- Speaker #0
Bienvenue sur ECHO, le podcast des femmes qui entreprennent et s'engagent dans des causes qui leur tiennent à cœur. Celles qu'on ne voit pas assez, mais qui changent les choses chaque jour. Pas de success story d'ici, ici on parle vrai, avec nos doutes, nos galères et nos victoires. Je m'appelle Virginie, et à travers des portraits inspirants et des épisodes solos, j'ai voulu te partager des histoires et des outils pour que toi aussi tu puisses oser. Alors, installe-toi confortablement. et laisse-toi porter par ces histoires qui, je l'espère, te donneront des ailes. Et si tu aimes ce podcast, aide-moi à le faire grandir. Abonne-toi, partage-le autour de toi, et surtout laisse 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify. Pour moi, ça fait une énorme différence pour me faire connaître. Alors merci pour ça. Allez, je te laisse avec l'épisode du jour. Dans ce nouvel épisode, je vous emmène à la rencontre de Mireille, psychologue clinicienne, mais pas que. Je vous promets un épisode riche pour en apprendre plus sur la multipotentialité. À travers son parcours, mais également celui des personnes qu'elle accompagne, Mireille nous explique pourquoi il est difficile pour ces personnes, pas boutiquées comme les autres, de faire leur chemin en comparaison de ceux qui ont une carrière plus linéaire. Mireille, avec son dynamisme et son côté faufole comme elle aime le dire, nous promet un épisode riche en couleurs. On a parlé du regard des autres, du syndrome de l'imposteur et d'entrepreneuriat évidemment. Allez,
- Speaker #1
j'en dis pas plus et je vous laisse avec notre échange. Salut Mireille. Bonjour Virginie. Je suis ravie de t'accueillir sur cet épisode aujourd'hui. Et moi donc, j'ai pas envie d'être là.
- Speaker #0
Un épisode riche et prometteur alors.
- Speaker #1
J'espère.
- Speaker #0
Mireille, si tu devais te présenter, qu'est-ce que tu pourrais dire de toi ?
- Speaker #1
Souvent je me présente comme une faufole. on va dire, une femme fofolle, assumée et qui peut être capable d'organisation. Ok, très bien, ça me va. Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie, Mireille ? Je suis psychologue et psychologue du travail.
- Speaker #0
Ok, c'est quoi un petit peu ton parcours ?
- Speaker #1
Mon parcours, c'est plein de chemins. J'ai démarré la plus grande partie de ma carrière comme soignante en psychiatrie. et puis j'ai vite repris mes études de psycho et ensuite tout mon parcours c'était pour aller vers pour aller vers mon chemin de psy donc j'ai été formatrice j'ai été chargée d'insertion je me suis occupée beaucoup de personnes en situation de handicap et c'est ce qui m'a donné mon pourquoi dans la vie et quand tu parles de personnes en situation de handicap c'est quel type de handicap que tu accompagnes ? alors j'ai accompagné tout type de handicap Merci. moteurs physiques, psychiques, surtout invisibles. Et plus particulièrement, les personnes ayant une neuroatypie, une neurodivergence, des personnes avec TSA, troubles de la sphère autistique, TDAH, troubles de l'attention et de l'hyperactivité. Et puis ceux, même si, même pas trop ce diagnostic-là, mais les personnes au potentiel, au potentiel intellectuel, au potentiel émotionnel, toutes ces personnes qui ne sont pas... boutiquer comme tout le monde de leur cerveau. Comme j'aime bien leur dire.
- Speaker #0
C'est super intéressant, ça me parle beaucoup. Et toi, tu es quelqu'un de boutiqué dans ton cerveau ?
- Speaker #1
Effectivement, pas comme tout le monde. Je le sens bien au quotidien. Je ne fais pas tout à fait le chemin de pensée de tout le monde. Et surtout, il y a beaucoup, beaucoup. beaucoup de pensées à la seconde, énormément de sensations, de sensitivités qu'on appelle parfois intuitions, mais qui en fait sont de vraies sensations, ce sont des vrais sens, mais pour lesquels on n'a pas appris à faire un traitement de l'information dans le cerveau. Et tout ça, ça s'explique neurobiologiquement, mais souvent on dit C'est le syndrome de Cassandre. On le sent, on le sait, on ne sait pas l'expliquer rationnellement. Et ça, pour les personnes neuroatypiques, de ne pas pouvoir comprendre d'où ça vient et l'expliquer de manière rationnelle, c'est infernal.
- Speaker #0
Et du coup, toi, on pourrait te qualifier de multipotentiel ?
- Speaker #1
Je pense, quand je regarde un peu mon parcours, tout ce dans quoi je m'engage et dans lequel j'ai envie de m'engager, toutes les idées que je peux avoir. Oui, oui, oui. Et puis, je suis incapable de faire une seule chose. Donc, je pense qu'il y a un petit sujet quand même. Je vois qu'on a des points communs. On aura l'occasion d'en parler un peu plus tard. Avec plaisir.
