- Speaker #0
Bonjour et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode d'Emotions à cœur. Tout d'abord, on voulait vous dire un grand merci pour les nombreuses écoutes par rapport à ce podcast Emotions à cœur. C'est quelque chose justement qui nous tient beaucoup à cœur. On met de nous, de nos histoires, de nos partages et ça nous touche beaucoup que ça vous impacte autant. Alors vraiment merci, ça nous permet de continuer et d'aller plus loin.
- Speaker #1
Vous nous dites que vous aimez nos voix, vous nous dites que notre temps est juste, ça nous donne envie de continuer, ça nous donne envie de partager encore plus et on va encore plus continuer à parler des émotions à travers nos vies, nos partages, avec Claire.
- Speaker #0
Aujourd'hui, nous allons aborder un sujet qui touche de nombreuses personnes, souvent après une période de crise ou d'épuisement, comment se redécouvrir à travers ses talents. Sophie, de quoi allons-nous parler aujourd'hui ?
- Speaker #1
Bonjour Claire, bonjour à toutes et à tous. Oui, aujourd'hui nous allons explorer comment renaître après un burn-out ou une période difficile et plus particulièrement en se reconnectant à ses talents. Nos talents, qui sont des capacités parfois oubliées ou négligées, peuvent devenir des clés pour retrouver du sens et de l'énergie, Claire. Et bien sûr, comme toujours, tu le sais Claire, je vais illustrer, nous allons illustrer ensemble avec une histoire inspirante.
- Speaker #0
Super Sophie ! Alors prenez un moment pour vous, installez-vous confortablement et laissez-vous guider par la voix de Sophie.
- Speaker #1
Il était une fois, Sam, un homme qui avait grandi dans un environnement modeste, où les fins de mois demandaient souvent un peu d'ingéniosité. Ses parents, travailleurs et dévoués, lui avaient transmis une forte éthique de travail et une ambition. Réussir pour améliorer la vie de tous. Dès l'adolescence, Sam enchaînait les petits boulots. À peine sorti de l'école, il s'était lancé dans le monde du travail, prêt à tout pour gravir les échelons. Livreur ouvrier, puis employé dans une entreprise de logistique, il acceptait des horaires impossibles et des conditions difficiles, motivé par l'idée d'améliorer son quotidien et surtout celui de sa famille. Avec le temps, il a réussi à décrocher des postes mieux rémunérés. Sa fierté ? Pouvoir envoyer de l'argent à ses parents, offrir des cadeaux à ses frères et sœurs, et ne jamais manquer de quoi payer les factures. d'argent, se cachait une fatigue grandissante. Un jour pourtant, alors qu'il venait de recevoir la prime tant attendue depuis des mois, il ressentit un vrai vide. Ce qu'il avait cru être une victoire n'avait absolument rien changé à ce qu'il ressentait profondément. Malgré tout ce qu'il faisait, une question s'imposa à lui. Mais qu'est-ce qui me fait vraiment plaisir à moi ?
- Speaker #0
L'histoire de Sam met bien en lumière le défi de poursuivre la réussite matérielle pour améliorer sa condition sociale. En apparence, il réussit, mais intérieurement, il ressent probablement un décalage avec lui-même. Et ce genre de situation peut tout à fait conduire au burn-out.
- Speaker #1
Tout à fait clair. Et tu sais, Sam, il a construit sa vie autour de ce qu'on appelle la motivation extrinsèque.
- Speaker #0
Et ça l'épuise, exactement. Et il existe deux sortes de motivations. La motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque. La motivation extrinsèque vient de l'extérieur. On réalise une activité non pas parce qu'elle nous plaît en elle-même, mais pour obtenir une récompense ou pour éviter une conséquence négative. Cela peut être de l'argent, des compliments, des bonnes notes, ou même... La reconnaissance des autres.
