- Speaker #0
Aujourd'hui, je te présente Ekaterina et Abraham qui nous racontent leur histoire pleine de rebondissements. Pour que tu puisses choisir d'écouter l'épisode en toute connaissance de cause, je t'annonce dès maintenant que leur fille est finalement née par césarienne. Leur histoire, tu le découvriras dans quelques secondes, nous rappelle l'importance de la résilience et de l'ouverture face aux imprévus qui peuvent se présenter.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici ! T'as doula, Stéo ! Annie Pérez !
- Speaker #0
C'est avec une petite dose d'émotion que je reçois Abraham et Catherine, qui vont venir nous raconter leur histoire. Bonjour à vous deux ! Salut !
- Speaker #2
Bonjour !
- Speaker #0
On entend bien ma petite fille derrière, Ada, qui est au sol et qui participe à sa façon à l'enregistrement. Donc, Abraham, jusqu'aux dernières nouvelles, t'es mon fils. Oui. Ça n'a pas changé, hein ? Non,
- Speaker #2
c'est exact.
- Speaker #0
Et 4, c'est ma belle-fille d'amour. Oui. Vous êtes là aujourd'hui pour nous partager l'expérience de la naissance de votre première fille. Une expérience, comment on pourrait la qualifier ? Quel adjectif on pourrait utiliser ?
- Speaker #3
Pleine de rebondissements.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Vous allez voir que probablement qu'une histoire comme la leur, vous n'avez jamais encore entendu ça. C'est quand même une expérience qui est très rare en termes de récompense.
- Speaker #3
En termes de statistiques, je pense qu'on n'est pas pire.
- Speaker #0
Ça a été une grossesse qui a été désirée.
- Speaker #3
Oui. Vous l'avez planifiée.
- Speaker #0
Vous m'avez même pris par surprise parce que vous m'aviez dit Prépare-toi, ça s'en vient mais je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi…
- Speaker #3
Efficace. Oui.
- Speaker #0
C'est vraiment le bon terme, efficace.
- Speaker #3
Et donc,
- Speaker #0
la grossesse, c'est assez bien passé.
- Speaker #3
Honnêtement, grossesse parfaite. Il n'y a rien à redire. Ça a super bien été. Tout était beau. Petit nuage.
- Speaker #0
Petit nuage. Pour toi, Bram ?
- Speaker #2
Oui, moi aussi, c'était bien moins pire. Je m'attendais à pire.
- Speaker #0
Ah oui ? Raconte, à quoi tu t'attendais ?
- Speaker #2
Écate était une femme enceinte et très vivable.
- Speaker #0
Est-ce que tu t'attendais à ce qu'elle ait des sautes d'humeur ?
- Speaker #2
Oui, mais non, on faisait juste dormir.
- Speaker #3
Moi aussi, je m'attendais à ça, à avoir des cravings, à avoir des sautes d'humeur. Finalement, c'était quand même fini. Oui,
- Speaker #2
on faisait juste beaucoup dormir.
- Speaker #3
C'était trop dur à chier.
- Speaker #2
Ça, c'était facile à gérer.
- Speaker #3
Merveilleux !
- Speaker #0
Et là, en fait, tout s'est très bien déroulé jusqu'à temps qu'on arrive en presque fin grossesse, où là, il est arrivé un événement qui a fait tout basculer d'une certaine façon.
- Speaker #3
Oui, bien, dans le fond, écographie de 32 semaines, c'est là qu'on a appris qu'elle était en siège, mais jusque-là, on avait encore plusieurs semaines pour qu'Adda se retourne. Il nous disait vers la 36e semaine, également, elle serait retournée la tête vers le bas. Oui, c'est comme... À la maison, on a travaillé fort, on a fait des inversions, des petits trucs qu'on ne pouvait pas trouver pour essayer de l'encourager à se tourner. Puis c'est à la 36e chaîne qui ont confirmé qu'Adda était encore en siège. Ça fait que là, ça devenait un petit peu plus compliqué.
- Speaker #0
Oui, puis là, pour parler des hauts et des bas, il y a eu quand même un moment où vous m'avez texté en me disant ça y est Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce moment-là, où vous avez eu l'impression qu'elle s'était retournée à la maison.
- Speaker #3
Oui. Oui, je m'en souviens, j'étais en train de faire une inversion justement dans ma chambre, puis j'étais pas mal sûre qu'Adda s'était retournée parce qu'elle avait fait un gros, gros mouvement. Puis bon, on ne saura jamais si elle s'était vraiment retournée ou pas, mais une semaine plus tard, quand on était rendu chez le médecin, elle était encore en siège. Donc, est-ce qu'elle s'est retournée puis re-retournée, on ne le saura jamais, mais c'est sûr qu'à ce moment-là, on avait un petit peu espoir que ça serait... Plus simple que prévu, mettons.
- Speaker #0
Et entre ce 32 et ce 36 semaines de grossesse-là, quel est votre état ? Est-ce que vous êtes zen ? Est-ce que vous commencez à sentir que le stress monte ?
- Speaker #2
Moi, j'avais espoir qu'elle retourne, qu'elle ait un retournement. Parce que la version, je pense qu'on avait dit que c'était 30% de chance que ça fonctionne. Puis il y avait un certain nombre de pourcentages, dont je ne me rappelle pas non plus, des bébés qui retournaient naturellement après un certain temps. Donc ça ne m'inquiétait pas trop et sinon voilà, c'est sûr que c'est facile pour moi à dire en tant que papa, mais la césarienne ne me stressait pas vraiment. Je souhaitais éviter la césarienne parce que je savais que ce n'était pas aussi agréable que B4, mais c'est sûr que je n'avais pas peur pour Ada.
- Speaker #0
C'est donc pour toi, Abraham, l'idée d'avoir une césarienne parce que, dans le fond, Ada reste en siège, ce n'était pas quelque chose qui te dérangeait beaucoup, mais, et Kat, toi, tu avais un grand désir de vivre un accouchement physiologique.
- Speaker #3
Vraiment, vraiment. C'est sûr que moi, quand je dis que c'est en sèche, ça a commencé à me stresser, mais Abraham était quand même bon pour me garder les pieds sur terre. Il sortait les chiffres comme quoi j'avais encore beaucoup de chance qu'il adresse le tourne. J'ai essayé de mettre ça sur off ou en ce cas de côté en me disant, écoute, on fait ce qu'on peut. J'ai même fait de l'acupuncture.
- Speaker #0
Vous avez tout fait ce qui était possible de faire pour la convaincre.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Et d'où ça venait ? cette envie-là pour toi d'avoir un accouchement physio ?
- Speaker #3
C'est une méchante bonne question. J'ai envie de dire que tu m'as fait lancer, c'est sûr ! C'est sûr, mais je ne suis pas quelqu'un qui aime ça être très médicamente en général, pas que je suis crâneau ou quoi que ce soit, mais tu sais, d'habitude, j'essaie de limiter le plus possible, puis on dirait que je voyais ça un peu comme un défi. personnel, de lâcher prise. Parce que tu me connais, j'aime ça contrôler, mes affaires sont planifiées à l'avance, je sais comment ça va se passer, etc. Pour moi, c'était vraiment un beau défi que je voulais relever en tant que personne. pour essayer d'avoir plus de lâcher prise. Moi je dirais que c'est pour ça en majorité pourquoi je voulais le vivre et en même temps pour la connexion aussi que j'allais avoir avec Ada, c'est d'être comme plus dans notre bulle, question d'intimité. Donc 36e semaine, elle est toujours en siège donc on essaye une version et la version échoue.
- Speaker #0
Là, raconte-nous, Écate, comment ça fonctionne, là ? Est-ce que vous êtes d'accord pour nous raconter, là, concrètement, on arrive dans un genre de local qui est une petite pièce d'examen normale, ou est-ce que ça se passe ?
- Speaker #3
Oui, oui, bien, dans le fond, tu arrives à la salle de triage, dans la salle des accouchements. OK. Puis, ils commencent par monitorer ton bébé pendant 20 minutes pour avoir une petite idée de c'est quoi l'état normal de ton bébé. Après ça, ils t'envoient dans une autre salle, une salle d'optal assez standard, très petite, où ils font des échographies. Puis c'est là aussi qu'ils vont faire ta version. Donc, tu es couché sur un lit, tout simplement. Puis le médecin va faire des échographies à certains moments dans la version pour s'assurer, un, vérifier la position du bébé, puis aussi monitorer son cœur pendant la version pour être sûr que tout aille bien. Puis là, dans le fond, la façon dont ça fonctionne, c'est que toi, tu es couché sur le lit, qui est quand même assez bas. Le médecin se lève debout et va appuyer sur ton ventre pour essayer de faire bouger le bébé manuellement. C'est très physique. Tu vois, le médecin pousse. C'est très physique comme intervention.
- Speaker #0
Il y a certaines mères qui vont partager que ça leur a fait mal. Il y en a d'autres qui vont partager que ce n'était pas confortable, mais qu'il n'y avait pas vraiment de douleur. Mais dans ton cas, ça n'a pas duré longtemps.
- Speaker #3
Non, je pense qu'elle n'a pas essayé très longtemps parce que le cœur d'Adèle a commencé à descendre. Donc, elle a arrêté tout de suite à ce moment-là. On a quand même allé essayer plusieurs fois dans des sens différents. Puis là, dès que le cœur d'Adda a baissé, elle a arrêté tout de suite. La prochaine étape, c'est de voir si c'est possible de faire un accouchement vaginal en siège. Déjà, là, on était chanceux parce que c'était un hôpital qui le considérait. Il y a certains hôpitaux que c'est un hôpital automatique. Donc là, on avait une liste de critères, dans le fond, qu'il fallait que l'hôpital vérifie qu'on répondait pour pouvoir essayer l'accouchement en siège.
