- Speaker #0
Aujourd'hui, je te présente Laurie et Jack qui ont eu la chance de donner naissance 100% physio. Et attention, le parcours n'a pas été facile. Ils ont dû faire preuve de persévérance, de patience et de beaucoup de créativité.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici. Tadoula Osteo, Annie Perret.
- Speaker #0
J'ai le plaisir d'accueillir avec nous Laurie et Jack qui vont venir nous raconter leur expérience, un peu de grossesse, un peu d'accouchement. Coucou à vous deux.
- Speaker #2
Allô, allô.
- Speaker #0
Yachar qui est derrière aussi, probablement que vous allez l'entendre à un moment ou à un autre, il va vouloir participer aussi à l'enregistrement. Alors, racontez-moi d'où vous partiez pendant votre grossesse, comment ça s'est passé ?
- Speaker #2
Nous, ça faisait un petit moment qu'on discutait qu'on avait envie d'avoir un bébé, puis ça a été relativement facile, je dirais, pour moi, de tomber enceinte, et qu'on est embarqués dans le bateau rapidement. Je m'étais laissée comme les premiers mois de grossesse, tu sais, les premières douze semaines, juste pour... entrer dans le momentum de la grossesse, m'y faire un peu avec la fatigue et tout. Puis je m'étais dit, je vais penser à l'accouchement puis à la préparation à l'accouchement plus après le premier trimestre. Je me suis dit, le premier trimestre, je vais prendre soin de moi. Puis même tout ce qui était HABB, tout ça, c'était comme un peu plus tard. Puis c'est vraiment plus vers la mi-grossesse, à peu près 20 semaines, qui tombait pour nous autour de Noël, que là, on a commencé plus à réfléchir. à un cours de préparation à l'accouchement et à y penser. Ce qu'il faut savoir, c'est que moi, j'étais, il y a quelques années, ça fait peut-être longtemps, assez craintive à l'idée d'accoucher, dans la mesure où, petite histoire courte, au primaire, j'avais déjà dit à ma mère... Oh là, maman, je pense que j'avais comme 9 ans, puis je disais, là, tu vas être avec moi le jour que je vais accoucher, tu vas-tu me tenir la main ? C'était comme vraiment ancré en moi depuis longtemps, cette peur-là d'avoir mal, d'accoucher, tout ça. Fait que j'avais vraiment le désir de déconstruire un peu cette peur-là pour arriver au moment de l'accouchement plus en confiance. Puis c'est ce qui est arrivé aussi, là. Oui.
- Speaker #0
Laurie, avant de continuer, est-ce que tu sais pourquoi tu avais cette peur-là à l'intérieur de toi ?
- Speaker #2
Bien, j'y ai beaucoup pensé. Puis après réflexion, je pense que c'est beaucoup par l'image qui est projetée par la société ou les films qu'on écoute, les séries, tout ça. À chaque fois qu'on voit une femme accouchée, c'est toujours très souffrant. C'est toujours très intense. Puis on ne voit pas beaucoup de... C'est un moment toujours très court où il y a juste la souffrance, quasiment. C'est comme si j'encodais un peu qu'accouchement égale souffrance. Puis moi, dans la vie, je suis très moumoune par rapport à tout ce qui est petites blessures. Puis ça fait que là, je vais saigner un petit peu, puis je vais être comme Ah non ! Là, je m'imaginais mon doux accoucher, ça doit être assez souffrant, merci. Je pense que ça vient vraiment d'être là. J'avais le désir d'entrer dans cette expérience-là plus en confiance. C'est des amis qui nous ont parlé du cours au Paléo. Moi, dans la vie, si quelqu'un a testé quelque chose et que ça marche, je vais embarquer. Je n'ai pas vraiment été beaucoup convaincue, mais pour eux, ça a fonctionné. Je vais faire la même chose. Je vais l'essayer aussi. C'est un peu comme ça qu'on est arrivés en janvier dans les rencontres prénatales. Pour nous, c'était à la mi-grossesse. Ça a tombé à un bon moment.
- Speaker #0
Oui. Toi, est-ce que, Jack, tu avais aussi un préjugé défavorable par rapport à l'accouchement ou tu étais chill par rapport à ça ?
- Speaker #3
J'ai toujours été quand même chill par rapport à ça. Même, je pense que ça faisait comme plus longtemps que le rire que j'étais rendu là dans ma tête. Mais en même temps, je n'avais pas non plus d'idée préfète nécessairement. On s'entend aussi que… C'est pas nous qui le portent, là. Fait que c'est plus facile de se projeter, mettons. C'est plus simple, là, pour le gars, j'ai l'impression. Ça faisait quand même un petit bout que j'y pensais, mais sans non plus... J'appréhendais pas autant que le riz, mettons.
- Speaker #2
Bien, de mon côté, tranquillement, justement, avec les expériences de mes amis autour de moi qui avaient accouché de façon physiologique ou en tout cas qui avaient suivi les cours au paléo... Ça m'a comme permis d'avoir un peu plus confiance. Déjà, à la base, je me disais, OK, ça existe, des expériences d'accouchement positif. Oui, il y a de la douleur, c'est sûr, on ne s'en sort pas. Mais ces femmes-là ne sont pas traumatisées d'avoir accouché. Fait que j'ai peut-être des chances, moi aussi, d'être dans la gang des non-traumatisées. C'est comme ça que je le voyais. C'est pour ça que je me suis dit, pour elle, ça a bien fonctionné. On s'est eu un paléo, tout ça. Je vais faire un peu la même chose, puis je vais voir ce que ça peut m'apporter. Quand je suis arrivée dans les cours, mes oreilles étaient grandes vertes. Je voulais beaucoup absorber tout ce qui était enseigné, discuté. Comme on avait déjà dit, tu m'avais déjà dit, Jack. Moi, dans la vie, quand on me dit de faire quelque chose, puis je sais que ça va être bon, je vais le faire à la lettre parce que je veux le résultat qui vient avec. Je suis comme une bonne élève dans ce sens-là. Pour moi, c'était surtout important de m'informer. J'ai réalisé qu'avec Opaleo, ça nous permettait d'avoir l'information juste sur ce que représente l'accouchement, comment ça peut se passer, c'est quoi les différents scénarios, etc. Tout ce que le cours contient. Pour moi, être informée, ça me rassure beaucoup dans la vie. c'est comme là, j'ai plus confiance parce que j'essaie un peu plus ce que je m'en vais, même s'il y a mille scénarios possibles, mais ça me donnait la base dont j'avais besoin pour être un peu plus en confiance.
- Speaker #0
Et là, à ce moment-là, vous aviez déjà commencé votre suivi en maison de naissance ou c'est quelque chose qui est arrivé plus tard ?
- Speaker #2
Oui, c'est vrai, c'est vrai. Non, ça aussi, on avait des amis qui avaient eu un suivi en maison de naissance. Puis moi, quand j'ai su que j'étais enceinte, la première chose que j'ai faite après qu'on ait fait le test de grossesse en femme, ça a été d'appeler à la maison de naissance parce que je savais que les places étaient quand même limitées. Puis je me suis dit, je veux mettre toutes les chances de mon côté d'avoir ma place. Puis on va voir si ça nous correspond une fois qu'on va avoir la première rencontre avec la sage-femme. Fait que dès la douzième semaine à peu près, on a eu notre premier rendez-vous. Tout de suite, quand on est entré dans l'atmosphère de la maison, c'est vraiment une maison. C'est très chaleureux. Les gens sont disponibles, sont présents, sont gentils, sont à l'écoute. On nous posait des questions sur notre vision de l'accouchement, qu'est-ce qu'on aimerait. On apprenait à nous connaître comme personnes, comme couples. Tout de suite, ça m'a beaucoup accroché cette connexion-là qu'on a pu avoir avec la sage-femme qui nous avait été. signé. Fait que rendu au moment du cours au paléo à la mi-grossesse, ça faisait déjà, je pense, deux rendez-vous qu'on avait eus à la maison de naissance. Puis pour nous, le choix était confirmé. C'était là qu'on voulait accrocher si tout se passait bien, oui.
- Speaker #0
Puis pendant tout ce temps-là, Jack, autant pour la maison de naissance que pour les cours prénataux, toi, est-ce que t'étais impliqué ? Est-ce que t'en avais le goût ? Ou est-ce que t'allais là comme un peu obligé parce que tu voulais pas décevoir Laurie ? C'était quoi ta position ?
- Speaker #3
Moi, dans le fond, je ne connaissais pas nécessairement, je n'en avais pas autant parlé avec nos amis. Dans la vie, moi aussi, j'aime ça être préparé quand il y a quelque chose de nouveau qui s'en vient. Pour moi, c'était sûr que je voulais prendre un cours prénatal. Puis, quand on commençait à me parler d'Opaleo, je trouvais que ça faisait bien du sens, la vision. Ça fit avec nos valeurs et tout. par rapport à la maison de naissance. Mais ça, moi aussi, c'était comme naturel de me diriger un peu par ça. Nous, on est quatre chez nous, puis ma mère nous a couché les quatre à la maison avec une sage-femme. Ça faisait un peu partie de notre quotidien.
- Speaker #0
Oh my God !
- Speaker #3
C'était un petit peu l'hôpital. Je ne connaissais pas vraiment ça, honnêtement.
- Speaker #0
Là, je suis curieuse. T'es quel âge ?
- Speaker #3
Moi, j'ai 29.
