- Speaker #0
Estefania est d'origine colombienne. Toutes les femmes de sa famille ont donné naissance par césarienne. Tu t'en doutes probablement, une fois enceinte, elle a beaucoup douté de sa capacité à mettre au monde son bébé. Elle pensait qu'elle ne serait pas capable de donner naissance à sa fille vaginalement et encore moins de façon physiologique. Avec son amoureux Pierre-Olivier, il nous raconte leur parcours qui les a menés à une naissance physio. Oui, oui, tu m'as bien entendu. Un enfantement à travers lequel Estefania a offert un nouveau modèle d'enfantement à sa fille et aux femmes qui vont la suivre dans sa lignée.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer.
- Speaker #2
Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international.
- Speaker #1
À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes,
- Speaker #2
de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir.
- Speaker #1
Voici Tatoula Ostéo, Annie
- Speaker #2
Perret.
- Speaker #0
J'ai le plaisir d'accueillir Estefania et Pierre-Olivier qui viennent nous raconter leur histoire. Donc, premier bébé, est-ce que vous avez toujours su que vous vouliez avoir des enfants ensemble ou ça a été un cheminement, une découverte ?
- Speaker #1
Non, vraiment, honnêtement, on savait un peu qu'on voulait être parents dans la vie. C'est ça qu'on était venus au monde. C'est ça que la vie nous réservait, si on veut. On savait que c'est ça qu'on voulait. C'est arrivé un petit peu plus vite qu'on pensait, mais les plans étaient là quand même.
- Speaker #0
Je comprends. Et là, les semaines ont passé et là, vous vous êtes dit, OK, bien là, c'est beau qu'on recesse, mais il va falloir éventuellement donner naissance à ce bébé-là. Et là, au départ, votre idée, c'était d'aller donner naissance en milieu hospitalier. C'était ça votre posture initiale. Est-ce que vous aviez peur de l'accouchement à ce moment-là ou c'était juste parce que c'était ça un peu la normalité ?
- Speaker #1
En fait, moi, il faut savoir que dans ma famille, toutes les femmes que je connais, sauf une, ont accouché à l'hôpital et ont eu des césariennes. Moi, je suis d'origine colombienne et je pense que c'est encore plus normal. En fait, on dirait que tout... Fais en sorte que tu tombes en césarienne. Honnêtement, il n'y a pas une femme de ma famille qui n'a pas eu de césarienne. Donc, c'est assez intense. Puis, en fait, au début, moi, je disais comme, oh mon Dieu, c'est pas vrai que je vais sortir un humain de mon vagin. Moi, je préfère qu'on fasse une césarienne, puis que ça finisse là, pas souffrir. C'est pas vrai que je vais déchirer. Donc, j'étais là. Mais la sœur à Péo a accouché trois mois avant qu'elle ne soit pas enceinte. Puis elle allait accoucher à la maison de naissance. Donc ça, ça a été comme une première personne dans notre entourage qui a accouché naturellement. Elle nous a conté son histoire, mais ça avait l'air quand même intense parce que son accouchement, bon, elle allait accoucher à 42 semaines. On a dû... en fait, on peut induire l'accouchement. Donc, c'est vraiment une histoire différente. C'était intense. Donc, on dirait que j'étais comme, oh mon Dieu, c'est vraiment intense, mais c'est quand même intéressant. J'étais ouverte. Surtout parce que moi, je n'aime pas vraiment l'hôpital. Je déteste les... J'ai vraiment une peur.
- Speaker #2
Le sang, le sang.
- Speaker #1
Donc, j'étais vraiment ouverte, mais j'avais vraiment peur. J'étais comme, oh mon Dieu, comment on fait pour accoucher naturellement ? C'est de la folie.
- Speaker #2
C'est sûr qu'on partait de loin, on partait vraiment de loin et c'est sûr que Massara nous a quand même aidé. Comme mentor, surtout, juste le fait de nous convaincre d'aller juste à la rencontre informative à la maison de naissance. On a fait une progression fulgurante, je dirais, pour juste notre apprentissage. On a pris les cours avec toi qui étaient super utiles. On s'est vraiment bien documentés. Nous autres, le plan, c'était toujours d'accoucher à l'hôpital avec la sage-pap. Le petit bébé Amélie est arrivé un petit peu plus tôt que prévu. Donc, ça a fait qu'on est arrivé à la maison de naissance et le travail était déjà... assez avancée. Donc, on a pris une chambre et ça s'est fait comme ça à la maison de naissance.
- Speaker #0
Wow ! Et là, je suis curieuse, Stéphania, parce que quand tu as annoncé à ta famille, aux femmes de ta famille qui ont eu toutes des césariennes, que tu étais suivie par une sage-femme, que tu envisageais maintenant, avec tout ce que tu avais réfléchi, découvert, un accouchement naturel, ça a été quoi la réaction des femmes de ta famille ?
- Speaker #1
Ben eux ils étaient pas comme oh mon dieu c'est quoi ça mais parce que je pense que j'utilisais souvent la carte de ah j'accouche avec une sèche ferme mais à l'hôpital Donc on dirait que ça rassurait vraiment beaucoup les gens de ma famille et d'ailleurs moi aussi parce que moi c'était comme le, comment je pourrais dire, le compromis, le plus grand compromis que je pouvais faire par rapport à ce que je connaissais et par rapport à toute information que j'avais recueillie. Ça j'ai été finalement… à la session de découverte de la maison de naissance. Puis, ça m'a vraiment allumée. J'étais comme, c'est beau un accouchement. Wow, c'est puissant. C'est vrai que ça devrait faire partie de l'histoire de mon bébé. Puis, ça ne devrait pas être un hôpital. Puis, ce n'est pas une maladie. Puis, je ne suis pas malade. Mon bébé... Bref, tout le discours autour de ça. Ça me touchait vraiment. C'est simplement que d'un côté, ma tête était comme, ça ne peut pas être autrement qu'à l'hôpital parce que j'avais tellement entendu des histoires d'horreur que j'étais, comment je pourrais dire ?
- Speaker #0
Tu étais formatée.
- Speaker #1
Oui, exactement. Non,
- Speaker #2
mais ils ont bien, je pense aussi. Moi, je voyais que, tu sais, ils voyaient, c'est des gens sensibles, rationnels, tu sais, ils voyaient qu'on… que non plus c'était pas une place de voodoo, eux c'était plus les césariennes, c'est un peu par culture je pense, pas par manque d'éducation, ils voyaient que nous on s'éduquait beaucoup, on avait quand même un bon suivi médical à la maison de naissance, qui n'était pas impressionné, mais qui découvrait quelque chose de nouveau, et qui aurait peut-être aimé ça eux aussi, avoir ce genre d'éducation avant, et que la majorité des gens devraient avoir ce... sorte de prendre le temps de s'éduquer pour justement les choix, tous ces trucs-là, que même nous, on n'avait pas il y a neuf mois, mais qu'on a vraiment fait l'effort de se plonger d'être première dans le travail pour être vraiment éclairé.
