- Speaker #0
Connais-tu des personnes qui ont un don lorsqu'elles racontent un récit ? C'est le cas de Ariane, notre invitée d'aujourd'hui. Ariane est une humaine passionnée, pétillante et passionnante. À l'aide d'images fortes et vibrantes, elle nous partage son histoire inspirante.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Perreur. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici ! Tadou Laostéo, Annie Perret.
- Speaker #0
Je te souhaite la bienvenue Ariane.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté de venir nous rencontrer pour transmettre ta merveilleuse expérience de naissance qui a eu lieu il y a très peu de temps.
- Speaker #1
En effet, c'était il y a quatre mois bientôt. Oui.
- Speaker #0
Et là, entre-temps, tu ne dors plus.
- Speaker #1
On est neuf. Mais s'il y a des futurs parents qui nous entendent, on dort juste. Pas de la même manière.
- Speaker #0
Pas de la même manière, puis pas autant non plus, j'imagine. Non, c'est ça. Alors, raconte-nous comment ça s'est passé pour toi. Est-ce que ce projet d'enfant-là, tu l'as porté pendant longtemps ?
- Speaker #1
Ah, j'ai été très ambivalente avec l'idée d'avoir un enfant. Je pense que je voulais une famille, je voulais un enfant, mais pendant des années, je ne souhaitais pas beaucoup en parler. J'étais beaucoup en réaction aussi au fait d'être automatiquement ou potentiellement automatiquement étiquetée femme, donc mère. Ça allait aussi avec mes réflexions. féministe, de ne pas vouloir me faire coller des rôles automatiquement. Je ne me sentais pas prête et je trouvais aussi qu'il y avait beaucoup de parents autour de nous qui avaient l'air de trouver ça très, très difficile. Donc, j'étais beaucoup en réflexion par rapport au deuil de ma vie, des choses que j'aimais faire, des choses que j'aime faire avec mon chum. Ça a été quelque chose qu'on a mûri très, très longtemps. Mon chum et moi, ça va faire 12 ans qu'on est ensemble. Alors, ça nous a pris du temps à nous décider.
- Speaker #0
Et est-ce qu'à un moment donné, vous vous êtes dit, OK, go, go, go, on y va ?
- Speaker #1
Oui, oui, on s'est dit, on fait un dernier voyage comme on aime, inconfortable, dans la pluie, dans le froid, en camping. On est allé en Islande, il a fait froid, il a plu, tu sais, on a eu la totale. Puis après ça, on s'est dit, on fait notre bébé. Et puis voilà, on a fait le bébé.
- Speaker #0
Et là, après avoir fait le bébé, il faut le porter et il faut éventuellement... Le laisser aller, le laisser sortir, comment tout ça s'est passé au niveau de la grossesse ? Est-ce que tu as eu une belle grossesse ?
- Speaker #1
Je te dirais que j'ai eu une grossesse difficile. Pour une grossesse sans complications. C'est comme ça que j'aime l'expliquer, en fait, parce que c'est sûr que je ne peux pas me comparer à des mamans qui ont eu des grossesses avec toutes sortes de risques ou des grosses peurs par rapport aux bébés ou des problèmes de santé. Moi, j'ai juste été très, très, très malade pendant le premier trimestre, mais aussi après deuxième trimestre, troisième trimestre, j'ai recommencé à être très malade. J'ai tellement vomi, c'est incroyable. Ça a été difficile dans ce sens-là. parce que je me couchais souvent pas bien le soir. J'avais beaucoup, beaucoup de maux de cœur. Et malheureusement, on a aussi subi une reprise de logement pendant ma grossesse. Gros facteur de stress. Et donc, on a dû chercher un logement en pleine crise du logement, dans un moment vraiment de creux pour l'offre de logement. Dans l'année, on a dû chercher en novembre, décembre, janvier, février. Il n'y a presque rien sur le marché. Puis on a déménagé aussi en mars, donc ça a été quand même une grossesse, pas une grossesse stressante, mais une vie stressante pendant la grossesse. Puis même jusqu'à la toute fin, à la fin, fin, fin, j'attrape la COVID. Tu sais, dans mes deux dernières semaines de travail, je suis en train de faire la transition avec la personne qui va me remplacer, j'ai la COVID. Il faut que je fasse une échographie de croissance parce qu'on s'inquiète. de ma hauteur utérine et à presque 38 semaines, j'apprends que bébé est en siège, que si je veux essayer une version, c'est aujourd'hui la fenêtre d'opportunité. Mon chum n'est pas là, je suis avec ma mère à l'hôpital et parmi les risques, il y a un risque que ça ne fonctionne pas parce que la majorité du temps, ça ne fonctionne pas. Mais un des risques énumérés, c'était un accouchement par césarienne d'urgence aujourd'hui. Je me dis, mon Dieu ! Je n'étais pas du tout prête à ça. Mais je pense que c'était mieux que je ne l'ai pas su, que je l'ai appris par surprise. Puis heureusement, la version a fonctionné. Donc bébé s'est retourné, puis ça a beaucoup aidé pour la suite. Mais oui, ma grossesse a un peu mouvementé.
- Speaker #0
Oui, absolument. Pour la version, est-ce que ça s'est bien passé aussi de l'intérieur pour toi ? Si tu avais à nous dire comment tu as vécu cette intervention-là.
- Speaker #1
J'ai détesté ça. J'ai trouvé ça extrêmement douloureux. Pour moi, la version a été traumatisante. Et j'ai eu beaucoup plus mal qu'à l'accouchement, toute sincérité. Puis ça n'a rien à voir avec le personnel de l'hôpital. Elles ont été fantastiques. Elles savaient ce qu'elles faisaient. Je me suis sentie en confiance. C'est vraiment pas relié au procédure ou au comportement. Mais en soi, une version, moi, j'ai trouvé que je la subissais. Ça fait très mal de se faire retourner le bébé manuellement. Je trouve que c'est un peu comme essayer de sortir une voiture d'un banc de neige. On pèse jusqu'à temps que ça cède. un peu, que le passage se fasse. J'ai vraiment eu très, très mal au moment de la version, puis après. Mais j'ai eu la chance que ça fonctionne, donc ça a valu la peine. Puis si c'était à refaire, je le referais.
- Speaker #0
Merci. Merci pour ton honnêteté. Parce qu'il y a des femmes qui disent que ça s'est hyper bien passé, que c'était pas douloureux. Il y en a d'autres qui disent justement... Oui.
- Speaker #1
Chanceuse. Tant mieux. Tant mieux pour elle. Oui, vraiment.
- Speaker #0
Magnifique. Et là, tu te prépares pour vivre une naissance avec une sage-femme en maison de naissance. C'était ça votre plan initial ?
- Speaker #1
Oui, oui, c'était ça le plan initial.
- Speaker #0
Et là, comment ça se passe ? Comment ça s'installe, ton début de travail et la fameuse phase de latence ?
