- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Emotions à cœur. Tout d'abord, un grand merci pour vos écoutes et votre fidélité. Nous vous souhaitons une très belle année, pleine de sérénité et de découvertes. Et pour bien démarrer l'année, nous avons une petite surprise pour vous. à la fin de cet épisode.
- Speaker #1
Bonjour Sophie, bonjour à tous et très belle année ! Que celle-ci soit pleine de sérénité et de joie partagée. Et en parlant de joie, nous allons justement parler aujourd'hui d'un sujet qui nous touche tous au quotidien. Ce sont nos émotions. Elles sont là, omniprésentes, mais on ne sait pas toujours quoi en faire. Sophie, faut-il les exprimer, même si cela nous expose au jugement ? ou au contraire les gérer pour mieux vivre avec ?
- Speaker #0
Exactement, nos émotions sont un peu notre boussole. Elles nous guident, mais parfois, elles peuvent être un frein. Accepter nos émotions, c'est aussi accepter ces parties de nous-mêmes que l'on préfère parfois ignorer. Et pour cela, je vais vous raconter une histoire qui illustre à quel point refouler ses émotions peut devenir un véritable problème.
- Speaker #1
Alors partons ensemble à la découverte de nos émotions, installez-vous confortablement et laissez-vous emporter par la voix de Sophie.
- Speaker #0
Antoine, 25 ans, vient de décrocher son premier poste dans une entreprise de technologie de pointe. C'est un rêve devenu réalité, mais aussi une énorme source de pression. Dès le début, une peur le hantait. Et si mes émotions me trahissaient ? Et si elles dévoilaient mes failles ? Pour lui, montrer ses émotions au travail, c'était risquer de passer pour fragile, peu fiable, voire même immature. S'il montrait de la peur, on pourrait le juger incapable. S'il exprimait de la colère, il craignait de froisser ses collègues. Et s'il laissait exploser sa joie ? Il redoutait de paraître peu sérieux. Alors dès son premier jour, il prit une décision. Il allait maîtriser ses émotions coûte que coûte. Mais un jour, lors d'une réunion importante, tout bascula. Antoine présentait un projet sur lequel il avait travaillé d'arrache-pied. Tout semblait sous contrôle, jusqu'à ce qu'un manager lui pose une question totalement inattendue. Son cœur s'emballa, ses mains devinrent moites, ses pensées se brouillèrent. Il se dit si je panique maintenant, c'est fini, je vais perdre toute crédibilité Alors il fit ce qu'il pensait être le mieux. Il cacha ses émotions et répondit, d'un ton neutre, une banalité. En sortant de la salle... Un collègue lui glissa gentiment. Ne t'en fais pas, ça arrive à tout le monde. Antoine sourit poliment, mais ses mots résonnaient en lui. Pourquoi n'avait-il pas osé dire qu'il avait besoin de réfléchir ? Pourquoi cette peur constante de montrer qu'il était tout simplement humain ?
- Speaker #1
Cette histoire est particulièrement touchante, Sophie, parce qu'elle peut résonner en nous tous. Qui n'a jamais ressenti, au moins une fois, cette peur de dévoiler sa vulnérabilité ? Je me mets à sa place et je comprends bien qu'il peut être difficile de dire simplement laissez-moi réfléchir ou je n'ai simplement pas la réponse Cacher ses émotions, c'est presque instinctif. C'est comme un réflexe pour se protéger des jugements ou des regards extérieurs.
- Speaker #0
Et tu sais Claire, ce n'est pas seulement personnel, c'est aussi un phénomène de société. On porte tous un masque en société. Souvent pour répondre d'ailleurs à des attentes implicites. Mais Claire, au fond, c'est quoi exactement la vulnérabilité ?
