- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Émancipation Féminine. Je suis ton hôte Delphine, accompagnante féministe. J'interviens aussi en entreprise sur les sujets d'équité. Si t'es fatiguée de tout porter, si t'as appris à sourire en se rôlant les dents ou à faire semblant que tout va bien au taf, t'es au bon endroit. Ici, on parle de ce qui fait mal, de ce qui fait sens et de ce que tosque. Pas à dire tout haut. Bienvenue Liliane, je suis ravie de te recevoir dans le podcast Émancipation féminine. Je te pose la question traditionnelle. Qui es-tu aujourd'hui ? Comment tu aurais envie de te présenter, idéalement, sans parler d'abord de ton job, sans cette étiquette-là ?
- Speaker #1
Merci beaucoup Delphine pour ton invitation, ça me fait vraiment plaisir de pouvoir passer. ce moment avec toi et d'échanger sur ces sujets qui nous sont chers. Alors, qui je suis ? Tu sais que pendant très longtemps, c'était une question qui était très difficile pour moi de donner une réponse par rapport à ça, parce que j'ai un peu comme le poulpe différentes activités, n'est-ce pas ? Mais aujourd'hui, avec du recul, ce que je dirais avant tout, c'est moi je suis quelqu'un qui construit des ponts entre de la performance et de l'authenticité je suis une personne qui aime la rencontre qui aime l'humain, qui aime les gens qui aime l'impact et je suis une personne extrêmement liée à mon écosystème familial, pour moi c'est extrêmement important, donc ça veut dire que je suis Merci. Je suis une maman, je suis une sœur, je suis une fille, je suis une épouse, je suis une amie et je suis une entrepreneur aussi.
- Speaker #0
J'adore, c'est parfait, c'est la présentation parfaite. J'adore que tu te présentes comme ça et je confirme, puisqu'on s'est rencontré dans un événement, on peut le nommer, c'était le Bichot d'Aline Bartoli, en octobre 2025 à Paris. Et je confirme que tu es... très humaine et que tu aimes lier et faire du lien avec les gens parce que c'est comme ça qu'on s'est rencontré en présentiel et j'aime beaucoup ta présentation parce que je me présente également pas parce que moi je me présente comme ça mais ça fait très sens pour moi et ça fait écho et miroir parce que j'aime bien dire que bah oui on est aussi une femme une fille, une mère, une amie deux quelqu'un, on est nous mais on a aussi toutes ses parts et c'est ça qui fait la richesse de qui on est et de nos parcours donc trop belle présentation Trop trop belle. C'est quoi pour toi travailler et comment ça a évolué dans ta vie ? Et comme ça, tu vas pouvoir nous faire le pont avec tous tes ponts.
- Speaker #1
Exactement. Travailler, pour moi, la définition, elle a beaucoup évolué à travers les années. Travailler, pour moi, ça a souvent été faire tourner une machine. Ça a été performer. Ça a été délivrer. ça a été répondre à des attentes ça a très très longtemps été ça pour moi la notion du travail ça a aussi été lié à la notion du mérite pour moi, le travail en fait et la manière dont tu travailles et ce que tu fais et ce que tu délivres, c'est ce qui va vraiment définir la personne que tu es et c'est ce qui va aussi définir le succès que tu mérites d'avoir ou pas parce que ça ça a été ma manière de définir le travail pendant de nombreuses années j'ai d'abord été employée pendant plus de 10 ans dans des structures toujours en marketing mais j'ai d'abord été employée avant d'être à mon compte depuis maintenant plus de 9 ans et je dois dire Merci. que je me suis rendue compte de la définition du mot travail et de l'évolution de la définition du mot travail au fur et à mesure de ces expériences que j'ai pu avoir et de la place que je me suis donnée finalement dans ce monde du travail. Donc je suis partie du travail s'éprouver et puis aujourd'hui je définirais plutôt le travail comme le fait de créer de la valeur sans me perdre.
- Speaker #0
Ah j'adore !
- Speaker #1
pour moi aujourd'hui c'est vraiment ça la notion du travail et c'est créer un espace d'expression, d'apprentissage et sortir de cette définition qu'on peut avoir plus basique qui est de dire c'est du 8h-17h, c'est prouver, c'est faire, c'est sortir des chiffres. Je suis vraiment sortie de cette guerre-là que je pouvais avoir moi contre moi. Et aujourd'hui, je travaille pour être davantage moi et pas forcément pour correspondre à un modèle qu'on a pu me donner au fur et à mesure du temps. Je pense que l'âge, ça aide aussi un petit peu à avoir ce genre de réflexion. Et je pense que c'est extrêmement important de pouvoir, dans le travail, se ressourcer aussi. Je trouve que c'est important de pouvoir trouver cet équilibre, en fait, entre l'ambition, la performance et surtout le fait d'être bien, en fait, dans ses baskets et de pouvoir apporter un impact à la mesure qu'on a.
- Speaker #0
Ah, mais carrément, je suis trop d'accord. Est-ce que tu penses aussi... Alors, c'est une question un peu biaisée dans le sens où... La réponse est oui et non, tu vois. Mais du fait, tu disais, donc, tu as toujours été dans le marketing. Aujourd'hui, c'est ce que tu fais. Oui. Tu accompagnes dans le marketing, je crois, les solopronaises, mais peut-être pas... Exactement. Voilà, que je ne me plante pas, quoi. Mais peut-être pas que, mais... Du coup, quand tu travaillais en marketing en tant que salariée, tu étais dans des agences, des choses comme ça ? C'était ça ?
- Speaker #1
J'étais dans des entreprises. Dans des entreprises. Moi, je suis basée en Suisse, donc j'étais surtout dans des banques. J'étais dans des banques, j'étais dans des médias en tant que responsable marketing à chaque fois.