- Speaker #1
Le problème pour Sam, c'est qu'il se développe uniquement sur cette motivation externe. Elle peut sembler efficace à court terme, mais elle ne nourrit pas ses besoins profonds. Au fil du temps, elle s'efface et ça laisse souvent la place à un sentiment de vide ou d'insatisfaction. Mais Claire, as-tu des exemples de motivations extrinsèques pour que l'on comprenne bien ?
- Speaker #0
Oui, alors j'en ai quelques-uns. Par exemple, cela peut être travailler tard au bureau parce qu'on veut obtenir... une promotion ou une augmentation de salaire. Et ça pourrait être très bien l'un des comportements de Sam. Ou bien faire du sport, parce que l'on veut que les autres remarquent notre apparence physique. Ou encore, participer à un projet scolaire pour obtenir une bonne note, même si le sujet ne nous intéresse pas. Et tous ces exemples sont ok, si on a d'autres choses à côté qui nous satisfont intérieurement. Ce ne sont pas forcément des comportements à bannir. Ce qui fait la différence, c'est de trouver un juste équilibre entre faire pour les autres, Et faire pour soi. Et dans le cas de Sam, c'est cet équilibre qui nous manque. Il est totalement déconnecté de ce qui pourrait vraiment l'épanouir de l'intérieur.
- Speaker #1
Tu sais Claire, ça me fait penser à la période du Covid, quand on s'est tous retrouvés face à nous-mêmes, sans la contrainte extérieure du travail au quotidien. J'irais, j'irais, bien sûr ! Quelques-uns d'entre nous ont continué à travailler, mais pour la plupart, on était à la maison. Et on a dû réapprendre à faire des choses rien que pour nous.
- Speaker #0
Oui Sophie, c'est vraiment un très bon exemple. Pendant le premier confinement, on a vu un véritable boom de prise de conscience. On s'est retrouvés avec du temps, parfois même pour la première fois depuis des années. Et on a dû se poser la question suivante, qu'est-ce que j'aime faire ? Et pour beaucoup, cela a été l'occasion de découvrir... ou de redécouvrir des activités qui leur plaisaient et qui leur faisaient du bien.
- Speaker #1
Oui, oui, tu te rappelles tous les bricolages, ça fait un boom de folie. Et même, je dirais, on observe un phénomène de plus en plus courant. Ce sont des personnes au parcours impressionnant, avec des diplômes prestigieux, qui décident justement de tout quitter du jour au lendemain pour se lancer dans des métiers manuels. C'est fascinant de voir ces cerveaux, comme on les appelle parfois, faire un virage aussi radical. On pourrait penser qu'ils sont comblés par leur succès, mais au fond, ils ressentent un vide qui les pousse à... tout changé.
- Speaker #0
C'est parce qu'ils cherchent quelque chose que leur travail ne leur apporte plus, le sens. Dans les métiers manuels, il y a souvent une gratification immédiate. Créer quelque chose de ses mains, voir un résultat concret, c'est très différent de produire quelque chose d'intangible ou d'abstrait. Ces activités-là, elles répondent à une motivation intrinsèque profonde. Elles permettent de se reconnecter à soi-même, de retrouver un sens authentique et un épanouissement durable.
- Speaker #1
Ce que tu dis est tellement juste. Ça montre que finalement, en-delà des diplômes ou des réussites visibles, ce qui compte vraiment, c'est de trouver une activité qui fait écho à nos valeurs, qui résonne profondément en nous et qui donne un vrai sens à ce que l'on fait.
- Speaker #0
C'est vrai, absolument Sophie. La motivation intrinsèque, c'est la clé pour éviter cette sensation de vide. Quand on fait quelque chose qui nous passionne, qui nous apporte une vraie satisfaction personnelle, on nourrit nos talents de manière durable.
