Speaker #0Bienvenue sur En route Simone, le podcast qui accompagne les femmes actives à trouver le chemin professionnel dans lequel elles peuvent se sentir épanouies. Ma partenaire Nora et moi-même Sabrina sommes fondatrices de En route Simone, spécialisées dans les bilans de compétences. Chaque semaine, on vous partage des histoires inspirantes, des outils pratiques et des clés pour relever vos défis et créer la vie qui vous ressemble. Est-ce que c'est vraiment raisonnable de changer de métier maintenant ? Peut-être que cette question, elle vous traverse depuis quelques temps. Vous écoutez les informations, vous entendez parler de ralentissement économique, vous entendez aussi que le recrutement est en baisse, qu'il y a aussi le phénomène important de l'intelligence artificielle qui fait bouger le marché, et là vous vous dites, est-ce que je ne ferais pas mieux de rester là où je suis, même si mon travail ne me convient plus vraiment ? Cette peur, elle est légitime, elle ne veut pas... pas dire que vous manquez de courage, elle veut simplement dire que vous essayez de mesurer le risque. Et aujourd'hui le contexte, il demande effectivement un peu plus de prudence qu'il y a quelques années. Mais la prudence, ça ne veut pas dire l'immobilité. Un marché moins dynamique, ça ne signifie pas qu'aucune reconversion peut être réalisée. Ça signifie surtout qu'on peut plus se contenter aujourd'hui simplement d'une envie ou d'une formation choisie au hasard. et encore moins de l'espoir que toutes les planètes s'alignent directement au bon moment. La question, c'est donc peut-être pas « est-ce que c'est le bon moment pour partir ? » Ça serait plutôt « est-ce que c'est le bon moment pour commencer à préparer intelligemment la suite ? » Et là, ma réponse est souvent oui. Dans cet épisode, je vais vous proposer de regarder ce que dit réellement le marché de l'emploi, ce que l'IA change déjà et ce qu'elle ne change pas encore aussi, Et puis peut-être vous aider à distinguer trois situations, explorer, préparer ou passer à l'action. Si vous vous posez aussi cette question, n'oubliez pas que vous avez dans la description le lien pour réserver un premier échange gratuit avec nous. L'idée, c'est de vous aider à voir si votre projet, il peut être réaliste et dans quelles conditions et avec quel niveau de sécurité ça peut l'être. Donc le premier constat, c'est de comprendre que le marché, il s'est refroidi mais il ne s'est pas arrêté. Quand on entend que le marché de l'emploi baisse, on peut facilement imaginer qu'il y a une porte qui se ferme. En réalité, moi je parlerais plutôt d'une route sur laquelle la circulation a ralenti. Les voitures, elles avancent encore, mais les dépassements sont peut-être moins faciles, les décisions demandent plus d'anticipation et il vaut mieux regarder plusieurs fois avant de changer de voie. Le chômage, il se situe aujourd'hui un peu au-dessus de 8%. On n'est donc pas dans une situation de plein emploi. Les projets de recrutement, ils ont également reculé en un an. Mais ça représente encore des millions d'intentions d'embauche. Donc le marché, il n'est pas gelé. Il est juste devenu plus sélectif, clairement. Concrètement, les entreprises, elles prennent davantage de temps aujourd'hui pour se décider. Elles reportent aussi certains de leurs recrutements. Elles remplacent peut-être moins automatiquement les départs. Et elles cherchent plus souvent une personne qui va être tout de suite rapidement opérationnelle. Et donc, ce qui change... Ça n'est pas seulement le nombre d'offres, mais aussi le rapport de force. Il y a parfois plus de candidats, donc davantage d'exigences, et moins de marge pour un projet qui peut être un peu flou ou pas bien calibré. Au passage, je précise quand même, le plein emploi, ça ne signifie pas, ça n'a jamais signifié 0% de chômage. Il y a toujours des personnes entre deux contrats. ou en première recherche ou qui vont être en déménagement ou dans une transition qui est choisie. Donc le seuil, pour que vous sachiez, le seuil de 5%, c'est un repère qui est souvent utilisé, mais ce n'est pas une frontière magique. Ensuite, il faut comprendre qu'il n'existe pas un seul marché de l'emploi. Parler du marché de l'emploi comme si c'était un seul bloc qui est unique, c'est un peu comme annoncer la météo de toute la France avec un seul mot. En réalité, il peut très bien pleuvoir à Lille et puis