Speaker #0Est-ce que tu as déjà remarqué que tu freines pile au moment où ça pourrait vraiment décoller ton business ? Tu repousses ce poste qui pourrait enfin toucher les bonnes personnes, tu laisses traîner ce devis alors que le client c'est exactement celui que tu attendais ? Tu dis que peut-être t'es pas encore prête alors que tout indique le contraire ? Moi ça m'est arrivé et le jour où j'ai vraiment regardé la raison en face, j'ai été surprise. La réponse tenait en quatre mots, la peur de trop réussir. Aujourd'hui, je t'emmène dans cette analyse-là avec ce qu'elle m'a appris et ce que ça peut changer pour toi aussi. Allez, bonne écoute ! et 8 en comité de direction, j'accompagne aujourd'hui celles et ceux qui veulent reprendre le lead sur leur entreprise et leur vie sans s'épuiser ni se trahir. Mon approche ? Te guider vers ta vie triple R, celle qui te ressemble, te ressource et te respecte. Si tu veux que la réussite de ton business devienne l'expression de ta mission et non plus celle de ton sacrifice, alors rejoins-moi. Ensemble, nous allons transformer le monde. Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé de légitimité, de syndrome de l'imposteur, de ce qu'on peut parfois, sans même le nommer, porter. Et aujourd'hui, on va aller un cran plus loin parce qu'il y a une peur qu'on évoque rarement, tellement elle paraît absurde à première vue, c'est la peur de réussir. Autant on parle beaucoup de la peur de l'échec, mais celle-là, on en parle beaucoup moins. Et dans cet épisode, je vais te parler de trois choses. D'abord, un mécanisme que la psychologie a théorisé il y a des décennies et qui explique pourquoi. On recule devant sa propre grandeur. Ensuite, la mécanique très concrète de cet auto-sabotage, c'est celle qui fait qu'on appuie en même temps sur l'accélérateur avec un pied et sur le frein avec l'autre. Et enfin, ce que mon anecdote personnelle m'a appris sur la vraie racine de cette peur et ce qu'on peut faire concrètement pour arrêter de se limiter soi-même. Il y a un concept que j'ai découvert il y a quelques années et qui m'a littéralement scotché tellement il résonnait avec tout ce que je voyais chez mes clients et chez moi. C'est le psychologue Abraham Maslow qui l'a théorisé en premier, oui, c'est celui de la pyramide. Il a appelé ça le complexe de Jonas, en référence au personnage biblique. Tu as peut-être entendu parler de cette histoire de Jonas et la baleine. Sinon, je t'invite à faire des recherches. Moi, je vais mettre sur ma chaîne YouTube une petite vidéo, un petit animé pour expliquer ce que c'est. Donc Maslow s'est rendu compte d'un paradoxe qu'on porte tous à des degrés différents. On aspire à se réaliser... pleinement, à exploiter tout son potentiel et en même temps, on est terrifié par sa propre grandeur. On fuit sa propre réussite, on sabote ses talents et ce n'est pas un manque d'ambition mais c'est plutôt parce que le vertige devant l'immensité de ce qu'on pourrait devenir est parfois plus fort que l'envie d'y aller. Maslow racontait qu'il posait une question très simple à ses étudiants qui est celle-ci. Qui parmi vous écrira un jour un grand livre ou deviendra un leader marquant ? Et systématiquement, il y avait un silence dans la salle. Les regards se baissaient, personne ne levait la main. Et ce n'est pas parce que personne n'en était capable, mais c'est parce que briller, ça fait peur. Tu te souviens de ce dont on a parlé ici plusieurs fois, ton cerveau primitif ? Celui dont l'unique mission, c'est de te maintenir en vie, mais pas de te voir t'épanouir. Le complexe de Jonas, c'est ce même cerveau qui agit, mais sur un terrain un peu différent. Il ne va pas te faire procrastiner au quotidien. Mais il va te donner ce vertige face à ta propre grandeur. Et pour nous, entrepreneurs solos, ce vertige y prend une forme très concrète. Réussir, ça veut dire devenir visible. Ça veut dire s'exposer, être vu, être jugé, être le clou qui dépasse de la planche. Et ton cerveau primitif associe cette exposition à un danger, pas un danger réel physique, un danger social. Celui d'être rejeté, critiqué, mis à l'écart. Pour lui, être exclu du groupe, ça ressemblait autrefois à une condamnation à mort, ça on en a déjà parlé plusieurs fois sur ce podcast. Alors il préfère la plupart du temps que tu restes toute petite. C'est beaucoup plus sûr à ses yeux. Et c'est exactement ce que j'ai découvert en faisant ce travail sur moi-même. Je me suis posé la question très simplement, qu'est-ce qui pourrait m'empêcher de réussir ? Qu'est-ce qui en moi pourrait saboter ma propre réussite sans que je m'en rende compte ? La réponse, elle n'est pas venue tout de suite, je te l'accorde. Il a fallu que je