- Speaker #0
Bonjour, c'est Virginie. Vous écoutez le podcast ECHO, un podcast de discussion autour de l'entrepreneuriat, de l'engagement et de l'émancipation des femmes. Ce podcast veut être une source d'inspiration, de connexion et d'impact. Avec mes invités, nous avons à cœur de faire bouger les lignes. ECHO est un projet indépendant, alors si le contenu vous plaît et que vous voulez le soutenir, vous pouvez en parler autour de vous, le partager sur vos réseaux sociaux. et mettre une note 5 étoiles avec un commentaire sur votre plateforme d'écoute favorite. Merci pour votre soutien et bonne écoute. Hello Stéphanie, je suis ravie de t'accueillir sur le podcast.
- Speaker #1
Salut Virginie, moi aussi je suis très contente que tu me reçoives ici.
- Speaker #0
Alors tu es conseillère en gestion de patrimoine, mère de trois enfants, basketeuse, tu donnes également des cours à la fac, tu fais partie d'un club d'affaires d'entrepreneurs. Et je sais que tu as eu une attention toute particulière en ce qui concerne le patrimoine des femmes. Bref, autant de sujets que j'ai hâte d'explorer avec toi, donc merci encore une fois d'être là. Avant de commencer, est-ce que tu pourrais nous expliquer simplement ton métier ?
- Speaker #1
Alors oui, je suis conseillère en gestion de patrimoine, donc ça fait dix ans que je fais ça. En quoi ça consiste ? Très clairement à établir avec les personnes leur patrimoine actuel, voir comment il est composé, trouver ensemble leurs objectifs et... Faire en sorte de pouvoir les mettre en place grâce à des investissements ou bien à des solutions patrimoniales, souvent juridiques.
- Speaker #0
Ok. Donc aujourd'hui, tu es à ton compte ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu faisais avant d'être entrepreneur ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, je suis à mon compte depuis deux ans. Et avant ça, j'étais en fait salariée. J'ai fait deux mutuelles successivement sur la partie gestion de patrimoine et gestion privée. Et j'ai conseillé principalement des médecins et des cadres supérieurs.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce que tu te voyais déjà entrepreneur quand tu as commencé ta carrière ?
- Speaker #1
Alors, je me suis toujours posé la question de l'entrepreneuriat. Très jeune, je faisais même plein de petits trucs. J'étais celle qui fabriquait des trucs dans la cour de récré et qui les revendait. Donc, j'ai toujours eu quand même comme ça, cette âme d'entrepreneuse. Mais je suis aussi quelqu'un qui est quand même très dans la sécurité. Et du coup, je n'y suis jamais allée avant. Et là, c'était l'opportunité. Oui, exactement. J'avais la peur de ne pas réussir à avoir les moyens de subvenir à mes besoins tous les mois, de ne pas tenir le train de vie de la famille. Après, il y avait eu les enfants. Donc, il y avait toute cette peur-là. Je pense que j'ai toujours eu envie, mais que finalement, il a fallu attendre l'opportunité pour me lancer.
- Speaker #0
Alors justement, transition toute faite, qu'est-ce qui s'est passé ? Comment tu es devenue entrepreneur ?
- Speaker #1
J'ai eu trois enfants, comme tu l'as dit. Au troisième enfant, dans ma boîte, ça a commencé un peu à battre de l'aile. mon patron a pas tellement supporté Le fait que je lui annonce que j'étais enceinte d'un troisième enfant. Donc du coup, ça m'a beaucoup remise en question. Ça m'a beaucoup questionné et j'ai plus envie d'y retourner, déjà. Et puis après, des événements personnels aussi, qui m'ont pas mal secouée et qui m'ont fait me rendre compte que j'avais vraiment envie d'aider les gens. Mais moi, vraiment, en tant que Stéphanie Cacessa, et pas moi au travers d'une boîte.
- Speaker #0
Et du coup, tu disais que ton patron, là, il avait un peu grincé des dents quand tu lui avais dit que t'étais enceinte d'un troisième enfant. Comment ça s'est passé ? Tu l'as dit clairement ?
- Speaker #1
Bah ouais, en fait, après mon deuxième enfant, il m'a dit « Ah bah félicitations, j'espère que c'est le dernier ! » Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Et en fait, c'est un peu ça, mais le troisième n'était pas vraiment prévu en réalité. Et quand je suis tombée enceinte du troisième, j'ai même pas réussi à lui annoncer. J'étais trop mal en fait, j'avais la phrase qui tournait en boucle dans ma tête « J'espère que c'est le dernier, j'espère que c'est le dernier ! » Et du coup, pour l'annoncer, ça a été un calvaire.
- Speaker #0
C'est fou qu'on en soit encore là. Et du coup, tu as été le voir et tu t'es lancée ? Non,
- Speaker #1
je lui ai dit au téléphone.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
Ça passe à base ?
- Speaker #1
Non, non, non. J'étais en full télétravail à cette époque-là. Bon, c'était aussi facile. Mais non, non, je lui ai dit par téléphone. Peut-être même par mail. Franchement, impossible.
- Speaker #0
Tu te rappelles comment il a réagi ?
- Speaker #1
Je ne sais même pas s'il a réagi. Je crois que j'ai eu le droit juste en félicitation et encore du bout des lèvres.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Et donc, du coup, c'est ça qui décide entre autres. Tu nous dis aussi qu'il y a des éléments plus persos, mais c'est ça qui te... Tu te dis, ça y est, j'y vais. C'était bon, j'y vais.