- Speaker #0
Est-ce que ce sont des critères et des tests qui ont commencé tout de suite à ce moment-là ou vous avez eu un rendez-vous par la suite ?
- Speaker #3
Non, honnêtement, ça a été super efficace. Le test a été tout ce qu'il y avait à vérifier, l'on a vu à ce moment-là. Par exemple, il y avait des mesures approximatives de la quantité de l'amniotique. Adam est d'accord avec ça. Tu t'en rappelles, Adam ? Oui. Dans le fond, c'est via l'écho qu'ils vont être capables de déterminer ça, la quantité de l'amniotique. Puis après ça, l'autre test qui est important de faire, c'est le scan du bassin. Donc, savoir si ton bébé était possible, dans le fond, qu'il passe par ton bassin. Ça fait que ça, il t'envoie dans un autre département carrément. Puis il rentre ton bassin dans un genre de tube, là, c'est vraiment une intervention, ça va durer deux minutes et quart, super rapide, aucunement invasif. Il fait un scan de ton bassin, puis il te rappelle plus tard pour te dire que c'est correct. OK, ou pas. Ou pas, oui.
- Speaker #0
Et là, pendant tout ce temps-là, Abraham, pendant la tentative de version, pendant l'évaluation du liquide amniotique, la position, pendant le scan, est-ce que là, tu suis écapte à tout moment ou t'es mis de côté ?
- Speaker #2
Non, non. Pendant la version, j'étais dans la chambre. Après ça, pour l'échographie, pour le liquide amniotique, ça s'est fait dans la même chambre avec le même médecin. Pour le rayon X, je n'étais pas dans la pièce, évidemment, parce que c'est le rayon X. Mais sinon, j'étais là toujours.
- Speaker #0
Et là, comment vous vous sentez en sortant de là ? Parce que là, l'aversion n'a pas fonctionné. Vous avez peut-être l'espoir, vous n'êtes pas peut-être, vous avez l'espoir de pouvoir donner naissance vaginalement. Est-ce que ça vous plaît pour vous autres que c'est ce que vous vouliez ou il y a une partie de vous autres qui vous faisait comme Ah non, je ne suis pas sûre que ça, ça m'intéresse
- Speaker #3
Parce qu'on était sûres. Oui, on était sûres que si j'ai respecté les critères, je l'essayais. Ça, je pense, je ne me rappelle pas avoir eu un doute par rapport à ça.
- Speaker #2
Pas vraiment d'inconvénients à essayer. Le pire des cas qui arrivait, c'est talent césarien, mais si tu ne le faisais pas, talent césarien inouï.
- Speaker #0
Combien ça a pris de temps avant que vous ayez le téléphone pour vous donner la réponse ?
- Speaker #2
Le soir même.
- Speaker #3
Oui, c'est ça. Le médecin nous appelle le soir même. Il me confirme que je respecte tous les critères, donc on peut procéder à un accouchement en siège. Superfine m'explique un petit peu comment ça se passe parce que c'est sûr qu'ils sont un peu plus sévères quand tu fais un accouchement en siège. Donc, ils ne veulent pas que ça tarde trop, ils ne veulent pas qu'il y ait de plateau pendant le travail. Puis, il faut que ton travail se déclenche naturellement. Mais là, à ce moment-là, on a quand même de l'espoir. On est comme, écoute, regarde, tout va bien aller, on va le faire.
- Speaker #0
Donc, vous avez ce téléphone-là, ça remet sûrement un petit regain d'espoir qui est présent. Et là, qu'est-ce qui se passe pour vous autres dans les jours qui suivent ?
- Speaker #3
Ben là, on est rendu, rendu là, on est, mettons, 36,5 à peu près. Fait que c'est sûr qu'intégralement, je continuais quand même à espérer qu'elle sortait de bord, ça serait donc plus simple, là. Mais pour l'instant, tu sais, on continue notre vie, tu sais, comme ça va, mais la césarienne commence de plus en plus à me trotter dans la tête.
- Speaker #0
Tu te trottes dans la tête dans le sens où t'en as peur, pas dans le sens où tu...
- Speaker #3
Oui, oui, exact, dans le sens où j'en ai peur, puis je me dis crime. ça commence à jouer sur mon moral pas mal.
- Speaker #0
Abraham, est-ce que tu es témoin de ça à ce moment-là ? Est-ce que tu te rends compte que pour les quatre, c'est difficile ce temps-là ?
- Speaker #2
Oui, on met beaucoup de discussions sur le sujet. C'est un thème récurrent.
- Speaker #0
Comment ça s'exprimait ? Est-ce que tu pleurais ? Est-ce que tu te sentais triste ? Comment ça s'exprimait dans ton quotidien ?
- Speaker #3
J'avais des petits épisodes de pleurs pendant tous les jours. Mais je dirais que le restant de la journée, ça allait bien. Souvent, c'était le soir. C'est la journée de la fin. J'attends un peu de temps. C'est la fin. Ah ok, ça décrit que contente, c'était pas clair. Fait que oui, c'est ça, c'est vraiment le soir, ça retombe, t'as le temps de penser à tout, pis là on dirait que le stress est commencé à monter de plus en plus, jusqu'à ce qu'Abraham me prenne un peu en charge, pis se dise, bon, là il va falloir trouver une solution, pour que ça se passe bien, pis qu'on revienne dans le positif.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Alors, vous allez observer qu'il y a un petit changement dans l'ambiance. On a fait une petite pause. Abraham a installé Ada en portage et là, elle dort bien installée dans ses bras, dans les chartes, dans le temps qu'on va continuer notre enregistrement. Donc, on était rendus au moment où tu nous disais que là, une fois toutes ces étapes passées là, que c'était difficile pour toi, qu'il y avait des moments où... des journées où tu pleurais, puis que tu étais découragée, tu avais peur de la césarienne. Et là, Abraham lui a fait comme, OK, là, il faut faire quelque chose pour t'aider.
- Speaker #3
Oui, exactement. Parce que mon problème principal, je dirais, c'est que j'avais beaucoup de difficulté à jumeler le mindset ok, je me mets en mode accouchement vaginal, let's go versus le mindset je me prépare mentalement à accepter le fait que j'ai un césarienne Pour moi, ces deux mindsets-là ne fonctionnaient pas ensemble, ils étaient contre-productifs. Si je me lançais dans un, ça allait nuire à l'autre et vice-versa. Fait qu'on a décidé de faire un petit exercice ensemble. de discuter, OK, comment est-ce qu'on peut solutionner finalement cette contradiction-là.
- Speaker #0
OK, alors expliquez-nous à quoi ça consiste.
- Speaker #3
Oui, donc première étape, je vais dire ça comme ça, c'est vraiment de dresser pour chacun des mindsets, c'est quoi les avantages et les désavantages à adopter le mindset. Moi, je ne voulais pas rentrer dans avantages et désavantages d'une césarienne versus accouchement vaginal, parce que de toute façon, je n'allais pas avoir le choix. Au final, c'est ça qui me préoccupait. Donc là vraiment c'est de regarder, ok, par exemple si je me mets dans un mindset, je vais avoir un disarienne. Quels sont les avantages versus quels sont les désavantages ? Ça c'est propre à chacun, on s'entend. n'importe quels éléments qui vont déranger tout le monde. Donc là, c'est vraiment de dresser ces deux listes-là. Puis la deuxième étape, c'est de voir quels sont les trucs qu'on peut mettre en place pour jumeler ces deux mindsets-là, pour éviter justement d'être en contradiction, puis de constamment alterner dans ma tête entre les deux. Donc comment est-ce qu'on peut faire pour les lier ensemble, puis rapidement, on a vu quand même certains éléments qui pouvaient être mis en commun, puis qui allaient profiter aux deux mindsets, puis finalement d'essayer de voir comment est-ce qu'on peut se mettre dans une approche qui est très flexible. Ça a été ça. Puis là, la dernière étape, qui était pour moi probablement la plus importante, c'était de dire, OK, bien, au final, c'est quoi mes grands points de résistance par rapport à la césarienne ? Puis pour chacun de ces points-là, de les relativiser un petit peu. Par exemple, il y avait le fait qu'avec la césarienne, le retour au sport, ça va être plus difficile. Pour moi, c'était un élément qui était très important. On a fait des recherches. Concrètement, quand est-ce que je vais pouvoir recommencer l'escalade ? Quand est-ce que je vais pouvoir reprendre une marche, etc. ? Quels sont les faits au final ? Pas essayer de juste y aller au feeling de comment, mon Dieu, ça va être donc bien long. Concrètement, ça va être quoi ? À quoi m'attendre ? Donc d'essayer de relativiser ces points-là de résistance par rapport à la saryenne. Je ne vous cacherai pas, il n'y a pas tous les points qu'on a été capable de relativiser. Il y en a d'autres qui étaient comme c'est ça, c'est ça, on ne pourra pas rien y faire Mais juste de les valider et de les confirmer, de dire ok, voici les gros éléments avec lesquels il va falloir que je travaille Déjà là, ça paraissait moins gros parce que je savais sur quoi j'allais devoir travailler.
- Speaker #0
Et quand tu dis qu'il y a certains éléments dans l'étape, je pense, numéro 2, si je t'ai suivie, où on cherche des points en commun, est-ce que là tu peux nous donner aussi un exemple par rapport à ça ?
