Speaker #0Bonjour, je m'appelle Grégoire Ausha, je suis cardiologue. Je vous propose à travers ces podcasts de vous partager mon univers professionnel et de vous faire découvrir une étonnante machine, votre cœur. À travers des conseils pratiques, des interviews de soignants ou des récits et témoignages poignants de héros du quotidien, ce podcast a pour but de vous toucher en plein cœur. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, nous allons continuer notre saga sur le cholestérol. Nous avons vu il y a 15 jours ce qu'était cette molécule, son rôle dans l'organisme, essentiel comme vous le savez, puisque le cholestérol est un lipide de structure et de fonction. Il sert à la synthèse d'hormones et de vitamines. Aussi, le cholestérol est un constituant essentiel des membranes cellulaires, notamment au niveau du cerveau. Vous savez aussi bien que moi à quel point on diabolise le cholestérol. Il y a beaucoup d'incompréhensions autour de ce métabolisme, ce qui conduit certaines personnes à dire qu'il n'est finalement pas un problème. En réalité, l'hypercholestérolémie cause en effet des maladies cardiovasculaires, mais plus que la molécule elle-même, c'est son métabolisme qui pose problème. Et quand on parle de métabolisme... cela fait intervenir des protéines. Elles sont un constituant essentiel de nos cellules et nous pourrons aborder cela dans d'autres épisodes. Mais les protéines servent aussi à transmettre des signaux aux cellules, un peu comme des messagers qui communiqueraient une clé avec sa serrure. Les cellules, elles sont recouvertes de certaines protéines qui sont des récepteurs à d'autres protéines qui sont des messagers à la surface d'autres cellules. C'est comme cela que le corps humain fonctionne et que les cellules communiquent entre elles. On parle d'ailleurs de récepteurs et de ligands, la fameuse clé qui s'intègre parfaitement avec la bonne serrure. En ce qui concerne l'hypercholestérolémie, c'est-à-dire l'excès de cholestérol qui conduit aux maladies cardiovasculaires, et bien finalement, le problème est certes l'excès de production de cholestérol, mais aussi un... défaut d'élimination. Vous noterez que je n'ai pas trop mis en avant le problème des excès d'apport de cholestérol, notamment par l'alimentation, et vous comprendrez cela dans un autre épisode. Mais pour revenir particulièrement au métabolisme du cholestérol, je vais aujourd'hui vous parler de ces fameuses molécules qui transportent le cholestérol, à savoir les lipoprotéines. Alors... Installez-vous confortablement, vous allez avoir des idées beaucoup plus claires sur les problèmes qui sont liés à l'hypercholestérolémie et notamment tout le bashing que l'on fait sur le fait que ça ne serait pas trop un problème alors que non, l'hypercholestérolémie c'est véritablement un facteur de risque cardiovasculaire, c'est-à-dire que ça augmente le risque d'avoir un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral tout particulièrement. Je préfère vous prévenir, l'épisode est assez technique, mais prenez le temps de bien tout écouter, car vous aurez des idées beaucoup plus claires à la fin, grâce aussi à la synthèse que je vous ferai en toute fin d'émission. Mais avant de commencer, si vous ne voulez pas rater un épisode et en recevoir une notification, je vous invite à vous abonner à l'émission, cela fera aussi grandir la communauté. Explosez également le bouton j'aime sur votre plateforme d'écoute préférée, cela m'aidera énormément et récompensera également le travail que je fais. Le cholestérol, il est partout. Dans nos aliments, dans nos cellules et sans cholestérol, il n'y a pas de vie animale. Mais alors, quoi les médecins veulent-ils que vous ayez un taux de cholestérol bas et de quoi parle-t-on exactement quand on dit cela Vous avez compris Il y a 15 jours, le rôle du cholestérol. Je ne reviendrai pas dessus et si ça n'est pas clair, je vous invite à écouter l'épisode précédent. Vous avez entendu parler du bon cholestérol et du mauvais cholestérol. Mais pour que vous compreniez bien cela, il faut que je vous explique comment est produit ce cholestérol et comment il circule dans notre organisme. A la fin de l'épisode, vous comprendrez que les maladies cardiovasculaires sont donc en lien avec l'hypercholestérolémie, où plus généralement on parle des dyslipidémies car elles sont liées à un problème dans