- Speaker #0
Avant de te présenter l'épisode d'aujourd'hui, j'ai envie de te remercier pour ta patience. Je suis pas mal certaine que tu aimerais que les épisodes du podcast sortent plus fréquemment. Et d'ailleurs, c'est un désir que moi j'ai aussi. À chaque nouvel épisode que je t'offre, c'est une fête pour moi, vraiment. Alors sache que le podcast reste pour moi un projet vraiment important et que si les nouveaux épisodes ne sortent pas aussi souvent que je le voudrais, C'est vraiment par manque de temps et non pas par manque d'amour pour enfanter librement sans se faire accoucher. Surtout, je reçois à chaque semaine de nombreux messages de votre part pour me parler d'à quel point le podcast vous fait vibrer. À chaque fois, ça me rend vraiment heureuse de vous lire. La réalité, c'est que je suis quelqu'un qui jongle constamment avec de nombreux projets. Il y a le programme prénatal, il y a le programme postnatal, il y a les réseaux sociaux, il y a le podcast. Et tout ça, je le nourris au mieux, mais évidemment, ça fait une jonglerie qui est quand même assez intense. Et d'ailleurs, en parlant de projet, je t'invite à t'inscrire à ma masterclass gratuite « Accoucher avec assurance du doute à la confiance » . C'est une conférence pendant laquelle les outils de gestion de la douleur sont en vedette et je te fais une promesse, tu vas apprendre plein de choses nouvelles, des éléments qui vont te permettre de mettre des choses concrètes en place pour ta propre expérience. Alors, sans plus tarder, aujourd'hui je te partage la discussion que j'ai eu la chance d'avoir avec mon amie Catherine à quelques jours seulement de la naissance de son deuxième bébé. Elle nous ouvre son cœur avec une sincérité rare. Elle nous partage comment elle a intégré sa première expérience qui n'a pas été exactement comme elle l'aurait souhaité. Elle nous partage aussi comment elle se prépare présentement à vivre la naissance de son fils qui va arriver d'un moment à l'autre. Merci. Cet épisode est lumineux, touchant et profondément humain. Il parle de lâcher prise, de transformation et de ce voyage intérieur que la naissance nous invite à faire.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs. Voici Tadoula Ostéo, Annie Béreur.
- Speaker #0
Allô Coucou Catherine Très heureuse de te recevoir. Tu es enceinte. Plus enceinte que ça, ce serait difficile.
- Speaker #2
En effet.
- Speaker #0
À quelques jours de donner naissance.
- Speaker #2
Oui, 39 semaines demain.
- Speaker #0
Et j'avais envie qu'on se rencontre avant la naissance pour voir comment t'allais, voir comment tu te sentais, comment aussi tu t'étais préparée pour cette naissance-là. Parce que la dernière fois, mais la seule fois où t'as donné naissance, C'est tout. été une expérience qui a été différente de celle à laquelle tu aspirais.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
Et j'avais envie que tu nous racontes comment tout ça s'est passé pour toi dans ta tête de récupérer, de faire les deuils en lien avec ça et comment on se prépare pour une deuxième naissance quand la première a pas été tout à fait comme on voulait. Puis comme on comprend pas en plus dans ton cas, on comprend pas exactement ce qui s'est passé tant que ça.
