- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast des femmes du fil rouge un espace où les voix se croisent où les expériences se partagent où l'égalité s'exprime et finalement prend vie Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Karine Attar et son invité, Philippe Barbier. Bonjour à tous les deux. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Karine, vous êtes donc présidente et cofondatrice de Terrelle, autodidacte, auteur de Contes pour enfants sur l'écologie et l'accompagnement et la pédagogie sont au cœur de vos activités. Votre invité aujourd'hui, c'est Philippe Barbier qui est passionné par les rencontres humaines, la nature et l'art. qu'il exprime d'ailleurs à travers des œuvres qui sont peintes sur des matériaux recyclés. Et puis Philippe, vous êtes engagée, vous militez pour l'égalité femmes-hommes, la mixité et la sensibilisation à l'environnement. Alors voilà, je viens de vous présenter tous les deux un petit peu rapidement. Karine, je sais que vous avez d'autres casquettes. Est-ce que vous pouvez nous dire qui vous êtes et ce que vous faites ?
- Speaker #1
Moi, je suis née à Cannes et aujourd'hui je suis installée à Marseille. Je suis consultante RH à EDF et en même temps, je suis ambassadrice Du réseau énergie mixité en région provençale Pôte d'Azur, c'est un réseau EDF, donc un réseau professionnel, en faveur de l'égalité hommes-femmes dans notre groupe, puisque nous sommes un industriel, et avec des métiers industriels, donc peu de femmes. Et dans l'autre sens, sur les fonctions transverses. Effectivement, à titre personnel, je suis cofondatrice, avec Philippe, et présidente de l'association Terrelle. Le rôle dans cette association, c'est d'être réveilleuse de conscience. J'aime porter l'idée que le changement ne passe pas seulement par des constats de problèmes, mais aussi par des actions concrètes et des personnes ou des modèles inspirants. Je suis, comme vous l'avez dit, en auto-auteur. J'écris des contes pour enfants, qui s'appellent les contes de Jimmy, et qui mettent en scène mon chien, Jimmy, et nos autres animaux domestiques qui sont disparus. C'est un hommage. Et ce sont des histoires en fait basées sur des mystères, sur de l'aventure, mais avec en filigrane la sensibilisation à la préservation de la planète. Pour revenir sur l'association TRL, l'idée est venue avec Philippe. On s'est rendu compte déjà qu'il y avait un besoin de sensibiliser sur l'environnement. Et en même temps, on s'est rendu compte que les jeunes filles hésitaient à aller sur des métiers de l'environnement parce qu'elles pensent qu'il faut faire des études scientifiques. Mais je leur dirais mais pas que. Donc voilà, l'idée est venue comme ça.
- Speaker #0
Ok, très bien, merci beaucoup pour cette présentation Karine. Philippe, est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu qui vous êtes et ce que vous faites ?
- Speaker #2
Moi je suis Philippe Barbier, je suis retraité et je peins. Alors comme disait Karine, parfois j'utilise des matériaux de recyclage, ça m'est arrivé de découper des canettes de coca, d'oasis et de perrier pour faire des plumes des lieux, des machins sur des tableaux. J'ai coupé aussi des bouteilles en plastique. pour faire des écailles de poissons et dessiner un poisson avec. Après, je peins, tous les supports sont possibles. J'ai peint sur des affiches de maison avant, vous savez, quand c'est terminé. Après, je peins aussi sur des toiles normales, avec des peintures normales.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Après, je pense que les femmes peuvent peindre, peuvent dessiner, peuvent faire plein de choses et de limiter la vie des gens à ce qui est traditionnel. Il faut arrêter d'abuser, ça fait maintenant 40 ans qu'on se sent compte que c'est faux.
- Speaker #0
Voilà, et bien le sujet est lancé, cette égalité femmes-hommes qui devrait davantage exister.
