'avoir refait de l'auto-coaching, d'avoir repris le sport, d'avoir fait du bien à mon écologie intérieure. Parce que le bilan de cette dernière année, ça aussi, ça m'a permis d'être beaucoup plus humble, beaucoup plus douce et beaucoup plus tolérante avec certaines personnes. C'est que d'une certaine manière, alors je suis désolée de mon propos, ça va peut-être être un peu cru, mais j'en avais rien à faire de l'écologie extérieure. Pas au point de faire n'importe quoi. Je mangeais pas de viande, je prenais pas l'avion, j'essaye de prendre le train quand je peux prendre le train, je consomme pas du neuf ou alors très très peu quand c'est obligatoire quoi. Par exemple des chaussures pour Elio, enfin voilà, vraiment des trucs... très basique. Donc en fait, on a continué à chauffer à 19, on a vraiment continué à faire ce qu'on avait d'acquis, mais je ne me voyais pas me lancer dans quelque chose de non acquis. Parce que psychologiquement, là où j'en étais, c'était à la sécurité financière. Et donc je me suis dit, mais en fait, il y a des personnes autour de nous en lien avec l'écologie. qui en fait, on n'en peut être rien à faire de l'écologie, mais parce que psychologiquement, ce n'est pas possible pour eux. Et aujourd'hui, comment on parle de l'écologie, comment on donne envie d'aller vers l'écologie, on a vraiment cette sensation que c'est quelque chose de dur, mais c'est dur parce que la société ne nous aide pas. Et c'est vraiment ça que j'ai appris, c'est de me dire, OK, en fait, l'écologie, ce n'est pas ta priorité. En tout cas, l'écologie extérieure, ce n'est pas ta priorité. Et c'est OK de ne pas faire de nouvelles choses cette année. Par exemple, les couches lavables que j'ai tentées, mais que je n'ai pas faites, parce que c'était trop dur pour moi. Et peut-être que dans six mois, j'y arriverai. Mais là, en tout cas, aujourd'hui, c'était trop dur pour moi. Et l'autre chose que j'ai apprise, c'est que l'écologie intérieure, elle est très importante. Si on ne s'aime pas, c'est compliqué d'aimer les autres, c'est compliqué d'aimer la planète. C'est compliqué d'aimer ce qui nous entoure. Et donc je dirais que prends soin de toi et de ceux qui t'entourent. Sens-toi le plus possible en sécurité. Émotionnellement, financièrement, mentalement, professionnellement. Tu peux être en sécurité financière et lâcher ton job. Parce que c'est possible avec les personnes que tu as autour de toi. Et c'est ce que j'ai fait. Au moment où j'ai quitté mon job, je me sentais en sécurité financière. C'est arrivé à un moment où je ne me suis plus sentie en sécurité financière. Donc on peut tenter des choses, on peut sortir de sa zone de confort, ou alors il y en a d'autres qui disent d'élargir sa zone de confort, sans forcément se sentir en insécurité. En tout cas, une insécurité qui fait que tu n'avances plus parce que tu es trop angoissé. Mais aussi prendre soin de soi, de son écologie intérieure, parce que c'est ça qui nous fait avancer, c'est vraiment... véritablement ça, même si c'est pas un mot très écolo, mais c'est vraiment notre carburant. Notre carburant, c'est comment on va dans notre tête, dans notre cœur, dans notre corps. Si cette partie-là, elle va pas bien, c'est compliqué. On peut faire. On peut faire, faire, faire, faire plein de choses. Pour avoir, avoir, avoir, avoir plein de choses. Mais si notre être, si on n'est pas présent, si on n'est pas nous-mêmes, si l'être Il n'est pas là, il est malade. Est-ce qu'on fait ce qu'on avait vraiment envie de faire ? Et est-ce qu'on a véritablement envie d'avoir ? Ça m'a fait super plaisir de partager ça avec vous. Je... ça a duré longtemps. Je ne pensais pas que ça durait aussi longtemps, mais ça m'a fait du bien de déposer tout ça, de vous dire ce qu'il en est, de vous montrer aussi un autre récit. L'écologie, ça fait partie de moi et je vais continuer à en faire d'une certaine manière, d'une manière peut-être différente sur ces prochains mois, prochaines années. Mais maintenant, ça ne me quitte plus et pour moi, c'est quelque chose de très important et il n'y a pas de retour en arrière. J'utilise juste tous les bagages de compétences que j'ai pu apprendre sur ces six ans professionnels et je décide de créer un nouveau chemin. Et en ce moment, je suis en train de lire un livre un peu sur ça ou sur tous les chemins. qu'on a dans notre vie. Je vous mettrai le titre en description. Et en résumé, c'est une jeune fille qui a envie de mourir parce qu'elle trouve sa vie nulle. Et donc, elle vient de tenter en tout cas de se suicider. Elle arrive dans une bibliothèque où c'est toutes les vies qu'elle aurait pu avoir. Et elle a le droit de les vivre. Et dès qu'en fait, elle vit une vie qu'en fin de compte, elle n'aime pas, elle revient dans cette bibliothèque. Et à un moment donné, il va falloir qu'elle fasse le choix entre la vie ou la mort. En gros, c'est ça. Et en fait, ça permet aussi de se poser plein de questions sur la nôtre. Quels sont nos regrets ? Qu'est-ce qu'on aurait voulu refaire ? Est-ce qu'on aurait voulu revivre ? Si je n'avais pas arrêté l'athlétisme, où est-ce que j'en serais aujourd'hui ? Si je n'avais pas arrêté le droit, où est-ce que j'en serais aujourd'hui ? Si on était resté en Inde plus longtemps, qu'est-ce qui se serait passé ? Enfin, voilà, plein de choses où on se dit, mais si j'avais fait un autre choix, j'en serais où dans ma vie ? Et je me suis aperçue que je ne voudrais être nulle part, moi. Je suis bien là où je suis. Je suis contente d'avoir vécu ce que j'ai vécu. Mais tu m'aurais demandé ça il y a un mois, je t'aurais dit complètement l'inverse. Mais c'est parce que j'ai pris soin de mon écologie intérieure que j'en suis là. Et c'est ça que je vous souhaite. Ceux et celles qui m'écoutent, c'est de prendre soin de votre écologie intérieure parce qu'elle va vous permettre d'aller loin et de soulever des montagnes. À bientôt !