- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Émancipation Féminine. Je suis ton hôte Delphine, accompagnante féministe. J'interviens aussi en entreprise sur les sujets d'équité. Si t'es fatiguée de tout porter, si t'as appris à sourire en se rôlant les dents ou à faire semblant que tout va bien au taf, t'es au bon endroit. Ici, on parle de ce qui fait mal, de ce qui fait sens et de ce que tose. Pas à dire tout haut. Bonjour Nathalie, je suis ravie de te recevoir dans le podcast Émancipation féminine. Est-ce que tu peux, s'il te plaît, te présenter, mais sans nous dire ce que tu fais, sans parler de ton job ?
- Speaker #1
Très intéressant. Merci beaucoup Delphine de me recevoir. Je suis vraiment touchée. La cause des femmes me tient vraiment à cœur, donc ça me touche particulièrement. Et alors, ce que je veux me présenter, sans dire ce que je fais professionnellement, effectivement. Alors moi, je suis une amoureuse de la nature. J'adore la nature. J'ai besoin de voir et d'être entourée de nature quotidiennement. J'aime les gens aussi. j'adore les gens échanger avoir de créer de vraies relations, oui, s'entraider, créer des synergies. Et puis, oui, là, c'est ce qui me vient. Sans parler de ma profession, c'est ce qui me vient spontanément.
- Speaker #0
Avant que tu nous diras un peu plus tard ce que tu fais, mais j'avais une deuxième question pour toi. Qu'est-ce que ça veut dire pour toi, travailler, et comment ça a évolué dans ta vie ? Et peut-être que du coup, tu pourras, par ce même biais, nous présenter ton activité.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, volontiers. Travailler, ce que ça veut dire pour moi. Travailler, c'est déjà quelque chose que j'aime, que j'apprécie. Très tôt, j'ai vu mes parents, en fait, qui ont toujours travaillé très dur, beaucoup, parfois même un peu trop. papa absent, maman qui travaille mais on voyait que le travail était quelque chose de positif c'est quelque chose de valorisé Donc ça m'a toujours paru quelque chose de positif. Et j'ai la chance de pratiquer un travail qui est aussi ma passion. Donc en fait, trouve un travail que tu aimes, tu n'auras pas l'impression de travailler un seul jour de ta vie, à peu près ça, c'est vraiment ça. Pour moi, le travail, ça rime avec plaisir et avec impact. Pour moi, c'est vraiment important.
- Speaker #0
Comment ça a évolué pour toi, donc, ce travail, ce travail plaisir, passion ? Est-ce que tu as commencé par travailler par ta passion ou pas du tout ? Comment ça a été pour toi, ça ?
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai toujours travaillé par passion. J'ai vraiment cette chance. Moi, ma vocation, elle est née très, très tôt au collège. Parce qu'il se trouve qu'on était dans un collège ordinaire, mais il y avait des sourds, des sourds muets et malentendants dans notre collège, dans ma classe notamment, et on voulait qu'ils s'intègrent. Donc, ils n'avaient pas leur traducteur très souvent. Mais tu imagines bien que pour eux, ça va être bien difficile de ne pas avoir un traducteur en langue des signes. Et donc, dès que j'avais un moment, pendant les permes, les récréations, eh bien, je les aidais, je faisais une sorte de soutien scolaire, je leur expliquais les cours. Et c'est là que ma vocation est née, ce furent mes premiers élèves. Et c'était vraiment mes amis. J'ai appris la langue des signes française en autodidacte avec eux. Vraiment, c'était mes amis. Et je m'orientais dans cette voie. Mais plus tard, ma passion pour l'anglais a pris le dessus. Et c'est comme ça que je me suis orientée plus dans la... dans la formation.
- Speaker #0
Oh, trop bien, c'est trop intéressant. Donc, tu voulais dire qu'à la base, du fait que tu aies aidé tes camarades et tes amis qui étaient sourds et muets ou peut-être juste l'un ou l'autre, tu voulais être enseignante en langue des signes ou tu voulais être professeure des écoles ? C'était quoi ton premier rêve, en fait, avec ça ?
- Speaker #1
Vraiment, je me détenais être enseignante en langue des signes, effectivement, pour les élèves sourds, muets, malentendants. C'est vraiment de là qu'est née ma vocation. Mais par la suite, l'anglais a pris le dessus et donc du coup, je me suis réorientée. Donc, j'ai toujours gardé l'enseignement, la transmission, mais je me suis juste réorientée vers l'anglais en fait, transmettre et permettre aux personnes d'évoluer, de s'élever grâce à la maîtrise de cette langue qui est vraiment une langue internationale et qui ouvre beaucoup de portes, pour ne pas dire toutes les portes.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui ? Raconte-nous tout. Parce qu'on a entendu des bribes. Moi, je sais ce que tu fais, mais les auditrices ne savent pas. Du coup, on a entendu formation, on entend cette passion pour l'anglais. Que fais-tu aujourd'hui, Nathalie, s'il te plaît ?