- Speaker #1
Alors oui, on avait comme projet que l'accouchement se passe en maison de naissance. Cela dit, je ne m'étais pas beaucoup accrochée à un scénario en particulier. Est-ce que c'était pour me protéger ? Est-ce que c'était juste pour rester flexible ? Je ne le sais pas. Mais depuis le début de ma grossesse... Je disais, le plan, c'est d'accoucher en maison de naissance, mais si ça finit à l'hôpital, ça finira à l'hôpital. Mon plan, c'est sans péridurale, mais si j'en peux plus, il y aura une péridurale. Si ça finit en césarienne, on ne le sait jamais. Moi, ce que je trouvais, c'est que je pouvais me préparer. Ça ne veut pas dire que je ne me prépare pas. mais je ne suis pas de celles qui avaient vraiment comme tout un plan où je savais exactement, admettons que je voulais accoucher dans un bain ou dans telle position avec telle musique. Ça n'a comme pas fait partie de mon plan. Peut-être que je n'avais même pas, je ne sais pas, pensé à ça, en fait, pas tant que ça. Fait que oui, le plan, c'est d'accoucher en maison de naissance. Les contractions se déclenchent après un petit cours d'entraînement physique. Mais j'étais quand même rendue à 40 semaines. et puis j'embarque dans l'auto, puis je dis à une amie, Ah, tiens, j'ai une contraction, veux-tu voir c'est quoi ? Parce qu'elle aussi était enceinte, fait qu'on voulait qu'on me puisse vivre ce moment à l'ensemble, puis ça a été la première de... Après, ça a pu arrêter, en fait. Fait que je rentre chez nous, j'ai des contractions, je me souviens plus exactement de cette soirée-là, mais j'ai très, très peu dormi, parce que c'était quand même intense déjà, je trouvais, puis moi... Déjà quelqu'un qui ne dort pas très bien dans la vie, le conseil de dormir, reposez-vous. Moi, je n'ai pas été capable de faire ça. J'ai eu des contractions un peu toute la nuit. Le lendemain matin aussi, mais je me dis que ce n'est pas grave. Je vais faire ma journée. Pas que ce n'est pas grave, mais dans le sens où on va faire avec. Je sais où on s'en va. Je pars faire des courses, mais il faut que je m'arrête souvent. Prendre une contraction sur le coin de la rue, à la caisse avant de payer. Je trouve ça un peu intense. Je suis comme, OK, ouais. Bébé s'en vient probablement. Je vais rentrer chez nous. Ça a commencé à s'intensifier. J'étais surprise de l'intensité de la chose, pour être honnête, Annie, parce que j'avais des contractions de une minute aux trois, quatre minutes. Puis moi, j'avais comme enregistré que quand tu as des contractions, tu es en train de te faire un contrat. au moins de cinq minutes, qui dure une minute, tu te déplaces. Je calculais mes affaires. J'étais toute seule à la maison. Je prenais mes contractions debout, en angle droit, comme appuyé sur mon comptoir, sur ma table. Je ne pouvais rien faire d'autre. J'avais entendu des conseillers. Vous pouvez aller au cinéma. Vous pouvez vous reposer. J'étais là, Non, je peux juste attendre la suivante. J'ai eu trois ou quatre minutes de pause. J'ai trouvé ça intense dès le départ.
- Speaker #0
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- Speaker #1
Pour être vraiment honnête, à un moment donné, j'allais dans le bain, ça s'est calmé, mais... Mais tu sais, ça se calme très temporairement. Puis à la limite, je n'aimais même pas ça que ça se calme parce que je ne voulais pas que ça ralentisse. Je ne voulais pas risquer de perdre un peu le momentum. disons pour quelques jours, puis d'avoir une espèce de danse de latence interminable parce que ça fatigue aussi. Ce soir-là, on s'entend que ça fait comme 24 heures que j'ai des contractions. On parle avec la sage-femme. Elle vient à la maison. Elle m'examine. Mais elle, elle sait que je ne suis pas en travail actif, que bébé n'est pas là sur le bord de la porte parce qu'elle m'entend parler. Elle entend aussi comment je... je respire ou comment j'agis quand je suis en contraction, tout ça. Elle m'examine. Je suis à peine à 3 cm de dilatation. La consigne, c'est que tu restes à la maison, tu fais ta nuit. Mais demain, on va aller essayer de déclencher le travail naturellement. Pas parce que c'était urgent, mais parce qu'à un moment donné, quand ça fait longtemps qu'il y a des contractions, il y a vraiment une fatigue qui s'installe, qu'on veut essayer de garder de l'énergie pour pour le travail actif, pour la poussée et tout ça. Fait qu'évidemment, moi, je dors pas vraiment. Tu sais, j'étais comme rien capable de le faire. J'ai classé des boucles d'oreilles à un moment donné. Tu sais, c'est pour te dire comment c'est un peu inutile puis ça demande aucun effort. Tu sais, c'est ça que j'ai fait, vu qu'on venait de déménager. Fait que je dors pas mal cette nuit-là, peut-être un deux heures au total. J'ai des grosses contractions, je trouve ça intense. Puis on se rend... À la maison de naissance, le lendemain midi, pour essayer de déclencher le travail. À la maison de naissance, le déclenchement du travail de façon naturelle, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire un décollement des membranes, le fameux stripping, et un petit programme d'exercice d'à peu près deux heures où est-ce qu'on fait du tire-lait mécanique. et puis on monte, bien, on joue, on monte et descend les marches en exagérant beaucoup les mouvements. Je dis jamais, tu sais, mon chum a été présent tout le long puis il a monté les marches avec moi puis il faisait les sons avec moi. On a rugi ensemble, on a ri aussi, mais tu sais, j'avais quand même super mal puis ça a très bien fonctionné, en fait, ce déclenchement-là du travail. si bien qu'on est resté à la maison de naissance. On aurait pu retourner à la maison, mais la sage-femme disait, d'ici une ou deux heures, je suis convaincue que vous me rappelez et que vous me dites, là, c'est rendu vraiment intense et on veut revenir. Elle ne nous a pas admise à proprement parler, mais on est resté là parce que juste le temps d'aller en voiture, de revenir, c'était comme... pas super intéressant. Puis, tu sais, je commençais à être bien fatiguée, on s'entend. Ouais, fait que le travail a progressé et ce que je te dirais, c'est que j'ai trouvé ça hyper intense. C'est comme une espèce de douleur, de vague, tu sais, qui presque m'avalait, mais dans laquelle je restais quand même, tu sais, bon, groundée, dynamique, tu sais, en possession de mes moyens, mais... C'est un peu effrayant, presque, je trouve, cette intensité-là. Puis je pense que ce qui m'effrayait, c'était d'entendre que ça allait devenir plus intense. Puis je t'avoue qu'il y a eu quelques moments où j'ai entendu la sage-femme nous dire, Ah, mais tu sais, ça va s'intensifier. À un moment donné, ça va être plus, ça va être plus. Tu sais, c'est comme des indicateurs de progression aussi. Mais j'avais du mal à me le représenter. Puis je me souviens d'avoir dit à mon chum, Je ne suis pas sûre que je vais être capable, si ça devient plus intense. Tu sais, je n'arrive pas à comprendre.
- Speaker #0
Comment c'est possible ?