- Speaker #1
Pour moi, la vulnérabilité, c'est la capacité à reconnaître et à accepter nos émotions, nos failles et nos besoins. Sans chercher à les cacher, ni à les nier. Tu sais, ça me fait penser pendant longtemps, moi non plus, je n'arrivais pas à demander de l'aide par exemple. J'avais cette croyance profondément ancrée que je devais m'en sortir seule, être totalement autonome et indépendante. Je crois même que je m'étais convaincue que je n'avais pas besoin des autres. Je me souviens très bien, au lycée, je ne parlais jamais des cours avec les autres. Je ne demandais pas de conseils, je ne cherchais pas à savoir comment les autres comprenaient les choses, ni même les informations que j'aurais pu louper. Et franchement, tu sais, ça m'a souvent desservie. Cette pensée limitante remonte donc à bien loin. Et tu sais, je crois que j'ai continué à fonctionner comme ça jusqu'à récemment. En 2019, quand j'ai repris des études dans un domaine complètement différent de la psycho, j'ai commencé à accumuler les responsabilités. Gérer mon entreprise, suivre mes patients à Lille, suivre une formation à temps plein à Paris. Et tout ça en pleine période Covid. Un jour, j'ai fini par admettre. Là, je n'y arrive plus. J'ai besoin d'aide. Et tu sais quoi ? Le monde ne s'est pas écroulé. Bien au contraire. Cet aveu a ouvert la porte à des échanges plus sincères et les personnes autour de moi se sont montrées vraiment présentes et bienveillantes. Mais Sophie, soyons honnêtes, accepter sa vulnérabilité, surtout dans le monde professionnel, reste un véritable défi. Cela demande du courage et du temps pour dépasser cette peur de ne pas être à la hauteur. Mais une fois qu'on ose franchir ce cap, on se rend compte que c'est une vraie force.
- Speaker #0
Et est-ce que tu arrives désormais à demander un peu plus d'aide ?
- Speaker #1
Je crois bien, ouais. C'est un comportement que j'ai pu modifier au fur et à mesure des années. J'ai été obligée de changer. C'était ça ou le burn-out.
- Speaker #0
Oui, la vie nous envoie parfois des défis pour nous obliger à évoluer. On entend de plus en plus que la vulnérabilité peut être une force pour un leader. Reconnaître ses émotions et les partager, c'est bien évidemment montrer qu'on est humain. Cela ouvre la porte à des relations authentiques et à une meilleure connexion avec les autres.
- Speaker #1
Ouais, tu as tout à fait raison Sophie. Mais c'est un véritable défi car cela demande de faire tomber les masques dont tu parlais tout à l'heure que l'on porte si souvent en société. Laisser apparaître sa vulnérabilité, c'est un vrai apprentissage.
- Speaker #0
Absolument. C'est comme construire un pont entre celui que l'on est et celui auquel on aspire. Cela se fait petit à petit, un pas après l'autre. Et chaque fois qu'on ose être vrai, on renforce vraiment ce pont, cette relation, et on se rapproche d'autant plus de soi-même. On gagne en authenticité. Et ce voyage, ça commence par un geste simple, mais essentiel. C'est bien d'écouter ses émotions, de leur faire de la place, et surtout, de les vivre pleinement.
- Speaker #1
J'aime beaucoup cette idée de vivre ses émotions. Ça sonne tellement mieux et plus positif que gérer ses émotions. Gérer, ça donne l'impression de devoir tout contrôler ou bloquer, comme si les émotions étaient des problèmes à résoudre.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, on parle tout le temps de la gestion des émotions, mais je n'avais jamais pensé à ce que ce mot implique.
- Speaker #1
Ça me fait penser à une approche dont on parle de plus en plus en psychologie, c'est la thérapie d'acceptation.
- Speaker #0
Oui, j'en ai entendu parler. Mais c'est quoi exactement ?
- Speaker #1
L'idée, c'est d'accueillir ces émotions et de les traverser plutôt que de les éviter. Une émotion, si on l'accepte pleinement, ne dure que quelques minutes. Et c'est souvent bien plus constructif de la vivre que de la bloquer. Par exemple, quand on ressent de la colère, on peut avoir besoin de l'exprimer physiquement. Tu vois, par exemple, on va crier, taper du poing sur une table, donner un coup de pied dans un objet ou même pleurer. Chacun a vraiment sa manière de l'externaliser. Mais tu vois, on ne reste pas dans cet état pendant des heures. La colère, si on la vit, elle finit par se dissiper. Mais si on ne la vit pas, elle peut se transformer en aigreur. C'est un sentiment bien plus complexe.
- Speaker #0
Ouais, mais bon, tu sais, on ne peut pas toujours se permettre de l'exprimer, cette colère. Comme dans le cas de la colère. cas d'Antoine, imagine, en pleine réunion.
- Speaker #1
Tu as tout à fait raison Sophie. Parfois, on doit contenir une émotion. Mais l'important c'est de trouver le moment pour la libérer. Sinon elle s'accumule. Et un jour, elle risque d'exploser au mauvais moment ou sur la mauvaise personne. Par exemple, si on ressent de la colère mais qu'on ne peut pas l'exprimer sur le moment, On peut choisir de la décharger plus tard, en allant courir, en écrivant dans un journal. Ce qui compte, c'est de ne pas la garder enfermée.