- Speaker #1
En fait, ce qui finit de me décider en réalité, c'est l'accompagnement du pôle emploi.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
En fait, c'est d'apprendre que je pouvais me mettre à mon compte en percevant le pôle emploi pendant 18 mois.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et donc, en fait, ça me faisait une sécurité. Je me dis, OK, Steph, c'est le moment, lance-toi. Tu as 18 mois pour voir, 18 mois pour te lancer, coffrer de la trésorerie et prendre le temps du coup de lancer ta boîte à fond ok
- Speaker #0
Et donc quand tu disais tout à l'heure qu'une de tes peurs, c'était aussi le côté financier, j'avais peur de me lancer parce qu'à la fin du mois, qu'est-ce qui va tomber ? Donc c'est vraiment cette opportunité qu'offre Pôle emploi, enfin France Travail aujourd'hui. Ah oui, c'est vrai. C'est cette opportunité-là qui t'a permis de sauter ?
- Speaker #1
Oui, complètement. C'est vraiment le fait de se dire, pendant 18 mois, j'ai pu percevoir mon chômage. À côté de ça, de bien virouiller avec mon mari pour dire, pendant 18 mois, il va falloir qu'on répartisse les charges différemment. Est-ce qu'on peut ? Donc oui, on peut. Est-ce que ça va suffire avec le pôle emploi ? Parce que c'est quand même que, en tout cas, 70% de ce que je touchais. Donc là, on a dû poser les choses en couple pour la famille. Moi, la sécurité, du coup, de France travaille. Et derrière, effectivement, je me suis lancée.
- Speaker #0
Ok. Quand tu t'es lancée, est-ce que tu avais des doutes sur ta légitimité ? Est-ce que pour toi, c'était fluide et tu disais « non, mais je vais y arriver » ? Ou est-ce que tu étais en plein de doutes et que tu craignais que ça ne fonctionne pas ?
- Speaker #1
En fait, quand je me suis lancée, j'avais des doutes. Je me suis dit, est-ce que les gens vont me suivre ? Parce que du coup, j'ai plus d'enseignes derrière. Est-ce qu'on va me suivre ? Parce que là, tout d'un coup, c'est plus une boîte qu'on vend, c'est soi. Donc là, maintenant, les gens doivent venir pour moi. J'ai été très agréablement surprise de voir plein de personnes que je connaissais ou non venir signer avec moi. C'était gratifiant. Au niveau de la légitimité, j'avais vraiment mon expérience qui parlait pour moi. et en même temps il a fallu quand même aussi que je gagne ma confiance aujourd'hui encore ma plus grosse crainte c'est de me dire si demain je clôture mon activité et que ça ne fonctionne pas je vais laisser sur le carreau
- Speaker #0
80 clients et ça aujourd'hui c'est encore ma plus grosse crainte de me dire je leur ai vendu ma personne et en fait je les abandonne ils m'ont fait confiance à moi après est-ce que tu as possibilité j'imagine de revendre ton portefeuille client à un autre conseiller Et voilà.
- Speaker #1
J'ai possibilité effectivement de replacer quelques clients, mais pas tous. Donc, il y en aurait certains qui resteraient quand même sur le carreau.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc ça, c'est vraiment une de tes craintes principales aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est une de mes plus grosses craintes aujourd'hui, oui.
- Speaker #0
Ok. En te lançant, est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a surprise, enfin quelque chose auquel tu ne t'attendais pas ?
- Speaker #1
Alors déjà, j'ai découvert les réseaux sociaux. Genre LinkedIn, je ne l'utilisais pas. Principalement LinkedIn en réalité aujourd'hui. Et ça m'a surprise effectivement de voir toute cette émulation. C'est un vrai réseau finalement de professionnels en fait. Ça, ça m'a vraiment énormément surprise. La confiance aussi que les gens ont mis en moi. J'avoue que c'était gratifiant. Et en même temps, ça m'a surprise. Je me suis dit, ah oui, finalement, on me suit, on me fait confiance. Et le temps aussi. Le temps, j'ai l'impression de passer beaucoup de temps. de temps à travailler. Et le fait aussi qu'on porte plusieurs casquettes. En fait, je passe beaucoup de temps à travailler et j'ai l'impression de porter beaucoup de casquettes. Et ça aussi, ça m'a vraiment surprise. Travailler, je connais porter toutes les casquettes.
- Speaker #0
Tu ne t'y attendais pas.
- Speaker #1
Ouais, non, je ne m'y attendais pas. Et pourtant, en tant que femme, j'en porte plein des casquettes. Mais je ne m'attendais pas à devoir être limite community manager, à côté, devoir être gestionnaire et puis devoir aller faire sa pub à gauche, à droite. Enfin, là, je... J'en oublie même, mais voilà, de porter énormément de casquettes, en fait.
- Speaker #0
Tu dis qu'effectivement, quand on est à son compte, quand on est entrepreneur, on a multi-casquettes. Est-ce qu'aujourd'hui, tu arrives à les générer, toutes ces casquettes, community manager, ta com, ta compta, ton cœur de métier ?
- Speaker #1
Je dirais que c'est difficile, quand même. Aujourd'hui, je pense que j'ai encore à gagner en organisation. Je côtoie des personnes que je trouve très, très organisées. J'en suis vraiment... Je suis admirative de leur organisation. Moi, aujourd'hui, je pense que j'ai encore à faire des progrès là-dessus. Typiquement, au début, je me suis lancée sur LinkedIn à fond. Je pense que j'ai tenu 3-4 mois. Et puis après, tellement prise par l'activité, par les réunions de réseau physique, par les rendez-vous, les remises de bilan, les rendez-vous d'eux pour faire les signatures, j'ai lâché. La régularité,
- Speaker #0
je crois que c'est super compliqué en fait.
- Speaker #1
Si il y avait quelque chose aujourd'hui sur lequel je voudrais progresser, c'est entre autres la régularité.
- Speaker #0
Et le fait de déléguer, tu y as pensé ?