- Speaker #0
Quel est le premier moment, justement, dans ta vie, que ce soit perso ou pro, où tu t'es dit « Ouh là là, je pense que je suis un peu différente des autres. Ça ne fonctionne pas pareil pour moi. » Ça a toujours été là ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que ça a toujours été là. Je me suis toujours sentie différente, décalée. Dès l'enfance, je n'avais pas les mêmes centres d'intérêt que mes camarades. Alors bien sûr, je t'ai vue comme l'intello. Je ne foutais pas grand-chose, mais je m'intéressais à tout. Et surtout, j'avais toujours besoin d'aller plus loin dans ma compréhension. Quand j'ai commencé mes études d'infirmière aussi, c'est... Je passais deux heures dans les bouquins de médecine pour toujours comprendre plus. Et je me suis bien rendue compte que ce n'était pas comme tout le monde. Et c'était une souffrance pour toi ? Alors, pendant longtemps, oui. Pendant longtemps, oui. Je me suis dit qu'il fallait le brider. Je me suis même dit, tu ne peux pas t'engager dans les études soignantes et être artistique. À l'époque, je faisais du théâtre, j'écrivais beaucoup, etc. Donc, j'ai même cru qu'il fallait... que j'enlève ce pan-là de ma vie complètement, que je l'oublie, pour être focus sur ce que je faisais. Spoiler, ce n'est pas possible. Je suis arrivée en boomerang. Ça résonne beaucoup ce que tu dis, parce que je pense que j'ai aussi un trait multipotentiel.
- Speaker #0
Et donc, forcément, on a l'impression parfois qu'on n'est pas très bien compris par son entourage. On a cette sensation de dispersion. Même pour aller même plus loin, les gens ont l'impression qu'on est complètement à la marge. Et qu'on ne rentre pas dans les cases. Et c'est vrai que ce n'est pas évident de l'assumer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
De se sentir comme ça. Je sais qu'on me dit tout le temps que j'étais dispersée, que je n'arrivais pas à trouver ma voix. C'est compliqué quand on est multipotentiel de trouver sa voix.
- Speaker #1
On ne peut pas trouver sa voix,
- Speaker #0
on trouve ses voix. Oui, c'est ce qu'il faut accepter. Ce n'est pas un modèle que la société nous montre, donc ce n'est pas évident.
- Speaker #1
Non, vraiment pas.
- Speaker #0
Et c'est ça qui t'a fait sortir du salariat ? je crois. C'est cette façon de voir...
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, ouais. Là, j'y suis encore un tout petit peu. C'est infernal. Alors, je m'assume aujourd'hui dans le salariat mais vraiment tel que je suis. Donc voilà, j'ai encore fait des siennes. Dans mon emploi, il a fallu que je fasse une affiche alerte enlèvement sur ma direction qu'on n'a pas vue qui a placardé sur ma porte. Maintenant, je crois que... Oui, depuis que j'ai 40 ans, je m'assume, mais ce n'est pas possible parce que les injonctions paradoxales de l'institution me sont intolérables et vraiment invivables. Ça me draine une énergie considérable, en fait, je suis vidée.
- Speaker #0
Et du coup, comment tu vis ? Alors, tu nous as dit que tu avais une partie encore où tu étais en salariat et puis une partie où tu travaillais à ton compte.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et du coup, tu te sens beaucoup plus épanouie dans la partie où tu es à ton compte, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, il n'y a aucun problème avec ça.
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce que du coup, tu as l'impression que tu peux vivre toutes tes facettes comme tu veux ?
- Speaker #1
J'ai l'impression que je peux vivre mes facettes comme je veux, je sais que ce que je fais, c'est ma responsabilité quand ça fonctionne c'est moi qui l'ai fait, quand ça ne fonctionne pas c'est aussi à moi de voir ce qui n'a pas fonctionné et d'améliorer donc ça dépend de moi, de mon travail de qui je suis et ma ligne directrice avec mes patients, on l'a construit ensemble Et là, ça devient agréable parce que c'est une vraie construction ensemble et en se sortant de toutes les injonctions de l'institution.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de femmes qui sont multipotentielles et qui ont peur de se lancer dans l'entrepreneuriat parce qu'il y a peur de cet éparpillement, comme on a quand même tendance à avoir mille idées à la seconde et avoir une pensée qui diffère un peu des autres. Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce qu'effectivement, être entrepreneur, c'est le risque de s'éparpiller ?
- Speaker #1
Je ne suis pas si sûre que ça. Être entrepreneur, c'est vraiment être à la barre de son bateau. Et effectivement, c'est motivant parce que quand on est entrepreneur et qu'on est multipotentiel, on a toujours un coup d'avance dans sa cale de bateau. C'est-à-dire qu'on a tellement d'idées à puiser, tellement de choses à tester, et voilà, qui dépendent de nous et que de nous-mêmes. Et en fait, cette richesse d'idées, elle est vraiment, au contraire, bénéfique pour l'entrepreneuriat, vraiment.
- Speaker #0
Alors, avant qu'on aille pument sur la question de cette multipotentialité, j'avais envie quand même qu'on puisse la redéfinir pour que ce soit clair pour tout le monde. Donc, c'est quoi pour toi être multipotentiel ?