gratte un peu. Mais quand elle est arrivée, elle était limpide. Il y avait plusieurs choses. Une qui était la peur de m'épuiser et l'autre qui était la peur de me vanter. Et ça, je pense que j'en ai déjà parlé sur ce podcast. Moi, j'ai été éduquée avec l'idée qu'être prétentieux, c'était vraiment la pire des choses. Et donc, qu'il ne fallait pas se vanter. Et ne pas se vanter, quelque part, pousser à l'extrême, ça veut dire que je vais minimiser tout ce dont je suis capable. Pour surtout ne pas briller, ne faire de l'ombre à personne et donc ne pas pouvoir être accusée de me vanter. Ce qui potentiellement pouvait faire que ma mère ne m'aimait plus, en tout cas dans mon imaginaire d'enfant bien entendu. Et la peur de m'épuiser en fait c'est cette peur d'avoir trop de clients d'un coup. Imagine que ça marche trop et que t'es trop de clients, que ça te demande trop d'énergie et qu'en fait t'arrives plus à tout mener de front. Et que non seulement tu serais épuisée par ça. Mais en plus, potentiellement, ton niveau de service pourrait baisser parce que tu en as trop. Et en fait, sans jamais me le formuler comme ça, je limitais moi-même le succès de mes propres actions à cause de cette peur-là. Tu vois le paradoxe ? Le vrai frein, il n'a jamais été dans mes compétences, mais c'était la charge que j'anticipais, celle que le succès allait me demander. Et c'est précisément là que ça devient intéressant, parce que cette peur-là, elle ne se contente pas de nous faire hésiter, elle a un coût très concret au quotidien. Et c'est de ça dont je vais te parler maintenant. Alors comment cette peur de l'épuisement, elle se traduit concrètement dans ton quotidien de solopreneur ? C'est ce qu'on appelle parfois la double commande. L'image, elle est simple, elle est terriblement juste. T'appuies toutes tes forces sur l'accélérateur pour faire grandir ton activité, et en même temps, sans t'en rendre compte, t'es en train de serrer le frein à main. Le résultat, c'est que tu dépenses une énergie folle, tu postes, tu relances, tu fais des propositions, tu te bouges, tu vas rencontrer des gens... Mais la voiture, elle n'avance pas vraiment ou alors beaucoup plus lentement que ce que ton énergie mériterait. Et le moteur, lui, il s'use quand même. Et chez moi, ça se traduisait par de toutes petites choses. Un mail que je repoussais d'un jour, puis d'une proposition commerciale que je gardais dans mon dossier à finaliser, alors qu'en fait, elle était prête depuis longtemps à une virgule près. Rien de dramatique en apparence, mais accumulé, ça peut être des mois entiers de croissance qui n'arrivent jamais. Parce qu'une partie de moi en coulisses tirait le frein. Et si je te parle de ça, c'est parce que je le vois très régulièrement chez les clients que j'accompagne en individuel. La peur, presque jamais formulée comme ça au départ, on s'entend, ressemble à « et si j'avais trop de clients et si je ne pouvais plus tout suivre ? » « et si je m'épuisais à nouveau comme avant ? » Cette peur-là, elle est légitime surtout si tu as déjà vécu l'épuisement professionnel. Beaucoup d'entre nous ont quitté le salariat après un épuisement justement et le corps s'en souvient. Alors il y a une partie de toi qui préfère limiter la casse avant qu'elle n'arrive plutôt que de risquer de la revivre. Le problème c'est que cette stratégie de protection elle a un coût elle aussi et vivre avec le pied sur l'accélérateur et la main sur le frein à main c'est pas très reposant. Ça épuise différemment c'est tout mais c'est de la tension chronique, c'est de la frustration de jamais avancer aussi vite que ce que tu voudrais. Et c'est une fatigue qui va s'installer sans même que t'aies un pic d'activité pour l'expliquer. Le corps, il finit toujours par envoyer la facture d'une manière ou d'une autre. Alors la vraie question n'est pas comment j'arrête d'avoir peur de m'épuiser. Cette peur-là, tu ne l'effaces pas d'un coup de baguette magique. Et ce n'est pas non plus l'objectif, d'ailleurs. La vraie question, c'est comment tu construis ton activité pour que réussir ne veuille plus dire s'épuiser. Et c'est exactement ce que ce travail sur moi-même m'a permis de commencer à changer très concrètement. Et je vais partager ça avec toi maintenant. Ce que cette peur de l'épuisement m'a appris, c'est que le problème n'a jamais été la réussite en elle-même. Le problème, c'était l'image que je m'en faisais. Tout porter seule, encore plus qu'avant, sans personne pour partager la charge. Et si la peur vient de l'idée de devoir tout gérer seule, la solution, ce n'est pas de viser moins haut. La solution, c'est de ne plus être seule à porter, tout simplement. Et concrètement, ça se joue à plusieurs