- Speaker #3
Oui. Donc, par exemple, un des points, le premier, si je le casse sur ma liste, c'est que pendant mon travail, on s'était dit, OK, je ne vais pas mesurer mes contractions. Adram va le faire de façon semi-cachée. Je vais dire, je ne veux pas en avoir conscience. Comme ça, ça me permet de rester avec le flow. Puis, ça évitait que je switche tout le temps au mode de comme, ça déclenche-tu, ça déclenche-tu pas, on est-tu assez proche, etc. Puis, le deuxième qui, je pense, est mon préféré, c'est de voir les contractions comme quelque chose de positif, peu importe si ça aboutit à un accouchement vaginal ou pas. parce qu'on sait que les césariennes, par exemple, planifiées, bon, c'est associé à différents risques, etc. Pour le bébé qui ne sait pas un peu qu'est-ce qui arrive, c'est genre, soudainement, je sors du ventre de ma mère, je n'ai pas été, comment dire, avertie. C'est ça, exactement. Fait que, tu sais, de voir les contractions comme étant, c'est un avertissement pour mon bébé, peu importe la façon dont ils vont sortir. Fait que, d'essayer de se dire, tu sais, chaque contraction est positive, même si au final, je n'accouche pas vaginalement.
- Speaker #0
Wow ! Est-ce que vous seriez d'accord tous les deux pour qu'on mette dans la page associée à l'épisode votre plan avec quelques exemples pour aider les personnes qui auraient besoin de faire cet exercice-là à le faire eux aussi ?
- Speaker #3
Certainement, sans problème.
- Speaker #0
Que donc, si ça se peut que présentement tu sois devant un défi qui n'est pas nécessairement le même que Hekate avait, c'est-à-dire que peut-être que ton bébé n'est pas en siège, mais que... Peut-être que tu as peur d'être induite parce qu'il y a un autre facteur ou quoi que ce soit, tu pourras aller sur la page de l'épisode pour pouvoir aller voir l'exercice pour pouvoir le compléter. Ce que j'entends, c'est que ça te fait vraiment du bien, ça fait du sens dans le fond.
- Speaker #3
Oui, ça a beaucoup aidé à... décanter. Puis je vous dis, c'était pas un miracle, on s'en parle. Oui, c'est ça. Mais ça l'a définitivement aidé à faire son petit bout de chemin. On savait pas la date de ma césarienne, mais on savait que ma césarienne allait être... Je pense qu'il a finalement été planifié à 39,6, quelque chose comme ça.
- Speaker #2
Notre médecin avait dit qu'on allait planifier à 39, mais que étant donné que tu préférais un accouchement normal, il avait essayé de la planifier le plus tard possible, dans la 39e semaine.
- Speaker #3
Oui, exact. Je pense que le mandat de prévu d'accouchement, c'était lundi. Ma cibérien était prévue pour la fin de la semaine.
- Speaker #0
OK. Puis ça, je me souviens, et là, tu vas me dire si mon souvenir est bon ou pas, je me souviens que ça, ça a créé un stress supplémentaire. Là, à quelque part, t'espérais en plus, en plus d'espérer pouvoir donner naissance vaginalement par siège, là, il y avait un autre élément qui se rajoutait, qui faisait qu'en plus, il faut que ça arrive avant une date butoir.
- Speaker #3
Oui, il fallait que je déclenche naturellement, relativement rapidement, tu sais. Ça aussi, on a essayé tous les trucs de grammaire possibles et imaginables pour que ça déclenche naturellement ce qui a fonctionné au final. Mais ça aussi, c'est un gros stress de me dire ok, away Il faut que ça se passe.
- Speaker #0
Surtout qu'en plus, tu as fait une latence en pièces détachées.
- Speaker #3
Oui, c'est là qu'on y arrive. Ma latence, elle a commencé à la 38e semaine, tout au long de ma 38e semaine. Dans le fond, pratiquement. Toutes les nuits, on avait des périodes de contraction de 1 à 3 heures pendant la nuit, jusqu'au jour J où finalement le lendemain matin, ça a redémarré, puis là c'était vraiment... c'était là que ça se passait.
- Speaker #0
Oui, puis avant le jour J, vous étiez découragée. Abraham, je me souviens, tu m'en as parlé à quelques reprises, que vous espériez à chaque fois que ça s'enclenche réellement, puis que finalement, ça finissait toujours par s'arrêter, puis que c'était, je pense, toujours un peu une petite déception.
- Speaker #3
Bien oui, parce que c'est sûr que moi, il y avait toujours le stress que finalement, je disais que ça ne déclenche pas assez rapidement pour éviter la césarienne planifiée. C'est sûr que chaque soir, c'est comme Ah, OK ! Nice, il y a des contractions, tu sais moi j'y attendais, j'étais quasi à 50 ans, j'étais comme oh oui, on a des contractions puis de voir que ça s'estompe, je me rendors. J'ai dit c'est pas ce soir C'est quand même peu fréquent. J'avais pas entendu souvent qu'il pouvait y avoir une attente aussi fragmentée que ça au cours de toute une semaine. Je me disais ça se passera pas, mon corps ne veut pas embrayer sur la prochaine vitesse C'est ça qu'on a eu, un petit stress qu'on n'arrive pas à déclencher pour de vrai avant la date.
- Speaker #2
Si je peux ajouter quelque chose, ton médecin t'avait... examiné ta dilatation, mais t'avais demandé à ne pas la connaître. Donc, à ce moment-là, on ne savait pas non plus si t'étais proche ou loin.
- Speaker #3
C'est vrai.
- Speaker #2
Au niveau de la dilatation.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #0
Et là vient un moment donné où le travail s'enclenche vraiment.
- Speaker #3
Oui. Fait que, dans le fond, c'est dans la nuit, ça l'a fait comme d'habitude. Ça l'a fait un, deux, trois heures. Je me suis rendormie. Puis, c'est le lendemain matin, très tôt, là, ça recommence. beaucoup plus fort, puis là on se dit ok, là ça c'est la bonne.
- Speaker #0
Ok, dès le départ, dès le matin, vous saviez ?
- Speaker #3
Ben c'était vraiment différent. C'est déjà là que ça recommence, c'était la première fois que ça recommençait, puis là l'intensité était plus élevée. Fait que moi intérieurement, c'est ce que j'espérais à chaque fois. Fait que tu sais, je le savais-tu vraiment, peut-être pas là, mais... Intérieurement, je me suis dit Ok, là, on est parti.
- Speaker #0
Ton principal facteur qui t'a permis, parce que tu avais raison, de faire la différence, c'était plus l'intensité des contractions. C'était plus ça ?
- Speaker #3
Pas juste l'intensité, je dirais parce que c'est la première fois que j'accouchais. Au final, ça aurait pu aller un cran en haut et je ne l'aurais pas su. Je dirais le fait que ça allait recommencer après. Alors que j'ai eu une petite pause de dos et après ça, ça a recommencé. C'est plus ça qui est... qui m'a fait penser qu'on était partis.
- Speaker #0
Je comprends. Et là, vous aviez tous les deux comme idée de faire un début de travail à la maison. C'était ça votre plan de match ?
- Speaker #3
Oui, le plus possible. Oui.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé, ces heures-là ? Parce que là, on parle de plusieurs heures. Vous avez travaillé ensemble en duo. On peut dire en trio aussi, parce qu'évidemment, Ada faisait partie de l'aventure. Mais vous avez travaillé fort. Comment ça s'est passé ?
- Speaker #2
Je pense que ça s'est bien passé. C'est sûr que... Moi, j'avais peut-être des attentes, des mauvaises attentes, dans le sens que je pensais que c'était plus intense que ça. Donc, moi, je n'étais pas vraiment conscient qu'E4 était rendu aussi loin dans son travail à ce moment-là. Je pensais qu'on était juste encore en préparation, surtout en plus qu'on ne connaissait pas cette dilatation. Donc, moi, ma peur principale, c'était presque plus d'arriver trop tôt que trop tard. Bon. Donc, c'est sûr que moi, j'étais très, très... vigilant, pas trop me faire de faux espoirs. Je me dis ok, il n'est pas encore en train de crier, c'est probablement pas le cas que ça, il ne reste pas vraiment pour un bouton encore Donc, mais étant donné que finalement c'était ça le travail, je dirais que ça s'est très bien passé.
- Speaker #3
Moi j'ai trouvé ça extraordinaire, sérieux, j'ai des super bons souvenirs de mon travail. Abraham a été parfait. Je ne vais pas faire des fausses histoires à la maison, je suis désolée, mais Abraham a été parfait, sérieusement. Il était très à l'écoute, mais en même temps très, je ne sais pas comment dire.
- Speaker #0
Amoureusement directif.
- Speaker #3
Oui, exactement. Il me prenait en charge, mais il me laissait l'espace de dire ce que je voulais, si je voulais quelque chose de différent. Il m'encourageait beaucoup, mais en prenant aussi très peu de place. Il était là, il était présent, mais il me laissait complètement à l'aigle. Après ça, lui faisait ses affaires, préparait le sac, etc. Je le savais qu'il faisait quelque chose, mais il me laissait dans mes affaires et c'était exactement le bon niveau de présence.
- Speaker #0
C'est ce dont on a besoin. Les mammifères, quand on donne naissance, on a besoin de se sentir sécurisé, mais on a besoin aussi de se sentir libre et pas d'avoir quelqu'un qui est tout. à regarder tous les détails de tout ce qu'on est en train de faire.