- Speaker #0
T'es 29, puis tu es dans la fratrie.
- Speaker #3
Je suis le troisième.
- Speaker #0
Ça veut dire que ta mère a donné naissance comme moi avec des anciennes sages-femmes reconnues dans la communauté.
- Speaker #2
C'est pas trop... Je suis pas... C'était un peu comme...
- Speaker #3
C'était un peu...
- Speaker #0
C'était pas illégal. C'était comme un genre de zone grise. Dans le fond, on appelait les sages-femmes puis elles venaient nous aider à domicile. Oh, mon Dieu, Jack !
- Speaker #3
C'était... Ça faisait partie vraiment de mon background. Pas moi, c'est toi qui l'as fait.
- Speaker #2
Oui, dans ma famille. Oui,
- Speaker #3
c'est ça exactement. Mettons que ce n'était pas un choix qui était jugé dans ma famille.
- Speaker #0
Non. Puis là, juste pour conclure, parce que je suis curieuse, est-ce que tu as été présent pour la naissance du… Je ne sais pas si c'était un petit frère ou une petite soeur que tu as eu en quatrième après toi ? Non.
- Speaker #3
au prochain âge.
- Speaker #0
Tu n'étais pas là parce que tu n'as pas de souvenirs.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #3
c'est ça.
- Speaker #0
Tu étais peut-être là, mais tu ne t'en souviens pas.
- Speaker #3
Oui, c'est ça. Tu sembles que tu es dans la maison.
- Speaker #0
Ah, c'est ça. Ah, mon Dieu. Que Laurie, tu avais le chum pour te suivre dans l'aventure.
- Speaker #2
Oui, oui. Puis, c'est impliqué de A à Z dans la vie. Je pense que tu me faisais, d'une certaine façon, un peu confiance aussi dans les choix que moi, je voulais prendre par rapport justement à la maison de naissance. de rapidement embarquer dans le bateau dans le sens que tu n'allais pas dire Non, moi, je ne veux pas. C'était plus Moi, qu'est-ce que j'avais envie aussi ? Puis lui, il allait, d'une certaine façon, s'adapter aussi, puis ça n'a pas été difficile. Mais c'était plus... C'est ça, on voulait former une équipe là-dedans.
- Speaker #3
C'est important pour nous deux de participer. Ça, ça a toujours fait partie de l'équation que je voulais participer le plus possible. Dans un sens, j'étais content que tu choisisses, parce qu'au final, c'est le choix à l'hôpital. La maison de naissance ou l'hôpital, ça... c'est plus ton choix que le mien, que j'avais suivi, mais j'étais content que ça soit à la maison de naissance, parce que j'avais cru comprendre que je pourrais plus participer. Après, je ne sais pas, on a juste vécu la maison de naissance.
- Speaker #0
Effectivement, c'est sûr qu'en général, il y a toujours des exceptions, mais en général, à la maison de naissance, il y a plus de flexibilité. Tandis qu'à l'hôpital, ça dépend sur qui on tombe. peut tomber sur une super équipe, mais on est un peu tributaire de l'équipe avec laquelle on est jumelé et de comment il voit les choses. Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. merveilleux que là votre confiance grandit en tout cas celle de Laurie parce que Jack toi tu l'as eu dès ta naissance on te l'a infusé direct puis que donc votre confiance grandit et là arrive une nuit c'est quelque chose de spécial oui
- Speaker #2
Oui, puis c'est cette nuit-là, je ne sais pas si tu viens Annie, les quelques jours, semaines avant, je t'envoyais des petits messages parce que j'avais des contractions non douloureuses, très irrégulières. Je me disais, coudonc, quand est-ce que ça s'en vient ? Tu me disais, ton petit bébé fait son chemin tranquillement. J'avais quand même une certaine impatience. À ce moment-là, la fameuse nuit où les membranes ont rompu, j'avais dépassé mon terme. quatre jours. Là, on s'en allait vers probablement peut-être une induction aussi à l'hôpital. J'avais un rendez-vous prévu. J'espérais tellement ne pas me rendre à ce rendez-vous-là aussi. Donc, quand la fameuse nuit est arrivée, c'était dans la nuit d'un dimanche à lundi, je revenais tout juste de la salle de bain parce que quand on est en fin de grossesse, on va faire pipi à peu près 40 fois par nuit. J'étais réveillée et le bébé bougeait énormément. Comme je me suis recouchée, les membranes ont rompu. Je suis retournée à toute vitesse à la salle de bain. Jack m'a suivie. Puis là, ça a été le début d'un long marathon où il a fallu faire preuve de patience dans tout ça. Mais c'est ça, le travail a commencé de cette façon-là. Puis on a tout de suite appelé notre sage-femme qui était de garde. elle nous a déjà un peu averti que c'était peut-être pas le meilleur scénario dans tout ce qu'on aurait pu vivre parce que on a comme un deadline. Quand les membranes sont rompues, il n'y a plus nécessairement de protection entre le bébé et l'environnement. Donc, il y a un petit peu plus de risques d'infection. Alors, c'est sûr qu'on ne peut pas dire tu restes deux, trois jours comme ça, puis on attend naturellement que le bébé arrive. Ça fait que ça, déjà, ça m'a un petit peu stressée. Je me disais Ah, Colline, j'espère qu'on va pouvoir quand même accoucher à la maison de naissance. Mais ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est que ça n'a pas été pour elles, leurs hâches, de dire Ok, vous êtes dans la maison de naissance, on va commencer comme ce qu'on aurait pu vivre à l'hôpital, puisqu'on avait entendu de nos amis qui avaient débuté leur travail comme ça. elle nous a proposé de retourner nous coucher pour terminer notre nuit, de prendre le plus de repos et de force possible pour que le lendemain, on se rappelle, on regarde un peu l'évolution du travail, si j'avais un petit peu plus de contraction, puis qu'on est à la maison de naissance. Elle aussi, elle allait de son côté se recoucher pour être en forme, pour s'accueillir le lendemain matin.
- Speaker #0
Très bonne idée. Puis dis-moi, par rapport à la rupture de membrane, Qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit Ah, ça y est, est-ce que tu as entendu un bruit à l'intérieur de toi, de pop ? Est-ce que c'est juste le liquide amniotique ?
- Speaker #2
C'est vraiment juste le liquide amniotique qui a commencé à couler. Je n'ai pas entendu de pop. Je me suis rendue rapidement à la salle de bain et ça n'arrêtait pas de couler. C'est ça, notre sage-femme nous avait remis un petit genre de Q-tips qu'on pouvait imbiber de liquide pour voir si c'était bel et bien le cas. Si ça devenait plus foncé, le petit bout du genre de Q-tips. Ça voulait dire que c'était effectivement du liquide amniotique. Pour nous, ça a été confirmé rapidement. J'ai juste senti la perte des os. C'est quand même assez impressionnant, le flux qui tombe. Ça a été comme ça qu'on le sut. C'est pour ça qu'on a appelé après la sage-femme pour la tenir au courant.
- Speaker #0
Quelle belle astuce pour vous donner de l'autonomie. Oui, c'est ça. Wow !
- Speaker #2
Vraiment.
- Speaker #0
Je suis impressionnée, c'est magnifique. Donc, vous vous recouchez. Et là, je pense que la nuit n'a pas été si reposante que ça.
- Speaker #2
Bien, en fait, éternellement, quand je disais tantôt que je suis une bonne élève, moi, on m'a dit de me recoucher. Je me suis recouchée. Je me suis dit, OK. Ma sage-femme me l'avait dit. Elle avait dit, ce n'est pas le temps de commencer à faire du ballon en pleine nuit. Il faut vraiment dormir, se reposer le plus possible parce qu'on ne sait pas pour combien de temps qu'on en a. J'ai fait ce qu'elle m'a dit. On s'est recouchées. C'est sûr que ça n'a pas été le sommeil le plus profond et le meilleur sommeil. mais on a quand même réussi à dormir peut-être un 3h30 après.
- Speaker #0
Parce que là, tu n'avais pas du tout de contraction pendant ce temps-là.
- Speaker #2
C'était très léger, pas très douloureux, ça me permettait de dormir. Je m'en rendais un peu compte, mais ce n'était pas trop incommodant. Quand on s'est réveillé le lendemain matin, c'était encore un soin irrégulier, très tolérable. Ça n'a pas été le début d'accouchement qu'on aurait pensé. partir super vite à la maison de naissance go parce que c'est là que ça arrive, ça a été très smooth, très relax et au final quand on y repense c'était juste parfait, Jack il m'a préparé un bon gros déjeuner le matin des oeufs, des fruits, on a même pris une petite photo avec ma bédaine le déjeuner, c'est juste comme pour garder des souvenirs, c'était très relax puis après ça on a fait notre petit chemin vers la maison de naissance en ne sachant pas trop qu'est-ce qui allait se passer pour essayer d'induire le travail plus naturellement à la maison
- Speaker #0
et là vous arrivez à la maison de naissance puis la sage-femme a des propositions à vous faire pour aider à commencer le travail oui exact,
- Speaker #2
parce que ce qu'on entendait beaucoup de nos amis c'est qu'à l'hôpital il y a souvent une voix qui est l'administration de pitocin dans le fond
- Speaker #0
de cette scène de syntaxe.
