- Speaker #0
Hello et bienvenue dans Émancipation Féminine, je suis ton hôte Delphine, accompagnante féministe, j'interviens aussi en entreprise sur les sujets d'équité. Si t'es fatiguée de tout porter, si t'as appris à sourire en serrant les dents ou à faire semblant que tout va bien au taf, t'es au bon endroit. Ici, on parle de ce qui fait mal, de ce qui fait sens et de ce que t'oses pas dire tout haut. Bonjour Guillaumette, je suis ravie de te recevoir sur le podcast Émancipation Féminine. Avant de parler du sujet qui nous intéresse qui est le World with Women, j'aurais aimé s'il te plaît, est-ce que tu peux te présenter et nous dire qui tu es Guillaumette ?
- Speaker #1
Bonjour Delphine, merci vraiment pour cette invitation, je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui. Je m'appelle Guillaumette Moreau-Pernet, je suis... Ma sœur kinésithérapeute et je vis à Clermont-Ferrand. J'ai 46 ans, je suis mariée et je suis maman de deux enfants, une charmante jeune fille de 23 ans et d'un garçon tout à fait charmant également qui s'appelle Simon et qui a 21 ans.
- Speaker #0
Oh bien ! Qu'est-ce qui t'a amenée aujourd'hui à t'engager ? Aujourd'hui, peut-être que ton engagement date depuis un moment, mais qu'est-ce qui t'a amenée à t'engager sur le sujet dont on va parler aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, je suis effectivement une femme engagée dans la vie quotidienne et depuis toujours, dans un premier temps, portée sur le soin. J'ai pour vocation la masso-kinésithérapie et ça depuis toujours, c'est vraiment quelque chose qui était en moi depuis toute petite. Et tourner vers l'autre, tourner vers les rencontres, vers les voyages. et clairement J'apprécie les choses qui sont justes et j'ai pour vie en permanence l'ambition de me motiver et puis de motiver mon entourage pour avancer dans des combats ou dans des causes qui me paraissent justes. Et aujourd'hui, avec World with Women, j'ai vraiment l'impression d'avancer dans une direction qui me paraît juste.
- Speaker #0
Génial. Comment tu es arrivée jusqu'à World with Women et quel est ce collectif ? Si tu peux nous le présenter, s'il te plaît.
- Speaker #1
World with Women est une association de loi 1901 à but vraiment non lucratif qui a vu le jour le 30 mars 2026. C'est pour réconse. Voilà, c'est vraiment tout récent. Un événement parisien qui s'appelait Change Now. et qui est porté ce mouvement par une femme extraordinaire qui s'appelle Marie Eloua, qui est très connue dans le monde de l'entrepreneuriat féminin en France, et son amie journaliste qui s'appelle Caroline Blas. Et toutes les deux ont eu envie de créer en France et dans le monde un événement qui réunit les femmes autour du sujet de la mixité. Comment j'y suis venue moi-même ? Par l'intermédiaire de mon travail. Depuis la crise Covid, je remarque auprès des patients que je prends en soins dans mon cabinet au quotidien comme un défaitisme, comme un repli sur soi en lien avec toutes les problématiques géopolitiques que nous avons actuellement à travers le monde. Couplé aux difficultés en lien avec le changement climatique, les difficultés financières qui sont réelles dans bien des ménages et l'envie malgré tout d'avancer joyeusement individuellement. l'envie toujours de prendre soin des autres. Et j'ai découvert un décalage entre ce que les patients et les patientes m'expliquaient dans leur envie individuelle et la différence que je remarquais dans la société, où finalement, quand ces individus heureux chez eux se retrouvent dans le collectif à l'extérieur, dans les rues, eh bien, je remarquais qu'il y avait de l'amorosité et je ne comprenais pas pourquoi. Pourquoi, en tant qu'individu, nous n'arrivions pas à nous rejoindre collectivement, sociétalement, joyeusement ? Et ça, c'est une réflexion qui découle vraiment de ma pratique de kinésithérapeute. Et puis après, il y a moi en tant que femme, en tant que citoyenne, et ce côté positif que j'ai en permanence et depuis toujours, je suis une femme toujours plutôt ouverte à la joie. Ça se voit,
- Speaker #0
c'est très solaire, en tout cas physiquement c'est très solaire, et les gens ne te verront pas, mais moi je peux témoigner.