- Speaker #0
OK, ben voilà. Du coup, ça répond doublement à ma question parce que quand même, globalement, nous, les meufs, on a toutes ces injonctions qui nous tombent dessus. parce que moi j'aime bien toujours repartir du système dans lequel on est, c'est-à-dire qu'on est quand même dans un système, tu l'as très bien défini, méritocratique. Notre société est fondée comme ça, en fait à l'heure actuelle c'est toujours le cas, et c'est une société aussi patriarcale dans le sens où le travail, mais pas que, la société a été construite par les hommes, pour les hommes, et sur la domination des femmes, en tout cas à l'époque c'était comme ça, et parfois dans certains... Notre endroit de la planète, ça l'est toujours. Mais dans nos pays dits occidentaux, civilisés, évolués, ça l'est encore quand même beaucoup. Donc, je me posais la question dans quel univers salarié tu avais pu aussi intégrer ça. Ça a l'air d'être quand même des univers fondamentalement très masculins. L'univers de la banque. Je ne sais pas si le marketing est très masculin ou pas. C'était ça ma question. Est-ce que le marketing, globalement, c'est quelque chose de masculin ? ou pas en fait ?
- Speaker #1
Alors en fait, aujourd'hui, on va remarquer, j'ai envie de dire, deux tendances. On va remarquer que le marketing, lui, il est quand même encore bien masculin malheureusement. C'est une science. Un marketeur, son outil principal, c'est Excel, c'est l'analyse, c'est les chiffres.
- Speaker #0
Oui, c'est les chiffres, mais c'est ça.
- Speaker #1
Donc c'est vrai que... par rapport à ça, on se retrouve dans un environnement un peu plus, malheureusement, masculin. Mais on le confond souvent avec le monde de la communication. Et dans le monde de la communication, là, tu vas retrouver plus de femmes.
- Speaker #0
Est-ce que, du coup, la com, moi, je l'associe globalement, et je vais grossir le trait, mais à de la pub, tu vois, alors que le marketing, c'est quand même une science de l'analyse, de la pub, pour moi. Mais ce n'est pas vraiment les mêmes choses. Je ne sais pas comment toi, tu le définis. Mais je suis d'accord avec toi. J'avais commencé il y a fort longtemps à BTS en com. Et on n'était que des nanas. Il y avait deux mecs, tu vois, à l'époque. Et je me suis dit ça il y a plus de 20 ans. Après, moi, je n'ai pas perduré la dent parce que j'ai bifurqué. Mais oui, pour moi, la com, c'est la pub. Mais je ne sais pas si c'est ça ou pas. Qu'est-ce que tu mets derrière communication et derrière marketing ?
- Speaker #1
Alors, en fait, le marketing, c'est une science qui va t'aider Merci. à avoir plus de visibilité et plus de conversion par rapport à le produit ou le service que ton entreprise propose sur le marché. Pour le faire, le marketing va s'appuyer sur différents aspects. Quand tu travailles sur du marketing, tu vas analyser aussi la distribution de ton produit ou de ton service. Tu vas travailler sur le pricing. Tu vas travailler aussi sur, bien évidemment, la définition de ton audience, qui est ce client, la compréhension de ce client. Aujourd'hui, avec le data marketing, on peut faire énormément de choses et personnaliser aussi beaucoup. Et tu vas t'appuyer sur ces différents leviers pour mettre en place des stratégies marketing qui seront plus efficaces. Un des leviers du marketing, c'est la communication. Donc l'un de ces leviers, ça va être la communication. Et dans cette communication, tu vas effectivement trouver des milliers de leviers, puisqu'aujourd'hui, on a la chance qu'ils se multiplient comme des champignons bien plus vite que ce qu'on aimerait. Donc ça veut dire que tu vas retrouver de la communication traditionnelle, de la publicité, que ce soit radio, télé, affichage, médias. Et tu vas aussi retrouver énormément de communication digitale. Et c'est ce qu'on voit encore plus aujourd'hui. Tu vas retrouver des relations publiques aussi à l'intérieur. Donc, tu vas retrouver énormément de différents chapitres que tu peux utiliser. Et c'est vrai qu'on confond souvent les deux parce que la communication, c'est la partie visible de l'iceberg. Mais pour que la communication puisse fonctionner,
- Speaker #0
il faut du marketing.
- Speaker #1
En amont, c'est la partie marketing qui va t'aider à répondre aux questions. Qui est mon client ? Qu'est-ce que je veux lui dire ? Quel est l'angle ? Sous quel format ? Pour pouvoir répondre à toutes ces questions-là, c'est cette partie en amont de stratégie, marketing, de positionnement qui vont t'aider justement à le gérer au quotidien.
- Speaker #0
Ok, donc j'imagine bien, Wade. Merci beaucoup pour ces éclaircissements parce que je ne suis pas sûre que les auditeurs soient toutes au fait de ça et elles sont principalement entrepreneuses, mais au moins ça amène une clarté. Donc j'arrive bien à imaginer du coup qu'effectivement quand tu travailles pour des banques, pour des médias... On a dû te demander aussi une certaine rigueur ou un certain niveau d'exigence dans cet univers-là. Et je comprends bien que tu aies pu vivre ça dans ta manière d'aborder le travail. Est-ce qu'il y a eu un moment où toi, tu as senti qu'il y avait quelque chose qui clochait dans ta vie pro ? Est-ce que, je ne sais pas, peut-être une fatigue, une violence vécue, un malaise, un inconfort ? une maladie peut-être, je sais pas. Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu te dises, ben je change en fait, je vais continuer à faire ça, mais je vais le faire en solo.
