- Speaker #0
Emmanuel et Manuel se sont rencontrés dans un baby shower. Très rapidement, ils se sont mariés et le désir de fonder une famille s'est manifesté. Ils ont dû faire preuve de patience et passer par un parcours de fertilité pour avoir la chance d'accueillir leur fille. Aujourd'hui, ils nous racontent leur histoire, incluant la démarche spirituelle qu'ils ont faite à travers cette expérience.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Bérein. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs. Voici Tatoula Ostéo, Annie Perère.
- Speaker #0
Emmanuel, Emmanuel, je vous souhaite la bienvenue.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #3
Merci, Annie.
- Speaker #0
Je suis très heureuse de vous rencontrer avec un tout petit bébé dans les bras. Vous êtes ici pour nous raconter votre parcours. Un parcours, on pourrait dire, un peu atypique. Deux Français qui débarquent à Montréal et qui décident de vivre une expérience qui ne concorde pas tout à fait avec la culture française. Est-ce qu'on peut dire ça comme ça ?
- Speaker #2
Oui, absolument.
- Speaker #0
Où votre histoire a commencé ?
- Speaker #2
On a des amis en commun, on s'est rencontrés à une baby shower. Wow, c'est vrai ? Oui.
- Speaker #3
On s'est encore assis dès le départ.
- Speaker #2
Ça, c'est vraiment très beau. Genre notre deuxième date, on était allés magasiner des affaires de bébés pour aller féliciter la naissance. Oh my God !
- Speaker #0
Est-ce que quand vous vous êtes rencontrés, vous avez tout de suite su que vous étiez fait l'un pour l'autre ou c'est quelque chose qui s'est confirmé avec les semaines qui ont passé ?
- Speaker #2
Bon, ça a quand même été assez rapide. Moi, je pense qu'un des arguments que j'ai dit à une de mes amies, c'est je veux faire des bébés avec Manu Je sentais que c'était le père de mes enfants, l'homme de la famille.
- Speaker #3
Moi, j'avais accroché tout de suite aussi. Dès la baby shower, j'avais bien aimé son rire et sa personnalité. Et c'est ça, au final, notre histoire a commencé assez vite. Emma était en tourisme ici, moi j'étais installée depuis plusieurs années.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, moi j'étais un peu la vadrouilleuse au Québec. J'avais un peu des histoires folles à raconter parce que j'avais vécu plein d'aventures. Puis finalement, je suis revenue pour être avec lui.
- Speaker #0
Et rapidement, quand même assez rapidement, vous avez décidé de mettre en pratique vos projets.
- Speaker #2
Absolument, absolument. On s'est mariés assez rapidement. Puis quand ça a été le temps, on a voulu avoir un bébé. Puis là, ça a pris un petit peu plus de temps que ce qu'on avait imaginé. Avec un bon un an et demi, avec un parcours en fertilité au milieu de tout ça. Moi, j'ai approché la fin de ma trentaine. Donc on n'a pas trop attendu avant de lancer. Puis finalement, il n'y avait pas grand chose qui bloquait. Donc, ça s'est assez rapidement fait avec la deuxième insémination.
- Speaker #0
Aujourd'hui, avec le recul, tu trouves que ça a passé vite, mais sur le coup, j'imagine que pendant tout le parcours de fertilité que vous avez vécu, vous avez dû en vivre des choses.
- Speaker #2
Je pense beaucoup d'émotions. On a commencé aussi à faire un travail un petit peu plus spirituel aussi à la fin. Réfléchir à notre histoire, sur le désir d'avoir un enfant, ça veut dire quoi ? D'avoir un enfant personnellement, dans ton histoire personnelle, ça veut dire quoi dans ton histoire de couple ? Qu'est-ce que tu veux faire finalement ? Parce que c'est pas juste, tiens, je veux un bébé, puis go, on n'a qu'à faire un bébé. Donc ça nous a ouvert plein de belles conversations, puis plein de réflexions sur, est-ce qu'il n'y a pas des peurs, finalement, un petit peu cachées ? Tu sais que tu veux un enfant, mais... Ça va être une petite privation de liberté, on va plus pouvoir vivre la vie comme avant. Et puis si jamais un jour ça marche plus entre nous, ça nous a ouvert plein de belles conversations. Puis on faisait plein de petits rituels. On a commencé à lui parler avant qu'elle arrive, finalement avant qu'elle arrive dans mon ventre. Et qu'on faisait des petits rituels de connexion à trois, se faire accompagner. Du côté de l'âme, en fait, de plus du côté de l'esprit, puis d'essayer d'abandonner un petit peu le côté corps, parce qu'on était dans la procédure de fertilité, justement. On se rendait bien compte qu'il n'y avait pas de problème au niveau du corps, ni pour lui, ni pour moi. C'est ça, essayer d'aller du côté un petit peu plus de l'esprit. Ça, c'est ça qui nous a vraiment beaucoup aidés. Donc, on a consulté une énergéticienne qui... qui elle ressent des choses, qui travaille pour ressentir ces choses-là, puis qui glisse quelques mots. Moi, je pense que ce qui m'a le plus aidée, c'est de m'entendre dire mais ton bébé, il va arriver, il est déjà autour de toi, son âme, elle est déjà autour de toi Puis c'est ça, on a mis le doigt sur des petites choses. Est-ce que tu n'as pas un petit peu des peurs ou des craintes qui resteraient ? Qu'est-ce que ça provoque en toi, le fait de devenir mère ?
- Speaker #3
Et puis ça a apporté aussi des discussions avec notre famille. C'est comment que moi je suis né, de son bord et du mien. Puis c'est comment que notre mère est née, et comment mon père est né, ou comment ma grossesse s'est passée. Comme quand j'étais en vente de ma maman, est-ce qu'il y a eu des événements particuliers ? Est-ce que l'accouchement s'est bien passé, mal passé ? Les premiers mois de vie, est-ce que j'ai eu des maladies, des choses comme ça ? Ça a entraîné aussi des discussions avec nos proches, qui étaient des discussions qu'on n'avait jamais eues, auxquelles on n'aurait probablement jamais pensé, et qui étaient extrêmement intéressantes, parce que ça m'a beaucoup rapproché de ma maman. Même j'ai été demandé à ma grand-mère comment c'était passé l'accouchement de ma mère. Donc ça amène des discussions qui sont presque improbables et qui permettent aussi de mieux se connaître dans un sens.
- Speaker #2
C'est ça, en fait ça, ça a été une deuxième partie de notre travail. Ça a été plus rendu vers la fin de la grossesse, où on a fait un travail sur la thématique du transgénérationnel. Et que c'est de comprendre finalement c'est quoi ton histoire. c'est quoi l'histoire des gens, de tes ancêtres, c'est quoi que tu vas transmettre à ton enfant. On a pris conscience qu'il fallait clarifier, qu'il fallait être en accord avec des choses de ton vécu pour être capable de ne pas transmettre des choses qui ne t'appartiennent pas ou qui ne seraient pas bonnes de transmettre dans les lignées. C'était vraiment de comprendre. La lignée familiale, pour comprendre exactement, comme disait Manu, ça nous a fait poser des questions sur comment nos mères ont vécu les grossesses. On m'a appris des trucs, comment se sont passés les accouchements. C'est là que j'ai découvert qu'elle avait passé trois semaines à l'hôpital dès ma naissance. Je le savais, mais je n'en avais pas vraiment pris conscience. Qu'est-ce que ça donne sur moi, ma gestion dans le poste natal ? puis me libérer finalement de choses qui ne m'appartiennent pas puis que je ne veux pas transmettre à ma fille. Vers la fin, finalement, cette préparation-là nous a fait du bien, nous a soulagé, nous a enlevé la pression. Puis c'était la projection de si ça n'arrive pas non plus, ce n'est pas non plus la fin du monde, notre histoire a une autre direction si jamais ça n'arrive pas. Je pense que sûrement ça a beaucoup participé. Je pense qu'on s'était enlevé de la pression vers la fin, parce qu'il y a eu vraiment des montagnes d'émotions pendant les un an et demi. Vers la fin, je pense qu'on était un petit peu plus détendu. Je ne sais pas toi, Manu ?
- Speaker #3
C'est ça, le fait que ça ne pointe pas tout de suite, forcément, ça nous a amené à nous poser des questions, à avoir des conversations, puis aussi à faire un travail sur soi, chacun de son côté. Moi, par exemple, j'ai fait une thérapie aussi. que je n'avais jamais fait de ma vie, parce qu'il y avait des choses, je ne suis pas parfait comme n'importe qui, puis il y a des choses que je ne veux pas forcément retransmettre à mon enfant, je veux mieux dealer avec certaines choses qui peuvent faire partie de moi, mieux les gérer. Donc ça, c'était important pour moi. Et si ça avait pogné très très vite, ce n'est pas dit que j'aurais fait ce travail-là. Je suis vraiment heureux qu'on ait au final eu notre parcours.
- Speaker #2
Ouais, au final, on a vraiment adoré. C'est facile de le dire après, mais elle est arrivée pile au bon moment. Ça nous avait laissé le temps de vivre ce qu'on avait à vivre, puis d'avoir les conversations qu'on avait à avoir. On s'est lancé beaucoup plus préparés et sereinement dans la grossesse. Puis ça a amené la belle préparation qu'on a faite.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Et avant d'entamer vraiment une belle préparation à l'accouchement, de vous préparer concrètement, c'était quoi l'image que vous aviez lorsque vous étiez en soirée, en train de hurler dans un coin d'une chambre où c'était très zen ? C'était quoi votre image à tous les deux ?