- Speaker #1
Et notre point de commun, il faut savoir qu'on est tous les deux des Alpes-Maritimes, puisque Philippe est niçois, comme il le dit, c'est vrai que c'est ça qui nous rassemble tous les deux, c'est qu'on en a un peu marre de tous ces préjugés et de toutes ces pensées qui datent d'un autre temps concernant l'égalité hommes-femmes.
- Speaker #0
Peut-être avant de rentrer dans le vif du sujet, Karine, vous auriez pu venir toute seule à cette... cet entretien, mais vous avez choisi Philippe comme votre invité d'honneur. Pourquoi lui, finalement ?
- Speaker #1
Déjà parce que ça allait de soi. Philippe, c'est une personne que je connais depuis très, très, très longtemps, qui a une ouverture d'esprit et qui a une façon de voir les choses très avant-gardiste, très moderne. C'est une très longue amitié aussi qu'on a depuis plus de 20 ans, si ce n'est pas 30 ans. Et puis, comme on parlait de Terrel, comme il est à la base aussi, Terrel, donc ça... Ça allait de soi et j'ai trouvé aussi intéressant d'avoir la parole d'un homme, justement, qui est quand même retraité, donc qui est senior, et d'avoir la parole d'un homme senior qui, justement, est sur une vision très avant-gardiste. J'ai trouvé ça très intéressant.
- Speaker #0
Philippe, au niveau de TRL, qu'est-ce qui vous a animé ? Qu'est-ce qui vous a porté dans ce projet commun avec Karine ?
- Speaker #2
De se rendre compte que les gens ont plus d'importance qu'on veut bien le donner, de se rendre compte qu'il faut donner sa chance à tout le monde. tout le monde a le droit de s'exprimer, tout le monde a le droit de vivre normalement. Sans se dire, je suis un homme, je suis une femme, je dois rester derrière le fourneau. C'est un peu loin comme image, mais elle existe encore chez certains. Après, qu'une femme soit derrière les fourneaux, ça ne me gêne pas des fois. Ça cuisine très bien. Mais il y a aussi des grands chefs masculins. Donc, on a piqué le travail des femmes. Les femmes peuvent piquer le travail des hommes. Il y a bien des femmes pilotes. Il y a eu des femmes navigatrices. C'était impensable il y a 30 ans, je crois. Quand on voit Violette d'Orange qui a fait la... traversée toute seule de l'Atlantique, c'était énorme. Puis il y a eu des personnes qui sont allées dans les navettes spatiales et machin, et aussi des femmes. Et encore eux, il y a des fois des femmes qui ont aidé la progression de la science. Marie Curie.
- Speaker #0
Bien sûr, oui, tout un tas de femmes qui ont fait avancer le sujet dans différents domaines d'activité. Si on revient à l'association Terrelle, de façon très pratique, de façon opérationnelle, quelles sont les actions que vous menez justement ? en faveur de l'égalité hommes-femmes.
- Speaker #1
On a en fait deux actions phares. Donc on a déjà l'Expo Terrelle. C'est une exposition qui va dans les écoles ou qui fait venir des groupes scolaires dans des lieux à ancrage territorial très fort, comme la Cité des métiers, par exemple. Cette exposition, elle est là pour faire... connaître les métiers de l'environnement, les métiers verts d'aujourd'hui, mais surtout ceux de demain. Parce qu'on a affaire quand même à des groupes scolaires, des CM1, CM2, des lycées, où ils commencent un petit peu plus sur le lycée à réfléchir à ce qu'ils veulent faire demain. Et c'est pour leur montrer que voilà les métiers de demain. Mais pour pouvoir leur expliquer les métiers de demain, il faut aussi leur expliquer d'où ça vient, c'est-à-dire par rapport à ces enjeux qu'on a aujourd'hui de... de conserver la biodiversité, de lutter contre ce très fort changement climatique. Et également leur expliquer que ces emplois-là, à un moment donné, vont évoluer dans une structure économique qui est là pour préserver l'environnement. Et on parle d'économie circulaire, d'économie régénératrice. Également, c'est là qu'on fait venir aussi des intervenantes, qui du coup montrent aux jeunes filles que c'est possible