le métabolisme des lipides, et donc sont davantage un problème de métabolisme du cholestérol qui fait donc intervenir des protéines plus que le cholestérol en lui-même. Vous vous souvenez, il y a 15 jours, je vous ai expliqué que dans la famille des lipides, il y avait les graisses, que sont les acides gras, les triglycérides, qui sont une réserve d'énergie importante pour le corps humain, et qu'il y avait d'autres molécules comme le cholestérol et les phospholipides, qui sont des lipides de structure et de fonction. Le corps humain, il est capable de synthétiser le cholestérol, on parle alors d'apport endogène, mais il en reçoit aussi par l'alimentation, et on parle d'apport exogène en cholestérol. On va imaginer un peu comme quand vous étiez petit et que vous regardiez à la télévision Il était une fois la vie. Comment un morceau de beurre, qui contient donc des graisses et notamment du cholestérol, se retrouve dans le sang et comment il est transformé pour participer au fonctionnement du corps humain Quand vous mangez du beurre, celui-ci passe dans l'estomac, puis dans l'intestin grêle, et à ce niveau, il va se retrouver émulsionné. un peu comme une sorte de savonnage, ce qui va aboutir à la dissolution des graisses sous l'action des sels biliaires produits par le foie, la bile en gros, qui contient aussi du cholestérol, et c'est plutôt paradoxal, vous ne trouvez pas, que le foie rejette du cholestérol sous forme de sels biliaires pour permettre à l'intestin d'absorber du cholestérol. Mais tout ça, on pourra en reparler. Et aussi sous l'action d'une enzyme très importante, qui est produite majoritairement par le pancréas, qui s'appelle la lipase. Cette enzyme, la lipase, va permettre de dissoudre les graisses et donc de faire passer les graisses de l'état solide à liquide, notamment en tout petits fragments d'acide gras et de cholestérol. Comme vous le savez, les graisses ne se mélangent pas à l'eau. Il faut donc les mettre dans des petites billes que l'on appelle des micelles. Et micelle, ça n'a rien à voir avec un livre de messe ou un... prénom mal prononcé, les micelles sont chargées de lipides, à savoir les acides gras, le cholestérol, mais aussi les vitamines liposolubles que sont les vitamines A, D, E et K. Les micelles vont arriver au niveau de la muqueuse intestinale, plus précisément l'antérocyte, et là il va y avoir un transfert des lipides contenus dans les micelles vers les cellules de l'intestin. Et c'est là que toute la magie s'opère. Les lipides vont être réempactés dans des petites billes que l'on appelle des chylomicrons. Les chylomicrons font partie de la famille des lipoprotéines, c'est-à-dire un mélange de lipides et de protéines qui peuvent circuler dans le sang. Imaginez cela comme une bulle de savon avec au centre majoritairement les graisses et le cholestérol et à la surface des protéines. qui permettent de communiquer avec certaines cellules du corps humain, un peu comme une plaque d'immatriculation. Ces plaques d'immatriculation, elles s'appellent des apolipoprotéines. Et retenez bien cela, car c'est très important pour la suite de l'épisode. Les lipoprotéines, comme je vous le disais, ce sont les sortes de véhicules qui permettent de transporter les lipides. Ils ont des tailles différentes, allant du plus gros au plus petit. Il y en a 5, les chylomicrons, les VLDL pour Very Low Density Lipoprotein, IDL pour Intermediate, LDL pour Low Density Lipoprotein, et pour finir, HDL pour High Density. On les définit donc surtout par leur densité. Et comme les graisses sont très peu denses par rapport aux protéines, les VLDL et les LDN qui contiennent beaucoup de graisses, ont donc des densités basses alors que les HDL très peu d'où leur densité haute. Nous verrons cela plus tard car leur taille a un impact sur leur possibilité de se déposer dans les vaisseaux sanguins. Les lipoprotéines, ce sont de grands complexes de protéines, ils sont hydrosolubles par fonction et ils transportent massivement les lipides dans tout l'organisme. Pour revenir au chylomicron, ceux-ci se retrouvent dans le système lymphatique et ils arrivent dans le sang via le canal thoracique au niveau du confluent veineux jugulose au clavier gauche. Et alors là, ils vivent leur meilleure vie. Ils vont distribuer, un peu comme le facteur, des acides gras à tir l'arigot aux cellules qui en ont