- Speaker #2
Je n'avais pas d'image particulière. Je pense que je visualisais... Toutes mes amies ont fait ça à l'hôpital en maternité. Donc, je n'avais pas particulièrement d'image atroce, de douleur, souffrance, etc. Mais j'avais une image très médicalisée, effectivement, de l'accouchement, pour ma part.
- Speaker #3
Moi, je dirais à peu près la même chose, sauf que moi, de mon bord, je me fais broyer la main, puis potentiellement insulter, puis elle hurle comme... Tu t'en parles souvent dans les épisodes précédents, mais c'est ça, l'image hollywoodienne, on va dire, d'un accouchement, c'était pas mal ça que j'avais en tête.
- Speaker #0
Est-ce que ça te faisait peur, l'idée de vivre ce moment-là avec cette image-là ?
- Speaker #3
C'est pas peur, mais en tout cas, ça ne donnait pas envie. Ça ne donnait pas particulièrement envie. Comme tu veux que ça arrive au bout le plus vite possible, parce que ça n'a pas l'air d'être le fun, mais qu'au final, il y a ton enfant qui est là, donc tu as envie de rencontrer ton enfant. Mais toute cette partie-là n'avait pas vraiment l'air d'être super géniale.
- Speaker #0
Ça m'a l'air plus d'un passage obligé.
- Speaker #3
Ouais, c'est ça. Comme un examen, tu sais, il faut que tu le fasses, mais tu n'as pas trop envie, tu as la boule au ventre, mais il faut que tu le fasses.
- Speaker #2
Moi, je te dirais que mon idée de base, c'était finalement, on a inventé la péridurale parce que ça fait mal. Donc, on utilise ce moyen-là pour ne plus avoir mal. Quand j'ai décidé finalement d'y aller avec le suivi de maison de naissance, c'était clair tout de suite qu'il n'y avait plus ça. Donc, ça a été OK et qu'il va falloir que je me prépare pour être sûre d'arriver sereine à ce moment-là et d'avoir plein d'outils. Et de comprendre. Moi, dans la vie, j'ai besoin de comprendre, ça me rassure. C'était hors de question d'arriver les mains dans les poches ce jour-là. À partir de ce jour-là, ça a été, OK, ma nouvelle thématique de vie, c'est préparer l'accouchement.
- Speaker #0
Et là est venu le moment où vous avez dû choisir le type de suivi pour la grossesse dont vous aviez envie. Comment ce choix-là est arrivé ?
- Speaker #3
Moi, je suis assez traditionnel, on va dire. On est suivi pour accoucher à l'hôpital. Et puis c'est comme ça que ça se passe. Emma a la grande qualité de me faire évoluer dans ma façon de penser. Donc elle m'a amené à voir ce que c'était que la maison de naissance. On a une amie qui a fait tout son suivi avec la maison de naissance aussi, donc on a pu recueillir son témoignage et puis se dire ce serait quoi qui nous conviendrait le mieux. Mais par rapport au côté traditionnel dont j'avais l'habitude, je me disais, est-ce que c'est sécuritaire ? Si ça se passe mal, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que c'est dangereux pour mon bébé ? Est-ce que c'est dangereux pour ma conjointe ? J'avais beaucoup d'interrogations qu'on a levées au fur et à mesure. Et puis en fait, il y a eu un moment un petit peu fatidique où on avait quand même la possibilité d'avoir un suivi avec une gynécologue. Et on s'est inscrits dans toutes les maisons de naissance sur l'île de Montréal. Et très rapidement, on n'était pas préparés à ça. On pensait que ça allait prendre beaucoup plus de temps, mais très rapidement, la maison de naissance de Côte-des-Neiges nous a rappelés. Et là, au téléphone, on leur a dit, on n'a pas vraiment discuté, pris la décision finale. Est-ce qu'on peut avoir un petit délai ? Puis ils nous ont dit, dis-le-moi ce soir. Donc là, on a dû vraiment choisir de manière express.
- Speaker #2
Mais je te dirais, toute la réflexion, justement, a été vraiment, je pense, ça a été la partie la plus stressante pour moi de la grossesse. Parce que comme on a mis un an et demi avant que cette grossesse arrive, je ne m'étais pas du tout projetée moi dans qu'est-ce que j'allais vouloir comme accompagnement. C'était genre j'attendais de tomber enceinte parce que tu peux toujours te dire et si jamais ça marche. Donc pour ne pas avoir de déception, je ne m'étais pas projetée dans la suite. Donc quand tu tombes enceinte, puis là tout de suite, il faut que tu prennes la décision de où tu veux faire ton suivi, avec qui. Et effectivement, nous, on a une culture de gynécologue, maternité, hôpital, puis péridurale, etc. Et je pense que j'ai eu la chance d'avoir une amie qui m'a raconté ses accouchements en maison de naissance, puis qui m'a expliqué l'intérêt de faire ça sans péridurale, l'intérêt d'un accouchement physiologique. Puis ça a éveillé ma curiosité. Je pense que moi, j'aime bien toujours voir les chemins alternatifs. Et c'est ça, quand il a fallu prendre la décision, Ça a été stressant, on a appelé plein de monde, on a demandé plein d'avis, de témoignages, de gens qui connaissaient ça. Finalement, je pense qu'il nous a décidé qu'on avait toujours l'opportunité, avec une sage-femme, d'accoucher à l'hôpital. Et qu'on était mieux de se lancer en maison de naissance, puis potentiellement prendre une décision plus tard, plutôt que d'abandonner ce choix-là, sur lequel on n'aurait pas pu retourner. Donc, je pense que c'est ça qui a fini de nous décider. Puis on a eu, c'est ça, on a été hyper chanceux parce qu'on a été rappelés vraiment très, très tôt dans notre suivi. Donc, il ne fallait pas passer à côté. Mais une fois, le moment où on a pris finalement la décision, là, ça a été bon, OK, on va pouvoir chercher. Mais je te dirais que toute la réflexion du début, ça a vraiment été stressant. Donc, je dirais, il faut quand même y penser un petit peu avant. Pour éviter ce petit stress de début où c'est ça, la décision doit se prendre vite.
- Speaker #3
La belle préparation qu'on a eue, elle s'est faite d'abord par Emma, qui était dans sa recherche d'accouchement physiologique. Puis moi, j'étais un petit peu détaché de ça. J'ai toujours été impliqué dans la grossesse, mais au début, je n'étais pas tant impliqué que ça. C'est vraiment elle qui m'a amené à m'ouvrir à l'accouchement physiologique. Au final, c'est quand on a décidé de faire de l'haptonomie qu'on a découvert la formation au Paléo. Et en fait, je pense qu'Emma était quand même très bien informée, elle avait lu beaucoup de livres et tout ça, moi pas tant. Et la formation au Paléo m'a beaucoup aidé moi à comprendre c'était quoi l'accouchement et c'était quoi le rôle clé que je pouvais avoir là-dedans. Parce que tu vois, quand je disais que l'accouchement, la visualisation que j'avais, c'était quelque chose où j'étais comme une plante verte qui était là à côté de mon épouse. Ben non, je me suis rendu compte que j'avais vraiment un rôle à jouer qui était hyper important. Et ce qui est le fun, c'est que ça s'est passé comme ça. Et j'ai eu des clés grâce à la formation. Et donc, on est arrivé au final en fin de grossesse. On était extrêmement préparés. Il y avait zéro stress parce que ça pouvait arriver à n'importe quel moment. OK, go, on est prêt.
- Speaker #0
Est-ce que c'était la même chose pour toi ? Aucun doute sur ta capacité à donner naissance ?
- Speaker #2
Si. Si, absolument, absolument. T'as beau être ultra ultra préparée, c'est de l'inconnu. Parce que forcément, tu ne l'as jamais vécu. Donc t'as beau faire une projection hyper positive sur la manière dont t'as envie de le vivre, tu ne sais pas qu'est-ce que tu vas ressentir. Puis à chaque fois, t'entends les discours. On a fait un petit voyage en France au milieu de la grossesse où même si j'avais vraiment essayé de me protéger avec tout ça, t'as quand même un petit peu de... de discussion sur les expériences des autres, forcément, cette douleur des contractions, tu te dis, bon, même si moi, j'ai l'impression que je suis ultra préparée, que j'ai tout plein d'outils, comment je vais le gérer ? Comment ça va se passer le jour J ? Donc oui, la peur de... Tu ne sais pas comment ça se passe. Puis en même temps, il y a tellement d'aléas dans l'accouchement, même si finalement, ça se passe comme tu l'imaginais. À tout moment, ça peut... Il peut se passer des choses différentes. Donc, ouais, si, si, des doutes. Puis, le dernier mois, c'était une latence. Je ne me rappelle plus comment. En plus, détachée. En plus, détachée. Et ça, ça a été difficile. On s'est vus quelques jours avant l'accouchement. Je pleurais dans tes bras. Et oui, ça, ça a été difficile parce que tous les jours, on avait l'impression que ça allait arriver. Puis finalement, ça n'arrivait pas. Et la pression de l'hôpital se rapprochait. Donc ça, c'était vraiment hors de question, considérant que tout allait très bien. Je ne voulais pas, finalement, après avoir fait tout ça, terminer à coucher à l'hôpital. Ça allait vraiment à l'encontre de tout ce que j'avais. J'avais pu recueillir comme information, puis qu'elle n'est pas dans le sens de ce que je voulais vivre comme expérience. Donc oui, forcément des doutes. Je pense que tous les jours, les derniers jours, j'écoutais des affirmations positives, genre je me sens prête, tout va bien se passer. Donc je pense que je les écoutais tous les jours pour me remettre au calme et sereine avec tout ça. Puis finalement... Quand ça s'est lancé, je n'ai plus eu aucun doute. Je n'ai plus une seconde de doute. Mais jusqu'au dernier jour, oui, ça a venu, ça a allé.