- Speaker #2
Écoute, c'est une grosse question. Je pense qu'il y a une part de go with the flow aussi. On essaie de se préparer. Ce n'est rien de rationnel. Avec le recul maintenant à 39 semaines, je pourrais dire qu'à la première grossesse, j'avais fait des cours de yoga. Je m'étais préparée. J'avais lu des livres, etc. Cette fois-ci, j'ai écouté la formation en paléo. Ce n'est pas passé dans le corps. C'est plus passé sur les podcasts, les marches, dès que je faisais une activité à la maison, ménage, j'allais ça dans les oreilles. Me connecter plus à des récits, ça m'a beaucoup aidée. Puis de me remémorer aussi au travers de la formation de paléoprénatale, les choses techniques. Ça, je l'ai fait au début, comme milieu de grossesse, on va dire. Après ça, j'ai ressenti le besoin de plus me plonger dans des récits, pour être plus en contact avec l'humain. qui donne naissance, plus que l'aspect rationnel de la chose. Je me sentais assez confortable et outillée dans mon rationnel pour essayer de descendre et d'accueillir plus le ressenti. Une chose qui était vraiment importante pour moi dans ma préparation pour mon deuxième accouchement, c'était de discuter de mon premier accouchement avec mes sages-femmes. On a fait venir le dossier, on en a discuté, on l'a lu. À ce jour encore, on n'a pas vraiment d'explication, mais cela étant dit, je l'ai quand même bien vécu. Par contre, ça m'a obligée à faire un certain deuil de la partie, comment je dirais, plus alternative de moi, puisque j'ai eu un transfert médical et un accouchement un peu plus médicalisé. C'est comme si je n'avais pas réussi quelque chose. Puis j'ai dû comme mettre un peu le côté alternatif de moi de côté. Donc la deuxième grossesse, ça a été peut-être un peu plus de la retrouver. Puis maintenant, en fin de grossesse, je réalise que je ne l'ai jamais perdue. En parlant, en écoutant des récits, en parlant avec mes proches, des groupes de mamans, en fin de grossesse, j'ai comme réalisé que tout ça était en moi, cette intuition-là, cette connexion avec mon bébé, même si je n'avais pas l'impression. Donc voilà, ça a été comme ça que j'ai fait le deuil de mon premier, mais en même temps, j'ai appris de ça pour être la maman que je suis, puis la maman qui va donner naissance aussi, et qui a aucune idée de comment ça va se passer. Mais la naissance de Rose, on l'a transférée en maison de naissance, puis en milieu hospitalier. La richesse que ça m'a apporté, c'est que maintenant, je connais les trois milieux où on peut donner naissance, donc ça ne me fait absolument pas peur. Peu importe où j'atterris dans la naissance de mon fils, on dirait que c'est des lieux déjà connus.
- Speaker #0
Donc, ce que tu dis, c'est que le lâche-et-prise a été invité à travers cette expérience-là. Est-ce que tu as réussi à bâtir une confiance ? Est-ce que tu y crois présentement qu'une naissance à domicile physiologique est possible pour toi ou il y a un petit doute qui persiste ?
- Speaker #2
Bien, je te dirais que... je sens pas de confiance, je sens pas de doute je sens que c'est juste ça pis c'est pour ça que tout à l'heure je parlais de reconnecter avec mon intuition pis ma confiance que je pensais ne pas être là mais qui est là, c'est comme si t'sais quand c'est là pis c'est juste là t'as pas l'impression que c'est là parce que tu le sens pas concrètement mais c'est juste ça je sais pas si je suis très claire mais l'accouchement à domicile pour moi ça fait juste son sens Merci. On passe une grande partie à la maison, dans n'importe quel accouchement. Pour moi, juste de rester là, c'est là où je me sens le plus en sécurité. Puis si tout va bien, puis qu'il n'y a pas de signes qui nous demanderaient de transférer en prévention. Parce qu'il faut dire que le transfert de la première naissance, c'est très bien fait parce que je connaissais les signes préventifs. J'avais un loup sur les yeux, j'avais des écouteurs dans les oreilles. aucun souvenir visuel du transport en ambulance. Et ça, là, tu sais, dans les souvenirs traumatisants, moi, je suis quelqu'un de visuel, puis si j'avais des souvenirs visuels de ces néons puis de ces wraps d'ambulance, je pense que ça aurait été difficile. Alors que là, je sais que c'est un transfert qui est préventif. Et puis, quand je suis arrivée, on était le 1er janvier dans la salle, tout vitré, c'était magnifique. C'est le seul souvenir que j'ai. C'est très, très, très beau. Donc, pour moi, la maison de naissance, c'était super chouette, mais je me dis, tant qu'à transférer après à l'hôpital, je vais juste rester chez nous. Puis s'il faut, on ira à l'hôpital tout de suite, comme la majorité des femmes au Québec.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, exactement. J'en profite pour dire que la majorité des transferts qui ont lieu des sages-femmes vers le milieu hospitalier se font justement dans des situations qui sont non urgentes. Souvent, quand on entend « transfert » dans notre... peut-être on imagine comme dans les séries télévisées. La mère est à l'article de la mort, puis le bébé aussi, puis c'est une catastrophe. Une histoire souvent qui n'existe même pas dans la vraie vie, qui nous est proposée. Mais là, dans ce cas-ci, pour toi, comme pour la majorité, tu allais bien, ton bébé allait bien, mais il y avait des choses qui faisaient que le travail n'évoluait pas aussi positivement qu'on aurait voulu finalement.