- Speaker #1
C'est vrai, c'est vrai, on colle tous les morceaux du puzzle. Alors effectivement, je suis fondatrice gérante de mon centre de formation. Par la force des choses, en fait, j'ai commencé seule en tant que formatrice, en sous-traitance. Donc je forme des adultes principalement. Alors j'ai commencé par adultes et enfants, mais par la suite, je me suis vraiment socialisée pour les adultes, à la fois particuliers, entreprises. J'ai commencé toute seule et ensuite, les demandes grandissant, j'ai fini par créer mon centre de formation, LCF, pour Langues, Communications, Formation. Donc, j'ai continué d'oeuvrer au sein de mon centre de formation que j'ai créé en janvier 2012. Et petit à petit, d'année en année, notamment quand j'ai changé ma façon de travailler, quand je suis passée... du présentiel au distanciel. Là, ça a vraiment, vraiment explosé. Je suis devenue un peu victime de mon succès. Je ne pouvais plus dispenser moi-même toute seule, tous les cours, toutes les sessions d'anglais individuels en one-to-one. Et c'est comme ça que je me suis développée, je me suis formée au développement d'entreprise. Qui dit développement d'entreprise, dit également développement personnel, soit dit en passant. Et donc, j'ai créé comme ça ma dream team. Vraiment mon équipe pédagogique que j'adore et qui m'accompagne et qui m'aide dans ma mission de vraiment donner cette possibilité. Ce qu'on fait, c'est permettre à quiconque de se débarrasser de leurs limitations professionnelles et personnelles grâce à la maîtrise de l'anglais. C'est vraiment ça. On enseigne de manière personnalisée et intensive. pour donner cette compétence clé qui est vraiment essentielle dans le monde d'aujourd'hui, maîtriser l'anglais, pour pouvoir évoluer professionnellement, avoir une promotion, une meilleure rémunération, un poste à l'international, pouvoir aller à l'étranger, ne pas avoir de limitations, vraiment, grâce à la maîtrise de l'anglais.
- Speaker #0
Au départ, tu étais toute seule, tu intervenais dans des lieux en sous-traitance, ce que j'ai cru comprendre. Et après, donc, victime de ton succès, période de COVID, c'est ça, si j'ai bien compris. Période de COVID, victime de ton succès.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, c'est ça. En fait, j'ai changé de business model avant COVID. Et heureusement, d'ailleurs, puisque comme tu l'as très bien dit, j'étais en présentiel. Donc, tout ce que je faisais, c'était en présentiel. Je me déplaçais d'entreprise en entreprise, de particulier à particulier, ce qui était très chronophage et très fatigant. J'avais environ entre… en moyenne 4 à 5 heures de transport en commun par jour, en plus de ma journée de travail. Oui, j'étais épuisée. J'étais vraiment épuisée. Depuis mon retour des États-Unis, en fait, j'ai commencé, du coup, comme je te disais, à être à mon compte. C'était vraiment, au bout de 10 ans comme ça, j'étais vraiment épuisée. Et j'ai trouvé... Et c'est vraiment arrivé avec un moment où c'était en 2018-2019, où je me suis dit, j'ai senti, en fait, c'est vraiment, j'ai senti en moi... que je voulais pouvoir justement avoir un plus grand impact, pouvoir aider plus de monde. Je me suis posé la question, comment faire ? Parce que là, j'étais limitée à Paris et région parisienne, Paris-Banlieue. Je me suis dit, mais comment faire ? Et quand on se pose des bonnes questions, on trouve des réponses. Et c'est comme ça que m'est venue justement la réponse de créer mes accompagnements en ligne, à distance. Comme ça, c'est ça. Il n'y a plus de contraintes géographiques, liberté géographique. Je peux vraiment accompagner les personnes partout en France et même. Ailleurs, à l'étranger, on accompagne aussi des gens à l'étranger. Donc, liberté géographique. Et pour moi aussi, je peux vraiment enseigner, travailler de n'importe où dans le monde du moment que j'ai mon ordi, mon téléphone et une connexion Internet. C'est comme ça que j'ai changé de business model en mi-2019. Et heureusement, puisque en 2020, le Covid est arrivé. Vraiment, l'univers était tout étalé.
- Speaker #0
Ah ouais, voilà, je n'avais pas compris. Et donc, jusqu'à cette période-là, au moment où tu changes de business, Tu avais déjà recruté ton équipe ou pas encore ?
- Speaker #1
Pas encore. C'est là du coup que j'ai changé de business, effectivement. Et puis, donc du coup, je suis restée seule. Donc, j'ai changé de business mi-2019. Très, très vite le succès. Mais je suis restée seule. Oui, encore quelques mois et c'est mi-2020. Voilà, mi-2020 où j'ai dit, là je suis sous l'eau, je n'y arrive plus. C'est ça, je dois trouver de l'aide parce que ce n'est pas possible. Je n'avais pas envie de dégrader, tu vois, la qualité des cours en ayant trop de cours, en étant épuisée. Non, j'avais déjà connu ça en présentiel pendant dix ans. Je ne voulais pas reproduire ça. Voilà, c'est comme ça que petit à petit, j'ai recruté d'abord un, puis deux, puis trois. Et puis maintenant, on est une belle équipe à taille humaine. avec mes formatrices qui m'aident dans ma mission.
- Speaker #0
C'est trop bien, c'est une trop belle histoire en plus, c'est la tienne, c'est une trop jolie success story. Du coup, vous êtes combien aujourd'hui de formateurs, formatrices dans ta boîte ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est exclusivement des femmes. Au début, mon premier recrutement, yes, girl power ! Mais oui, au début, mon premier recrutement, c'était un formateur. Mais par la suite, je n'ai employé que des formatrices. Et donc, maintenant, on est 100% une équipe féminine. Et on est une dizaine.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est une belle équipe à taille humaine, comme tu dis. Mais pour toi, ça te change aussi la structure, parce que ça te fait une partie management que tu n'avais pas historiquement, en fait. Et je veux bien revenir un petit peu en arrière, parce que tu as dit des choses que j'aime beaucoup aborder dans ce podcast. Alors déjà, tu nous as sorti une grosse pépite que tu ne nous as pas dit dans ta présentation. Comment ça tu revenais des États-Unis ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ça veut dire qu'à minima, soit tu as voyagé, soit tu as vécu et ou travaillé aux États-Unis. Et après, je te poserai mes autres questions sur cette histoire de fatigue, d'épuisement que tu as quand même nommé malgré la success story. Donc comment ça les États-Unis, Nathalie, tu ne nous as pas tout dit ? Il meurt !