- Speaker #1
Claire, tu sais que je suis hyper visuelle, tu le sais. Et je pense que beaucoup de nos auditeurs le sont aussi. Est-ce que tu pourrais nous donner une image ou une métaphore pour rendre cette idée plus tangible ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Tu sais bien que j'en ai toujours une en stock et j'adore ça. Imaginez une montgolfière. La montgolfière représente votre progression personnelle et vos aspirations. Elle est capable de vous emmener loin, de vous faire explorer de nouveaux horizons. Le ballon de la montgolfière, c'est la motivation intrinsèque. Elle symbolise la flamme intérieure qui vous permet de vous élever. Sans cette flamme, le ballon reste au sol. Cette flamme, c'est votre passion, vos intérêts profonds, ce qui vous donne l'envie d'avancer simplement parce que ça vous fait du bien. Elle est essentielle pour que la montgolfière prenne de la hauteur. Les sacs de sable, eux, ils représentent la motivation extrinsèque. Ces sacs sont là pour vous donner de la stabilité et vous maintenir sur une trajectoire claire. Ce sont les objectifs, les reconnaissances et les récompenses extérieures qui vous aident à vous diriger. Sans ces sacs de sable, la montgolfière monte trop vite et risque de perdre son contrôle. Cependant, si ces sacs sont trop lourds, ils empêchent la montgolfière de décoller. Il est donc bien important de ne pas trop en dépendre, sinon il vous cloue au sol. L'équilibre, Sophie, est essentiel. Sans la flamme de la motivation intrinsèque, ça ne décollera jamais. Mais sans la stabilité de la motivation... extrinsèques, vous risquez de dériver sans direction. Il faut donc le bien jongler entre les deux pour garder une trajectoire stable, tout en montant vers des hauteurs qui vous nourrissent profondément.
- Speaker #1
Claire, j'adore cette métaphore, c'est beaucoup plus clair pour moi et ça illustre tellement bien la réalité. On ne peut pas fonctionner uniquement avec une seule motivation. Ces deux forces sont absolument complémentaires. La motivation intrinsèque nous élève, nourrissant nos passions. et nos aspirations profondes, tandis que la motivation extrinsèque, si j'ai bien compris, nous apporte une structure et une direction pour concrétiser nos objectifs.
- Speaker #0
Oui, c'est tout à fait ça Sophie. Et si l'une prend trop de place au détriment de l'autre, on peut se déséquilibrer. Par exemple, un artiste qui se nourrit uniquement de sa motivation intrinsèque, le feu de la passion, il peut avoir du mal à structurer ses projets et à les mener à terme. À l'inverse ? Une personne qui ne suit que des objectifs extrinsèques, comme c'est le cas de Sam dans ton exemple, et bien cette personne risque de perdre la connexion avec ses véritables désirs et de s'épuiser dans une quête infinie de récompenses. D'ailleurs Sophie, je vais te partager quelque chose parce que ça résonne avec mon propre parcours. Quand j'étais plus jeune, au moment de choisir mon orientation professionnelle, mes parents étaient en train de se séparer. Ma mère m'a donc laissé beaucoup de liberté pour mes choix. Et dans mon parcours d'orientation, j'ai inscrit en première position psychologie. C'était vraiment une vraie envie de ma part, j'avais envie d'aller vers ça. En deuxième, j'ai mis pharmacie, une option qui correspondait davantage aux attentes familiales. Avec le recul et quand j'y pense, je me rends compte que sans ce divorce et cette autonomie un peu inattendue, je n'aurais probablement jamais choisi la psychologie.
- Speaker #1
Merci de partager Claire, parce que c'était un vrai bel exemple. Et comme quoi, on ne le dira jamais assez, mais nos décisions sont souvent influencées par notre contexte. Et c'est parfois dans les moments de rupture ou d'autonomie forcée qu'on va découvrir finalement ce qui nous anime vraiment.
- Speaker #0
Oui, et c'est là qu'on réalise à quel point le contexte familial, social ou culturel Ça peut avoir un impact sur Ausha, consciemment ou non.