- Speaker #3
Oui, exactement. Je n'avais pas l'impression qu'il était en train de m'observer ou de se poser des questions ou d'analyser, pas du tout. Il était plus comme, il était là, il était prêt. Puis, il prenait en charge tout ce qu'il pouvait prendre en charge.
- Speaker #0
Et concrètement, qu'est-ce qui se passait ? Est-ce que tu prenais des positions ? Est-ce que tu allais dans le bain ? Est-ce que tu faisais des sons ? Qu'est-ce que vous avez fait pendant ces heures-là ?
- Speaker #3
Ouais, ben, tu pourras dire ta version après Abraham si tu veux, mais c'est sûr qu'on a fait plus la position, fait que mettons, quatre pattes dans le lit, à côté sur le ballon, parce qu'on avait un ballon d'exercice à la maison, on a fait le bain quelques fois, je m'accrochais sur le cou, au cou d'Abraham par exemple, la toilette aussi, puis après ce niveau, ouais. On avait mis de la petite musique aussi pour l'ambiance. Il y avait des bougies, on avait mis des lumières. C'était quasiment romantique.
- Speaker #0
Est-ce que c'est le souvenir qualificatif que tu aurais utilisé, Abraham, un moment romantique avec ton amoureuse ?
- Speaker #2
Peut-être pas romantique, mais c'est une assez bonne description. Je courais un peu partout à déplacer des bougies, selon aller où, partir le bain, partir chauffer l'auto, faire la tisane. Ouais, donc c'est une bonne description.
- Speaker #0
Comment tu t'es senti de voir Éka qui travaillait aussi bien, aussi fort ? Est-ce que ça a fait élever des émotions à la terre de toi ?
- Speaker #2
Encore une fois, moi, à ce moment-là, je savais…
- Speaker #0
Tu pensais qu'elle était à deux centimètres.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Donc moi, à ce moment-là, c'était un petit peu routine. Je m'occupais d'elle, mais je n'avais pas l'impression que tu étais en train de la coucher.
- Speaker #0
Et attention, parce que vous allez être surpris dans quelques minutes.
- Speaker #3
Mais pour vrai, ça s'est bien passé. Tu sais, même, tu sais, ça fait mal.
- Speaker #0
Parle-nous-en donc, comment tu décrirais ça ?
- Speaker #3
C'est dur à décrire. C'est très dur à décrire. Contraction est vraiment un bon mot, je trouve. C'est poche comme réponse, mais c'est vraiment ça. C'est comme ton ventre, il se comprenne pendant une couple de secondes, une minute, puis après ça, ça disparaît. Ce n'est pas souvent quand tu as mal. T'as comme une douleur résiduelle qui reste un peu, puis qui chicote, mais vraiment pas. Entre les contractions, c'est comme, ben c'est pas là, puis t'es à moitié endormie parce que t'es en pleine nuit de la nuit, puis tu...
- Speaker #0
Tu devais être full hormone aussi, là ?
- Speaker #3
Ben probablement. Ouais, parce que j'étais dans mon monde.
- Speaker #0
Est-ce que tu voyais, Abraham, la façon dont elle te regardait lorsqu'elle ouvrait les yeux, la façon dont elle s'exprimait, qu'elle parlait ? Est-ce que t'avais des indices qui te permettaient de voir qu'elle était vraiment dans sa piscine hormonale ? La dernière matinée, le matin de la naissance, oui. Avant ça, je n'aurais pas vraiment pu dire si c'est parce qu'il y a eu la sablure hormonale ou parce qu'il y a eu trois heures du matin.
- Speaker #1
Quand tu dis oui, qu'est-ce que tu observais ?
- Speaker #0
Comment est-ce qu'on dit bien séparer les syllabes quand on parle ?
- Speaker #2
Prononcer.
- Speaker #1
elle, elle parlait doucement.
- Speaker #0
Oui, mais comme un ado.
- Speaker #1
Ah, OK.
- Speaker #2
Tu parlais comme un ado.
- Speaker #0
Oui, tu parlais comme un ado au sou.
- Speaker #1
C'est drôle quand tu dis ça, Abraham, parce que comme tu es mon fils, j'ai quelques souvenirs.
- Speaker #0
C'est ça, elle parlait comme moi dans ses souvenirs-là.
- Speaker #1
C'est très drôle. Et là, il y a un moment donné où vous vous dites, OK, là, ça y est, on part pour l'hôpital. Qui prend cette décision-là ? Comment ça se passe ?
- Speaker #2
Un peu les deux, je pense.
- Speaker #0
Pas vraiment. Dans les soirées dernières, on avait déjà appelé à l'hôpital à plusieurs reprises, au centre de naissance. Puis à chaque fois, quand je leur décrivais la situation, ils n'avaient jamais l'air bien stressés. Ils me disaient toujours Restez chez vous, ça va être plus confortable comme ça Et d'ailleurs, je t'appelais toi aussi, et tu avais les mêmes réponses pour moi. Donc, je devais vraiment être très mauvais à décrire la situation. Moi, mon raisonnement c'était que personne n'allait stresser, on est probablement encore juste au début, je ne veux absolument pas aller trop vite à l'hôpital. Donc là, j'ai vraiment entendu que les 4 me disent on va à l'hôpital pour dire ok, allons à l'hôpital Puis même à ce moment-là, tu sais, je n'étais encore pas pressé. Elle m'a dit ça, puis je lui ai dit ok, c'est parfait, je vais commencer à préparer les affaires pour aller à l'hôpital dans l'optique d'essayer de...
- Speaker #1
D'étirer.
- Speaker #0
D'étirer et travailler à la maison, parce qu'encore une fois, de mon œil extérieur, ça se passait très bien, mais il n'y avait pas encore de... Il n'y avait pas de cris, il y avait des gémissements, mais c'est tout. Et ça se gérait très bien à deux.
- Speaker #1
C'est quand même assez impressionnant, Bram. Et tantôt, on en parlait dans le temps que tu étais en train de promener Adam Poussette et Kat et moi. Parce qu'en général, Pour les hommes et pour les compagnons, pour les blondes, c'est quand même un moment qui est très impressionnant. Quand on arrive vers la fin de la dilatation, puis là, je suis un peu en train de brûler le punch, mais c'est là que vous en étiez. Est-ce que tu penses que c'est parce que, dans le fond, ça fait depuis que tu es haut comme trois pommes que je te parle d'accouchement à tout bout de champ et que tu as grandi en entendant parler d'enfantement physio, ou c'est les vidéos, ou c'est parce que tu es juste bien relax, qu'est-ce qui a fait finalement que... T'as eu autant de zénitude dans un moment où au tableau on était en transition, en fin de dilatation ?
- Speaker #0
Probablement un mélange des trois, mais encore une fois, c'est sûr qu'Écarte gérait très bien la douleur, où elle était très bien adaptée au processus, peut-être un petit peu des deux. Dans le sens que, par exemple, Écarte ne m'a jamais parlé non plus. de douleur excessive. C'est-à-dire, ça tire quand il y avait des contractions, mais il n'y avait jamais vraiment de j'ai mal ou quoi que ce soit comme ça. Donc, c'est sûr que moi, j'attendais la douleur comme étant un signe probablement plus…
- Speaker #1
Plus prononcé. Tu attendais quelque chose de plus intense encore.
- Speaker #0
Exactement. Parce que les contractions… C'était peut-être parce que je suis ton fils, mais j'ai entendu beaucoup d'histoires de femmes qui ont des contractions pendant 24 heures. Donc, moi, après 4 heures de contraction, je ne voulais pas m'amener à l'hôpital juste sur cette base-là. Surtout qu'en plus, je vérifiais quand même, mais je quand même mettrais les contractions au combien de minutes j'avais la petite application. Donc, je regardais au combien de temps est-ce qu'elles étaient, pendant combien de temps, avec l'intensité. Puis quand j'appelais l'hôpital ou toi, puis je lui donnais mes infos, il me disait toujours Restez chez vous Donc, moi, je n'avais vraiment aucune raison à ce moment-là d'être stressé.
- Speaker #1
Et toi, Écarte, qu'est-ce qui a fait que tu t'es dit Ok, ça y est, on s'en va, là
- Speaker #2
Bien là, ça a commencé à faire vraiment mal. Je me disais Ok, mais parce que, tu sais, il est dans certaines positions où ça fait mal, c'est inconfortable, mais selon ta position, tu sais, tu sens. ça joue un peu sur ton ressenti. J'étais en train d'un point où j'avais l'impression que peu importe comment je me mettais, ça ne le faisait pas. Je me suis dit que ça faisait trop mal. Je viens de penser à ça et peut-être qu'une des raisons c'est que je n'avais toujours pas crevé mes os. C'est peut-être ça qui m'a aidé aussi. à moins sentir, j'imagine.
- Speaker #1
Oui, puis écoute, je ne sais pas dans quelle mesure, parce que moi, j'étais à la maison, j'attendais votre go pour venir vous rejoindre. C'est sûr que j'avais pas, j'échangeais des textos avec Abraham, mais après, tout en rétrospective, je me disais, dans le fond, je ne t'ai pas entendu. Moi, c'était la description qu'Abraham m'a donnée. Je faisais Ok, c'est cool. J'étais loin de m'imaginer que tu étais déjà rendue aussi loin dans ton processus. J'imagine que tu t'es beaucoup abandonnée. Effectivement, tu as fait des gémissements, tu as fait des sons, tu as utilisé quand même des stratégies qui t'ont permis de surfer sur la vague comme ça.