- Speaker #2
C'est ça, exact. Fait que, tu sais, on n'avait pas vraiment discuté de ce scénario-là avec la sage-femme avant. Fait qu'on ne savait pas trop à quoi nous attendre, mais moi, j'étais très ouverte à pas mal toutes les propositions. La première chose qu'elle a commencé par faire, c'est un examen du col, évidemment, pour voir un peu plus l'avancement du travail. Puis moi, j'avais demandé de ne pas connaître les chiffres. Même les dernières semaines précédant l'accouchement, je ne voulais pas savoir où j'étais rendue dans mon travail parce que je n'avais pas envie de m'ancrer dans des chiffres et de me décourager ou de m'encourager, mais avec un peu des faux espoirs parce que des fois, ça ne veut pas dire qu'on est très dilaté et que ça va s'en venir nécessairement de façon imminente. Elle me disait des mots, des qualificatifs plutôt que des chiffres. Elle me disait, mettons... c'est encourageant ou ça l'avance bien ou ça suit son cours. Pour moi, c'était moins décourageant que de savoir, par exemple, je t'ai dilaté à 1. Avec du recul, maintenant, je connais les chiffres parce que c'est le fun, on a accès à toutes leurs notes au long de l'accouchement. Je peux voir un peu si j'étais rendue où. À ce moment-là, arrivé à la maison naissance, je pense que j'étais dilatée à comme 2, mais quand même assez facile. Je suis peut-être comme à 80 C'était correct, ça allait suivre son cours, mais on était loin quand même du compte. Parmi les propositions qu'elle nous a faites au départ, ça a été... de faire un 2-3 heures continu de stimulation des mamelons avec le tire-lait. Donc, 15 minutes de stimulation comme ça, avec après ça un petit shot qu'elle appelait de teinture mère. Qui ça, peut-être, tu vas pouvoir plus l'expliquer que moi, parce que moi, j'en ai oublié un petit peu des bouts, mais je pense que c'est pour... que ça fait partie de ce qu'eux proposent pour réduire le travail.
- Speaker #0
Absolument. Écoute, je ne sais pas ce qu'elle t'a donné, mais probablement ça désacte. que souvent, c'est un mot qui te dit quelque chose.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Donc, c'était 15 minutes de tire-lait, un petit shot de ça. Ensuite de ça, 15 minutes de marche dans le quartier. La maison de naissance est située, en tout cas à Blainville, est située dans un quartier résidentiel. Donc, on allait marcher, Jack et moi, puis c'était une journée, il faisait beau, il faisait un peu frais, mais il faisait gros soleil. Donc, on allait marcher. Jack, c'était le fidèle au chronomètre. Donc, 7 minutes aller, 7 minutes revenir, on avait à peu près notre 15 minutes. Puis, on a fait cette séquence-là, 15 minutes de tire-lait. petit shot de teinture mère plus la marche à peu près 2-3 heures. Puis tu sais, au début, j'allais marcher, ça allait bien, j'étais super active, j'avais un bon rythme. Puis à la fin du 2-3 heures, je dois dire, là, les contractions commençaient à être plus intenses, plus rapprochées, j'avais plus de difficultés à marcher. Fait que là, je m'encourageais en me disant, OK, ça a fait quelque chose, ça a fonctionné. Pendant toutes ces 2-3 heures-là, on était ensemble, puis on s'est installés aussi dans notre chambre à la première naissance. On avait mis notre playlist de musique, nos petites affaires. On jasait, c'était un temps de connexion aussi en même temps. La sage-femme, elle nous laissait super autonome. Elle n'est pas venue nous voir. Elle avait ses rendez-vous de suivi, elle venait nous voir un peu, mais pas trop, tout simplement pour... monitorer le bébé, prendre ma température à moi aussi parce qu'en suivant avec les membranes, on voulait s'assurer qu'il n'y avait pas d'infection, donc que je ne fasse pas de fièvre. Mais à part ça, on était beaucoup dans notre bus qu'on a bien aimé.
- Speaker #0
Pendant ce temps-là, Jack, toi, est-ce que tu as vu, pendant les marches, l'évolution des contractions qui s'installaient, est-ce que visuellement, c'était quelque chose que tu observais ?
- Speaker #3
Oui, et puis c'était drôle parce que, dans le fond, vu que c'est moi qui connaissais plus le riz dans cette place-là, Je pense que c'était moi qui voyais le plus l'évolution. Parce que le riz, elle gérait quand même bien les contractions. Même si ça l'augmentait, la sage-femme avait un petit peu de difficulté à voir que le riz a changé d'état. Mais moi, je le savais, les 15 minutes, je les sentais de plus en plus difficiles pour elle. Beaucoup plus d'absence aussi. On se parlait, puis à un moment donné, la discussion n'avait plus trop de sens. Oui, je la voyais, l'évolution, tranquillement, pas vite, grandir, malgré le fait qu'elle était encore super tolérable pour elle. Mais c'est vrai, je la voyais, je voyais que son corps changeait.
- Speaker #0
Ce que je comprends, c'est que tu ne voyais pas qu'elle était en difficulté à cause de la douleur, mais tu voyais qu'au niveau hormonal, elle avait changé d'état. C'est ça, oui.
- Speaker #3
J'ai l'impression qu'elle était un peu buzzée, tranquillement pas vite. On dirait que c'est ça.
- Speaker #2
Il y en a quand même l'effet que ça fait, les hormones, pour nous protéger d'une certaine façon et nous amener dans notre bulle encore plus.
- Speaker #3
Oui, c'est la meilleure façon que je peux l'expliquer.
- Speaker #0
C'est magnifique. Et là, au bout de ces trois heures-là, la sage-femme vous dit, Ah, c'est cool, on continue. Ou vous restez dans la chambre, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #2
Bien là, on arrive proche de l'heure, vous venez recueillir, refaire un autre examen. Puis là, elle nous dit, Bien écoute, ça avance pas autant que... ce qu'on pourrait souhaiter dans un idéal. Elle dit, je te mets quand même en garde que vers peut-être 22 heures ce soir, si tu n'es pas encore en travail actif, il va falloir aller à l'hôpital parce que ça va faire bientôt 24 heures que tes membranes sont rompues et c'est ça le protocole. Elle dit, on va continuer. Pour elle, on allait faire tout ce qu'on pouvait pour que je puisse accoucher en maison de naissance. Puis moi, je voulais... vraiment resté à la maison de naissance. Peut-être que psychologiquement, ça l'a un peu influencé aussi, je ne sais pas. Mais c'est ça. On n'était pas encore dans le travail actif, loin de là, à ce moment-là, vers l'heure du dîner, après le 3h. Mais j'étais quand même assez en forme pour prendre un petit dîner. On a dîné là-bas. Ce qui est cool à la maison de naissance aussi, c'est que tous les repas sont préparés là-bas. On avait un beau menu de choix. On a pu manger ce qu'on voulait. Les repas sont compris pour la maman aussi, comme à l'hôpital. Ça, c'est bien.
- Speaker #0
La maman et le papa ?
- Speaker #3
Les déjeuners sont fournis pour le père, mais le reste, c'est comme 10$ pour le repas.
- Speaker #0
Tu as accès, c'est juste qu'il faut que tu paies un petit.
- Speaker #3
Tu peux manger comme tu veux. No stress.
- Speaker #2
C'est super bon. On a pris du dîner. Puis elle aussi, dans le fond, on s'est reparlé plus en début d'après-midi. Puis là, c'est là où moi, je sais que le travail était comme plus enclenché parce qu'à partir d'après le dîner, j'ai beaucoup moins de souvenirs.
- Speaker #3
Quand on se reparle, c'est vraiment plus vague pour elle.
- Speaker #2
C'est ça. Exact. Fait que je sais qu'un peu après ce dîner-là, on m'a proposé, dans le fond, l'huile de ricin. En massage. En massage, oui, exact. Donc, il y a comme deux façons, en tout cas, là-bas, d'administrer l'huile de ricin, qui était de masser le ventre avec l'huile pour qu'il y ait, j'imagine, une absorption par la peau, puis tout ça. Puis l'autre façon, c'est de le prendre un peu à boire, dans une espèce de smoothie. Il y a d'autres ingrédients pour favoriser la digestion, parce que... Ce qu'on m'a expliqué, c'est que ça va faire des contractions un peu au niveau, je pense, d'estomac, tout ça. Puis ça va favoriser un peu les contractions aussi dans le bas, pour justement aider à la descente du bébé, tout ça. Le principal risque, je dirais, avec ça, c'est, puis ce qu'on m'avait bien averti, c'est que ça pouvait effectivement faire en sorte que j'ai soit une diarrhée ou que je vomisse, en fait, l'huile de ricin. Mais supposément qu'avec le smoothie qu'elle aime faire, ça passait mieux. Bon, ça n'a pas été le cas pour moi.
- Speaker #3
Mais par contre, ce qui est intéressant, c'est qu'elle a vomi. Mais du moment où elle a vomi, c'est là qu'il y a eu plus de changements sur les contractions. Je ne dis pas que ça a tout changé, mais quand même, il y a quelque chose qui a été enclenché.
- Speaker #2
Parce que ce qu'il faut dire, c'est que je l'ai eu en massage. Puis après ça, elle est venue en visage et a discuté avec mes collègues. on va mettre les choses de l'autre côté, on va te le faire boire aussi. Finalement, j'ai eu double dose, mais très contrôlée. Je l'ai vomi. C'est très rare que je vomi. Moi, s'il y avait bien une affaire que je ne voulais pas dans mon accouchement, c'était vomir. Massage femme, je me rappelle toute ma vie, elle m'avait dit Lève-moi le col mou. Si tu te laisses aller au niveau, si tu vomis et que tu te laisses aller, souvent, ça l'aide en bas aussi à ramollir. C'est ça.