- Speaker #0
Et là, il y a quelques minutes, vous nous avez dit, OK, nous, ce qu'on prévoyait, c'était un accouchement à l'hôpital avec sa cheval.
- Speaker #2
Ah non, ça, ça a été ce qui nous a fait prendre la décision d'aller à la maison de naissance.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Mais très rapidement, très rapidement, c'était, non, non, on fait ça à la maison de naissance. Puis la maison de naissance de Côte-des-Neiges, elle est quand même extraordinaire. C'est un vieux presbytère, la maison est très très belle. Donc oui, c'était sûr qu'après avoir fait un tour à l'hôpital, puis à la maison de naissance, en une seconde, ça a été terminé. Non, non, c'est...
- Speaker #0
Que ça, ce changement-là, il a eu lieu très rapidement pendant la grossesse.
- Speaker #2
Oui, le premier rendez-vous à la maison de naissance, à dix semaines. Non, non, ça n'a plus été une option du tout. Puis finalement, j'ai rapidement compris qu'être à l'hôpital, c'est comme tu as la petite carotte, tu sais que tu as la péridurale au bout du doigt. Donc non, très rapidement, ça a été, on fait ça à la maison de naissance avec les sages-femmes.
- Speaker #0
Et toi, Manu, comment ça s'est passé pour toi ? J'imagine que tu devais courir derrière Emmanuel parce que son évolution, en lien avec le choix du lieu de naissance, c'est vraiment fait à très, très grande vitesse.
- Speaker #3
En fait, moi mon rôle, c'était de l'accompagner là-dedans. Comme, moi je suis... une aide à l'accouchement, mais techniquement, c'est pas moi qui accouche. Donc oui, j'ai mon mot à dire, mais pas tant non plus. Et c'était surtout très cohérent, tout le cheminement qu'a fait Emma, c'était vraiment extrêmement beau de la voir tout au long de la grossesse, aller vers cet accouchement physiologique, et surtout, prendre conscience de ce que son corps était capable, et de prendre confiance en elle là-dessus. Et moi, en fait, j'avais juste à la pousser là-dedans, à l'accompagner, surtout pas bloquer ça, au contraire, parce que ça me parlait aussi, donc j'allais pas la bloquer. Et après, là, on est au passage où, comme on veut accoucher à la maison de naissance, mais ça, ça a encore évolué après, au fur et à mesure de la grossesse, où Emma voulait souhaiter accoucher à la maison. Et là, moi, j'avais encore...
- Speaker #0
Tu vois, d'autres blocages, j'étais comme, ok, mais maison de naissance, c'est pas l'hôpital, fait qu'il y a des blocages. Mais là, tu me dis à la maison, c'est encore pire. On est vraiment loin, là. Et en fait, le truc qui m'a débloqué un petit peu, c'est un reportage que je conseille à tous, qui est sur le site de Radio-Canada, qui s'appelle Sages et rebelles qui est un très beau reportage sur les sages-femmes du Québec. En fait, il y a une phrase qu'une des personnes dit dedans, c'est que si t'es à l'hôpital et qu'il y a quelque chose qui se passe mal... Il met 30 minutes à préparer le bloc. Et si toi, tu es à moins de 30 minutes de l'hôpital, si tu es chez toi, dans tous les cas, ils mettront 30 minutes à préparer le bloc. Dans tous les cas, il n'y a pas de problème à coucher à la maison. Et ça, en fait, moi, ça m'a débloqué la dernière crainte que j'avais. Et puis ça, je pense qu'on était au cinquième mois peut-être, quatrième, cinquième mois. Donc assez vite, moi, j'ai eu zéro crainte. Et puis vraiment, je la voyais aller. C'était très beau. Elle était super sereine. Elle se renseignait tellement qu'elle ne pouvait pas ne pas être préparée. C'est là aussi où moi ça m'a donné envie de me préparer.
- Speaker #1
En cours de grossesse déjà, on avait pris la décision d'accoucher à la maison. Donc ça finalement, la sage-femme l'avait validé, elle était venue nous visiter. Moi, mon plan, on m'a suggéré en milieu de grossesse, est-ce que tu veux accoucher dans l'eau ? Puis, ça m'a semblé une évidence. Finalement, je me suis mise là-dessus. Je me souviens, j'ai regardé toutes tes vidéos sur les accouchements dans l'eau. Puis, dès que je pouvais, je regardais des vidéos d'accouchements dans l'eau. Et puis, j'étais là, mon Dieu, mais ça a l'air tellement extraordinaire. C'est vraiment comme ça que je veux le vivre. Puis, à la maison de naissance, il n'y a qu'une seule chambre qui offre la possibilité de faire ça dans l'eau, dans la baignoire. On a loué une piscine de naissance pour être sûr. de pouvoir faire ça dans l'eau. Puis finalement, l'argument aussi, c'était Je n'aurais pas à me déplacer, je n'aurais pas à gérer des contractions dans l'auto. On est déjà sur place, on ne quittera jamais notre bulle, on est dans nos affaires. Ça avait vraiment pris du sens de faire ça à la maison.
- Speaker #2
Donc là, on arrive en fin de grossesse. Vous avez un test à passer aux alentours de 41 semaines.
- Speaker #1
Effectivement, on arrive. À la fameuse 41 semaines, on a dépassé d'une semaine le terme au Québec. Donc on doit aller faire une surveillance à l'hôpital. Déjà, on avait fait toutes les stratégies pour faire maturer le col. On avait bien étudié ta vidéo.
- Speaker #0
Je peux te dire que je pesais scrupuleusement les 70 grammes de dattes tous les soirs.
- Speaker #1
T'avais mon bol de dattes qui arrivait avec ma tisane de framboisier.
- Speaker #0
C'était un peu notre petit rituel.
- Speaker #1
Absolument. Puis, c'est ça, la sage-femme m'avait déjà donné les capsules d'huile d'onagre. Ça faisait une dizaine de jours que je le faisais. Puis, elle avait commencé à me proposer de faire des strippings pour... Voilà, c'est ça, commencer à avancer tout ça. Donc on arrive à 41 semaines, on est obligé d'aller à l'hôpital. Chaque journée, j'espérais accoucher pour ne pas me rendre là. Donc ça a été un grand travail de lâcher prise sur les derniers jours de la dernière semaine, je dirais. Puis là, je pense que les hormones en plus commençaient à rentrer. Donc je pleurais peut-être un jour sur deux. et finalement je me suis dit va à l'hôpital en plus on allait avoir une échographie donc on allait pouvoir s'assurer que tout allait bien une écoute j'ai finalement pris ce rendez-vous là comme un on va aller s'assurer que tout va bien en plus si tout va bien ils te laissent quelques jours de plus donc on avait fini par le prendre avec beaucoup plus de légèreté que ce que c'était au début on a passé les tests et on a fait le test Puis on a même eu de la chance, ils nous ont donné cinq jours de plus, je crois, quand on a fait le rendez-vous à l'hôpital. Donc on avait vraiment, c'est ça, ça avait enlevé une pression. Puis ils l'avaient estimée à un poids beaucoup plus élevé que ce qu'elle a été au final. Donc non, on est sortis de l'hôpital sereins finalement, parce que le cœur allait bien, tout s'était bien passé à l'échographie. Donc on repartait avec ces cinq jours de plus. La sage-femme nous avait dit Venez à la maison de naissance tout de suite en sortant. Puis on savait que si jamais ils avaient voulu induire tout de suite, elle avait dit Vous n'êtes pas obligée. Là, vous pouvez leur dire Non, c'est bon, on retourne à la maison de naissance. On a des stratégies à mettre en place avec la sage-femme. On savait qu'on n'était pas obligé de rester. Là, on retourne à la maison de naissance. On fait un deuxième stripping. Et j'étais dilatée à trois.
- Speaker #2
Merci Manu et ton plateau de dates.
- Speaker #0
Et à ma tisane de framboisier.
- Speaker #1
puis le un mois de contraction en pièces détachées.
- Speaker #2
Tout le monde est tellement désespéré. Les femmes qui ont des contractions, une latence en pièces détachées, et pourtant, c'est extraordinaire, c'est de l'or en barre.
- Speaker #1
Vraiment. Mais en plus, on peut regarder la vidéo sur la latence pour être sûr de comprendre, est-ce qu'on est vraiment là-dedans ? Puis là, tu disais, c'est le meilleur scénario. Fait qu'on était là, ok, c'est bon, c'est le meilleur scénario. Il faut juste être patient. On est rendu là le vendredi, la veille.
- Speaker #0
41 piles.