- Speaker #1
Comment c'est possible ? Puis qu'est-ce que ça va faire ? Mais les choses progressent, tu sais, de par elles-mêmes un peu. Fait qu'on s'est vraiment promenées partout. Il n'y avait personne, c'était une fin de semaine. Fait qu'on s'est promenées dans la maison de naissance, dans la cuisine, dans le couloir. Je m'arrêtais à tout moment sur une table de conférence, sur le bord de l'évier, sur le mur, sur le frigo, prendre des contractions. J'ai fait ça pendant des heures. Je n'ai pas eu beaucoup conscience du temps qui passait. C'est comme une bulle où... il n'y a pas grand-chose d'autre à faire que ça. Il ne faut penser à rien, idéalement. En tout cas, moi, je n'avais rien à quoi penser de toute manière. J'ai accueilli cette intensité-là pendant des heures, sans me rendre compte qu'il y avait des heures qui passaient. Et un petit peu plus tard, il a commencé à y avoir des signes que j'avais peut-être un décollement placentaire. Il y avait des petits signaux qui inquiétaient un peu la sage-femme. Donc, elle a vraiment préféré qu'on aille monitorer le tout à l'hôpital. C'était vraiment une mesure de précaution. Puis ça, pour les gens qui ne connaissent pas la pratique sage-femme, peut-être que j'en reparlerai après, mais j'ai une confiance absolue dans les sages-femmes, dans l'équipe de la maison de naissance qui m'a accompagnée et j'ai vu à quel point elles étaient complètement alertes, formées et compétentes en matière de drapeau rouge. Ça a été le cas pendant ma grossesse, mais ça a été le cas ce jour-là. Puis je le dis parce que j'ai hésité en début de grossesse entre un suivi sage-femme et un suivi... plus conventionnelle. J'avais même envoyé les deux requêtes en me disant c'est peut-être la vie qui va décider pour moi. Moi, je ne sais pas ce que je veux. Je n'ai aucun regret d'être allée en maison de naissance. Donc, tu sais, premier élément déjà qui nous demande d'être flexible parce que, oups, le plan d'accoucher à la maison de naissance, tout d'un coup, il est compromis. Mais je vois que mon conjoint, lui, il est déçu. Il est ah, shot, tu sais, on s'en va à l'hôpital. Mais moi... Comme je te dis, j'en avais pas tant de plans. Fait que j'ai dit, ben, c'est pas grave, là. Comme, on fait, tu sais, on fait ce qu'il faut faire. Puis si c'est l'hôpital, c'est l'hôpital. Fait que là, à un moment donné, je me demande, mais tu sais, à quelle heure on va partir ? Quand est-ce qu'on va y aller ? Puis j'entends juste, ben, l'ambulance est déjà là. Ah, on part en ambulance, tu sais. Ça devient comme gros, mais en même temps... Il faut faire ce qu'il faut faire. On est partis en ambulance. C'est impressionnant, mais c'était correct. Il y a de l'humour aussi. On peut trouver de l'humour là-dedans. La sage-femme m'a dit, tu vas voir, les nids de poules à Montréal, ça va aider le bébé. Ça va faire progresser le travail. L'ambiance était quand même bonne. Arrivé à l'hôpital, l'idée, c'était juste de monitorer le cœur du bébé avec une ceinture. Avec des moniteurs. Oui, c'est ça. Pendant, je pense, une vingtaine de minutes pour vérifier que les battements de cœur étaient corrects. Et puis oui, tout était beau. Donc, là, on a eu le choix soit de rester. à l'hôpital ou de retourner à la maison de naissance. Mais là, je vais comme mentionner que j'étais rendue en travail actif. Là, c'était très intense. Je raconte comme un petit voyage en ambulance, mais c'est intense. Je veux dire, les contractions sont vraiment, pour emprunter tes termes, généreuses, sont très puissantes. Je fais mes sons à chaque contraction pour accueillir cette intensité-là et pour rester en quelque part dans ma puissance. C'est intense. pour être celle qui gère en quelque part ma douleur plutôt que de la subir. Fait que j'ai été malade là-bas, tout ça. C'était pas drôle, mais c'était correct. Puis ce qu'on a décidé de faire, c'est de rester à l'hôpital parce qu'il était rendu très tard le soir. J'étais en travail actif et puisqu'on était venu en ambulance, mais qu'on ne pouvait pas retourner en ambulance, il aurait comme fallu aller chercher la voiture à la maison de naissance en taxi. Tu sais, à un moment donné, quand la logistique devient trop compliquée, tu te dis, ben, on n'est pas là pour gérer de la logistique, on est là pour donner naissance. Et puis, il y a une entente qui fait qu'on a pu avoir une chambre de courtoisie à l'hôpital et que j'ai pu accoucher avec les sages-femmes. Donc ça, c'est super le fun parce que je n'ai pas été admise comme patiente. j'ai pu finalement accoucher avec les femmes qui m'avaient accompagnée, juste pas à la maison de naissance. Fait qu'autre petit revirement de situation, bien, le plan d'accoucher en maison de naissance, ça s'est pas passé.
- Speaker #0
Wow ! Oui. Et là, est-ce que tu sais à peu près où t'en es dans ta dilatation ou on sait pas à ce moment-là, il y a peut-être pas eu d'examen ?
- Speaker #1
Je ne le sais plus.
- Speaker #0
Parfait. Magnifique.
- Speaker #1
Que j'aime cette réponse-là. Magnifique réponse. Non, c'est ça. Je ne le sais pas trop. Je pense aussi qu'une chose qui a peut-être été dommage, c'est de tout ce... J'ai appelé ça le brouhaha. C'est que ça a été très long avant que je puisse vraiment m'installer dans ma grotte. parce qu'il se passait un petit peu trop d'affaires, il y avait beaucoup d'actions. Puis ne serait-ce que d'arriver à l'hôpital, de rencontrer tout plein d'autres professionnels, d'entendre les ambulancières jaser. C'est beaucoup de choses qui me ramenaient à ici, maintenant, qu'est-ce qui se passe, où est-ce que je suis. Je ne suis pas dans une anxiété, mais... C'est pas comme être dans une bulle de noirceur paisible, toute douce, où il n'y a pas de bruit. C'était pas ça. Ensuite, il a fallu aussi s'installer dans la chambre. La sage-femme devait placer ses repères au niveau du matériel, ses tables, ses affaires. Il n'y a pas eu cet espèce de calme, peut-être, que j'aurais souhaité, puis que je souhaiterais à quiconque. pour installer la fameuse grotte. Puis en plus, l'hôpital, c'est dans le centre-ville de Montréal. C'était incroyable. J'avais la vue sur le centre-ville. Il y avait même des projections sur un building. C'était comme le nightlife. Mais je me disais, moi, je suis ici pour accoucher. Il ne faudrait pas que je me laisse distraire par tout ça. Quoique c'était comme magnifique, mais c'était un gros contraste avec le petit cocon de la maison de naissance. Donc, à un moment donné, c'est ça. Les contractions continuent. C'est énorme. C'est fort. Puis tu sais... j'ai beaucoup, beaucoup fait de son. J'ai beaucoup essayé de garder en tête que c'était important que tout ça s'exprime. Est-ce que j'ai crié ? Certainement. Mais j'aime presque plus dire que des fois, j'ai comme rugi, qu'il y avait quelque chose d'instinctif, de libérateur aussi dans le fait de laisser ça sortir, je te dirais. Ça me permettait de m'ancrer, ça me permettait de... de donner mon rythme à quelque part à la chose. Et puis, c'est vraiment à 9 cm de dilatation, je te dirais que les hormones, la décharge d'hormones est arrivée. Avant ça, j'étais vraiment comme toute là. C'est à la toute fin que là, il y a comme eu un switch. Puis, je suis tombée dans un état assez drôle, en fait. Moi, j'ai trouvé ça très, très drôle. Je m'en rappelle très bien. Mais c'est un état de lenteur, on dirait, comme mental, où je comprends ce qui se passe, mais mon corps est comme un peu endormi. Je pense que c'est pour aider à... à accueillir la douleur. Mais ça, ça a été vraiment comique, en fait, parce que je me suis mise à parler hyper lentement et à faire plein de demandes. Je ne sais pas si tu as envie que je te donne un peu des exemples. Oui, Je suis intéressée. Parce que je me souvenais aussi d'une chose que tu avais dite dans les cours au paléo, les cours de préparation à la naissance, que le jour de notre accouchement, Tu sais, c'est une journée dans notre vie où les personnes qui ont de la difficulté à s'affirmer, à demander des choses, où là, on doit vraiment laisser tomber toutes ces barrières-là. Où est-ce qu'il faut être absolument capable de dire oui, je veux ça non, je veux pas ça j'aimerais telle chose j'ai besoin de… Fait que j'avais comme gardé ça en tête parce que j'anticipais peut-être un peu ce défi-là. Quoique… J'avais super confiance au sage-femme, mais c'est dur de se représenter qu'est-ce qu'on va vouloir ou pas. J'avais gardé ça en tête. On dirait que quand ma décharge d'hormones est embarquée, ça s'est aussi passé. J'ai commencé à faire des demandes avec ma petite voix de personne pleine d'hormones. J'étais là, j'ai chaud ! J'ai soif ! Tu sais, puis j'arrêtais comme pu, puis même, Annie, c'était tellement comique, là, à un moment donné, mon chum, il met une petite débarbouillette sur le front, parce que j'avais tellement chaud, que là, j'ai dit... En dessous de mes cheveux, la débarbouillette. Je ne voulais pas qu'il l'aille mise sur mon toupette. Il fallait que ça soit en dessous. Mais ça a été comme super. Je m'en rappelle super bien. Puis lui, il était très surpris. Après, il se disait qu'elle était dans un état second. Elle ne va se rappeler d'absolument rien. Mais là, je me suis mise à m'imiter par après. Puis il a vu que j'étais en fait toute là. Mais que mon débit de paroles était au ralenti. Oui, il y a eu des moments où... je le disais, ça fait mal, j'aime pas ça. Je me disais dans ma tête, je pense que je ne referai plus jamais ça, j'ai tellement mal, mais je le gérerai quand même. Je le verrai quand même. Oui,
- Speaker #0
puis là, en plus, tu étais rendue à l'hôpital. Donc,
- Speaker #1
tu aurais pu dire,
- Speaker #0
je veux un transfert et une péridurale. Est-ce qu'il y a un moment donné où ça s'est présenté à l'intérieur de toi ?