- Speaker #1
Une chose que je tenais vraiment à dire, en fait, c'est que lorsque j'ai recueilli l'information, puis que j'ai appris, que je me suis informée, ce qui m'a vraiment le plus aidée, c'est de me faire un plan. qui me sécurisait moi, un plan à mon image à moi. Donc oui, j'ai vraiment énormément écouté des podcasts, des récits de naissance, justement avec toi Annie, les cours. Donc j'ai vraiment tout recueilli ça, mais à la fin, ça a vraiment été important pour moi de dire Ok, là je sais ça, mais avec quoi je suis confortable ? C'est pour ça que de là venait mon plan. Je suis prête à accoucher avec une sage-femme, à me préparer à 100%. J'ai vraiment l'intention d'offrir cette naissance-là à mon enfant, mais je dois me protéger moi aussi. Donc, de là venait le plan avec l'hôpital. Avec ça, je me sentais confortable. Il y a aussi quelque chose qui m'a beaucoup aidée, Annie, dans tes cours. C'était dans le cours de… bref, où est-ce que tu parlais de l'épidural. Tu dis que tu étais pro-choix, pro-santé mentale et ça, ça m'avait tellement rejoint dans le sens que tu nous avais donné un peu des paramètres où prendre l'épidural. Pas parce que c'est nécessaire, mais ok, dans certains cas, où est-ce que c'est pertinent de le prendre ? Puis ça, ça m'avait tellement rejoint parce que je me suis dit, c'est vrai que dans certains cas, ça peut être nécessaire. Et honnêtement, dans mon plan de naissance, c'était vraiment comme tu l'avais dit, que si bébé est mal positionné, si j'ai une période de latence trop longue et que là, ça tombe dans la souffrance, je n'ai pas envie de ça. Ça ne veut pas dire que ça va être ça, mais si on rentre dans ces critères-là, je n'ai pas envie de tomber dans la souffrance. Donc honnêtement, dès que j'ai pu faire un plan qui me rassurait, moi, j'ai vraiment été capable de me laisser aller et ça a vraiment été important. Wow !
- Speaker #2
C'est ça. Je vais expliquer aussi à la sage-femme un petit peu. Eux, ils ont vu des centaines, voire des milliers d'accouchements. C'était aussi de voir justement quand la douleur vient, pas hors de la norme, mais eux, ils sont sûrement capables de voir avec les conditions un petit peu, pour avoir vu avec leur expérience, qu'est-ce qui est relativement normal comme souffrance pour un accouchement. Puis quand il y a des petites complications, des trucs comme ça, puis que ça devient une douleur trop... trop intense que là on aurait peut-être voulu faire le...
- Speaker #1
Comme tu dis Annie, quand c'est les plus physiologiques, moi c'est là-dedans, puis je l'avais vraiment dit à mes tâches femmes, puis ils le respectaient aussi vraiment, ils n'étaient pas comme, ok non, ça se peut que tu prennes l'épisoral, donc on ne va pas te suivre, pas du tout, ils m'ont accompagnée, ils savaient que ça se pouvait, que c'est ça qui arrive, mais ils voyaient aussi mon intérêt à ne pas le faire.
- Speaker #0
Et puis en fait, ce genre de démarche-là, ça ne te rapproche pas de la péridurale, ça t'en éloigne. Parce que comme tu le dis si bien, le fait d'avoir réfléchi et de ne pas avoir toute cette pression-là de performance sur tes épaules, ça permet vraiment de déployer notre puissance, puissance 1000. Je suis certaine que tes sages-femmes ont vu ça elles aussi comme une démarche qui était très, très saine. Parce qu'effectivement, je rappelle qu'on a tout ce qu'on a besoin à l'intérieur de nous pour pouvoir jongler avec la douleur de l'accouchement. Quand la douleur est physiologique, tu l'as bien nommé, c'est là où parfois la frontière devient difficile lorsqu'on la traverse. Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Et là, vous arrivez, j'aimerais bien que vous nous racontiez l'expérience de l'accouchement. Vous avez fait un début de travail à la maison. Comment tout ça s'est mis en place ?
- Speaker #1
Oui, bien fait. C'était tellement rapide, on ne s'attendait pas à ça. D'ailleurs, je vais te compter le début, mais peut-être aussi que tu vas pouvoir nous expliquer ce qui s'est passé parce qu'on a été très surpris. J'avais eu un suivi à 37 semaines le jeudi. Puis, ils m'ont dit que bébé n'était pas vraiment engagé, qu'il était en voie, mais qu'il n'était pas vraiment engagé. Donc là, j'étais comme, oh mon Dieu, ça va être un petit bébé qui va se faire attendre, premier bébé. J'ai encore pour deux, trois semaines de congé, si on veut. Donc, bref, c'est resté comme ça. Puis le lundi, ma belle-sœur qui est ostéopathe, justement, m'a traité, m'a fait un traitement. Puis, elle a dû arrêter tellement que bébé était comme agité. Elle a dit, il y a beaucoup de choses qui se passent dans ton ventre, je vais arrêter, on dirait que... C'est pas une bonne journée. Donc, je me suis dit Ok, parfait, il n'y a pas de problème. Je me sentais particulièrement fatiguée cette journée-là, puis j'ai même dit à PO que je voulais dormir toute seule, que j'avais vraiment besoin d'une nuit de sommeil récupérateur. Et le lendemain, je faisais le ménage, justement, je m'étais fait une to-do liste des choses qui manquaient pour l'accouchement, les choses qui manquaient pour la valise. Et puis là, je me suis couchée et en me levant, j'ai fissuré mes seaux. En tout cas, c'est ça que j'ai appris par la suite. Mais sur le coup, je ne savais pas parce que ce n'était pas comme un gros splash. C'est un peu comme justement on voit dans les films. Oui, j'ai comme mouillé mes pantalons, mais ce n'était pas intense. Donc là, je me suis dit comment, c'est-tu le bouchon de mon queue ? Mais je me suis dit comment, ce n'est pas collant, ce n'est pas blanc. Je pense que c'est vraiment comme de l'eau. Bref, j'étais vraiment perturbée. Donc là, j'ai appelé et j'ai dit là, je ne veux pas te faire capoter, je ne veux pas que tu te fasses décider, mais il y a quelque chose qui s'est passé. Il était comme, ok, je m'en viens tout de suite, on va voir ce qui se passe.
- Speaker #2
J'étais au travail, il était à peu près midi à ce moment-là. Tu peux continuer, donc quand je suis arrivé à la maison, on a vu, Stéphanie n'était pas trop, on ne voyait pas de... Pas comme de signe de souffrance, mais nous, tout de quoi qu'on s'était préparé, c'est qu'on se disait, bon, c'est un long travail, c'est comme un marathon. Donc là, on s'est installé, je lui ai fait à manger des smoothies, des trucs de même, boire beaucoup d'eau. Puis on s'est dit, nous, dans notre tête, c'était comme ça commence tranquillement, ça va progresser. Puis les chances, c'est que tu accroches juste si c'est vraiment ça, parce qu'on n'était pas certain. Elle n'avait pas vraiment, ça faisait quelques jours, voire même des semaines qu'elle avait des fois des contractions, mais pas. pas comme de façon soutenue, puis même là, elle était super fonctionnelle. Puis je ne voyais pas dans son visage, même les contractions, c'était assez léger. Donc là, nous autres, on se disait, on va accoucher demain ou après-demain, si vraiment c'est ça, mais bon.