- Speaker #1
Absolument, quand on est jeune, on a souvent tendance à répondre aux attentes des autres, parfois au détriment de nos propres aspirations. Et ça résonne d'autant plus avec mon histoire. Moi, par contre, j'avais mis pharmacie en premier choix. J'ai fait tout mon parcours universitaire dans ce domaine de la pharmacie. La psychologie, je l'ai choisie à l'âge de 45 ans. Et à l'époque, c'était impossible pour moi, quand j'avais 20 ans, de choisir psycho. Les attentes familiales ne m'avaient pas du tout permis de suivre cette voie.
- Speaker #0
C'est une vraie coïncidence, Sophie. Et qu'est-ce qui t'a poussée à prendre cette direction ?
- Speaker #1
Il me manquait quelque chose. L'équilibre entre ces deux motivations que tu expliques si bien avec la montgolfière, cet équilibre n'était pas assez juste. Dans mon travail actuel de responsable de formation d'entreprise, je suis ancrée dans des objectifs concrets, ce qu'on appelle souvent des livrables. Cela me donne un cadre, une structure, et puis j'aime réellement ce que je fais. Mon travail a du sens, et c'est essentiel pour moi. Mais en avançant dans ma carrière, j'ai réalisé qu'il y avait aussi cette petite flamme en moi qui continuait à demander à s'exprimer. Cette flamme, c'était un besoin de développer d'autres compétences, d'explorer d'autres facettes de moi-même. Par exemple, ça aurait pu être le tricot, et tu sais à quel point j'adore tricoter, ou devenir marathonienne, un petit peu plus compliqué pour moi. Et donc du coup, je me suis tournée vers la psychologie. Et depuis toujours, je suis passionnée par ce domaine. J'ai lu des tas de livres depuis... dès mon adolescence. et j'avais besoin d'être utile à travers cela. Cette passion, elle a fini par devenir une évidence. Et à 45 ans, j'ai décidé de retourner sur les bancs de la fac pour me former dans cette voie.
- Speaker #0
Si je comprends bien, Sophie, c'était finalement le bon chemin pour toi. Car aujourd'hui, tu as besoin de ces deux casquettes, non ?
- Speaker #1
Finalement, oui. Parce que peut-être que je n'aurais jamais pu être psycho à 20 ans, en fait, quand j'ai l'éblaté un tout petit peu. Ça m'a donné aussi le temps de mûrir, aussi, d'une certaine façon. Et ces deux facettes, aujourd'hui, elles sont essentielles à mon équilibre. Dans mon travail en entreprise, je reste ancrée, les pieds bien dans la glaise. Je suis plongée dans une logique de performance, avec des objectifs à atteindre. Et honnêtement, ça me stimule, ça structure mes journées et ça me pousse à me dépasser. Dans mon rôle de psychologue, c'est totalement différent. Là, je me connecte à quelque chose de plus profond. J'aime accompagner les jeunes, les aider à avancer, sans pression ni objectif de résultat immédiat, c'est ce que j'aime. C'est un espace où je peux simplement être là pour eux, à leur rythme.
- Speaker #0
Oui, finalement, si je comprends bien, tu réponds à un besoin fondamental lié certainement à ta personnalité, celui d'aider les autres, tout simplement.
- Speaker #1
Oui, totalement. Je crois que je me suis vraiment connectée à ma nature profonde. Et Claire, justement, pour aider nos auditeurs, est-ce que tu aurais des astuces pour les aider à réveiller leur talent enfoui ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. J'ai un petit exercice que j'aime bien partager en consultation. Il est simple et à portée de main. Prenez quelques minutes pour réfléchir à une activité que vous aimiez faire enfant ou adolescent, mais que vous avez laissé de côté au fil des années. Ce peut être quelque chose de créatif, sportif, ou même une habitude toute simple, comme raconter des histoires, cuisiner ou organiser des événements. Notez bien cette activité quelque part et faites-vous une promesse. Réintégrez-la dans votre vie cette semaine, même si ce n'est que pour quelques minutes. Vous pourriez être surpris de voir à quel point ce petit geste peut réveiller une part oubliée de vous-même, part qui vous fait du bien.