- Speaker #0
Par exemple, le sport, c'est un véritable outil dans l'acceptation de ses émotions.
- Speaker #1
Mais tu vois, moi aussi, je trouve que j'ai besoin de marcher tous les jours. Et heureusement, il n'y a pas que la colère. Il y a aussi toute une palette d'émotions positives. On parle souvent des six émotions fondamentales.
- Speaker #0
Attends, je m'en rappelle. Il y a la peur, la colère, la joie. La tristesse, le dégoût et la surprise, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait Sophie, c'est exactement ça. D'ailleurs, le film d'animation de Pixar, Vice Versa, je ne sais pas si tu vois lequel c'est, ça illustre très bien ces six émotions de base. Elles sont un peu comme les couleurs primaires. En se mélangeant, elles créent des émotions plus complexes. Par exemple, du bleu avec du jaune, ça donne du vert. Oui, oui,
- Speaker #0
je vois. Si je mets un soupçon de peur avec de la colère, cela peut donner de la frustration.
- Speaker #1
Exactement. Et si on combine la joie et la surprise, cela peut produire de l'émerveillement.
- Speaker #0
Ce mélange d'émotions, c'est ce qui rend nos expériences humaines si riches et uniques. C'est aussi ce qui les rend parfois difficiles à décoder.
- Speaker #1
Et justement, en parlant d'émotions, à ton avis Sophie, qu'est-ce qu'Antoine ressent lors de cette réunion ?
- Speaker #0
À mon avis, il ressent principalement de la peur. Mais elle est bien accompagnée d'autres émotions secondaires. L'anxiété, parce qu'il craint vraiment de perdre sa crédibilité. La honte, là c'est une émotion qu'il anticipe, elle est liée à la peur d'être jugée. La frustration, parce qu'il sent qu'il n'a pas réussi à répondre comme il l'aurait voulu. Et l'insécurité, cette impression d'être démuni face à une situation imprévue.
- Speaker #1
Le cerveau humain est vraiment fascinant. On ne réalise pas quand on le vit tout ce qui se passe à l'intérieur de nous. Toutes ces émotions qui s'enchaînent, toutes ces pensées qui surgissent. Notre cerveau gère des milliers d'informations en même temps. Comment ça ne pourrait pas être une force, Sophie ?
- Speaker #0
C'est vrai, Claire. C'est incroyable de penser que ce chaos apparent peut en réalité être une véritable richesse si on apprend à le comprendre et surtout à l'apprivoiser.
- Speaker #1
Et nos émotions ont vraiment une véritable utilité. Elles ne sont pas là juste pour nous embêter, elles ont vraiment une utilité, tu sais, Sophie. Elles nous donnent des informations précieuses sur nous-mêmes et sur notre environnement. Elles nous aident à mettre en place des comportements adaptés.
- Speaker #0
J'aime bien dire que c'est comme un véritable GPS interne. Les émotions nous montrent comment nous ajuster et nous adapter aux situations que nous vivons. Mais Claire, comment on se sert de cette boussole ? Parce que parfois, j'ai juste l'impression, c'est même pas une impression, c'est que je me fais complètement driver par mes émotions.
- Speaker #1
Tu vois très juste Sophie, on ne peut pas contrôler ses émotions. C'est exactement ça, les émotions ça se vit, elles nous traversent. Tu sais, si je disais à quelqu'un en consultation, mais arrêtez d'être triste, il me regarderait avec de grands yeux ronds, parce qu'on ne peut pas décider d'arrêter une émotion comme ça, d'un claquement de doigts.
- Speaker #0
Ça me fait penser à ces moments où on voudrait juste dire, arrêtons d'avoir peur, que j'arrête d'avoir peur, que j'arrête d'être stressée. Mais c'est impossible.
- Speaker #1
Alors j'ai une astuce que je vais vous partager. Ce qu'on peut faire, c'est travailler sur ce qui se passe juste avant l'émotion, c'est-à-dire sur nos pensées. Et c'est là qu'intervient une théorie passionnante, c'est celle de la triade de Beck.
- Speaker #0
Ah oui, Beck, c'est ce psychologue des années 60, j'allais dire 50, mais c'est plutôt 60.
- Speaker #1
C'est dans les années 60, c'est Aaron Beck. Il a montré que pensée, émotion et comportement sont intimement liés. En gros, une pensée déclenche une émotion qui elle-même influence un comportement. Et si on veut changer une émotion, le plus efficace, selon lui, c'est de s'attaquer à la pensée d'origine.