- Speaker #1
Puis la sage-femme a dit, viens nous voir à 4h. à premier rendez-vous,
- Speaker #2
je vais t'examiner,
- Speaker #1
je vais voir si c'est vraiment du liquide. Donc là, j'ai posé la question, est-ce que ça se peut que ce soit un début de travail ? Elle m'a dit, écoute, Stéphania, à ton suivi, ce n'était pas engagé, donc je ne pense pas, mais on va quand même vérifier. Et puis c'est là, en fait, que je ne sais pas si tu veux peut-être ajouter quelque chose, Annie, dans le sens, tu sais, comment ça se peut que bébé ne soit pas engagé ? Puis que là, je vais voler le punch, ça a été la journée de l'accouchement, cette journée-là. Ça s'est tellement passé vite, du moment de 37 semaines à 38 semaines, que bébé n'était pas engagé. Donc, comment ça se peut ?
- Speaker #0
C'est sûr qu'avec une rupture de membrane, il faut voir que le liquide amniotique, même si on n'en perd pas beaucoup, c'est sûr que tu pourras nous le confirmer, mais au fur et à mesure que tu as eu des contractions, tu as dû en perdre de temps en temps un petit peu plus, un petit peu plus. Ça fait beaucoup descendre les bébés dans le bassin et dans le vagin. C'est probablement ça qui s'est passé. Dans ton cas, c'est ta rupture de membrane qui a tout accéléré le processus. Probablement que si tes membranes étaient restées intactes encore pendant un petit moment, ta grossesse se serait poursuivie plus longtemps. Pour toi, ça a été ça l'élément déclencheur.
- Speaker #1
Ok, je comprends. En tout cas, vraiment, ça a été très, très vite. Puis comme Péo l'a dit, c'est ça, c'était à midi. On avait tout le temps dans notre tête ta voix qui disait ça se peut que ça soit très long, c'est la période de l'attente, ça se peut que ça dure deux jours, trois jours On était comme ah, mais il me disait là, il ne peut pas se faire des attentes, tu le sais, ça ne sera pas ce soir Entre le moment que j'ai appelé ma sainte-femme, donc midi et trois heures qu'on est partis à la maison de naissance. On a vécu un peu l'histoire différemment dans le sens que moi dans la douche, j'ai quand même commencé à avoir des contractions. Puis je tiens à dire que ça a été super difficile de les calculer. Je ne savais pas quand ça commençait, quand ça arrêtait. Je pensais vraiment que j'allais sentir un début, une fin. On n'a jamais été capable de les calculer. Puis lui aussi, il fessait la valise. Donc c'est moi qui le fessais un peu parce que lui était comme bon. C'est la prépa. Mais je n'ai jamais été capable de les calculer. Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que ça a comme parti d'un coup, puis j'avais l'impression que ça faisait pas mal tout le temps mal. Oui, il y avait des périodes d'arrêt, mais c'était des longues contractions. Puis, rendu à deux heures et demie, ça a quand même commencé à être intense. Puis, c'est là que j'ai commencé tout de suite avec le ballon, la musique, le sac magique. J'ai essayé de manger, mais ça n'a pas du tout fonctionné. Puis,
- Speaker #2
à trois heures dans l'auto, ça a réellement changé. J'ai vu son visage changer. On a des photos. J'avais pris une petite photo dans l'auto. En regardant la petite photo que j'ai prise, je vois que son visage a complètement changé à ce moment-là. Là, on savait que c'était un petit peu sérieux. L'auto, c'était super inconfortable. Elle détestait les petites bosses. Nous autres, on habite dans un... C'est pas un petit chemin de campagne, mais bon, on habite... Donc, les bosses et tout, c'était super, super inconfortable. Donc, elle me dit, je veux juste pas retourner. Je ne veux pas retourner à la maison. Puis même, c'est là qu'elle a commencé à dire, je ne veux même pas reprendre l'auto pour retourner à l'hôpital. Elle a tellement détesté le chemin. Puis bon, on a su de toute façon après qu'elle n'aurait probablement pas pu accoucher avec la sage-femme à l'hôpital parce qu'il y avait comme deux autres accouchements en même temps à la maison de naissance. Donc, même si on aurait voulu, on n'aurait pas pu faire notre accouchement à l'hôpital comme on planifiait. Donc, c'est ça. On est arrivé à la maison de naissance vers 4 heures. Donc la sage-femme me dit bon ok, je vais t'examiner Donc juste avant de t'examiner, c'était fait avant, elle me dit ok, je vais juste aller faire un petit pipi avant Puis là, dans la salle de bain, elle a fait un vomi, mais vraiment un gel agressif, comme vraiment, vraiment… Pas un petit vomi, mais vraiment un vomi soutenu. Vraiment, vraiment. Quand on a expliqué ça à la sage-femme, elle est venue tout de suite les yeux quand même pas gros, mais elle disait souvent que c'est signe que ça travaille assez fort et que tu t'embarques.
- Speaker #1
Elle ne l'a pas dit sur le coup. En fait, moi, j'ai vraiment vu un changement dans l'auto. Là, oh mon Dieu, c'est vrai. Là, j'ai plus de répit pour vrai, pour vrai. Je ne m'imaginais pas retourner à la maison. J'ai vraiment dit... Sincèrement, si je ne suis pas dilatée, je vais aller à l'hôpital et prendre l'épidural parce que là, c'est vrai que ça fait mal. Si c'est ça, je ne peux pas retourner à la maison. Je ne me voyais vraiment pas. Bref, quand ils ont fait l'examen, la sage-femme me regarde et elle part à rire. Puis là, j'étais comme, oh mon Dieu ! Je ne suis pas dilatée du tout, dis-moi-le. Dis-moi-le que je ne suis pas dilatée. Je suis assez rose, je suis à 1, dis-moi-le. J'ai vraiment imaginé le pire.
- Speaker #2
Mais elle a laissé un bon moment de silence quand même. Puis elle nous a expliqué après pourquoi. Je vais vous le dire après pourquoi.
- Speaker #1
Puis là, j'ai dit, Christine, dis-moi-le, qu'est-ce qui se passe ? Puis elle m'a dit, Estéphania, je touche la tête, tu es à 7 centimètres. Oui, oui.
- Speaker #2
Elle dit souvent qu'elle ne voulait pas justement, parce qu'il y a du monde qui peut paniquer, que c'est aussi près, et quand on ne s'y attend pas, il y a eu quand même un long moment de silence, elle a fait un petit rire, puis il y a eu quand même un long moment de silence. Puis elle dit souvent, des fois, on annonce ça aux femmes, puis ils commencent à paniquer parce qu'ils ne se sentent pas prêts.
- Speaker #1
Mais en fait, moi, ça a fait tout le contraire. Moi, c'était comme, OK, ma douleur était vraie, je suis proche. Puis, c'est drôle parce que dans mon plan de naissance, je ne voulais pas prendre l'épidural avant le 7. Puis, j'avais dit 7, c'est sûrement la transition. Donc, si je suis dilatée à 7, il n'y a pas question que je prenne l'épidural. Là, on est parti. C'est sûr que c'est un accouchement naturel. Donc, quand elle m'a dit mon fameux 7. Je suis comme, ok, ça se passe, je suis capable. Ma douleur était vraie, puis là, je suis capable. Dans mes rêves, ça ne pouvait jamais être un 7. Au pire, ça allait être un 3, mais un 7, je ne m'attendais jamais à ça. Jamais, jamais.