- Speaker #1
Ouais. En fait, ce qui s'est passé, c'est que on a une définition aujourd'hui du monde du travail, comme tu l'as dit, qui est malheureusement essentiellement masculine, et qui ne correspond pas forcément au cycle d'évolution aussi d'une femme, de manière générale, dans sa vie. C'est même souvent pas corrélé et c'est même souvent l'inverse. Et en fait, chez moi, ce qui a provoqué en fait cette réaction, c'est de me dire que j'étais encore à l'époque dans cette définition du travail initial, comme je te le disais tout à l'heure, performer, donner. En plus, tu es au début de ton activité, tu donnes son comté, tu y vas quoi. Tu as l'air bien et tu veux montrer que tu peux le faire. comme un autre homme, comme quelqu'un d'autre. Et puis en fait, ce qui s'est passé, c'est que dans ma vie personnelle, j'avais une certaine évolution qui était aussi en train de se faire. Alors je me suis mariée, ça encore pas trop d'impact par rapport à ma vie pro, ça a continué comme d'habitude. J'ai eu des enfants. J'ai eu mon premier enfant il y a aujourd'hui 13 ans. et là j'ai commencé à me rendre compte que le rythme de travail que j'avais n'était plus forcément compatible avec la vie personnelle que j'étais en train de créer et puis ça a explosé quand j'ai eu mon deuxième enfant et il n'y a pas de secret parce que c'est là que j'ai monté ma boîte il y a 9 ans donc voilà donc clairement C'est comme ça que ça s'est passé et ces éléments-là ont été des triggers assez importants. Et il y a un exercice que j'aime bien faire à titre personnel qui m'aide beaucoup justement à me rendre compte de où je suis et de où je vais et si ça me convient. C'est le fameux cercle que tu répartis entre tes différentes agnésités. Et clairement, à l'époque, quand j'étais encore pas maman, mon cercle, il y avait beaucoup de travail. Il y avait aussi pas mal de voyages, parce que j'adore le voyage. Il y avait du sport, parce que j'aime le sport. Il y avait des amis et de la famille. Et il y avait un tout petit peu de temps pour moi, mais pas beaucoup. Ça, c'est un problème chez moi sur lequel je travaille depuis longtemps. Et puis après, plus j'avançais, plus je me rendais compte que je n'arrivais plus à respecter en fait la répartition qui me convenait. Et il y avait un problème. Il y avait un problème. Je me suis dit, je n'ai pas fait des enfants pour les mettre à la crèche H24. J'ai envie de passer du temps avec eux aussi. Mais passer du temps, ça veut dire avoir moins de temps pour d'autres choses. Et aujourd'hui, malheureusement, la société, la logique qu'on a dans la société, elle ne te permet pas de pouvoir gérer ton gâteau comme tu le souhaites. Donc moi, ce qui s'est passé, c'est que mon employeur, je lui ai dit, je souhaite bien que c'est mon taux de travail. Et puis, il n'était pas hyper chaud avec ça parce que forcément, j'avais de la responsabilité, j'avais beaucoup de voyages. Ce n'était pas forcément compatible avec ce qu'on attendait de moi. Et pour la petite histoire, mon mari a voulu baisser son taux de travail, mais son employeur à l'époque lui a dit que ce n'était pas idéal pour son ambition professionnelle au sein de la structure.
- Speaker #0
Incroyable. Voilà, alors là, merci de le confier parce que même quand les hommes sont moteurs et qu'ils veulent... Il y aura toujours un autre homme, comme pour toi. C'est-à-dire que vos patrons sont des hommes pour leur dire... C'est une blague, là ? C'est une blague ?
- Speaker #1
Exactement. Et c'est malheureusement ce qui s'est passé. C'est malheureusement ce qui s'est passé. Et il n'a pas pu baisser son taux de travail. Et moi, j'ai baissé le mien. Mais même en baissant le mien, il y avait quelque chose qui jouait toujours pas, en fait, dans cet équilibre-là tel que moi, je le voyais. À l'époque, je me rappelle que j'avais fait des recherches de job sharing, parce que j'étais à des postes de cadre. Je voulais pouvoir continuer de faire ce que je faisais à ces postes de cadre-là et je me suis dit, tiens, peut-être qu'il y a quelque chose du côté du job sharing à faire. Donc, j'ai commencé à chercher, à discuter un petit peu autour de moi et on me disait clairement, non mais attends, jamais une directrice marketing, tu ne peux pas faire ça en job sharing, oublie.
- Speaker #0
Tu peux le définir parce que moi je comprends, c'est comme du freelance quoi en fait, le job sharing.
- Speaker #1
Le job sharing c'est à l'époque, et ça existe encore aujourd'hui, mais c'est malheureusement trop peu connu. En fait c'est de te dire que pour un poste à 100% tu peux avoir deux personnes à 50% qui travaillent sur ce poste. Ah oui,
- Speaker #0
c'est le travail partagé, exact. Exactement.
- Speaker #1
Ou d'avoir une personne à 60, une personne à 40.
- Speaker #0
Ouais, c'est génial en fait.
- Speaker #1
Et j'aurais trouvé, parce que je comprenais totalement que la société avait besoin d'avoir un temps plein sur le poste, mais pour moi, c'était complètement possible que deux personnes différentes passent ce temps plein. Ben non ! Malheureusement !
- Speaker #0
Pour eux, c'était « mais quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? » au lieu d'adapter le choix. Mais c'est ça qui est rageant, en fait, dans cet univers global du travail. historiquement d'un univers très masculin, je viens de la promotion immobilière où j'étais responsable développement foncier, je ne travaillais principalement qu'avec des hommes pendant des années, pendant plus de dix ans j'ai fait ça et souvent j'étais la seule nénette dans l'équipe et c'est compliqué en fait pour eux parce que ils ont été sociabilisés dans cet univers là du travail à une époque où la femme ne travaillait pas c'est pas pour défendre ou quoi mais c'est vraiment pour remettre du contexte quand on oublie ça on se dit ouais mais les mecs ils sont injustes, c'est vrai moi je trouve que c'est bon, ils ont fait leur temps et qu'on pourrait avancer significativement, tu vois.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Ouais, de mon travail au quotidien, que ce soit avec les femmes ou avec les entreprises, avançons vraiment. Mais ils s'accrochent comme ça, voilà, toi tu proposes une idée de job sharing et pour eux c'est impossible, alors qu'en fait c'est une solution. Ton mari propose, alors on remet ça il y a peut-être 10 ans en arrière, tu vois, 10 ou 12, 13 ans en arrière, pour eux. Ah non, ce n'est pas possible que toi tu baisses parce que tu es l'homme en fait. Et c'est incroyable d'avoir des cerveaux de dinosaures comme ça.