- Speaker #1
Alors, ça coûte de l'argent. Donc typiquement, au début sur LinkedIn, j'ai voulu prendre quelqu'un pour complètement déléguer. Et au final, j'ai plutôt payé une formation pour apprendre à faire toute seule. Parce que financièrement, c'était trop.
- Speaker #0
Tener la durée.
- Speaker #1
Exactement, je ne l'ai pas tenu dans le temps. Alors après, est-ce que c'était le bon calcul ? Je ne sais pas. Bon, moi maintenant, je sais faire toute seule. mais déléguer, ça peut être bien, et en même temps, on n'a pas toujours les moyens. Et puis, aussi peut-être un peu peur de perdre en authenticité.
- Speaker #0
Je voulais revenir aussi sur un truc que tu disais tout à l'heure, c'est que tu disais que tes clients te font confiance à toi, et que c'est une des choses qui t'a surpris. Et ça, je trouve que c'est intéressant, parce que souvent, le fameux syndrome de la poster, un manque de confiance en soi, et on sait que chez les femmes, c'est encore plus prégnant que chez les hommes. Est-ce que ça, ça t'a le fait de voir que les gens te faisaient confiance à toi, et pas à l'entité pour laquelle tu travailles ? Est-ce que ça a été un boost de confiance ? Est-ce qu'on peut dire qu'aujourd'hui, Steph, elle n'a pas le syndrome de l'imposteur ?
- Speaker #1
En tout cas, Steph, elle y travaille beaucoup. Oui, ça a été un boost de confiance, d'avoir des gens vraiment qui me reconnaissent. Là, on est au mois de janvier. Je suis en plein dans les bilans annuels. L'année dernière, on a placé de l'argent. Voilà ce que ça a rapporté sur un an. On fait les bilans en ce moment avec les clients. C'est hyper gratifiant. intéressant de voir combien a rapporté le contrat et de voir les gens qui sont contents. Ou si ça n'a pas rapporté, de pouvoir l'expliquer et du coup, d'avoir une explication cohérente. Donc ça, effectivement, méga boost au niveau de la confiance. Par contre, dès que j'ai un client qui va me faire une remarque un petit peu où il n'est pas trop content, pas trop satisfait, ou un petit pic, quelque chose, là, ça va être très difficile.
- Speaker #0
Parce que tu le prends pour toi.
- Speaker #1
Oui, je le prends vraiment pour moi personnellement. Je te donne un exemple concret. J'ai reçu une demande de devise sur Internet que je n'ai pas traité assez rapidement. par rapport au point de vue du prospect. La réponse du devis, je pense une semaine après, il l'attendait beaucoup plus rapidement. Et il me répond, je ne l'attendais plus. Bien sûr, je ne me mettrais pas de bon avis sur Internet. En bref, il m'envoie un mail très sec. Je crois que quand j'ai reçu le mail, ça a été très dur à encaisser.
- Speaker #0
Oui, je me disais.
- Speaker #1
Et en même temps, on n'est pas parfait, on continue à avancer, on s'organise. Après,
- Speaker #0
on relativise et on se dit, là, c'est un loupé.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. Mais il m'a fallu, je pense, quand même quelques heures avant de relativiser.
- Speaker #0
J'imagine, parce que comme on dit, tu prends vraiment tout pour toi et du coup, c'est compliqué de prendre de la distance par rapport à ça et de relativiser.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
J'avais une question aussi par rapport à ton entourage. Comment est-ce qu'ils ont réagi quand tu as annoncé que tu voulais prêter ta propre activité ? Tu nous as parlé un petit peu tout à l'heure de ton mari, avec qui vous avez fait un peu les comptes pour voir si c'était viable ou pas. Mais qu'est-ce que tu peux nous en dire ?
- Speaker #1
Alors, au niveau du cercle proche, effectivement, avec mon mari, on s'est beaucoup posé sur le sujet. Donc là-dessus, il n'y a pas eu de problème majeur. On a acté tous les deux que l'organisation allait changer. Donc là-dessus, ça a été.
- Speaker #0
Pourtant, pour toi, d'avoir son soutien, tu l'aurais fait sans ça ?
- Speaker #1
Dans la mesure où on vit ensemble, qu'on a les enfants et qu'on a organisé en couple, ça aurait été compliqué s'il n'avait pas été avec moi dans le projet. Ou en tout cas, il aurait fallu que je revoie vraiment les choses pour que ça matche seul financièrement, au niveau de l'organisation. Je pense qu'il aurait été très dur s'il n'avait pas acté avec moi.
- Speaker #0
Des fois, nos proches, j'ai l'impression qu'ils ont tellement peur pour nous, finalement, de ce qui va se passer. Et puis, c'est le reflet de leur peur aussi. Donc, des fois, ils ne vont pas être le premier soutien. Pas parce qu'ils ne croient pas en nous, mais simplement parce qu'ils ont peur qu'on se plante. Et c'est vrai que ce n'est pas évident de pouvoir se lancer quand tu n'as pas cet appui-là avec toi.
- Speaker #1
Justement, c'est vraiment ce que tu dis, parce que je me suis rendue compte après aussi qu'au niveau de ma famille un peu plus élargie, je ne l'ai pas forcément annoncé. C'est-à-dire que ma sœur, ma mère, famille proche, je l'ai annoncé, je l'ai dit, j'ai dit ce que j'allais faire. Au début, elles ont écouté, elles ont entendu, mais je pense qu'elles attendaient de voir. Et tu vois, aujourd'hui, maintenant, c'est bon, c'est acté pour tout le monde. Mon niveau d'aide de la famille est plus élargi. Je me suis rendu compte que je ne l'avais pas annoncé. Un jour, sur un groupe WhatsApp famille, je vois passer quelqu'un avec un profil comme le mien, en mode, voilà, j'ai rencontré cette personne, contactez-la. Là, je me suis dit, ah !
- Speaker #0
Ne contacter personne.