- Speaker #0
Ça a dû travailler vraiment fort dans le taux. Tu devais vraiment, quand tu dis que tu avais même l'impression que des moments, les contractions embarquaient les unes sur les autres, ça travaillait vraiment fort.
- Speaker #1
Elle travaillait vraiment fort, mais par contre, on dirait que... Je ne sais pas du tout comment je pourrais dire.
- Speaker #2
Elle était bonne, je pense qu'elle ne hurlait pas. Elle n'était pas comme en panique, comme nous, un petit peu qu'est-ce qu'on avait vu. C'est pour ça qu'on pensait qu'elle n'était pas tant dilatée, parce que nous autres, on voyait du monde crier et vraiment souffrir des contractions. Puis elle, oui, je voyais qu'elle souffrait beaucoup. Mais elle a été quand même, elle m'a impressionnée dans un peu la gestion de la douleur.
- Speaker #1
C'était plus ça, c'était plus que j'avais le sentiment que j'avais le contrôle, que je n'avais pas perdu le contrôle à ce moment-là. Puis même que j'étais capable de dire, OK, je suis capable, ça se passe super bien. Oui, j'ai mal, mais ça se passe bien, je suis capable de gérer la douleur avec ça. Puis là, après ça, ils ont fait comme, est-ce que tu veux aller à l'hôpital ? Parce qu'à ce moment-là, elle me l'a proposé. Puis j'ai dit non, on est parti, on est à 7, on est parti. Donc, ils nous ont fait une chambre. J'ai commencé tout de suite les suspensions, quatre pattes, le ballon. Ça se passait vraiment très, très vite. Là, j'ai vraiment de 4h40 à 6h, je n'ai pas eu un moment d'arrêt. C'était intense, intense, intense. Puis oui, à ce moment-là, pas que je perdais le contrôle, mais on dirait qu'à un moment donné, je me suis dit ok, j'ai épuisé Pas épuisé, mais j'ai vraiment utilisé tout mon outil. C'était intense, il faut que je continue, mais il ne faut pas que j'arrête, il faut que je continue. Et je tenais à dire un peu que je préférais les massages. J'avais dit à PO, dans l'accouchement, je veux que tu fasses des massages. On avait ciblé les choses que j'allais préférer. Finalement, ça n'a pas du tout été ça, ce n'était pas les massages que j'aimais. Ça a été les points de pression sur l'orteil, surtout sur l'orteil. Donc, comme quoi, même si on dit qu'on ne va pas aimer ça, ça se peut qu'on aime ça. Puis, lui, il était super bon. Justement, j'avais comme ma petite routine. Donc, dès que je voyais la contraction venir, il revenait.
- Speaker #2
Les points de pression, on les compresse. Mais le reste du temps, il était vraiment comme je disais, dans sa bulle. Puis, elle bougeait super bien. Puis, elle était vraiment genre, c'est comme animal, comme tu disais, mammifère. Elle ne voulait pas qu'on lui parle. Elle n'a jamais arrêté de bouger. C'est ça que je trouvais impressionnant. On dirait que tout de suite, elle savait un peu quoi faire. Elle n'a jamais arrêté de bouger. Même quand elle était en travail, elle était vraiment dans sa bulle. Elle arrêtait de nous parler. Elle faisait juste bouger, se suspendre. Elle savait tout bien. Elle m'a vraiment impressionné dans ce sens-là. Instinctivement, elle savait juste vraiment toujours quoi faire. Elle ne voulait pas qu'on lui parle. Elle était juste dans sa zone. Je voyais que... Même des fois, j'essayais, je m'approchais, je voulais faire des massages, elle ne voulait rien savoir. C'était juste comme les points de pression pendant les contractions et les compresses froides. Je courais comme une poule peut-être parce que ça se faisait tellement vite. Les valises étaient dans l'auto, il fallait que j'aille chercher des trucs dans l'auto. C'est ça, rendu même à pas si tard que ça, je dirais 5h30-6h. Stéphanie a fermé les yeux un petit peu, que les sages-femmes avaient l'air de me dire qu'il est relativement normal. La poussée active, souvent, les sages-femmes ont fermé les lumières et se sont retirées. Elle s'est fermée les yeux à peu près une minute ou deux. Elle est revenue les yeux grands ouverts et elle m'a pris par le bras fort. Son roux, ça pousse, ça pousse, ça sort. Même pas une minute après, j'ai dû retourner voir. Pardon, mesdames, je ne suis pas un expert, mais je pense que ça pousse, ça pousse. Quand ils sont revenus, effectivement, ils ont entamé pour la poussée directement.
- Speaker #1
C'est fou comment, je veux dire, on se prépare tellement, puis oui, c'est bon parce que j'avais en tête un peu les positions, c'était tellement instinctif. Toutes les positions que j'ai prises, c'était vers l'avant, comment je bougeais, c'était instinctif. Quand justement j'ai eu envie de pousser, je me suis levée tout de suite, je me suis mise à quatre pattes, puis j'ai juste poussé, ça a été super instinctif. Je ne me suis pas posé de questions. J'avais imprimé… tous les PDF que tu nous as préparés, Annie. J'ai fait un livre avec toutes les positions pour que lui, il sache quoi me proposer et tout ça. Mais c'est super instinctif. Tu ne te poses pas de questions. Tu agis, tu es sur le moment. Ça se passe quand même vite. C'est une chose à la fois. On dirait que si quelqu'un, c'est son premier accouchement, je trouve que c'est rassurant de se dire, écoute, tu ne vas pas te poser des questions. Dans le moment, tu as juste à te faire confiance. Tout à fait,
- Speaker #0
tu as tout à fait raison. La seule chose, c'est que je pense sincèrement que toute la préparation que vous avez faite avant, tu sais, le moment que tu as fait le livre, que tu as fait imprimer tes choses, que tu as préparé tes choses, ça, c'est de la grosse préparation. intérieurement, ça te fait faire un chemin de préparation de fou. Donc, souvent, après, tu arrives dans l'expérience et tu n'as plus besoin de ces connaissances-là parce qu'elles sont vraiment bien intégrées. Et je pense que c'est ça. Vous autres, vous avez maximisé votre préparation. Vous avez fait vos recherches. Vous avez fait vos choix. Et là, vous étiez tellement prêts qu'après... l'instinct a pu embarquer.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Surtout se sentir confiant aussi. Cette fois-là...
- Speaker #2
C'est l'heure du lunch.
- Speaker #0
Je t'ai dit, t'as du bon lait.
- Speaker #2
Elle va être plus grande qu'elle m'en a vu. Elle a des méchants grands pieds, puis des méchants... Les grands pieds de papa, puis des grands bras. Puis c'est ça, l'accouchement s'est fait quand même bien, mais c'était quand même un bébé... de 7.3 livres, c'était pas non plus un chico, mais des fois, c'est plus facile, mais c'était quand même un bébé avec un bon poids à la naissance.
- Speaker #0
C'est sûr que là, à la maison, vous ne voyez pas, mais Stéphania est vraiment petit format. Puis PO est très large d'épaule. Fait que, y a-tu un moment donné où ça te fait peur ? Le fait de dire, Hey, j'ai choisi un chum qui est vraiment costaud, puis moi, je suis vraiment toute petite. Est-ce que t'as eu peur de ce mélange-là en lien avec l'accouchement ?