faire très chaud à Marseille, ce qui ne serait pas surprenant et ça arrive quand même quelques fois, me semble-t-il. Et il peut y avoir aussi du vent en Bretagne. Désolée un petit peu pour le côté un peu caricatural, mais pour l'emploi, c'est vraiment pareil. Les perspectives, elles changent en fait selon le métier, elles changent selon le secteur, la région, le niveau d'expérience, la mobilité que vous pourriez avoir ou non, la rémunération qui est recherchée et même les conditions de travail qu'on est prêt ou pas à accepter. Un projet peut être complètement cohérent avec vos compétences, avec vos aspirations, mais peut-être difficilement accessible dans votre bassin d'emploi actuel. Ça ne rend pas automatiquement le projet impossible. Ça oblige juste à travailler peut-être ses conditions. Est-ce qu'il faut envisager peut-être un métier voisin, une montée en compétences, peut-être davantage de télétravail ? ou peut-être une mobilité, une activité indépendante, ou une évolution peut-être en deux étapes plutôt qu'un changement immédiat, ce qui est parfois ce qu'on est amené à faire dans un bilan. Imaginons par exemple une personne qui est attirée par la RSE. Si elle cherche uniquement l'intitulé responsable RSE, dans un rayon de 20 km, elle va très vite conclure que le marché est bouché, il n'y a pas de débouché possible. Mais si elle élargit aux fonctions qualité, conformité, achat responsable, gestion de projet ou communication spécialisée par exemple, elle va découvrir peut-être qu'il y a plusieurs portes d'entrée vers le même univers. Ensuite, je suis aussi allée regarder un petit peu ce qui se passe pour les cas de personnes diplômées ou pour les cadres. Donc là, la prudence, elle est particulièrement visible de toutes les recherches que j'ai faites. Plus d'un cadre sur deux estime qu'il serait difficile de retrouver un emploi équivalent. Donc autrement dit, la peur, ce n'est pas seulement de ne pas retrouver, c'est aussi la peur de perdre en salaire, la peur peut-être aussi de perdre en statut et en flexibilité, en qualité de vie. Donc on comprend pourquoi il y a beaucoup de personnes qui restent dans une situation qui, malgré tout, n'est pas confortable. Elles ne manquent pas forcément d'envie, mais craignent finalement que le prix du changement soit trop élevé. Et je pense que vous êtes beaucoup, au vu des sondages qu'on fait sur Instagram notamment, à vous retrouver peut-être dans ce cas de figure-là. Et pourtant, près de 4 cadres sur 10 envisagent quand même un changement dans l'année. C'est un point qui est important, c'est-à-dire que les envies de mobilité, elles sont souvent finalement juste différées, elles ne sont pas abandonnées. Il y a donc en fait une distinction entre deux décisions qu'on confond souvent. Décider de quitter son poste maintenant, ou, et, décider de commencer à préparer une évolution. On ne peut pas être prêt à démissionner et être parfaitement prêt à enquêter, à rencontrer des professionnels, à analyser des offres, peut-être à tester aussi une activité, mettre à jour les compétences ou réaliser un bilan de compétences. Donc la transition, en fait, elle commence bien avant la lettre de démission. Ensuite, au niveau des secteurs qui recrutent, il faut savoir que ce ne sont pas des raccourcis. En fait, il y a certains domaines qui continuent à connaître des besoins qui sont forts comme la santé, le soin, le service à la personne, les transports, l'industrie, la métallurgie, le nucléaire, la défense, la transition écologique et même le traitement des déchets et le recyclage. Mais derrière ces secteurs, il n'y a pas seulement les métiers les plus visibles, il y a aussi des besoins en gestion de projet, en coordination, du coup forcément en qualité, en conformité. en ressources humaines, en formation, en management, en finance, en achat, en logistique, en ingénierie, en numérique, en RSE, en com spécialisé ou en analyse de données. Et donc ça c'est une nuance indispensable que vous devez malgré tout garder comme point d'attention. Mais attention, je ne suis pas en train de dire qu'un secteur qui recrute, c'est forcément le bon secteur pour une reconversion. Il y a vraiment une nuance à avoir pour vous. Une pénurie de candidats, ça peut aussi révéler un emploi où les horaires peuvent être difficiles, une rémunération qui n'est peut-être pas très attractive, peut-être une forte pénibilité. Il peut