- Speaker #0
Claire, passons aux travaux pratiques, s'il te plaît.
- Speaker #1
J'ai un exemple. Imagine que tu dois appeler ton chef pour lui parler d'un problème au travail. Tu appréhendes parce que tu as peur qu'il te reproche quelque chose. Ta pensée serait la suivante. Il va dire que c'est de ma faute. Cette pensée engendre l'émotion qui est la peur et le comportement qui suit, c'est la procrastination. Tu remets sans cesse l'appel à plus tard et pendant ce temps... le problème reste entier.
- Speaker #0
Je dirais même que l'émotion s'amplifie de plus en plus. Plus tu procrastines, plus tu as peur. Donc on ne peut pas directement supprimer la peur, mais on peut agir sur la pensée initiale alors, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est exactement ça. Et avec des exercices simples, on peut remplacer une pensée limitante par une autre, plus réaliste et positive. Par exemple, au lieu de penser mon chef va me reprocher cette erreur tu pourrais te dire mon chef est là pour m'aider à trouver une solution Cette nouvelle pensée génère une émotion différente, comme la confiance, et ton comportement va changer. Par exemple, tu appelles rapidement et tu te montres proactive en proposant des solutions.
- Speaker #0
C'est impressionnant comment un simple changement de pensée peut transformer une situation.
- Speaker #1
Oui, nos pensées façonnent réellement notre réalité. En apprenant à les identifier et à les ajuster, on impacte directement nos émotions et nos comportements.
- Speaker #0
Mais dis-moi Claire, comment pouvons-nous appliquer... expliquer cela au quotidien.
- Speaker #1
Je conseille souvent de tenir un petit carnet ou même ça peut être dans les notes dans ton téléphone. La première étape c'est de repérer nos pensées limitantes en notant le contexte. Par exemple si quelqu'un s'énerve souvent au volant, il pourrait écrire ça arrive dans les embouteillages et ma pensée limitante est je vais être en retard les autres sont trop lents. Une fois l'émotion passée, posez-vous cette question quelle pensée plus positive aurais-je pu avoir ? Par exemple, ça aurait pu être Je ne peux pas contrôler le trafic, mais je vais en profiter pour écouter un podcast.
- Speaker #0
Oui, d'ailleurs, j'en connais un super bien, un podcast qui s'appelle Émotions à cœur
- Speaker #1
J'ai écouté quelques épisodes, c'est bien sympa. Et c'est à force de répétition et d'entraînement que les pensées automatiques évoluent, que les émotions s'adoucissent et que les comportements deviennent plus adaptés.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que les chercheurs, ils disent, la neuroplasticité, c'est possible grâce à la... plasticité du cerveau, qui peut se reprogrammer avec de nouvelles habitudes. C'est fascinant. Les pensées limitantes aussi, ce qui est fascinant, c'est qu'elles sont vraiment liées à nos croyances profondes. Il faut du temps aussi pour pouvoir les reconnaître. Et moi-même, j'ai connu ça. Je l'ai eu cette pensée automatique, je ne peux pas être vulnérable. Et en y réfléchissant bien, j'ai réalisé que cette croyance, elle venait de mon enfance, avec une institutrice très stricte qui disait tout le temps ne te plains pas, ne t'expliques pas À force, j'ai associé la vulnérabilité à une vraie faiblesse.
- Speaker #1
Oui, et ton cerveau a appris très tôt ce réflexe, un peu comme quand on apprend à conduire. Au début, chaque geste demande un effort conscient, mais à force de répétition, tout devient automatique. Et tu as réussi à changer cette pensée, Sophie ?
- Speaker #0
Figure-toi que oui. Aujourd'hui, mes pensées... positives de remplacement, celles que je préfère. L'apprentissage naît des erreurs. Être vulnérable me rend humaine et renforce ma résilience. Chaque erreur est une opportunité d'améliorer mes compétences.
- Speaker #1
Ce sont un peu devenus tes mantras finalement.
- Speaker #0
Tout à fait ça, chaque matin, au réveil, je me les répète. Et dis-moi Claire, on arrive à la fin de notre épisode, mais avant de vous laisser, on vous a... préparer une petite surprise. Aujourd'hui, on a décidé de vous offrir une méditation guidée. Elle vous permettra justement de travailler directement sur vos pensées en seulement quelques minutes. Et devinez quoi ? Je vais jouer les cobayes en direct. Alors, restez avec nous pour ce moment inédit et transformateur.