- Speaker #1
Non, non. Je savais que mon corps, justement, allait accoucher. du bébé que j'allais être capable d'accoucher.
- Speaker #2
Je me suis toujours dit ça, puis ça ne m'a pas fait peur. On y a pensé, oui, on l'a dit à la blague souvent, mais on avait quand même confiance. On a fait beaucoup de travail d'ostéopathie aussi, avec ma soeur, pour justement ouvrir ses hanches et tout. Puis les sages-femmes m'ont dit, tu as vraiment un corps fait pour accoucher, tes hanches sont super, tu pouvais facilement prendre un bébé comme ça, même si tu es relativement petite. Le corps est tellement bien fait, il n'y a jamais eu de soucis par rapport à ça.
- Speaker #0
C'est tellement vrai, parce que souvent, on... On mélange la shape extérieure puis l'ouverture du bassin qui est à l'intérieur. Tu peux être une personne qui est très, très petite, très menue, puis effectivement avoir tout ce qu'il faut pour donner naissance. C'est ça la majorité d'entre nous, d'ailleurs, de toute façon. Absolument. Et là, si on fait un petit saut en arrière, moi j'ai envie d'entendre parler de la poussée réflexe, Stéphania.
- Speaker #1
Ok, bien la poussée. On dirait que la poussée, c'est l'étape 2 de mon accouchement. Honnêtement, le début de la poussée, ça a été un peu ma période de transition. Je ne sais pas si on peut l'appeler comme ça, mais c'est là que j'ai perdu un peu le contrôle parce que je me suis dit... Ma sage-femme n'était pas là, la principale, et on dirait que ça m'avait un peu déstabilisé. Je voulais vraiment qu'elle soit là. Quand elle est arrivée, ça m'a vraiment donné confiance parce que j'avais vraiment confiance en elle. Bref, avant qu'elle n'arrive, j'ai vraiment eu un moment de panique parce que j'étais comme ok Là, tout ce que je viens de faire, je l'ai réussi, mais là, c'est d'autres choses. C'était une sensation complètement différente. C'était plus des contractions, c'était une grosse, grosse, grosse pression. Heureusement, ce n'était pas une pression hors la norme. Ce n'était pas comme dans mon dos ou quoi que ce soit, mais c'était une grosse pression dans le bassin. Puis ça, je trouvais que c'était plus difficile un peu à contrôler, comme douleur. On dirait qu'il n'y a rien aidé à ça. À part essayer de pousser un peu. Mais le réflexe de pousser a commencé très vite pour moi. Je ne sentais pas que bébé était vraiment engagé, mais j'avais envie de pousser quand même, même si je savais que ça n'allait pas se passer sur le coup. On dirait que j'avais envie de pousser quand même. En fait, on a essayé plusieurs positions. J'ai commencé à quatre pattes. Je me sentais vraiment comme... forte à quatre pattes, on dirait que j'avais la force de pousser de cette façon-là. Mais ça a été très long, ça a été une heure et demie de pousser quand même. Donc on a essayé plusieurs choses. J'étais quand même très serrée. C'est-tu le périnée qui s'est écrite ? Les Sachems ont travaillé vraiment très très fort. Je pense qu'ils ont pris comme deux bouteilles d'huile, sincèrement. Ils ont toutes pris l'huile qu'il y avait pour sauver mon père-iné. Je suis vraiment vraiment gratifiante. C'est grâce à eux que ça a bien été de ce côté-là. Tu me parlais de la poussée réflexe. En fait, c'est ça, ça a commencé très vite. Puis tout le long, ça a été ça. Je poussais parce que j'en avais envie puis parce que les contractions me guidaient vers la poussée. Donc, ça n'a jamais été question qu'ils me disent Ok, là, il faut que tu pousses ou Là, il faut que tu fasses ça Je sentais qu'il fallait que je pousse. Il y avait une contraction, je poussais. Mais c'est ça, comme je disais, ça a été comme le moment que j'ai plus.
- Speaker #0
eu peur. Et je n'arrêtais pas de dire, je ne sais pas comment pousser, je ne sais pas comment pousser, mais comment je peux...
- Speaker #1
Je ne suis plus capable, je ne suis plus capable. Et tout le monde répondait en criant, oui, tu es capable. Des fois, elle avait des petits moments de doute. Je ne suis plus capable de pousser, je ne peux plus pousser plus. Mais non, je pense qu'on avait une bonne équipe là-bas. On était content aussi de voir, moi c'est ça que j'étais un petit peu rassuré parce que j'entendais un petit peu les sages-femmes se parler entre eux. Ils disaient, on attendait un accouchement de même depuis deux, trois semaines. C'était avec l'avantage, je me disais, yes, ça va bien, on est le bon accouchement qu'ils attendaient, que tout déboule d'une étape à l'autre et qu'il n'y a pas de complications. C'est ça, j'avais quand même aussi des craintes par rapport à ça. Moi, j'entendais tous mes amis et le monde que je connaissais qui avait des enfants, ils disaient, moi j'étais dans l'hôpital, j'étais sur des attivants sur la chaise parce que j'avais les jambes molles et tout. J'ai coupé les... Moi, je me connais aussi, je savais que ça allait être dur. J'avais peur d'avoir les jambes molles. Je me suis quand même surpris, juste parce que j'étais rassuré du fait que tout se passait bien. Moi, j'étais ultra rassuré par ça. Il y avait aussi le fait que je voyais que dans la poussée, on voyait la tête du bébé sortir, rentrer. Puis là, Stéphanie a commencé un petit peu à se décourager, mais je ne suis plus capable de pousser et tout. Je me suis dit, si même moi, je commence à perdre le contrôle, je sais qu'elle va être... ça va moins la rassurer. Donc, non, je me suis surpris à être comme... relativement fort tout le long, rationnel. Puis juste après, quand le bébé est sorti, j'ai pleuré. Ça a tout comme retombé d'un coup. J'ai pleuré sans bon sens même d'en parler. Je suis bien émotif en en parlant parce que ça a été comme tout le temps rationnel, rationnel. Puis là, quand le bébé est sorti, toutes les émotions sont passées d'un coup.
- Speaker #2
Est-ce qu'il y a des moments donnés où tu t'es senti... Tantôt, tu disais que tu avais peur de devenir mou ou même peut-être de perdre connaissance. Est-ce qu'il y a des moments donnés, par exemple, quand Amelia a commencé à apparaître à la vulve ou quand tu as vu du sang ? Est-ce qu'il y a des moments donnés où tu t'es senti fragile ?
- Speaker #1
Non, moi, je voulais regarder même. Tu venais à penser qu'elle était moins confortable et tout. Moi, je tenais ses jambes. J'étais littéralement à la face dedans. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle avait un peu de crainte. Comme, je ne veux pas que tu me vois comme ça et tout. Elle pensait que j'allais être plus retiré et tout. que j'allais être moins impliqué, que ça allait être les sages-femmes et tout. Mais moi, j'étais là. Je me suis surpris à être relativement calme. Rassurant, quand je sentais les sages-femmes qui étaient super rassurées, calmes, qui disaient que tout va bien, que tout était. Donc ça, ça me rassurait beaucoup. Je me dis, par leur expérience, s'il n'y a rien de problématique, je n'ai pas de raison de m'inquiéter si ça fait partie du processus. C'est sûr qu'on a été chanceux. On a eu quand même un accouchement relativement facile par rapport à tout ce qu'on peut entendre. Je ne sais pas, ça aurait peut-être été différent. J'aurais été du genre à plus m'inquiéter si là il commence à y avoir des complications, puis là il commence à parler de l'hôpital, telle intervention, blablabla. C'est sûr, je ne sais pas si j'aurais eu le même genre de courage, mais juste là, on a été super chanceux d'avoir un bel accouchement comme ça. Pour moi aussi, j'ai été bon, mais en même temps, ça a été plutôt... Je dirais qu'on a eu... on l'a eu quand même facilement.