- Speaker #1
J'essaye, mais c'est plus fort que moi, ça fait partie vraiment de ma personnalité, toujours d'être positive, heureuse, joyeuse, etc. Et en fait ça ne me plaît pas en tant que citoyenne d'être dans une société qui est morose comme celle-ci, alors qu'au fond, en France, nous avons encore des acquis sociaux, nous vivons dans une... dans une société où la République est réelle, avec la liberté d'être, l'égalité, la fraternité, la sororité qui vient se rajouter par-dessus, la laïcité qui est là pour faire en sorte que tout le monde puisse s'exprimer chez soi, librement, sa religion ou non. Et je ne comprends pas pourquoi en France, avec ce socle commun qui est quand même assez extraordinaire, où les gens sont libres de faire ce qu'ils veulent, eh bien, il y a cette morosité. Quand on... Quand on porte notre regard à l'extérieur, au-delà de nos frontières, et que nous prenons conscience des difficultés qu'ont les femmes à vivre librement dans certaines nations, où des hommes dirigent le monde avec une main de fer un peu trop ferme et un peu trop portée sur la guerre et les conflits, en tant qu'individu, en tant que citoyenne, je suis chagrinée. Vraiment, j'étais profondément chagrinée. Et je cherchais depuis plusieurs mois à comprendre comment en France, il serait possible de travailler sociétalement pour se réunir derrière une cause juste qui pourrait réunir un maximum de personnes sur des sujets joyeux et qui pourrait faire avancer la société dans une direction qui serait bénéfique pour tous. Et en cherchant, j'ai découvert... Avant même que World with Women se lance le 30 mars par mes canaux personnels, j'avais eu l'information que le 30 mars serait à jour ce lancement de World with Women. Et donc immédiatement, j'ai essayé d'entrer en contact avec Marie-Éloi par différents canaux. Et début avril, nous avons pu échanger toutes les deux à l'occasion d'un entretien téléphonique. Et nous sommes arrivés sur un terrain d'entente. Et depuis, j'ai rejoint le mouvement et je fais en sorte d'aider à mon niveau de professionnel de santé, dans le soin, mais aussi en tant que citoyenne, d'aider à faire en sorte que ce mouvement prenne l'ampleur qu'il mérite. Et je le fais aussi pour mes enfants, pour leur montrer qu'adultes, on a une responsabilité. La société ne se fait pas toute seule, elle se fait par l'action collective. d'individus et si nous arrivons à nous réunir ensemble sur un événement et que cet événement-là est heureux, joyeux et porteur d'une ambition de modification sociétale dans l'intérêt de tous et de toutes, eh bien il faut y aller, il faut s'engager, il faut se lancer. Voilà en fait toutes ces raisons qui m'amènent là.
- Speaker #0
Tu fais quoi particulièrement chez World Wave Women ? Quel est ton rôle ?
- Speaker #1
Alors, en tant que masseur kinésithérapeute, je suis élue à la région Auvergne-Rhône-Alpes au Conseil national de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes. Et les conseils nationaux des ordres professionnels ont pour mission de s'assurer que les textes qui régissent les professions soient bien appliqués, les codes de déontologie en ce qui concerne ma profession. Et donc, je suis particulièrement attachée aux droits et aux règles. de fonctionnement d'une société. Dans World We Women, il s'est posé la question d'un comité éthique pour travailler sur une charte de bienveillance, de fonctionnement interne sur la diversité, sur l'inclusion, sur les personnes en situation de handicap, puisque c'est un mouvement qui réunit vraiment toutes les personnes qui ont, comme nous, l'envie de porter le projet de la parité, de l'égalité, de la mixité sur le devant de la scène. Et donc, pour ces deux casquettes, kinésithérapeute qui suis acteur, actrice tous les jours auprès de personnes en situation de handicap et puis élue au Conseil Régional de l'Ordre. Donc dans le travail de l'application des textes de loi, j'ai rejoint le comité éthique pour travailler sur la charte de bon fonctionnement interne à ce collectif, à cette association. D'une part. Et puis, d'autre part, dans ma pratique de kinésithérapeute, j'ai... une formation généraliste, comme tout, pour frères et mes consoeurs de France. J'ai été formée en France. Mais par la suite, j'ai fait des formations spécifiques sur la pédiatrie et sur la neurologie. Et donc, au quotidien, dans ma pratique libérale, j'ai surtout affaire à des enfants atteints de situations médicales complexes, de polyhandicap. Et donc, pour World We Boom Men, j'ai été missionnée. en copilotage avec une femme remarquable qui travaille en tant que bénévole au Haut Conseil à l'égalité et qui est vice-présidente de la commission paritaire. Cette femme s'appelle Olivia Barraud. Nous avons été missionnés par Marie-Éloi de travailler sur le sujet de la garde des enfants pour la journée du 13 octobre. parce qu'il se trouve que... World We Women ambitionne de reproduire cette année le 13 octobre 2026, ce sera un mardi un événement qui a déjà eu lieu en Islande en 1975 c'était le 24 octobre on est à 51 ans d'écart entre ces deux événements un appel à toutes les femmes de la France et du monde entier à cesser toute activité personnelle et professionnelle autant qu'elles le peuvent, pour laisser les hommes, ce jour-là, gérer la société, gérer les enfants, gérer les courses, gérer le care, devenir aidants. Alors, il va y avoir des hommes qui vont écouter ce podcast, ils vont dire « Ouais, mais c'est pas juste, je fais déjà tout ça dans ma vie, je ne comprends pas ce qui se passe » . Certes, cependant, toutes les études montrent qu'aujourd'hui encore, les femmes portent... pour tout un projet de vie, l'équivalent d'à peu près 12 ans de plus que les hommes de Caire apportaient à la société dans toutes leurs tâches mises bout à bout. Et donc, il y a encore des inégalités dans les tâches que nous avons en tant qu'adultes, dans la gestion des foyers, dans la gestion de la société. Et en fait, le 13 octobre, nous voulons faire voir que si les femmes s'arrêtent, le monde s'arrête, Et qu'il est aujourd'hui inconcevable, en 2026, de continuer d'avancer avec les hommes qui tirent le monde en grande majorité dans les entreprises, en grande majorité dans les États qui dirigent le monde, qui sont à la table des décisions politiques en ce qui concerne les conflits et les arrêts des conflits. Il faut qu'aujourd'hui... Il y ait autant de femmes et d'hommes qui travaillent ensemble, qui fassent marcher leur cerveau ensemble sur des projets qui tirent la société, parce que ce n'est plus possible de travailler l'un sans l'autre, il faut vraiment travailler les uns avec les autres. Et l'objectif de la journée du 13, du mardi 13 octobre 2026, cette journée d'appel à l'arrêt des femmes, est là pour rappeler... ô combien l'importance de la femme dans la société aujourd'hui en France et dans le monde. Et troisième rôle que j'ai au sein de World with Women, c'est de travailler au déploiement de cet événement du 13 octobre sur le continent africain. Et pour cela, je travaille main dans la main avec une femme remarquable qui s'appelle Rachel Sumbu et qui vit à Lyon. et qui a créé une association, elle est journaliste de formation, et elle a créé une association pour mettre en place des événements entre l'Afrique et la France. Et elle et moi, nous travaillons ardemment, activement, mais avec beaucoup de joie, à mobiliser des pays africains pour que, dans certains pays d'Afrique, le 13 octobre, des mobilisations sociétales se mettent en place. et aujourd'hui nous avons des personnes en République démocratique du Congo, au Rwanda, au Bénin, au Cameroun, au Sénégal, au Pinafaso, au Maroc. Il manque un ou deux pays, mais voilà. Donc World We Women existe. World We Women avance avec une énergie incroyable, folle, faite de bénévoles qui sont toutes et tous, parce qu'il y a des hommes avec nous, remontés pour modifier la chose. Et puis les choses se mettent en place comme il faut et nous sommes encore en nécessité de communiquer sur cet événement, d'expliquer ce qu'il en est et d'avoir un discours suffisamment clair et didactique pour qu'un maximum de personnes comprennent la chose. Et puis veuillez bien nous rejoindre.