- Speaker #1
Eh bien, en fait, c'est un peu comme une évidence. En fait, juste après l'obtention de mon master de didactique des langues, d'enseignement des langues que j'ai obtenu à la Sorbonne, eh bien, j'ai pris l'avion, je me suis envolée pour les États-Unis, non seulement pour parfaire encore davantage mon niveau d'anglais, mais également pour m'imprégner des techniques d'enseignement américaines, en fait. Ah oui,
- Speaker #0
ce sont pas les mêmes.
- Speaker #1
Et non, c'est ça, j'ai tellement appris. C'était vraiment une année tellement riche. Donc, effectivement, j'ai voyagé, je suis allée là-bas, j'ai vécu là-bas, travaillé là-bas. Ça a été vraiment l'une des plus belles années de ma vie, mais tellement riche, tellement intense, tellement enrichissante. Et j'en suis revenue vraiment, je ne sais pas, je n'ai pas les mots, mais presque transformée, parce que vraiment, c'était quelque chose. Et c'est donc à mon retour aux États-Unis. L'été 2009, j'ai trouvé quelques petites missions ici ou là. J'avais même réussi, entre guillemets, à décrocher un CDI, le sacro-saint CDI.
- Speaker #0
Ici en France, c'est le sacro-saint, comme tu dis. C'est le grand.
- Speaker #1
Mais oui, surtout que dans la formation, c'est très rare d'avoir un CDI. Oui. Et tout le monde me disait bravo Nathalie, bravo. sauf que très vite je me suis rendu compte que c'était en fait catastrophique. Je suis restée dix mois. Au bout de dix mois, j'ai dit bye bye. J'étais exploitée, sous-payée. C'était horrible. Horrible. Et j'ai dit non, je n'ai pas fait six ans d'études pour me retrouver dans ces conditions. Surtout qu'il y avait une grosse dichotomie parce que tous mes élèves, mes clients, les personnes que je formais en entreprise, tout le monde était ravi des résultats que j'apportais. Mais la hiérarchie, ça ne suivait pas. Et donc, j'ai dit stop.
- Speaker #0
Pas d'évolution salariale, pas d'évolution de poste, rien quoi. Ce n'est pas le juste.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas le juste. Et surtout, ils m'envoyaient, comme je te disais, j'avais énormément d'heures de transport. Avec eux, c'était au summum. Et puis, ils m'envoyaient même, attends, vers la fin, ça a été la goutte d'eau. Ils voulaient même m'envoyer au-delà de la région parisienne. Donc, au-delà. Et oui, c'est pour te dire. sans même payer le complément des transports, en fait. Ah oui,
- Speaker #0
c'est l'exploitation. Voilà, on est en charge des transports en commun, c'est tout pour ta pomme, et plus la fatigue, pas de dédommagement, pas de prime. Waouh !
- Speaker #1
Mais ça, comme tu dis, c'est de l'exploitation. J'ai fait non, bye bye. C'était quoi,
- Speaker #0
un centre de formation, une école ? Oui,
- Speaker #1
c'était un centre de formation, tout à fait. Un centre de formation. Il proposait différentes matières. Il y avait un peu de l'informatique, des langues. Du coup, c'est un centre de formation. Et quand je suis partie, la patronne a dit, « Mais tu ne sais pas, tu n'as jamais créé l'entreprise. Tu vas voir. » En gros, elle m'a dit, « Tu n'y arriveras pas. » J'ai dit, « C'est ce qu'on verra. »
- Speaker #0
On a pas envie de se bouffer les doigts. Mais c'est souvent ça, est-ce que tu n'es pas d'accord ? C'est souvent ça qui te donne la... Tu sais que moi, dans mon parcours, c'est vrai que je ne le dis jamais, je crois que les auditrices ne sont même pas au courant de ça, c'est que mon premier diplôme après le brevet des collèges, mon premier diplôme, ça n'a pas été mon bac, j'avais quitté le cursus scolaire classique pour faire une voie professionnelle, donc j'ai un CAP coiffure. Et en fait, je suis allée travailler avec mes parents, on ne voulait pas que je fasse le CFA, tout ça. Donc, ils m'ont mis dans une école privée à Aix de coiffure où je faisais des stages. Et après, j'ai été employée. Moi, je suis venue dans sa région, du coup, à Paris, parce qu'à l'époque, j'avais ce rêve de... Je voulais coiffer les mannequins, les maquiller. Donc, j'étais partie pour ça. Tu vois, Paris, toute jeune qui sortait d'un petit village à côté d'Aix-en-Provence, une gamine de 18 ans que tu envoies à Paris dans un super salon qui était génial. Ce n'était pas non plus Tony Nguy qui avait très le vent en poupe à l'époque. Et tu vois, si je t'avais rencontré à cette époque-là, je n'étais pas recrutée par ce genre de gros salon parce que je ne parlais pas l'anglais. Je ne maîtrisais pas l'anglais assez. Mais tu vois, comme quoi, ça fait un lien. Et en fait, quand j'ai dit à cette patronne au bout de… Ça faisait quatre mois que j'étais en brevet professionnel, mais ça faisait six mois que je travaillais pour elle. Elle me faisait la misère, clairement. C'est-à-dire qu'elle m'avait recrutée. les deux jours de recrutement je faisais tout dans le salon une fois que j'étais là je ne faisais que les shampoings et les couleurs je ne coupais plus les cheveux donc en fait tu sais quand tu presse et comme toi langue et si tu pratiques pas oui la coiffure tu perds très vite quoi et même que l'école me disait c'est pas normal en fait vous êtes en brevet vous êtes censé pratiquer elle m'a dégoûté du clairement du métier et au moment où je lui dis que je la quitte mais que je la quitterai après les vacances de Noël, après le rush, parce que Noël, jour de l'an, pour les coiffeurs, c'est le gros rush. Tu travailles vraiment beaucoup, beaucoup, et jusqu'à tard, ces jours-là, le 24 et 31 décembre, tu travailles quand même tard, quoi. Eh bien, elle m'avait dit, vous finirez caissière chez Auchan. Mais ça a été la niaque de ma vie, ça ! la niaque de ma vie pour reprendre mes études ça a été un moteur et cette phrase quand je suis en down des fois j'ai reprend donc ça me fait trop écoute mon parcours désolé on fait une grosse parenthèse voilà les auditrices et les auditeurs découvriront ça de mon parcours et ça c'est un moteur dans ma vie pour me dire mais jamais de la vie non pas que je dénigre parce qu'à un moment donné j'ai été caissière chez Lidl et tout et c'est là où cette phrase me revenait je disais ah non je peux pas m'arrêter à ça en fait Je ne peux pas m'arrêter à ça. Alors après, je suis passée manager chez eux, tout ça. Et après, j'ai encore repris des études. J'ai repris par deux fois mes études. Mais c'est ça, moi, clairement, qui m'a poussée. Des fois, les gens pensent nous détruire, mais en fait, ils sont un moteur pour nous. Ils pensent nous dégoûter de quelque chose, mais en fait, ça ancre quelque chose. Et tu te dis, ah ouais, mais j'aurais ma revanche. Ah, c'est bien fait. Pour moi, ça a dû être un moteur pour monter ton entreprise. Raconte-nous. Mais oui,
- Speaker #1
tu as vécu.