- Speaker #1
C'est ça. Ah mais en fait, je suis là. Mais en fait, je me suis rendu compte que je ne l'avais pas posé pour de vrai. Je l'avais dit dans mon esprit.
- Speaker #0
Parce que tu avais peur de leur réaction ?
- Speaker #1
Oui. Là, je pense que j'avais peur de manquer de légitimité en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Oui. Là, c'est la peur.
- Speaker #0
C'est vrai que souvent, quand tu es face à tes proches, en fait, c'est compliqué parce que toi, tu es plein de doutes aussi quand tu lances un projet. Et eux, ils vont te renvoyer à tout ça. Ils vont me dire, bien. C'est ça. enfoncer le couteau et du coup c'est compliqué parce que c'est pas ça dont t'as besoin alors que le jour où t'arrives, que tu t'es lancé, que t'es déjà un peu plus sûr de toi, que tu sais où tu mets les pieds forcément tu présentes aussi les choses différemment et là t'as le soutien c'est toujours pareil, faut attendre d'avoir cette expérience pour que les gens croient en toi alors que c'est plutôt au début finalement qu'on aurait besoin mais après tu vois au niveau des amis par contre j'ai eu beaucoup de soutien même plein d'amis qui se sont lancés avec moi j'ai vraiment,
- Speaker #1
je me suis sentie vraiment très épaulée et très soutenue euh... à ce niveau-là. J'ai quelques amis qui m'ont un peu déçue, mais bon, à la marge.
- Speaker #0
Ouais, ça fait le tri. C'est ça. Naturel. Exactement. Bon, allez, on a dit plusieurs fois que tu étais maman de trois enfants.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Bon, c'est quoi ta vie ? On veut la vérité. Comment fais-tu ?
- Speaker #1
Ah là là ! Je suis maman de trois enfants. Donc, le grand a six ans, le deuxième a quatre ans et le dernier trois ans. Trois enfants assez rapprochés. Trois garçons. Donc, en fait, ma vie, c'est un rythme de fou furieux.
- Speaker #0
Ouais, vas-y.
- Speaker #1
C'est ça, donc gros gros rythme, beaucoup d'organisation, ils ont toutes des activités bien sûr sinon c'est pas drôle. Donc voilà, on s'organise entre les activités extrascolaires, l'école, les gardes. On a quelqu'un pour les gardes d'enfants. Et depuis cette année, d'ailleurs, on a une fille au père.
- Speaker #0
Ah, super !
- Speaker #1
C'est le grand changement de notre vie depuis le 30 décembre. Ça change la vie.
- Speaker #0
J'imagine.
- Speaker #1
Ça ne fait que trois semaines, mais c'est déjà vraiment un grand changement.
- Speaker #0
J'imagine bien. Et du coup, c'est une aide précieuse pour toi, parce que du coup, elle te seconde. et du coup il y a beaucoup de femmes qui sont mères de famille et qui osent pas se lancer en se disant non mais là je suis mère d'enfant ça me fait peur, je ne sais pas si je vais pouvoir m'organiser financièrement, enfin voilà toutes les peurs qui peuvent revenir, qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire à ces femmes là ?
- Speaker #1
J'aurais envie de leur dire qu'il faut se lancer, je n'ai pas envie de leur dire n'ayez pas peur parce que je pense que ce serait un conseil absolument futile mais lancez-vous et en fait j'ai envie de vous dire sécurisez ce que vous avez besoin de sécuriser pour pouvoir vous lancer sereinement Si la peur, c'est l'argent, vous voyez comment vous pouvez régler cette peur-là. Mettez de côté, épargnez, projetez, prévoyez. Si la peur, c'est l'organisation, pensez à des solutions d'organisation. Je disais tout à l'heure que j'ai de la garde d'enfants, je passe par Baby Chou Service de mon côté. Il y a plein d'organismes comme ça où il y a de la garde d'enfants. Il y a plein de solutions aujourd'hui qui existent pour pouvoir sécuriser ces peurs, tout simplement.
- Speaker #0
Ok. Tu peux dire aujourd'hui que tu arrives à bien concilier ta vie pro et ta vie perso ?
- Speaker #1
Alors oui, on peut dire que j'arrive à aujourd'hui concilier ma vie pro et ma vie perso. Ce n'est pas toujours simple. Je fais beaucoup de choses au niveau de mon activité. Je fais aussi, comme tu as dit, du basket. Je donne des cours, donc on a une grosse organisation. Je pense quand même que je vois un peu moins mes enfants qu'avant, mine de rien. J'essaie de le compenser par beaucoup de temps de qualité, plus que de temps en quantité. Mais c'était aussi un compromis que je savais que je faisais quand je lançais la boîte. je me suis donné cinq ans à partir du lancement de la boîte pour que cette période passe. Mais j'estime qu'effectivement, là, il me reste trois ans, que dans trois ans, ce sera lancé et tout ira beaucoup mieux. Donc là, c'est des compromis et on concilie. Est-ce qu'on concilie bien ? J'en sais rien. Mais je pense vraiment quand même, par contre, que les temps de qualité sont importants. Je le vois au niveau des enfants, ils sont appréciables.
- Speaker #0
Je trouve que la conciliation vie pro-vie perso, c'est un vrai sujet de société aujourd'hui. Et je pense, moi, ma vision par rapport à ça, c'est de dire qu'en fait, au quotidien, est-ce qu'aujourd'hui, j'ai réussi à bien concilier ma vie pro et ma vie perso ? En fait, c'est utopique, parce que tu as toujours des jours où tu es plus dans le pro, des jours où tu es plus dans le perso. Et je trouve qu'aussi, c'est des périodes de vie qu'en ce moment, tu as besoin d'être plus dans ton business, parce que là, il faut s'y mettre pour faire décoller. Et peut-être que dans six mois, tu seras plus tournée vers ta famille, parce que là, ton business aura trouvé un rythme de croisière. Et je trouve qu'en fait, la conciliation vie pro-vie perso, c'est vraiment comme ça.