- Speaker #0
Tout à fait. Justement, tu m'offres une suite parfaite. Si je suis un homme, il y a des hommes qui écoutent Émancipation Féminine. Si je suis un homme, comment je peux aider pour la mise en place de ce 13 octobre concrètement ? Si je suis non-parent et parent, je te la fais comme ça la question. Et puis plus tard, on voit si je suis une femme, comment je peux participer ? Et si je ne peux pas participer, est-ce que je peux... quand même faire un petit quelque chose ? Qu'est-ce qui peut nous aider, en fait, à ce qu'il y ait un maximum de personnes ?
- Speaker #1
Alors, messieurs, surtout si vous êtes pour la parité, mais exprimez-vous et dites-le à haute voix. Aujourd'hui, en fait, dans la société, c'est fou, mais il y a beaucoup plus de personnes qui valident ce projet sociétal de la parité. Mais c'est jusque-là passé sous silence. Et en fait, aujourd'hui, ce silence ne doit plus être. Il faut exprimer ouvertement, par quelques moyens que ce soit, mais en en parlant dans les repas de famille, en en parlant dans des associations, en en parlant au quotidien autour de nous. Et puis après, ouvertement, pour les personnes qui ont la fibre de l'écriture, rédiger des postes, exprimez-vous en cette faveur. Et puis pour les personnes qui sont plus visuelles et qui ont l'habitude de se filmer, filmez-vous et puis profitez des réseaux sociaux. Utilisons les réseaux sociaux en masse, qu'ils nous servent enfin réellement à quelque chose, j'ai envie de dire, à propager une information bénéfique pour l'ensemble. Parce que là où la femme est plus présente dans les sociétés, c'est là où le care se porte mieux, c'est-à-dire le soin, c'est là où l'environnement est mieux géré. C'est là où l'économie se porte mieux, c'est là où tout le monde en tire réellement des bénéfices. Et World with Women n'est pas là pour dire « nous voulons prendre la place des hommes » , non, nous voulons être avec les hommes. Et il y a tellement d'hommes qui pensent la même chose que nous. Donc en fait, ces pensées individuelles, il faut les exprimer ouvertement aujourd'hui pour que ce message passe, soit entendu, et que ça aide les personnes que nous avons élues. à avancer aussi, entendant ces messages, puissent modifier les choses de façon concrète et réellement, après dans les instances qui dirigent la nation et notamment dans l'exécutif. Donc pour les hommes, messieurs, venez, c'est ouvert, c'est open bar, rejoignez World with Women. Nous avons d'ailleurs un sous-groupe qui s'appelle Men with Women et ce sous-groupe d'hommes avance. merveilleusement bien pour faire ce que je viens de dire, parler, diffuser l'information, encourager les hommes à s'exprimer enfin sur le sujet. Et allons-y, ayons un débat d'idées, entrons dans la philosophie de l'humanité. Qu'est-ce qu'être un homme aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être une femme ? Et comment nous devons, comment nous pouvons, comment nous avons le droit et le devoir aujourd'hui d'avancer ensemble ? Donc ça, c'est pour la partie homme. Ensuite, pour l'engagement citoyen, citoyenne de personnes qui aujourd'hui n'ont encore jamais vraiment eu l'habitude de se rassembler dans un collectif ou de prendre part à des événements associatifs qui portent une ambition sociétale, nous pouvons remarquer que ce mouvement World with Women a quelque chose d'assez magique, parce que finalement... depuis le début que nous communiquons sur cet événement, nous voyons apparaître justement des femmes et des hommes qui, jusque-là, n'avaient jamais pris part à des événements collectifs. Et allez savoir pourquoi, des personnes, là, commencent à dire « J'avais jamais fait de post sur Instagram, mais ça y est, j'en ai fait un, et puis c'est pour vous, c'est pour World with Women. » Véridique. J'avais jamais... envie de m'engager dans une action, mais là, je le sens, c'est pour moi, je veux m'engager. Et donc, la question, c'est comment faire ? Eh bien, la réponse est extrêmement simple. Donc ça, c'est chouette. World with Women, c'est très simple, en fait. Depuis cette semaine, sur notre site Internet, worldwithwomen.com, Vous avez un petit bouton qui est apparu, qui a poussé comme par enchantement. En Ausha droite de cet écran worldwithwoman.com, il y a une petite case qui s'appelle « Vous engager » . Eh bien, si vous cliquez dessus, vous arrivez sur une fenêtre. Et sur cette nouvelle fenêtre apparaissent différentes petites cases, différents petits boutons pour les collectivités, pour les associations, pour les entreprises, pour l'international. Et en fonction de votre champ d'action, vous pouvez cliquer sur une de ces petites cases qui vous est offerte. Et là, ça vous amène sur une nouvelle page. Et sur cette nouvelle page, énormément d'informations vous sont données pour vous engager à nos côtés. Et je ne peux qu'encourager les personnes qui nous écoutent à aller faire un petit tour sur ce site Internet qui est vraiment extrêmement bien fait et sur lequel, eh bien... Tout est expliqué sur le pourquoi du comment World with Women, qu'est-ce que nous faisons, où nous voulons aller et qui est le bienvenu à nos côtés, c'est-à-dire quasiment tout le monde.