- Speaker #2
Oui. Ah non, c'est clair. C'est comme je l'ai dit, j'étais dans mon monde. Je faisais mes affaires, une contraction de la foi, un cheese Ça a passé super vite, vraiment. Puis tu sais, c'est sûr qu'on avait regardé des vidéos au Palais ou avant. On dirait que je n'avais pas à réfléchir à comment je pouvais gérer la douleur ou quelle position j'aurais pu prendre, etc. C'était des trucs qui étaient intégrés, qu'on avait appris un peu par cœur. On n'avait pas besoin vraiment de réfléchir à ça. Abraham me guidait dans les différentes positions que je pouvais prendre pour m'aider un peu à changer de place. Moi, j'étais super à l'aise à faire des sauts. On s'était pratiqués, c'était bien drôle. On s'était pratiqués pour que je sois à l'aise au jour J. C'était très gentil. Abraham aussi a fait quelques massages, finalement c'était pas trop mon truc, mais tu sais, on a essayé. On a essayé tous les outils qu'on avait eu avec les vidéos, puis ça a vraiment été gagnant finalement.
- Speaker #1
Puis les sons, quand tu dis que vous êtes pratiquée parce que là vous habitez en appart, est-ce que c'est un petit stress pour toi ou tu n'en avais rien à se dire des voisins ?
- Speaker #2
Bien, je dirais avant d'être dans les hormones, c'était un petit stress pour moi. Après ça, j'en avais rien à se rire. À un moment, je me suis dit, ils savent que j'étais enceinte, puis ils savent que ça arrive, puis anyway, c'est pas pour Milan, là, fait que bon, ils vont s'en remettre, là.
- Speaker #1
Hum hum. Là, vous embarquez dans l'auto. Comment se passe le cours, le cours de transport ? Parce que ça a été quelques minutes. Est-ce que ça s'est bien passé ?
- Speaker #0
J'ai quand même une lumière rouge, mais à force de ça, ça s'est bien passé.
- Speaker #2
C'était drôle ! Ça je me rappelle, ça m'a comme fait du sourire de ma doule avant que je te stresser à la lumière rouge, je t'y cannais. Mais normalement ça s'est bien passé, mais c'était très inconfortable parce que tu sais, on a déjà couché des verres. Fait que là, c'était de chauffer l'auto, j'avais mis mon manteau d'hiver pour sortir, j'avais froid, j'avais froid, en tout cas ça c'était bien compliqué, je pense que c'était pas long. Mais sinon ça s'est bien passé. Mais la difficulté je pense c'est que, tu sais, à la maison c'était très sombre, puis là je suis sortie, puis il était comme 7h15 le matin, super clair, l'hiver, en plus t'as la neige qui reflète le soleil et tout. Fait que j'essayais de garder mes yeux fermés pour rester le plus possible en vue, j'étais comme ma bulle, ma bulle, faut que je garde ma bulle. Mais sinon, ça s'est bien passé. Au moins, ce n'était pas long. Fait que là,
- Speaker #1
vous arrivez en milieu hospitalier, vous vous stationnez dans un stationnement standard, puis vous marchez, là ?
- Speaker #2
Oui. Mais moi, je ne voulais pas partir sans prendre. Je ne voulais pas qu'elle me ramène mes bras sur la porte et me dise Ciao, bye, je te rejoins Non, non, ça ne fonctionnerait pas pour ça. Je vais marcher, je m'en fous. OK. Ça m'a pris du temps de prendre la porte, là. Mais j'ai marché. Je me suis dit Au pire ! ça avancera le travail. C'est pas grave.
- Speaker #1
Et là, vous êtes arrivée sur le département d'obstétrique. Vous êtes accueillie.
- Speaker #2
Oui, on rentre dans la salle de triage. Il n'y a personne. En tout cas, il n'y a personne. L'infirmière qui est là, elle regarde ma dilatation. C'est là que, surprise, je suis à 10 cm. Dilatation complète. Fait que la première partie de la phrase, c'est genre Ah yeah, génial, my god, c'était facile finalement, on a déjà le rendu là, il reste juste le poussé. Mais là, la fin de sa phrase, c'est Par contre, je sens des pieds.
- Speaker #1
Oh mon dieu !
- Speaker #2
Puis là, ce qu'il faut savoir, c'est qu'un accouchement en siège, ce n'est pas n'importe quel. Il faut vraiment que ça soit par les fesses. C'est comme ça que les hôpitaux veulent. C'est ça qui est le plus sécuritaire. Puis là, elle nous dit, les pieds, si ça n'arrive pas en automatique, il n'y a aucune négociation possible. Là, on pogne un méchant drop. C'était comme pas du tout. On s'était préparé plusieurs scénarios. C'était dans aucun autre scénario. Ouais. Ça a peut-être été notre bulle.
- Speaker #1
Je comprends. Là, comment tu réceptionnes ça ? Est-ce qu'avec le recul, tu comprends ce qui se passe ou tu es comme...
- Speaker #2
Ah, je dénie totalement. Je suis comme, non, non, elle va se tourner. Elle va bouger. Tu sais, si elle a réussi à défiler ses jambes, elle va réussir à venir de bord. Je ne sais pas à quoi je pensais, mais moi, je suis en gros déni.
- Speaker #1
Là, elle fait venir des médecins ou c'est...
- Speaker #2
Elle fait venir en premier l'obstétricienne. Vous avez la petite chante. qui confirme qu'il y a les pieds et qui confirme la dilatation complète, qui, elle, après ça, fait venir la gynécologue. qui a la même pronostique.
- Speaker #1
Oui, là, tu es couché sur le dos, j'imagine, pour trois examens back-to-back comme ça. Là, les contractions continuent. Ça a dû être un moment qui n'a pas été facile.
- Speaker #2
Oui, oui.
- Speaker #1
Alors, comme vous pouvez voir, Ada est réveillée.
- Speaker #2
Oui, ça n'a pas duré longtemps.
- Speaker #1
Un petit cycle et c'est tout.
- Speaker #2
Fait que, ben oui, c'est ça, moi je continue d'avoir des contractions pendant ce temps-là, parce qu'on est rendu pas mal, tu sais, vers la fin. Fait que c'est des grosses contractions, c'est vraiment intense, là on est quand même pas mal au pic de l'intensité. Mais ils sont quand même gentils dans le sens où il y a tant, tu sais, entre les contractions, je me mets sur le côté parfois. Puis, tu sais, j'avais dit à Abraham, même quand on est rentré en salle de triage, j'étais comme, ben non, je vais pas me coucher sur le dos, là. Puis, t'es comme, ben là, il faut... Il faut qu'il t'examine, reste-là deux secondes, après ça tu te rends compte si tu veux. Fait qu'il était quand même relativement, je veux dire, patient à ce moment-là. Mais quand il y avait trois confirmations qu'il s'est par les pieds, c'est sûr que...
- Speaker #1
Ouais, et là, toi, tu veux rien savoir.
- Speaker #2
Ah bon, je suis risquée. Je suis comme Non, on ne va pas faire ça, c'est rien. Puis j'ai même demandé une échographie. Je voulais voir, tu sais, qu'il y avait les pieds. Je me disais Imagine, finalement, si ce n'était pas les pieds, ça serait-tu niaiseux que j'aie une visarienne pour rien ? Mais bon, on s'entend que, justement, c'était complètement ridicule, mon affaire. Ce n'était pas du tout rationnel. Mais, super gentil, on est d'accord, madame. On va vous faire une échographie. Ils sont allés chercher ma machine. Je me suis dit Anyway, c'est tellement dans les vapes qu'ils me l'ont montré. Puis honnêtement, je... je n'ai pas été capable d'interpréter l'image parce que j'étais trop ailleurs. Mais bon, il l'avait fait, Abraham l'avait vu, etc. Fait que, tu sais, à un moment donné, je n'ai pas eu le choix. Bien, pour la sécurité de mon bébé, je n'ai pas eu le choix. J'ai dit, bien d'accord, on y va.
- Speaker #1
Toi, Abraham, je pense qu'avec le recul, c'est le moment qui a probablement été le plus difficile pour toi. Ta blonde qui dit non, je ne veux pas de césarienne. Les médecins qui disent oui, il faut faire une césarienne. Toi, comment tu te sens à ce moment-là ?
- Speaker #0
Ça a effectivement été un moment assez triste parce que Écate avait principalement toute sa tête pour comprendre la situation et il n'y avait pas vraiment de négociation. Il n'y avait pas vraiment d'alternative proposée. Puis aussi, ce n'était pas une urgence dans le sens qu'il n'y avait personne qui courait partout, mais on n'a pas eu un moment de... Ok, bang ! Tu peux en parler avec ta blonde pendant cinq minutes pour commencer à essayer de rendre ça plus facile. C'est aussitôt que la gynéco a fait l'examen, c'était ok, c'est bon, on s'en va au bloc, il faut qu'elle pousse le moins possible parce que le pied a été engagé
- Speaker #2
Poussez pas madame, parce qu'on peut revenir
- Speaker #0
À ce moment-là, il y avait déjà des gens qui étaient en train pour commencer à l'intuber un petit peu partout. Donc, il n'y a pas vraiment eu de moment à...
- Speaker #1
Intuber. Ah, parce que tu as eu une anesthésie générale ?
- Speaker #0
Non, je ne sais pas.
- Speaker #2
Non, non, mais c'était comme des prises de sang, des solutés, des machins chouettes, ce genre de tube-là. Ok,
- Speaker #1
ok, ok. Je pensais à intuber vraiment. Non, non, non. Là, je faisais comme moi.