- Speaker #1
Multipotentiel, c'est quelqu'un, en tout cas une femme, qui ne peut pas se contenter d'aller sur un chemin bien tracé de A... son début de carrière à Z, sa retraite, et puis après faire son petit potager tranquillou, sans déranger l'ordre établi. Être multipotentiel, c'est avoir envie de découvrir plein de champs, de se découvrir dans plein de champs, et d'être à même de prendre des échecs pour rebondir, de se servir de toutes les leçons qu'elles ont apprises pour toujours aller plus loin. C'est effectivement avoir une ligne. Il y a toujours une ligne directrice, qui est le fait d'être alignée avec ce qu'on fait. Qu'on passe de la pâtisserie au podcast, qu'on passe du cinéma vers le travail social, peu importe. C'est aussi découvrir sa ligne directrice, sa soie. Et c'est ça le fil rouge. Et tout peut continuer à nourrir ce film-là, vraiment. tous les gens.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu vas être d'accord, mais j'ai l'impression qu'il y a une caractéristique qu'on retrouve souvent chez les multipotentiels. C'est cette idée aussi qu'on va avoir différents centres d'intérêt, mais on va avoir quand même une passion pour cet intérêt. Donc, on va aller puiser, on va aller chercher beaucoup d'informations sans devenir spécialiste forcément du sujet, mais en tout cas, on va quand même creuser un maximum. Et une fois que ça s'est fait, ça s'arrête et on se lasse, en fait, un peu. Et voilà, on a besoin de passer à autre chose.
- Speaker #1
Complètement. Complètement. Et c'est ce que je fais avec les patients que j'accompagne. Parfois, même des patients qui sont assez jeunes, entre 20 et 30 ans, et au bout d'un moment, je leur dis, je vous fais un spoil, mais sachez bien, vous ne resterez pas dans une carrière longue. Sachez-le, acceptez-le, vous allez avoir envie de changer. Dès que vous aurez fait le tour, c'est des personnes aussi qui font très vite le tour et qui possèdent très vite un sujet. Pas forcément envie de se spécialiser, parce qu'il y a trop de... de trucs à voir, il y a trop de trucs à découvrir. Mais pour moi, c'est complètement OK parce qu'elles vont très vite posséder leur sujet et effectivement, à partir du moment où il n'y a plus le challenge de se dépasser, on passe à autre chose. Ce que j'essaye de faire, c'est de leur... En tout cas, les patientes qui viennent me voir qui sont comme ça, c'est de leur faire accepter qu'elles puissent se dire, ouais, c'est bon, je vais faire ça pendant 2-3 ans et après, on passe à autre chose et aucun souci avec ça.
- Speaker #0
Je crois que l'acceptation, c'est vraiment la clé. Parce que, de mon expérience personnelle, tant que je ne l'avais pas acceptée, je passais aux yeux des autres pour quelqu'un déparpillé, d'instable, qui ne savait pas ce qu'elle voulait, qui changeait d'avis tout le temps. Et moi, comme je ne l'acceptais pas, je le vivais mal. Je le vivais très mal en me disant que je ne suis pas câblée comme tout le monde, je ne suis pas normale, il y a un problème. Et du jour où je l'ai acceptée... Ça a mis du temps, il y a eu tout un travail, mais en tout cas, du moment où je l'ai accepté, je vois dans le regard des autres, autre chose qui serait de l'ordre de « mais en fait, t'es inarrêtable, dès que t'as une idée, t'y vas, tu fonces » . Et même des gens qui me disent aujourd'hui « j'aimerais bien être comme toi » et oser tenter des projets et voilà, on voit ce qui se passe complètement. Donc vraiment, la clé, elle passe par l'acceptation.
- Speaker #1
La clé, elle passe par l'acceptation, s'autoriser. S'autoriser à être soi, s'autoriser à faire des sauts de puces partout. Et là, quand je te disais que mon parcours, c'était je pavais un chemin vert, je ne me rendais pas compte au début. C'est en cours de route que je me dis en fait, c'est cohérent. C'est éparpillé, mais c'est cohérent.
- Speaker #0
Est-ce que le moment où tu t'es mis dans l'acceptation de ta multipotentialité, ça a coïncidé avec le moment où tu t'es lancée dans l'entrepreneuriat ? Ou pas du tout ?
- Speaker #1
Ça a été un petit peu avant. Alors... c'est un terme qu'on utilise avec mes patients et patientes, c'est quand j'ai commencé à accepter d'avoir des quêtes secondaires. Des quoi, on va dire ? Des quêtes secondaires. Ok. J'avais mes activités principales dans mon métier, mais je m'autorisais enfin à faire d'autres choses, à faire rentrer ma créativité, à faire rentrer mes idées complètement farfelues. Comme on a un séminaire, on doit présenter notre activité, super, on va faire un truc genre... question pour l'insertion, on va faire un jeu interactif avec un qui est, pour se présenter. Et là, j'ai assumé d'être comme ça, d'avoir ces idées complètement farfelues, alors qu'à la base, ça devait être un PowerPoint classique. Et puis, en passant par là, j'ai dit que j'ai quitté un emploi de psychologue à temps plein parce que ça devenait problématique pour ma santé. avec un management toxique. Et là, j'ai dit, OK, maintenant, tu te lances. Tu te lances à ton compte, peut-être te sécuriser avec un petit temps partiel, mais terminer les temps pleins. Et maintenant, tu te lances et tu es capable de faire tellement de choses que ça va marcher.