y avoir aussi beaucoup de pression émotionnelle sur le poste ou un manque de perspective. Donc avant de suivre la lumière au bout du tunnel d'un secteur qui se dit porteur, il faut donc aller voir qu'est-ce qu'il y a vraiment derrière la vitrine. C'est quoi les postes précis ? C'est pour quelles qualifications ? Quels sont les salaires ? Quelles sont les contraintes ? Sur quel territoire ? Et surtout, quelles sont les possibilités d'évolution ? Une image que je pourrais vous donner, ce serait plutôt de vous dire un secteur qui est porteur. Ce n'est pas un tapis roulant qui vous emmène automatiquement vers l'emploi, mais c'est plutôt un territoire où il y a davantage de chemin. Encore faut-il que vous puissiez choisir celui qui correspond vraiment à vos capacités, à vos contraintes et puis à votre vie. Alors maintenant, il y a aussi un autre sujet que j'ai commencé à gratter davantage et qui me paraissait indispensable parce que c'est une réalité du marché et ce sont des peurs légitimes. Donc ça méritait de vous apporter aussi un éclairage là-dessus. Quel est l'impact réel de l'intelligence artificielle par rapport à votre métier ? Je suis allée me pencher un petit peu là-dessus pour voir un petit peu ce que les chiffres, ce que les études racontent à ce... À ce stade-là, donc là on est quand même rentré septembre 2026, donc je suis allée voir un petit peu ce qui se passait. Et donc à ce stade, rien ne permet d'attribuer le ralentissement général du marché français à l'intelligence artificielle. En fait, les causes les plus visibles, ça reste quand même ce qui est économique, c'est-à-dire moins d'investissements, davantage d'incertitudes et puis des... qui sont plus prudents, notamment par rapport à un manque de visibilité, entre autres aussi du fait des présidentielles qui arrivent en 2027, etc. Et ça, on sait que ça impacte quand même beaucoup le marché. En revanche, l'IA, elle transforme déjà certaines tâches, c'est-à-dire qu'elle accélère par exemple la recherche, le côté synthétique, le côté rédactionnel, tout ce qui est traduction, compte-rendu, production de support aussi. Et puis la partie un peu de traitement administratif ou l'analyse simple des données, là c'est vrai qu'il y a déjà un impact qui est mesuré et qui est mesurable. Donc il y a quatre niveaux de transformation quand on réfléchit à l'intelligence artificielle. Pour comprendre ce qui se passe, on peut voir qu'il y a un peu quatre degrés. Il y a un degré qui va être plus sur l'assistance, un degré sur l'augmentation, le degré d'après ça va être la transformation et le dernier... palier, entre guillemets, c'est la substitution. Ça, c'est un peu les quatre steps, les quatre stades qu'on peut observer et sur lesquels on se penche par rapport à l'intelligence artificielle. La partie sur l'assistance, donc le premier palier, c'est dans le sens l'outil qui va aider à accomplir une tâche, mais c'est le professionnel qui reste pleinement en commande. Quand on est un step au-dessus, On parle un peu d'augmentation, donc la personne va gagner du temps ou mieux produire grâce à l'outil. Ensuite, le step numéro 3, ça va être la transformation. Donc là, le métier reste là, mais par contre, son contenu et les compétences à l'intérieur qui sont attendues, elles évoluent complètement. Et le stade final, c'est ce qu'on appelle la substitution. Là, c'est vraiment certaines tâches ou certains postes qui disparaissent. Aujourd'hui, ce qu'on observe, c'est surtout les trois premiers paliers. Mais ça ne veut pas dire que le quatrième ne va pas exister. Ça veut seulement dire que ce serait trop simpliste d'annoncer la disparition imminente des métiers entiers. Donc aujourd'hui, stratégiquement, la meilleure question peut-être à se poser, ce n'est pas se demander seulement est-ce que l'IA va remplacer mon métier, mais c'est plutôt, moi la suggestion que je vous ferai, c'est plutôt posez-vous trois questions peut-être plus utiles, c'est-à-dire quelles tâches dans mon métier sont automatisables, lesquels exigent... encore aujourd'hui du jugement, de la relation, des responsabilités, et comment est-ce que je peux apprendre à utiliser l'outil sans perdre mon expertise. Et en fait, pour la majorité des personnes hors conversion, l'objectif, ça ne va pas être de devenir des ingénieurs en IA, mais plutôt de savoir utiliser intelligemment le numérique et l'IA dans leur futur métier. Et