- Speaker #0
Oui, je ne pète pas les termes, mais mettre, pluguer des tubes dans ses bras.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai, c'est vrai. Puis là, en plus, parce qu'il y a des antihormones, puis là... Tu sais, les infirmières étaient gentilles. Elles me disaient Madame, je vais prendre une prise de sang, ça va plus que la main. Mais il y a tellement de personnes autour de toi. Tu es full hormone. Tu viens d'apprendre cette nouvelle-là. Je n'étais pas capable d'associer les voix à ce qui se passait. Elle allait beau me le dire quand elle me prend une prise de sang, ça me chassonnait quand même. Puis là, je n'arrêtais pas d'être surprise de tout le monde qui me tripotait par tous les bras pour essayer de me brancher sur l'immédiat. C'était très irritant. C'est effrayant un peu. La panique, elle commence à rentrer parce que tout le monde bouge un peu partout et ça commence à être stressant.
- Speaker #1
Oui, et toi, ils n'ont pas eu la chance, ils ne pouvaient pas te donner un petit moment pour dire ok, encaisse la nouvelle parce que là, justement, c'était plutôt pousse pas
- Speaker #2
C'est ça, le pousse pas c'est bien beau, mais je ne choisis pas, ça pousse. Qu'est-ce que je te dis, les contractions continuaient, j'avais l'impression que le processus était enclenché, je n'avais aucun contrôle là-dessus.
- Speaker #1
Elle veut aussi raconter. Dis-moi aussi, j'étais là à ce moment-là. Moi, je m'en venais, mes deux petits pieds qui s'en venaient.
- Speaker #2
Oui. Non, c'est ça. Moi, je n'ai plus aucun contrôle sur le processus. Même si j'étais rendue, je vais dire, semi-sortie de ma bulle. J'avais l'impression que c'était parti. Je veux dire, Ada s'en venait, puis s'il y avait eu personne autour, elle serait sortie, puis datte-t-elle. Mais c'est ça, les pieds étaient rendus, sortis, ils étaient rendus, c'est-à-dire sortis dans le vagin. Fait que tu voyais que le personnel commençait à devenir nerveux pis il fallait enclencher.
- Speaker #1
Là tu quittes pour le bloc opératoire. Abraham, est-ce que tu restes dans la chambre ou tu as la chance de l'accompagner pendant un petit moment vers le bloc ? Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Juste dans l'ascenseur. Après ça, pour la nécessité, j'étais pas là.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Ouais, on a été séparés. Ça, ça a été dur. Je pense que ça a été mon moment le plus dur. En vrai, j'ai pleuré, mais... Je me rappelle que je disais aux infirmières achetez comme You mon chum, allez chercher mon chum, j'en ai besoin Puis pendant ce temps-là, ils continuent, ils prennent ta pression. Moi, j'essaie de me débat un peu, puis ils sont comme Madame, vous devez arrêter de bouger votre bras, il faut qu'on prenne votre pression Puis là, tu ne comprends pas, il y a un truc qui te sert, mais... C'est niaiseux, je me souviens de plein de fois ma pression dans la vie, mais là on dirait que je ne catchais pas et que j'avais pas oublié d'emmener à Brande. Puis d'un côté je comprends parce que tout le monde tournait autour de moi, puis il aurait été dans le chemin, puis il fallait qu'il me prépare, faire de la anesthésie, etc. Mais... Ça a été rough, de ne pas avoir Abraham. My God, depuis le début de mon travail, c'était mon pilier. De ne pas l'avoir, c'était méga déroutant. J'étais paniquée, sans bon sens.
- Speaker #1
Et là, ils ont fait, pendant ce moment-là, où ça a été très difficile pour toi, il y a eu entre autres la péridurale ou le rachis. Je ne sais pas ce qu'ils ont choisi de faire.
- Speaker #2
Oui, c'est un rachis que j'ai eu.
- Speaker #1
Probablement.
- Speaker #2
Je pense que oui. Oui, il m'a anesthésie. le temps que ça gêne, tu sais, il te pique de temps en temps, puis il regarde si tu réagis. Puis là, on dirait que j'avais vraiment peur, c'est niaiseux, mais j'avais vraiment peur que si je me concentrais, parce qu'il te pique, mais il te le dit, c'est pas à l'avancée, pour être sûre de voir ta vraie réaction. Puis là, j'avais peur de ne pas être assez concentrée sur le fait qu'il allait peut-être me piquer, puis que j'allais pas m'en rendre compte, puis là, qu'il allait commencer l'opération sans que je sois gelée. Là, j'étais bien stressée de tout ça, mais... Je pense pas que ça va s'arriver, là. Mais là, c'était comme ma grosse peur de me dire, Oh, mon Dieu, ils vont commencer à se dire rien avant que j'ai fini d'être gelée, là.
- Speaker #1
Et là, à ce moment-là, il y a un moment donné où la douleur a diminué, diminué, diminué, puis que t'as senti de moins en moins les tests, dans le fond.
- Speaker #2
Oui. Ben là, après ça, je suis partie naïve.
- Speaker #1
OK. Donc, après, est-ce que t'as des souvenirs d'Abraham qui reviennent dans la pièce ou pas du tout ? Ah oui, ok.
- Speaker #2
Je le sais qu'il était là vers la fin de la césarienne. Je me rappelle qu'il était juste en arrière de moi, à côté, je sens sa présence, mais c'est tout. Je ne me rappelle pas le moment qui est arrivé. Pour moi, tout ça, c'est flou. Ça a pu avoir duré une heure, 30 secondes. Ça ne serait pas nous-mêmes.
- Speaker #1
Toi, pendant ce temps-là, Abraham, donc, tu es vis-à-vis de l'ascenseur. Puis là, il y a quelqu'un qui vient te chercher pour te préparer. Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Bien, c'est ça. Là, je t'accoute la scie. Je te mets la main des quatre. Puis il y a un infirmier qui me retient dans le temps que la scie, elle a continué. Puis je lui dis, OK, vous devez rester ici. On va revenir vous chercher. Puis là, ça va. Fait que moi, je suis à A. D'accord. En fait, moi, j'ai commencé à poser un petit peu des questions, mais tout est évident, ça avait d'autres choses à faire. Donc, je n'ai pas vraiment eu d'informations. C'est sûr que pour moi, c'est un moment qui n'était pas super le fun parce que ça a pris, je ne sais pas, 10-15 minutes peut-être. Puis, on s'en va, moi, j'essaie de retrouver mon infirmière, mais elle ne repensait pas, probablement parce qu'elle était avec les quatre, jusqu'à temps que finalement, ils reviennent me chercher pour revenir à la salle d'opération. Est-ce que tu as dû te changer ?
- Speaker #1
Non, j'ai juste mis un par-dessus stérile.
- Speaker #0
Puis quand tu es entré, Écate, de son côté, ne se souvient pas. Toi, quel est le souvenir que tu as ? Est-ce qu'Écate, elle avait les yeux ouverts ? Est-ce qu'elle dormait ? C'est quoi le souvenir que tu as ?
- Speaker #1
Les yeux ouverts, mais un peu dans les fapes, disons. Mais elle parlait, elle ne parlait pas fort, mais elle parlait.
- Speaker #0
Et là, à partir de ce moment-là, j'imagine que tout a été très vite, jusqu'à la naissance d'Adda.
- Speaker #1
Oui, à partir du moment qu'on est arrivé à l'hôpital, en fait, tout a été très vite. Ça a continué d'être très vite, oui.
- Speaker #0
Mais à partir du moment où tu entres dans le bloc...
- Speaker #1
J'ai envie de dire, puis peut-être que c'est complètement faux, mais 10-15 minutes. Probablement avant qu'on voit Adda, qu'Adda soit mis sur la poitrine des quatre. Puis après, peut-être un autre 10 minutes.
- Speaker #2
Pour refermer, oui.
- Speaker #1
pour affirmer la plainte.
- Speaker #0
Est-ce que tu te souviens que Ada a été sur ton torse ? Non.
- Speaker #2
Je me souviens qu'ils me l'ont montré, là. C'est qu'ils l'ont mis comme... comme Simba le royaume au-dessus du bras, là, pis ils ont dit Ah ! C'est votre bébé ! Mais... Pis ça, c'est vraiment triste, là, mais... C'est comme si j'y voyais les images, mais je les interprétais pas du tout, là. J'ai l'image dans ma tête, je me rappelle, tu sais, de Ada au-dessus du drap, tout enceinte, glantée. Mais je n'ai pas compris que c'était mon bébé, tu sais. Je n'avais pas du tout qu'ils l'ont mis sur moi. C'était comme, tout ça, c'était flou. J'ai une dissociation, vraiment.
- Speaker #0
C'est quoi tes premiers souvenirs clairs, nets et précis de vous trois après ?
- Speaker #2
Mon Dieu ! J'ai comme des flashs un peu partout, mais mettons, je me rappelle, je pense que là où j'ai commencé un peu à prendre conscience, c'est que j'étais déjà rentrée dans la chambre après le réveil, puis Abraham, il y avait Ada en peau à peau sur la chaise à côté de mon lit. Mais tu sais, après, comment je me suis rendue là, c'est un peu flou.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que ça a influencé le lien que tu sais qui est extraordinaire ? présentement avec ta fille ? Est-ce que tu penses que ça a influencé la façon dont il s'est tissé au départ ?
