Speaker #0J'assume le fait d'être hypersensible, j'assume le fait d'être atypique, et je sais qu'aujourd'hui, c'est ma plus grande force. Donc tu vois, l'écologie de la vie, c'est le fait de tenir compte de sa nature pour se construire un habitat au sens large qui nous permette de vivre en harmonie. C'est une autre de mes valeurs fortes d'ailleurs. Dans cet épisode, je te raconte ce que ça veut dire pour moi l'écologie de la vie. Pourquoi ? Parce que quand j'ai commencé ce podcast, j'ai fait écouter le jingle à ma sœur. Elle m'a dit mais je ne comprends pas bien ce que vient faire le mot écologie là-dedans. Je me suis dit ça, c'est une bonne idée de premier épisode. Donc je t'explique ceci dans cet épisode. Qu'est-ce que ça veut dire ? Comment est-ce qu'on fait pour vivre mieux ? Et je t'explique aussi comment j'en suis arrivée à inventer ce concept de vie et business triple R qui te ressemble, qui te ressource et qui te respecte. Allez, bonne écoute ! Bienvenue dans Empowercast, le podcast dédié à l'optimisation de potentiel. Parce qu'une vie plus écologique pour toi, c'est possible, à condition d'accepter de prendre tes responsabilités. Je suis Cécile Simonin, coach et consultante en optimisation de potentiel. Scientifique de formation, je viens avec plus de 20 ans d'expérience en business development, management et direction d'entreprise, de partager les clés qui ont aidé des dizaines de mes clients ainsi que mes équipes à réussir, mais surtout à vivre mieux. Passionnée par le développement personnel, le corps humain et les neurosciences, je m'engage à te guider de manière holistique à travers les complexités de la connaissance de soi, du leadership, du bien-être et de la performance. Dans chaque épisode, nous explorons ensemble comment avoir pleinement accès à tes capacités. Destiné aux entrepreneurs et à tous ceux qui veulent être leaders de leur vie et de leur communauté, ce podcast est une plateforme pour transformer le monde. Parce que chaque petit pas compte, rejoins-moi pour ce voyage transformatif au-delà du leadership. Salut à toi ! Pour ce premier épisode, j'avais envie de te parler d'écologie de la vie. et dans un premier temps d'expliciter ce que j'entends par là. Je sais que l'emploi de ce terme peut surprendre dans un contexte de bien-être et de performance, mais pourtant, tu verras, il a bel et bien sa place ici. D'un point de vue étymologique, écologie signifie « science de l'habitat » . De nos jours, on l'utilise pour parler de respect de l'environnement et de la nature, mais les notions qu'il regroupe peuvent être beaucoup plus vastes. Pour moi, c'est tout ton environnement, c'est ta vie en général, comment tu occupes tes journées, qui tu fréquentes. les émotions que tu vis au quotidien, ton niveau de stress. Bref, une vie plus écologique, c'est une vie qui respecte non seulement la nature, mais surtout ta nature. C'est dans cet esprit que j'ai développé mon concept de vie triple R, qui te ressemble, qui te ressource, qui te respecte. Mais avant de t'en dire plus sur ce fameux triple R, j'aimerais te raconter comment j'en suis arrivé là. Même si tu vas avoir du mal à le croire aujourd'hui, j'ai été une enfant hyper timide, mais vraiment. À un point tel que les voisins qu'on croisait dans la rue pensaient que j'étais mal élevée parce que je ne disais pas bonjour, alors que j'étais simplement paralysée par ma timidité. J'ai bien souvenir de m'être systématiquement cachée derrière les jambes de ma mère pour éviter de croiser le regard des adultes avec qui elle discutait dans le quartier. D'ailleurs, cet enfant timide a envie de pousser un petit coup de gueule. Ne t'inquiète pas, ça arrivera de temps en temps dans ce podcast, mais c'est toujours bien intentionné. Il n'y a rien de plus désagréable pour un enfant timide que de s'entendre dire « dis bonjour à la dame » avant de conclure en s'excusant « oh désolé, elle est timide » . C'est quoi le message qu'on envoie à cet enfant ? Qu'on vit dans une société où on a besoin de s'excuser d'avoir peur ? Et de s'excuser d'être soi-même ? Ok, je pose ça là, je te laisse y réfléchir. Donc je disais, j'avais été cet enfant hyper timide, ce vilain petit canard qui semblait s'être trompé de planète. Très tôt, j'ai eu des velléités d'autonomie. Pas pour tout, je te rassure, juste pour ce qui m'intéressait. À trois ans et demi, j'en ai eu marre de dépendre de mes parents pour avoir des histoires, donc j'ai demandé à mon père de m'apprendre à lire. Ce qu'il a fait, et à quatre ans, je lisais couramment grâce à Rudi et Paco, le livre d'apprentissage de la lecture que mon père avait trouvé pour moi. Je me suis ennuyée une grande partie de ma scolarité. Bah