- Speaker #0
Ouais, moi, je l'ai vécu aussi, tu vois. Et tu disais que tu étais pas mal épuisée. Est-ce qu'il y a eu un moment particulier où tu as senti qu'il y a quand même quelque chose qui n'allait pas, en dehors du fait que tu étais sous-payée, tout ça ? Parce que tu nous disais dans ton parcours, ok, je monte ma boîte, tout se passe bien. Mais le déclic, c'est quoi ? C'est la fatigue ? C'était quoi pour toi ?
- Speaker #1
Alors, c'était surtout, oui, la fatigue, mais c'était surtout l'injustice. et les respects. Je veux dire, c'était totalement injuste, quoi. J'avais de beaux résultats, c'est ça, c'était positif. C'était positif pour eux, pour le centre. Ce n'est pas juste que je sois dans ces conditions-là, en fait. Ce n'est pas juste du tout. Mais oui, donc c'était vraiment l'injustice, oui. Et c'est drôle parce qu'effectivement, le fait de nommer que ce soit l'injustice, oui, pour moi, l'injustice, ça me révolte. C'est vraiment quelque chose qui me révolte. effectivement je me rends compte que c'était parce que j'ai subi cette injustice donc non, non tu vois et puis le fait effectivement bah ça va en s'enflant c'était c'était pas du tout irrespectueux la manière dont il me traitait c'était vraiment injuste donc c'est ça oui c'est
- Speaker #0
vraiment ça oui ouais ça a été plus ça le déclic après on peut rajouter la fatigue les inconforts tout ça Mais oui, c'est bien de nommer aussi des choses et de se dire, cette injustice-là, du coup, elle a été… Alors, peut-être pas au début, parce que j'imagine que tu t'es rendue compte assez rapidement. Tu as essayé peut-être de t'adapter ou d'échanger avec ces personnes.
- Speaker #1
Oui, mais j'ai essayé. Mais c'est ça. Quand je voyais que ce n'était plus possible, j'ai essayé d'échanger avec eux, de leur dire. C'est pour ça que je suis restée quelques mois encore. mais au final... Rien n'y faisait, rien n'y faisait, les choses ne changeaient pas. Mes demandes, mes requêtes n'étaient pas prises en compte et ça pesait très, très lourd sur ma santé. J'étais vraiment épuisée, épuisée. Donc tu vois...
- Speaker #0
Est-ce que le médecin te disait quelque chose ? Comment c'était ?
- Speaker #1
Le médecin, non, mais c'était tellement flagrant. Moi-même, je le voyais. Mais oui, et le stress, parce qu'il y avait ce stress, ça, c'est des transports, le stress. En plus, il me blindait de cours, en fait. Il me blindait de cours. Parfois, je leur dis, mais non, mais là, j'aurais pas le temps d'aller de là à là. Il me dit, mais si, si, on a fait l'itinéraire, t'auras le temps. Une fois, je courais dans l'escalier, je suis... tombé dans les escaliers, mais oui, du métro, j'ai réussi à me rattraper un peu à In Extremis, je me suis tordu la cheville, mais c'était énormément de stress tout au long de la journée pour essayer d'arriver à l'heure, tu vois, ne pas être en retard, parce que, ben oui, c'est l'image de qualité, c'est important, la ponctualité, donc c'était énormément de stress à cause de grands transports en commun, c'est ça, avec...
- Speaker #0
Ouais, pardon, je suis coupée à vous relever, mais faire un itinéraire sur Maps et la réalité des fautes, je peux pas... monter quoi franchement pour avoir testé les métros parisien n'est pas tu peux le métro est là mais tu ne peux pas rentrer dedans il ya trop de monde tu es obligé d'attendre nos proches c'est l'enfer vos métro chez c'est pas le métro à marseille ça n'a rien à voir et bien en fait tu as vécu ça c'est l'enfer et c'est bio le truc non mais c'est clair que c'est
- Speaker #1
ça et puis parfois Parfois, mais oui, et ça, donc les métros blindés, les trains hors-traitants, et je te parle même pas quand il y a des grèves.