- Speaker #1
Deuxième stripping, dilaté à 3, je ne vais plus dire de bêtises, mais je pense effacé à 60%. C'était beau. On est ressorti de là en mode c'est vraiment beau, il y a un beau travail de fait, c'est ça, serein. La sache-femme nous avait dit, bon, on ne s'arrête pas là, si le lendemain, donc le samedi, si le travail n'a toujours pas commencé, si vous voulez, venez à la maison de naissance et on va faire du tirelet, pour libérer l'ocytocine naturellement. Elle nous dit, prenez quand même vos affaires, parce qu'on n'oublie pas que normalement le projet c'était d'accoucher à la maison. Donc elle nous dit, prenez quand même vos affaires, si jamais, c'est ça, le travail part un petit peu plus vite, peut-être que vous n'allez pas vouloir rentrer à la maison. Finalement, dans la nuit, je sens que les petites contractions redémarrent, mais un petit peu comme d'habitude. Deux, trois heures de contraction quasiment pas douloureuse, puis ça s'arrêtait, et puis pendant plusieurs jours, il n'y avait plus rien. Le samedi matin, grosse marche. On va marcher une heure et demie. On avait eu la sage-femme au téléphone qui nous avait dit, allez marcher, venez quand même tout à l'heure. Puis pas plus d'évolution.
- Speaker #2
Elle a trouvé son coup.
- Speaker #1
Elle a dit son doigt.
- Speaker #2
Alors c'est Elisabeth que vous entendez là, qui a trouvé son doigt.
- Speaker #1
C'est ça, grosse marche, on mange quand même, on prend le temps de manger.
- Speaker #0
On prend le temps de faire une sieste.
- Speaker #1
On prend le temps de faire une sieste. Puis les contractions, c'est ça, continuer. On se pose la question, bon, qu'est-ce qu'on fait ? Puis là, on s'est dit, bon, allez, parce que ça se trouve, ça va se réarrêter pendant deux, trois jours. On savait que cinq jours après, il fallait retourner à l'hôpital. On n'avait qu'une semaine de marche pour nous rester là. On va à la maison de naissance, on prend nos sacs quand même, on prend nos petites affaires, puis on s'en va.
- Speaker #0
On prend nos sacs en se disant Ah, j'y avais pas pensé, mais peut-être
- Speaker #1
éventuellement ça servira oui nous on part avec les sacs je pense que Manu est quand même pas dans mon corps moi je me rendais compte quand même que les contractions étaient quand même un petit peu plus c'était un petit peu plus que d'habitude en partant je me suis dit ouais c'est probable que ça démarre je me suis dit c'est pas grave on y va quand même on s'en va avec nos sacs On arrive à la maison de naissance à 14h40, quelque chose comme ça. Finalement, notre sage-femme était partie en vacances la veille, en plein milieu de l'été, forcément. On tombe sur une sage-femme qu'on avait rencontrée genre quelques heures juste la veille, il me semble, parce que la remplaçante était finalement partie en vacances, donc c'était la remplaçante de la remplaçante. Elle était... adorable. Donc forcément, sa cheval, maison de naissance, on prend quand même le temps de discuter, on lui raconte notre histoire, elle nous raconte la sienne. On était tout seuls à la maison de naissance parce qu'on était un samedi. Aucun rendez-vous, personne d'autre qui a couché. Les travaux sur le boulevard étaient arrêtés parce que c'était samedi. Donc on était super au calme. On commence notre petite session de tire-lait. Elle m'explique comment ça fonctionne. Cinq minutes d'un côté, cinq minutes de l'autre.
- Speaker #0
puis en 5 minutes je descends les escaliers je les monte et ça a été efficace ça tu l'as fait t'as fait 3 tours comme ça en 45 minutes à peu près et donc vient le 4ème tour puis là elle fait un sein Puis là, ça a commencé, elle a fait...
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Fais pas le deuxième.
- Speaker #1
En plus, je te dirais, entre chaque tour de sein, les contractions ont augmenté. On sentait que l'intensité commençait à monter. Je pense que j'avais plus trop de doutes sur le fait que le travail s'était lancé. C'est ça. Puis là, au bout des 45 minutes, la sage-femme nous dit, bon, qu'est-ce que vous décidez ? Si vous voulez rentrer à la maison, c'est maintenant. Là, hors de question. Surtout que je dis à Manu, si j'ai décidé d'accoucher à la maison, c'est pour ne pas avoir à diler avec des contractions dans l'auto. On n'habite pas à côté de la maison de naissance. Fait que là, hors de question de repartir en sens inverse. Et que non, très rapidement, de toute façon, on a toutes nos affaires. La sage-femme est disponible. La chambre avec la baignoire est disponible. C'était quand même ça, moi. genre que je gardais en tête c'était hyper calme, il n'y avait pas les travaux il n'y a pas besoin de réfléchir plus on reste là,
- Speaker #0
on remplissait tous les critères c'est une chance que j'ai pris cette décision là et puis c'était drôle parce que tu vois quand je disais que moi j'étais pas certain qu'il fallait ramener les sacs au début ben là je me rappelle que j'ai regardé Emma et puis j'ai fait comme ah c'est maintenant Mais j'avais pas prévu d'être papa aujourd'hui, moi, là ! Comme dans ma tête, c'était encore dans quelques jours que ça allait arriver, c'était très drôle. Mais tu sais, genre, c'était comme, ok, go, on est prêts de toute façon. Mais c'était très drôle parce que ça m'a comme frappé. Ah ok, c'est là ?
- Speaker #1
Cool ! Fait que là, elle nous installe dans la chambre océan. Ça a démarré direct. Elle m'a proposé d'aller regarder, voir à ce qu'on était rendu en termes de dilatation. Pour la timeline, il est genre 4h30. Je suis dilatée à 4h. donc on a quand même en plus une progression depuis la veille. Je suis partie tellement intensément dans les contractions qu'au début, on a essayé le ballon, on s'était pratiqués dans plein de positions différentes. J'essaye le banc de naissance et en fait, j'avais la nausée. C'était tellement intense que garder mon corps debout, c'était plus gérable. Donc très rapidement, je vais m'allonger sur le lit, sur le côté, je m'enfonce les écouteurs dans les oreilles. Je démarre, j'avais tout un tas de playlists différentes en fonction de l'envie que j'allais avoir. Puis j'ai lancé quelque chose de super méditatif et je suis rentrée dans ma bulle. J'ai fermé les yeux à ce moment-là, je les ai rouverts quand elle est née.
- Speaker #2
J'étais restée couchée sur le côté exactement dans la même position tout ce temps-là.
- Speaker #1
Deux heures, je pense, les deux premières heures, j'ai été couché sur le côté. Mais la musique dans les oreilles, ils ont très rapidement fait tout le setup. Ils ont baissé les rideaux. Donc, on a été tout de suite rapidement dans la pénombre. J'étais branchée à rien du tout, parce que c'est ça, c'est pas la pratique. J'étais négative au streptocoque. Donc pas besoin d'avoir de soluté. Donc c'est ça. À part le premier toucher qu'elle est venue faire au tout début pour voir où j'en étais, on me tendait à boire, on me proposait à manger. Et je me suis embarquée dans mes très intenses contractions. Moi, je n'ai pas du tout calculé, mais j'avais vraiment l'impression que j'avais peu de répit entre les contractions. Je pense que le travail s'est fait vraiment très intensément sur ces deux heures-là. Manu, je n'ai passé aucune contraction sans lui. Je pense que lui, il pouvait pouvoir dire qu'elles étaient très rapprochées, parce que je crois qu'il a eu très peu de répit dans tout ça.
- Speaker #0
En fait, moi, je voulais les chronométrer au départ. Et puis en fait je me suis rendu compte que ça ne servait pas à grand chose. En fait j'arrivais en chronométrie 2 et puis après il y avait trop de trucs qui se passaient. Ce qui était cool, moi j'avais mon petit playbook, j'avais ramené mon binder avec toutes les affaires, les points de pression, j'avais ramené la glacière avec, c'est ça, il y avait de l'eau, il y avait du jus, il y avait plein d'affaires éventuellement si elle voulait manger aussi. Donc là j'ai fait mon setup, j'étais comme ok entre les contractions. Je vais pouvoir lui proposer les trucs, après elle veut, elle veut pas. Et ça, on s'était mis un peu d'accord dès le début, comme qu'elle soit très directe, justement, qu'elle reste dans sa bulle, comme je veux, je veux pas, même elle me fait un geste de la main, peu importe. C'est comme, moi je suis juste là, je suis un assistant, je suis le porteur d'eau.
- Speaker #1
Et on s'était mis d'accord, on essaye de donner des mots, des mots clés pour pas avoir à faire de phrase. Puis c'est ça, on s'était dit, il faut qu'on fasse attention à notre communication pendant ce temps-là pour qu'on se comprenne. Donc je pense qu'on s'était pratiqué avant, comment j'allais faire en sorte que la transmission du message soit claire et comment lui, il allait bien le réceptionner.
- Speaker #0
Même moi aussi, j'avais des messages, éventuellement, que je n'allais pas lui dire, est-ce que tu veux de l'eau ? Est-ce que tu veux du jus ? C'était comme, du jus ? Oui, non, si elle le prend, tant mieux. Si elle ne le prend pas, je vais chercher l'eau si j'ai le temps. La deuxième contraction.