besoin, majoritairement les cellules musculaires et les adipocytes. Ce sont les cellules graisseuses si vous préférez, sous l'action d'une enzyme qui est présente dans les vaisseaux, que l'on appelle la lipoprotéine lipase. Tout cela contribue à faire dégonfler les chylomicrons, qui vont donc se retrouver en quelque sorte complètement ratatinés. un peu comme une vieille pomme toute flétrie, et être absorbés par le foie pour être recyclés, et on les appelle les rémenants. Personnellement, je trouve que ça fait un peu Walking Dead, et ces rémenants, qui sont riches en cholestérol, seront captés par le foie. C'est comme cela que, majoritairement, le foie capte le cholestérol qui provient de notre aliment. Ok, jusque là, il y a une partie du cholestérol que l'on mange, qui se retrouve donc au niveau du foie. Mais, si vous m'avez suivi, est-ce que le cholestérol, c'est un lipide essentiel pour l'organisme Essentiel dans le sens où, autrement dit, est-ce que le corps humain doit forcément trouver ses sources de cholestérol au sein de l'alimentation Et est-ce qu'il s'est fabriqué le cholestérol lui-même pour élaborer des cellules et des hormones comme vous l'avez compris Eh bien oui Et c'est ça qui est génial, car le foie est une véritable usine à produire du cholestérol. Et il faudra que je vous fasse un épisode sur le rôle du foie dans la production du cholestérol et pourquoi l'alimentation n'a finalement que peu d'effet sur les taux de cholestérol dans le sang. Cela va probablement du coup en déculpabiliser beaucoup sur le fait que malgré une bonne hygiène de vie, il garde un taux de cholestérol important. Mais aussi sur le fait que, oui, avoir une bonne hygiène de vie n'est pas toujours suffisant pour avoir des artères en bonne santé et que cela peut justifier malgré tout de prendre parfois des médicaments pour le faire baisser, comme les statines ou des anti-PCSK9 qui sont des molécules plus récentes. Mais là, je suis déjà un peu trop loin. Le but de l'épisode, c'est vraiment de vous expliquer comment chemine le cholestérol dans notre corps. notamment à travers les fameuses petites billes que sont les lipoprotéines. Nous avons vu jusqu'à présent que le cholestérol provenait de l'alimentation, mais que le foie savait aussi le produire. Et que se passe-t-il ensuite Eh bien, comme toute usine, le foie produit le cholestérol et il va le mettre dans des petits paquets, ces fameuses petites billes dont je vous parlais, qui vont pouvoir circuler dans les vaisseaux sanguins. puisque le cholestérol seul n'est pas soluble dans le sang, je vous le rappelle. Et là, vous allez voir, c'est absolument génial. Le foie, il produit la grande majorité du cholestérol dans le corps humain. Il va le mélanger avec des triglycérides pour le mettre dans une petite bille, une lipoprotéine qui s'appelle le VLDL. Je vous en ai parlé tout à l'heure parmi les cinq lipoprotéines. Petite digression, mais fun fact. Est-ce que vous savez d'où provient la majorité des triglycérides du corps humain Si vous le savez, vous pouvez me le laisser en description. Sinon, pour les triglycérides de l'alimentation, ce n'est pas la majorité, mais c'est les glucides, aussi l'alcool. Les glucides sont transformés en acides gras, puis stockés sous forme de triglycérides majoritairement dans le foie. C'est ce qui donne des fois le nom de... foie gras ou autrement dit stéatose hépatique pour le terme plus médical. Ils sont stockés donc dans le foie mais aussi les adipocytes, les cellules graisseuses. Autrement dit, quand vous mangez beaucoup de sucre, vous fabriquez du gras. Pour revenir au cholestérol qui est donc produit par le foie, il est donc envoyé dans le sang dans des petites billes qui s'appellent les VLDL qui portent une plaque d'immatriculation particulière qui s'appelle l'apo-b100. Cette protéine, apo-b100, pour apolipoprotéine-b100, le nom est un peu long, mais c'est très important car... Cette apolipoprotéine baissant, elle est en grande partie responsable du mauvais métabolisme du cholestérol qui conduit à son dépôt dans les artères et donc aux maladies cardiovasculaires. Vous allez mieux comprendre par la suite. Cette plaque d'immatriculation, elle permet de communiquer avec les autres cellules à mesure que la lipoprotéine voyage dans les vaisseaux sanguins. Et là, de la même façon que les chylomicrons de tout à l'heure, La lipoprotéine