- Speaker #2
Il y a beaucoup d'hommes qui ont peur de voir la vulve avec la tête à l'intérieur de la vulve, puis qui ont peur que ça change leur regard sur leur amoureuse, qui ont peur que ça impacte la sexualité plus tard. Toi, est-ce que tu as l'impression qu'il y a une partie de toi qui a été un peu choquée, même si tu as aimé ça, être dans cette expérience-là, ou tu penses que ça a été très, très bien intégré à l'intérieur de toi, les images que tu as vues ?
- Speaker #1
Non, moi je pense que c'était plus du côté de Estefania qui avait cette crainte-là, que je ne veux pas que tu me vois comme ça, puis qu'après ça tu ne me verras plus jamais de la même façon, puis que je ne serai plus jamais attirante pour toi si tu me vois de cette façon-là. Au contraire, moi pas du tout, je n'ai jamais douté de... Je comprends bien le rôle du corps humain, puis ce n'est pas comme... ça ne m'a jamais vraiment... Je pense que c'était plus Estefania qui avait des inquiétudes, mais ça l'a vite passé, elle était dans les... comme pas semi-consciente, mais quand elle poussait, même si elle me disait je veux pas que tu regardes je pouvais pas m'empêcher, de toute façon, il y avait des miroirs, c'était eux qui mettaient des miroirs et tout, donc je disais non, non, je regarde pas mais j'avais toute la vue dans le miroir, elle la voyait pas le miroir. Mais non, moi j'ai jamais douté, ça change pas comment je la vois, puis le niveau de la sexualité et tout, son rôle de son corps, c'était pas d'être actif sexuellement, c'était de donner naissance, puis là, on revient au normal, donc non, j'ai pas eu de problème, c'était plus de son côté, je dirais.
- Speaker #0
C'est drôle parce que durant la poussée, je suis occupée à pousser et à dire je ne veux pas que tu regardes, je ne veux pas que tu regardes C'est comme les deux seules choses que j'étais capable de faire. C'était très drôle. Mais honnêtement, après ça, en regardant, parce qu'on a eu des vidéos et des photos et tout ça, moi aussi, on dirait que j'ai été capable de voir un peu ce que peut odier. C'est beau, c'est ton corps qui travaille. Il n'y a rien de plus beau que ça. Il n'y a pas une autre façon que… que je peux le voir ou que je pense que lui l'a vu de la même façon.
- Speaker #1
Ça ne va pas dégoûter du tout. Ce n'est même pas effrayant au niveau du sens. C'était juste à le regarder après.
- Speaker #0
Moi aussi, j'étais un peu inquiète à me dire... Je n'ai jamais aimé ça, les examens du col ou des trucs comme ça. Je suis un peu inquiète en me disant, mon Dieu, je vais tout nu avec plein de monde, avec mon chum. Ça ne va pas être confortable comme situation. Je me suis posé la question, mais pas du tout. On est tellement dans notre bulle, dans notre cerveau mammifère qu'on ne se pose pas la question non plus. On n'a pas conscience non plus tant que ça de ce qui se passe autour de nous. Je voulais un peu revenir sur la poussée Annie. Annie, tu es une petite fille. Mon chum parle beaucoup de un accouchement facile, un accouchement facile C'est vrai qu'il n'y a pas eu de complications en fait. Mais en parlant par la suite avec d'autres mamans, je me suis rendu compte qu'on a tous nos défis à un moment différent de l'accouchement et que c'est une histoire totalement différente. Il y a des moments où c'est plus facile, il y a d'autres où c'est plus difficile. Puis moi, vraiment, ça a été la poussée. Moi, sincèrement, je pense qu'une heure et demie, c'est quand même intense. C'est ça, je venais un peu à bout physiquement et mentalement aussi. On dirait que je ne savais plus quoi faire. Mais après ça, les sages-femmes m'ont dit que chaque poussée a été efficace. Chaque poussée t'a amené à donner naissance à ton bébé. Par contre, je pense que par la rapidité du travail, ça a fait aussi en sorte que la poussée soit plus difficile parce que mon corps a été moins préparé à ça.
- Speaker #2
Absolument. Et n'oublions pas que les accouchements rapides, ce ne sont pas les accouchements les plus faciles de l'intérieur. C'est sûr que les gens autour de nous ont... elles ont tendance à dire, mon Dieu, t'es chanceuse, t'as accouché rapidement. Mais à l'intérieur, il y a du chemin. C'est le même chemin qui doit se faire, mais en intensité vraiment exponentielle. Tu as tout à fait raison. Puis c'est drôle parce que les femmes vont souvent demander, qu'est-ce qui est plus facile ? Est-ce que ce sont les contractions, puis tu te laisses aller, ou c'est la poussée ? Puis on est toutes différentes là-dessus. Tu vois, moi, je suis comme toi. Je trouve que pour moi, ça a été la poussée qui a été plus difficile. Puis, il y a une partie, je trouve, d'avoir la vulve qui est complètement étendue avec la tête du bébé. Je trouve que c'est quand même quelque chose qui est très vulnérable. Je ne sais pas toi, comment tu l'as vécu ?
- Speaker #0
Oui, oui, quand même. Surtout que c'est ça, comme mon copain disait, ça rentrait, ça sortait, ça rentrait, ça sortait. Donc, disons que ce n'était pas super confortable quand même. Comme un moment.
- Speaker #1
Comme ça a pris du temps que la tête sorte au complet. Des fois, il voyait, ça sortait, ça sortait, ça se résorbait.
- Speaker #0
En même temps, c'est ça qui me donnait la force de pousser encore parce que je voulais que cette inconforme-là s'en aille le plus rapidement possible. Mais non, c'était pas non plus comme... J'ai déjà entendu des femmes dire mon Dieu, je voulais mourir, c'est inhumain, je ne l'ai pas vécu comme ça Oui, c'était inconfortable, mais à aucun moment je me suis dit je veux mourir et c'est insupportable. Tu es dans ta bulle.
- Speaker #1
Elle a commencé à crier sort,
- Speaker #0
Amelia, sort,
- Speaker #1
sort ! Elle a crié ça quelques fois, puis c'est là qu'elle est sortie, elle était sérieuse.
- Speaker #0
Parle à ton bébé, parle à ton bébé, tu l'as jeté comme lui, il faut que tu sortes !
- Speaker #2
C'est bien parce que crier, ça fait contracter les abdominaux, la couche vraiment profonde, le transverse, que c'est très bien, t'aider en faisant ça. à la naissance de ta fille. Et là, tu étais dans quelle position quand finalement la tête est sortie ?