- Speaker #1
Absolument. Et tu sais, ça me rappelle, j'étais en train de le chercher, j'ai vu une vidéo passer il n'y a pas longtemps, qui va complètement dans ce sens, de Indra Nooyi, la dirigeante de l'ancienne PDG de PepsiCo de 2006 à 2018. Je ne sais pas si tu as vu cette vidéo.
- Speaker #0
Je ne sais pas si j'ai vu sa vidéo, mais je crois que j'ai vu un post, et c'est peut-être sur LinkedIn, de elle il n'y a pas longtemps. C'était quoi la vidéo ?
- Speaker #1
C'est possible, en fait, elle est en train d'intervenir dans je ne sais pas quel panel. Et puis, en fait, elle fait toute la analyse de... du conflit entre justement la maternité et l'évolution féminine et l'évolution au sein de l'entreprise. Alors,
- Speaker #0
je n'ai pas vu la vidéo, mais je te confirme que j'ai vu son poste et qui est exceptionnel et qui est tellement criant de vérité, exceptionnel dans le sens où elle a été au très haut niveau et qu'elle ose poser les mots. Et on a besoin de modèles comme ça. Nous, à notre échelle, on a beau le répéter, mais on ne fait pas partie de PepsiCo. anciennement PepsiCo, on pèse pas encore des milliards d'euros et du coup notre voix, même si elle compte elle est peut-être moins entendue et quand des femmes comme ça effectivement se permettent et osent en fait nommer les choses telles qu'elles sont, ça nous fait du bien à toutes en fait,
- Speaker #1
ouais je l'ai vu absolument et ce que je me dis tu vois, c'est que ok on n'a pas la voix d'une ancienne une des plus grosses boîtes du monde Merci. Mais au moins, si tu regardes dans les schémas aujourd'hui, on a de plus en plus d'entrepreneuses. Donc, ils sont en train de se faire là. Donc, il y en a de plus en plus. Et elles, elles sont en train de redéfinir aussi les codes du travail, la manière de bosser, la manière de délivrer, la manière de performer, la définition de l'ambition, la définition de la carrière. elles sont en train de refaire tout ça. Il y a de nombreuses femmes qui se sont lancées dans l'entrepreneuriat justement parce qu'elles ne trouvaient pas leur place dans l'entrepreneuriat. Et je pense que tous ces petits grains, ça peut faire de grands effets. Et moi, j'y crois. Et je vois beaucoup de courants. J'échange de plus en plus avec des femmes qui sont dans ce courant, dans cette motivation et qui le prouvent. Je vois des femmes qui font beaucoup d'argent de chiffre d'affaires et qui n'ont pas dû renoncer à l'un ou à l'autre. Et c'est possible. Et je pense vraiment qu'on est en train de manifester, de voir quelque chose d'impressionnant qui est en train de se passer. Et on pourra dire qu'on l'a vécu. Je pense, le avant et le après. Et je pense qu'il faut s'accrocher. Il y a beaucoup de choses qui se font. Mais petite parenthèse, pour l'isop, ce n'est pas beaucoup plus facile non plus.
- Speaker #0
Ah, mais clairement, moi, c'est ce que je dis tout le temps, en fait. C'est par exemple des discussions qu'on a beaucoup aussi avec mon mari, où même s'il est privilégié dans ce système, tu vois, nous, concernant notre enfant, je sais que pour lui, parfois, c'est lourd parce que moi, forcément, maintenant, je suis redevenue entrepreneuse. Donc, il y a par exemple le mardi après-midi et le jeudi après-midi, je ne travaille pas du tout, je suis avec notre bébé. qui a 18 mois à l'heure où on enregistre en octobre. Et lui, il n'a pas ce temps-là. Et parfois, il me dit, j'aimerais aussi avoir du temps comme ça avec lui, mais aujourd'hui, il ne peut pas se le permettre. Dans son boulot, dans la configuration de son boulot actuel, il n'y a pas d'espace pour ça. S'il veut passer du temps avec notre enfant, et c'est ce qu'il fait parfois, c'est-à-dire qu'il faut poser des jours de congé pour... pouvoir profiter de lui et la société elle aide pas forcément les hommes et il est en train de déconstruire ça parce que pendant longtemps il comprenait pas ce que mais en quoi la société patriarcale elle est néfaste pour les hommes j'ai mais en fait et la dernière fois il a dit c'était génial parce qu'il a dit avec ses mots alors j'espère que je vais respecter les mots mais il a dit quelque chose en fait oui cette société patriarcale elle nous demande d'être des robots en fait à nous les hommes je dis c'est ça vous êtes des pourvoyeurs infinie vous devez travailler travailler sans cesse, être fort sans cesse. Comme les femmes, on les relègue encore et beaucoup trop au plan de côté. On vous impose et on vous oblige à aller gagner plus, à travailler plus. Mais en fait, quelle est la connexion avec votre vie, avec vos parents, avec vos enfants ? Lui, en plus, il est d'une culture créole où la famille, c'est quand même hyper important. Mais là, il se rend compte que les gens autour de lui, ils vieillissent. Quel temps tu peux mettre ça ? En fait, c'est toujours les femmes qui sont à contribution, même quand on est conjointe. En général, on prend aussi en charge notre belle famille. Parce que dans la configuration, c'est plus toléré qu'accepté et souvent relégué que la charge du care, elle est pour les nanas. Et que tu ne travailles pas, la charge du care est pour toi. Alors que plein d'hommes ont envie de prendre soin de leur famille au sens large, pas que de leur épouse, de leurs enfants, au sens large, de leurs frères, de leurs soeurs, de leurs cousines, de leurs parents. Mais ouais, la société n'est pas forcément... plus simple pour eux, et les avantages dans ce système-là, c'est-à-dire qu'on ne les oblige pas à s'arrêter quand ils ont eu un enfant, on va les valoriser, on