vit sa meilleure vie, elle va délivrer des triglycérides et du cholestérol aux cellules qui en ont besoin, et à mesure qu'elle se décharge de lipides, la densité de la lipoprotéine augmente, et elle va s'appeler en se transformant IDL puis LDL. Je schématise un peu, mais ça permet quand même de rendre les idées plus claires. Et là on arrive au fameux méchant de l'histoire, le... LDL-cholestérol, lui, il intervient, et je dis méchant, non pas par sa nature, mais pour ses conséquences. En réalité, le LDL-cholestérol, il n'est pas forcément mauvais. Il a sa raison d'être, à savoir apporter du cholestérol aux cellules, mais il a plusieurs zones de fragilité qui font qu'il va induire des maladies cardiovasculaires, et cela fera l'objet de la prochaine émission HDL et LDL. le bon, la brute et aussi le truand. Vous comprendrez pourquoi. Dès que les cellules n'ont plus besoin de cholestérol, le LDL est recapté par le foie grâce à des récepteurs du LDL qu'on appelle LDL-R pour LDL récepteur. Le cholestérol en excès est alors réintégré de nouveau dans les VLDL pour aller vers les cellules du corps humain ou bien éliminé au niveau du tube digestif. à travers les sels biliaires contenus dans la bile. Le problème, c'est que des fois, le LDL reste trop longtemps dans les vaisseaux et une cascade d'inflammation se produit avec une oxydation des LDL, ce qui conduit à des dépôts au niveau des vaisseaux. C'est le fameux processus d'athérosclérose qui conduit à l'encrassement des artères et au risque de rupture de plaques d'athérome, conduisant donc aux accidents cardiovasculaires, infarctus du myocarde et AVC. L'athérosclérose, en mots simples, c'est la formation des plaques qui bouche les artères notamment. A l'issue du voyage du cholestérol dans le corps humain, vous comprenez à quel point il existe un équilibre entre l'apport alimentaire de cholestérol, la synthèse du cholestérol par le foie, et l'élimination du cholestérol dans le tube digestif. qui est lui-même réabsorbé à travers la digestion, c'est ce qui s'appelle le cycle entéro-hépatique. Autrement dit, le foie est capable de réguler la synthèse et la production de cholestérol à travers les signaux qu'il reçoit via l'alimentation, mais aussi les besoins des autres cellules en cholestérol. Je trouve ça plutôt facile. On a vu qu'il y avait une phase où le foie produisait du cholestérol qui allait donc vers les cellules, c'est ce qu'on appelle le transport. hépatophuges des lipides et que ce cholestérol contenu dans les VLDL puis les LDL revenait ensuite au foie pour être éliminé. Mais il y a aussi un transport hépatopète du cholestérol, c'est-à-dire des cellules vers le foie avant d'être recyclées ou éliminées dans la bile via les selles biliaires. Et ce transporteur qui va des cellules jusqu'au foie s'appelle le HDL, appelé aussi Bon cholestérol. On le dit bon, il a tendance à nettoyer les excès de cholestérol des tissus, notamment au niveau des vaisseaux sanguins, en le ramenant au foie pour qu'il soit ensuite éliminé. De cette façon, avoir beaucoup de bon cholestérol, ça a longtemps été considéré comme un facteur de prévention cardiovasculaire, puisque l'idée, c'était de dire qu'avoir beaucoup de bon cholestérol signifiait moins de dépôts au niveau des vaisseaux sanguins. C'est vrai, dans une certaine mesure, et encore une fois, l'excès étant mauvais en tout, il faudra que je vous fasse un épisode spécifiquement dédié sur le HDL cholestérol, car il y a encore, une fois, beaucoup d'idées reçues à son sujet. Trop peu de HDL, c'est mauvais pour la santé, clairement. Mais en avoir beaucoup trop, ça n'est pas spécialement bon non plus. Toujours est-il que les personnes qui ont un taux de HDL cholestérol bas ont plus de risques d'accidents cardiovasculaires puisqu'il y a moins de nettoyeurs en quelque sorte du cholestérol en excès. La plaque d'immatriculation des lipoprotéines HDL, c'est majoritairement l'apo A1, qui est l'apo lipoprotéine protectrice de l'athérome, contrairement à l'apo B100 qui est athérogène. Nous le verrons dans le prochain épisode. Pour terminer sur les lipoprotéines, il y a la lipoprotéine petit a, qu'on appelle LPA, le A étant entre parenthèses. On la met entre parenthèses parce qu'il y a, comme je vous ai dit, sur les HDL, l'apo A, avec un grand A. Cette lipoprotéine petite A, je vous ferai un épisode dédié spécifiquement