quand on est une femme. Et puis on a aussi tout un panel de portraits. qui sont mis à disposition. Alors, on est en lien avec un incubateur féminin qui s'appelle les Premières Sud, qui aide les femmes, justement, à monter leur entreprise. Et on s'est ciblé sur des exemples d'entreprises environnementales, enfin, éco-responsables, je dirais. Et puis, on a aussi des portraits de femmes pionnières. Philippe en parlait concernant l'aviation et autres. En portrait, par exemple, nous avons Jane Goodall qui nous a quittées il y a très peu de temps. Et nous avons ici même notre inspiratrice, nous avons Anita Conti, qui est le premier océanographe, dont M. Cousteau est venu bien après elle. Et il faut savoir que c'est elle qui a mis en place les programmes de pêche qu'on utilise encore aujourd'hui. Donc voilà. Et la seconde action, alors on va la mettre là en route dans très peu de temps, c'est ce qu'on appelle un hackathon pour la planète. C'est faire travailler des groupes de jeunes filles. sur un sujet environnemental, une problématique environnementale à l'aide de l'intelligence artificielle. Et donc pour ça, on s'est mis en partenariat avec une association qui s'appelle STEM4ALL, qui est là justement pour promouvoir les métiers de l'informatique, de la cybersécurité et autres auprès des jeunes filles. Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on se rend compte, c'est que les métiers de demain, c'est l'environnement et tout ce qui est lié au numérique et à l'intelligence artificielle.
- Speaker #0
Quelles sont les réactions ? de votre public, de ces jeunes femmes, de ce groupe d'élèves, de lycéennes, de collégiennes, quelles sont les réactions quand vous leur parlez justement des métiers de demain, alors que ce soit dans l'environnement ou tout ce qui est lié à l'intelligence artificielle, quelles sont les réactions que vous pouvez voir et entendre ?
- Speaker #1
Déjà, ce qu'on a pu observer avec Philippe, c'est que tous ces enfants, ils sont vraiment au parfum de tout ce qui est solution éco-responsable. Eux, les poubelles jaunes, les poubelles bleues, etc., pas besoin de leur poser, ils savent quoi mettre dedans. les réactions, ils découvrent tous ces métiers-là. Je vous prends un exemple très simple. On a rencontré deux petites filles qui faisaient de l'équitation et elles ont été surprises de voir qu'on pouvait faire de l'équitation tout en faisant de l'animation sur l'environnement, etc. Après, on a des réactions où on a des enfants qui savent déjà ce qu'ils veulent faire. Je me rappelle une petite fille qui voulait être hydrologue. Après, par contre, là où on est toujours Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr très surpris, mais pas forcément de manière agréable, c'est que quand on commence à parler d'égalité homme-femme, dans ces métiers-là, on a des réactions où on a encore des petites filles qui nous disent « Oui, mais moi, je ne pourrais pas faire ces études-là comme mon frère parce que je suis une fille et je ne suis pas aussi intelligente que mon frère. » Et quand on leur demande d'où ça vient, en fait, on se rend compte que c'est une éducation parentale qui ne fait qu'une culture parentale. Je ne vous cache pas que ça fait réagir à chaque fois nos intervenants, quand on dit ce genre de réflexion. Après, on leur parle des modèles économiques. Ça, ça les dépasse un peu parce qu'on est dans le monde entrepreneurial. Bon, voilà. Par contre, ils sont très, très, très friands de questions auprès de nos intervenants quand ils viennent. C'est un peu mitigé, il y a un peu des deux.
- Speaker #0
D'accord. Philippe, en tant qu'homme, quel est votre rôle, votre posture quand vous êtes face à des, j'ai envie de dire, des pères, alors peu importe leur fonction et leur âge, quand vous êtes face à des pères qui ont justement une attitude, on va le dire comme ça, pas correcte vis-à-vis des femmes, où justement l'égalité ne s'exprime pas chez eux ?