- Speaker #1
Alors, allons-y. Installe-toi le plus confortablement, Sophie, chère auditeur. Tu es prête ?
- Speaker #0
Je suis prête.
- Speaker #1
Installez-vous le plus confortablement. Que vous soyez assis ou allongé, et fermez doucement les yeux. Prenez une grande inspiration par le nez, puis expirez lentement par la bouche. Encore une fois, inspirez profondément et expirez complètement. Et je vous invite à laisser venir à vous une image d'une scène apaisante. Ce paysage apaisant s'approche petit à petit de vous et il se fait de plus en plus grand. jusqu'à ce que l'image vous entoure complètement. Ce peut être un champ baigné de lumière douce, une plage au bord de l'eau, ou même une pièce chaleureuse où vous vous sentez en sécurité. Choisissez ce qui vous apaise. Choisissez ce qui vient à vous. Et je vous invite à observer, noter les couleurs, les sons, peut-être même les odeurs. Prenez tout le temps pour rendre cette image vivante dans votre esprit. Et maintenant, je vous invite à regarder le ciel. Peut-être qu'il vous suffit de lever la tête, peut-être qu'il faut regarder par la fenêtre. Et imaginez que vos pensées ressemblent à des nuages qui passent dans le ciel. Chaque pensée qui vient à votre esprit, regardez-la, reconnaissez-la. Puis laissez-la doucement passer comme un nuage poussé par le vent. Si une pensée insiste, accueillez-la avec douceur. Dites-vous Je te vois et je te laisse partir. Vous respirez toujours calmement à votre rythme. Votre respiration est votre encre. Inspirez profondément. et sentez l'air remplir vos poumons et expirez lentement, libérant toute tension ou émotion négative. En observant simplement vos pensées sans les juger, vous leur enlevez leur pouvoir. Vous êtes comme un observateur, calme et bienveillant. Il choisit ce à quoi il donne de l'importance. Et je vous invite désormais à visualiser une pensée qui vous apaise. Une affirmation douce comme Je suis en sécurité, ici et maintenant Et je vous invite à la répéter doucement dans votre esprit. Et vous respirez toujours calmement à votre rythme. Et à chaque répétition, laissez cette pensée devenir plus grande, plus lumineuse, remplissant tout votre espace intérieur. Petit à petit, nous allons nous préparer à revenir à ici et maintenant. Laissez l'image s'éloigner. Elle se fait de plus en plus petite. Prenez conscience de votre corps, des points de contact avec le sol ou la chaise. Vous pouvez bouger légèrement vos doigts, vos orteils. Et quand vous êtes prêts, ouvrez doucement les yeux et prenez conscience de votre présence dans la pièce. Voilà, nous avons terminé notre petite séance de méditation. Alors Sophie, qu'est-ce que tu as vécu pendant cette séance ?
- Speaker #0
Tu sais, je suis toujours hyper impressionnée à quel point, en l'espace de quelques minutes, On peut se retrouver à l'intérieur de soi. Et du coup, on se calme automatiquement. Quand tu parlais des pensées qui disaient vous laissez partir les pensées pour moi, à chaque fois, ça c'est hyper puissant. Le fait de me dire la pensée est un nuage parce que j'en ai, je veux dire, voilà. C'est pas parce qu'on le pratique depuis même des années. Des pensées, on en a tout le temps. C'est bien l'objet de notre épisode aujourd'hui. Des pensées, on en a tout le temps. Mais là, tu les laisses passer.
- Speaker #1
Et puis l'objectif de la méditation, c'est pas de faire taire les pensées. Parce que des fois, il y a des gens qui me disent, ça va pas, je suis en train de méditer et je pense tout le temps. Bah oui, mais en fait, elles sont là et on ne peut pas les supprimer. Par contre, on peut les regarder passer.
- Speaker #0
Donc vous voyez, petite initiation à la méditation et surtout, on déconstruit un préjugé. Nos pensées, comme nos émotions, on ne peut pas les supprimer, mais on peut mieux vivre. Avec.
- Speaker #1
Tout à fait. Et cette pratique, on peut la refaire à tout moment, dès qu'on sent que nos pensées s'emballent, par exemple. Une petite pause de quelques minutes peut transformer une journée.
- Speaker #0
Merci infiniment Claire. Et merci à vous tous d'avoir pris ce moment avec nous. Prenez soin de vous et n'oubliez pas, vos pensées ne vous définissent pas, c'est vous qui choisissez ce que vous en faites. Vous êtes le héros de votre vie.