- Speaker #0
C'est le bon côté des choses.
- Speaker #2
C'est ta vision. Effectivement, pour nous, ça a bien fonctionné. Ça n'a pas été super agréable, mais ça a enclenché plus le travail.
- Speaker #0
Est-ce que tu as vomi une fois et ça a été fini ou tu as vomi pendant des heures ?
- Speaker #2
J'ai peut-être vomi comme deux cycles dans peut-être une heure.
- Speaker #0
Après les vomissements, on se retrouve avec des contractions qui deviennent un petit peu plus intenses. À ce moment-là, est-ce que tu sais si ton col est antérieur ou postérieur ? Est-ce que c'est encore un enjeu ou on ne le sait pas encore ?
- Speaker #2
Non, c'est encore un enjeu. Il est postérieur. Je pense que c'est un peu ça aussi qui fait en sorte que les contractions étaient moins efficaces parce que la tête du bébé n'était pas en ligne justement avec le col. Ça a été beaucoup aussi dans tout cet après-midi-là d'essayer de prendre les contractions dans différentes positions pour justement que le col se replace.
- Speaker #3
En gros, c'est ça. C'était d'essayer de faire un espèce de circuit dans la chambre pour essayer de faire bouger ça. Il y a eu des manœuvres aussi par les sages-femmes pour essayer de replacer le bébé. Honnêtement, ça a été pas mal ça toute l'après-midi, avec une évolution des contractions plus les heures avançaient. Mais c'est ça encore là, étant donné que le rire...
- Speaker #0
Elle les gérait bien, elle avait bien appris tout ce que tu lui avais appris. La sage-femme, même un moment donné, elle est venue me voir vers la fin de l'après-midi pour me dire, j'ai de la misère à voir où est-ce que ta femme est rendue parce qu'elle les gère bien. Je ne sais pas si elle a mal ou si c'était difficile à dire. Ils ne veulent pas non plus aller voir l'école constamment. parce qu'on se rappelle que les os étaient rompus. L'après-midi, ça a été pas mal ça.
- Speaker #1
Juste pour les positions qui m'ont beaucoup aidée pendant cet après-midi-là, je pense que dans les contractions, ça a été beaucoup d'être accroupie sur le ballon, sur le lit. À la maison de naissance, c'est comme un lit double. On a beaucoup d'espace dans le lit, donc d'avoir le ballon comme ça. J'ai été beaucoup aussi couché sur le côté. Ça, ça l'aidait beaucoup avec un gros coussin entre mes jambes. Sur la toilette aussi, évidemment. Sur la toilette, on dirait que ça s'enlignait bien. Quand j'allais faire pipi, souvent, il y avait des contractions aussi sur la toilette. Ça l'aidait beaucoup. J'ai même pris un bain aussi en après-midi pour me détendre, mais aussi pour voir un peu si ça pouvait progresser. Ça a été des positions que j'ai beaucoup aimées. On m'avait proposé aussi les écharpes. Ce que j'ai un petit peu moins aimé finalement, parce qu'il faut quand même beaucoup se tenir. Il faut se tenir fort. Je n'avais plus autant de force qu'au début. Ça, j'ai moins aimé.
- Speaker #0
On les a utilisées tard dans le test de la soupe aussi. C'était déjà comme... Ce n'était pas en après-midi qu'on l'a essayé. C'était dans la nuit.
- Speaker #2
On voit que le timeline n'est pas...
- Speaker #0
Il est décalé. Oui,
- Speaker #1
j'ai trouvé.
- Speaker #2
Ce qui est très bon signe. Ce que Laurie, auquel elle fait référence, c'est les suspensions. Si jamais à la maison, vous vous demandez à quoi elle fait référence, puis c'est vrai, tu as raison, Laurie, les suspensions sont des positions qui sont aidantes à l'accouchement, mais qui demandent beaucoup d'énergie. C'est un travail qui est long, parce que tu as eu un travail qui a été quand même très long. il y a un moment donné où nos options de position ne sont pas les mêmes, évidemment, qu'un travail qui dure trois heures et demie.
- Speaker #1
Exact, c'est ça. Pour moi, c'était moins une option, mais là, je me rends compte que c'était plus tard. J'étais encore probablement beaucoup plus fatiguée qu'à l'après-midi. Puis, vers l'heure du souper, je me souviens que j'avais plus faim. Je n'ai pas soupé. J'étais vraiment dans ma bulle. Puis, quand Jack dit que j'aimais bien les contractions, c'est vraiment tout ce qu'il nous a enseigné par rapport au son et aux respirations. Fait que moi, dès que j'en sentais une venir, je rentrais dans ma bulle, puis je faisais les sons très graves, je respirais bien aussi, puis j'étais beaucoup dans mon mental, je me répétais beaucoup des mantras, des espèces de petites phrases qui étaient importantes pour moi, comme c'est temporaire, c'est une vague. Quand je la sentais arriver, je me disais beaucoup, C'est une vague, elle arrive. Quand je la sentais partir, elle repart. Je me disais beaucoup, la douleur que j'ai, je n'aurais pas plus de douleur que ce que je suis capable de tolérer. Je fais ça avec mon bébé. Des phrases un peu plus rassurantes. Je combinais vraiment les deux. Dans ma tête, je me disais ça, puis je faisais beaucoup les sons, les points d'acupression.
- Speaker #0
Ça a été énormément.
- Speaker #2
Ça m'a aidée. Toi, de l'extérieur, Jacques, est-ce que tu voyais qu'elle était molle, molle, molle, qu'elle s'abandonnait ? Est-ce que c'était ça que tu observais ?
- Speaker #0
Oui, vraiment, honnêtement, ça a été de même toute la journée. J'ai pas senti, les 27 heures, j'ai pas senti, à part la poussée finale, elle sentait plus réticente, mais de toutes les contractions, j'ai jamais senti que le rire était réticente ou abaquait. J'ai vraiment senti qu'elle s'abandonnait, qu'elle voulait vraiment se laisser aller dans les contractions. Je ne sais pas, je ne sais pas. c'était bien fait.
- Speaker #2
Oui, c'est extraordinaire. C'est extraordinaire parce que c'est vraiment le truc idéal pour que ça se passe le mieux possible, de ne pas être dans le combat.
- Speaker #1
Je ne pensais pas être capable de rester autant présente, on va dire d'esprit, mais en m'abandonnant en même temps. Je me disais à un moment donné, je ne serais plus capable de faire les sons et les respirations. Au final, jusqu'à la fin, c'était tellement fort. Je me disais, c'est ce qui m'aide le plus. J'espiais. Ça a été vraiment très aidant, toutes les astuces de gestion de la douleur.
- Speaker #0
De ce que j'ai vu aussi, je pense que ce qui a aidé Laurie, c'est qu'elle a commencé à les faire vraiment... au début de la journée, même quand c'était pas, tu sais, on s'entend, c'était pas super douloureux au début, puis elle le faisait quand même. Fait que je pense que ça t'a comme aidé à te mettre dans un mindset.
- Speaker #1
T'es devenu un automatique. Ouais,
- Speaker #0
parce que vers la fin, là, t'étais vraiment, tu sais, comme plus ailleurs, là, quand ça arrivait. Puis je pense que c'était mécanique, là, ça sortait tout seul, là, tu sais.
- Speaker #2
Wow. Est-ce que vous avez dû les pratiquer beaucoup ?
- Speaker #1
c'est quelque chose qui est venu facilement pour toi ouais c'est ça je l'ai pratiqué un peu surtout dans la douche c'était comme mon moment je me lavais les cheveux ou dans le bain je prenais beaucoup de bain à la fin je les pratiquais plus mais
- Speaker #0
je ne peux pas dire que je le faisais à tous les jours comme pour me pratiquer on le pratique beaucoup pendant le massage le massage supérieur Moi, j'essayais d'y rappeler. C'est un bon moment, tu l'essayes.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça me faisait mal un peu. Oui,
- Speaker #0
ça me faisait mal.
- Speaker #1
Je me détendais, je faisais les respirations et les sons à ce moment-là, c'est vrai.
- Speaker #2
Magnifique, c'est une très bonne idée. Puis toi, Laurie, par rapport à Jack, avec l'accouchement qui s'en venait, y a-t-il des affaires que tu sentais, oh mon Dieu, il va me voir vulnérable, ça se peut qu'il me voit en train de pleurer dans des drôles de positions. T'avais-tu des freins par rapport à lui ou t'étais complètement à l'aise ?
- Speaker #1
Non, j'étais 100% à l'aise. Ça fait longtemps qu'on est ensemble, donc on s'est vus dans beaucoup de contextes, contextes vulnérables aussi. Donc non, je n'avais vraiment pas de réticence, d'appréhension. Au contraire, je savais que ça allait être la bonne personne pour m'aider et qu'il n'y allait pas avoir de jugement ou qu'il n'y allait pas être étonné ou surpris de me voir dans différents contextes.
- Speaker #2
Magnifique. Et là, les heures passent, les contractions s'intensifient. Là, on s'entend que, tu l'as dit tantôt, Jack, on parle de 27 heures de contraction. C'est quand même un travail qui a été long. Il y a des moments donnés où vous auriez pu faire comme moi. Tant pis pour l'accouchement naturel. Là, je demande un transfert. Ce que je comprends, c'est que ça ne s'est jamais fait.