- Speaker #0
Génial, j'adore. On peut souligner, parce qu'elle est actuellement en cours aussi, la campagne Ulule, parce que c'est ce qui m'avait touchée aussi dans cette campagne. Moi, les auditrices et les auditeurs savent, mais c'est vrai que peut-être que je ne me suis pas forcément présentée à toi, mais moi, je fais partie du collectif de la fresque de l'équité. C'est une partie de mon travail d'intermédiaire en entreprise pour déployer la fresque de l'équité depuis un an. Et donc, c'est un collectif aussi qui est engagé auprès de World Wave Women, d'où ma venue, du coup, qui ne sera pas sur Aix-Marseille, qui est ma région d'origine. et qui sera plutôt à Paris parce qu'on fait ça aussi avec notre collectif et je trouve que c'est super beau et super fort. Et on nous a partagé aussi cette campagne Ulule pour qu'on puisse tous et toutes contribuer, acheter des t-shirts. Mais j'ai vu une case, moi, que j'ai beaucoup appréciée parce que je me suis dit, peut-être que j'ai peur. Si c'est une femme ou un homme et que j'ai peur d'aller dans un collectif et que finalement, je ne me sens pas de prendre la parole sur les réseaux sociaux. J'ai vu que sur cette jolie campagne Ulule, je mettrai le lien dans le descriptif de l'épisode avec le lien du site internet World We Are Women, vous pouvez aussi contribuer juste en donnant une somme d'argent qui est minime en fait, pour déjà contribuer et aider le collectif. Donc j'ai vraiment l'impression, ça me prouve l'impression de le dire, que je trouve que ça a été tellement tout bien réfléchi, c'est-à-dire que vraiment, même si on ne peut pas participer physiquement, et peut-être que je peux participer physiquement mais que je ne peux pas contribuer financièrement il y a toujours un espace qui a été pensé pour que la société civile se mobilise et fasse avancer les choses je le remets là parce que ça me touche cette campagne Ulule aussi, il y a vraiment plein de degrés pour s'engager
- Speaker #1
Oui alors on a Besoin d'argent, en fait, ça reste quand même le nerf de la guerre. Il faut expliquer en quoi cette campagne Ulule sert pour rassurer les personnes qui diraient encore, en fait, une association qui, sous couvert d'être non lucratif, eh bien, au final, est peut-être, en fait, avec cette ambition de faire de l'argent. Non, le mouvement World We Women, jusque-là, fonctionne avec... plus d'une centaine de bénévoles dont je fais partie, mais pour coordonner la stratégie de déploiement et notamment la communication et le fonctionnement d'un collectif qui aujourd'hui est réuni sur un groupe WhatsApp et nous sommes plus de 650 personnes dans ce groupe WhatsApp, eh bien il faut des personnes dont c'est le métier de coordonner un collectif Et donc, nous avons dans notre... Dans notre groupe, des personnes qui sont rémunérées pour nous aider à organiser toute la communication, d'une part, et toute la logistique de gestion de groupe, d'autre part. Et en fait, l'argent récolté pour la campagne Ulule a cette ambition-là de rémunérer, c'est normal. les deux personnes qui œuvrent à nos côtés pour ça. Et puis la campagne Ulule aura un autre avantage, et là je ne peux qu'inciter les personnes qui soutiennent la journée du 13 octobre à participer. Et il n'y a pas de petit don, on peut donner juste un euro, mais déjà rien que ce geste est extrêmement fort et symbolique, ça montre l'engagement et le soutien, et nous ça nous fait à chaque fois chaud au cœur. On peut même laisser un petit message sur la campagne, quand on a un peu C'est un don, donc allez-y, mettez un petit mot, on est toujours ravis de les lire. Eh bien, la journée du 13 octobre, notamment sur Paris, va être quelque chose d'extraordinaire, avec un gros événement qui se fera très probablement sur la place de la mairie de Paris. Et nous aimerions avoir une scène, nous aimerions faire venir des chanteurs. Et tout ça, ça a un coût. Et donc, si vous nous aidez financièrement pour cette campagne, eh bien le spectacle en sera encore meilleur le jour J. Donc il y a tout ça derrière, une énorme logistique. Et franchement, quelle chance, quel bonheur de gravir tous ces échelons en compagnie de toutes ces personnes qui œuvrent tranquillement, pour le moment dans l'ombre, mais de plus en plus dans la lumière, en faveur de ce mouvement. Et c'est vrai que la fresque de l'équité est vraiment présente. et fait partie des 100 premiers organismes, associations et entreprises qui soutiennent World We Women. Il y a aussi Donner des ailes à la santé, il y a 2GAP, il y a la CLÉ, la Coordination France du Lobby Européen des Femmes, le CNFF, le Conseil National des Femmes Françaises, le Haut Conseil à l'égalité. Il sera difficile de nommer tout le monde. L'association française des femmes juristes, l'association femmes des territoires, femmes en mouvement, femmes ici et ailleurs, femmes ingénieurs, femmes leaders mondiales, femmes mondiales. Bref, je ne vais pas vous donner les 100 personnes, les 100 collectifs qui sont avec nous. Il y a aussi le réseau Adwin, moi et mes enfants. Je suis déçue de ne pas pouvoir donner toute la liste. Ça