- Speaker #2
Puis des petits signes qui nous demandent un monitoring plus constant que le milieu hospitalier est en mesure de nous offrir. Fait que je me dis, si c'est la même chose, je vais juste aller à l'hôpital, puis ça va être bien correct comme ça aussi.
- Speaker #0
Wow Lâchez prise, lâchez prise, vraiment.
- Speaker #2
Entre-temps, quand j'ai eu Rose, on était dans notre petit appartement. Puis entre-temps, j'ai travaillé sur la rénovation de notre nouvelle maison. Puis on dirait que ça fait du sens aussi d'accueillir notre bébé. Parce qu'on a fait ce projet-là pour agrandir notre famille. C'est ça, maintenant on meuble la maison par des petits cocos. Fait que pour moi, ça fait du sens de poursuivre mon aventure de maison en accueillant mon bébé.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes. jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Oui, puis pour la petite histoire, quand Catherine a planifié son grand garde-robe, comment on appelle ça déjà, un grand garde-robe ?
- Speaker #2
C'est comme un walk-in. Ah oui, c'est ça. C'est pas ça.
- Speaker #0
Exactement. Et sa salle de bain, quand elle a... planifié ça quand elle a travaillé avec les ouvriers pour que ça puisse se mettre en place, elle avait sa vision déjà de donner naissance de cet endroit-là.
- Speaker #2
En effet. En effet, un peu secrètement, j'avoue, mais j'y rêvais, j'y passais tout le temps.
- Speaker #0
Et Catherine va revenir, évidemment, pour qu'on enregistre la suite de ce que tu es en train d'écouter lorsque le bébé sera né. Donc, toi, tu as la chance d'avoir toute l'histoire en continu, mais moi, présentement, pas, là. L'autre jour, on était au resto, puis tu me dis, c'est drôle comment je ressens l'énergie de mes bébés de façon différente. J'aimerais ça que tu nous en parles.