- Speaker #0
C'est à quel moment que tu as compris que le handicap... On la refait. C'est à quel moment que tu as compris que ta multipotentialité, ce n'était pas un handicap. Au contraire, c'était peut-être une force, c'était peut-être quelque chose de positif.
- Speaker #1
Je crois que quand j'ai rencontré des personnes comme moi, dans le cadre privé, bien sûr, en fait, je suis instaurée quasi que de personnes comme ça. Enfin, en tout cas, qui sont restées avec moi maintenant. Mais quand j'en ai rencontré au travail, je pensais que ça n'existait pas. Et d'un coup, je me suis rendue compte qu'on pouvait faire des choses délirantes ensemble, mais qui ont du sens. Et là, je me suis dit, en fait... C'est ça, quoi. C'est ça la clé, quoi. Tout va bien. Et ça a permis à l'autre aussi de s'accepter.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et là, j'ai dit OK.
- Speaker #0
Il y a un effet miroir, en fait, ce qui est bénéfique. Du coup, le problème pour toi, c'est plutôt la société qui n'accepte pas, qu'on ne rentre pas dans des cases.
- Speaker #1
Oui, mais maintenant, je n'en ai plus rien à faire. À 44 ans, bientôt 45, je m'en fiche. Et ce que je veux, c'est accompagner les autres à s'en ficher aussi. Très bon.
- Speaker #0
À vivre ce qu'ils sont.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais... Peut-être une anecdote où ta multipotentialité t'a peut-être sauvé la mise ou au contraire mise dans une situation impossible ?
- Speaker #1
Sauver la mise, cette anecdote de cette idée complètement tordue en réunion, de faire une présentation, mais qui n'est pas du tout une présentation classique et sur laquelle on s'est mises à trois, même les week-ends, et on a vraiment déclenché quelque chose. Au niveau de là où on travaillait, il y avait plusieurs pôles. Et nous, on était le pôle qui ramenait le plus d'argent. Mais en gros, qu'on ne présentait jamais parce que ce n'était pas la vitrine de l'assaut pour laquelle je bossais. Et là, tout d'un coup, on était sur le devant de la scène. Les gens, vraiment, l'ensemble a adoré. Ils nous ont dit la prochaine fois, vous nous aidez à présenter. Et en même temps, ça nous a mis dans l'embarras parce qu'il ne fallait pas... qu'on soit mis en lumière. Mises, parce qu'on était des femmes d'ailleurs. Mais pas qu'on soit mises en lumière. Et du coup, ça a extrêmement gêné. Plus haut qu'on se soit mis en lumière comme ça. Donc voilà, ça a été vraiment un double tranchant. Mais je ne le regrette pas du tout.
- Speaker #0
J'imagine bien. Et tu crois qu'être multipotentielle femme, c'est différent que d'être multipotentielle homme ? On sait que les femmes, elles ont tendance à se poser beaucoup plus de questions, beaucoup d'être dans l'introspection. d'avoir moins confiance en elle, d'avoir plus peut-être le syndrome de l'imposteur.
- Speaker #1
Est-ce que tu crois que... Oui, puis il y a ce truc de la société où on va renvoyer à la femme qu'elle est... Oui, mais c'est parce qu'elle est incontente. C'est parce qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut. C'est parce qu'elle est, en gros, compétente de rien. Je l'ai entendu, tu disais, on n'est pas spécialiste, mais on possède plein de sujets. Eh oui, mais t'es compétente en rien. Et puis, les femmes... et s'autoriser, déjà, c'est une problématique pour la société. On le voit, y compris avec toutes les artistes qui se prennent plein la figure en ce moment sur les réseaux. Et c'est pareil, on ne peut pas être... Ah ben, on ne peut pas être... Je vais prendre un exemple qui peut être peut-être pas le bon, mais la situation, on ne peut pas être youtubeuse et créatrice de contenu et écrire un bouquin et faire ci et faire ça. Non, mais c'est bon, quoi. Mais ficher lui la paix. Le problème, c'est qu'on ne fiche pas trop la paix aux femmes.
- Speaker #0
On attend d'elles qu'elles soient un peu sages et qu'elles répondent un peu aux normes.