va être trop long, mais allez sur notre site Internet. Vous verrez toutes les personnes qui soutiennent déjà. Et si vous êtes des entreprises, engagez-vous, faites-le savoir que vous êtes pour la parité, que vous travaillez dans votre entreprise toute l'année à mettre en avant les femmes, à travailler sur l'égalité salariale. Si vous êtes des professions libérales, prenez votre journée ce jour-là, vous n'avez pas de chef d'entreprise au-dessus de vous, vous êtes votre propre patron, mais posez un jour, rejoignez le mouvement World We Women, et nous avons une pensée forte pour toutes les personnes qui sont des publics prioritaires, comme des gendarmes, comme des pompiers, comme des infirmières de blocs opératoires, par exemple, les aides-soignantes. Nous savons bien que tout le monde ne pourra pas s'arrêter parce qu'il reste la société à faire tourner quand même à minima ce jour-là. Et donc, nous appelons les femmes et les hommes qui soutiennent World Women et qui ne peuvent pas poser un jour parce que c'est trop compliqué à leur niveau, de faire un geste. de se prendre en photo, de publier sur les réseaux ou d'aller sur notre site internet et de mettre un commentaire le 13 octobre. J'étais là, je soutiens moralement, je suis avec vous. Oui, la parité, ça me tient aussi à cœur. Je le montre, je le dis, je l'écris. Et avançons ensemble sur cette communication. Parce que le pire, le pire vraiment à notre niveau, serait de savoir le 14 octobre. que des personnes n'ont pas pu participer, tout simplement parce qu'elles ne savaient pas que World with Women existe, tout simplement parce qu'elles ne savaient pas que le 13 octobre, il y avait cet appel à l'arrêt des femmes, et ce serait vraiment tellement dommage. Donc là, on est dans la dernière ligne droite avant le 13 octobre, et on va mettre les bouchées doubles pour communiquer, et je ne peux qu'encourager les personnes qui nous écoutent à faire de même à leur niveau. avec le hashtag WorldWeWomen et sur le site internet bien entendu encore une fois où toutes les informations sont données
- Speaker #0
Trop génial, c'est trop bien c'est vrai que le pire ça serait ça et aussi de mon prisme à moi En fait, j'étais tout cœur avec vous, mais je ne savais pas, ça va en lien avec la communication, mais je ne savais pas comment participer, je ne savais pas qu'on pouvait faire un don. Et c'est vrai qu'on a besoin de toutes les voix et de toutes les forces mobiles. On a parlé du mouvement, d'où il venait. Hier soir, j'étais à la projection à Marseille du documentaire que je n'avais jamais vu, Islande, un jour sans femme. Ça m'a redonné vraiment du... de la force fois mille, parce que quand on travaille sur nos sujets, moi, l'équité, la frésérité, c'est une partie de mon travail, mais c'est vrai que par moment aussi, ça peut être épuisant moralement, même si on est passionné, parce que c'est ce que je ressens parfois, j'ai l'impression qu'on est là en train d'essayer de vider un océan à la toute petite cuillère et que ça n'avance pas assez vite. Et voilà, nous, on sait... dans les chiffres que l'on donne avec la fraise de l'équité qui sont remis chaque année, qui sont des sources officielles, ONU Femmes France, l'UNICEF, en fait, tout est comptabilisé, que si on continue à ce rythme-là, parce qu'il y a plein de gens qui se disent « oui, mais c'est bon, en France, on est libre, on a des droits, il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui peuvent penser ça » , mais en réalité, si on reste au rythme dans lequel on est de croisière, en fait, Dans 300 ans, on n'y est toujours pas, à l'équité et à la parité. Et c'est quand même très inquiétant pour la suite des choses, pour comment se comporte le monde. Donc, il faut que c'est vraiment important, effectivement, à ce niveau de communiquer un maximum et d'essayer de rassembler toutes les forces vives. Et comme je te disais, en fait, c'est vrai qu'hier, j'ai vu ce reportage. J'ai beaucoup apprécié parce qu'il y avait des membres du collectif World We Fomen qui étaient là. C'est vrai qu'elles nous rappelaient qu'effectivement, nous ne pourrons pas recréer la même chose parce que l'Islande est une toute petite île, parce que 1975 était 1975 et qu'aujourd'hui on est en 2026 et qu'on est en France. Mais à l'époque, pour remettre un petit contexte historique, 90% des femmes islandaises s'étaient arrêtées. C'est ce qui a fait avancer le pays vers plus d'équité, de parité. Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui, depuis 14 ans, c'est le pays au monde qui est le plus égalitaire au niveau des droits des femmes. On sait qu'on n'arrivera pas à avoir ce pourcentage de 90% d'arrêt des femmes du monde entier, puisque le mouvement s'appelle bien World Women, mais effectivement de chacun et chacune. de contribuer, de s'impliquer et surtout de communiquer en masse. Au moment où on enregistre cet épisode, on est à un mois d'écart de ce mouvement-là. Si je suis une femme et que, tu parlais de garde d'enfants, je reviens sur ce sujet, je suis une femme et peut-être que je suis maman solo, peut-être que je ne peux pas, je ne vais pas pouvoir m'arrêter de travailler, mais peut-être que je m'arrête un peu trop quand même de travailler puisque je dois aller chercher mes enfants à l'école et que je n'ai pas de relais en fonction de... de où on se situe, de notre classe sociale. On n'a pas tous et toutes les mêmes possibilités de s'engager de la sorte. Mais qu'est-ce que je peux faire ? En réalité, si je me dis, en fait, j'aurais aimé faire quelque chose, je sais qu'à Marseille, je le dépose ici parce que je l'ai appris hier soir, qu'à Marseille, la mobilisation se fera autour de 16h30. Ça reste à confirmer. Mais parce que, voilà, c'est... Nous, dans le Sud, on est... Et Marseille, c'est une île multi... multiculturelle, on va dire, mais avec aussi des personnes qui, beaucoup, sont des femmes au foyer et qui, beaucoup, ont la charge exclusive d'aller récupérer les enfants et de s'occuper d'eux. Et j'ai trouvé ça tellement intelligent. C'est-à-dire, en fait, on crée le mouvement, on y participe, mais nous, notre ville, on connaît aussi comment fonctionne notre ville et, en fait, le mouvement va plutôt se créer. à 16h30 et pas à midi et pas à 14h et pas forcément à 18h pour qu'un maximum de femmes puissent être là. Quand tu dis garde d'enfants, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que sur place, il va y avoir des bénévoles qui vont garder des enfants. Comment ça se passe pour les personnes qui ont des enfants et qui n'ont pas de relais, qui n'ont peut-être pas de mari, qui ne peuvent pas mobiliser une autre femme pour qu'elle soit là ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors World We Women et cette association a ça de super, c'est que depuis le début, il y a une directive forte sur le partage de l'intelligence collective et sur le fait qu'il n'y a pas de présidence, mais que la direction est vraiment collégiale, horizontale et tout le monde est bienvenu pour... exprimer son opinion, apporter une idée qui peut faire avancer le sujet intelligemment. Encore une fois, dans l'intérêt du plus grand nombre. Et assez rapidement, il y a des personnes de toute la France et de différentes villes qui se sont greffées à World We Women, comme moi, par exemple, qui suis à Clermont-Ferrand. Mais grâce aux visioconférences et aux téléphones, maintenant, on n'a plus la barrière de la distance pour créer des mouvements d'ampleur. Et donc... Rapidement, toutes ces personnes de différents coins de France ont soulevé des organisations de villes un peu différentes d'un endroit à un autre, justement du fait de certaines particularités de territoire. Et donc, effectivement, à Marseille, elles ont remarqué que ce serait plus intéressant de planifier la chose aux alentours de la sortie de l'école. pour être sûre qu'un maximum de femmes puissent s'unir à ce moment-là, parce qu'elles n'étaient pas certaines qu'il y ait cette possibilité de garde d'enfants. Et donc on s'est dit, il vaut mieux que ces femmes puissent se retrouver, tant pis si elles ne s'arrêtent pas dans la journée, mais qu'il y ait au moins un moment un peu symbolique d'union, de réunion. Et ça, ça fera une image sympa et forte. qui montre que les femmes connaissent le mouvement et s'engagent d'une certaine façon à parler du mouvement à ce moment-là sur la garde d'enfants. Après, il y a d'autres territoires pour lesquels des familles vivent plus proches des grands-parents ou ont l'habitude d'un peu moins bouger ou c'est un peu moins ouvert sur l'international. Et donc nous savons aussi qu'il y a des territoires où les familles ont des grands-pères à disposition. Et donc l'objectif c'est que les grands-papas, ce jour-là du 13 octobre, prennent leurs petits-enfants sous le bras et puis leur fassent faire des activités qui s'affectionnent tout particulièrement. Il y a énormément de papys qui seront ravis de faire ça et de libérer leurs femmes et leurs filles. pour que le 13 octobre, tout se passe au mieux, dans l'intérêt de tous. Et puis il y a des territoires où effectivement, certaines mamans sont des mamans solo, des familles monoparentales, qui sont dans des grandes villes, pas forcément à proximité des grands-parents. Et pour ces femmes-là, nous appelons les municipalités, les mairies, à organiser, via les infrastructures habituelles, la garde des enfants. pour libérer les femmes monoparentales de toute contrainte de garde d'enfants sur des plages horaires de 8h, 17h ou 18h, de sorte que ces femmes puissent participer aux différentes mobilisations dans leur ville, tout en sachant que leurs enfants seront gardés par la collectivité. Et donc le copilotage du projet garde d'enfants avec Olivia Barraud, a pour objectif d'informer toutes les mairies de France de l'existence du mouvement World Wave Women du mardi 13 octobre 2026, de sorte que les mairies organisent, le sachant, l'accueil de ces enfants pour qui les mamans auraient nécessité d'avoir un soutien de la collectivité spécifiquement. Nous avons travaillé sur la réalisation d'un kit de communication spécifique pour les mairies. Et cette possibilité qu'ont les mairies de se signaler comme étant