- Speaker #0
Non, jamais, jamais.
- Speaker #1
Ah non, moi, c'était vraiment... Puis tu sais, je me rappelle dans les... Dans la première rencontre prénatale, tu nous disais, tu sais, il faut rester ouvert à tous les scénarios, mais ça, je pense que c'est la seule chose que je n'ai pas appliquée. J'y tenais mordicus, là. J'étais comme, non, non, tu ne comprends pas, là, je n'ai pas fait tout ce travail-là à la maison de naissance pour m'en aller à la fin de la journée. Puis, c'est drôle parce que moi, j'avais posé une question à une de mes amies. Je me disais, tu sais, as-tu déjà lutté à la maison de naissance avec l'idée de la péridurale ? Puisque moi, c'était quelque chose qui me stressait un peu de me dire à quelque part dans la journée, mais... d'un coup que c'est intolérable, puis je veux la péridurale. Puis elle m'avait dit non, ça ne m'est même pas passé par l'esprit. Moi, je pensais que j'allais lutter avec cette idée-là. Puis finalement, pour ne pas en douter, j'étais tellement ancrée dans ma vision. dans mon why, ça aussi c'est quelque chose que tu nous avais demandé de réfléchir à la première rencontre prénatale comment est-ce qu'on a envie d'accompagner notre bébé là-dedans puis d'y réfléchir puis de nourrir cette vision-là tout au long du reste de la grossesse parce que c'est ce qui allait vraiment nous permettre de rester dans notre momentum puis dans ce qu'on voulait, fait que je pense que ça pour moi c'était très clair, j'avais envie d'accoucher à la maison de naissance, je ne voulais pas aller à l'hôpital peut-être que ça m'aurait nuit aussi dans le sens que si j'avais eu à être transférée bien j'aurais été probablement très déçue. Mais je suis très contente d'être restée à la maison de naissance finalement. Non, on a vraiment fait tout ça le 27h à la maison de naissance. Vraiment, oui.
- Speaker #2
Pendant tout ce temps-là, vous continuez à faire les stations. Jack, c'est toi qui propose, on va faire une autre position. C'est Laurie qui demande comment ça s'installe.
- Speaker #0
Ça a été graduel. Au début, plus dans l'après-midi, Laurie était encore très présente d'esprit. On avait plus de discussions sur... qu'est-ce que tu as envie de faire comme position, mais il y a eu un moment où ça a shifté, comme c'est moi qu'il faut qu'ils décident ce qu'on fait, parce que, en fait, je sentais que c'est ça qu'elles voulaient aussi, c'est comme, tu nous diriges là-dedans, tu sais, fait que, là, c'est là que tu prends le lit, puis tu te dis, OK, bien, on essaie ça, on essaie ça 15 minutes, OK, je sens que ça ne marche plus, tu sais, tu n'es plus bien, on essaie autre chose. Pour être bien honnête, à partir de 8 heures du soir jusqu'à la fin, c'était pas mal tout le temps le même circuit qu'on faisait. Côté gauche, côté droite, on se levait debout pour aller aux toilettes. Parce qu'honnêtement, c'était weird, je ne sais pas pourquoi, mais j'étais capable de dire que quand on allait aux toilettes, il y avait des changements.
- Speaker #1
Il y avait un changement. Ce que tu disais, c'est que les sages-femmes, ils nous laissent beaucoup dans notre bulle. Pour le partenaire, c'est très exigeant quand même aussi.
- Speaker #0
Ah oui, ça officiellement. Moi, c'est la part qui m'a le plus surpris. Je ne pensais pas être aussi... Tu te dis, le gars, c'est la femme qui fait tout. Il n'y a pas de raison d'être fatigué, mais je te garantis qu'à la fin du 27h, j'étais complètement cassé aussi. C'est spécial parce que Laurie, elle a tout vécu avec le cocktail d'hormones en elle. Si j'avais un conseil ou juste avertir, tu le vis à la frette, tu es avec elle et tu n'as pas ce cocktail-là. C'était quand même drainant au niveau énergie. C'est ça, à la maison de naissance, si tu ne demandes pas à ce que quelqu'un soit dans la chambre tout le temps avec toi ou whatever, ils ne le feront pas. On a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps, juste moi et le rire. C'était peut-être vers 11h le soir que les sages-femmes ont remarqué que je commençais un petit peu à canter. J'étais moins efficace dans mes points de pression et je commençais à fatiguer. Ils ont commencé à m'aider un peu plus à prendre le relais sur certaines contractions, à aller par les points de pression.
- Speaker #1
Les massages aussi.
- Speaker #0
On s'est alterné plus vers la fin avec les aides natales et les sages-femmes.
- Speaker #2
Comment tu t'es senti à être ? Parce que oui, ils t'ont laissé tout seul, mais probablement qu'ils ont observé à quel point tu étais sur la coche aussi. Tu sais, si tu avais su quoi faire, peut-être qu'il aurait fait comme, oups, il faut aider plus. Comment tu te sens d'avoir aujourd'hui, avec le recul, d'avoir participé autant, puis de me dire, j'ai tellement participé, j'ai tellement aidé que j'en étais fatigué, c'était quelque chose.
- Speaker #0
C'est probablement ma plus grande fierté, honnêtement. à rien du tout. C'était vraiment... J'ai vécu de A à Z l'expérience avec Laurie et Charles. C'était vraiment cool. Moi, je voulais ce rôle-là aussi. J'ai couru un peu après aussi. Je ne voulais pas être mis de côté. J'avais de la misère à aller manger. Je ne voulais rien manquer. Je voulais tout être dedans. Mais vice-versa, je peux comprendre qu'un gars ne veut pas nécessairement aller... Parce que c'est quand même demandant. dépendamment de comment tu es émotif, ça peut être...
- Speaker #1
J'imagine que ça aussi, mettons, une bonne préparation à la naissance, des fois, le partenaire, c'est pas vraiment c'est quoi son rôle. Des fois, ça peut être autant plus difficile d'essayer de trouver sa place.
- Speaker #0
Je ne ferais pas qu'achète le cours de préparation. À la naissance, il a beaucoup aidé parce que je n'ai pas été surpris par beaucoup de choses pendant l'accouchement. J'ai entendu parler. Quand les sages-femmes parlaient, je comprenais de quoi ils jasaient. Mais si je n'avais pas pris de cours, c'est sûr que j'aurais été plus mêlé. Il y a quand même beaucoup de termes qu'ils utilisent. Ils n'ont pas tout le temps le temps de tout expliquer, surtout vers la fin. Il faut suivre la danse.
- Speaker #2
Et cette fin-là, est-ce que tu parles de la poussée ou tu parles de la dernière phase de transition qui est très intense ? L'avez-vous vu passer de 7 à 10 centimètres ?
- Speaker #1
Oui, mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'il y a eu un moment donné dans tout ça où ma sage-femme m'a dit que je pouvais rester à la maison. C'est ça. Ça, c'était venu vers 8 heures le soir à peu près là ou là. Ça faisait toute la journée, 12 heures qu'on était là, on ne savait pas encore si on allait rester. Puis... À un moment où elle a examiné mon col, là, je l'ai vu, ça l'a changé dans sa face. Puis, tu sais, elle a fait comme, OK, c'est fou, là, on approche la fin, ça s'en vient. Puis là, elle a dit, veux-tu savoir l'avancement de ton travail ? Puis j'ai dit, non, je veux juste savoir si je peux rester. Puis elle m'a regardée et elle m'a dit, oui, tu peux rester. Puis là, la vague de soulagement, ah, écoute, c'était... Je pense, je ne me souviens pas si j'ai pleuré, mais je pense que ça est arrivé à moi. En tout cas, j'ai dû pleurer de joie parce que... Ça a été comme Ah, ok ! Puis là, je me suis comme encore plus abandonnée. Puis je pense que c'est ce qui a aidé aussi après ça. Ok, peut-être que je retenais un peu les choses en me disant Je veux rester ici. Puis tout ça, mais là, on a le go pour rester à la maison de naissance. Fait que let's go, on embarque. Puis avec du recul, maintenant, je sais que j'étais effacée à 100% et dilatée à 8 à ce moment-là. Fait que la phase de transition par après, je ne me souviens pas l'avoir tant que ça sentie. Il y a eu une période de 22 heures à minuit à peu près où j'ai dormi pas mal entre mes contractions. Là, les contractions étaient aux 2-3 minutes et moi, je n'étais plus là pas en tout. Je me souviens, les lumières sont amusées, la musique joue un peu dans le background. Jack est tout le temps là avec ma gourde, avec ma paille pour me proposer de l'eau. J'ai les yeux fermés presque tout le long. Ils viennent prendre le pouls du bébé, je n'ouvre pas mes yeux. Ils me parlent, je n'ouvre pas mes yeux. Je suis vraiment dans ma bulle. Puis ça s'est fait comme naturellement. Je n'avais pas besoin de me dire reste dans ta bulle, garde les yeux fermés Non, c'était dans ma tête. Puis peut-être que le moment de transition dont tu parles, c'est là où justement, c'est devenu tellement intense que, tu sais, tout à l'heure, je disais, je prenais les contractions une à la fois, je respirais, je faisais les sons, je me disais les mantras dans ma tête. Il y a eu un moment donné où c'était devenu tellement intense, la douleur, tout ça, qu'il a fallu que je dise à Jack, écoute, moi, je vais me concentrer. je ne lui ai probablement pas dit de façon aussi claire, mais je lui ai dit, moi, je vais me concentrer sur les sons et les respirations, puis toi, dis-moi tel ou tel truc pendant la contraction. Je n'étais plus capable, à cause de la douleur, de me dire ces choses-là. en même temps que de faire les sons. Moi, je me concentrais sur les sons, puis lui, il me disait, c'est temporaire, c'est une vague, elle vient, elle repart, etc. Donc, on a vraiment fait une équipe jusqu'à la fin par rapport à ça parce qu'il était comme le cerveau dont j'avais besoin à ce moment-là.