là, je précise que savoir écrire quelques promptes, ça ne va pas suffire à construire une compétence professionnelle qui va être durable pour vous sur le marché de l'emploi. La valeur, elle va se trouver vraiment dans la combinaison entre votre expertise métier, l'utilisation de l'outil, peut-être le contrôle aussi du résultat, et puis la protection des données et de la responsabilité humaine qu'il y a derrière. C'est vraiment beaucoup plus ces compétences-là qui vont être de plus en plus et qui sont déjà, qui commencent à apparaître sur le marché de l'emploi, qui sont demandées. Et donc je suis vraiment allée regarder, j'ai aussi fait un travail, et pour le coup je me suis aussi appuyée de l'IA, mais je suis aussi allée chercher moi-même. mes propres ressources et je suis allée vérifier. Je voulais observer les offres d'emploi et voir un peu les compétences qui pouvaient vraiment renforcer un projet pour essayer de vous apporter le meilleur d'une première observation et des études également de ce que ça peut dire à aujourd'hui. Et quand j'observe les offres, je vois qu'il y a trois étages un peu de compétences numériques. Il y a un premier étage, c'est un peu le socle, donc c'est tout ce qui va être autour de la bureautique. les outils collaboratifs qu'on connaît un petit peu tous quand même, les fameux CRM, donc là c'est plutôt pour la gestion des, pour le dire simplement, c'est plutôt pour la gestion des clients, fichiers de données de gestion de clients, les ERP, les logiciels métiers, la gestion de documentaires. Donc ce socle, il n'est pas toujours mis en avant, mais très souvent, je vois qu'il est attendu de base. Le deuxième étage, c'est plutôt ce qui va différencier. Et là... On commence à avoir des choses un petit peu plus poussées quand même en termes de compétences, qui rendent un profil peut-être, je dirais, immédiatement plus utile, de façon très perceptible. C'est à partir du moment où vous commencez à avoir de l'analyse de données, les tableaux de bord, peut-être Excel sur un niveau plus avancé, Power BI, l'automatisation simple aussi, et puis la capacité à choisir les bons outils. Et puis, il y a un troisième étage, c'est là les métiers beaucoup plus spécialisés, avec tout ce qui va être... Alors moi, pour le coup, j'ai moins de connaissances dessus, mais ça me parlait, mais je n'ai pas de connaissances plus avancées. Tout ce qui va être autour de Python, les machine learning, l'architecture de données, le cloud, la gouvernance de la donnée ou la cyber... La sécurité, donc là, c'est vraiment des compétences. C'est pour ça que je dis, moi, j'ai moins de... Je ne suis pas spécialisée là-dessus. C'est vraiment sur des spécialités. Tout le monde n'a pas besoin de monter jusqu'à cet étage-là. C'est vraiment des compétences qui concernent des projets ciblés, en fait. Et par contre, ce que la technologie, elle ne remplace pas facilement, c'est qu'en fait, plus les outils progressent, plus il y a certaines compétences humaines, du coup, qui deviennent visibles. comme savoir analyser une situation qui est ambiguë, ça c'est compliqué encore aujourd'hui, contextualiser, décider, expliquer, peut-être négocier, coopérer, apprendre, assumer une responsabilité et maintenir une relation de confiance, ça ce sont des compétences pour le coup où plus les outils avancent, plus ces compétences vont rester malgré tout recherchées. Mais ce n'est pas à inscrire simplement sur votre CV comme... adaptable. C'est pas le mot qu'on cherche. On cherche pas que vous puissiez inscrire je suis adaptable, je suis à l'écoute ou j'ai l'esprit d'équipe. On cherche vraiment à comprendre votre qualité humaine. On a besoin de comprendre pourquoi c'est crédible, en quoi vous pouvez la relier à une situation, à une action ou à un résultat. En fait, il faut que vous puissiez raconter quand et comment vous avez mobilisé ces compétences pour que ce soit vraiment justifié et justifiable auprès d'un employeur. Et alors là, de plus en plus dans les échanges, dans les bilans, etc., il y a une question qui arrive un peu plus, c'est est-ce que je dois me former à l'IA et si oui, à quoi ? Et là, la réponse, ce serait peut-être oui, mais après avoir ciblé. Donc face, en fait, à cette incertitude, je comprends que vous soyez tout de suite très tentés de chercher une formation très rapidement. Je vois bien. que de toute manière, on voit bien que le marché est