- Speaker #1
Mais c'est ça, je pense que même on avait dit, prends des initiatives. Au pire, si ce n'est pas ça que je veux, je te dirais plus que je ne le veux pas, plutôt que de me donner des choix. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Elle était quand même bien préparée là-dessus. Et puis, ce qui a beaucoup aidé aussi, c'était le coussin chauffant, le coussin électrique. Ça, ça t'a beaucoup aidé dans le bas du dos. Et puis c'est ça en fait, en pratiquant les différents points de pression, les différents massages. Et ce qui est intéressant, c'est qu'au final, une des positions que toi tu préférais, à un moment, elle était allongée sur le côté, puis la jambe qui n'est pas sur le lit, elle avait besoin pendant les contractions de la relever fort. Et en fait, moi j'étais comme assistant à ça, comme je la relève, et puis il y avait des moments où je sentais qu'elle se redescendait. Moi je voulais l'accompagner au début, et là elle est sortie, elle fait comme Non, non, garde-la, garde-la ! Et j'étais comme, ok, good, là je la gardais. Et puis on faisait toujours des sons graves tout le temps, tout le temps, donc j'essayais de me synchroniser avec elle pour que ça se chevauche, que je l'accompagne là-dessus. Ça, on s'était beaucoup entraîné là-dessus, puis on n'était vraiment pas gêné de le faire devant n'importe qui. Donc dès que je sentais que ça montait, son grave, j'essayais de me décaler par rapport à son souffle à elle pour que ça continue. Et puis... C'est ça, on accompagne comme on peut dans ce cas-là.
- Speaker #1
Mais c'est ça, le coup de la jambe, on se l'est dit, après je ne sais pas d'où ça sort, mais j'avais vraiment besoin que cette jambe-là soit en l'air, qu'il me la maintienne, que je n'ai plus besoin de la tenir. Il m'appuyait, il me faisait des super méga points de pression dans le dos. Mes contractions étaient assez douloureuses, bas du ventre et bas du dos. C'était quand même pas mal les deux. et je passais aucune contraction sans lui. C'est sûr que je n'en aurais passé aucune sans cette jambe qui était maintenue en l'air, puis les pressions qui étaient dans le dos. Ouais, ouais, vraiment. Ouais, mais c'est drôle parce que dans toutes mes projections, parce que j'avais fait de la méditation, j'avais fait plein, plein de pratiques dans ma préparation, puis je m'étais imaginée que j'allais pouvoir me projeter dans mon lieu paisible. Et en fait... Jamais, j'ai jamais réussi à faire ça parce que ça me demandait trop de réflexion intellectuelle. Finalement, ce qui m'a le plus aidée dans toute cette période-là, ça a été la respiration. Je m'étais pratiquée sur des respirations pour gérer les contractions, etc. Et finalement, j'ai visualisé quasiment tout le long un ballon qui se gonflait, qui se dégonflait. Puis de respirer pendant la contraction, je pense que c'était vraiment ça qui m'aidait à passer au travers, de ne pas bloquer. J'ai été vraiment concentrée là-dessus, avec la musique à fond dans les oreilles. Ça, ça m'a vraiment aidée à me mettre dans ma bulle, vraiment, vraiment, vraiment. Puis c'est drôle parce que justement, quand on a débriefé avec la sage-femme après sur l'accouchement, elle me demandait comment moi je m'étais sentie pendant cette période-là. Puis j'ai dit, mais il y a un moment où finalement, la douleur était trop intense. comme on disait l'autre jour si j'avais eu un bouton pour appuyer dessus et arrêter je l'aurais fait j'avais envie je me souviens à un moment donné m'être dit ok j'ai juste envie que ça s'arrête j'ai envie de sortir de mon corps et de m'en aller et puis bah 10 secondes après hop là tu rassembles ce qui te reste de réflexion et puis bah non non non t'es là tu vas avoir un bébé au bout et tu continues mais par contre la péridurale jamais ok Jamais, jamais. Ne serait-ce que parce que c'était hors de question de gérer quelqu'un qui allait m'enfoncer une aiguille dans le dos sans bouger. Non, non, non. Et puis,
- Speaker #2
il aurait fallu que tu se transfères aussi. Oui, oui. Il aurait fallu embarquer dans l'auto,
- Speaker #1
partir à l'hôpital. Mais même si ça avait été derrière moi, je ne l'aurais jamais pris. OK. Non, non. Ça n'a jamais été une option. Jamais, jamais, jamais. On ne l'a pas encore dit, mais ça s'est fait tellement rapidement que ça n'a eu aucun sens de prendre la péridurale.
- Speaker #2
Est-ce que Manu, tu t'en es rendu compte les fois où elle a un peu perdu pied et qu'il y a eu des moments où ça a été plus difficile pour elle, qu'elle aurait voulu peser sur le stop, je veux que ça s'arrête ? Est-ce que tu l'as vu,
- Speaker #1
ça ?
- Speaker #0
Non, vraiment pas. Emma est vraiment quelqu'un de... C'est une personne extrêmement forte dans sa volonté. Je savais que sa volonté, ce n'était pas de se rendre là. Elle s'était préparée pour ça, puis elle était capable, puis moi je lui faisais 300% de confiance. Donc moi, je ne l'ai pas vu, je n'ai pas senti ça. Je sentais que, c'est ça, il y avait du travail qui était actif là. Mais je la sentais en pleine possession de ses moyens.
- Speaker #2
Puis est-ce que toi, dans les moments les plus intenses, est-ce qu'il y a des moments donnés où tu avais par exemple envie de pleurer ou que tu t'es sentie en difficulté de la voir traverser ce moment-là ?
- Speaker #0
Non, pas vraiment. C'était dur, c'est sûr. C'est pas facile de voir la personne qu'on aime souffrir dans un sens. Mais on savait pourquoi est-ce qu'il y avait ça qui se passait. C'est parce que forcément, le corps travaille pour pouvoir laisser la possibilité à l'enfant de sortir. Donc, c'était pas évident, mais ça m'a pas donné envie de pleurer particulièrement. C'était comme une sorte de... de nécessaire pour que l'accouchement se passe. J'avais confiance en elle.
- Speaker #1
En fait, c'est là que la sage-femme et Manu, je ne sais pas à quel moment ils se sont dit ça, mais ils se sont dit, tiens, si on la mettait dans la baignoire. timing parfait je pense que moi ça commençait à me faire bon je pense que j'aurais le goût de changer de position sans que tu réalises vraiment que c'est ça que t'as envie mais au moment où on m'a dit viens on va aller dans la baignoire timing parfait, là c'était à peu près au bout de deux heures ils m'ont mis dans la baignoire et là ça a été extraordinaire d'aller plonger le corps dans l'eau chaude puis allonger dans la baignoire et je laissais un petit peu mon corps porté dans l'eau ça m'a fait vraiment du bien de... De plus avoir à gérer mon corps, il n'y a plus d'histoire de jambes, de quoi que ce soit, le corps flottait à moitié dans l'eau, et ça, ça m'a fait vraiment du bien. Et en fait, là, très rapidement arrivé dans l'eau, j'ai commencé à sentir le réflexe de pousser. Et moi, je n'ai aucune idée de l'heure, mais... quand même, à un moment donné, ça m'a fait un petit... J'ai l'impression que ça ne fait pas si longtemps que ça qu'on a démarré. Puis j'entends ma sage-femme qui se rapproche de moi et qui me dit, t'as envie de pousser là, non ? Si tu veux, on va refaire un petit examen pour voir où on est rendu. Je pense qu'elle ne me dit pas, mais elle nous l'a dit après, j'étais dilatée à 9. Donc là, en deux heures, j'étais passée de 4 à 9.
- Speaker #2
C'est très rapide pour un premier bébé.
- Speaker #1
Oui, vraiment. Ça fait que c'est là qu'on comprend pourquoi les deux ans étaient aussi intenses. Et je pense que finalement, même si on essaye de couper son cerveau intelligent, il y a quand même des choses qui reviennent. Mais j'ai repensé, quand j'ai commencé à sentir cette poussée, la réflexe, j'ai repensé à la vidéo que tu m'avais fait regarder où on voit cette femme qui a la poussée réflexe dans son auto. Puis je me souviens, quand j'avais vu la vidéo, c'était la première fois, je pense, avec cette vidéo-là, que je voyais... quelque chose qui ressemblait vraiment à ce que j'ai vécu. Toutes les vidéos de femmes que je voyais accoucher dans l'eau, c'était vraiment hyper doux, hyper contrôlé. Puis je n'avais jamais vraiment vu de poussée réflexe. Et je me souviens que quand j'avais vu cette vidéo-là, j'étais là, ça a quand même l'air d'être intense. Et là, j'ai tout de suite ressenti cette intensité-là. Fait que là, je me suis dit, ok, on est rendu à la poussée réflexe. Et puis là, c'est extraordinaire parce que finalement, c'est plus la même douleur. Je ne sais même pas si on pourrait vraiment même appeler ça de la douleur. C'est vraiment plus une espèce d'extrême contraction que tu laisses aller, que j'accompagnais souvent. Mais là, je sentais mon ventre qui avait envie de pousser, qui avait envie de pousser vers l'extérieur. Puis je me suis juste laissée porter là-dedans parce qu'encore une fois... Les lumières étaient toujours éteintes, elles avaient braqué une lumière juste pile sur la baignoire, donc on était toujours dans la pénombre, j'avais toujours les yeux fermés. Manu n'avait plus accès à mon dos, mais...