va leur donner des promotions, des choses comme ça. Mais c'est un leurre, c'est un leurre en fait, parce que ça vient quand même déséquilibrer toutes leurs charges affectives, émotionnelles et relationnelles dans une configuration hétéro, peu importe si elle n'est pas hétéro ou quoi. Absolument. Mais ça déséquilibre tout le reste. Et en fait, il y a beaucoup d'hommes aussi, je pense, et j'espère, et beaucoup de jeunes hommes. Nous, on n'a que deux garçons, donc on élève des garçons. Et du coup, quand tu les élèves avec des pensées comme ça et des valeurs féministes, c'est pas un vide un mot, quoi. Mais en fait, ils prennent conscience aussi qu'attention, tout ça, tout ce leurre, tu crois que c'est à ton avantage, ça l'est dans beaucoup de situations, mais en réalité, combien ça te coûte ? Et c'est pas évident pour eux de déconstruire. Ah non,
- Speaker #1
C'est pas évident. C'est pas évident. Moi, j'ai deux garçons aussi et je me dis que ça fait partie de notre travail, en fait, de pouvoir réussir à leur inculquer, leur transmettre ces valeurs. Et je trouve aussi que c'est un challenge aujourd'hui parce que tu es un homme, tu dois aller chasser le mammouth, mais en même temps, tu dois être à la maison. Puis en même temps, tu dois prendre un bout de la charge mentale. Puis en même temps, tu dois faire à gauche, à droite. Et je peux te dire que ce n'est pas facile. J'ai une partie de mes activités qui requièrent énormément de voyages. combien de fois est-ce qu'on m'a dit mais qui va s'occuper de tes enfants incroyable leur père qui d'autres et quand mon mari et quand mon mari travaille qui va lui demander qui va s'occuper des enfants les enfants ah
- Speaker #0
ouais c'est clair c'est incroyable c'est incroyable enfin on dit c'est incroyable mais on est tellement habitué en fait que c'est pas étonnant tu vois c'est malheureusement c'est pas étonnant mais il faut pas qu'on abandonne
- Speaker #1
Il ne faut pas qu'on abandonne. Ah non, clairement pas.
- Speaker #0
Et puis, je pense qu'il y a vraiment... Moi, je le ressens comme ça. Alors après, c'est peut-être un biais des réseaux sociaux, parce que ça nous met quand même dans une bulle de ce qu'on aime. Mais moi, je vois quand même beaucoup de jeunes femmes et de jeunes hommes vraiment qui s'approprient le féminisme, qui s'approprient d'une manière intersectionnelle, qui prennent tout le monde en compte. Et ça va changer la donne. Parce que c'est clair qu'au rythme où on est, dans 130 ans, dans un siècle, on est toujours au même point, en fait. Mais voilà, il y a des vieux spécimens qui veulent garder le pouvoir et le contrôle parce que c'est les plus riches. La réalité, elle est là. Ça se joue toujours à un niveau au-dessus de nous, même si nous, on peut avoir la sensation d'être dans une forme de richesse. Ceux qui distribuent la partie, c'est les milliardaires. Et dans les milliardaires, il y a très peu de femmes, voire pas du tout de femmes. Et c'est ça qui se joue à l'échelle mondiale. Je parle vraiment... je vais très loin mais ouais du coup est-ce que t'as essayé pour revenir donc pour moi t'avais essayé de t'adapter avec ce job sharing ça avait été refusé du coup la suite du parcours c'était quoi ? comment t'es devenue et donc on te refuse ça et qu'est-ce qui se passe pour toi ?
- Speaker #1
bah alors en fait je me dis que j'ai longtemps travaillé à tenir c'est vraiment ça cette sensation de devoir tenir pour répondre finalement à ce qu'on attendait de moi J'ai coché toutes les cases. J'ai répondu à toutes les attentes. Je suis directrice marketing. J'ai une maison. J'ai des enfants. Je suis mariée. Je pars en vacances. Voilà quoi. De quoi est-ce que je me plains ? La femme parfaite. De quoi est-ce que je me plains ?
- Speaker #0
C'est clair. La femme parfaite dans une société patriarcale. Parfaite. Tu as rempli toutes les cases.
- Speaker #1
J'ai rempli toutes les cases. Malgré tout, ça me coûte cher en énergie, en confiance. Et puis, je me rends compte en fait aussi que pour moi, La notion de l'impact, elle est extrêmement importante. J'ai besoin de travailler sur des projets à impact et une partie de mes activités est entièrement dédiée à ça. Et tout ce que je fais dans tous mes différents secteurs d'activité, je l'ai toujours en toile de fond. Et là, je me dis, il y a quelque chose que je dois changer. Il faut que quelque chose bouge. Ce n'est pas possible, mais qu'est-ce que je vais faire ? Et puis... là, d'un commun accord, on décide que je ne vais pas retourner bosser et je ne sais pas ce que je vais faire. Et là, je suis en train de continuer d'échanger avec d'autres structures, de voir ce qui est possible de faire et je n'ai pas de réponse. Et je n'ai pas de réponse. Et c'est assez drôle parce que pendant que je n'ai pas de réponse, j'ai une amie, une amie à moi, coucou Céline si tu m'entends qui me dit écoute Pendant que toi, tu es en train de réfléchir à comment est-ce que tu vas pouvoir mettre en place finalement les prochaines étapes pour toi, moi, j'ai besoin de toi. Je me lance, je fais de la PNL, je fais du coaching en parentalité et je n'y connais rien en marketing et j'ai besoin de quelqu'un qui m'aide.
- Speaker #0
Et je sais que tu vas pouvoir m'aider. OK ? Donc là, j'ai du temps. Donc je lui donne un coup de main. Je vois que ça marche. Je vois qu'elle est reconnaissante. Je vois que j'ai de l'impact. Et puis, il y a une deuxième personne qui vient. Puis une troisième personne qui vient. Et là, je me dis, il y a quelque chose à faire là-bas.