- Speaker #1
C'est ça. Qu'elles rentrent dans leur petite case et qu'elles ne fassent pas trop de bruit. C'est quoi les pièges pour toi dans lesquels les femmes multipotentielles peuvent tomber en entrepreneuriat ? Est-ce qu'il y en a, selon toi ? Quand on est neurodivergente et en plus multipotentiel, on a toujours les ressources de nos contraintes, mais c'est le fait de ne pas toujours les voir qui est le plus grand piège. Le fait de foisonner d'idées, c'est génial, mais quand on commence à ne pas s'autoriser à les avoir, on ne peut pas s'autoriser à les concrétiser, c'est là que ça devient un piège parce qu'on reste frustré et on n'arrive pas à avancer. Même si on ne peut pas tout faire d'un coup, une idée n'est jamais perdue. Vraiment, je conseille de noter toutes vos idées. elles vont se voir le jour à un moment donné. Parce qu'à un moment donné, vous allez avoir besoin, ça va faire sens. Mais c'est maintenant qu'il faut que je fasse ça. Ça va le faire. Donc vraiment, le piège, c'est uniquement de se brider. Et parce qu'on est quand même majoritairement bridés par l'extérieur, l'entourage familial, le conjoint qui dit, ça n'a pas de bon sens. Quand tu veux aller participer à un podcast, je ne veux pas le rapport. T'inquiète, je suis là. T'inquiète. une petite pensée pour lui si il écoute la décision mais oui oui c'est la plupart des obstacles que je vois c'est que on dit mais non mais je ne peux pas lancer ma formation en ligne ce n'est pas le moment mais je ne vais jamais avoir de client non mais quand même le syndrome de la posteur je ne suis pas légitime je fais ça donc je ne suis pas légitime à faire autre chose c'est de s'autoriser pour rebondir sur ce que tu dis j'ai l'impression qu'il y a des femmes entrepreneurs multipotentielles à qui je parle
- Speaker #0
me disent aussi qu'elles ressentent, elles ont parfois l'impression de ressentir la voie dans laquelle elles ont envie d'aller, en tout cas les voies dans lesquelles elles ont envie d'aller, mais qu'effectivement, elles se l'interdisent parce que ça sort du cadre qui est déjà instauré. Donc, elles essayent de se conformer, encore une fois, à ce qu'on pourrait attendre d'elles au vu du milieu social, des études qu'elles ont pu faire, de l'éducation, etc. Et qu'en fait, elles s'interdisent peut-être d'aller ailleurs parce que ça paraît farfelu, quoi, tout simplement. Alors, peut-être que c'est là où elles doivent aller creuser.
- Speaker #1
Plus c'est farfelu, plus c'est là où il y a les gens, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Tu parlais d'intuition tout à l'heure. Tu crois qu'il y a une intuition un peu plus développée chez ces femmes-là ?
- Speaker #1
Alors, pour moi, c'est vraiment neurobiologique. Et ça peut peut-être être un peu long à expliquer, mais en tout cas, on sait que dans la neurodivergence, il y a tout un tas de capteurs sensoriels qui, chez la plupart des gens, ont disparu entre nourrisson et l'enfance. Les autres sens, on en a fait un traitement de l'information grâce à l'entourage, grâce à l'expérimentation. Mais chez les personnes neurodivergentes, il y a encore énormément de capteurs sensoriels qui n'ont pas fait l'objet de traitement de l'information parce qu'on ne les connaît pas, on ne sait pas comment les relier à quelque chose de rationnel. Sauf qu'ils sont là, sauf que ces personnes-là ressentent, mais il n'y a pas de traitement rationnel de ces informations et de ces ressentis. donc c'est intuition qu'on appelle intuition féminine un peu pour dire, moi, c'est un peu ésotérico, magique, c'est un peu un truc, le sixième sens. Non, non, on en a beaucoup plus des sens, mais qui, chez les neurodivergents, se sont développés sans traitement vraiment rationnel. Et du coup, tu peux sentir dans l'atmosphère d'une pièce le moindre... C'est des choses tellement ténues, la couleur de la peau, le geste... L'odeur, il y a tellement de choses, mais on ne sait pas dire. Et souvent, je ramène mes patients au ventre. Arrêtez de penser avec votre cerveau, pardon, mais pensez avec votre ventre. Est-ce que votre ventre se contracte quand vous pensez à aller vers cette idée-là, vers cette activité-là ? Ou est-ce qu'au contraire, il y a des petits papillons ? Est-ce qu'au contraire, il se détend ? Votre ventre, lui, il n'a pas le poids. des pensées négatives. Il n'a pas le poids de la société, il n'a pas le poids de vos proches. Il sait juste ce qui est bon.
- Speaker #0
Oui, et pour autant, j'entends tout ce que tu dis, ça résonne drôlement. Mais pour autant, je trouve que c'est compliqué parce qu'effectivement, quand c'est des choses qui ne sont pas palpables, qui ne sont pas rationnelles et qu'on va aller en face de quelque chose de rationnel. Alors, tu vois, je reste sur le sujet, notre sujet de l'entrepreneuriat. Mais il y a un business qui fonctionne. Il y a des rentrées d'argent. ça fonctionne, mais toi, tu ne le sens plus, ça te tord le ventre, et qu'à côté, tu aurais envie d'aller découvrir complètement autre chose. Chose pour laquelle, à l'instant T, tu n'as peut-être pas forcément les compétences, chose pour laquelle tu n'as pas forcément le réseau, tu n'as pas forcément un backup derrière où tu as une expérience. C'est super compliqué à faire entendre que c'est par là qu'il faut aller. Je le sais, je le sens, c'est par là qu'il faut aller.
- Speaker #1
Moi, je n'essaie plus de l'expliquer. Mais ça, ça a été un travail... Non, j'essaie plus de l'expliquer. J'y vais. Je ne pose même pas la question aux gens. C'est ça le secret, en fait. Ah ouais. Ouais, ouais. C'est d'y aller après et d'en parler avec des personnes qui le sont, qui ont du potentiel, parce qu'elles vont vous entourer un peu. Elles vont booster, elles vont porter. Enfin, voilà, c'est la clé.