- Speaker #2
C'est sûr que oui. C'est sûr que oui parce que j'ai beaucoup de peine, mais Adam, je l'adore. Aujourd'hui, je l'adore, mais ça a pris du temps. Je te dirais un bon deux mois. Je savais que c'était ma responsabilité, je savais que c'était mon bébé, je savais que j'avais voulu, mais... le lien n'était pas là. Zéro. Puis ça, j'ai trouvé ça rough. Puis Abraham, c'est quelqu'un d'être très rationnel. Puis il m'avait même dit, je ne sais pas si je vais m'attacher tout de suite au bébé. Attends-toi, si je ne veux pas que ça te fasse la peine, etc. Puis lui, il est tombé complètement gaillant. Le jour 1, il était tellement cute avec. C'était super chou. Puis il y avait moi qui étais dans une autre planète. On dirait cette... contradiction là, les rôles s'étaient inversés, j'étais... ça m'a fait vraiment de la peur. Mais ça a fini par venir. Là, aujourd'hui, c'est mon petit bébé d'amour.
- Speaker #0
En rétrospective, quand vous observez cette expérience-là qui a été vraiment pleine de rebondissements, c'est le moins qu'on peut se dire, est-ce que vous êtes capable de trouver des aspects positifs, des forces que vous avez développées ou quelque chose dans votre couple ? Est-ce que... Des aspects positifs à tout ça, au final. Est-ce que tu peux en voir ?
- Speaker #2
Il faut en voir. Je dirais que oui. En tant que couple, moi, je n'avais pas besoin de confirmation, nécessairement, je l'ai choisi. Mais ça a quand même confirmé des choses que je n'avais même pas besoin d'être confirmée. Dans le sens où Abraham m'a soutenue d'une façon extraordinaire, du début à la fin. Pis bon, la césarienne a été, je veux dire, pas une... J'aurais pu m'en passer, on va dire ça comme ça. Mais au final, bon, les choses sont comme ça. Pis Abraham, il a été extraordinaire. Pis je pense que ça nous a permis de... Parce que moi, je trouve que ça a été une expérience de bonding quand même intense. Pis moi, de mon côté, ça travaille encore plus sur les lâches de prise que ce que j'aurais pensé. Probablement plus que si ça avait été un accouchement vaginable.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #2
Fait qu'on continue à travailler là-dessus, mais écoute, franchement, regarde, au final, c'est ça. Ça passe, tu sais, le désagrément de la césarienne passe plus vite que prévu. C'est ce que je pensais que ça allait être.
- Speaker #0
C'est vrai. Parce que c'est sûr que là, il faut vous dire qu'Écate, elle ne l'a vraiment pas eu facile. Parce que quand elle a eu, en fait, sa césarienne, elle avait la grippe. Oui. Est-ce que tu te souviens de ça ?
- Speaker #2
My God !
- Speaker #0
Moi, je m'en souviens. Elle était dans les premiers jours de vie d'Adda. Elle ne pouvait pas dormir. Mon Dieu, ça va me rendre émotive, là. Mon Dieu, que j'avais de la peine de devoir aller, là. Elle ne pouvait pas dormir couché. Ah, je me souviens, j'étais sur le divan avec la petite, elle devait avoir deux jours de vie, puis toi, tu étais assise dans ton lit, puis tu essayais de dormir assise avec la tête qui partait par en avant. Est-ce que tu te souviens de ça ?
- Speaker #2
Oui, je m'en souviens. Sinon, je toussais si j'étais le moindrement inclinée. Je suis à un bon 90 degrés.
- Speaker #0
Oui, et pour celles qui n'ont pas eu de césarienne dans leur vie, il faut savoir que quand elle est 4, au jour 2, au jour 3, au jour 4, toussait. Ben, ça faisait mal.
- Speaker #2
Oui, il fallait que je m'appelais quand je toussais.
- Speaker #0
C'est pas quelque chose. Tu l'as eu rock, là, le départ. Oui,
- Speaker #2
c'était un peu rock and roll. Oui, oui, c'était rock and roll. Mais tu sais, aujourd'hui, au final, je fais du sport presque tous les jours. C'est revenu, je dirais, même mieux qu'avant, le quesman.
- Speaker #0
Oui, puis tu commences à penser à ton futur magnifique accouchement vaginal.
- Speaker #2
Voilà, exactement. On va avoir une autre chance, on croise les doigts. C'est sûr que j'espère quand même, intérieurement, que je vais me rendre au bout la prochaine fois. Peut-être qu'on aura d'autres surprises, on ne sait jamais.
- Speaker #0
Abraham, de ton côté, en rétrospective, qu'est-ce que toute cette expérience-là vous a apporté, tu dirais ?
- Speaker #1
Premièrement, elle nous a apporté Ada.
- Speaker #2
Le charbon au poing.
- Speaker #1
C'est quand même chouette. Mais sinon, non, je pense que, je veux dire, si on pouvait avoir le bébé livré par une cigogne, je prendrais cette option-là, je pense. Mais ça s'est quand même bien passé, somme toute. Comme Éka dit, le début n'a pas nécessairement été facile, mais tout est revenu dans l'ordre. Donc, c'est effectivement quelque chose que je suis prêt à refaire et je ne choisirais pas une autre maman pour mes petits-enfants.
- Speaker #0
C'est très,
- Speaker #2
très cute.
- Speaker #0
Abraham, par rapport à ce que Hicat disait tantôt du fait que tu as eu un coup de foudre, un coup de cœur pour ta fille dès le départ, est-ce que c'est comme ça que tu le nommerais de ton côté ?
- Speaker #1
Non, moi je pense que Hicat l'a vu comme ça parce que c'était moi qui m'en occupais beaucoup pendant les premières semaines, et Hicat n'était pas vraiment capable de faire autre chose qu'elle était, et encore. à cause de la césarienne et de la grippe. Mais non, moi, c'est sûr que je me suis attaché rapidement, mais définitivement pas un coup de coude.
- Speaker #0
Ça s'est installé pour toi aussi, ça s'est installé doucement.
- Speaker #1
Oui, au fur et à mesure que tu découvres la personnalité de ton bébé, ça devient plus une personne, disons. Parce que c'est sûr que la première fois que tu le vois, c'est encore un étranger à la pratique.
- Speaker #0
Qu'est-ce que vous diriez aux couples qui nous écoutent, qui attendent un bébé et qui ont peur de vivre des rebondissements comme le vôtre ou différents, mais quelque chose qui ne serait pas dans ce qu'ils souhaitent vraiment ? Comment est-ce qu'on peut le mieux possible vivre cette aventure-là pleine de rebondissements ?
- Speaker #1
Au niveau purement préparatoire, nous, on s'était vraiment très fortement concentrés sur les vidéos et nataux. de paléo. Ça, c'est super bien parce que comme Katia disait, on était très bien préparés à l'accouchement, mais il n'y a pas vraiment de temps de pause entre l'accouchement et le post-natal. Le post-natal vient quand même vite, il y a quand même beaucoup de choses à apprendre assez rapidement. Donc, je pense que ça vaut la peine aussi de prendre un petit peu d'avance et de commencer à penser au post-natal avant l'accouchement pour ne pas être pris par surprise quand il faut nourrir un bébé pendant 2 heures ou 24 heures. qui ne veut pas boire.
- Speaker #0
C'est vrai, mon Dieu, j'avais oublié cet épisode-là. Abraham, veux-tu nous raconter ?
- Speaker #1
En gros, c'est juste que justement, une fois, Écate était dans les vapes à cause de sa grippe et de sa césarienne. Donc, il fallait tirer du colostrum à la seringue et le donner au bébé pendant les premiers jours de vie.
- Speaker #2
Oui, tirer moellet pendant que je dormais.
- Speaker #1
Parmi les rencontres prénatales, il y a une rencontre dédiée aux postnatales. Mais au niveau du mindset, en tout cas de Écate et moi, c'était quand même une arrière-pensée.
- Speaker #2
Oui, on était comme Ah, c'est pas grave, on verra rendu là
- Speaker #1
Oui, exact. Mais en tant que tel, le prénatal est quand même, est peut-être plus angoissant parce qu'on ne sait pas exactement qu'est-ce qui s'en vient. C'est un seul événement qui arrive dans le futur, mais le post-natal est quand même nettement plus demandant.
- Speaker #0
Oui, et ça souvent, c'est un commentaire que j'ai souvent des gens qui commencent le programme au Palais au post-natal et qui me disent qu'on aurait dû commencer à écouter les vidéos avant l'accouchement.
- Speaker #1
Oui, parce que le pré-natal, les deux, ça se fait quand même bien. Tu es tout seul chez vous,
- Speaker #2
juste les deux.
- Speaker #1
C'est ça. C'est quand même relativement relax. Tu m'avais écouté des vidéos. post-natale avec une maman qui se remet de sa césarienne, puis un bébé qui pleure, c'est plus difficile.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose que vous aimeriez ajouter par rapport à ce qu'on disait par rapport à la préparation, par exemple ?
- Speaker #2
Oui, par rapport au rebondissement. Tu sais, nous, on l'a vu, on s'est préparé. On était bien sur la coche avec nos trois scénarios, puis finalement, ça n'a même pas été nos trois scénarios. Donc, au final, tu sais, préparez-vous à être flexible. Je dirais que peut-être le fiège à ne pas tomber, c'est de commencer à s'imaginer tout ce qui pourrait arriver et d'anticiper avant même que des indices concrets que ça pourrait se passer différemment. Des fois, on a tendance à faire ça, de se dire Ah, mais là, peut-être que mon bébé pourrait être en siège, puis là, s'il est en siège, je vais peut-être devoir avoir une césarienne, puis bon, on finit par vos ennages. Mais tant que ton bébé, tu ne le sais pas, est en siège.
- Speaker #0
Chill, donc.