- Speaker #1
Zéro. Non. Je pense que je ne me suis même pas faite la réflexion je suis à l'hôpital Pour moi, c'était comme je suis avec les âges femmes Puis la péridurale, elle n'a jamais fait partie de mon répertoire des possibilités. Ce n'est pas de l'ordre de la croyance. Ce n'est pas que je suis contre ça ou rien de ça. C'était juste que je n'ai comme jamais pensé à ça, que moi, j'aurais ça. Fait que... À part un moment donné, je me suis dit, c'est sûr qu'un moment donné, pendant la grossesse, je me suis dit, si jamais, c'est épouvantable, je ne peux pas croire que les sages-femmes vont me dire, Non, il n'y en a pas de péridurale. J'aurais pu demander un transfert à l'hôpital. Je savais que ça, c'était possible parce que quand on va en maison de naissance, c'est pour accoucher sans péridurale, il n'y en a pas d'anesthésiste là-bas. Mais non, ça ne m'est juste jamais venu de la demander. Puis, je me souviens même qu'après l'accouchement, J'ai demandé à la sage-femme, tu sais, à quel moment est-ce qu'on reçoit ça ? À quel moment est-ce que j'aurais pu la demander ? Puis j'ai appris que c'était comme assez tôt, en fait. Ça peut être même au début du travail actif. Tu sais, ça dépend vraiment de chaque personne, mais il n'y a pas eu un moment où... Non, où j'ai pensé à ça, pour être vraiment honnête.
- Speaker #0
Même si ça a été quand même très intense. Puis d'ailleurs, la première fois qu'on s'est vues, après la naissance d'Aurélie, je m'en souvenais toute ma vie, t'es rentrée dans mon bureau et tu m'as dit, Iche, Annie, c'était intense !
- Speaker #1
Oui, oui. C'est hyper intense. Je ne sais pas si c'est intense ou si c'est extrême. Pour moi, c'est les deux. Mais c'est comme plein d'épreuves olympiques en même temps. Le lendemain, j'étais tellement courbaturée, puis je n'avais jamais pensé qu'on était courbaturée. Après avoir accouché, moi, ça ne m'était jamais venu à l'esprit. Mais my God, que j'étais raquée, tu sais, parce que c'est un effort physique comme suprême. Fait que oui, j'ai trouvé ça super, super intense. Puis j'ai envie de partager un petit peu ce qui m'a aidée, tu sais, à gérer cette intensité-là. Il y a différentes choses, mais à un moment donné, je vois un ostéopathe depuis des années, puis je l'ai vu quand j'étais enceinte aussi, on parlait d'accouchement, tout ça. Puis il me disait, tu sais, Ariane, tu vas peut-être entendre que l'accouchement, pour certaines personnes, ça relève un peu de l'expression ultime du féminin sacré. Des fois, il y a ce genre de discours-là, donc il me disait peut-être que tu vas entendre ça, mais... N'oublie pas que ça prend du masculin pour accoucher. Ça prend du yang. Ça prend aussi comme de la puissance. Va puiser là-dedans si tu peux. Puis ça m'a tellement parlé parce que... Je fonctionne beaucoup avec des images dans la vie. Quand j'essaie de me concentrer, de me représenter les choses, ça m'a amenée à créer une image mentale de moi qui donne naissance. C'est un peu flyé, mais à genoux, à quatre pattes, comme dans la terre, au sol. Quelque chose de vraiment brut, où effectivement, c'est un acte qui demeure quand même animal. En quelque part, je me voyais... dans ma puissance, vraiment comme les mains, les genoux dans la terre en train d'accoucher, puis effectivement que c'était pas comme des petits papillons, des petits arcs-en-ciel, c'est comme, on accouche, j'accouche. Fait que ça, ça m'a beaucoup aidée de me rappeler ça. Puis, je pense que dans les autres choses qui m'ont aidée à accueillir l'intensité, il y a une chose que toi, tu avais dite aussi dans le programme prénatal, puis c'était de un, c'est qu'accoucher en silence, souvent, c'est un signe de souffrance. On peut avoir de la douleur, mais on ne veut pas souffrir. Je me suis vraiment autorisée à faire tous les sons que j'avais besoin de faire pour accueillir cette douleur-là, puis la transformer finalement en quelque chose que je faisais, que je projetais. Puis, tu avais aussi dit une autre chose vraiment utile pour moi, puis c'était que oui, on veut une grotte. Oui, on veut une bulle. on veut être dans un cocon, mais on ne veut pas être en état de fermeture. On veut être en ouverture dans la bulle. Puis ça m'a amenée, je te jure que ces paroles-là, je les ai entendues, puis ça m'a amenée instinctivement à me mettre en position d'ouverture quand les contractions étaient vraiment intenses. Je n'ai pas réussi à chaque fois. On s'entend. Sur des centaines de contractions, je les fais quelques fois. Mais je me rappelle que des fois, je me disais, allez Harry, il a... Go, t'es capable ! Puis là, je ressortais de la vague, je levais ma tête, j'ouvrais mes mains, presque comme pour donner ou recevoir quelque chose. Puis je me disais, Reste comme ça en ouverture, ça va mieux passer. Puis comme de fait, le simple fait aussi d'être comme... consciente ou active dans ce processus-là. Tu sais, je ne fais pas juste comme me faire ramasser par la vague, mais je suis dedans, puis je fais un petit quelque chose pour m'ancrer ou pour me rappeler que je suis là, consciente. Ça, ça m'a beaucoup, beaucoup aidée. Puis je trouve ça magnifique, en fait. Même à ce moment-là, je trouvais ça beau d'être capable d'aller dans l'ouverture pour essayer de, justement, garder ma tête hors de l'eau.