- Speaker #0
Alors, tu accompagnes des personnes neuro-attimiques. Alors, rappelons quand même que la multipotence... potentialité n'est pas reconnue comme une neuroatypie, c'est important aussi de le dire, mais du coup ces personnes neuroatypiques ou multipotentielles qui viennent te voir, qu'est-ce qu'elles viennent chercher chez toi ou chez d'autres professionnels ? C'est quoi leur demande ?
- Speaker #1
Leur demande, c'est pourquoi est-ce que je n'arrive pas à être dans le monde du travail ? Pourquoi je n'arrive pas à être en lien avec mes collègues ? Pourquoi je n'arrive pas à... Pourquoi ça m'exaspère de devoir faire du 9h à 17h ? Alors, en fait, mes tâches, entre 9h et 10h, c'est fait. Et qu'après, je passe tout le reste du temps à ne pas savoir quoi faire et à te payer, ce n'est pas normal. Pourquoi je n'arrive pas à faire semblant dans des codes sociaux d'arriver et de faire hi-hi-ha-ha dans des cocktails d'entreprise, alors qu'en vrai, moi, j'ai qu'une envie, c'est d'aller faire du violon, d'apprendre le piano et d'aller faire du panel. D'être là où on ne m'attend pas, voilà. Pourquoi est-ce que, oui, quand j'ai une idée qui est complètement décalée, tout le monde me regarde bizarrement, c'est ça qui vient. Essayer de comprendre.
- Speaker #0
Ça veut dire qu'elles n'ont pas forcément mis le mot ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Alors, ils sont pas mis dans le voir ?
- Speaker #1
Non. Elles se disent, comment je fais pour être comme tout le monde ? Pas possible. Non, on va faire pour être comme vous êtes.
- Speaker #0
Justement, encore une fois, on en revient à l'acceptation. C'est d'accepter d'être comme ça. Pour toi, il y a un lien entre ces différentes atypies, le côté créatif et le besoin de liberté ?
- Speaker #1
Oui. Oui, je sais que tu disais neuroatypie, neurodivergence ou multipotentialité. Je n'ai pas encore cliniquement rencontré de multipotentiel qui n'était pas boutiquée différemment dans le cerveau. Parce qu'il y a aussi parfois un rejet. Moi, j'ai des patientes qui viennent et qui se sont fait traiter, je dis bien traiter, d'autistes toute leur enfance. Donc, venir et lui dire qu'il y a potentiellement un diagnostic de TSA, c'est inentendable pour elles.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Il faut qu'on travaille sur toutes leurs hypercompétences et les contraintes, mais elles ont les ressources qui vont avec. Mais poser un diagnostic qui, pour elles, ont été un stigma toute leur vie, ce n'est pas possible. Mais j'ai rarement vu des multipotentiels qui, par contre, se conforment parfaitement aux codes sociaux, à la vie, qui restent bien dans leur vie.
- Speaker #0
Puis à l'inverse, je pense qu'il y a ces femmes sur qui on a fait peser aussi un regard et qui peut être aujourd'hui dur à assumer. Et à l'inverse, j'ai l'impression aussi qu'à l'époque, on reconnaissait beaucoup moins toutes ces atypies. Donc, il y avait beaucoup moins de thèses qu'il y a aujourd'hui, etc. Et je sais que, par exemple, moi, je me vois en miroir par rapport à ma fille. Et c'est là où je crois que ça m'a beaucoup aidée aussi dans mon chemin d'acceptation. c'est que oui, elle me renvoyait des choses que j'avais vécues, ou peut-être même différemment, mais des sensations en tout cas. Et quelque part, je me suis dit, si je veux qu'elle s'accepte un jour,
- Speaker #1
il faut que je commence moi aussi à m'accepter. Tellement. Et parfois, effectivement, ça fait sens. Les patientes me disent, j'apprends. « Ah mais oui, mais mon fils, ma fille, elle vient de faire des tests. Il semblerait qu'elle ait précoce, il semblerait qu'elle ait été DRH. » Oui, mais les Ausha ne font pas des chiens. Donc en fait, vous avez compris.
- Speaker #0
Et tu penses que la sensibilité, c'est aussi un vecteur quand tu es neuroatypique, multipotentiel ?
- Speaker #1
Oui, mais alors c'est pareil. J'aimerais bien débunker un peu ce que c'est que la sensibilité et l'hypersensibilité. Ce n'est pas juste de pleurer pour un oui pour un non. C'est-à-dire que c'est aussi une hypersensitivité. C'est aussi le fait de ressentir avec des capteurs sensoriels. plus développés, plus présents, des choses que d'autres ne sentent pas. C'est pouvoir se nourrir beaucoup plus de la beauté du monde ou de la beauté des choses, pouvoir se nourrir beaucoup plus des émotions positives, même si les émotions entre guillemets négatives vont nous impacter beaucoup plus. C'est en ça que je parle de ressources et de contraintes. Ce n'est pas juste quelqu'un qui pleure pour un oui pour un non, c'est quelqu'un aussi qui va se recharger au contact. Deux choses où les gens vont dire, oui, bon, ça va, on a vu, c'est un coucher de soleil. C'est bon, on va y passer trois ans. On a compris. Mais c'est vraiment important. Et souvent, c'est ce qui a été bridé chez ces personnes, dans la sensibilité. Elles ne se rendent pas compte qu'elles peuvent vraiment se recharger, se ressourcer, y compris dans l'apprentissage, y compris dans le fait d'avoir tout le temps de nouvelles idées. C'est ce qui va les booster, c'est ce qui va être moteur pour elles.