niveaux. D'abord, nommer la peur dès qu'elle apparaît. La prochaine fois que tu remarques que tu traînes des pieds sur quelque chose qui devrait pourtant te réjouir, une prise de parole, un lancement, une proposition à un client idéal, arrête-toi une seconde et demande-toi « est-ce que j'ai vraiment un problème d'organisation ? » ou « est-ce que j'ai peur de ce que ça va me demander si ça marche ? » Ensuite, c'est changer la manière dont tu mesures ton chemin parcouru. Il y a un principe que l'auteur Dan Sullivan a théorisé dans son livre « The Gap and the Gain » Au lieu de mesurer la distance qui te sépare encore de ton idéal, et on s'entend que cet idéal y recule sans arrêt à mesure que tu avances, parce que tu as cette exigence-là. Il propose plutôt, et il te laisse toujours l'impression de ne jamais y être, il propose plutôt de mesurer le chemin parcouru depuis ton point de départ. Où en étais-tu il y a un an, deux ans, trois ans ? Ce chemin-là, c'est un fait réel, factuel, fixe, que rien ne peut te reprendre. Et il rassure ton cerveau primitif bien mieux qu'un idéal mouvant ne le fera jamais. Et enfin... Construire la structure avant d'en avoir besoin. Et ça, moi, je l'avais en tête quand même un peu depuis le début. Avoir quelque chose de scalable, comme on dit, que je pouvais monter en échelle. Beaucoup d'entre nous attendent d'être débordés pour déléguer, pour poser un cadre, pour créer des systèmes qui tiennent la charge. Mais à ce moment-là, c'est souvent trop tard, on est déjà épuisé. La structure se met en place avant, justement pour que le succès ne fasse pas exploser ce qui tenait à peine. Et ça, ça m'amène au dernier point et sans doute le plus important. Arrêtez de porter ça toute seule dans sa tête. C'est souvent là que ça se joue vraiment. Quand t'es seule face à ton écran, la peur de l'épuisement elle grossit. Parce que t'as personne pour te dire moi aussi je suis passée par là et voilà comment j'ai fait. Le regard d'un groupe, l'expérience de celles et ceux qui sont un peu plus loin que toi sur le chemin, ça dédramatise énormément. C'est plus une peur qui tourne en boucle dans ta tête, c'est... Juste un sujet qu'on examine ensemble. Et d'ailleurs, c'est exactement le sujet du prochain grand atelier Élévation qui fait maintenant partie de l'Académie Solo Augmentée en tant qu'atelier Mindset et qui a lieu le 28 août, vendredi. On va y travailler cette peur de réussir, ce complexe de Jonas, cette double commande, ensemble, à plusieurs, avec des clés concrètes pour poser une structure qui tient avant que le succès n'arrive. Et cet atelier s'appuie d'ailleurs sur ce même principe du gap and the gain dont je viens de te parler. Ce grand atelier, tu peux le rejoindre seul ponctuellement, mais c'est aussi ce mois-ci, comme je te disais, l'atelier Mindset inclus dans l'Académie Solo Augmentée, qui est mon format mensuel qui associe cet atelier Mindset à un atelier IA sur un cas concret et une session de Mastermind où tu retrouves justement ce regard collectif dont je te parlais. Et on s'entend bien que moi, dans ce qui m'a aidé à monter en échelle, à automatiser, à déléguer, l'IA est au cœur de tout ce que j'ai fait. Et c'est vraiment ce qui fait qu'aujourd'hui, je me sens capable de gérer beaucoup plus de projets et d'avoir beaucoup plus de clients parce que j'ai automatisé grâce à l'IA et pas n'importe comment, avec beaucoup de qualité sur le rendu que j'obtiens. Et tout ça parce que j'ai bâti un système. Et c'est ça que je t'apprends à faire dans l'académie. Si ce que je viens de te décrire te parle plus largement, pas seulement pour l'atelier Mindset, mais pour ta manière de porter ton activité au quotidien, d'être entouré et de pouvoir bâtir des systèmes où l'IA va devenir réellement un assistant, pas juste quelqu'un qui brasse de l'air, tu trouveras un lien en description. Je te retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode et d'ici là, n'oublie pas, keep shining ! Merci d'avoir écouté cet épisode. On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle aventure. Depuis début 2023, J'accompagne des entrepreneurs, coachs et dirigeants qui refusent de choisir entre réussite et authenticité, entre bien-être et performance. Si toi aussi tu ressens cet appel à te créer ce que j'appelle une vie triple R, qui te ressemble, te ressource et te respecte, alors rejoins ma communauté. Inscris-toi à l'Impower Mail, ma newsletter hebdomadaire. Chaque semaine, tu recevras des stratégies concrètes, des outils exclusifs et des réflexions pour réveiller ton pouvoir intérieur et enfin Reprendre le lead sur ton entreprise et ta vie. Tu trouveras le lien en description. J'ai hâte de poursuivre ce voyage avec toi.