- Speaker #0
Parce que cette image-là de vague, tu as beaucoup accompagné dans le processus.
- Speaker #1
au moment de l'accouchement, je ne le sais pas, mais c'est vraiment ce qui m'est venu après pour essayer de l'expliquer à d'autres personnes, puis même d'en faire du sens pour moi-même, de comprendre un peu qu'est-ce que je pouvais retenir de ça.
- Speaker #0
Mais pour moi, c'était comme d'être en plein milieu de l'océan, sans repères, sincèrement, où il y a des grosses vagues. Je ne peux pas arrêter les vagues. Les vagues arrivent, il faut que je les prenne. J'avale des tasses. Les vagues, c'est les contractions. J'avale des tasses. Des fois, je me ramasse la tête en dessous de l'eau, mais je dois me laisser flotter. Je dois me laisser flotter. Parce que si je me débat, je panique et on ne s'en va nulle part. Et je sais que même s'il y a des gens peut-être dans le bateau, la sage-femme, mon chum, ils ne peuvent pas venir me chercher. C'est mort. C'est mon moment dans l'océan. Puis je sais aussi que si j'essaie d'atteindre le rivage trop vite, je vais me faire prendre dans le ressac. je vais me faire bardasser. Je ne peux pas atteindre le rivage avant que ce soit le temps. Puis c'est quand le temps, c'est quand le bébé arrive. Fait que tant que le bébé n'est pas là, il n'y en aura pas de rivage. Ça ne donne rien de m'épuiser à nager contre les vagues. Mais on s'entend qu'on est vulnérable. C'est complètement... C'est bouleversant aussi. Il n'y a personne qui peut nous sauver. Fait qu'il faut être là. puis de notre mieux. Dans l'ouverture, d'essayer d'être comme un peu relax. Puis je dis il faut, mais je veux pas je veux d'aucune manière essayer de dire aux autres qu'il faut que, c'est pas ça. Je devrais le dire au jeu. C'est comment je me souhaiterais de le revivre, si j'ai un autre accouchement.
- Speaker #1
De façon à faciliter, dans le fond, le plus possible ton vécu à travers ça. C'est ça ton objectif.
- Speaker #0
Puis, Toute cette image-là de l'océan, des vagues et tout, ce n'est pas quelque chose que j'avais construit avant. Ce n'est pas une visualisation que j'avais programmée, que j'ai voulu, qui m'accompagne. C'est plus après, je me suis dit, si j'essaie de me créer comme une image, de me représenter ce que ça a été pour moi, c'est ça que ça a été.
- Speaker #1
Et là, tu étais dans toute la liste des choses qui t'avaient beaucoup aidé. Est-ce qu'il y avait d'autres choses dont tu voulais nous parler ? Parce que c'est très précieux, ce que tu nous partages comme astuce.
- Speaker #0
C'est sûr que le soutien de mon chum, ça a été extrêmement précieux. Il comprenait, il comprenait quoi faire. Puis surtout, il a fait de son mieux. Je pense que c'est ça qui était le plus important parce qu'il était aussi, je ne veux pas dire dépassé, mais je veux dire, c'était aussi nouveau. Nous, on est des nouveaux parents, c'est notre premier enfant. On ne sait pas trop ce qui se passe. Puis, Nous, on pensait d'accoucher à la maison de naissance. On était rendus à l'hôpital. Il y avait des choses qu'on n'avait pas apportées. Par exemple, on n'avait pas apporté de bol. Tu nous suggères d'apporter un bol d'eau pour les compresses froides. Nous, on n'en avait pas parce qu'à la maison de naissance, il y en a. Mais là, on en avait un pour les chaudes. C'était les sages-femmes qui utilisaient les compresses chaudes pour mon périnée. Mais mon pauvre chum, il n'arrêtait pas d'aller courir au lavabo, mouiller les compresses, quand je lui disais mais tu ne peux pas alterner avec ma petite voix pleine d'hormones. J'ai chaud. Je le voyais bien qu'il se démenait. Il n'a pas arrêté une seconde. Puis ça, c'est sûr que ça fait vraiment qu'on a été en équipe du début à la fin. Les sons, il les a faits avec moi. Il est grand, il fait six pieds, je ne sais pas quoi, mettons six pieds deux ou trois, je ne le sais jamais, mais lui penché pour m'accompagner tout le long, presque à chaque contraction, il a travaillé vraiment fort. Ça, c'est sûr que ça a été... hyper, hyper précieux. Puis même, c'est vraiment drôle parce que, tu sais, rendu plus loin, à partir de 9 cm, quand je suis vraiment dans ma grotte, dans mes hormones, j'ai beaucoup les yeux fermés, je ne vois plus rien, je n'ai plus trop conscience de ce qui se passe. Puis c'est bien correct. En fait, j'ai conscience de ce qui se passe, mais je ne m'accroche pas à des repères visuels. Je suis vraiment dans ma bulle. Puis après l'accouchement, j'ai vraiment eu besoin de beaucoup... recoller les morceaux, comme si j'avais plein de morceaux de casse-tête et que je voulais reconstituer l'image. Pendant des jours, c'est juste une parenthèse, je vais revenir à mon propos, pendant des jours, j'ai posé des questions à mon chat. Mais qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Mais là, t'es la femme ! J'avais vraiment besoin de pouvoir me raconter une histoire qui était cohérente. Puis à un moment donné, j'ai demandé, Mais toi, pendant la poussée, qu'est-ce que tu faisais ? Et puis, je me disais, Ben... c'était contre ma main que tu poussais. J'avais comme mon pied qui poussait dans sa main. Puis j'avais... Moi, je pensais que c'était la sage-femme. J'ai jamais pensé que c'était lui. J'ai jamais réalisé. Fait que, tu sais, pour te dire à quel point il a été actif, que ça a été, en fait, un de mes principaux appuis tout le long de la poussée, sans même que je le sache.
- Speaker #1
Est-ce que tu trouves que ça l'a enrichi, votre relation, d'avoir vécu ce moment-là ensemble ?
- Speaker #0
Oui, puis en même temps, nous, on était prêts à ça. Ça va avoir l'air cucu, mais on est déjà une bonne équipe. Je suis embarquée dans cette aventure-là en pleine confiance. Comme je disais, j'ai une grossesse quand même assez difficile pour une grossesse sans complications. Mon chum a tellement été à la hauteur à tous les niveaux que c'était comme la suite. logique. Mais c'est sûr que d'avoir quelqu'un qui est là, qui est rassurant et qui n'a pas mal. Il y a ça aussi. Quelqu'un qui va dire, ça va aller. Oui, tu penses que tu ne seras pas capable, mais tu vas être capable. Ça va aller. Sans trop d'explications, juste cette présence-là rassurante, c'est sûr que ça a énormément aidé. Je te dirais qu'une autre des choses qui a beaucoup aidé, je crois, en tout cas, c'est ce que je me raconte, c'est que je me souvenais aussi que tu nous as parlé et que si on pouvait, à la toute fin de la poussée, d'essayer d'y aller doucement, pour ne pas déchirer, notamment. Ça fait que j'ai vraiment des souvenirs assez clairs de savoir qu'il faut que je pousse, mais d'essayer de le faire un petit peu dans le contrôle, parce qu'on est rendu assez près que... c'est OK. Ça s'est bien progressé. Puis de vraiment le sentir, mon périnée, peut-être comme, OK, vas-y, mais pas trop fort. Vas-y dans la douceur. J'ai réussi un petit peu. Puis en fait, j'ai pas déchiré du périnée. J'ai eu comme une petite déchirure ailleurs. Mais non, ça s'est bien passé, ça.