- Speaker #0
Étrangement, moi, par contre, je l'ai vu, la progression de 8 heures à l'accouchement, ça a été vraiment... un pic là, justement j'ai vu le rire, toute la journée j'avais jasé avec elle, tranquillement pas vite, je voyais qu'elle avait plus de discussion, fait que oui je la voyais commencer à tomber, tu le sentais que le col ouvrait.
- Speaker #2
Wow ! Et là, doucement, est-ce que la poussée réflexe a commencé à faire son chemin ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Justement, après minuit, quand j'ai fini un peu de dormir, on recommençait un peu plus le circuit de position. J'avais besoin de me mobiliser un peu plus. C'est vraiment encore là sur la toilette, après un pipi, que j'ai senti lors d'une contraction que ça poussait vraiment de façon… vraiment, c'est un réflexe. Je n'avais rien fait, puis ça poussait, toute seule. Moi, je le compare beaucoup à quand, justement, tu vomis, il y a quelque chose de... Tu ne contrôles pas la espèce de contraction que ça fait pour que tu vomisses. C'est un peu la même chose au niveau de la poussée réflexe. Tu n'as pas de contrôle par rapport à ça. Puis c'est là où j'ai été capable de dire à Jack, Ah, mon douche, je viens de sentir un réflexe de poussée. Puis il est fait comme, Oh ! Il s'est levé, il est tout de suite sorti de la chambre et il est allé avertir la sage-femme. Il a senti les premières poussées réflexes. Je pense que ça s'en vient. Il nous avait laissé beaucoup dans notre bulle jusqu'à ce moment-là. Mais là, on a vraiment vu la force de l'équipe parce qu'au final, il y avait notre sage-femme principale, une autre sage-femme de garde. puis une aide natale, et là, ils sont venus s'installer dans la chambre. Ma sage-femme est venue avec moi dans la salle de bain, elle m'a dit, on reste ici quelques contractions de plus, je veux vraiment que la poussée s'installe, je ne te change pas de position. Je suis restée sur la toilette comme ça, j'ai eu quelques poussées réflexes. Je ne dis pas poussées, mais je sentais le réflexe à ce moment-là au niveau de la contraction sur la toilette. Puis après ça, on s'est allé s'installer dans le lit, mais par le temps que je suis revenue dans le lit, toute la chambre était prête à recevoir le bébé. Il y avait tout installé. Puis, c'est devenu plus intense sur le lit. J'ai vraiment commencé à sentir le réflexe à chaque contraction. Et à un moment donné, je ne me souviens plus trop comment c'est arrivé, mais on m'a dit, Ok, bien écoute, quand tu es prête, vas-y vraiment. Quand tu sens le réflexe, pousse avec. J'étais sur le côté à ce moment-là. J'avais une jambe sur l'épaule à jack, une jambe vraiment couchée sur le lit. Puis vraiment, moi, j'ai été super impressionnée du travail des sages-femmes parce qu'à chaque contraction, à chaque poussée que je faisais, tout de suite après, ils prenaient le cœur du bébé dans mon bas-ventre pour voir justement est-ce que ça décélérait, comment c'était tout ça. Puis ce qu'on a remarqué, c'est que je pense que... Il y a quelque chose de normal là-dedans parce que c'est dur aussi pour le bébé, mais ça décélérait beaucoup. À chaque poussée, le cœur baissait, baissait, baissait. Ça a été un espèce de petit moment où on a essayé plusieurs positions à chaque contraction, à chaque poussée, pour essayer de trouver une position qui ne ferait pas en sorte que le cœur décélérait trop. Il y a d'un côté, de l'autre côté, puis finalement sur le dos. Ironiquement, sur le dos, ça a été la position où le coeur de notre bébé prenait le mieux finalement les contractions et les poussées. J'avais pas détrié rien, j'étais vraiment très molle, couchée sur le dos. Puis moi je me souvenais, ça m'avait marqué dans une des rencontres quand tu nous avais dit, c'était peut-être une des vidéos de la formation, tu nous avais dit que tu pensais être la première femme à coucher par tes fesses, tellement la pression était forte. Puis je me suis dit la même chose. C'est pour moi que je me suis dit. C'est fou, moi ça m'a déstabilisé, vraiment. Autant que ce que Jack disait, je me sentais en confiance pendant les contractions, c'était douloureux, mais je me sentais capable de les gérer. Le moment de la pousser, c'est là où ça m'a le plus déstabilisé. Puis ça n'a pas duré longtemps, au final j'ai poussé 20 minutes. Mais le moment où le bébé s'incline un peu vers les fesses pour faire son chemin, après vraiment dans le vagin, Je pensais accoucher par mes fesses. Ça a vraiment fait mal. Ça m'a déstabilisée. Finalement, c'est juste une ou deux contractions comme ça. Le bébé prend son chemin. Mais en toute transparence, je pense que je dois avoir dit au moins trois fois, Il va sortir par mes fesses ! Oh non ! C'est la femme qui dit, Tu le sais, Laurie. Il fait juste son chemin. Non, il ne sortira pas par tes fesses. Ça va. J'étais comme à mon dos. Ça a été vraiment le moment le plus déstabilisant. Je m'en souviens clairement. Puis après ça, au bout de peut-être deux autres contractions, bébé est arrivé, puis moi, ça a été... Il est sorti comme un ballon de football. Puis c'est drôle parce qu'il y a des gens qui disaient, moi, j'aimerais ça être là pour réceptionner, l'attraper. Puis tout au long de la grossesse, la sage-femme, elle disait, mais c'est pas comme ça que ça marche. C'est pas comme un ballon, là. Il va pas sortir, tu sais, one shot, là. Puis finalement, c'est ça qui est arrivé. La tête et le corps ont suivi dans une seule et même contraction. Puis ça a été... une vraie délivrance. C'est pas pour rien qu'on dit que c'est une délivrance. C'était, ça a vraiment, après ça, ils le mettent en peau à peau sur toi, puis on dirait que t'oublies tout, là. T'as plus douleur, t'as plus rien, il est juste là, puis c'est le plus beau moment, là.
- Speaker #2
Et dis-moi, avant de continuer, je fais juste un petit recul en arrière, je suis curieuse. Quand t'as commencé à avoir tes poussées réflexes à la toilette, Est-ce que la sage-femme te fait confiance ou elle a demandé à t'examiner pour être sûre que tu étais à 10 cm ?
- Speaker #1
Ah non, jamais. On n'a pas réexaminé. La dernière fois qu'il y a eu un examen, c'était avant ça et j'étais à 8. Peut-être que vers minuit, j'étais à 8. Puis après ça, moi, j'ai accouché. Il était 4 heures du matin. Il n'y a pas eu d'examen. Non, pas du tout. C'est ça. Oui, c'était intéressant. C'est vrai. Non, on ne savait pas que j'étais à 10 à ce moment-là. Mais non.
- Speaker #2
C'est merveilleux. Charles est sur ton ventre. À ce moment-là, comme il est sorti vite, est-ce que tu te dis, oh merdouille, j'ai peut-être beaucoup déchiré ? Est-ce que c'est quelque chose qui se passe par la tête ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que après que Charles soit sur mon ventre, il y a eu le placenta aussi qui est sorti. Ça a pris quand même un petit moment parce que moi, j'étais vraiment submergée par le bébé qui était sur moi, qui pleurait beaucoup. Ce n'est pas la première pensée qui m'est venue, mais une fois que le placenta est sorti, On m'a tout de suite mis de la glace et du froid sur le périnée. Puis oui, effectivement, je me suis demandé si j'avais déchiré, mais ils ne m'ont pas examiné tout de suite. Une fois que tout le monde était sous contrôle, le bébé était sur moi, ils m'ont dit, écoute, on va vous laisser un moment en famille. On est juste de l'autre côté, on va aller terminer nos notes, faire un petit wrap-up de ce qui s'est passé. On revient bientôt. Ça n'a pas été tout de suite le marathon de, OK, on t'examine, on te lave. On a vraiment eu ce moment-là. en famille, en peau à peau, où Charles a pu ramper un peu jusqu'à mon sein, venir se coller. Ça a été un beau moment qui, je pense, a duré au moins un bon 30 minutes. Puis après ça, ils sont revenus dans la chambre pour justement examiner un peu mon périnée. Puis finalement, moi, je n'ai pas déchiré rien. C'était vraiment des petits micro-déchireurs. Oui, ça a été vraiment un soulagement pour moi. encore là, on avait été très assidus sur le massage du périnée les trois, quatre dernières semaines de grossesse. Est-ce que c'est ça qui a fait la différence ? On ne le saura pas, mais c'est sûr que ça ne peut pas avoir nuit, au contraire. Après ça, je pense que le fait d'avoir poussé avec la poussée réflexe a probablement beaucoup aidé aussi. Je poussais avec le réflexe qui venait, donc je n'avais pas à forcer à outrance. Ce n'était pas comme comme quand j'étais aux toilettes. Pousse comme quand tu fais caca, c'était pas comme ça pendant tout. J'avais pas le choix de m'abandonner à la poussée, elle était là de toute façon.