- Speaker #1
en tout cas c'est comme ça que moi je l'avoue parce que sinon au quotidien c'est compliqué par période,
- Speaker #0
c'est clair et puis de besoin, parfois aussi t'as ce besoin de toi de prendre du temps pour toi dans ton couple, là t'en as peut-être moins besoin en ce moment, donc ouais c'est toujours après c'est un équilibre à trouver c'est la balance, de savoir un peu ce qu'il y a, quoi t'as le plus besoin en ce moment t'as déjà senti la culpabilité dans un sens ou dans l'autre,
- Speaker #1
que ce soit pro ou au niveau de la famille si j'ai déjà perçu de la culpabilité c'est plus au niveau de la famille qu'au niveau pro, des moments encore il y a deux semaines où j'ai dû aller un dimanche à un brunch pro et où à côté, mon fils jouait un match de basket, c'était son premier et je l'ai raté. Donc voilà, là, tu vois, c'est des moments un peu violents, un peu hyper culpabilisants. Donc oui, j'ai ressenti ce moment de culpabilité-là. Et en fait,
- Speaker #0
j'ai envie de te dire que parfois aussi, quand tu bosses que tes salariés Oui, oui. parfois il y a des temps que tu ne passes pas avec ton enfant parce que tu es au boulot et que tu dois faire tes heures c'est ça aussi et du coup pour toi Stéphanie, pas la femme 2 ou la maman 2, toi tu arrives à prendre du temps pour toi, tu nous as parlé du basket est-ce qu'il y a d'autres choses que tu arrives à faire ?
- Speaker #1
déjà le basket ça va me prendre déjà pas mal de temps donc ça c'est vraiment mon moment pour moi de temps en temps, alors je m'accorde une fois, enfin on s'accorde même pas moi je m'accorde mais on s'accorde une fois par an des vacances sans les enfants juste entre amis Merci. Donc là, c'est du temps pour nous. Parce que là, c'est avec mon mari. Et si je m'accorde aussi de temps en temps, je dirais une fois tous les trois mois, soit un massage, soit un soin. J'arrive quand même à m'accorder un peu des petits temps comme ça pour moi.
- Speaker #0
Donc on arrive à s'organiser.
- Speaker #1
J'arrive à m'organiser, exactement. En contrepartie, il y a des fois où je ne dors pas beaucoup. Je pense que mon temps de sommeil, j'ai un déficit de sommeil assez important. Mais j'arrive à prendre une fois par trimestre, je dirais, un moment pour moi.
- Speaker #0
Et du coup, comme si tout ça n'était pas assez, tu l'as évoqué tout à l'heure, tu es aussi prof à la fac ?
- Speaker #1
Oui, je donne des cours dans une école en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je donne des cours dans une école de commerce, à des masters 2, non des masters 1 cette année. Des masters 1 sur la partie démembrement de propriété, donc du coup en gestion de patrimoine. Je suis un master en gestion de patrimoine.
- Speaker #0
Ok, super. Et du coup, ça, tu arrives à le concilier avec tout le reste ?
- Speaker #1
Alors, je n'en donne pas énormément, je donne grosso modo 3 cours par mois. Donc voilà, pareil, elles s'organisent. J'arrive à le concilier avec le reste. Cette partie d'apporter à des élèves, à des personnes plus jeunes, un savoir. Je leur parle beaucoup aussi de moi, ce que je fais, de mon activité, comment j'en suis arrivée là, de ce que j'aime. Parce que moi, pour le coup, la gestion de patrimoine, ça me passionne vraiment. Je trouve ça vraiment super.
- Speaker #0
C'est la transmission qui te porte là-dedans. Exactement. Être au plus jeune, ta passion.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok. Et justement, c'est quoi la plus grande idée reçue, selon toi, sur la gestion de patrimoine ?
- Speaker #1
C'est que, et d'ailleurs, je crois que c'est pas mal des élèves aussi qui l'ont apporté, c'est que la gestion de patrimoine, c'est que pour les riches. Mais en plus, je me rends compte que c'est une idée perçue, une idée reçue, dès le très jeune âge, en fait. Parce qu'autant je vais l'entendre de femmes plus âgées ou de personnes plus âgées, autant je vais l'entendre d'étudiants de 23, 25 ans. Donc c'est quelque chose, j'ai l'impression, qu'on nous met. dans le crâne, des...
- Speaker #0
T'es riche patrimoine.
- Speaker #1
Exactement. T'es riche patrimoine, t'as un peu moins d'argent, c'est pas pour toi. Même limite épargnée, c'est pas pour toi.
- Speaker #0
Est-ce que t'as l'impression que cette idée reçue, elle est plus répandue chez les femmes que chez les hommes ?
- Speaker #1
Oui. Alors elle est différente, mais oui, je pense qu'elle est plus répandue chez les femmes que chez les hommes. Chez les femmes, c'est cette idée effectivement que c'est fait pour les riches, bon, très bien, mais il y a au plus de ça, cette idée de je ne sais pas faire, je ne saurais pas faire. limite si je suis mariée, c'est mon mari qui s'en occupe, et si je suis seule, bon ben voilà, je vous re-quelques comptes parce qu'on m'a dit de les ouvrir, et c'est tout quoi.
- Speaker #0
Ouais, il y a vraiment un problème, enfin chez une majorité, on va pas mettre tout le monde dans le même sac, mais en tout cas, il y a vraiment cette idée que l'argan, c'est l'homme qui gère, et que la femme, du coup, elle gère moins, elle laisse plutôt à l'homme prendre la main là-dessus.