- Speaker #1
Et avant d'arriver à ce moment-là, est-ce que t'as eu la chance d'expérimenter la poussée réflexe ?
- Speaker #0
Oui. Fait que si je finis un petit peu ce récit-là, fait que j'ai pris beaucoup de contractions debout, Nightlife, Centreville, à un moment donné, les hormones sont embarquées, les contractions sont devenues hyper intenses, puis les sages-femmes. m'ont dit Pourquoi tu n'irais pas sur le lit ? Ça fait comme deux jours que tu es debout avec tes contractions. On va aller sur le lit. Elle voyait que ça devenait vraiment très intense. Je me suis mise à quatre pattes sur un ballon. La poussée a commencé d'elle-même, pour être honnête. À un moment donné, je pense que je n'étais peut-être pas complètement dilatée. On m'a demandé de ne pas pousser. pour attendre un petit peu, je pense que les conditions soient vraiment favorables. Ça, c'était hyper difficile. Puis même, j'ai relu les notes de l'accouchement. La sage-femme m'a donné les notes de l'accouchement puis elle a noté que je disais, Ça pousse, ça pousse ! Parce que ça poussait, Colline. Ça s'est mis à pousser. Moi, j'ai poussé à quatre pattes. Puis à un moment donné, Les sages-femmes sont devenues très directives parce que le cœur du bébé a commencé à décélérer. Ça fait qu'à un moment donné, on moniteure le cœur du bébé très régulièrement. Je pense que c'est comme à chaque contraction. Plus le cœur a commencé à décélérer. Je pense que ce n'est pas anormal, mais ça a été une surprise que là, tout d'un coup, elles, elles deviennent très directives. Puis encore une fois, tant mieux. Encore une fois, pour moi, ça ne parle que de leur compétence, du fait qu'elles savent exactement où elles s'en vont, comment les choses doivent se passer. Puis, quand est-ce que c'est... Là, c'est elles qui doivent embarquer pour guider le processus. Fait que c'est ça qu'elles ont fait. Fait que là, je devais en fait constamment me retourner, passer du dos au côté, au dos au côté, au dos au côté, comme pour aider le bébé, Aurélie, on va l'appeler Aurélie, à progresser. Fait que ça, ça a été... C'est un peu dur parce que... Parce que c'est comme brusque. tout d'un coup, dans cette espèce de bulle-là, moi, j'étais vraiment beaucoup dans la lenteur. Puis là, j'avais presque des ordres. On se tourne. OK, go, on se tourne. Maintenant. OK, je me tourne. Puis oui, j'avais la poussée réflexe, ça fait que j'essayais de pousser, mais en essayant d'écouter des consignes. Puis non, sans un peu de stress, je t'avoue. mais je pense que c'est complètement normal. C'est juste qu'elle, elle veut s'assurer que si le cœur décélère, que le travail continue à progresser. Fait que c'est ça qu'on faisait en me mobilisant de cette manière-là. Oui. Fait que, voilà, j'ai poussé, poussé, poussé, tu sais, de mon mieux, fort. Puis ce qui était super drôle pour moi, c'est que quand elles m'ont dit, Hey, ton bébé s'en vient, tu sais, ça sera pas long, tout ça je me dis, Parfait, tu sais, 3-4 poussées. d'où je venais, moi, 3-4 poussées. Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. J'étais naïve, mais c'est correct. Finalement, j'ai poussé pendant une heure et quart de temps. Une chance que je ne le savais pas d'avance, que ça durait une heure et quart, mais ça a passé super vite. Je n'ai eu aucunement conscience que ça avait pris ce temps-là. Je pense que c'est assez rapide pour une poussée pour un premier bébé. Mais j'avoue qu'après, mes 3-4 premières poussées, le bébé n'était pas là. Je me disais, OK, oui. Ça va être vraiment plus long que ce que je pensais. Ce n'est pas si facile à pousser. J'ai trouvé ça quand même très forçant et dur, je pense, de bien pousser. De pousser comme avec le bas et pas de rester bloqué dans ma respiration. Ce n'est pas facile. Moi, je n'ai pas trouvé ça facile, en tout cas.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'a aidée, justement, même si ce n'était pas facile, à bien orienter ?
- Speaker #0
Honnêtement, je ne sais pas. Je pense que j'ai juste donné mon maximum. J'essayais d'avoir une genre de conscience corporelle et d'écouter les instructions. Mais je ne peux pas dire plus que ça.
- Speaker #1
Quand tu as commencé à sentir Aurélie qui descendait vraiment et qui arrivait au niveau de ta vulve, comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
Bien, ça s'est bien passé, sincèrement. Moi, on m'avait beaucoup parlé de l'anneau de feu, ou le petit couronnement, le grand couronnement, ces affaires-là. mais ça n'a pas été si pire que ça. Puis même, je te disais que c'était pas mal comique, tout mon état second. Puis à un moment donné, il y a une des sages-femmes qui dit, Ah, ça brûle, ça doit vraiment brûler en ce moment. J'y réponds, Non, ça ne brûle pas. J'étais un peu off, là. On va se le dire. Je suis un peu off. Ça a été correct. Je pense que ma surprise ou je pense que ce que j'avais oublié, c'est que c'était normal que la tête du bébé sorte et re-rentre. À un moment donné, quand j'ai entendu Ah, elle est rentrée j'ai été découragée. J'ai dit Non ! Un peu comme Elle ne sortira jamais Parce que j'étais un peu à bout de... peut-être à bout de force, en tout cas, j'avais déjà donné beaucoup d'énergie. Mais là, tout de suite, tout le monde, les deux sages-femmes, mon chum se sont faits super rassurants, puis ils m'ont dit, non, non, c'est bon, c'est bon, c'est normal, c'est comme, relax, c'est correct, mais je pense que, tu sais, j'ai envie de le mentionner parce que tu sais, tu as souvent parlé de... du fait que ce qui se dit en salle d'accouchement, ça nous influence. Si on veut protéger la grotte, essayer de diminuer au maximum les conversations, les stimuler, bien ça, c'est un bon exemple. Puis en même temps, c'est tout à fait normal que la tête du bébé rentre. Mais pour dire à quel point, je pense, j'étais comme sensible à ce qui se passait. Puis autant j'ai senti que j'étais dans ma puissance, avec un grand P, autant j'étais super vulnérable. de me faire dire Go, go, il faut que tu pousses avec en bas, ne bloque pas ta respiration. Mais là, tu essaies de performer pour bien faire les choses parce que je ne sais pas moi c'est quoi la conséquence de ne pas bien faire ça et je ne l'ai jamais fait. Je me suis quand même demandé est-ce que le cœur du bébé est en train de trop décélérer ? Est-ce que mon bébé est en train de manquer d'air ? Ça, ça a été vraiment quelque chose qui m'a... suivi pendant un moment, même après la naissance. J'avais vraiment besoin de savoir, mais allais-tu m'enquider, allais-tu m'enquider ? Parce qu'à un moment donné, les sages-femmes étaient tellement directives. Puis là, ils me Passe, allez-y, t'es capable, on va l'avoir. Puis là, je ne l'avais pas, puis je ne l'avais pas. Puis je le prenais un peu comme, je ne l'ai pas, je ne suis pas capable, je n'y arrive pas. Mais pas à cause de leur façon d'accompagner, juste parce que j'étais aussi rendue, c'est ça. la petite Ariane qui donne son max, mais qui a beaucoup, beaucoup, beaucoup poussé, puis qui est fatiguée, puis qui ne comprend pas que, même en donnant son gros maximum, on n'est encore pas rendu au rivage.