- Speaker #2
À aucun moment on t'a demandé de faire une poussée bloquée comme on fait. souvent à l'hôpital.
- Speaker #1
Au contraire, on m'a même dit, ma sachante m'a dit, arrête de pousser l'oreille, il n'y a pas de contraction. Je sais que tu veux que ton bébé sorte, mais arrête de pousser. Je le dis vraiment quand la contraction et le réflexe sont là. Il y a un moment où tu te dis, je veux juste qu'il sorte. Je vais pousser un peu tout le temps, puis il va peut-être venir par certains, mais non. Elle me remettait un peu à l'ordre comme ça, en me disant, non, ce n'est pas le moment de pousser. Elle attend vraiment la contraction et le réflexe. Non, pas de pousser bloqué. Ça, ça a été. vraiment, tu sais, puis j'en avais discuté avec elle avant l'accouchement, dans mes derniers suivis, ah, la pousse-réflexe, qu'est-ce que t'en penses, tout ça, puis les autres, ils étaient très, très ouverts et ils encourageaient beaucoup ça, là, à la maison de naissance.
- Speaker #2
Wow ! Et tu sais que, je sais pas si t'as réalisé, t'as eu un accouchement 100% physio ?
- Speaker #1
Bien, c'est ça que j'ai réalisé par la suite puis je trouve que pour quelqu'un qui, là, quelques mois, craignait énormément d'accoucher, Pour moi, c'est un peu comme Jack disait tantôt, c'est une des plus grandes fiertés, d'avoir pu accompagner mon bébé dans cette naissance-là, de façon physiologique, sans manipulation extérieure, sans médication. Oui, ça a été long, ça a été long pour moi, ça a été long pour lui. Il est né aussi avec deux tours de cordon autour du cou, un tour de cordon autour de l'épaule. Ça a été assez intense, mais je ne regrette absolument rien. Dans les suivis post-partum, ma sage-femme me demandait s'il y avait des choses dont elle aimerait qu'on rediscute, des traumas, des petites choses qui sont revenues, des petits flashs. J'étais comme, écoute, j'ai tout aimé. Je n'aurais jamais pensé dire un jour que j'ai aimé accoucher, mais j'ai aimé accoucher. Ça a été douloureux, ça a été intense, mais ça a été merveilleux d'avoir vécu ça de façon naturelle. Vraiment, c'est une grande fierté.
- Speaker #2
Et ça, j'avoue que je ne peux pas me l'expliquer parce que je suis dans la même gang que toi. J'ai adoré donner naissance, même si je sais que ça m'a fait mal. Je pense que c'est une question de transformation, de résilience, c'est un genre d'initiation. Oui.
- Speaker #1
Oui, et je pense que d'être dans l'abandon là-dedans, de ne pas être dans la résistance, de non, je ne veux pas y aller, je retiens il y a vraiment quelque chose de très naturel. Je laisse ça aller et j'embarque dans le processus, dans la douleur et tout ça au final. Ça fait que non, ça a été une expérience 100% physiologique. Je n'ai pas lutté avec la pensée de la épidurale comme j'aurais pensé. C'était une grande fierté. Puis là, après, je ne peux pas passer sous silence le travail exceptionnel des sages-femmes. C'est un métier que je respecte tellement. Ils se sont donnés corps et âme pour que je puisse rester à la maison de naissance. Ils ont tous sorti leurs petites astuces de leur chapeau pour favoriser le travail de façon naturelle. Même après, écoute. après qu'ils sont revenus pour justement examiner le bébé, faire les premiers examens, tout ça s'est fait de façon tellement douce, tellement respectueuse pour moi, pour Charles, toujours en peau à peau sur papa pendant qu'il faisait les premiers examens. Jamais ils sont partis avec lui. Puis moi, pendant ce temps-là, j'ai pu prendre mon bain, ma sage-femme m'a lavé. Dans quel monde est-ce qu'on se fait laver après un an ? Ça a été tellement doux après ça. puis on a eu un de ces festins aussi, puis moi, ça a été... Parce que tu je n'avais pas mangé depuis le dîner. Ils sont arrivés avec le plateau de fruits, yogourt, lait au chocolat, jus d'orange. On était comme un roi puis une reine, vraiment. Tu sais, c'est comme... C'est inexplicable. Ça a été, du début à la fin, une belle expérience pour nous à la maison de naissance.
- Speaker #2
Et tout... Je m'excuse, je suis parémotique. Je pense que tous les cours devraient avoir accès à ça. C'est extraordinaire ce que tu racontes, vraiment.
- Speaker #1
Oui, puis c'est tellement loin de... Moi, je trouve que des fois, l'accouchement, on le voit beaucoup comme une maladie ou quelque chose qui faut... C'est faux qu'il y ait l'implication du corps médical dans ça. Mais non, au contraire, je pense que... tant que ça va bien, on peut laisser ça aller. Je le crois vraiment. Je ne pense pas que je le croyais autant avant, mais maintenant, je le crois que, comme femme, on a vraiment tout ce qu'on a besoin à l'intérieur de nous quand ça va bien, quand il n'y a pas de soucis avec bébé ou avec nous. Mais tout est là pour qu'on puisse accoucher de façon naturelle et accompagner au mieux notre bébé. L'intervention minimale nécessaire, c'est ça qu'on a besoin au final. Il n'y a personne d'autre que moi d'une certaine façon qui savait comment accompagner mon bébé dans sa naissance. Puis même moi, je ne le savais pas consciemment. C'était mon corps qui faisait la job.
- Speaker #2
C'est magnifique. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais ajouter, Jack, par rapport à ça ?
- Speaker #0
Non, je me joins à le rire là-dessus. Dans la dernière année, je t'avais beaucoup encouragé à avoir tout ce qu'il faut pour que ça se passe bien. Je pense que je l'ai toujours cru fermement. L'accouchement, c'est naturel. Tu n'es pas malade. Je parle d'un accouchement où il n'y a pas de problème. On s'entend qu'il peut y avoir d'autres circonstances. Mais dans un cas où tout se déroule naturellement... je suis convaincu que la femme a tout en elle, ce que ça lui prend pour passer à travers. Puis je pense que si au final, tu en es ressorti de ça en le croyant fermement.
- Speaker #1
Oui, je pense que vraiment d'avoir une vision solide, d'avoir confiance, moi, c'est ce qui m'a le plus aidé dans tout ça. Parce que si tu arrives à l'accouchement, tu es très craintif, tu es chambralant un peu, tu ne sais pas. Je pense que ça peut te nuire plus que d'autres choses. Donc, pour moi, ce qui a fait la différence, c'est que... des expériences positives autour de moi. On entend beaucoup juste le négatif souvent. De m'ancrer dans des expériences positives, physiologiques, naturelles, d'avoir une bonne préparation. Parce que moi, m'informer, ça a toujours été quelque chose qui m'amenait beaucoup de confiance. Après ça, travailler en équipe, faire confiance au processus, ne pas être dans la résistance. Je pense que c'est vraiment les clés qui m'ont le plus aidée dans cet accouchement-là.
- Speaker #2
Tantôt, vous nous avez dit que vous étiez ensemble depuis longtemps, donc votre relation était déjà riche, était déjà belle. Est-ce que vous diriez que cette expérience-là a amené votre relation à un autre niveau ?
- Speaker #0
Ah oui, je pense que c'est l'apogée d'une relation, honnêtement. Tu peux avoir vécu belles affaires, mais qu'as-tu dit-tu ? C'est l'apogée d'une relation, selon moi.
- Speaker #1
Pour nous, ça a été beaucoup de connexions, beaucoup de moments de connexion. Justement, on a beaucoup parlé de la bulle qui nous laissait à la maison de naissance, mais c'est vrai parce que d'être dans notre bulle, dans la musique qu'on aime, de faire des petites blagues ensemble, de rigoler. Je me souviens même jusqu'à la fin, des fois, tu nous disais des petites choses et j'étais un peu dans tout le cocktail d'hormones et je n'étais plus trop là. On dansait un peu ensemble quand on prenait les contractions debout. Il y a eu vraiment quelque chose aussi qui nous a beaucoup rapprochés et d'avoir vécu cette expérience-là, que moi, j'ai été aussi vulnérable et tossée, d'une certaine façon, dans l'émotion du moment. Ça a été... L'émotion du moment, ça nous a beaucoup rapprochés aussi, effectivement, oui.
- Speaker #2
Ce moment-là, Jack, j'imagine que c'est plus à la naissance. C'est souvent là que les hommes craquent plus dans l'émotion. Est-ce que pour toi, ça a été ça, plus à la naissance ou ça a été plus dans le temps ?
- Speaker #0
Je pense que j'ai blindé le record de l'homme qui pleure le plus, de A à Z. Moi, j'ai pleuré tout le long.
- Speaker #1
Mais l'autre,
- Speaker #2
tu veux dire même pendant les contractions ?