- Speaker #0
J'ai vécu à Paris, mais tu es bloquée. Je sais très bien chez vous les grèves parce que les distances sont tellement loin. Le transport alors que chez nous, à Marseille, tu as deux métros, mais tu as les bus qui compensent ou le tram. Tu peux t'en sortir quand tu n'as que deux lignes de métro. Mais chez vous, il y a tellement entre les trains, les transiliens. la RATP et tout le reste, tu t'en sors pas vivant du truc, clairement.
- Speaker #1
Exactement, et puis j'avais très longue distance effectivement avec le RER, non c'est pas possible. Ouais, c'est pas possible.
- Speaker #0
Ouais, j'imagine. Qu'est-ce que t'as compris avec le recul sur tout ça, sur toute cette expérience pour monter ta boîte et tout, qu'est-ce que t'as compris ?
- Speaker #1
Hum... J'ai compris qu'il ne fallait pas... Hum... qu'il ne fallait pas accepter l'inacceptable, en fait. Il ne faut pas accepter des conditions médiocres qui vous désavantagent. J'ai vraiment compris ça, qu'on méritait d'être bien traité. On mérite tous d'être bien traités. Et d'autant plus quand on fait du super travail, quoi. On ne doit pas accepter, mais oui, ces conditions-là. C'est vraiment ça. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Tu penses que les femmes, on est plus sujettes à ça, à accepter des moins bonnes conditions que les hommes ? C'est quoi ton avis ? C'est une question que j'avais prévue, mais qui me vient avec ce que tu dis, du coup. Je me dis, c'est vrai, pourquoi ? Et souvent, c'est beaucoup... J'ai l'impression que nous, les femmes, de mon point de vue, on accepte des trucs lunaires juste pour avoir un job. Je ne comprends pas. Là où les mecs, ils diraient n'importe quoi.
- Speaker #1
Mais c'est ça !
- Speaker #0
Ou ils iraient négocier des avantages ou du salaire, là où nous... J'ai l'impression qu'on est contentes juste d'avoir le job. T'en penses quoi, toi ?
- Speaker #1
Mais oui, c'est vraiment le même constat. Je suis tout à fait d'accord avec toi. Et je me pose parfois la question aussi. Mais parce que je pense qu'on a trop été habitués, on nous a habitués à se contenter de peu. C'est vraiment ça. Et c'est pour ça qu'on subit des choses que, effectivement, un homme jamais de la vie n'accepterait. Et là encore dernièrement, j'étais à un événement professionnel et on parlait des difficultés qu'on avait traversées dans la vie. Il y a une personne qui a dit que maintenant, du coup, elle a pris la décision de ne plus accepter, alors que pendant des années, elle a accepté ça. Elle a dit « je n'accepte plus de me faire crier dessus » .
- Speaker #0
C'est violent.
- Speaker #1
Elle se faisait crier dessus par la hiérarchie, ses boss et tout ça pendant des années. Et quand elle m'a dit ça, moi c'est arrivé une fois justement à mon retour des États-Unis. Avant de trouver mon CDI de 10 mois, j'ai fait une mission de quelques mois en CDD, 3-4 mois, et dans un centre que je donnais à la fois des cours de français, de FLE, français langue étrangère, pour les étrangers qui viennent en France et qui doivent apprendre, et puis également de l'anglais. Et là, cette mission c'était en FLE, et la directrice était vraiment exécrable, elle ne pensait qu'à l'argent, elle s'en fichait. du bien-être des apprenantes. Et elle était rentrée dans mon bureau et elle s'était mise à me crier dessus. J'ai... En fait, je ne sais pas si c'était la bonne réaction, mais j'ai crié dessus encore plus fort. Je lui ai rendu le doigt.
- Speaker #0
Miroir !
- Speaker #1
C'est ça, miroir ! Je lui ai crié dessus encore plus fort. Je dis, c'est inacceptable, je n'accepte pas ça. Je suis partie, mais jamais, jamais de la vie, ne pas se laisser marcher dessus. Mais c'est impossible pour moi, impossible. Et malheureusement, trop de personnes, quand j'ai entendu cette femme-là qui me dit que depuis des années, elle se laissait... se faire crier dessus, se faire engueuler. Mais pour moi, c'est inimaginable. Il ne faut pas accepter ça. Il ne faut pas accepter ça.
- Speaker #0
Je crois qu'on a chacun nos curseurs, mais tu vois, on est capables aussi, si je reprends ton exemple et ton CD, du coup, que tu as écourté au bout de dix mois, mais on est aussi capables, parce que ça nous choque, tu vois, le fait de crier, ou la violence verbale physique, c'est le premier truc qui nous choque, mais par contre, le fait qu'on nous malmène parce qu'on t'envoie, on te blâme ton agenda. avec des transports en commun à rallonge, et que en plus de tes journées de travail, tu tapes 4-5 heures de transport en commun, on le voit moins que c'est une violence aussi dans le travail in fine.
- Speaker #1
Oui, tu as raison.
- Speaker #0
Et je suis d'accord avec toi aussi, que tu disais, on nous a habitués à accepter le minimum, et en fait, je pense que la société aussi... Peut-être qu'elle nous a... Ça fait tellement des millénaires, en réalité, on travaille depuis toujours, nous, les femmes. Mais ça fait pas longtemps qu'on est payées pour.
- Speaker #1
C'est juste ça.