partenaire de l'événement World with Women et donc d'assurer la garde des enfants, des mamans engagées, tout se fait sur notre site internet depuis la plateforme dont je parlais tout à l'heure. en allant spécifiquement chercher le bouton collectivité et élus. Via le site internet, toutes ces personnes qui se renseignent comme étant partenaires, que ce soit des associations, des entreprises, les collectivités, tout cela va être référencé après sur une carte France, comme une carte météo. Et en fait, vont apparaître des petites punaises de différentes couleurs progressivement. sur cette France et sur les territoires ultramarins aussi, qui font partie aussi du mouvement et qui sont depuis plusieurs mois sollicités pour faire quelque chose aussi à leur niveau le 13 octobre. Toutes ces petites punaises colorées vont émerger sur la map monde World with Women et quand vous poserez la souris de votre ordinateur sur une petite punaise, vous aurez l'émergence d'un contact qui sera soit un contact d'une mairie, soit le contact d'une personne référente, locale, qui porte le projet World with Women et donc vous pourrez entrer en contact directement. avec toutes ces personnes qui vont apparaître progressivement sur cette carte. Donc c'est très important de prendre en main, en tant que citoyenne et citoyen, le site internet World We Women, d'aller renseigner votre engagement pour pouvoir être visible sur cette carte interactive. Plus il y aura de monde, bien sûr, plus ça va appeler du monde. Et là, on aura un effet boule de neige qui, nous l'espérons, déclenchera une avalanche. L'avalanche joyeuse du 13 octobre pour un autre monde, plus en adéquation avec les besoins de l'humanité.
- Speaker #0
Trop bien. Si on re-répète une petite dernière fois, parce qu'on sait que le cerveau a besoin d'être bien répété, qu'est-ce qui se passe concrètement le 13 octobre, Guillaumette ? Pourquoi cette date ? C'est quoi l'objet de la mobilisation ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, le constat est que la Terre ne tourne pas rond. Qui dirige la Terre ? L'être humain et dans la grande majorité des cas, l'homme. Aujourd'hui, notre ambition, c'est de faire une prise de conscience sociétale sur l'importance de la femme à même niveau que l'homme, à égalité, à parité dans les prises de décisions. Et pour que cette prise de décision soit réelle, nous appelons toutes les femmes de France et du monde entier à faire une pause la journée du mardi 13 octobre, à s'arrêter personnellement et au niveau professionnel, celles qui le peuvent, pour soutenir par cet arrêt la journée de World with Women qui veut faire cette prise de conscience et veut inciter par là même les personnes qui sont dans les politiques à modifier. le fonctionnement de notre société en faveur de la parité. Donc le 13 octobre 2026, engagez-vous auprès de World We Women, que vous soyez des femmes, des hommes, pour faire voir que le monde peut avancer ensemble et sur cette ambition d'avancer ensemble de façon paritaire, hommes-femmes, à tous les niveaux, pour les salaires, pour la protection des droits de la femme, pour la santé de la femme. pour l'égalité à tous les niveaux. Vraiment, c'est extrêmement important. Et encore une fois, le mouvement World We Women est aconfessionnel. Ça, on ne l'avait pas dit encore, mais il est aussi apartisan. Et vraiment, il est éminemment politique dans la mesure où, en tant que citoyenne et citoyen, nous avons tous un engagement pris dans une société républicaine, démocratique. mais... à partisans. C'est vraiment, on s'unit, nous nous unissons pour porter ce projet de la parité parce qu'il se doit d'être dans l'intérêt de tous. Nous n'avons plus le temps d'attendre que les choses changent sur la société. C'est à nous de nous engager pour les faire changer et plus nous serons nombreuses et nombreux à porter ce message, plus il y aura de force derrière. pour réellement modifier les choses en profondeur, sociétalement, comme ça a été le cas effectivement en Islande, parce qu'en 1975, lorsque les Islandais se sont arrêtés ce jour-là, il y avait une réelle inégalité à tous les niveaux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elles se sont massivement réunies pour dire « ça suffit, changeons les choses » . Et ça a changé en profondeur le fonctionnement. de la société islandaise. Cinq ans après cet événement, une femme islandaise était élue présidente de la République. Et elle y est restée 16 ans. Et encore aujourd'hui, c'est une présidente. Et ils ont vraiment mis en place une société paritaire, égalitaire. Et ça reste, comme tu le disais tout à l'heure, un modèle en la matière aujourd'hui. Eh bien, ce genre de modèle-là, qu'attendons-nous pour le suivre ? Qu'attendons-nous ? Pour le faire, qu'est-ce que nous avons ? à gagner, à continuer d'avancer comme ceci, si ce n'est à aller de plus en plus mal, tous, sociétalement, et progressivement, de plus en plus mal, tous, individuellement. Franchement, c'est une aberration. C'est pas joyeux. C'est une aberration. D'après moi, je ne sais pas. On est en train de taper le mur.