- Speaker #0
Finalement, c'était sur le dos. J'ai essayé à quatre pattes sur le côté, mais finalement, ils m'ont dit Essaye sur le dos Je suis comme Non, non, pas sur le dos. Je sais qu'il ne faut pas aller sur le dos. On pense que c'est comme moins bon, surtout parce que j'avais l'impression d'être moins forte parce qu'il fallait que je tienne mes jambes, mais j'étais tellement rendue fatiguée que je n'étais pas capable de tenir mes jambes.
- Speaker #1
C'était nous qui tenions les jambes. Il y a le nom, tu vas sûrement connaître le nom de la position qui m'échappe, mais les sages-femmes disaient mets-la comme ça en tenant les jambes Donc moi, je tenais les jambes, puis l'autre sage-femme tenait la jambe, puis c'était comme la fin, le dernier demi-heure, 45 minutes, c'était comme ça, puis ça a bien été.
- Speaker #0
Oui, c'est ça qui a marché en tout cas.
- Speaker #2
Et là, quand ta fille, quand votre fille est sortie, est née, là, on l'a déposée sur ton ventre, ou c'est toi, PO, qui l'a accueillie, comment ça s'est organisé ?
- Speaker #1
Non, non, ils l'ont pris et ils lui ont donné. Par contre, il y avait un petit, je pense qu'il était enroulé un petit peu dans le cordon ou quelque chose. On a dû leur donner rapidement pour qu'ils remettent ça. Non, on l'a repris tout de suite dans la minute d'après. C'est ça, ça s'est fait vite. Elle l'a pris et elle nous a dit que si ce n'est pas fini, il reste le placenta.
- Speaker #2
Et la sortie du placenta, Stéphanie, comment tu as senti ça ? Parce que moi, je trouve que c'est très bizarre à dire. Moi, ça m'a fait du bien. C'est chaud, c'est mou. Comment tu l'as senti ?
- Speaker #0
Moi, oui, je le savais qu'il fallait qu'on sauve le placenta, mais on dirait que je ne m'attendais pas à ce qu'il fallait que je pousse. Donc là, sincèrement, c'était comme... Une minute après, ma fille est sortie, on l'a eu dans mes bras. C'est mon amour. Puis là, on me dit, c'est pas néant, félicitations pour ta fille. Là, il va falloir pousser le placenta. Mais moi, ça faisait une heure et demie que j'avais poussé. J'étais comme, pousser quoi ? Non, non, je ne suis plus capable. Ça m'avait vraiment surpris. J'étais comme, oh mon Dieu, comment je vais faire pour pousser encore ? Mais finalement, on s'entend que c'est vraiment moins grand que bébé. Et puis bébé était tellement, il restait longtemps dans mon... dans mon placenta, que sincèrement, c'est ça qui m'a fait le plus bien quand il est sorti. Donc, le placenta, on dirait que je ne l'ai pas tant senti, mais c'était comme finalement, là, c'est vrai que tout est fini. Donc, je pouvais enfin me reposer. Puis par la suite, mon Dieu, ils m'ont donné un bain, les sages-femmes. Ils m'ont accompagnée aux toilettes. C'est ça. Puis tout de suite après l'accouchement, je me suis dit, j'ai vraiment eu cette pensée-là. je n'aurais pas pu accoucher nulle part ailleurs. Je ne vois pas comment on peut accoucher nulle part ailleurs qu'à une maison comme ça avec des sages-femmes. En tout cas, c'est ça que je me suis dit, moi.
- Speaker #2
C'est sûr que les sages-femmes offrent un service exceptionnel, vraiment. Quelle belle expérience ! Intense, mais quelle belle expérience, vraiment ! Quels ont été vos points forts dans votre préparation ? Qu'est-ce qui vous a aidé particulièrement ? Parce que là, c'est sûr qu'il y a des parents qui sont en train de vous écouter, qui font comme Ah, cette expérience-là n'est pas pire, on aimerait se rapprocher de ça
- Speaker #1
Des fois, ce n'est pas toujours accessible, mais nous, je pense qu'on a été quand même chanceux d'avoir un mentor qui venait juste de passer par le processus, juste d'avoir ça, tu peux… Quelqu'un que tu peux juste texter, qui répond à tes questions. Toi aussi, je pense que tu es vraiment disponible s'il y a des questions ou quoi que ce soit. Mais juste d'avoir du monde autour de toi qui est juste se rapprocher peut-être, même sans être du monde super proche, juste quelqu'un qui vient de passer par ce processus-là que tu connais dans ton... dans ton entourage d'une façon ou d'une autre. Juste une petite question de temps en temps. Hé, toi, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Est-ce que c'est parce qu'on veut souvent normaliser, avoir le sentiment, est-ce que ça, c'est normal ? Est-ce que toi, ça t'a fait ça et tout ? Je pense que ça, ça rassure.
- Speaker #0
Comme je disais tantôt, c'est vraiment de se respecter puis faire un plan qui nous rend en sécurité. C'est en se rendant en sécurité, je pense, que c'est le plus important. Moi, dans ce sentiment de sécurité, c'était justement l'information. Je voulais savoir. La préparation pour moi a été un outil pour me sentir justement en sécurité. Puis honnêtement, écouter des podcasts, j'en ai tellement écouté. À chaque fois que j'étais en auto, j'écoutais des récits de naissance. Lui, il me disait tout le temps Pourquoi tu écoutes ça ? C'est toutes des histoires différentes, puis ce n'est pas comme ça que ça va se passer, mais juste d'entendre des récits positifs. Tu peux aussi en entendre des réels qui te confrontent et qui te font dire que oui, ça peut être difficile de te préparer encore plus. Puis, ne pas gêner à investir. Honnêtement, avec tes cours Annie, au début, j'étais comme on a déjà une préparation à la maison de naissance, je fais déjà quelque chose de bon à la maison de naissance Puis après ça, je me suis dit… Si je peux me donner encore plus d'outils, pourquoi pas le faire ? Je veux dire, j'ai investi dans la naissance de mon enfant. Je n'ai pas besoin d'une chaise à 400 J'ai besoin d'être préparée et de me sentir à l'aise cette journée-là. C'est comme le plus important. Donc, si tu as quelque chose à investir, c'est de te sentir en sécurité. Mon Dieu, ça m'a tellement aidée. J'ai écouté les vidéos deux fois au début de ma grossesse pour me dire, OK, je suis en train de travailler vers l'accouchement. et projet d'accouchement pour vraiment enregistrer les informations dans ma tête.
- Speaker #2
Dans le fond, vous les avez écoutées séparément ?
- Speaker #1
Il y en a plusieurs. Elle me disait, lui, je tiens vraiment à ce que tu l'écoutes. J'en ai écouté plusieurs avec elle. Je pense que j'ai assez une bonne mémoire, mais dans le sens que comme tu dis, c'était tout le temps dans le derrière de notre tête, même dans les cours qu'on avait faits en live. Sur le moment, comme tu dis, c'est comme dans le derrière. de ton cerveau, puis t'es imprégné là, quelque part, on avait cette information-là à quelque part, intuitivement. J'avais confiance qu'on avait bien absorbé la base d'informations nécessaires qu'on aurait besoin. J'en ai porté quelques-unes aussi avec elle pour justement le rôle du papa et tout, la douleur, ces trucs-là.