- Speaker #1
On pourrait se dire, non, c'est une idée d'un autre temps, c'est plus comme ça aujourd'hui, mais non, c'est faux. Je le vois sur des générations beaucoup plus... effectivement où Quand monsieur décède, on se retrouve là avec de l'argent à gérer, on ne sait pas quoi en faire, on n'a jamais géré. Limite, on ne sait même pas ce qu'il y a sur le compte en banque. Et je le vois aussi sur des générations plus jeunes, de femmes qui délèguent tout à monsieur. Quand il faut prendre une décision financière, c'est monsieur. Et le jour où malheureusement, monsieur n'est plus là où on divorce, on ne sait plus quoi faire. Et on ne sait même pas, j'ai eu le cas d'une de mes clientes, ça m'avait vraiment choquée, qui au divorce, s'est rendu compte que monsieur avait pris une partie de l'argent du foyer Merci. pour l'investir dans ses biens propres, ses biens de famille, qui s'est retrouvée en fait poliée à son divorce. Parce qu'en fait, elle n'avait pas géré cette partie financière.
- Speaker #0
Confiance absolue. Du coup, c'est même plus de la confiance à ce stade-là. C'est vraiment que tu es aveugle et tu ne vois pas quoi. Exactement. Après, il ne faut pas oublier que les femmes, il n'y a que 60 ans qu'elles ont le droit d'ouvrir un compte en banque sans l'autorisation de leur mariage. C'est quand même dingue. C'est dingue, oui. 60 ans ? Ouais, 60 ans, c'est pas si vieux que ça. Donc ouais en fait on sent bien Qu'il y a encore des progrès à faire Et qu'assez facilement, assez naturellement En tout cas les tâches Dans la famille, dans le couple Se divisent et que ouais l'aspect financier Ça va plutôt chez monsieur
- Speaker #1
Non non c'est vrai que c'est fou Toi quand tu me dis 60 ans je suis trop étonnée Je savais pas que c'était si récent Mais moi je le vois encore Mais alors ce que j'aime bien c'est que De plus en plus j'ai l'impression quand même que ça évolue Et que de plus en plus de femmes quand même s'y intéressent conscience exactement mais tu vois aussi moi qui adore les placements boursiers il faut savoir que sur les placements boursiers il n'y a que 30%
- Speaker #0
de femmes qui investissent ah ouais tu vois donc voilà tu vois ça va mais tu sais je trouve que ça va aussi avec l'éducation j'avais lu il y a quelques temps une étude si je retrouve la source je le mettrai dans les notes de l'épisode mais il y avait une étude en fait qui disait que chez l'éducation des garçons et des filles donc étaient déjà différentes donc parents on va plus facilement par exemple à un garçon lui donner de l'argent de poche Merci. Et donc avec l'idée qu'il va apprendre à gérer son argent, à mettre de côté pour s'acheter ce qu'il a envie, etc. Et une fille, on va plutôt lui offrir ce qu'elle veut. Si tu es gentille, si tu me fais plaisir, entre guillemets, du coup je vais t'offrir ce dont tu as envie. Et donc on ne leur apprend pas en fait à gérer leur argent.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et ça, a priori, ça se fait quand même de façon assez naturelle sans qu'on s'en rende compte. Et ça forcément, du coup on grandit aussi avec cette idée-là. Et on est moins, nous les femmes, effectivement... capable d'investir parce qu'on ne nous l'a pas appris des jeunes. Aujourd'hui, il y a pas mal de cours sur l'éducation financière des femmes. Je vois beaucoup d'ateliers qui passent autour de ça. Je trouve que c'est génial.
- Speaker #1
Moi, je trouve ça génial. Les ateliers, effectivement, sur l'éducation financière, je trouve ça vraiment génial. Et moi, je trouve qu'il faudrait même en faire à l'école, en fait. Il faudrait en faire à l'école et dès le plus jeune âge. Après, moi, j'ai des garçons, donc je ne vais pas transmettre ça forcément à des Merci. à mes filles parce que j'ai que les garçons mais il y a des choses pour moi qui sont primordiales moi les garçons je leur apprends déjà effectivement quand ils ont de l'argent à les mettre dans leur tirelire et à leur dire projets, pas pour tout et n'importe quoi. On a quelques investissements immobiliers, je les ai emmenés à l'intérieur pour qu'ils voient les appartements, pour qu'ils voient ce qui est possible de faire. Ils sont jeunes, mais ils voient déjà et ça s'ancre quelque part. Je pense que l'éducation financière est hyper importante, mais très tôt.
- Speaker #0
Et je trouve qu'il y a beaucoup de femmes aussi qui vont déléguer, enfin ce n'est pas de la finance sûrement, mais je trouve que c'est en lien qu'ils vont déléguer tout ce qui va être autour des impôts à leur mari. Et qu'effectivement, comme tu dis, en cas de décès, en cas de divorce, du coup, les femmes sont complètement démunies. Exact. plus quoi faire en fait. C'est ça. Et j'ai l'impression que c'est quelque chose qui fait peur aux femmes, alors qu'il n'y a pas de quoi.
- Speaker #1
Non, oui, oui. Et puis après, c'est aussi qui fait peur parce qu'elles aussi, elles n'ont peut-être pas envie d'apprendre, ou envie. Ou elles ne trouvent pas peut-être les ressources pour apprendre. Et puis des fois, il y a des choses, c'est plus facile de les déléguer aussi. On n'a pas envie de se prendre la tête, donc on délègue.
- Speaker #0
Oui, et puis ça va tout avec... Alors pareil, c'est heureusement que là, on commence à un peu voir évoluer les choses. Mais on va facilement dire que les filles, elles sont plus littéraires, elles sont plus mateuses. Et donc, du coup, tout ce qui va être chiffre, en tant que femme, on va se dire, ah non, moi, je ne suis pas faite pour ça. Combien de femmes j'entends dire ? Ah non, les chiffres et moi, ça fait deux. Oui. La première, elle le dit. Mais je travaille dessus, je travaille dessus. Mais effectivement, du coup, à partir de là, tout ce qui est chiffre, on va le laisser à monsieur. Et c'est une erreur.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et du coup, si tu pouvais parler justement à ces femmes-là qui ont peur d'aborder l'argent, tu commencerais par quoi ?