- Speaker #2
Maintenant, j'arrive à en parler parce que quand Rose était dans mon ventre, je sentais... C'est comme si Rose avait certaines énergies, certains caractères qui me ressemblaient. Puis maintenant que je connais ma cocotte, on dirait que je suis plus à l'aise maintenant de dire... Comment je ressens mon bébé, mon deuxième bébé, parce que ça a été comme validé. Rose avait un caractère qui me ressemblait dans son tempérament, elle est très différente de moi, mais en tout cas dans le ressenti dans mon ventre, c'est comme si des caractéristiques de ma personnalité étaient augmentées, comme moi j'aime la viande. Rose adore la viande, mais j'étais une carnivore extraordinaire. Mais là, cette grosse assise... Les caractéristiques ne sont pas du tout les mêmes que moi. Alors, ça a été un peu difficile pendant ma grossesse parce que j'ai comme vécu une espèce de dissociation de personnalité. C'était un gros mot pour ça, mais c'est comme si je ne me reconnaissais pas. Donc, ça a été un peu difficile d'accueillir la grossesse. Je me sentais partager mon corps. Je sentais que j'étais une usine temporaire. Puis, je suis tombée enceinte très, très vite aussi. Donc, ça a été difficile. Et là, plus la grossesse avance, c'est intéressant parce que plus je me reconnecte avec cette intuition-là, plus je me ressens, plus j'entends des récits inspirants pour moi, plus j'embrasse ces caractéristiques-là. Et je pense que les caractéristiques de mon fils ou de ma grossesse m'apportent beaucoup dans mon cheminard personnel, c'est-à-dire qu'ils vont me faire travailler sur des choses que j'ai à travailler. Comme par exemple, je suis beaucoup plus... Je m'en foutis. Dans ma personnalité, je suis quelqu'un qui va être sensible à ne pas déranger. On dirait que la grosse, la grosse, je fais des affaires, puis comme je m'en fous complètement, comme, de ce que tu passes. Et plus ça avance, plus c'est là. Fait que c'est génial, parce que, ben, c'est cool de pouvoir expérimenter ça, puis je me force pas, là. Je le fais, puis je me vois le faire, puis je fais comme... « Oh, wow Ok » C'est quand même cool. J'espère peut-être que ça va rester.
- Speaker #0
Parce que toi, ton hypothèse, c'est que ce serait ton fils présentement qui porte cette capacité-là.
- Speaker #2
Oui, avec l'expérience que j'ai eue à Rose. Puis c'est particulier parce que c'est beaucoup dans le premier trimestre et dans le troisième trimestre. Le deuxième trimestre, il y a beaucoup moins. C'est quand les hormones sont dans le tapis. Mais oui, j'ai l'impression que c'est des caractéristiques de mon bébé. Puis en même temps, ça me donne confiance parce qu'il va venir sur Terre avec toute cette force-là, puis il va être capable de dealer avec la famille qui l'a choisi. Puis moi aussi, continuer à évoluer dans cette famille-là, puis c'est des belles caractéristiques. Mais de le prendre puis de l'embrasser, je trouve que c'est chouette, contrairement à la dissociation que j'ai vécue un peu en début de grossesse.
- Speaker #0
Absolument. Et on va se le dire en prévision d'une naissance qui va avoir lieu d'une journée à l'autre, se foutre de ce que les gens pensent, c'est quand même un très très gros plus. Oui,
- Speaker #2
vraiment.
- Speaker #0
Est-ce que tu as peur de ne pas aimer ton fils autant que tu aimes ton adorable Rose ?
- Speaker #2
Ah, oui. Je n'ai pas peur de ne pas l'aimer. Rose, l'amour est venu très tranquillement. Alors, en ayant eu cet amour qui s'est installé très tranquillement avec ma fille, j'ai confiance que si ça ne s'installe pas dans les trois premiers jours, ça va s'installer. Rose, je m'attendais à être en amour, même quand elle était dans mon ventre, mais non, on dirait que c'est... C'est comme si Rose était tellement dans son énergie proche de moi, que c'est comme si on te demandait de ressentir une émotion d'amour pour toi-même. Tu sais, tu t'aimes, tu prends soin de toi, gna gna gna, c'est parfait, mais comme l'émotion d'amour qui est comme pour quelqu'un d'autre à l'extérieur, comme Rose est née, c'est comme si j'avais de la misère à ressentir de l'amour, parce que c'est comme si c'était moi. Puis