- Speaker #0
C'est là où le playbook vient en jeu, dans le feu de l'action, tu te dis j'ai peut-être oublié quelque chose Puis là, je suis allé à ma page des points de pression, puis j'étais comme ah ouais, il y a un point de pression sur le pied aussi, j'avais oublié, je faisais que celui sur la main Fait que là, j'en faisais un sur la main, un sur le pied, je faisais les sons graves, je faisais tout ce que je pouvais finalement, entre deux contractions, j'allais chercher l'eau, j'avoue du jus ou peu importe. Et c'est ça, moi je m'accompagnais comme je pouvais encore une fois là, et dans tous les cas, j'étais là tout le temps, tout le temps, puis je sentais que ça lui faisait du bien. Et les sons graves, au fur et à mesure que dans ces poussées réflexes, forcément ces sons augmentaient en volume, moi aussi j'augmentais les miens. L'histoire que Tess ne se sente pas toute seule là-dedans, qui est comme une sorte de transfert, de partage là-dedans.
- Speaker #2
Parce que toi, t'entendais la poussée réflexe.
- Speaker #1
Ah non,
- Speaker #0
mais je la voyais.
- Speaker #1
Je hurlais.
- Speaker #0
Mais je la voyais. Pour vrai, quand tu... Parce qu'à ce moment-là, il y a la deuxième sage-femme qui est arrivée. Puis je lui ai passé mon téléphone pour qu'elle puisse prendre des photos. Et du fait que là, Emma a pu se rendre compte après l'accouchement. Mais peut-être... On voit tous ces muscles sur son ventre qui sont extrêmement contractés, comme si elle avait fait des abdos pendant trois ans de suite. Puis ça se voyait, puis ça s'entendait. Le son n'était pas le même. C'était pas la même chose.
- Speaker #1
On était dans quelque chose de beaucoup plus animal. Je m'entendais, je m'entendais vraiment. Genre c'était des rugissements. Ouais ouais vraiment, vraiment. Je me suis vraiment laissée complètement emporter là dedans. J'essayais en même temps d'observer les sensations que ça me faisait. J'ai rapidement senti passer dans le bassin. Je me souviens que la sage-femme m'a dit... Elle a dû me réexaminer à un moment donné, c'est plus très clair. Puis elle me dit, va sentir, on commence à sentir la tête. Puis je me souviens, j'ai rentré une phalange, puis je commençais à sentir la tête qui était là. Fait que là, t'es là, waouh, ok, c'est incroyable, on en est déjà rendu là. Fait que là, ça te regonfle, t'es reparti avec une grosse grosse dose de motivation. Puis c'était... À ce moment-là, je ne sais pas, j'aurais pu braver n'importe quoi. Tu es reparti avec une énorme dose. Tu vas avoir un bébé bientôt. Ça arrive, ça arrive.
- Speaker #0
Moi, je me rappelle aussi, quelques jours avant, on avait regardé les vidéos pour savoir c'est quoi les étapes. C'est quoi qui va se passer comme sensation ? C'est quoi les signes ? Parce qu'elle, elle connaît son corps et sans son corps, moi, je ne le sens pas. Il faut que je sois à l'affût des autres signes. Il y avait une des choses qui était... vraiment facilement remarquable, c'est le moment où elle va avoir envie de faire caca. Et là, tu te dis, visuellement, j'étais comme, ok, la tête est à cet endroit-là, ça me permet aussi de juger à quel moment on est, puis ça, tu l'as eu aussi assez vite. Moi, ça m'a permis, parce que dès le début que ça a commencé à travailler, moi, j'ai enlevé ma montre, j'ai enlevé mon cellulaire, je ne voulais pas non plus savoir le temps, l'heure, je ne voulais absolument rien savoir non plus. Donc je ne savais pas au bout de combien de temps on en était et puis où s'en était le travail. Donc là ça donnait un bon indicateur.
- Speaker #1
C'est ça, quand moi j'ai senti cette étape-là, j'étais là, ok, on est déjà rendu là, ça veut dire que la tête est arrivée en bas, fait que là maintenant elle va pouvoir faire sa rotation. Puis ça je te l'ai dit, j'ai tellement pensé à toi quand j'accompagnais mes poussées, quand j'ai senti qu'on était rendu à ce moment-là, je me suis dit, ok, là maintenant j'accompagne ma poussée vers le haut, parce que là maintenant il ne faut plus pousser vers le bas, mais il faut la faire sortir vers le haut, la tête. Et puis vraiment, je visualisais ce mouvement-là quand j'accompagnais mes poussées. Vraiment, vraiment, je visualisais le bébé, puis je lui parlais à l'intérieur pour l'accompagner. Je pense que ça, je me souviens l'avoir fait vraiment tout au long de ces trois heures. Deux heures cinquante, même. Je me souviens, c'est ça, intérieurement, lui avoir parlé. Je ne sais pas si je l'ai fait extérieurement, mais en tout cas de l'avoir accompagnée en lui disant que c'était bien, qu'elle faisait un beau travail et que c'était le bon chemin. Non, vraiment. Oui, oui. Puis c'est ça, je me souviens d'avoir visualisé ce mouvement de courbe pour la faire sortir.
- Speaker #2
Tantôt, tu as mentionné que tu étais à 9 cm et là, on est rendu dans la descente. Dans la majorité des accouchements, quand la mère est à 9 cm et qu'elle a envie de pousser, toute l'équipe la décourage de le faire. Pousse pas, pousse pas, pousse pas. Je ne sais pas combien de fois j'ai entendu ça. Est-ce qu'il y a eu ce genre de directive-là de la part de ta sage-femme ?
- Speaker #1
Absolument pas. Absolument pas, mais il y a eu. Elle nous a juste, en fait, la sage-femme, je me souviens, dans notre suivi, nous l'avait dit. Elle nous a dit, vous allez voir, probablement que, en fait, je vais juste vous regarder. Fait que si vous aviez à me payer, vous trouveriez que finalement, c'était de l'argent mal dépensé parce que je ne vais pas faire grand chose. Et ça a vraiment été ça. Elle a juste pris les bonnes décisions au moment où il a fallu. Puis il n'y a jamais, jamais, jamais, jamais eu aucune directive sur rien du tout. Ça a juste été... de la constatation. Puis elle, elle s'est préparée. Elle est allée appeler parce qu'il lui faut une deuxième sage-femme au moment où on est rentré dans la poussée, etc. Donc elle est vite allée appeler la deuxième sage-femme et l'aide natale. Puis elle, elle a préparé tout son... Je ne sais pas ce qu'elle a besoin. Tout son petit matériel pour accueillir le bébé. Et puis... Ils ont sûrement discuté avec Manu de choses que finalement, jamais, jamais. On n'a jamais venu. me dire quoi que ce soit. Non, mais je pense que si on m'avait demandé de ne pas pousser, ça aurait été impossible de toute façon. Mais puis, c'est ça, je pense qu'il faut se dire... Il ne faut pas essayer de ne pas pousser. Il faut dire non.
- Speaker #2
Et à ce moment-là, quand justement tu as touché, est-ce que tu as un souvenir de sensation à l'intérieur de ton vagin à ce moment-là ?
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais, ouais. Là, je sentais que j'avais quelque chose à l'intérieur, là. Que ça faisait sa place pour sortir. Absolument. Je pourrais plus te redire si c'est vraiment à ce moment-là ou pas, mais... Vraiment, encore une fois, vraiment pas douloureux du tout, mais j'avais vraiment la sensation que le bébé passait au travers et que ça progressait. Absolument. Ouais, ouais. Et là,
- Speaker #2
est-ce que vous voyez sa petite tête qui émerge dans le bain ou c'est pas clair avec l'eau ?
- Speaker #1
Si, si, mais en fait, Manu avait lancé la playlist des sons graves que tu as faites. Puis moi, j'avais ajouté une ou deux chansons à l'intérieur, notamment sa chanson à elle. Parce que tout le long de la grossesse, j'écoutais une chanson. Généralement, c'est notre petit rituel du matin au déjeuner. On écoutait une chanson de Patrick Watson. Puis je l'avais inclus là-dedans et en fait, je pense que je vais laisser Manu raconter la suite, c'est son moment.
- Speaker #0
En fait, moi, je ne le savais pas qu'il y avait ça dans cette playlist. Et donc, quand on est passé dans le bain, en fait, j'ai lancé la playlist. Comme ça, au moins, je savais que je la mettais en repeat, puis j'avais pu agérer ça. Et en fait au moment où on voit ses cheveux, il y a sa chanson qui part. Et là je commence à vraiment avoir de l'émotion, je regarde la Sacha en faire de moi, je suis comme c'est sa chanson ! Et là je me mets comme, je sais plus si physiquement je me mets des petites claques ou si c'est juste dans ma tête que je me dis reprends-toi, parce que c'est pas terminé là, comme elle a encore besoin de toi. C'est pas tout de suite qu'il faut pleurer, dans 10 minutes ça va être bon là, parce qu'on voit sa tête ça s'en vient.
- Speaker #1
Je sais pas si on peut se dire dans 10 minutes ça va être bon, mais en tout cas, ça montre que ça va être sérieux.