- Speaker #1
Toujours pareil. oser. Je commençais par leur dire d'oser et avec même un minimum. On peut commencer à épargner même avec 20, 30 euros par mois, 40, 50. C'est pas le montant qui est important. C'est le premier geste qu'on fait pour commencer à épargner. Et après, essayer de s'informer aussi, ou de se former. Peu importe, mais soit d'être accompagnée par quelqu'un à qui on peut poser des questions, mais des vraies questions. Moi, les personnes que j'accompagne, alors oui, j'investis pour elles, mais je les forme aussi. Je leur explique comment fonctionne le contrat. Et si... il faut qu'à chaque rendez-vous où on se voit, je leur réexplique. En fait, je leur réexplique. Et puis quand j'investis, quand on fait des changements d'investissement, c'est pareil, je leur explique ce que je fais. Donc s'intéresser, commencer à épargner, écouter, se former. En tout cas, ne pas rester dans j'ai peur, donc je ne fais rien.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'ai apprécié chez toi. C'est pour ça aussi que je voulais t'avoir absolument sur le podcast. On se connaît par un réseau d'affaires au féminin dans lequel on fait partie toutes les deux. et du coup ce que j'ai aimé c'est ton côté justement la pédagogie que tu amenais autour de ces questions là pour vraiment faire comprendre parce que très souvent on a affaire à des experts, à des sachants qui du coup se positionnent un peu au dessus de nous et c'est vrai quand on n'a pas l'habitude de traiter ces questions financières bon ben on se retrouve un petit peu conne on a un petit peu du mal on se trouve un peu ridicule et donc on n'y va pas et toi ce que j'aime c'est cette approche pédagogique que t'as et de dire non mais moi je vous embarque, je vais vous montrer, c'est pas si compliqué que ça en fait, faut juste que vous vous y intéressiez donc je trouve que c'est cool Merci. et alors concrètement si on devait être vraiment dans le concret là j'ai 20-30 euros par mois que je peux mettre quelque part je peux le mettre de côté comment je fais ? Est-ce que je vous ferais un livret A par exemple et je les mets dessus ? Comment le tu ? Qu'est-ce que tu nous conseilles ?
- Speaker #1
Alors après ça va dans une stratégie de ce que je veux vraiment faire moi déjà peu importe la chose je te conseille bien d'avoir un livret A parce que si tu n'en es pas indisponible pour moi c'est le B à bas c'est le minimum bon une fois que le livret A est à un montant convenable On le définit ensemble. Derrière, effectivement, c'est de commencer à diversifier. Et quand on dit diversifier, parce qu'on l'entend à tort et à travers, c'est vraiment de se dire, je vais aller un peu en bourse, je vais aller un peu sur des immobiliers. On va commencer à diversifier un petit peu les différentes sources d'investissement. Donc, si tu as 30 euros par mois et que ton livret, il est déjà un montant convenable, je vais te proposer soit d'aller sur un PEA pour aller faire de la bourse pure, soit d'aller sur de l'assurance vie pour commencer à épargner sur de la bourse, mais on va dire un peu moins fluctuante.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, l'assurance vie, moi j'entends assurance vie, pour moi c'est en cas de problème, en cas de décès pour mes proches, c'est ça ?
- Speaker #1
Alors, moi ce que je dis toujours, c'est la assurance vie, c'est d'abord un placement financier. Après, effectivement, c'est en cas de décès pour tes proches, mais c'est d'abord un placement financier. C'est d'abord pour toi. L'assurance vie, c'est d'abord pour investir.
- Speaker #0
Ok. Donc en fait, une fois que j'ai mon livret A qui est bien garni, du coup après, je peux aller investir et notamment dans une assurance vie pour... protéger mes proches ou du coup ça me fait aussi une épargne disponible si jamais j'en ai besoin en cas de en cas de coup dur ok et du coup ça me fait penser aussi j'ai déjà vu que quand tu n'étais pas mariée quand tu étais paxée ou tu étais en union libre du coup en tant que femme tu n'étais pas protégée financièrement par un qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?
- Speaker #1
alors effectivement ça c'est un autre sujet pour les femmes alors pour les couples en général mais pour les femmes aussi quand même à se poser aujourd'hui il y a de moins en moins de couples qui se marient 1. On entend beaucoup parler du paxe. Et moi, dans mon entourage, j'en ai plein, des couples paxés. Sauf que j'ai beaucoup de couples paxés dans mon entourage sans testament.
- Speaker #0
Ça, c'est quelque chose que j'aborde aussi quand je fais mon bilan patrimonial avec les personnes et qui est très important. C'est, ok, vous êtes paxé, mais faites un testament ou bien mariez-vous, parce qu'effectivement, ça va vous protéger aussi financièrement. Ça va faire que votre patrimoine financier et votre patrimoine immobilier sera protégé et que vous, derrière, s'il arrive quelque chose, vous allez récupérer. De quoi vivre et de quoi continuer.
- Speaker #1
Je ne suis pas mariée, je vis en union libre. J'ai acheté avec mon compagnon une maison, un appartement, bref. Du coup, là, ce que tu es en train de me dire, c'est que mon bien n'est pas sécurisé.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Il lui arrive quoi que ce soit, ce n'est pas sécurisé.
- Speaker #0
Ça retourne à ses parents. Ça part, retourne à ses parents. Et toi, tu n'es pas sécurisé.
- Speaker #1
Ou aux enfants, si on a des enfants.