en plein essor sur les formations autour de l'IA. Ça pousse comme des champignons de partout. Ça donne vraiment plus l'impression d'agir. Mais une formation, elle n'est utile que si elle réduit un écart qui est clairement identifié entre ce que vous savez déjà faire et le métier ciblé, ce qu'il demande réellement. Pour ça, ce que je voulais faire, c'était vous proposer un peu une méthode en sept étapes pour que ce soit peut-être un petit peu plus simple. pour vous de vous y repérer, de savoir comment rechercher l'information. La première chose, c'est que vous puissiez choisir deux ou trois métiers cibles, donc pas dix, mais deux ou trois. Vous avez vu tout à l'heure, je vous ai parlé d'intitulés de postes. Élargissez un peu plus, par exemple, qu'à RSE. Essayez de prendre les deux, trois intitulés qui vous parlent le plus. Là, je vais rester sur cet exemple juste pour faire la transposition, mais c'est pour que vous voyez un peu la méthode. L'étape numéro deux, ça va être d'analyser 20 à 30 offres qui sont récentes et qui correspondent réellement à ces métiers. Là, n'hésitez pas à utiliser l'intelligence artificielle pour gagner du temps sur vos recherches. N'allez pas peut-être vous-même rechercher toutes les offres d'emploi. Par contre, élargissez parce que forcément, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, si vous mettez RSE uniquement à Annecy ou uniquement à Paris, enfin non, Paris ça va être plus large, mais uniquement à Lille peut-être. Forcément, ça va peut-être être un peu restreint. Donc, élargissez un peu pour vous rendre compte sur ces métiers, vraiment ce qui est demandé. Ensuite, la troisième étape, justement, c'est d'aller relever les compétences, les outils et les expériences qui reviennent souvent. Là encore, vous pouvez mettre les offres avec l'IA et lui demander qu'il aille relever les compétences, les outils et les expériences qui reviennent plus régulièrement. Une fois que ça s'est fait, l'étape suivante, c'est d'aller identifier ce que vous possédez déjà, y compris... Grâce à des expériences transférables, ça c'est toujours important de l'avoir en tête. Une ancienne expérience, même si vous êtes dans l'informatique et avant c'était la restauration, peu importe, dans votre expérience de la restauration, il y a des compétences qui sont transférables sur le poste peut-être visé. Donc essayez d'aller identifier ces compétences-là. L'étape suivante, ça va être d'aller repérer peut-être une ou deux lacunes prioritaires, pas une liste infinie, mais plutôt ce qui a l'air d'être le plus demandé et que vous ne possédez pas comme compétence, aptitude ou comme maîtrise peut-être le savoir sur un logiciel ou autre. Là aussi, si vous avez besoin d'une certaine neutralité, d'une certaine objectivité, l'IA peut être un outil sur lequel vous appuyez en disant, voilà, de manière transparente et factuelle, indique-moi les deux lacunes prioritaires que tu repères par rapport à mon profil actuel. Encore faut-il que vous ayez rédigé avant un CV qui soit bien rempli, dans lequel vous avez bien mis toutes vos expériences, bien sûr. Ensuite, l'étape d'après, ça va être de choisir... une formation courte qui est directement applicable si elle est nécessaire. Et puis, la dernière étape, le pilier vraiment ultime pour votre utilité de tous les jours dans votre recherche, c'est d'aller produire une preuve, donc ça peut être un projet, ça peut être un cas pratique, un tableau de bord, un portfolio, une certification qui va être pertinente ou une réalisation concrète que vous pourrez... amener sur votre CV ou que vous pourrez amener comme élément de preuve lors d'un échange avec un futur recruteur. Je vous donne un exemple. Si plusieurs offres d'emploi demandent de produire des tableaux de bord, une formation courte à Excel avancée ou à Power BI, avec une réalisation qui est démontrable, ça peut être bien plus utile qu'une longue formation généraliste où il n'y a pas d'application directe. Donc, une petite formation bien choisie qui est reliée à un projet qui est clair, qui est accompagnée d'une preuve concrète, Ça vaut souvent mieux qu'une certification de plus qui est ajoutée à votre CV sans objectif précis. Et puis, je vous ai dit dans cette introduction qu'on allait regarder un peu trois choses entre l'exploration, la préparation et le passage à l'action. Alors, est-ce qu'il faut se lancer ou est-ce qu'il faut