- Speaker #0
Mais là, tu abordes ça avec le côté positif, mais parfois aussi, souvent aussi, c'est tous les ressentis négatifs qui sont acerbés. tu vois la colère qui va peut-être être plus forte, la tristesse qui va prendre le pas sur une situation, alors que ton cerveau te dit qu'il n'y a pas besoin de se mettre dans cet état-là, mais c'est plus fort que toi. Du coup, quels conseils on pourrait donner à des personnes qui sont dans cette voie-là et qui aimeraient ?
- Speaker #1
Peut-être que je ne suis pas de bons conseils, mais c'est encore une fois l'acceptation. Le cerveau, il raconte ce qu'a aussi l'histoire autour raconte. C'est toutes ces pensées parasites qu'il y a. S'il y a une vague de tristesse qui nous submerge, c'est qu'il y a une raison. C'est qu'elle doit être là. Et la colère, c'est pareil. Plus on va la repousser, ça je le dis à chaque fois, vos émotions, plus vous allez vous les repousser, plus elles vont revenir en boum en boum. Vraiment. Et à un moment où personne ne va s'y attendre. Pourquoi tu pètes un plomb pour ça ? Ah non, ce n'est pas pour ça. C'est pour tout ce que j'ai gardé en moi et que je n'ai pas osé exprimer. Non, ça fait sens. ne cherchez pas le cerveau. Vous êtes en colère, ça fait sens.
- Speaker #0
Il y a une raison.
- Speaker #1
Il y a une raison, oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu aurais aimé entendre, toi, il y a plusieurs années, quand tu n'étais pas dans cette acceptation ? Qu'est-ce que tu aurais aimé qu'on me dise ?
- Speaker #1
Je pourrais aimer qu'on me dise « c'est OK » et « on t'aime comme tu es » . Pendant longtemps, j'ai pensé que je ne pourrais pas être... Alors, je ne parle pas que des relations amoureuses. Je ne pourrais pas être aimée en étant là, entre guillemets, et j'en parlais avec mon psy moi c'est vraiment pour être aimée soit parfaite mais soit parfaite dans ce que je pensais que les autres attendaient donc fais pas de bruit sois lisse sois comme tout le monde alors en plus j'ai pas la tête comme tout le monde mais déjà de physique à l'époque des années 80 c'était pas une petite petite nénette avec la pommade et les cheveux frisés, qui était à la mode. J'aurais voulu être blonde, les cheveux lisses, et m'habiller de manière tout à fait conventionnelle. C'était déjà raté. C'était déjà, c'était pas le bon moment. Tous les modèles qu'on me présentait, c'était mort. La princesse qui se fait sauver de quoi ? Mais ça va pas la tête. Bon, il n'y avait rien qu'à l'air. Donc, je me conformais à ça, sauf que ça ne pouvait pas. J'étais dans un déguisement qui... Il n'y avait rien qui allait. C'était trop petit. Ce n'était pas ma taille. Il n'y avait rien qui allait. J'aurais aimé qu'on me dise « Mais vas-y, tu peux. » Et c'est ce que je dis à ma fille aujourd'hui. C'est pour elle que je me suis acceptée. C'est pour qu'elle ne vive pas une enfance à penser qu'il doit se mettre dans un coin et ne pas faire de bruit.
- Speaker #0
Comment reconnaître si on est multipotentiel ? Ou alors si on est juste curieuse ou juste éparpillée ? Je sais qu'il y en a beaucoup qui se posent cette question. Est-ce que vraiment je suis multipotentielle ou est-ce que non ? C'est juste que je suis plus curieuse que la normale ou j'ai tendance à m'éparpiller.
- Speaker #1
C'est assez simple. Plus curieuse si l'intérêt dure trois secondes et demie. Ok, c'est de la curiosité si l'intérêt dure trois semaines et qu'en plus, on s'avère être assez vite doué pour ça, on n'est plus sur de la multipotentialité quand même. Et puis après, en tant que multipotentiel, on peut avoir des intérêts de trois semaines et plus et des intérêts de trois minutes, mais c'est pas grave aussi.
- Speaker #0
Sur la durée, c'est-à-dire que ce n'est pas une fois que tu es curieuse. On est tout le temps,
- Speaker #1
tout le temps pour tout.