- Speaker #0
J'étais extrêmement proche, on voyait sa tête là, j'étais comme... ça faisait le couronnement à ce moment-là. Donc, j'étais comme, OK, reprends-toi, parce que t'es comme, Emma a encore besoin de toi, il y a encore des contractions qui s'en viennent, elle a besoin que tu sois présent. Mais là, ça a commencé à monter pour moi, j'étais comme, oh mon Dieu, je savais pas. Puis, je savais pas, j'étais comme, voyons donc, c'est comme, c'est le ciel qui nous apporte un signe sur cette playlist-là, il y a sa chanson, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ? C'est pas censé faire ça, Spotify est pas censé rajouter dans une playlist une chanson. que t'as écouté plein de fois certes mais Spotify est pas censé rajouter ça dans ta playlist fait que là j'étais tout émotionné je me dis faut qu'elle naisse là dessus Comme c'est un signe, il faut que sa chanson soit la chanson qui va l'accueillir, la musique qui va l'accueillir finalement. J'ai attendu la fin de la contraction, j'ai couru vers le téléphone d'Emma pour mettre du repeat. Et comme ça, elle est née sur sa chanson. La chanson a peut-être tourné deux ou trois fois et puis elle est née sur sa chanson finalement.
- Speaker #2
Mais là, t'avais vraiment mis cette chanson-là dans la playlist, l'Octet de la magie ?
- Speaker #0
Emma l'avait mise, mais je ne le savais pas.
- Speaker #2
Ah ok,
- Speaker #0
c'est ça. C'est là où moi ça m'a surpris, parce que je savais qu'il y avait une playlist de son grave. Je l'avais vue, je savais qu'elle existait, mais je ne savais pas qu'elle l'avait trafiquée.
- Speaker #1
C'est Annie qui te dit de rajouter des chansons. En plus, ça nous a permis d'avoir une durée, parce qu'on a regardé la durée de la playlist au final. Ça nous a permis de savoir combien de temps on a passé dans le bain et au bout de combien de temps elle est née. Et puis finalement, il s'est passé 50 minutes entre le moment où on m'a fait rentrer dans le bain et le moment où Elisabeth est née. Donc, encore une fois, incroyable. Donc, les 50 minutes, ça a été la poussée, le passage, la sortie.
- Speaker #2
Est-ce que tu as un souvenir du cercle de feu ?
- Speaker #1
Oui, absolument ! Parmi nous,
- Speaker #2
du cercle de feu.
- Speaker #1
Ce n'est pas le moment le plus impressionnant, je dirais, effectivement, c'est vif. Mais le fait de le contrôler, comme j'arrivais quand même à accompagner les poussées, surtout quand j'arrivais vers la fin de la contraction, quand la sensation était trop vive, trop intense, j'arrêtais, j'avais le pouvoir d'arrêter justement la poussée. et je sentais la tête qui rentrait légèrement, et donc ça permettait d'arrêter effectivement la douleur qui était trop vive. La poussée d'après, finalement, hop, la tête est passée, puis elle nous a dit, la tête est sortie, fait que là, genre dans le bain, tu vas toucher, puis tu sens qu'effectivement la tête est passée, puis la contraction d'après, le corps est sorti. Je sais que la sage-femme nous a dit qu'elle avait... A priori, ça a l'air d'être normal, mais elle avait le cordon autour du cou. Donc, c'est ça. Quand la tête est sortie, elle a défait le cordon, puis elle a accompagné le mouvement du corps dans la contraction d'après pour que ça sorte. Puis ça a tellement été rapide que là, elle nous a dit... Elle est née ! Ça y est, allez la chercher !
- Speaker #2
Et qui est allé la chercher ?
- Speaker #1
La sage-femme, je pense. Elle me l'a donnée. Je pense que là, on était trop dans le...
- Speaker #0
On était comme subjugués par le moment. Et puis c'était très très doux du fait que c'est un accouchement dans l'eau. Il n'y a pas eu de bruit de la part d'Elisabeth, comme elle était là. Mais même quand on l'a sortie de l'eau, quand on l'a mise contre Emma... Il n'y a pas eu de gros pleurs, de gros cris, c'était très doux, avec sa musique qui est pas mal du piano aussi, qui est extrêmement douce. C'était juste super beau.
- Speaker #1
Moi, c'est ça. Je pense que c'est la sage-femme, finalement, qui l'a récupérée dans le fond de la baignoire et qui me l'a donnée dans les bras. On a eu un mini-cri, juste histoire de nous dire C'est bon, j'ai ouvert mes poumons. Puis là, elle nous a regardées avec ses grands yeux. Elle était fixée sur nous. Je me souviens juste de ça. C'est le moment où j'ai réouvert mes yeux après mes trois heures de bulles. Puis j'avais ce petit être avec ses grands yeux qui nous regardait. On s'était préparé des petits rituels de bienvenue où Manu devait me présenter Elisabeth. Moi, je présentais Elisabeth à Manu.
- Speaker #0
C'était comme, voici ta maman. Puis elle me disait, voici ton papa. Puis après, venait le moment de couper le cordon. Donc là, j'étais comme, OK, le cordon, il a servi à te nourrir. pendant tous ces 9 mois puis là t'es sorti, il a cessé de battre t'en as plus besoin, on va le couper donc là c'était ça, c'était vraiment la façon dont elle est née et la façon dont on l'a accompagnée aussi dans ses premières minutes, on voulait que ce soit doux aussi, ça l'était, parce qu'on a aussi travaillé pour ça.
- Speaker #1
C'est ça, on a laissé la sage-femme couper le cordon, ça ne nous intéressait pas, mais par contre, ça a permis à Manu de dire son petit rituel de bienvenue. Dans mes lectures, moi, j'avais pris conscience du fait de vraiment l'importance de cette naissance, de l'empreinte que ça laisse sur l'enfant. d'expliquer tout le long de la grossesse. On lui parlait beaucoup, on lui expliquait quand on se déplaçait, quand on allait à un rendez-vous, quand on allait voir quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Quand il y allait avoir une intervention éventuellement aussi. Oui,
- Speaker #1
absolument. Puis là, c'est ça, on avait noté des petits rituels d'accueil pour faire en sorte qu'elle parte avec...
- Speaker #0
Et puis c'est là où on regarde notre monde finalement. On se dit, quelle heure il est ? Puis au final, il n'était que 19h22. Pour rappel, on était rentrés, on avait mis le pied dans la maison de naissance à 14h40. Donc c'était effectivement très très très rapide.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Puis le placenta, tu sais, j'avais entendu des histoires de placenta qui mettent des heures à sortir, qui est hyper douloureux. Puis au final, il est sorti tout de suite. C'est ça, genre la sage-femme m'a vraiment accompagnée là-dedans. ça a été encore une étape qui est passée en quelques secondes est-ce que tu étais encore dans la baignoire à ce moment là ? j'étais toujours dans la baignoire j'avais Elisabeth sur moi donc c'est ça vraiment concentré là dessus vaguement la sage femme qui me disait ok on va aller doucement pour le placenta mais c'est
- Speaker #0
ça ça s'est fait vraiment aussi en douceur tu vois avec le recul on voulait à la base accoucher à la maison Et en fait, on est extrêmement heureux que ça se soit passé à la maison de naissance. De par la rapidité, on n'aurait pas eu le temps de préparer tout le setup à la maison. Mais aussi de l'accompagnement pendant, puis après l'accouchement, les premières 24 heures. On est vraiment très heureux de la façon dont ça s'est passé. Et c'est une bonne leçon aussi sur la vie, sur le lâcher prise. Des fois, tu peux prévoir des choses. Ce n'est pas forcément comme ça que ça va se passer, puis c'est correct.
- Speaker #1
Il n'aurait jamais eu le temps de gonfler la piscine, remplir, gérer l'eau chaude.
- Speaker #0
Mais les contractions !
- Speaker #1
Ouais, non, non, non.
- Speaker #0
Je ne t'aurais pas accompagné aussi bien, c'est sûr.
- Speaker #1
Puis une de mes petites fiertés, je n'ai pas déchiré. Ça, c'était un peu... Tu sais, quand ça a été tout terminé, puis qu'on m'a sorti de la baignoire, puis qu'on est retourné s'allonger dans le lit, c'était... Ok, c'est quoi finalement le résultat ? Parce que tu sais que tu peux encore partir à l'hôpital en fonction de... de ce que ça va donner. Une fois que tout a été terminé, allongée dans le lit, Elisabeth sur les bras, c'était waouh ! D'un coup, t'oublies, je pense que même rendu à ce moment-là, t'as déjà commencé à oublier les douleurs de deux heures auparavant, quand t'avais envie de te sortir de ton corps, et tellement fière de ce qu'on a accompli, d'avoir fait ça vraiment tous les deux. J'aurais jamais fait ça sans Manu, s'il a été vraiment très, très, très utile. Il m'a aidée à passer chacune de ces contractions-là. Ça, je m'en souviens. À chaque fois que je sentais qu'il y en avait une qui arrivait, je disais là... Ça recommence, ça recommence, ça recommence. Tu la recourais. La plupart du temps, j'avais l'impression que tu étais à côté. Mais c'est ça. Dès que je sentais qu'il y avait une contraction qui revenait, c'était OK, il y a intérêt à ce que Manu soit là à côté parce que je ne vais pas passer au travers.
- Speaker #2
Si je vous demandais quel est votre super pouvoir que vous avez découvert pendant la grossesse, pendant l'accouchement, en post-natal, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Moi, je pense, finalement, c'est mon parcours de grossesse et d'accouchement. C'est vraiment la constance et la détermination. C'est d'être restée là-dessus, d'être restée sur mes idées, mes convictions. Même s'il y a eu des doutes, des petites inquiétudes, des questionnements, c'est d'être restée, finalement, sur... C'était un peu comme un rêve. J'ai vraiment le rêve de le vivre comme ça. Ça ne s'est pas exactement passé comme je l'avais imaginé, mais ça s'est merveilleusement passé. C'est vraiment... Je suis super fière d'être restée sur cette détermination et d'avoir poursuivi dans cette voie-là. Je pense que le post-natal, j'attends encore les super pouvoirs.