- Speaker #2
On a le droit de leur dire. Après, il faut bien se rendre compte que quand on va dans les écoles, À une époque, il y avait beaucoup de garçons qui avaient le bac, les filles n'y allaient pas. Maintenant, j'ai l'impression qu'il y a plus de filles qui arrivent au bac que d'hommes, et c'est par la suite où elles se limitent, où elles ont peur. C'est dommage d'entendre que les filles n'osent pas aller dans l'industrie, n'osent pas aller dans l'automobile. Il peut y avoir une fille qui est très bon mécano et un mec qui ne comprendra rien du tout, et que ça ne plaira pas. Après, il y a tout ce qui est électronique, informatique, l'IA et compagnie, où c'est les métiers d'avenir. Ils sont mixtes depuis longtemps. Les start-up, il y a des hommes et des femmes. C'est pareil. Après, c'est juste une question de comprendre où on va, ce qu'on veut, et puis de les former pour qu'ils puissent comprendre ce qu'ils doivent faire. Et la formation, après, les a priori, les hommes, c'est comme n'importe qui. Tant qu'on ne nous explique pas le pourquoi, le comment, les avantages, une femme qui ne va faire que du ménage toute sa vie, malheureusement, elle n'aura pas un salaire qui lui permet d'être tranquille, et puis des horaires à la noix pour élever ses gosses. Alors que si c'est un vrai métier avec une formation, les salaires ne sont pas les mêmes. On se rend bien compte qu'entre donner un coup de balai dans une salle ou être, comme vous, un journaliste, par exemple, c'est un métier, c'est un savoir-faire et c'est quand même plus encourageant. Après, on a besoin de tout le monde. Pas dire que la femme qui fait le ménage n'est pas utile, mais n'importe qui peut le faire.
- Speaker #0
Bien sûr, ce n'est pas une question de sexe, finalement.
- Speaker #2
Non, c'est une question de capacité intellectuelle. et puis quelqu'un qui fait bien le ménage. Ça demande aussi un peu d'intelligence aussi pour ne pas rêver. Bien sûr. Ça m'est arrivé de faire travailler des gens du classement numérique. Il y en a certains, ils n'y arrivaient pas.
- Speaker #0
Et sur cette question de l'égalité femmes-hommes, est-ce qu'il n'y a pas une question d'éducation, aussi bien de nos garçons que de nos filles finalement, de la manière dont on peut aborder ce sujet-là ? Est-ce que les fondements ne se font pas aussi dès le plus jeune âge ? Est-ce qu'on n'a pas déjà des biais ? Est-ce qu'on est suffisamment neutre dans notre façon d'aborder ?
- Speaker #2
C'est facile à garder. À Noël, qu'est-ce qu'on offre aux petites filles, aux petits garçons ? Un garçon, on ne lui file pas une Barbie, et pourtant, il pourrait avoir envie de jouer avec la Barbie et la mettre sur un Lego. Les filles, elles peuvent jouer. Est-ce qu'on va offrir une boîte de Lego à des filles ? Et pourtant, si on joue avec elles… Moi, j'ai ma fille, j'ai fait faire du tir, j'ai fait faire des trucs qui n'étaient pas logiques pour une fille. Et elle tire mieux que moi maintenant.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que vous disiez. C'est une question tout simplement de capacité.
- Speaker #2
Si vous offrez des petites voitures aux garçons et aux filles que des poupées, on est limité.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Et ça commence là. Et là, ça commence très petit. Parce qu'à la maternelle, quand ils sont dans la même classe, ils font les mêmes activités.
- Speaker #0
Philippe, je sais que vous êtes grand-père. D'ailleurs, pour la deuxième fois aujourd'hui. Félicitations. Qu'est-ce que vous aimeriez dire à vos petits enfants, garçons ?