- Speaker #1
Oui, et que c'est normal que ça prenne du temps. Que même si tu es parfaite, puis que tu travailles super bien, c'est normal que ça prenne du temps.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Alors, Aurélie a fini par sortir. c'est son père qui l'a accueilli avec les sages-femmes. Tu vois, ça, c'était une autre chose où moi, dans mon plan de naissance, je n'avais pas mentionné que je voulais accueillir le bébé. Je m'étais dit, je vais sûrement être vraiment trop occupée. Si j'accouche, mettons, à quatre pattes, on dirait que de façon très pragmatique, je me dirais que mes mains ne seront pas libres. Je ne pourrais pas. Je m'étais dit que j'avais envie que ce soit son père qui l'accueille. Ils ont fait ça en équipe. avec les sages-femmes. Puis, là, on a attendu le cri. Et il n'y en a pas eu. Il n'y a pas eu de cri. Aurélie était super calme. Elle avait les yeux ouverts. Moi, je la décrirais comme calme. Son père l'a décrite comme... Ah, je cherche le mot. Amorphe ? Ah, amorphe, merci. Oui, c'est ça, un peu comme pas sans vie, mais il ne se passait pas grand-chose là-dedans. Fait qu'on a eu déjà là un peu une différence de perspective. Et le cri n'est comme jamais venu, en fait. Puis on a appris par après que c'est normal, qu'il y a plein de bébés qui ne crient pas, que ce n'est pas grave. Mais Aurélie est née toute calme et puis elle est demeurée calme. C'est un enfant calme. Je trouve quand même que son entrée dans le monde est à l'image de qui elle est. Puis là, il y a eu quand même des petites techniques pour essayer de s'assurer qu'elle respire bien. Les sages-femmes l'ont beaucoup frotté, emballé dans des couvertes. Elles lui ont donné de l'air, pas de l'oxygène, mais juste comme des petits push-push d'air pour essayer de débloquer ses voies respiratoires, tout ça. Éventuellement, ça a été correct, mais il y a eu aussi ça. que quand on le sait pas moi je me disais ouf ma poussée à la fin fallait que ça sorte, ça sortait pas elle est sortie, elle a pas fait de cri, on la frotte on lui donne de l'air, elle a-tu manqué d'air elle a-tu manqué d'air, on dirait que c'était comme ma grosse question puis après elle a été déposée sur moi puis c'était juste magnifique tu sais c'était comme ah enfin elle a un petit paquet tout chaud tout mou, tout doux puis là on est arrivé là Ouais, le rivage. Le rivage. Tu sais. Ouais. Fait que ça a été ça, mon moment. À moi. C'était juste bon. Puis tout de suite, je l'ai comme approché. Je sais pas si c'est un regret. Je l'ai pas laissé ramper jusqu'au sein. parce que moi, vraiment, j'étais super naïve. Je pensais que ça se passait vite, ça. Tu sais, comme si un bébé s'avait rampé avec ses mains et ses pieds. Puis là, j'ai compris qu'un petit bébé qui rampe, c'est comme qu'il se donne des petits coups pour monter. Fait que là, j'ai bien vu que ça serait pas comme le sprint, puis qu'elle serait pas montée en 20 secondes. Ça prend du temps et on dirait que j'ai... Je sais pas pourquoi, j'ai comme voulu lui épargner cet effort-là. je me suis dit, ouf, t'as beaucoup travaillé, j'ai beaucoup travaillé, viens, on va se coller. Fait que là, j'ai les prises, puis j'ai comme donné plein de petits becs, puis on était ensemble, puis je l'aimais immensément. Puis ce qui est particulier, c'est que mon chum, à ce moment-là, lui, il n'a pas vécu ça. Lui, il est comme resté stressé, en fait. Ça n'a rien à voir avec l'amour pour notre fille. Ce qui se passe, c'est que lui, je pense qu'il a trouvé ça stressant de voir que les sages-femmes devaient être directives avec moi, de voir que je poussais vraiment beaucoup, qu'il fallait que ça progresse, qu'Aurélie ne crie pas, qu'il la trouve amorphe. Fait que lui, il est comme resté sur un stress. je crois, je ne veux pas parler à sa place, mais d'être comme pas certain que ça allait, que ce n'était pas l'atterrissage peut-être en douceur que moi j'étais en train de vivre. Ça, on s'en est parlé après, puis je le voyais aussi, je pense que lui, ce n'était pas comme, il n'était pas dans la ouate à ce moment-là. malheureusement, mais je comprends qu'il s'était inquiété. Je peux finir avec un petit détail qui est logistique, parce que ça fait partie de notre histoire, c'est que dans le fond, c'est un peu dommage, mais c'est la vie. Une autre chose un peu inattendue, c'est que les sages-femmes, elles restent avec nous, c'est pas inattendu, si on le savait, elles restent avec nous trois heures après l'accouchement. c'est ça leur modèle, c'est comme ça que ça fonctionne. Puis après trois heures, elles sont comme, elles quittent. Puis là, on reste avec une assistante natale. On n'est pas laissé à nous-mêmes complètement, mais elles ont comme terminé leur travail de sage-femme d'accompagnement à la naissance pour ce moment-là. J'espère que je l'explique bien. Et je crois que c'est ça qui fait en sorte qu'on doit quitter l'hôpital trois heures après l'accouchement. Ça fait que ça passe vite, trois heures, quand un bébé vient naître. On atterrit de nos émotions, on prend contact avec le bébé, on met le bébé au sein quand ça s'est fait. Ils font leurs affaires, leurs tests, l'abgar, tout ça. Il y a de la paperasse à remplir. Puis là, nous, on est arrivé à l'ambulance, mais il faut qu'on reparte. pas en ambulance. Fait que là, mon pauvre chien, à comme deux heures du matin, lui a dû partir en taxi de l'hôpital pour aller chercher notre voiture à la maison de naissance, revenir en voiture nous chercher pour qu'on puisse retourner à la maison de naissance. Heureusement, c'était vraiment tellement extraordinaire. À la maison de naissance, ils ont accepté qu'on aille se reposer là-bas. avant de rentrer à la maison. Comme si j'avais accouché là, finalement. Donc, on a pu aller se poser dans une chambre, dans un lit, avoir un bon déjeuner, se reposer, puis atterrir, pas juste rentrer chez nous. On aurait pu rentrer chez nous, mais on a décidé de se poser à la maison de naissance. Mais ça fait quand même que lui, sa rencontre avec Aurélie, ça a pris un peu plus de temps parce qu'il fallait qu'il gère. Puis c'est une autre chose. sur quoi tu mets beaucoup d'accent dans le programme au Paléo, c'est que le conjoint ou la conjointe, c'est comme la personne chargée de projet. Puis ça, mon chum, il a vraiment assuré à ce niveau-là. Fait que c'était comme un peu dommage. Puis ce que lui m'a raconté, c'est que là, il était comme en voiture à se dire,
- Speaker #1
Ah, je suis père.