lui, je me dis, il est différent de moi. Peut-être que je vais créer un lien d'attachement plus rapide aussi parce que justement, je vais découvrir un petit coco qui est comme vraiment lui tout seul. Rose est elle toute seule, on s'entend. Mais c'est ça. Je pense que c'est plus le deuil de ma grande-fille qui est grande-fille, puis que c'est mon premier bébé. C'est elle qui m'a apprise à devenir maman. Puis tellement adorable. À trois ans et demi... Elle comprend tout là, puis elle est bien impliquée dans la grossesse, puis on joue à Maman Dragon qui donne naissance. Elle dit, ok maman, on va éteindre les lumières maintenant, bébé dragon va naître. Puis là, elle va s'accroupir à côté du canapé, puis elle... Elle est trop mignonne. Puis là, elle reprend son souffle, puis elle me regarde, ok, encore. Puis là, elle se redève. Oh, il a glissé dans mes jambes. Elle est trop mignonne. Elle est vraiment présente pour son bébé frère. C'est tout le temps des bonnes nuits, des bisous, des câlins. Donc, il y a plus le deuil de ne plus avoir juste un enfant. Mais j'ai hâte de rencontrer mon petit loup et de l'accompagner lui aussi. Je pense que j'ai beaucoup réfléchi à cette situation-là. Nos enfants arrivent dans des contextes différents, avec une famille différente. C'est sûr que je ne vais pas être capable de lui donner 24 heures sur 24 de présence, comme j'ai fait à ma fille en pleine pandémie. On est en plein été, puis ce n'est plus la pandémie, puis j'ai une grande de 3 ans et demi qui va jouer au parc. Ça va être complètement différent, mais en même temps, il va y avoir une grande sœur que Rose n'avait pas. Ça, je l'ai déjà processé dans ma visualisation.
- Speaker #0
À quelques jours de donner naissance, est-ce qu'il y a des jours ou des moments des secondes où il y a un haut secours qui s'installe à l'intérieur de toi ?
- Speaker #2
Il y a un haut secours quand je sens depuis plusieurs semaines les hormones s'installer, je me sens ramollir, je me sens ralentir. J'ai tellement conscience à quel point les hormones de cytocine sont le point central d'un accouchement. J'ai des peurs quand je le verbalise à mon amoureux et qu'il ne comprend pas tout à fait ce que ça veut dire. Lui, il continue sa routine, avec aucune mauvaise intention, mais c'est juste qu'il n'a pas conscience de ce que ça veut dire pour moi, le cytocine, le calme et la douceur. Lui, il continue à me poser des questions rationnelles et à me parler du quotidien. Ça me remonte dans mon cerveau et je fais comme... Oh my God, mais si j'ai encore toute cette liste-là à faire, je n'arriverai jamais à plonger dans le doux et dans le calme pour juste flotter dans cette aventure-là. Ça me fait peur parce que ce n'est pas moi qui contrôle ça. Je travaille sur la... La verbalisation, l'explication de plus en plus.
- Speaker #0
Que tu ressens le besoin que les gens autour de toi te ramènent finalement dans la douceur, la lenteur. Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Mais avec le quotidien, on a toujours des affaires à faire, des affaires à réparer, le ciel. Je ressens le besoin d'être tranquille et juste faire ce que je veux quand je veux. Puis en même temps, je me dis, oh mon Dieu, bientôt, je ne vais plus pouvoir faire ça.
- Speaker #0
Oui, parce que là, tu le sais, c'est ton deuxième bébé. Tu le sais, c'est quoi la game après ?
- Speaker #2
Oh, wow, oui. autant j'ai comme envie qu'il sorte parce que dans mon corps c'est pas tout à fait mon corps mais en même temps j'apprécie quand même l'autonomie que j'ai avec un enfant de 3 ans et demi c'est quand même cool par rapport à le 0-2 ans c'est vraiment une grosse différence de me replonger là-dedans mais en même temps quand bébé est là La douceur est à la maison. Mon chum comprend ça quand j'ai un bébé dans les bras. Peut-être un peu moins quand il est dans mon ventre. Fait que des fois, j'ai juste hâte qu'il sorte, pour qu'il me laisse tranquille avec ses questions. Puis c'est tout douliste.
- Speaker #0
Ça me fait rire parce que souvent, les tout doulistes, c'est plus les femmes qui ont ça en général. Est-ce que ça se peut ou c'est moi qui ai comme un préjugé ?