- Speaker #2
Mets ça de côté. Non, on part à autre chose. Je te reste ces deux éléments-là. Rester flexible et essayer d'éviter de réfléchir sérieusement au scénario quand il n'y a aucun indice qui nous dit que ce scénario va l'arriver.
- Speaker #0
Surtout que dans le moment présent, ça n'existe même pas. Mais non. On est en train de se torturer pour quelque chose qui est hypothétiquement possible dans l'avenir.
- Speaker #2
C'est ça, exact. Mets ton énergie ailleurs. Mets ton énergie dans ton bébé, mets ton énergie dans ton bien-être. D'en prendre soin de toi, relaxer, être du fun. Pas besoin de penser tant que t'as pas de concret. Je veux dire, tous les jours, fais face à des situations comme ça.
- Speaker #0
Merci beaucoup à tous les deux pour les beaux partages. Merci, Kat. Merci, Abraham.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci à toi. Cet épisode, je l'ai écouté évidemment à plusieurs reprises dans toutes les étapes de prédicusion. À chaque fois que je l'ai écouté, j'ai pleuré ma vie. Je ne sais pas toi, comment tu t'es sentie en écoutant le partage d'Ékaterina autour de son vécu de la césarienne ? Je sais que c'est important d'être résiliente en lien avec la naissance. Je sais qu'il y a plein de choses qui peuvent arriver qui sont totalement imprévues. Mais, et là tu l'entends probablement dans ma voix, je suis émotive en te racontant ça, je suis aussi très en colère. Je ne comprends pas comment, à notre époque, au Québec, on ne puisse pas comprendre que donner naissance, ce n'est pas seulement sortir un bébé de notre ventre. Pour moi, c'est totalement inacceptable qu'encore de nos jours, on gèle le cerveau des femmes lorsqu'on les amène en césarienne. Bien sûr que si j'ai une césarienne demain, je veux avoir une rachis, je veux être gelée au niveau de mon utérus, au niveau de ma peau, parce que ça ne servira absolument à rien d'avoir de la douleur, mais j'aimerais aussi être présente pour accueillir mon bébé. Et ça, pour moi, là... C'est inacceptable. Inacceptable qu'on ne se questionne pas par rapport à ça. Je continue à penser, j'ai accompagné plusieurs césariennes. À de nombreuses reprises, j'ai été témoin de ce que Catherine a raconté par rapport au fait que les mères perdent leurs souvenirs d'après l'accoutement, ne se souviennent pas des premiers moments avec leur bébé. À quel point c'est grave ? C'est grave parce que ça a un impact à long terme pour plusieurs d'entre nous. Tu l'as entendu, Catherine a été capable de passer par-dessus ça. Elle a maintenant un lien qui est très, très fort avec sa fille. Mais je te le dis, pour certaines femmes, ça ne sera pas possible de réparer cela en lien avec un accouchement qui a été difficile, traumatique et qu'en plus, on engourdit. Pourrions-nous avoir la chance, s'il vous plaît, de choisir ? Est-ce que je veux être anesthésiée seulement du ventre et être très présente pendant l'intervention, pendant la naissance de mon bébé, pouvoir le voir réagir, pouvoir vivre ça avec mon chum, avec ma blonde, ou est-ce que je préfère être engourdie et du ventre et du cerveau ? Mais il faut absolument que les femmes soient impliquées dans ce choix-là. Et si Catherine m'avait dit, Annie, on m'a demandé si je voulais avoir plein de calmant pour pouvoir m'assommer, et j'ai dit oui, je ne serais pas dans un état de peine comme je suis présentement, parce que ça aurait été un choix éclairé, ça aurait été un choix de sa part. Mais, je sais... pour avoir accompagné plusieurs femmes, que la très grande majorité des femmes vivent ça sans avoir le choix. Puis, sais-tu ce qui est très grave là-dedans ? C'est que je pense sincèrement que les gens qui sont en salle d'opération ne voient pas le problème. C'est-à-dire que je ne pense pas que l'anesthésiste, d'ailleurs, et Kat m'a dit à quel point elle l'avait trouvé gentil, gentil ou gentil, je ne sais plus si c'était un homme ou une femme. Donc, ça n'a rien à voir avec on est gentil, on n'est pas gentil. Ça a à voir avec... Il faut se questionner, là. Là, on est en 2023. On n'est plus en 1940. On n'accepte plus de nos jours de se faire voler nos enfantements comme ça en disant absolument rien du tout. Quand une femme a une césarienne et qu'en plus, elle avait voulu avoir un accouchement vaginal, naturel, physio, comme c'était le cas des quatre et que malheureusement, il y a des raisons médicales pour lesquelles on doit aller en césarienne. Je vous en supplie, ne lui volez pas en plus la naissance par césarienne. Voyez-vous à quel point ça n'a aucun bon sens, à quel point ça va avoir un impact pour la suite, pour de très, très nombreuses femmes. Que vois-tu, j'ai encore le sanglot dans la voix, puis en même temps, il y a la colère qui se mêle à ça. Je ne sais pas. Comment on peut comme société faire ce genre de choses-là sans se rendre compte que ça n'a pas de bon sens et qu'on doit se questionner. On doit permettre aux femmes qui n'ont pas la chance de vivre un accouchement naturel, physiologique, d'avoir la chance quand même de vivre une expérience d'empowerment, même si ce n'est pas à travers un accouchement vaginal, à travers un accouchement physiologique. Et d'autant plus, c'est encore plus important à quelque part. Parce que pour de nombreuses femmes, la césarienne, c'est le scénario qu'elles ne voulaient pas. C'est celui qu'elles espéraient éviter. Alors, pouvons-nous, s'il vous plaît, se questionner pour leur offrir une opportunité de vivre une expérience la plus positive possible ? Et quand je l'entendais dans son témoignage, je m'excuse. Dire à quel point ça a été difficile pour elle. Que Abraham ne soit pas avec elle, ça aussi. Ça me fait vraiment questionner, je comprends. Je comprends comme elle le comprend. Qu'il y avait des manœuvres et qu'il y avait de l'anesthésie à faire, qu'il y avait plein de choses qu'il devait mettre en place pour la césarienne et qu'un compagnon, une compagne à ce moment-là aurait été un peu dans le chemin. Oui, je le comprends. En même temps, pouvons-nous, s'il vous plaît, nous questionner ? Parce que ça, c'est des traumas. C'est des choses avec lesquelles les femmes vont vivre toute leur vie durant. Et moins la femme a la résilience nécessaire, moins la femme est outillée, moins elle est dans une situation économique favorisée, plus ça va être difficile pour elle de passer à travers ça. Alors, lui laisser dans ce genre de situation-là sa personne-ressource, son ancrage, ça me semble hyper important. Est-ce qu'on peut faire les choses autrement ? Est-ce qu'on peut aussi s'organiser pour avoir un protocole plus clair ? Parce que moi, je l'ai souvent vu, je l'ai souvent vécu quand j'ai accompagné des femmes ou des couples en césarienne et de me retrouver dans le corridor, ce n'était même pas ma blonde, imagine. Me retrouver dans le corridor, je ne sais pas où aller, je ne sais pas si les gens vont m'oublier, s'ils vont venir me chercher pour la césarienne. Imagine, puis moi, j'étais une accompagnante d'expérience, j'en ai fait des accouchements, puis c'était hyper insécurisant. Moi, d'imaginer Abraham qui est dans le corridor, qui se demande où est rendu sa blonde, puis est-ce qu'il y a quelqu'un qui va venir le chercher, ça me met, ça me chamboule énormément. Puis je sais que ce n'est pas ça l'expérience maximale qu'on peut offrir à un couple à travers une naissance qui n'est pas celle qu'on prévoit. Et là, ça se peut que dans ta tête, tu te dises, oui, mais Annie, tu es une césarienne qui n'était pas prévue. C'est toujours comme ça. On a vu plein de césariennes. Ce qu'ils vous ont raconté, c'est exactement comme ça que ça se passe tout le temps. À de très nombreuses reprises même, mes clientes ont demandé à ne pas être gelées du cerveau, de seulement avoir une anesthésie pour engourdir les sensations douloureuses au niveau de l'utérus. À chaque fois, elles ont perdu la mémoire court terme suite à leur accouchement, court, moyen terme après l'accouchement. Ce n'est pas normal. J'aimerais qu'on puisse se questionner par rapport à ça. Et voilà, je t'invite à aller dans la page de l'épisode pour pouvoir aller voir ce qu'on a préparé pour toi. On a installé dans le fond l'exercice dont Ekaterina vous a parlé avec quelques exemples pour que tu puisses te l'approprier. Je souhaite que ton accouchement soit le plus positif possible. Là, je suis encore beaucoup dans l'émotion. Je t'avoue que maintenant, c'est sûr que l'eau a passé sous les ponts pour Abraham et Catherine, évidemment. Ils sont une magnifique famille, tout va bien, leur petite-fille va bien aussi. Mais j'aimerais vraiment qu'on puisse profiter de leur expérience de façon à pouvoir peut-être faire changer les choses, de façon à ce que ça puisse être différent dans les mois et les années à venir. Pour les femmes et les couples qui auront à faire face à une césarienne qui est non désirée, parce que bien entendu, si tu as désiré avoir une césarienne, peut-être que le deuil sera moins grand, mais peut-être que tu aimerais ça toi aussi être présente pour acquérir ton bébé. Ça se peut que si on te donne le choix, ça soit ça ta préférence, malgré le fait que la césarienne est désirée. Donc, je t'invite à me rejoindre la semaine prochaine pour une autre aventure, un autre épisode de podcast. Je t'embrasse très fort et je te souhaite une magnifique journée.