oui, forcément, à six ans au CP, ça faisait déjà deux ans que je savais lire, donc j'avais plus grand-chose à apprendre. Mes souvenirs d'école, alors que j'adorais apprendre, sont vraiment teintés de longues périodes d'ennui. On aura certainement l'occasion d'en reparler, je ne vais pas m'attarder là-dessus. J'ai plutôt bien réussi à l'école et comme j'étais plutôt douée en maths, le système m'a poussée vers des études scientifiques. Première confrontation à des choix qui pour moi n'avaient aucun sens, puisque j'aimais aussi le français. Oui, mais voilà, à l'époque, il fallait choisir. Bac scientifique en poche, je m'inscris à la fac, et après quelques péripéties que je ne développerai pas aujourd'hui, j'en ressors avec un DESS, Bac plus 5, qui s'appellerait Master aujourd'hui. Je travaille un an sur mon lieu de stage, dans un laboratoire du CNRS, la recherche publique, puis je rejoins un labo tout neuf, monté par un grand acteur de l'industrie phytosanitaire pendant 18 mois. Le labo, c'est bien, mais ça devient vite routinier. La recherche fondamentale, ça demande plus de patience que ce que j'en ai à l'époque, et la recherche appliquée telle que je l'ai exercée, c'est un peu de développement et beaucoup de routine. Bref, rebelote, je m'ennuie. Je finis par passer du côté obscur de la force. Je rejoins un fournisseur de réactifs de laboratoire pour conseiller les chercheurs sur les produits à utiliser en fonction de leurs applications. Et c'est ainsi qu'a commencé ma carrière commerciale. De fil en aiguille, je resterai 12 ans dans cette société et en changeant de poste en moyenne tous les 18 mois, et en gravissant à vitesse grand V tous les échelons. C'est ainsi que la fillette timide, maladive, se retrouve à animer des réunions des ventes européennes et à prendre la parole avec micro et estrade en anglais devant plus de 300 personnes, incluant les gros bonnets de la société. J'ai ensuite travaillé pour d'autres sociétés, continuant à gravir les échelons. Mon dernier poste en tant que salarié était un poste de VP Europe, vice-président. Sur le papier, j'avais tout pour être heureuse, je gagnais un maximum d'argent, j'avais une belle grosse voiture de fonction, un titre qui pète, mais j'ai jamais été aussi mal de toute ma vie. J'ai connu le niveau de stress le plus élevé de ma vie, l'ennui à nouveau de faire des tâches rébarbatives, le non-sens, comme de faire un reporting hebdomadaire d'opportunités dont le cycle de vente était de 10 à 18 mois, mais surtout, un vrai conflit de valeurs. Bien sûr, je te dis ça aujourd'hui, avec 4 ans de recul, c'est plus facile à analyser. Mais sur le moment, je n'ai pas compris que c'était ça. Il a fallu que mon corps m'envoie des messages forts avant que je commence à me poser des questions. Suis-je vraiment à ma place ? Est-ce vraiment ainsi que j'ai envie de vivre ? Ce que mon mental refusait de voir a poussé mon corps au bord de l'épuisement. J'avais perdu toute motivation pour ce job. Je culpabilisais de ne plus avoir envie de travailler, je me flagellais comme on fouetterait un âne qui ne voudrait pas avancer. Sans voir qu'il a une patte cassée, j'étais fatiguée, de mauvaise humeur et je me sentais complètement piégée. Alors comment sortir de là ? Parfois, sur la route, en conduisant, j'avais cette pensée. Si j'avais un accident, au moins ça couperait quoi tout ça ? Et pourtant, je te jure que je n'ai jamais été suicidaire. Peut-être que ces pensées te choquent, mais si toi aussi tu as déjà été en situation d'épuisement professionnel ou de burn-out, je suis sûre que ça te rappelle quelque chose. Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris des vacances, en me disant que c'était la fatigue et que ça irait mieux après. J'ai fait le plein d'énergie pendant dix jours, et le jour de la reprise, je me suis retrouvée complètement à plat. Tu sais, comme quand tu crois avoir branché ton portable pour le charger pendant la nuit, et qu'en fait le petit bitonio n'était pas bien enclenché et ta batterie est à plat. Trois choses m'ont sauvée à ce moment-là. La première, c'est que j'avais commencé à me former à la neurologie fonctionnelle et à la posturologie depuis plus d'un an. Je coachais quelques sportifs le week-end pour le plaisir. pour les aider à améliorer leur performance. Et ça, j'aurai l'occasion de t'en reparler. Et je me rendais compte que dans ce contexte, je redevenais moi-même. Souriante, dynamique, motivée. La deuxième chose, c'est que j'avais autour de moi des personnes qui avaient fait des burn-out. Et j'avais vu qu'il était très long de s'en sortir. Quand tu touches vraiment le fond, ça peut te prendre plus de deux ans avant de remonter à la