- Speaker #1
Ah oui, oui,
- Speaker #0
oui. Chaque nouvelle étape, je pleurais. Ça m'a aidé à passer à travers le tout. Parce que c'est tellement difficile de voir ta femme dans cet état-là. C'est vraiment difficile. Puis tu es vraiment inutile au niveau médical. Tu ne peux vraiment rien faire pour que... ça sort plus vite ou qu'elle aille moins mal, whatever. Tu peux faire des petites techniques, mais ça ne réglera pas le problème. Tu t'abandonnes aussi à tes émotions, parce que sinon, tu vas juste péter aux frettes. Malgré ça, je suis quand même cassé à la fin. Il y avait la fatigue aussi. Je pense que c'est bien important de se laisser aller. Il faut que tu rentres dans le game. Si tu retiens aussi, on parle souvent de... que la femme a pu se retenir. Si en tant qu'homme, tu t'en retiens, tu vas le vivre vraiment difficile, surtout quand c'est long.
- Speaker #2
Je suis complètement d'accord. Dans les épisodes précédents, il y en a plusieurs, papa, qui ont témoigné d'avoir pleuré à toutes les étapes. Je te rassure. C'est extraordinaire parce que quand on est en train d'accompagner notre amoureuse, c'est sûr qu'on génère des petites hormones de stress parce que c'est impressionnant. Tu viens de le dire, c'est wouh je vois ma blonde dans un état dans lequel je ne l'ai jamais vue. que quand je me permets de pleurer à chaque fois que ça monte, je diminue ces hormones de stress-là, je fais des belles hormones à l'intérieur de mon corps et je deviens vraiment un meilleur accompagnateur. C'est une super stratégie. Vraiment.
- Speaker #0
Moi, je trouvais que ça allait aider à stopper les scénarios. Moi, dans la vie, je suis quelqu'un d'anxieux. Ça aurait pu être facile de partir d'un scénario de comme je vais la perdre, je vais la perdre. Mais je pense que de laisser aller au fur et à mesure, ça allait aider à grandir. C'est pas malade.
- Speaker #1
c'est pas la première femme qui accouche les chances qu'il se passe de quoi sont quand même minimes ça m'a aidé à m'en grandir t'es tellement quelqu'un qui tu me protèges beaucoup dans le sens que t'es tout le temps là pour moi dans le quotidien je parle pas nécessairement de l'accouchement c'était quelque chose que tu m'avais dit que t'allais trouver très difficile de pouvoir porter ce fardeau-là de la douleur que ça repose d'une certaine façon sur moi pis quand tu dis inutile le partenaire est très utile à chaque étape, le soutien émotionnel, le soutien physique, avec toutes les techniques de gestion de la douleur, mais tu ne portais pas ce fardeau-là. Puis pour toi, comme homme, c'était quelque chose qui était difficile.
- Speaker #0
Oui, oui. Mais finalement, ça a bien été. J'ai trouvé ça plaisant de pouvoir trouver mon rôle là-dedans. Maintenant, c'est un peu pour ça aussi que je trouvais ça intéressant d'en parler de la vision du partenaire là-dedans. C'est de pouvoir justement... tu as un rôle, puis tu vois, il est sharp, le rôle, il est cool, tu ne seras pas sur le banc de touche tout le long. Justement, j'avais entendu du monde me dire, la seule chose que tu as à faire, c'est donner de l'eau. Finalement, il y a d'autres choses à faire que donner de l'eau. Tu en donnes beaucoup de l'eau, mais il y a d'autres choses aussi.
- Speaker #2
Oui, puis si tu n'avais pas été là pour faire toutes ces autres choses-là, puis si tu n'avais pas été sur la coche bien préparée, savoir où tu t'en vas, je ne suis pas certaine que Laurie aurait vécu l'expérience qu'elle a vécue là.
- Speaker #1
Ah non, vraiment. Non,
- Speaker #0
je t'imagine que non.
- Speaker #1
Moi, c'est quelque chose que je dis. On dirait les gens, particulièrement les femmes, des fois, ça vient un peu les chercher quand je leur dis Moi, je n'aurais pas été capable d'accoucher comme ça si Jack n'avait pas été là. Puis là, on me dit Non, mais là, c'est toi la femme, t'as tout fait de la job. Non, non, mais moi, ça a été essentiel, son rôle. parce qu'à chaque étape, puis ça a été une décision de couple aussi de rester à la maison de naissance. On aurait pu dire à un moment donné, OK, là, ça suffit, on s'en va à l'hôpital, on va avoir la médication. Puis lui, il m'a suivi là-dedans. S'il n'avait pas été disponible et disposé à continuer à m'aider avec les points de pression, les massages, le soutien émotionnel, je n'aurais pas pu rester autant longtemps à la maison de naissance de façon, d'accoucher de façon naturelle comme ça non plus. Ça a été essentiel comme rôle. Pour moi, ça a été un travail d'équipe. Je n'ai pas accouché seule.
- Speaker #2
Oui, et ça ne remet pas en cause. Parce que des fois, les gens, quand ils entendent ça, ils ont l'impression qu'on est en train de dire qu'on a besoin de quelqu'un pour donner naissance. On n'a pas besoin de quelqu'un. Si tu avais été toute seule sur une île déserte, tu aurais donné naissance. Ça serait fait. Mais c'est sûr que d'avoir quelqu'un qui s'assure qu'on est dans un espace de sécurité, qu'on est dans un espace où on se sent bien. Si à chaque fois que tu avais soif, il avait fallu que tu te lèves et que tu ailles chercher la bouteille d'eau, ça n'aurait pas été pratique pour l'évolution au niveau de tes hormones et compagnie.
- Speaker #1
Ça a été facilitant de l'avoir. Il était tout le temps là avec la bouteille. Même à la fin, parenthèse, pour me donner des forces, ça fait longtemps que je n'avais pas mangé. On m'a proposé du miel et il était là avec miel bouteille d'eau miette. Il y a Internet tout le temps. C'est des petites choses qui font la différence. On peut le faire tout seul, certainement.
- Speaker #0
Ça change l'expérience, je pense.
- Speaker #1
Oui, d'avoir un partenaire.
- Speaker #2
Exactement. On le ferait quand même, mais ça change toute la nature de l'expérience. Absolument, c'est tout à fait ça. Merci pour votre beau partage.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #2
C'est rare dans un podcast que je suis la seule à pleurer.
- Speaker #0
On n'a plus rien à pleurer nous autres. Tout est sorti.
- Speaker #1
Quand je repense, ça c'est sûr, je suis très émotive et ça a été une belle expérience. Merci de nous avoir permis d'en parler. On le revit à chaque fois aussi. C'est comme toujours super le fun de pouvoir raconter ce récit-là.
- Speaker #2
Merci beaucoup et beaucoup de bonheur à vous trois.
- Speaker #0
Merci pour l'accompagnement aussi.
- Speaker #1
Merci, ça fait toute la différence.
- Speaker #2
Wow ! Quelle rencontre ! Beaucoup d'informations. Laurie a été extrêmement généreuse dans ses explications. Quelle rencontre touchante aussi. J'avais les joues complètement couvertes de larmes une fois qu'on s'est rendu au bout. Et quelle rencontre aussi touchante parce que Laurie a eu beaucoup de chance d'être suivie avec des sages-femmes. Moi, il y a un rêve que je chéris grandement et c'est celui que toutes les femmes qui donnent naissance au Québec, peu importe le lieu de naissance qu'elles ont choisi, puissent avoir accès aux mêmes droits, aux mêmes privilèges, aux mêmes accompagnements de qualité. Et là, on ne se le cachera pas, si Laurie avait donné naissance en milieu hospitalier, c'est certain qu'elle n'aurait pas eu accès à cet accouchement physio. Pourquoi ? Parce qu'elle aurait fini par avoir du Sainte-Eau, de l'ostéocine de synthèse. Et ça, c'est quelque chose qui me fait vivre une grande colère, le fait que le lieu de la naissance influence aussi grandement les options qui sont disponibles pour nous. Je rêve du jour où, même si je décide, soit parce que c'est ce que je veux, ou soit parce que je n'ai pas eu d'autre option de donner naissance en milieu hospitalier, que je puisse avoir une équipe autour de moi. qui va faire preuve de patience, même si je dévie un peu de ce dont ils ont l'habitude de rencontrer comme expérience. Donc, ouf, quel partage ! Vraiment, j'espère que ça va t'avoir aidé à prendre confiance dans la naissance qui peut-être se rapproche pour toi. Donc, si tu as aimé cet épisode de podcast, je t'invite à le partager de façon à ce que le plus de personnes possibles puissent y avoir accès. Je te rappelle aussi que chaque épisode de podcast a une page dédiée dans laquelle tu peux trouver toutes les informations pertinentes. Par exemple, par rapport à l'expérience de Laurie et Jack. Tu vas pouvoir avoir les informations importantes qu'elle nous a partagées. Je te rappelle que si tu as envie de participer aux rencontres prénatales au Paléo, si tu as envie de... Je t'ai préparé avec ma préparation virtuelle. Tu peux venir me rejoindre sur opalew.com pour avoir toutes les informations. La semaine prochaine, je te présente mon fils Abraham et son amoureuse que j'aime de tout mon cœur, Ekaterina. Ils vont venir nous raconter leur expérience de naissance qui sort vraiment des sentiers battus. Je te souhaite donc une magnifique semaine et on se retrouve la semaine prochaine.