attendre ? Moi, je vous propose de vous situer dans l'une des trois situations, du coup, que je vais un petit peu plus expliquer. La première situation, c'est l'exploration. Donc là, c'est... Vous savez que vous ne voulez plus continuer comme vous êtes aujourd'hui, mais vous ne savez pas encore vers quoi aller. Peut-être que vous confondez l'envie de quitter votre entreprise avec l'envie de changer complètement de métier. Donc là, la prochaine étape, clairement, stratégiquement, au vu du marché actuel, c'est sans doute pas de démissionner, c'est plutôt d'aller clarifier ce que vous recherchez et ce que vous ne voulez plus, et les conditions indispensables à votre équilibre pour la suite. Là, l'exploration... Une étape de bilan de toute façon sur les deux premières va être beaucoup plus utile. Un bilan peut être très utile dans la situation d'exploration ou de préparation. La deuxième situation, c'est se préparer progressivement. Donc là, c'est plutôt dans le cadre où vous avez une piste qui est relativement claire, mais il va peut-être vous manquer des compétences ou peut-être du réseau dans ce métier visé, peut-être une connaissance du secteur ou alors une preuve. de votre capacité à exercer. Là, le bon mouvement, ça consisterait plutôt à sécuriser votre transition tout en restant en poste, si c'est possible, en allant, par exemple, déjà rencontrer des professionnels, peut-être tester un petit peu, vous former de façon ciblée, avec des formations, comme je vous disais, courtes, qui soient cohérentes avec votre vie aujourd'hui, et puis aller construire comme ça des petites preuves et vérifier les débouchés. En preuve facile que vous pouvez faire et qui vous permet aussi de faire un petit test, Souvent, le bénévolat peut être une très bonne occasion d'aller expérimenter, d'aller trouver du réseau, d'aller apporter une preuve supplémentaire, un engagement supplémentaire sur votre CV dans le métier visé. J'ai une ancienne bénéficiaire, un exemple qui me vient en tête, qui était responsable de magasin et qui voulait se tourner vers le domaine des ressources humaines. Et pour opérer en ce sens, ce que l'on a pu faire, c'est qu'elle a pu intégrer, en tant que bénévole donc, Une association avec qui je l'ai mise en lien, où elle pouvait préparer, puisqu'elle était quand même malgré tout habituée à faire notamment du recrutement et autres, et en fait elle a pu intégrer une association bénévole qui aidait des personnes issues de quartiers populaires à se préparer à des entretiens d'embauche, à savoir quelles étaient les attentes des recruteurs, etc. Et donc ça lui a permis de créer plus de preuves au niveau de son CV. Ça l'a aidé notamment à intégrer aussi après un centre de formation qui était nécessaire pour sa transition puisqu'il manquait là aussi un savoir particulier. Mais ça lui a vraiment ouvert des portes et ça lui avait permis aussi, parce qu'il y avait un déménagement, un changement de région à peu près au même moment, et donc ça lui avait permis de créer déjà du réseau sur le nouveau secteur. Donc vous voyez, des fois une simple action peut avoir une triple efficacité, donc ne mettez pas le bénévolat comme quelque chose d'accessoire. Ça peut être vraiment quelque chose de très positif pour vous, en termes expérientiels aussi, pour valider un projet et puis développer tout un tas de choses complètement en lien avec votre objectif de départ. Et la troisième situation, c'est celle du passage à l'action. Donc là, c'est quand vous avez un projet qui est validé, vous connaissez le marché local, vous savez déjà à quelle rémunération vous pouvez prétendre, les conditions réelles de travail, vous les connaissez, puis les compétences attendues, vous les avez déjà bien identifiées. Donc ça veut dire que vous avez déjà rencontré des professionnels, vous avez prévu aussi une marge financière dans cette phase de transition, souvent une anticipation de ce moment est importante. et normales d'ailleurs, et vous avez déjà imaginé une solution de repli. Le passage à l'action, là à ce moment-là, ça va devenir quelque chose de raisonnable, pas parce qu'il n'y a plus de risque dans votre projet, mais parce que vous l'avez rendu visible et vous l'avez rendu acceptable. Et pour vous aider là aussi dans cette démarche, je vous propose une petite grille finale en cinq questions qui peuvent peut-être vous aider à voir un peu où vous vous trouvez au