- Speaker #0
À notre juste valeur, je veux dire. Et encore, tout le monde n'est pas payé à sa juste valeur aujourd'hui en France. Pas du tout. Non, pas du tout. Pas du tout. Et vraiment pas. Et quand on voit l'écart salarial entre les hommes et les femmes, on n'y est pas du tout. À l'égalité, quoi. Mais clairement, je pense qu'on nous formate à ça, à dire déjà vous travaillez. Je ne sais pas si toi tu as eu ça un peu dans ta famille, mais moi un peu ça quand même. Du côté de mes grand-mères, oui, mais tu as un travail, tu n'as pas, sois heureuse. C'est le minimum en fait. Ça ne fait pas tout. Quand tu les entendais parler, moi quand j'étais jeune, je me disais mais qu'est-ce qu'elle me raconte ma grand-mère en fait ? Et en fait, je me suis dit, mais oui, mais selon son prisme à elle et en fonction des époques dans lesquelles on a grandi et où des cultures, moi, je fais culture italienne et espagnole, ce n'est pas du tout les mêmes rapports dans le travail, dans le couple, dans les amitiés. Culturellement, moi, je viens d'une famille, les femmes, elles sont à la cuisine, tu vois, de côté, de chez mon père et de chez ma mère. Donc, en fait, ma fille, tu travailles, tu es quand même super libre par rapport à nous. Tu es super libre, mais bon, ça m'a bien payé. pour ce que je fais. Tu vois, c'est vachement intéressant, ça, historiquement aussi. Oui. Du coup, tu disais que, ouais, donc toi, après, tu t'étais mis, on a digressé, mais donc tu t'es mis dans ce format en ligne, donc bien avant le Covid, ça a commencé à exploser, tout ça. Et je l'ai bien aimé parce que tu as utilisé ce mot de dire je voulais avoir plus d'impact. Et justement, moi, qui ai cet amour-haine de l'anglais, vraiment, je me confie à toi aujourd'hui. Parce que c'est, bon, je pense que c'est culturel aussi, je ne pense pas qu'on nous l'apprenne de la bonne façon, et Brian, il nous a tous dégoûté. Voilà, de ma génération, j'ai 42 ans, donc je suis d'une génération, l'anglais, je vois qu'il y a plein de jeunes qui maîtrisent hyper bien l'anglais. Je vois mon fils qui est dans une classe européenne plus, qui est dans un lycée international, et je me dis... des fois il se moque de moi, il est là que 15 ans, il me dit mais c'est lunaire ton accent anglais en fait maman. Je lui dis oui mais on ne nous apprenait pas déjà de la même façon que vous, c'est pas du tout la même chose. Et du coup, toi tu penses que l'anglais ça a un impact pour quoi ? Tu l'as dit à demi-mot quand même mais en quoi tu trouves que c'est vachement impactant pour les gens ? Oui, à plusieurs niveaux. Déjà, rien que… On est vraiment dans un monde qui s'internationalise. Il y a de plus en plus d'anglophones qu'on croise même dans notre propre pays, en France. Donc, rien que déjà de pouvoir échanger avec quelqu'un qui nous demanderait conseil, une direction, rien que déjà pour pouvoir échanger avec n'importe qui, c'est déjà… C'est vraiment déjà beaucoup. Et en plus, les rencontres que l'on fait, on ne sait jamais sur quoi ça peut déboucher. C'est toujours beau, les rencontres. C'est ça. Donc, rien que dans la vie de tous les jours, oui. Et c'est pareil en voyage, même si c'était pour des raisons personnelles. Encore, toutes les personnes qu'on accompagne, elles me disent, mais j'en ai marre d'être, en fait, elles se sentent perdues et à chaque fois, elles doivent... se reposer sur quelqu'un. J'ai une nouvelle apprenante qui va commencer, ça résonne, parce qu'elle me disait, moi, je suis quelqu'un d'indépendante, je suis une femme indépendante, j'aime me débrouiller, mais quand je suis à l'étranger, j'en ai marre de devoir me reposer sur mon mari ou sur mes enfants. Je veux avoir cette autonomie, pouvoir me débrouiller par moi-même. Donc, c'est vraiment ça, pouvoir se débrouiller par soi-même. Donc, ça apporte vraiment de l'autonomie, où que l'on soit dans le monde. Et puis alors, au niveau professionnel, mais c'est un vrai critère de sélection. Ça a été déjà un peu... il y a quelques années, mais là, c'est vraiment, il n'y a plus photo. À compétence égale, on prendra la personne qui parle anglais et même, parfois même, à compétence inférieure, on prendra celle qui parle anglais. Vraiment, l'anglais est un vrai critère de sélection maintenant. Et pour presque tous les domaines. À l'époque, on peut dire que ceux qui étaient dans la compta étaient un peu tranquilles, mais maintenant, non, j'ai des personnes qui sont en comptabilité, j'ai besoin de l'anglais. Les équipes s'internationalisent également. C'est ça. Donc, compta, informatique et même les personnes qui sont dans le domaine médicage, des médecins, infirmières, aides-soignantes. Ils ont besoin, ils ont de plus en plus de patientelles anglophones. C'est ça, dans tous les domaines, ARH, logistique, l'hôtellerie, dans tous les domaines, l'anglais est nécessaire. C'est un vrai tremplin, c'est une vraie compétence à avoir pour évoluer professionnellement. Tout, vraiment, peut-être 90% des personnes qu'on accompagne, elles me disent, je suis bloquée, je n'arrive pas à évoluer professionnellement, à avoir un meilleur poste, un poste à responsabilité à cause de l'anglais, parce que mon anglais est insuffisant. Donc, c'est vraiment, je le vois toujours depuis des années, et ça s'amplifie. L'anglais, c'est vraiment une clé. C'est un passeport à l'international, c'est vraiment un outil de promotion. Voilà, à notre époque, et encore un peu maintenant, même s'il y a des améliorations, mais on enseignait l'anglais comme une langue morte. comment veux-tu apprendre à parler si on tente un langage qu'à l'écrit comme une langue, c'est aberrant. Mais oui, donc heureusement avec le CCRL, ça a commencé il y a quelques années à s'améliorer, donc ça c'est bien, heureusement pour les jeunes générations.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est le CCRL ? Qu'est-ce que c'est ça ?