- Speaker #0
Là, les gars, on tape le mur. On le sait, mais on continue. Alors qu'on pourrait se décaler collectivement, joyeusement. Moi, c'est ce que j'aime dans le mouvement, c'est que c'est beaucoup de joie. C'est des revendications joyeuses et c'est vraiment une vraie mixité, une vraie parité. Il n'y a aucune pour tous ceux qui pourraient imaginer. Oui, mais c'est encore des histoires de féministes. J'aime beaucoup que tu aies dit que non, en fait, là, il n'y a pas d'étiquette politique. Il n'y a pas d'étiquette de parti de quoi que ce soit. Même si, évidemment, oui, il y a des mouvements féministes qui sont pour la parité. qui vont si loin, forcément, mais c'est vraiment pour mobiliser la société civile. Et ça, je trouve que c'est tellement fort, en fait. On peut le faire. Moi, je trouve que ça nous redonne du pouvoir individuel que de saluer collectivement, de dire que ça suffit. Cette société-là, on n'en veut plus. Et on peut très bien vivre en équité et en parité avec les hommes. Et partageons nos droits, en fait. Et il n'y a personne qui va venir aller dominer les autres, en fait. Et ça, c'est important, moi, je trouve, de le rappeler et d'enlever des espèces d'images que la femme voudrait tous les pouvoirs. Non, les femmes ne demandent qu'une seule chose depuis des millénaires, c'est juste de partager à part égale, en équité. Peut-être pas à part égale, parce qu'on ne peut pas toujours faire à part égale, mais au moins, moi, j'aime beaucoup la valeur de l'équité. Pour ça, c'est-à-dire que parfois, on ne peut pas faire, mais on peut donner à chacun les moyens de bien vivre dans cette société. C'est ça, l'équité, en fait. peut-être qu'il y a des personnes qui auront besoin d'un peu plus pour mieux vivre parce que elles sont portées dans le handicap, d'une maladie et que forcément elles ont besoin d'attention ou de soins plus que ceux qui n'en ont pas besoin complètement et puis c'est pas ça n'a rien de nouveau depuis que le monde est monde nous prenons soin les uns des autres en
- Speaker #1
misant ça comme ça qu'on survit En 1889, il y a la déclaration des droits de l'homme, de la femme, du citoyen. Tout être humain naît libre et demeure égaux en droit. À un moment donné, qu'est-ce qui fait que ce n'est pas vrai ? Je ne sais pas. Ce serait le moment de faire quelque chose. Et nous avons donc... dans un momentum collectif, décider qu'aujourd'hui, c'était le moment, que 2026, c'était le moment de poser le premier camp de base d'un changement réel. Et puis, il n'y a plus qu'à. Après, il y a plein de lectures qui peuvent rassurer les personnes qui seraient amenées à écouter ce podcast. Notamment, Le livre de Marie-Éloi qui s'appelle « Les femmes sauveront-elles le monde ? » , elle y explique à l'intérieur toutes les aberrations aujourd'hui dans lesquelles nous sommes et en quoi finalement ces modifications sociétales vers plus de parité améliorent effectivement le monde. Donc ça c'est un exemple. Après pour les chercheurs, les scientifiques, cherchez donc, vous allez trouver plein d'articles qui parlent des bénéfices. de travailler avec la parité, encore une fois pour l'écologie, l'économie, la santé. Le PIB,
- Speaker #0
pour ceux qui sont à fond sur le financier, mais c'est vrai, le PIB d'un pays, quand même, c'est hyper important. Ça a été prouvé par l'Islande.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis après, de façon contemporaine, Laetitia Colombani, qui nous sort comme ça, à l'air de rien, au mois de mai, un livre qui s'appelle Un jour sans femme. Et qui est exactement le programme World Weave Women. Et c'est franchement, quelle coïncidence, quelle chance. Et donc, pour les personnes qui ne sont pas des scientifiques, mais plutôt des littéraires, et qui n'auraient pas encore lu le livre de Laetitia Colombani, achetez-le, vous le trouverez dans toutes les librairies. C'est le coup de cœur dans bien des librairies. Achetez-le, lisez-le, et vous verrez, vous comprendrez pourquoi World Weave Women existe. Et là, vous n'aurez plus le choix, vous êtes foutus, je vous l'annonce. Vous allez être obligés de vous engager à nos côtés, vous allez être embarqués d'un point de vue littéraire. Et vous direz, mais go, j'ai compris, le 13 octobre, c'est bon, ça me parle, c'est pour moi, j'y vais, je pose ma journée, je ne ferai rien ce jour-là. Et après tout, pourquoi pas ? Parce que j'ai le droit aussi, dans une vie, de ne rien faire un jour. Je me laisse 24 heures off, et puis j'attends que ça passe. Et le lendemain, le monde... aura changé, et aura changé grâce à nous tous et nous toutes. Donc projetons-nous là-dessus, projetons-nous au 14 octobre 2026, et ayons cette ambition, grâce au 13 octobre, de faire une pause collective et de repartir ensemble dans une autre direction, mais dans la bonne direction, celle de la mixité, et en faveur de tout le monde, de nous aujourd'hui et de nos enfants demain. Pensons à nos enfants. Ne soyons pas égoïstes. C'est le moment d'être ouvert à un monde meilleur. Et quoi de mieux que de proposer un monde meilleur aux enfants ? Franchement, je ne vois pas.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Guilhemette.
- Speaker #1
Merci, Daphine. Avec grand plaisir.
- Speaker #0
Merci pour ton écoute. Tu sais déjà comment refaire. Abonne-toi. Mets 5 étoiles. et partage cet épisode. C'est ça qui fait grandir le podcast. Moi, je reste là. Je continue à parler fort pour celles qui ne osent pas encore. Je te dis à très vite. Et d'ici là, respire et surtout, secoue les règles du jeu.