- Speaker #2
Ben, lui, c'est pas la tout douliste de... Dans le quotidien, il y a toujours quelque chose à faire, puis c'est tout le temps en urgence. Moi, ça me met sur l'adrénaline de trouver une solution rapidement. Mais quand j'ai un bébé entre les bras, autant je n'ai plus de liberté personnelle, autant c'est ma job. C'est comme si c'est reconnu comme étant ma job. Tout ce qui est to-do list, c'est partagé.
- Speaker #0
En terminant cette partie du podcast, parce qu'on va se retrouver dans quelques semaines pour la suite, la douleur, Catherine.
- Speaker #2
La douleur, mon Dieu.
- Speaker #0
Comment tu te sens à l'idée de la rencontrer à nouveau ?
- Speaker #2
Bien, premier accouchement, je me souviens à la phase de désespérance ou de transition, je me souviens comme avoir dit dans ma tête, oh my God, que ça fait mal. Mais après, de ce que j'ai compris, j'aurais eu des contractions vraiment plus intenses que la normale, si on veut. C'est-à-dire que le monitoring indiquait une intensité de contraction comme sur le pitocin au maximum. J'étais avec des contractions complètement naturelles. Mais la douleur, je ne sais pas, on dirait que j'ai envie juste de sentir dans mon corps où ça tire, puis me concentrer plus sur les sensations. En ce moment, j'ai des contractions pendant toute ma grossesse, des petites contractions. Puis j'ai de la chance parce que moi, mes Braxtonix, je les sens comme des câlins. C'est vraiment spécial, mais c'est plaisant, c'est vraiment doux, c'est réconfortant. Et là, les Braxtonix commencent à être un peu plus intenses, mais c'est toujours ce câlin-là qui va aller tirer des fois au niveau du sacrum, des fois au niveau du col, puis là je me dis « Ah, c'est cool, ça traverse » faille, mais c'est tout doux encore. J'ai comme envie de continuer à découvrir les sensations, puis découvrir comment mon corps, il va transformer, puis se transformer, puis travailler pour s'ouvrir, puis donner naissance à mon bébé. Puis pendant ma première grossesse, mais aussi pendant la conception, J'avais l'habitude de faire des touchés vaginaux dans la douche parce que j'avais l'habitude d'utiliser la méthode de Serena Québec, qui est un organisme à but non lucratif, qui enseigne comment suivre son cycle menstruel avec la texture du col, la texture des glaires et la température. Et donc, j'ai gardé cette méthode-là pendant ma grossesse. Puis quand j'avais des braques soniques, pour me rassurer, j'allais voir où était mon col, puis il a toujours été super postérieur, je n'arrivais pas à le toucher. Ça me sécurisait et je continuais à faire mes activités. Puis à l'accouchement de Rose, ça aussi, ça m'a aidée. Quand j'étais à la maison, j'allais dans la douche, puis je faisais un toucher vaginal, puis je savais que j'avais senti le 1 cm, puis en maison naissant, j'étais rendue à 4,5. Puis pour la douleur, on dirait que ça m'aidait aussi, parce que je ressentais le besoin de me confirmer que ça avançait. C'est ça le lien avec la douleur. Mais si le gros sassi, c'est différent, on dirait que je n'ai pas vraiment envie de le faire pendant l'accouchement. Parce qu'autant ça peut aider, autant ça peut ne pas aider. Je pense que je l'utilise quand je suis curieuse ou j'ai quelque chose à valider. Mais je ne sais pas si je vais l'utiliser pour la naissance à suivre.
- Speaker #0
C'est vrai que ça ramène quand même dans la tête.