surface. Et tu en gardes des séquelles. Et la troisième, c'est une amie qui m'a alertée. Elle m'a dit « Maintenant, va voir ton médecin et demande-lui de t'arrêter avant qu'il ne soit trop tard et que tu lui laisses des plumes. » Elle m'a fait promettre et elle a certainement sauvé ma santé mentale. Le lendemain, j'ai pris rendez-vous chez ma généraliste et sans exagérer, cette visite médicale, je pense que c'est ce que j'ai eu de plus dur à faire de toute ma vie. Et pourtant, des épreuves, j'en ai connues. Mon égo en a pris un coup. Je suis allée chez le médecin pour lui demander de l'aide. Quoi ? Oui. de l'aide, moi qui m'étais fait un point d'honneur de toujours tout réussir toute seule, sans jamais rien demander à personne. La femme forte et autonome qui gère sa vie et sa carrière d'une main de maître avait besoin d'aide. J'ai été en arrêt de travail, le deuxième de toute ma vie. Le premier, ça avait été à l'initiative de ma mère quand mon père est mort. Voilà, j'en étais là. Et maintenant, il fallait tout reconstruire. Mon énergie d'abord et ma vie ensuite. J'ai eu la chance d'être... parfaitement bien épaulé par mon conjoint et je ne le remercierai jamais assez de sa patience et de sa bienveillance. Le pauvre, il a marché sur des oeufs avec moi pendant quelques temps. Il ne savait pas par quel bout prendre la situation. Quand je suis rentrée un soir en lui disant « Sylvana m'a fait promettre d'aller chez le médecin pour demander un arrêt de travail » , Il m'a dit « Oui, je pense que c'est une bonne idée. Je ne savais pas trop comment te le dire, je pensais que ça serait mieux que ça vienne de l'extérieur. J'ai dû être un vrai dragon pendant cette période et je suis vraiment reconnaissante d'être restée malgré tout. » Alors voilà, une fois arrêtée, j'ai attaqué la reconstruction et j'ai senti vraiment au plus profond de moi que jamais je ne pourrais retourner quelque part où mes valeurs n'étaient pas respectées. Une de mes valeurs hautes, c'est l'amour. Et je te garantis que là où j'étais, il n'y en avait pas, mais alors pas du tout. Une autre de mes valeurs hautes, c'est la cohérence, même topo. Enfin, tu vois le genre, je n'avais rien à faire ici, mais j'avais besoin de me prendre le mur pour comprendre. Et c'est ainsi que, petit à petit, je me suis construit une vie triple R, qui me ressemble, qui me ressource, qui me respecte. J'ai monté LRT Consulting, j'ai terminé mes formations en neuro et en posturologie, j'ai commencé à apporter mon aide grâce à ces deux disciplines. Puis j'ai combiné tout ça avec mes 23 années d'expérience business et management et ça a donné naissance à mes accompagnements. Depuis, mes valeurs me servent de filtre. Je fais confiance à mon corps, à mes émotions et mes ressentis pour savoir si je suis sur la bonne voie. Je m'entoure de personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi. Je respecte mon caractère introverti et je me ménage des créneaux de connexion à la nature, en solo, dans le calme. J'assume le fait d'être hypersensible. J'assume le fait d'être atypique. Et je sais qu'aujourd'hui, c'est ma plus grande force. Donc tu vois, l'écologie de la vie, c'est le fait de tenir compte de sa nature pour se construire un habitat au sens large qui nous permette de vivre en harmonie. C'est une autre de mes valeurs fortes d'ailleurs. Et on aura l'occasion d'en reparler dans le prochain épisode, mais la nature humaine, on a tendance à vraiment l'oublier. L'humain a oublié d'où il venait. Il a inventé des technologies formidables, mais ces technologies, elles ont un coût biologique. Et ça se traduit aujourd'hui par une recrudescence de maladies mentales, burn-out, dépression, démence et physique, troubles musculosquelétiques, fibromyalgie, douleurs chroniques, etc. Il est possible d'inverser la tendance, il faut juste se rappeler qui nous sommes. Et ce sera le sujet de l'épisode numéro 2, d'aller en profondeur, rechercher ce qu'est la nature humaine. Merci de m'avoir écouté. Keep shining. Merci d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve. La semaine prochaine, pour une nouvelle aventure. Depuis début 2023, j'ai accompagné des dizaines de personnes, entrepreneurs ou leaders du quotidien, grâce à mes programmes Élévation et Business & Mindset. Si toi aussi tu ressens cet appel à te créer une vie que j'appelle Triple R, qui te ressemble, qui te ressource, qui te respecte, alors contacte-moi. Tu trouveras en description un lien direct vers mon agenda pour réserver ton appel découvert. J'ouvre régulièrement des places dans mes accompagnements. Prenons le temps de discuter de tes défis du moment pour voir comment je pourrais t'aider. J'ai hâte d'échanger avec toi !