- Speaker #1
Cet exercice, il me parle vraiment. Parce que quand j'étais enfant, j'ai toujours adoré lire, mais j'aimais bien lire juste avant de m'endormir. Et aujourd'hui, je m'essaye à écrire, j'invente des récits, je construis des univers, mais je les partage jamais. Et pourtant, c'est une voie d'expression à laquelle je voudrais donner plus d'importance. Mais tu vois, il y a quelque chose qui me freine. Le regard des autres. Même maintenant, tu vois, avec tout ce que j'ai fait, le regard des autres. Peut-être que je devrais apprendre à m'en détacher pour être encore au plus proche de ce qui me fait vibrer et libérer ma créativité.
- Speaker #0
Tu n'es pas seule, Sophie, sur ce sujet. Ce regard des autres, et on en a parlé dans notre podcast précédent, on y est tous confrontés à un moment ou à un autre. Mais il ne définit pas la valeur de ce que l'on fait. Moi-même, depuis quelques temps, tu sais, je me suis mise au dessin. J'avais besoin d'un espace où je pouvais simplement m'amuser sans pression ni objectif. Avant, j'avais cette tendance... à vouloir toujours rentabiliser mon temps, à chercher l'efficacité. Mais avec le dessin, c'est différent. Tout le monde sait que je ne suis pas douée, donc il n'y a aucune attente.
- Speaker #1
Que tu penses ?
- Speaker #0
Pour te donner une idée, quand j'étais enfant, mon talent se limitait à dessiner des voitures de profil avec deux roues et un phare à l'avant. Mais je me souviens particulièrement d'une anecdote amusante. Mon frère, qui était plus jeune, venait d'entrer au collège alors que j'étais au lycée. Et un dimanche soir, c'était la panique totale. Il y avait une tonne de devoirs et ma mère a donc réparti les tâches entre nous. Moi, je me suis retrouvée avec son dessin d'art plastique à faire, le sujet, dessiner une saison. Je n'avais rien sous la main, juste un pinceau tout sec, des fonds de peinture, une feuille qu'en sont blanches et un livre avec une illustration vaguement hivernale. Pour surmonter la difficulté de dessiner de la neige blanche sur une feuille blanche, j'ai mélangé un vert un peu terne et je l'ai étalé avec un pinceau qui laissait des rayures. Le résultat, franchement Sophie, c'était moche. Et on a éclaté de rire en famille. Le lendemain, mon frère a déposé son chef-d'oeuvre à l'école et là, surprise totale. Le prof d'art plastique qui connaissait bien ma mère est venu la voir pour lui dire Tu devrais vraiment inscrire ton fils à un cours de dessin Les couleurs qu'il a utilisées sont incroyables. Je ne peux pas mettre 20 pour de l'art, mais je lui mets le maximum, 19 sur 20. Ce soir-là, on a ri aux larmes, je m'en souviens encore. Ma mère a même gardé le dessin en souvenir de cette entourloupe. À partir de là, j'avais enregistré deux choses. Un, que j'étais supposée être nulle en dessin.
- Speaker #1
Et deux,
- Speaker #0
que personne n'attendait rien de moi dans ce domaine. Du coup, c'était un espace où je pouvais vraiment lâcher prise.
- Speaker #1
Il faudra que tu me montres ce dessin, j'ai absolument envie de le voir.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Et du coup, tu arrives à te lâcher maintenant dans cette activité ?
- Speaker #0
Oui, complètement. Ça fait que deux ans que j'en fais, mais maintenant quand je fais du dessin, je me sens comme en état de méditation. Je me laisse guider par mon instinct, sans chercher à respecter des règles techniques, tu vois. Et à ma grande surprise, je me débrouille pas si mal. J'ai en effet un truc avec les couleurs. Mais tu vois, ce n'est pas ça l'essentiel. Ce que j'aime... c'est que je ne cherche pas à atteindre un objectif. Si le dessin me plaît à la fin, c'est un résultat. Mais ce n'était pas mon intention de départ. Je ne me dis pas il faut qu'il soit beau Je me dis juste je dessine Tu vois la différence ?