- Speaker #0
Tu sais, je suis père, mais comme je n'ai pas encore vraiment pris contact avec mon bébé parce qu'à un moment donné, il faut que tu te dépêches, il faut que tu partes, il faut que tu reviennes, ta-ta-ta-ta-ta. Fait que je pense qu'il était un peu comme, tu sais, en plein milieu de la nuit, dans un taxi, puis après ça, dans notre auto, à se dire comme, wow, tu sais, qu'est-ce qui vient de se passer ? En tout cas, j'espère pas mal traduire ses propos, mais ça a été vraiment après qu'il a pu vraiment embrasser, incarner ce rôle-là de papa, puis d'accueillir sa fille, de prendre le temps, finalement, de prendre le temps.
- Speaker #1
C'est vrai que c'est intéressant que tu nous racontes tout ça parce qu'il y a des implications avec le transfert. Oui. Après, ce n'est pas juste pendant.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, c'est un peu notre erreur. Moi, j'aurais dû partir en ambulance, lui avec la voiture. On a décidé d'y aller ensemble. Mais ce n'est pas grave, mais oui, il y a des implications. Oui, et je pense que sur le moment, on a pensé vite et on s'est dit, bien... on a envie d'être ensemble. Je ne sais pas trop. Je pense qu'on n'avait pas compris qu'on n'aurait pas de l'éclat. Pour être honnête, j'étais comme Ah, OK ! Tu dois partir en taxi à 3h du matin. OK ! Alors, si je partage quelques petites réflexions finales, il y a une chose qui m'avait marquée quand j'ai commencé le suivi en maison de naissance, c'est... La sage-femme qui m'a dit, tiens, un accouchement naturel, sans péridural, ça se prépare. je me suis dit, OK, ça se prépare. Ça se fait. On fait ça depuis toujours, depuis la nuit des temps, mais ça se prépare. J'ai pris ça au sérieux. Puis j'ai eu la chance, je ne sais même pas en fait comment on est tombé sur ton programme, Annie.
- Speaker #1
Peut-être parce que ton amour est ostéo, c'est peut-être ça le lien qui nous unissait.
- Speaker #0
Oui, j'imagine. On est comme tombé sur le programme au paléo, le prénatal. Et puis, on a décidé aussi de suivre ces cours-là. Puis, ça a été comme une super décision. Puis, j'étais quand même fatiguée. On se rappelle, j'étais malade, on a déménagé. C'était super intense. C'est beaucoup d'informations. Après ça, on l'a trié. on prend ce qu'on veut, on laisse ce qu'on ne veut pas, mais ça a été extrêmement aidant pour moi de me faire dire de me préparer, puis de le faire, d'avoir le matériel, en fait, pour me préparer. Puis j'ai beaucoup aimé avoir toute une panoplie d'outils que je pouvais utiliser et que mon chum pouvait utiliser. Fait que j'ai beaucoup aimé avoir tous ces outils-là. Puis tu sais, au final, j'en ai pas utilisé tant que ça. J'ai utilisé les sons, j'ai pris mes contractions debout pendant deux jours de temps, mais c'était parfait d'avoir toutes les autres options. Ça, c'est quelque chose que j'ai énormément apprécié, cette préparation-là, ce programme-là. Puis le fait qu'on soit responsabilisés aussi, ça arrive pas. Je veux dire, on est capables, mais... mais ça n'arrive pas comme par magie. En tout cas, moi, ça m'a parlé à tout le moins. Puis c'est quelque chose que j'ai énormément apprécié du suivi, en maison de naissance, du suivi avec les sages-femmes. C'est le fait que c'est une approche qui est axée sur la compréhension, sur l'éducation, sur le consentement, sur les choix, sur l'empowerment. Fait que je trouve que ça nous a préparés. à l'accouchement, mais ça nous a préparés comme parents à prendre des décisions à propos de ma grossesse, à propos de mon suivi de grossesse, à propos de plein de choses, à propos de l'accouchement. Puis là, à un moment donné, quand ça fait neuf mois qu'on te demande un peu ton avis, qu'on te propose des options, que tu as à choisir, que tu réfléchis, que tu dis, bon, est-ce que je veux plus ci ou ça ? Qu'est-ce qui est important pour moi ? Bien, nous, on s'est sentis plus prêts à être parents. Puis je trouve que c'est ça aussi, l'empowerment, c'est de rendre. les gens qui sont suivis, autonomes. Ça fait que ça, ça a été vraiment un immense cadeau qu'on a reçu d'avoir été accompagné par des sages-femmes. Et puis, depuis qu'Aurélie est née, là, on suit le programme post-natal de la communauté Opaleo. Et j'adore ça. J'en mange, je capote. Je parle d'Annie à plein de monde, si bien que là, j'ai arrêté de dire, Ouais, vous savez, la doula ostéopathe, je t'appelle Annie. Puis comme... Les gens le savent, mais j'adore ça. C'est un programme qui est extrêmement complet. qui moi me stimule beaucoup intellectuellement. Puis c'était une de mes craintes un petit peu en congé de maternité, de trouver ce long, de trouver ce plate, que mon cerveau soit peut-être pas assez stimulé. Bon, ça, ça se passe pas. Mais c'est très, très nourrissant. C'est comme tout un domaine de connaissances, d'accompagner les enfants dans leur développement. socio-affectives dans leur développement psychomoteur et je trouve ça passionnant. Puis en plus, toi, tu nous transmets ta passion d'une façon magnifique, inspirante, mais c'est vraiment pour moi de la nourriture qui me fait sentir aussi bien outillée pour observer notre bébé puis l'accompagner de notre mieux. Encore en confiance avec des outils, puis il y a tout plein de choses plein de notions, de stratégies dans ce programme-là, dont je n'avais absolument pas conscience même qu'elles existaient. Je me sens non seulement outillée, mais en fait, je me sens riche de ces connaissances-là. C'est trippant. Je te remercie. Aux parents qui hésitent, le programme postnatal, c'est vraiment un must. Je ne me fais pas payer pour dire ça. C'est vrai. Vraiment, j'adore ça. Je suis très,
- Speaker #1
très contente. Merci tellement d'être venue nous raconter. Écoute, toi qui hésitais,
- Speaker #0
je suis contente de vous avoir raconté mon récit.
- Speaker #1
Une chance que tu aies venu. Merci beaucoup et félicitations pour la naissance de ta fille et tout ce beau processus-là de prise de pouvoir que tu as fait, vraiment.
- Speaker #0
Merci, Annie.
- Speaker #1
C'était délicieux comme épisode. Et si tu avais pu, toi aussi, avoir le visuel en plus, c'était wow ! Parce qu'Ariane est passionnante dans ses mots, mais elle est aussi très colorée dans sa gestuelle, dans ses mimiques. Elle est très, très expressive. C'était absolument délicieux. Et je pense que tu vas pouvoir profiter de nombreux trucs dont elle nous a parlé, qui sont des trucs pratico-pratiques vraiment intéressants en lien avec la préparation à l'accouchement. Donc, j'espère que tu as aimé. Si tu as envie de nous écrire en lien avec cet épisode ou un autre épisode que tu as écouté, tu peux le faire via Instagram et aussi via mon adresse courriel. que tu trouveras dans la description de l'épisode. Si tu as envie de t'inscrire au 11 clés pour une naissance facilitée, tu peux le faire en allant dans la page de l'épisode. Même chose pour l'atelier Les super pouvoirs de ton bébé, auquel je te convie si tu es en fin de grossesse, disons à peu près, disons troisième trimestre, ou encore directement en post-natale. C'est un atelier dans lequel je te parle d'astuces vraiment importantes pour pouvoir accompagner ton bébé au mieux. Je te souhaite une magnifique semaine avec plein de petits, de moyens, de grand bonheur, de grand plaisir et je te dis à la semaine prochaine.