- Speaker #0
C'est fatigant quand même. J'avoue. C'est un peu fatigant. Puis il y a quand même, même si les gens après, en te connaissant, vont te dire avec le sourire, mais il y a quand même aussi ce regard des autres. Je sais qu'il est... Alors, qu'est-ce que tu veux encore nous inventer ? Ah, qu'est-ce qu'elle veut encore nous dire ? Moi, je sais, c'est un truc qu'on me renvoie souvent. Alors, Manon, aujourd'hui, je le prends avec le sourire. Mais... Enfin, petite anecdote, mais samedi, je vois des copines, et puis il y en a une qui me demande où j'en suis, ce que je fais, etc. Et puis il y en a une autre qui arrive. Vous voyez qu'elle n'était pas très bien. Et elle me dit... Bon, attends, viens, on lui parle à elle, on voit un peu ce qu'il y a. parce que de toute manière, toi, la semaine prochaine, ça aura déjà changé. ça pique quand même ça pique un petit peu et pourtant c'est dit avec beaucoup de bienveillance mais c'est vrai qu'on se fatigue soi-même on sent aussi que les autres parfois ont du mal à nous suivre c'est pas évident c'est pas évident je ne le comprenais pas trop jusqu'à ce que je rencontre ma
- Speaker #1
binôme de travail on n'est plus ensemble mais on est capable de se faire des visios de boulot où chacune en bosse d'un côté Lucie je fais un gros big up mais on s'appelait en fait on s'est appelé les insuportables On était nos insupportables. Je me suis rendue compte que j'étais fatigante en la voyant. Parce qu'elle est exactement comme moi. En introvertie, mais vraiment pareil. Et je lui disais, je comprends pourquoi nos mecs sont fatigués. Elle me dit, je comprends aussi. Il faut après apprendre, ça aussi c'est un apprentissage, et accepter aussi d'avoir ces moments de gros down. Et de gros, non mais là, fichez-moi la paix, je reste dans ma couette, je reste tout le monde pilou-pilou et il n'y a plus rien, parce qu'il faut que je récupère.
- Speaker #0
Et puis je recharge la batterie.
- Speaker #1
La dernière fois que j'ai fait ça, j'ai gratté je ne sais combien de pages d'idées.
- Speaker #0
je trouve que c'est un outil qui est super intéressant tu l'as dit tout au début en disant dès que tu as une idée il faut la noter et je trouve que ça c'est important parce qu'écrire c'est une forme d'expression et donc le fait d'exprimer déjà une idée ça peut nous permettre de dire là t'es partie trop loin c'est n'importe quoi ou au contraire il y a une forme d'autorégulation
- Speaker #1
en fait je trouve avec l'écriture qui est intéressante et après je pense aussi à ceux qui ont plus de mal avec l'écriture un audio un dessin, peu importe la forme, j'ai envie de dire, mais garder une trace parce que ça va servir un jour. Ça va servir un jour. Le multipotentiel, même si ce n'est pas exactement tel que c'est noté, ça va servir. C'est sûr et certain.
- Speaker #0
On glisse tout doucement vers la fin du podcast, mais j'avais encore une ou deux questions à te poser. Si on devait résumer tout ça, si on devait si notre la multipotentialité devait être une devise, qu'est-ce que ce serait ?
- Speaker #1
Assumer, sortir des sentiers battus, c'est là où il y a les plus belles fleurs.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
j'adore.
- Speaker #0
Je garde ça précieusement. S'il y a une femme là, multipotentielle, qui nous écoute et qui hésite à entreprendre, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ?
- Speaker #1
Vas-y, parce que c'est ta porte de sortie, de liberté et d'alignement. Je sais que vous avez beaucoup dit d'être alignée. Ça fait un peu maintenant. Mais vraiment, je le sens corporellement. Et vas-y, fais. Ce n'est pas grave s'il y a des trucs. J'ai fait plein de trucs qui n'ont servi à rien. Rien donné. Je les ai laissés dans un placard, mais je les ai faits. Et c'est important que je les fasse.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Je rajouterai, je l'ai dit sur un autre épisode, mais ce n'est pas grave. C'est croix aussi en ta capacité de rebondir.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je pense que c'est une des forces des multipotentiels, c'est cette capacité d'adaptabilité, de pouvoir rebondir. Alors peut-être qu'on ne s'adapte pas au monde tel qu'on voudrait, mais en tout cas, on a une forte capacité d'adaptation. Et puis de rebondir.
- Speaker #1
Et trust the process, ça va marcher. Franchement, même si, comme tu disais, on lâche tout d'un business qui est à fond pour un truc qui n'a rien à voir, trust the process, reste calme. Tu suis ta voix, ça va le faire.
- Speaker #0
Super, je trouve que c'est un très beau mot de la fin. Où est-ce qu'on peut te retrouver Mireille ?
- Speaker #1
Où ? On peut me retrouver sur Instagram, il faudrait que je sois un petit peu plus... un petit peu plus... ça va être parti de la multipotentialité, j'ai 50 000 posts, mais alors la discipline pour les poster, c'est compliqué. On me retrouve sur mon site internet, un jour peut-être sur un podcast, j'adorerais. Et puis voilà, je... Je suis là, je ne vais jamais être très loin.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
En tout cas, on peut m'écrire, on peut passer des messages.
- Speaker #0
Je mettrai toutes tes coordonnées en descriptif de l'épisode. Puis qui sait, peut-être qu'un jour, c'est moi qui serai ton invitée sur ton podcast.
- Speaker #1
Alors là, je pourrais dire que j'aurais réussi un truc. Je pourrais dire que j'aurais réussi.
- Speaker #0
Ce sera un grand plaisir, en tout cas. Merci beaucoup, Mireille, de ce temps. À très vite. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère que l'histoire de notre invité du jour t'aura donné à toi aussi l'envie de tracer ton propre chemin. N'hésite pas à venir mettre un commentaire. Et retrouve-moi sur LinkedIn, je serai ravie d'échanger avec toi.