- Speaker #1
Je la vois tellement cette différence. Et ce que je pense que ça, ça me manque aujourd'hui, tu vois, dans mon quotidien. Me laisser porter par le plaisir de faire. On fait tellement de choses, je fais tellement de choses. Mais du coup, toujours dans l'attente d'un résultat. Et aujourd'hui... Quand tu me parles de ton dessin, ça me donne envie de me reconnecter à cette liberté. Peut-être que je pourrais commencer petit, tu vois, juste en écrivant pour moi, sans pression, comme je le faisais quand j'étais enfant.
- Speaker #0
C'est une bonne idée Sophie, et j'en suis ravie que ça t'inspire. Chaque petit pas compte. Réveiller ses talents, ce n'est pas tout révolutionner du jour au lendemain. Ce sont souvent de petits ajustements, des moments volés dans la journée, qui finissent par avoir un impact profond sur notre bien-être.
- Speaker #1
Je me demande si on prenait le temps de demander justement aux gens autour de nous ce qui les rend vraiment, vraiment heureux. Est-ce qu'on ne se rendrait pas compte que dans, allez on va dire, je vais être hyper optimiste, mais dans 95% des cas, ce n'est ni un immense succès, ni de l'argent à foison qui compte. Ce sont bien les moments où ils expriment leur talent, leur amour ou leur passion dans des gestes simples du quotidien.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai Sophie. Est-ce que tu aurais un exemple pour illustrer ça ?
- Speaker #1
Oui, ma mère par exemple. Sa passion, elle, ça a été, elle était dévouée à ses enfants, mais ce n'était pas uniquement ça. Elle a toujours créé des environnements rassurants pour nous, avec des petites choses. Elle faisait des espaces de rangement absolument hallucinants, où j'avais tout bien répertorié, moi qui suis un petit peu, j'en mets un peu partout. Mais elle me faisait ça en l'espace de deux temps, trois mouvements, avec un bout de carton, un petit peu de bois. Et elle aimait trouver des solutions, rendre les choses simples. et agréable. C'était vraiment une vraie championne pour tout organiser et optimiser. Ça la rendait heureuse de savoir qu'elle me facilitait la vie. Tu vois, tout simplement, c'est ça. C'est ce qui faisait son petit bonheur. Et je t'assure, c'était son talent. De nous rendre heureuses avec des choses simples. Enfin, nous rendre heureuses, je dis ça heureuse parce qu'elle est aussi ma sœur, mais pas uniquement. On est une famille, j'ai également un frère. Ses petits gestes simples mais pleins d'amour. C'était sa manière à elle de trouver du sens et de contribuer à notre bonheur.
- Speaker #0
Oui, quand on se reconnecte avec sa flamme intérieure, tout change. Et ce n'est pas une quête de perfection, c'est simplement une joie sincère d'exprimer qui on est vraiment à travers nos talents et nos passions.
- Speaker #1
Et justement, Claire, on va aller un petit peu plus loin dans notre prochain épisode. Nous parlerons de l'importance d'aller regarder nos imperfections avec une autre perspective. Je ne dirais pas, tu sais, les accepter et... C'est un bien grand mot, mais changeons de perspective sur nos imperfections, changeons vraiment de perspective. Parce que si nos talents nous permettent de briller, nos imperfections nous rendent humains. Et apprendre à les accueillir peut transformer notre rapport à nous-mêmes.
- Speaker #0
J'ai hâte d'échanger sur ce prochain sujet, Sophie. Merci à tous encore pour votre écoute. N'hésitez pas à nous écrire en message privé sur Instagram, LinkedIn et tous nos réseaux pour partager vos ressentis. Et surtout, rappelez-vous, la première personne qui doit reconnaître vos talents, c'est vous-même. Vous êtes les héros de votre vie.