- Speaker #1
Il y a peut-être un truc à faire avec les solos progresse.
- Speaker #0
Exactement. Et là, je monte ma boîte. Je monte des clics. Avec comme première ligne de fond, c'est que les PME, elles pensent que le marketing, ça n'est accessible qu'aux multinationales, qu'il faut avoir des énormes budgets et des grosses équipes pour le faire. Je veux leur prouver que ce n'est pas le cas. En Suisse, 70% de notre écosystème est fait de petites et moyennes entreprises. Donc, je dois leur montrer que c'est possible. Donc ça, c'est ma première toile de fond, c'est travailler avec ces PME, qui est aujourd'hui encore une partie de mon activité. à vraiment pouvoir mettre en place un marketing à leur échelle et que ça fonctionne et que ça a aussi des résultats. Puis je me rends compte en fait que très vite, mes copines Céline se multiplient. J'en ai quand même pas mal avec lesquelles je travaille. Et ce qui est fou, c'est que j'ai, dès le début, travaillé toujours en parallèle avec des femmes entrepreneurs. Le monde de l'entrepreneuriat a toujours été intéressant pour moi. Mais crois-moi ou pas, Je n'ai lancé qu'il y a deux ans officiellement mon service d'accompagnement pour les femmes entrepreneurs en marketing. Donc pendant sept ans, elles sont venues me voir sous le radar parce qu'elles savaient que c'est ce que je faisais aussi en parallèle. Et j'ai aidé une, deux, trois, quatre entrepreneuses à lancer leur activité, à la faire grandir, à mettre en place l'écosystème marketing qu'il leur fallait. que ça parle à leur valeur, qu'elles ne s'épuisent pas par rapport à ça. Et je ne l'ai jamais moi-même promue et je ne l'ai jamais moi-même marketée. Jusqu'au jour où je me suis dit, ça suffit. Parce qu'en fait, le Covid est passé, il y a beaucoup de choses qui sont passées aussi par là. Et je me dis, mais en fait, moi j'adore ce que je fais avec ces femmes entrepreneurs. Moi j'aimerais faire encore plus de ça. Et c'est là que je me rends compte que si je ne le dis pas,
- Speaker #1
si j'en parle pas elles peuvent pas te trouver elles peuvent pas me trouver tu vois le corps de nuit le plus mal chaussé c'est ce que j'allais te dire c'est incroyable pour une marketeuse mais oui mais peut-être qu'il y avait un temps d'intégration aussi de digérer cette information là tu vois je vais être honnête avec toi avec du recul et avec le temps je
- Speaker #0
pense aussi que j'avais j'avais un souci d'image que je devais régler j'avais une image qui était celle qui travaillent avec des petites et moyennes entreprises.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et en fait, j'avais probablement peur de casser cette image et de casser ma clientèle et tout ce que je faisais en commençant à communiquer beaucoup plus avec les femmes entrepreneurs. Il y a franchement, ça a été une erreur parce que ça m'a pris du temps d'y arriver. Et quand je l'ai compris, par contre, j'ai débloqué et j'ai dit maintenant on y va. J'ai dit maintenant on y va et j'ai conceptualisé l'offre. Je l'ai testée, je l'ai plus standardisée pour certaines parties et d'autres je l'ai plus aussi ouverte. J'ai beaucoup discuté avec les premières personnes, les premières femmes entrepreneuses avec lesquelles j'avais travaillé et j'ai conceptualisé ce que j'appelle le marketing reset. Et aujourd'hui il a la bonne forme, il a la bonne identité. il a les bons textes, il a le bon impact. Et je suis plus que ravie de pouvoir lui donner de plus en plus de place, en fait, dans mes activités marketing, parce que je rencontre des femmes exceptionnelles. Et aujourd'hui, celles avec lesquelles je travaille énormément, c'est qu'elles ont déjà une activité qui existe depuis un, deux, trois ans. Elles ont une offre qui, dans les grandes lignes, fonctionne. Elles ont une clientèle. Leur problème, c'est qu'elles ont grandi en testant un petit peu tout tout le temps.
- Speaker #1
Et qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
elles ont ce que moi j'appelle un marketing Frankenstein. J'adore. Et puis quand moi je leur demande mais dans tes 14 leviers, qu'est-ce qui te rapporte ? Elles ne peuvent pas me répondre. Et puis quand je leur dis mais pourquoi tu fais des posts LinkedIn tous les jours ? Elles me disent parce qu'il faut. Parce qu'on m'a dit, c'est comme ça qu'il fallait. Mais j'ai horreur de ça, je ne sais pas quoi écrire, j'en ai marre. Et en fait, je travaille avec elles à simplifier au minimum leur marketing et faire un marketing minimaliste. L'un des leviers, c'est bien évidemment aussi l'automatisation. mettre en place pour ça, mais pas que. Et puis surtout, pour moi, ce qui est important, et ça fait le lien de nouveau à la définition du travail dont on parlait, c'est qu'on choisit les leviers pas uniquement parce que c'est ce que l'audience, leur audience a besoin, ça c'est ce qu'on fait normalement en marketing, mais surtout parce que ça leur correspond à elles. Donc ça veut dire que moi je fais tout un travail avec elles de définir finalement qui elles sont. et comment est-ce que ça va se refléter dans leur marketing.
- Speaker #1
Oui, j'adore.
- Speaker #0
Et ça, c'est un des piliers qui est important du travail que je fais avec elles. Et ça leur dégage du temps. Ça, c'est le premier élément. Ça leur dégage du temps parce qu'elles peuvent du coup travailler sur leur entreprise ou se donner leur temps, ce temps à elles-mêmes si elles le souhaitent. Mais elles n'ont plus besoin de passer trois jours par semaine sur leur marketing à devoir tout faire. Et pour moi, c'est important qu'elle puisse effectivement gagner ce temps, parce que c'est concret, elle le voit, c'est factuel. Mais surtout, qu'elle soit vraiment alignée avec les leviers marketing qu'elle doit activer. Et pas de se dire, je dois faire une vidéo. Je ne suis pas à l'aise en vidéo, je déteste, je ne veux pas. Je dois encore faire une vidéo, mais j'ai envie de le faire. J'ai envie de le faire et je suis ravie de pouvoir le faire. et ça ça les aide à tenir sur la durée.