- Speaker #0
C'est le cadre européen commun de référence pour les langues. En gros, voilà, pour harmoniser en fait. C'est ça qui a permis de créer les niveaux A1, A2, tu sais, B1, B2. Voilà, c'est un, c'est deux, c'est à partir de là. Voilà, pour harmoniser, comme ça, que tu ailles, tu dis, ben voilà, j'ai le niveau B1, on sait directement quel niveau tu as.
- Speaker #1
À quel niveau tu as. Ouais, j'ai une copine qui s'est expatriée en Allemagne, et du coup, dès qu'elle est arrivée en Allemagne, ils sont hyper carréens, donc par son mari, il y a eu une mutation, donc il y a eu un rapprochement familial, et en fait, tout de suite, ils l'ont mis dans des cours, et ils disaient, ben en fait, pour pouvoir travailler... Je crois que c'était le niveau B1 ou B2. Et donc, elle a passé comme ça. Donc, c'était l'État, clairement, qui lui payait ou qui avait une aide, une petite aide pour dire, mais en fait, il faut que vous alliez à l'école pour apprendre la langue, sinon vous n'êtes pas employable, en fait.
- Speaker #0
C'est ça. Comme ça,
- Speaker #1
elle s'est mise à l'allemand. Elle s'était mise un petit peu avant de partir, mais elle disait, non, le niveau était trop bas, quoi.
- Speaker #0
Mais oui. Non, c'est vraiment ça. Et justement, pour réussir à acquérir une nouvelle langue, rapidement. Là, en l'occurrence, l'anglais, pour te répondre comment on fait. Alors, toutes les personnes, tout niveau, on accompagne vraiment les gens de tout niveau. Tout niveau. Un débutant qui n'a jamais fait d'anglais quasiment, à la personne avancée, en passant par un premier intermédiaire, intermédiaire, vraiment, on accompagne tout niveau. Justement, on a différentes formules d'accompagnement par rapport au niveau de base de la personne, ses besoins et ses objectifs. Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'offre justement des sessions d'évaluation. Pour évaluer les besoins de la personne, son niveau précisément, et ensuite, pour lui faire un rapport des choses à travailler, et ensuite pour justement l'orienter sur la formule adaptée. Mais la base commune dans tous nos accompagnements, c'est que c'est de l'intensif et du personnalisé. Oui, c'est vraiment, on accompagne la personne pour qu'elle réussisse à parler dans la vraie vie, que ce soit la vie personnelle ou professionnelle, c'est vraiment ça. On prend en compte la vraie vie. On enseigne de manière personnalisée, en one-to-one. Ce sont vraiment des sessions individuelles, personnalisées, pour vraiment travailler les points spécifiques de la personne. en lui faisant travailler les thématiques qu'elle souhaite travailler. C'est ça. Et c'est notamment l'un des points que nos apprenants adorent parce qu'ils disent que c'est vraiment personnalisé sur exactement ce dont ils ont besoin. Donc, c'est vraiment ça, le fait que ce soit vraiment ultra personnalisé ou c'est un vrai accompagnement avec ta coach personnelle, l'une de mes coachs de ma Dream Team, comme tu disais. Donc, elle va vraiment suivre chaque apprenant. Et donc, il y a plusieurs cours par semaine. Ce n'est pas une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines. Vraiment, c'est... C'est vraiment ces ingrédients-là, du personnalisé, de l'intensif, plusieurs fois par semaine. Mais je sais que très souvent, les personnes, elles travaillent. 99% des personnes qui viennent nous voir, elles sont dans la vie active. Mais justement, on s'adapte là aussi. Ce n'est pas voici le planning, si tu peux, c'est bien, si tu ne peux pas, tant pis. Non, non, c'est tout l'inverse. Tu nous donnes tes préférences horaires. Et à partir de là, on élabore le planning sur mesure.
- Speaker #1
Oui, parce que… Un salarié ou une salariée, si elle te dit « mais moi en fait j'ai une heure et demie de pause tous les jours, il va me falloir une demi-heure peut-être pour bouffer, et le soir je ne peux pas parce que j'ai un, deux, trois gosses » , effectivement, et oui, ce n'est pas la même chose que de devoir aller courir, comme dans ces fameux centres où ils te faisaient à l'époque, peut-être que ça évolue maintenant, le planning, il faut venir là pour pratiquer, mais tu te dis « mais en fait les allers-retours… » Oui, c'était bien avant le Covid, parce qu'il n'y avait pas le truc en ligne comme ça. Oui,
- Speaker #0
bien avant le Covid. Mais oui, c'est ça. Tu vois, on a vraiment pris le contre-pied de ça. On s'adapte à l'apprenant, à ses préférences horaires, à ses disponibilités. Ça peut être tôt le matin, dans la matinée, sur la pause déjeuner, l'après-midi, le soir, parfois même le week-end pour ceux qui veulent avoir certains cours le week-end. Oui, c'est ça. Là, j'ai un papa, un jeune papa. Je lui ai demandé « Est-ce que tu aimerais des cours le week-end ? » Il m'a dit « Non, non, non, le week-end, c'est la famille. » En revanche, il y en a d'autres qui disent « Oui, j'aimerais bien avoir des cours le week-end. » Vraiment, on s'adapte.
- Speaker #1
T'en es où, toi, aujourd'hui, avec tout ce beau parcours ?