niveau de ces trois situations. Donc au niveau de la grille, elle est répartie en cinq questions. La première étant, le projet est-il vraiment désirable pour moi, au-delà de l'envie actuelle ? La deuxième question, c'est, est-ce que ce projet, il est réaliste dans le marché et dans le territoire, sur le territoire que je vise ? La troisième question, c'est, quelles compétences transférables je peux démontrer ? La quatrième, c'est quel écart reste à combler et comment ? je peux le prouver. Et la cinquième, c'est quel niveau de risque financier, familial et personnel je suis prêt à avoir le temps de cette transition. Je vous répète les cinq questions. Première question, le projet est-il désirable pour moi au-delà de l'envie actuelle ? Deuxième question, est-ce qu'il est réaliste dans le marché et sur le territoire que je vise ? Troisième question, quelles compétences transférables je peux déjà démontrer. Quatrième question, quel écart reste à combler et comment je peux le prouver ? Et cinquième question, quel niveau de risque financier, familial et personnel je suis prêt ou prête à encaisser ou à accepter le temps de la transition ? Alors est-ce que c'est le bon moment pour changer de métier ? Il n'y a pas vraiment de réponse identique pour tout le monde. Oui, c'est vrai que le marché est moins favorable, les recrutements c'est vrai qu'ils ralentissent. et que les entreprises sont plus prudentes. Oui, c'est vrai aussi que l'intelligence artificielle, elle va transformer, et elle transforme déjà une partie du travail, elle nous oblige à apprendre autrement, mais ça ne signifie pas que toutes les portes, elles sont fermées. Ça signifie surtout que la reconversion, à mon sens, elle doit être surtout moins improvisée, peut-être mieux documentée, et puis davantage sécurisée. Le contexte actuel, il ne nous invite pas forcément à renoncer à notre besoin et à notre désir de changement, Il nous invite plutôt, je pense, à remplacer le saut dans le vide, enfin qui est perçu souvent comme un saut dans le vide, comme une stratégie vraiment à mettre, enfin en tout cas par une stratégie qui est vraiment à mettre en place. Donc avant de terminer ce podcast, je vous propose de retenir cinq idées essentielles de cet épisode. La première, c'est que le marché de l'emploi, il a effectivement ralenti, ça c'est vrai, pour autant il ne s'est pas arrêté. Il est simplement devenu peut-être plus sélectif et il demande davantage de préparation. La deuxième idée, c'est qu'il n'existe pas un seul marché de l'emploi. Les possibilités, elles varient vraiment selon votre métier, votre secteur, votre territoire, peut-être l'expérience que vous avez et puis les conditions que vous recherchez. Le troisième point, c'est que l'intelligence artificielle, il transforme déjà certaines tâches, mais il ne fait pas disparaître tous les métiers du jour au lendemain. Donc l'enjeu, c'est surtout d'apprendre à l'utiliser intelligemment. et en complément de votre expertise, surtout dans le cadre où vous souhaitez bien sûr effectuer une transition et donc, entre guillemets, être désirable sur le marché de l'emploi. La quatrième chose, c'est qu'une formation n'est utile que si elle répond à un besoin réellement identifié dans les offres et qu'elle peut vous permettre de produire une preuve qui va être concrète de votre nouvelle compétence. Et enfin, se préparer à changer de métier, ça ne veut pas nécessairement dire démissionner tout de suite. vous pouvez tout à fait commencer par explorer, enquêter, rencontrer des professionnels ou développer une compétence pour pouvoir tester progressivement votre projet. Une fois de plus, ce n'est pas est-ce le bon moment pour changer de métier, mais plutôt qu'est-ce que je peux commencer à mettre en place aujourd'hui pour rendre ce changement peut-être plus réaliste et plus sécurisé. Et si besoin, on se retrouve en rendez-vous d'info pour en parler ensemble et élaborer peut-être la meilleure stratégie pour vous. En attendant, je vous souhaite à tous tous et toutes une très belle semaine et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Ciao ! Merci d'avoir écouté cet épisode. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas à vous abonner, à partager autour de vous et à laisser un avis 5 étoiles. Chaque like et chaque partage, c'est un pas de plus pour faire grandir cette belle communauté. A très vite dans le prochain épisode.