- Speaker #2
Parce que tu trouves ça difficile ?
- Speaker #1
Ouais, finalement, si je devais comparer et diviser les périodes en trois, je pense que le post-natal, c'est le plus exigeant pour moi. Absolument. Mais parce qu'en fait, je m'étais tellement concentrée sur l'accouchement qu'encore une fois, c'est comme la fois où j'attendais d'être enceinte, je n'avais rien prévu pour le après. Là, c'était pareil. Ça me demandait trop de réflexion et de préparation sur le après. Donc, je m'étais vraiment super concentrée sur l'accouchement. Et que tout le après, c'était pareil. Tu repars à nouveau dans tout un tas d'inconnus. C'est ça qu'on se disait, c'est que tu dois maintenir un enfant en vie en même temps que tu apprends à le faire. C'est vrai.
- Speaker #2
Si c'était à refaire, comment tu ferais pour être plus prête pour le post-natal ?
- Speaker #1
Je ne suis pas sûre qu'il y aurait vraiment beaucoup plus de préparation tant que tu ne le vis pas. Parce que l'allaitement, même si on s'y était quand même bien préparé, finalement, tant que tu ne l'expérimentes pas, tu ne sais pas vraiment. Puis finalement... quand on regarde, ça se passe hyper bien, mais quand t'es dedans, de serait-ce quand on te dit Attends deux, trois jours, tu vas voir. Mais là, deux, trois jours, c'est une dizaine de tétés. Puis la gestion des pleurs, j'aurais jamais imaginé ce que moi, ça allait me faire vivre aussi. C'est ça. Puis tu passes une demi-heure à essayer de l'endormir et puis finalement, elle se réveille. Puis il faut que tu recommences tout ton cycle. Je pense que c'est tout un tas de choses qu'il faut vivre. je pense qu'il n'y aurait pas vraiment eu beaucoup plus de préparation à avoir, puis encore une fois on gère ça en équipe c'est clair que ce un mois et demi qu'on a derrière nous je ne l'aurais pas passé sans Manu il a un rôle extraordinaire aussi on se complète hyper hyper bien pour ma part pour le super pouvoir pendant
- Speaker #0
la grossesse c'est sûr que c'est ma capacité à sortir de ma zone de confort grâce à Emma Je suis vraiment content de comment elle m'a amené à évoluer sur ma façon d'approcher cette naissance. Donc ça, c'était vraiment très très satisfaisant. Et sur le post-natal personnel, ce serait justement ma capacité à être extrêmement détaché par rapport aux pleurs. Je suis extrêmement satisfait de ça. Tu sais, justement, en début de podcast, je te parlais du fait que j'avais fait une thérapie dans la préparation. Ça m'aide aujourd'hui énormément à ne pas... à ne pas que ça monte du tout quand il y a des pleurs, que ce soit que moi je pleure ou que... ou que ça m'énerve ou peu importe l'émotion, je me laisse absolument pas submergé par ça parce que c'est un petit être qui ne sait pas communiquer encore avec des mots. Et puis c'est correct. Donc ça, je suis vraiment extrêmement satisfait de mon calme par rapport à ça parce que là encore... On regarde des films, on regarde des séries, puis ça pleure, ça hurle, ça fait mal aux oreilles. Limite, t'es obligé de mettre des bouchons d'oreilles, des casques de chantier pour pouvoir supporter des cris de bébé. Alors qu'en fait, c'est pas vraiment ça, ou en tout cas très rarement, sauf s'il y a vraiment quelque chose qui va pas. Donc ça, c'est vraiment le fun. Puis plus sur notre super pouvoir, j'en rajouterais un en tant que couple pour nous. C'est vraiment justement ce dont Téma parlait, le fait qu'on fasse une équipe, qu'il y ait une communication. qu'il n'y ait pas de jugement, qu'il y ait aussi de la bienveillance. Tu sais, des fois... Dans le rush, on peut éventuellement avoir un mot qui peut paraître un peu sec, alors que ça ne se veut pas sec. Tout de suite, on revient là-dessus. Ça nous est encore arrivé ce matin. C'est correct d'avoir de la bienveillance l'un envers l'autre parce qu'on est tous les deux un peu fatigués. On est tous les deux un peu heureux quand même. On a un petit bébé. Il ne faut quand même pas oublier. que la bienveillance et l'amour règnent dans la maison.
- Speaker #1
Oui, absolument.
- Speaker #2
C'est magnifique. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous aimeriez ajouter pour clôturer ?
- Speaker #1
Moi, je recommencerais demain. C'était incroyable. C'était incroyable. Moi, j'en garde un souvenir vraiment extraordinaire. En plus, j'ai toujours mes petites playlists. Alors, celle qui m'a accompagnée mes deux premières heures, ça m'arrive régulièrement de la réécouter. Ça me fait revivre tout un tas d'émotions, ça me replonge dans ce moment-là. Le suivi en maison de naissance, je pense que c'est mon gros waouh. Ça aura été... C'est ça, que de l'amour, de la bienveillance, que des personnes extraordinaires. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il y ait des personnes extraordinaires dans plein de milieux, mais pour nous, en tout cas, ça aura été un gros plus. Tellement ravie de s'être écoutée, de s'être laissée porter là-dedans. puis accoucher dans l'eau je pense que ça ça a été le truc le plus extraordinaire j'ai la chance que ça a été rapide j'ai bien conscience que quand ça dure de longues heures, au bout d'un moment on doit être tanné d'être dans l'eau je pense que ça a été le bon timing,
- Speaker #0
je suis arrivée au bon moment peut-être aussi réapprendre à faire confiance à son corps qui justement a des hormones puissantes pour accoucher sans nécessairement que ce soit médicalisé. Encore une fois, la médicalisation a des bienfaits dans certains cas, mais si tout va bien, peut-être qu'il y a d'autres voies à explorer. C'est tout un cheminement intérieur qui est extrêmement intéressant, en plus d'accoucher nécessairement sans péridural ou avec des manières un petit peu, qui aujourd'hui sont considérées alternatives, mais il y a 150 ans étaient juste. les normes. Et aussi aux accompagnants et aux accompagnantes, vous avez vraiment un rôle à jouer. C'est fou le pouvoir que vous avez finalement à ce moment-là, tout le soutien que vous pouvez apporter. Ça fait une différence. C'est pas si compliqué finalement. Il y a quelques points de pression à apprendre et puis connaître la personne que vous avez en face, bien communiquer, et puis vous allez vraiment faire une différence sur ce beau moment à vivre. Et vous allez sentir que c'est votre moment aussi. C'est notre accoutement. Moi, souvent, je dis que c'est maître à couche-ment parce que j'y ai participé aussi. J'en étais vraiment actif là-dedans.
- Speaker #2
Toutes mes félicitations.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #2
C'était très, très inspirant. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir nous raconter.
- Speaker #1
Merci à toi de nous avoir laissé l'opportunité de le faire.
- Speaker #0
Merci pour ton invitation.
- Speaker #2
Quelques heures seulement après l'enregistrement de l'épisode, Emmanuel m'a contactée en me disant qu'elle était triste de ne pas avoir pensé de te donner un certain nombre de références, de choses qui l'avaient beaucoup aidé dans sa préparation à l'accouchement. Donc, on s'est entendus pour que je mette ces références-là dans la page dédiée au podcast. Donc, si ça t'intéresse de connaître, par exemple, les affirmations, que Emmanuel a utilisées pendant sa grossesse pour pouvoir se préparer, je t'invite simplement à aller dans la page dédiée à cet épisode. D'ailleurs, au passage, chacun des épisodes a une page dédiée. Donc, si tu cherches des informations, tu peux simplement aller à cet endroit-là, tout y est. Donc, j'espère que tu as aimé cet épisode. Si c'est le cas, je te rappelle que ça m'aiderait énormément que tu ailles soit sur Spotify, soit sur Apple Podcasts pour mettre un beau 5 étoiles. Si tu es enceinte et que tu as envie que je t'accompagne, je te rappelle que la préparation à l'accouchement, les 11 clés pour une naissance facilité, est toujours disponible présentement en mode gratuit. Tu peux également joindre la préparation virtuelle à la naissance, tu peux également te joindre au groupe de préparation à l'accouchement. Tous les liens sont disponibles dans la description de l'épisode. Si tu vas bientôt avoir ton bébé dans les bras aussi, c'est déjà le cas. Je te rappelle qu'il y a maintenant des ateliers gratuits en lien avec le 0-1-1. On parle vraiment de tous les sujets qui préoccupent les parents. Le sommeil, la motricité libre, les réflexes archaïques, la fameuse tête plate et évidemment l'accompagnement affectif. Peut-être que tu le sais déjà, le 0-1-1, c'est un moment qui est crucial dans la vie de ton bébé. J'ai vraiment envie de t'aider, de t'accompagner pour que tu puisses l'accompagner au mieux. Donc, pour tout ce que je viens de te nommer, c'est facile. Tu vas simplement dans la page dédiée à l'épisode, tu vas avoir tous les liens. Ou tu peux aller simplement aussi dans la description de l'épisode. Je te souhaite une magnifique semaine et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.