- Speaker #1
Mais c'est exactement ce que j'ai. Alors après, je comprends, tu vois. Moi, c'est facile pour moi aujourd'hui. C'est ma deuxième boîte. Je me suis déjà expérimentée dans le même métier en plus. C'est juste qu'à un moment donné, j'ai arrêté. Je n'étais pas assez rentable. J'ai fait des mauvais investissements aussi. J'avais repris les salariats, tu vois. Et là, je reviens. Mais forcément, tu reviens avec une autre posture parce que je reviens avec... Tu sais, moi, j'avais en marketing, j'étais la cliente parfaite. Tout le faux mot, il était pour moi. à la première. fois où je me suis... J'avais pourtant des clients et des clientes, tu vois, parce que je faisais autant les hommes que les femmes. J'accompagnais aussi beaucoup, beaucoup plus que maintenant en préparation mentale. À l'époque, quand j'avais mon cabinet, c'était juste avant le Covid, quoi. Avant et pendant le Covid. Mais clairement, je faisais... Tu as décrit mon premier entrepreneuriat. Donc, j'ai beaucoup d'empathie, de sympathie chez vous, chère auditrice. Vous en êtes là aujourd'hui, filez voir Lydia, parce qu'en fait, il y a un vrai travail de ça, de déconstruction des injonctions, de cette peur du faux mot aussi, que c'est normal que le marketing nous active. Et je suis d'accord avec toi, quand tu communiques de la façon dont toi tu aimes, avec les moyens que toi tu aimes, et même si c'est qu'une fois par semaine, ça fonctionne. j'en suis la preuve vivante, ça fait même pas 3 mois que j'ai repris, mon compte LinkedIn il a plus de 1000 abonnés, c'est un truc de fou et je poste pas tous les jours je poste au moins une fois par semaine je vais quand j'ai changé avec les gens c'est pas parce que je me force à échanger avec les gens c'est parce que le poste m'interpelle parce que j'ai envie de commenter si je fais ce podcast et parce que c'est quelque chose qui m'anime je sais pas peut-être que j'aurais rêvé d'être animatrice radio j'en sais rien voilà je fais que des choses qui me plaisent et en fonction du temps imparti donc je suis d'accord il faut ça prend du temps et c'est génial que tu accompagnes aussi à travailler avec l'entrepreneur derrière et pas juste qu'est-ce que tu veux poser dans ton marketing ? On a besoin juste de l'illiane dans le monde.
- Speaker #0
Ce que j'ai appris, maintenant, en neuf ans d'accompagnement de ces femmes entrepreneuses, au début, quand je travaillais avec elles, tout ce que je donnais, c'était de la compétence, du hard skill. Il faut faire ça, il faut faire un livre magnète, il faut faire ici, il va là, ton tunnel doit être comme ça. Et puis, en fait, au fur et à mesure du temps, je me suis rendue compte que la majorité du temps qu'on passe, c'est du mindset. On n'aime pas ce mot parce qu'il est utilisé Merci. mais c'est tout aussi plus important que d'apprendre que c'est tel outil qu'il faut utiliser c'est cette partie là et ça demande aussi une énorme connaissance de soi je veux dire certaines personnes sont plus à l'aise dans l'écriture, d'autres sont plus orales, d'autres sont plus vidéo et c'est ok et franchement ce qu'il faut savoir c'est que en faisant ça et ça je casse la dernière idée reçue que j'ai tout le temps qui ne va pas gagner moins d'argent.
- Speaker #1
Au contraire.
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a de nombreux exemples, moi-même à titre personnel, la même chose, et d'autres entrepreneuses avec lesquelles je travaille et que j'observe aussi sur la toile, qui font du chiffre d'affaires avec un marketing minimaliste.
- Speaker #1
Ouais, mais moi je... Pas en dynamite ! Parce que je suis de cette team minimaliste, parce que c'est pas mon cœur de métier de faire du marketing, et j'en suis même, tu vois, dans mon esprit, je sais que le jour où je pourrai le déléguer, mais au moins je saurai le faire à ma façon, et la personne qui pourra le prendre en charge, elle saura le faire avec ma patte aussi. Donc de toute façon, c'est méga important de savoir aussi faire les choses, de savoir comment tu veux communiquer, parce que ton entreprise, elle te ressemble à toi. c'est ta vibe, surtout quand t'es solopreneuse tu vois surtout quand tu dis t'accompagnes des coachs des praticiennes en PNL c'est un univers qui est bien particulier avec une certaine sensibilité dans le sens où on travaille sur des émotions, des choses comme ça c'est dans ce sens là sensible on peut pas faire tout et n'importe quoi on peut pas malmener les gens à travers notre marketing absolument tout qui reste à l'image de la pratique et de la praticienne donc je suis d'accord avec toi
- Speaker #0
Absolument. Il faut se laisser du temps à soi. En fait, surtout en tant qu'entrepreneur, on est notre élément principal. Il ne faut pas s'oublier dans l'affaire.