- Speaker #0
Alors, bonne question. Alors, je suis contente parce qu'on continue d'accompagner et j'ai envie vraiment de pouvoir accompagner. de continuer d'accompagner le plus de monde possible, hommes comme femmes. Mais c'est vrai que, comme je te dis, la condition féminine, ça me tient vraiment à cœur. Et donc, oui, souvent, comme on l'a dit, souvent, les femmes sont défavorisées dans le monde du travail. Donc, voilà, leur donner cette compétence clé en plus, c'est vraiment fabuleux. J'adore. Donc, continuer de pouvoir accompagner le plus de monde. possible avec nos accompagnements. Là, d'ailleurs, l'équipe s'est agrandie. J'ai récruté dernièrement une nouvelle formatrice dans ma Dream Team. Je vais continuer ma mission.
- Speaker #1
J'adore. C'est ça que tu as envie de cultiver pour la suite, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment ça. Je vois à quel point c'est un levier. C'est un levier. Et puis, comme ça marche bien, on a aussi une autre branche. où on enseigne d'autres langues également. Également, oui, anglais, français, français à l'étranger, allemand, c'est pour ça que tu parlais de l'allemand. Et cette nouvelle coach que je viens de recruter, elle est à la fois british et german, donc elle enseigne les deux. Et puis espagnol, donc anglais, français, allemand, espagnol. Et tu parlais dans le monde sportif, on a accompagné sur plusieurs cycles un footballeur français, professionnels qui avaient besoin de l'espagnol parce qu'effectivement avec tous ses voyages il échange du club c'est ça et là dans son club il a des personnes voilà des joueurs qui parlent espagnol donc ça c'est vraiment ça voilà c'est génial accompagner les parcours en fait et pouvoir permettre aux gens d'être mobiles transférables si on parle de sportifs tu es plus transférable si tu maîtrises
- Speaker #1
Et puis rien que pour comprendre ce que ton entraîneur te dit, c'est vachement important. Et puis je crois que l'espagnol, sauf à ma part, c'est la deuxième langue la plus parlée au monde. C'est vrai. Donc c'est quand même une langue importante.
- Speaker #0
Qui ouvre des portes et qui permet de pouvoir saisir de belles opportunités aussi.
- Speaker #1
Ouais, trop bien. Trop joli parcours. Petite dernière question pour toi. S'il y avait une chose que tu aurais aimé entendre plus tôt ? Tu dirais quoi, par exemple, à une femme comme toi, mais une femme comme toi, peut-être à une autre époque de toi, qu'est-ce que tu lui dirais aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu aurais aimé entendre dans ton parcours ?
- Speaker #0
Je lui dirais de rêver grand. Oui, de ne pas avoir peur d'avoir de grandes ambitions, de vouloir faire de grandes choses, de rêver grand. Parce que tout est possible. Encore faut-il s'autoriser à juste l'imaginer. Ça me fait penser à la phrase de fin que je mets dans mes emails, c'est la fameuse phrase de « If you can dream it, you can do it » . Donc c'est vraiment ça. Si tu peux le concevoir, tu peux le faire. Si tu peux l'imaginer, tu peux. La phrase de Walt Disney, c'est vraiment ça. S'autoriser, ne pas s'auto-limiter. C'est vraiment comme on disait, on nous a appris à se contenter de peu, à ne pas faire de bruit, à ne pas faire de vagues. Non, donc s'autoriser à rêver grand, à avoir de belles ambitions pour sa vie, personnelle, professionnelle. S'autoriser cela et aller justement chercher ce que l'on veut.
- Speaker #1
Trop, trop bien. Où est-ce qu'on te retrouve Nathalie ? Peut-être qu'on peut te rejoindre sur des réseaux sociaux, quelque part ?
- Speaker #0
Oh oui, oui, oui, je suis vraiment sur les réseaux, sur tous les réseaux sociaux, j'ai envie de dire, pour justement, l'une des choses qui me prend beaucoup de temps, c'est tout le contenu pédagogique que je crée, que j'offre pour aider le plus de monde possible. Et ensuite, bien sûr, si les personnes veulent un accompagnement intensif et personnalisé pour être transformé en quelques petits mois, entre trois et cinq mois, on transforme vraiment le niveau rapidement. Là, il vient vers moi, mais déjà, il y a plein de cours. On peut me retrouver sur mon podcast, Je comprends l'anglais. C'est mon podcast sur Spotify ou Apple. Oui, sur mes réseaux Instagram et ma chaîne YouTube qui a plus de 6 000 abonnés maintenant. C'est Nathalie LCF. On tape Nathalie LCF et on me trouve sur LinkedIn aussi, mais beaucoup sur Instagram, YouTube et TikTok. Voilà. Et puis le podcast. Et puis j'ai même un blog qui s'appelle aussi jecomprendl'anglais.com où il y a plein de quiz. C'est une mine d'or pour... pour s'entraîner, évoluer, progresser, des quiz, des mini-cours, des réponses. Voilà.
- Speaker #1
J'adore. Merci de nous offrir tout ça. C'est ce qui s'appelle effectivement offrir de l'impact à tout le monde. J'adore. Donc, vous retrouvez Nathalie sur nathalie.lcf. Oui, c'est ça. Voilà, .lcf, un peu de partout. Et puis moi, je mettrais, si tu as une préférence, tu préfères, je mets de quoi ? Ta chaîne YouTube, ton compte Insta, ton compte TikTok, dans le lien de l'épisode, tu préfères que je te renvoie ?
- Speaker #0
alors oui Insta Insta et Youtube si possible ou alors à choisir oui Insta parce qu'il y a aussi des stories sur Insta avec toutes les choses donc oui trop bien merci Nathalie j'étais ravie de te recevoir à bientôt merci beaucoup Delphine merci à toi à bientôt merci
- Speaker #1
pour ton écoute tu sais déjà comment faire abonne-toi mes 5 étoiles et partage cet épisode. C'est ça qui fait grandir le podcast. Moi, je reste là. Je continue à parler fort pour celles qui n'osent pas encore. Je te dis à très vite et d'ici là, respire et surtout, secoue les règles du jeu.