- Speaker #2
Stéphanie, en début de rencontre, tu nous disais que parmi tes motivations, il y avait le fait que tu voulais offrir à ta fille la plus belle naissance possible. Comment tu te sens aujourd'hui ? Aldé de lui avoir offert ça, en plus d'avoir cassé dans ta famille un rythme de césarienne. Là, c'est comme... Écoute, ça me rend émotive de t'en parler, de te poser la question. C'est quelque chose de grandiose que tu as fait là, parce que tu as fait un virage au niveau de ta famille où il n'y avait que des césariennes et tu as donné naissance à une fille. C'est quelque chose. Je ne sais pas si vous aviez réalisé ça.
- Speaker #0
Oui, honnêtement, ça me rend emotive aussi. Je ne pensais pas en être capable. Je me suis surprise tellement, tellement. Et aujourd'hui, j'ai l'impression que ça m'a changée comme personne. Je me fais tellement confiance maintenant. Ça m'a donné un beau sentiment de compétence, de confiance envers moi-même, que je suis capable d'accomplir quelque chose. C'est tellement bien parce que, sincèrement, ça me rend extrêmement fière de moi-même, de me dire... je suis capable d'arriver au bout que je veux. Puis, on dirait que je me perds dans mes pensées tellement que... Sincèrement, je n'aurais pas pu imaginer une plus belle naissance, un plus beau moment. C'est de loin le plus beau moment de ma vie. Ça a l'air un peu comme oh, on dit tout ensemble mais sincèrement, c'est ça. J'ai travaillé pour un but, on a été capable de l'accomplir et ça a été la plus belle expérience du monde. Je vivrai ça n'importe quand. C'est magique. Puis de savoir que je suis capable, ça m'a aussi donné tellement de confiance pour la suite en tant que maman, de me dire que j'ai été capable de donner une instance comme ça à ma fille. Et pour le reste, je vais m'écouter, je vais me faire confiance parce que je suis capable. Et sincèrement, après ça, je ne me suis jamais posé de questions. Je pensais que j'allais être super craintive, que je n'allais pas me faire confiance. Pas du tout. Mon rôle de maman, je me fais 100% confiance. Je me sens compétente et ça m'a aidé vraiment beaucoup pour la suite.
- Speaker #1
Pour la famille, on a quand même eu sa mère qui est venue nous visiter de Colombie pratiquement un mois après le... Après l'accouchement, c'est sûr que c'est eux, culturellement, c'est vraiment important, le rôle de la grand-mère et tout. Donc, elle a fait quand même une belle passation. Ils étaient tous vraiment, ils étaient même impressionnés par ça. C'est juste quelque chose qu'ils connaissent moins parce que les femmes là-bas ont moins, c'est juste comme accepté comme ça. Tu as une césarienne, c'est juste comme ça, mais il y a une belle compréhension. Puis, ça l'a eu, c'est ça, ça l'a eu. on a une belle connexion avec sa famille aussi, ce qui est important pour eux aussi.
- Speaker #2
C'est magnifique. Puis toi, Pierre-Olivier, tu as vu ta blonde, ta femme, ta conjointe, ton amoureuse, dans un état dans lequel tu ne l'avais probablement jamais vu avant. Tu as vu traverser une expérience de fou. Est-ce que ton regard sur elle a changé ?
- Speaker #1
D'habitude, je la connaissais, comme elle dit, un petit peu plus craintive, puis plus anxieuse, puis tendance à se poser plus les questions, puis tout. Surtout maintenant, en tant que maman, pas juste pour l'accouchement, mais même après, nous autres, on a tendance à, je ne sais pas, notre génération a utilisé Google. Mon bébé fait ça, je vais aller googler, tu sais, comme quoi faire quand mon bébé fait telle affaire. Puis je trouve qu'elle, comme elle dit, c'est vraiment, son instinct de maman est vraiment fort, donc je suis vraiment comme... non seulement impressionné par l'accouchement, par sa force, c'est rassurant de voir son instinct de maman que je me dis que je ne serai jamais, de toute ma vie, je ne serai jamais inquiet s'il est avec sa mère, de quoi que ce soit. Pas que je doutais au début, mais ça fait juste renforcer le sentiment un peu de confiance de voir cet instinct maternel à l'œuvre.
- Speaker #2
C'est magnifique. En terminant, est-ce que vous aimeriez ajouter quelque chose pour le mot de la fin ?
- Speaker #0
Je pense que souvent, les femmes, on est habituées à se faire dire mon Dieu, tu vas voir, c'est intense On nous fait peur quand même avec les discours qu'on entend. Puis avec l'accouchement que j'ai eu, j'ai envie de dire ça peut mieux se passer que tu le penses, ça peut être vraiment moins pire que tu le penses, puis tu peux vraiment être surprise de… pas avoir du fun, mais c'est tellement une expérience positive. Il n'y a rien de négatif là-dedans. Il y a juste du positif. Il y a la journée avant l'accouchement, puis il y a la journée après l'accouchement, et notre vie a changé et je ai changé. Tout a changé. C'est juste magnifique. Je ne peux pas être plus heureuse avec ma fille, avec l'histoire. Je regarde les photos, les vidéos, puis je suis nostalgique. Je suis tellement heureuse que ça ait été positif. c'est wow si on a quelque chose à faire c'est rendre ces journées là positives et on a réussi donc c'est génial je suis tellement reconnaissante et heureuse de ça merci beaucoup à vous trois merci beaucoup à Amelia qu'on a entendu dans le courant de la rencontre vous avez peut-être entendu ces petits
- Speaker #2
ces petites déglutitions de lait. Elle est magnifique. Vous ne pouvez pas la voir, mais croyez-moi sur parole. Je vous embrasse très fort tous les trois et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre nouvelle vie qui commence tout juste.
- Speaker #0
Merci, Annie. Merci pour ta disponibilité et tes conseils précieux, précieux.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci, au revoir.
- Speaker #0
Bye-bye, Annie.
- Speaker #1
Bye-bye.
- Speaker #2
Quelle belle inspiration ! Peut-être que toi aussi, tu as des histoires de naissance dans ta famille qui sont moins positives, des histoires de naissance desquelles tu aimerais t'éloigner. Donc, tout est possible. Te préparer, faire une bonne équipe. Il y a plusieurs astuces, plusieurs stratégies que vous pouvez mettre en place pour te rapprocher le plus possible de l'expérience que tu as envie de vivre. Si tu aimes me retrouver à chaque semaine pour le podcast Enfanté librement sans se faire accoucher, je t'invite à aller sur Appel Podcast pour mettre un beau 5 étoiles. Je te rappelle que l'accès à ma préparation virtuelle à la naissance, les 11 clés pour une naissance facilité, est encore offert en mode gratuit présentement. Tu peux avoir accès facilement, il te suffit d'aller dans la description de l'épisode pour cliquer sur le lien. Dans quelques jours commencera une nouvelle série de rencontres prénatales de groupe. Si tu as envie que je t'accompagne pour la préparation de la naissance de ton bébé, si tu as envie d'entrer dans l'expérience au paléo, je te propose d'aller dans la description de l'épisode et de cliquer sur le lien. La semaine prochaine, je te propose une rencontre avec Alexia qui a fait le choix réfléchi et assumé de devenir une maman solo. Elle nous partagera son vécu en lien avec sa réalité. incluant ses expériences d'enfantement qu'elle a adoré. Je te souhaite une magnifique journée et je te retrouve la semaine prochaine pour le prochain épisode.