dessus. Elle est très intéressante et on commence beaucoup à l'étudier, car il s'agit, pour faire simple, d'un LDL, donc de petite taille, qui peut se déposer dans les artères, sur lequel est associée l'apo B100, donc un du LDL, la fameuse plaque d'immatriculation. Et donc, à cet apo B100... et relier une autre protéine qui s'appelle l'apolipoprotéine petit a, d'où son nom. C'est un peu comme un LDL qui aurait en plus une petite remorque que serait l'apolipoprotéine petit a. Et elle est un peu à part car elle a un pouvoir hétérogène très important, c'est-à-dire que sa présence dans le sang est associée à plus de risques cardiovasculaires et cela est déterminé génétiquement. Autrement dit, nous sommes... pas égaux face aux risques d'accidents cardiovasculaires de manière génétique. Mais encore une fois, je vous préciserai tout cela dans un autre épisode. Nous arrivons à la fin de cet épisode. Qu'avons-nous vu Nous avons appris que le cholestérol provenait de l'alimentation, mais qu'il était aussi produit par le foie. Il se déplace dans le sang dans des petites navettes que l'on appelle des lipoprotéines. Chaque lipoprotéine porte une plaque d'immatriculation qui permet d'interagir avec les cellules de l'organisme que l'on appelle des apolipoprotéines. Les chylomicrons apportent le cholestérol depuis l'intestin jusqu'au foie et le cholestérol produit par le foie lui est envoyé aux cellules dans des navettes que l'on appelle des VLDL puis DL puis LDL à mesure qu'elles se déchargent en triglycérides et en cholestérol. Ces navettes portent une plaque d'immatriculation qui permet d'interagir avec les cellules pour une meilleure reconnaissance. C'est la polypoprotéine. Dès que les cellules n'ont plus besoin de cholestérol, le LDL est normalement recapté par le foie, puis éliminé dans l'intestin via la production des sels biliaires. Enfin, il y a les éboueurs, en quelque sorte, à savoir les HDL, qui passent nettoyer les vaisseaux. Les lipoprotéines, vous l'avez compris, ça n'est pas du cholestérol, mais elles en contiennent. Et ce sont elles qui sont les cibles de traitement dans les maladies cardiovasculaires. Vous comprenez au final qu'il serait presque osé, mais plus juste de dire que le problème de l'hypercholestérolémie, c'est davantage un problème de protéines que de lipides. Donc vous comprenez mieux maintenant mon titre un peu tapageur. à savoir que l'hypercholestérolémie sera davantage un problème de protéines que de lipides. Voilà, vous savez tout du métabolisme normal du cholestérol dans le corps humain. Vous avez compris que c'est un équilibre assez fragile et les processus décrits sont ceux qui sont censés se produire normalement. Mais il existe de nombreux dysfonctionnements à chacune des étapes du métabolisme des lipides qui, assez souvent, aboutissent à des dépôts au niveau des vaisseaux. Car le corps n'arrive pas toujours à s'en débarrasser, s'ensuit une cascade d'inflammation qui va conduire malheureusement aux dépôts et aux artères qui se bouchent, et donc aux accidents cardiovasculaires. A l'issue de cet épisode, vous avez compris que le cholestérol n'était finalement pas trop le coupable, et on pourrait même dire qu'il est victime d'une mauvaise compréhension dans la physiopathologie de l'athérosclérose. Car les vrais coupables, ce sont les dysfonctionnements dans le métabolisme des protéines qui sont liées au cholestérol, à savoir les lipoprotéines. Pour cela, je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour vous parler des anomalies dans le métabolisme des lipides concernant justement les lipoprotéines HDL et LDL, pour enfin savoir qui est le bon, la brute, et à savoir s'il y a un truand. Et je vais déjà vous spoiler l'épisode, oui, il y en a un. Et pour ça, je vous dis dans 15 jours pour continuer notre saga sur le cholestérol. Voilà C'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn, TikTok ou YouTube. Et si vous avez aimé l'émission, likez, partagez cet épisode autour de vous. Laissez-moi aussi un commentaire pour me faire part des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde, car c'est vous qui faites battre le cœur de ce podcast. Et rappelez-vous... Si les sujets sur le cholestérol vous intéressent, je vous donne rendez-vous dans 15 jours pour continuer cette aventure ensemble. D'ici là, je vous souhaite une bonne semaine. Prenez soin de votre cœur.