- Speaker #1
Oui, complètement. Du coup, ça, ça nous répond quand même à la question d'où on est aujourd'hui. Alors moi, j'ai entendu ce mot qui est revenu beaucoup de fois, donc je pense que c'est peut-être ça, mais peut-être pas. Qu'est-ce que tu as envie de cultiver pour la suite ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, en fait, ce que j'ai moi envie de cultiver pour la suite, c'est de me dire que chacun a sa définition du travail, du succès. Et que c'est complètement OK de ne pas le faire comme l'autre influenceuse que tu as lue, que tu as vue sur TikTok, Instagram ou que je ne sais. Aujourd'hui, ce que je cultive, c'est quelque chose qui me ressemble. Aujourd'hui, ce que je cultive, c'est de me dire qu'on ne manque pas d'ambition, mais je pense plutôt de permission et qu'il faut apprendre à se respecter. En fait, aujourd'hui, se respecter, ça ne veut pas dire être moins performant. Aujourd'hui, ce que je cultive, c'est le temps que je me dédie, je me fixe des rendez-vous avec moi-même et je les respecte. C'est non négociable. Et en fait, ces éléments-là, pour moi, ils sont extrêmement importants. Et surtout, on peut simplifier, on peut oser. On en a parlé ensemble aussi en présentiel. Et tout ça en étant aligné, en faisant du chiffre. Chacun a sa définition du succès. On n'est pas tous obligés de scaler. On n'est pas tous obligés de chercher les 10 000 euros par mois du SMIC LinkedIn. On n'est pas obligés de chercher le million de chiffres d'affaires.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Chacun a ses KPI. chacun a ses KPIs personnels ses propres indicateurs en fait de succès et ce que moi aujourd'hui je cultive pour moi et pour les personnes que j'accompagne c'est de pouvoir fixer des indicateurs qui sont personnels et pas uniquement des indicateurs d'entreprise, donc ça veut dire que quand on me dit, parce que souvent c'est les indicateurs professionnels qui sortent, je veux tant de chiffre d'affaires, je veux ci, je veux ci je veux ça, je dis ok, et pour toi c'est quoi tes indicateurs ? Et ils vont être aussi importants que je veux atteindre les 200 000 euros de chiffre d'affaires ou 500 000 par an. Ils sont aussi importants et on va aussi mettre en place des choses qui vont permettre de répondre à ces indicateurs de performance qui sont propres à toi-même.
- Speaker #1
Trop bien, trop trop bien. C'est ça, donc l'impact en filigrane, il était là. Moi, j'avais retenu ce mot que tu aimes beaucoup.
- Speaker #0
Absolument, absolument. Cet impact, il est important. mille. Il y a une définition dans le dictionnaire du mot impact, mais dans la réalité, il y en a autant que d'êtres humains. Chacun a sa définition. Et on n'a rien à prouver à personne.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
En fait, on n'a rien à prouver à personne. Il faut casser ça. Il faut casser ces injonctions. Il faut casser ces codes. OK, c'est facile à dire. Ça va peut-être prendre du temps. OK, on prendra le temps.
- Speaker #1
C'est mon job,
- Speaker #0
ça.
- Speaker #1
Venez, il n'y a pas de souci.
- Speaker #0
On prendra le temps. il faut s'autoriser à créer sa propre définition du succès parce qu'à la fin, ta vie, c'est toi qui la vis. Ce n'est pas le regard des autres. Ce n'est pas le regard des autres. Donc, il faut vraiment travailler sur ça, sortir de ça et assumer finalement qu'on a sa propre définition du succès et tous les jours mettre en place les petites briques qu'il nous faut et qui nous correspondent pour notre bien-être personnel.
- Speaker #1
Clairement, je suis trop d'accord avec toi. Dernière question Liliane, je vais te ramener peut-être en arrière. S'il y avait une chose que tu aurais aimé entendre plus tôt, tu dirais quoi à une femme qui se sent comme toi mais à une autre époque ? Qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Je pense que je lui dirais clairement qu'elle prenne des gants de boxe et qu'elle casse. Et qu'elle casse les choses. Parce que comme je disais, je lui dirais tu n'as rien à prouver. Tu n'as rien à prouver. Tu peux, je lui dirais, ose. Je lui dirais ose parce que l'émancipation ça vient pas forcément quand tu t'opposes à des choses. Ça vient aussi quand toi-même tu t'autorises à les mettre en place. Donc je lui dirais, vas-y. crée ta propre définition, je lui dirais, travaille à mieux te connaître, qui tu es, comment tu fonctionnes, ce qui est important pour toi. Et seulement une fois que tu as fait ça, construis le reste à ta manière, à ta sauce. Et si ça ne correspond pas aux autres, tant pis, tant pis. On est bien lassés sur la terre, il y a de nombreuses personnes auprès desquelles ça fera écho. Et c'est génial. Et c'est OK. C'est OK. On a besoin d'avoir des cases dans lesquelles on a envie de mettre les gens parce qu'on est une société où on a envie d'avoir des références, des normes, des codes. Il faut suivre ces codes. Et si tu ne suis pas ces codes, tu n'es pas une bonne personne. Si tu n'as pas eu le Rolex, tu n'as pas réussi. Si tu n'as pas ci, tu n'as pas ça. Sortons de tout ça. Sortons de tout ça. Je sais que ce n'est pas facile. Je sais que c'est des baby steps. Mais franchement, Ils en valent la peine.
- Speaker #1
J'adore. Trop beau. Trop beau mot pour conclure. Où est-ce qu'on peut te retrouver, Liliane ? Je suis sûre qu'il y a plein d'entrepreneuses qui ont envie de te découvrir. Où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #0
Alors, le lieu où on peut te retrouver le plus facilement, c'est LinkedIn. Moi, je suis active sur LinkedIn. C'est un site avec une newsletter où je parle tous les dimanches. de marketing minimalisme et j'échange aussi là-dessus et on peut me retrouver sur Instagram, ce sera différent pas différent contenu je serai peut-être un petit peu moins active mais on me retrouvera ici sous Marketing Reset trop bien,
- Speaker #1
je mettrai les liens dans la description de l'épisode, merci beaucoup pour ta venue et puis à très bientôt à bientôt merci pour ton écoute Tu sais déjà comment faire. Abonne-toi, mets 5 étoiles et partage cet épisode. C'est ça qui fait grandir le podcast. Moi, je reste là. Je continue à parler fort pour celles qui n'osent pas encore. Je te dis à très vite. Et d'ici là, respire et surtout, secoue les règles du jeu.