- Speaker #0
Ou aux enfants, si vous avez des enfants.
- Speaker #1
Ok. Donc toi, tu gardes ta part à toi, mais l'autre moitié du bien n'est pas à toi. le mariage ou le testament permet de sécuriser ça et de faire que tu récupères la part de ton conjoint décédé ok d'accord c'est important je trouve que tu dis ça parce qu'on n'en a pas conscience j'ai un côté témoin qui me dit mais du coup ça nous pousse au mariage et si t'as pas envie de te marier bon bah voilà faut le faire nous même pour se protéger et puis d'un autre côté c'est important quand même d'en avoir conscience le testament ça suffit à régler ces problèmes là ou pas ? pax avec testament pax plus testament
- Speaker #0
au mariage c'est ça en fait j'alerte beaucoup les personnes sur le fait d'être paxé mais c'est tout et je vous assure je t'assure qu'il y en a vraiment énormément donc effectivement pas forcément le mariage mais en tout cas au minimum un paxe avec un testament ok bon bah les auditrices qui nous écoutent si vous n'êtes pas paxé avec un testament marié vous
- Speaker #1
savez ce qu'il vous reste à faire protéger ok avant de conclure cette interview Stéphanie je voulais te demander quand tu regardes un petit peu tout ton parcours qu'est-ce qui te rend le plus fière ?
- Speaker #0
Quand je regarde mon parcours, ce qui me rend le plus fière au final, c'est de ne pas m'arrêter à mes peurs. C'est d'avoir dépassé et surpassé mes peurs. De m'être dit, ok, d'accord, la situation est comme ça, t'es mariée, t'as trois enfants, mais non, c'est pas fini. Tu peux y aller, tu peux créer ta boîte, tu peux investir. En fait, t'es pas juste cantonnée à la position où on a voulu te mettre et tu t'arrêtes là. Ce qui me rend fière, c'est de me dire, voilà, j'ai... J'y suis allée...
- Speaker #1
Une warrior, quoi.
- Speaker #0
C'est ça. Exactement.
- Speaker #1
Si, quand même, aussi, avant de s'équiter, tu disais tout à l'heure que le patrimoine, c'est quelque chose qui te passionne. Est-ce que tu as l'impression que tu aurais pu te lancer dans quelque chose qui ne te passionnait pas ?
- Speaker #0
Non. Non. En tout cas, ça n'a pas duré longtemps. Là, je sens que ça peut durer... que ça va durer longtemps. J'aurais pu faire quelque chose qui ne me passionnait pas, mais alors soit à côté, en passant, soit sinon je pense que ça sera arrêté très vite ouais donc tu pourras
- Speaker #1
Pour toi, c'est vraiment le feu que tu as là, parce que c'est une thématique qui te passionne, c'est ça qui te permet la longévité aussi.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Un conseil ? Alors, tu nous as donné beaucoup de conseils pour du coup investir, surtout en tant que femme. Mais du coup, là, je voulais te demander est-ce que tu as un conseil pour des femmes qui voudraient se lancer dans l'entrepreneuriat et qui ont des enfants ? Je sais que ça, c'est un vrai frein à l'entrepreneuriat. Qu'est-ce que tu aimerais leur dire à ces femmes-là ?
- Speaker #0
J'aimerais leur dire que c'est possible, que ça demande beaucoup d'organisation, mais que c'est possible. Et je pense que ce que j'aimerais vraiment leur conseiller, moi, ça m'aide beaucoup, c'est d'être entourée. Mais aussi par des femmes entrepreneurs, en fait. Avec enfants ou pas d'enfants, peu importe. Mais d'être entourée par des personnes qui nous comprennent et qui savent ce qu'on vit, et du coup, à qui on peut s'identifier, avec qui on peut partager. Moi, ça m'a beaucoup aidée aussi.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Oui, de pouvoir confronter tes peurs, tes angoisses, même tes réussites. C'est ça. C'est super important à des gens qui comprennent.
- Speaker #0
Complètement. Ça permet de lever des freins. Ça permet juste des fois de le dire à haute voix et d'avoir une personne juste réceptive qui écoute. Ça permet de déclencher des solutions, de voir des choses qu'on n'avait pas vues. Je dirais, faites-vous entourer de personnes qui vous ressemblent.
- Speaker #1
Donc s'entourer. Et c'est vrai que moi, je trouve aussi que le modèle qu'on peut être... pour nos enfants. Je trouve que c'est un vrai moteur aussi quand tu as envie de te lancer dans l'entrepreneuriat. Dire, ben voilà, on peut le faire, on peut se donner les moyens de nos ambitions. Et en fait, ben voilà, si tu as un rêve, vas-y, fonce quoi. Donne-toi au moins les moyens et si ça rate, ben écoute, c'est pas grave, on rebondira, on verra. Mais en tout cas, on se sera donné les moyens. C'est ça. Ça donne de l'envie pour de l'élan pour le faire quoi. Génial. Où est-ce qu'on peut te retrouver.
- Speaker #0
Mais écoutez, tu peux me retrouver, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn, donc Stéphanie Kakesa, sur Instagram. à partir du 1er février.
- Speaker #1
Ah, super.
- Speaker #0
Voilà. Donc, pareil, Stéphanie Cacessa sur la partie gestion de patrimoine et sur mon site internet aussi. J'ai un site internet donc, du coup, fait par AXA et donc Stéphanie Cacessa sur Google.
- Speaker #1
OK, super. Eh bien, écoute, merci beaucoup pour ce moment.
- Speaker #0
Eh bien, merci Virginie. À bientôt.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère que l'histoire de notre invité du jour t'aura donné à toi aussi l'envie de tracer ton propre chemin. N'hésite pas à venir mettre un commentaire. Et retrouve-moi sur LinkedIn, je serai ravie d'échanger avec toi.