- Speaker #2
Qu'hommes et femmes, ils peuvent faire la même chose. ils peuvent faire les mêmes jeux, les mêmes activités, il faut qu'ils soient heureux, il ne faut pas qu'ils se freinent. Si mon fils, mon petit-fils, il avait envie de devenir chef cuisinier, pourquoi pas ? Rien qui l'empêche, si un jour ma fille a une fille, je vous dis, elle pourrait être chauffeur, elle pourrait être dans le bâtiment, dans l'industrie ou n'importe où, tous les métiers sont ouverts. Il y a bien des hommes qui tricotent, qui font de la couture. Moi, j'ai de la famille en Italie, ma femme avait des oncles qui étaient sarto, donc couturiers. et au début, ils sont arrivés en France, ils étaient diplômés, c'était des gens qui étaient capables de construire un costume intégralement. On leur faisait faire des ourlets pendant deux ans. Puis le mec, quand il en a eu marre, il a monté sa société. En France, métier de couturier, il n'y en a pas beaucoup. C'est plutôt des femmes. Il y a la même. Vous allez dans un magasin de couture, vous ne verrez pas beaucoup d'hommes.
- Speaker #0
Tout à fait. Merci beaucoup, Philippe, pour ces exemples, finalement, très parlants et qui sont ceux du quotidien. Karine, je vous laisse le mot de la fin. Qu'est-ce que vous aimeriez dire sur ce sujet lié à l'égalité homme-femme ?
- Speaker #1
Moi, j'ai envie de reprendre ce que disait Philippe. Je suis complètement en phase avec lui. Tout est possible, tout est ouvert. Je pense que tout vient de l'éducation et des possibilités que va donner cette éducation-là. Alors, je ne vais pas reprendre les phrases bateau qui est de dire aux filles, allez-y, osez, faites. voilà moi j'ai plutôt envie de dire à toutes ces jeunes à ces petites filles à ces jeunes filles vivez vos rêves n'écoutez pas ce que ce qu'on dit autour vivez vos rêves j'ai aussi tendance souvent à dire mais aux filles comme aux garçons si vous n'arrivez pas à rentrer par la grande porte va essayer de rentrer par la fenêtre voilà c'est à dire que prendre Un chemin dérivé, mais voilà, le mot de la fin, c'est celui-là. Suivez vos rêves, suivez vos envies, tout en restant ancrés dans la réalité aussi. Essayez, vous tombez, ce n'est pas grave, vous vous relevez, vous recommencez sur autre chose. Donc voilà, garçons comme filles, mais sur l'égalité aux jeunes filles, je dis mais. Et puis aujourd'hui, on est quand même dans un pays où on a de la chance qu'il y ait cette égalité homme-femme, qu'il y ait des lois pour ça, qu'il y ait une prise de conscience. Il y a d'autres pays où ce n'est pas encore le cas. Donc voilà, c'est saisir cette chance-là et y aller, foncer, ne pas écouter,
- Speaker #0
ne pas trop se poser de questions.
- Speaker #2
J'aimerais vous dire, j'aimerais voir une femme présidente de la République en France.
- Speaker #0
Vous avez des propositions à nous faire ?
- Speaker #2
Non, mais quelque part, il faut être un peu réaliste. C'est comme aux États-Unis, quand on a vu Barack Obama, un noir président des États-Unis. quand on se rappelle de l'histoire de l'Amérique, waouh, le pas en avant.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Et le jour où on aura une femme noire en Amérique et peut-être même une femme noire présidente de la République en France, pétard, les barrières, elles seront tombées.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai. C'est une belle bête maje.
- Speaker #2
En France, on aurait peur de voter pour une femme si elle a un bon programme. Moi pas, si le programme est bon.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Et c'est là où on se rend compte qu'il y a encore du boulot.
- Speaker #0
C'est vrai. Le chemin à parcourir est encore long. En tout cas, merci parce que vous êtes contribuée largement par les actions que vous menez au sein de votre association TRL. Et c'est une façon de lutter au quotidien, en tout cas de contribuer à améliorer l'égalité entre les femmes et les hommes. Merci beaucoup de votre participation. Merci pour les actions que vous menez.
- Speaker #1
Je vous invite à nous avoir invitées. Merci. Au revoir. Au revoir.