- Speaker #2
C'est ça. Même si c'est moi qui le fais et que ce n'est pas une intervention. Je trouve ça chouette d'avoir cet outil-là en tant que femme. On s'entend, c'est comme extraordinaire, juste pour suivre l'ovulation. Je veux dire, quand on a conçu Rose, puis on a conçu bébé frère, je savais que mes bébés s'en venaient. C'était clair, je n'avais pas besoin de test. J'étais enceinte. Je sentais mon utérus comme chauffer un petit peu. C'était spécial parce que les Braxtonics que j'ai décrits tout à l'heure, je ressentais la sensation, mais en... tout petit. Mais je savais que je suis enceinte. Je savais que je suis enceinte et que je n'avais pas de retard d'oreille. Pour la douleur, on dirait que je vais juste m'abandonner et me concentrer plus sur les sensations que sur les paramètres mesurables.
- Speaker #0
Et c'est fou parce qu'on a l'impression que de se concentrer, de se lever dans les sensations qu'on a, que ça va amplifier la douleur. Mais c'est le contraire.
- Speaker #2
vraiment. Je parlais du câlin tout à l'heure, ça se transforme en allant chercher d'autres points, mais là je le ressens comme qu'il monte jusqu'à la gorge, jusqu'au thorax, puis comme c'est vraiment spécial. Quand je me concentre de cette vague qui monte, ben ça redescend, puis c'est fini. Fait que j'ai hâte de découvrir ça, j'espère pouvoir sentir plus. Puis là mon placenta est posté. Alors, mon bébé, je le sens beaucoup plus bouger. Je vais peut-être le sentir aussi entre les contractions. Je vais, tu sais, assurer.
- Speaker #0
Oui, on a très, très hâte. Catherine, je te souhaite une magnifique naissance. J'ai très hâte parce que je serai à tes côtés. Je me couche le soir, je m'assure que tout est correct au niveau de mon cellulaire et compagnie. Et j'espère vraiment que ce sera un moment très, très fort pour toi. Et j'ai très hâte que tu reviennes pour nous raconter.
- Speaker #2
J'espère pouvoir vous raconter une belle suite de l'histoire.
- Speaker #0
Moi, je suis certaine que ce sera une belle suite dans le sens où on a toutes nos croyances. Moi, j'ai la croyance que quand il nous arrive quelque chose, c'est le meilleur scénario que la vie peut nous offrir pour travailler ce qu'on a à travailler. Je pense que ce sera nécessairement gagnant, une histoire gagnante pour toi. Ça sera pas nécessairement ce que tu veux, mais ça sera ce que je pense qui sera idéal. Mais bon, peut-être des fois les deux se rencontrent.
- Speaker #2
Peut-être. L'avantage, c'est que j'ai pas d'idées préconçues. Tu parlais du walk-in, c'est inspirant pour moi, mais il y a plein d'endroits inspirants. Je me dis, je vais y aller un peu naïvement à juste découvrir, explorer les sensations. La douleur sera là, l'intensité, le tourbillon.
- Speaker #0
Oui, puis déjà depuis plusieurs semaines, j'ai quand même l'impression que tu te prépares pour une rencontre vers toi.
- Speaker #2
Oui, je pense que dans ma vie en général aussi, j'étais rendue, j'avais besoin de ça. C'est comme si mon bébé est arrivé très vite, mais ça faisait longtemps qu'il voulait venir. Puis j'avais besoin de me retrouver avant, ça a été comme un peu difficile. de le faire pendant qu'il était là, de partager mon corps, de me retrouver, de ne pas me reconnaître. J'ai comme envie de prendre cette opportunité-là, de traverser avec lui, son énergie de « je m'en fous, mais je fonce, je suis sensible aux autres, je sens beaucoup d'empathie dans cet enfant-là, mais en même temps, l'espèce de rigueur de « c'est mon chemin » . Fait que suis-moi, môme, puis on va rider ça, tu sais, puis t'apprendras de ma petite énergie. Puis en même temps, bien moi, ça va me donner toute la confiance que j'ai besoin pour me retrouver, puis me rasseoir dans mon rôle de maman, puis de femme, de famille. Puis c'est ça, créer un nouveau chapitre dans notre nouvelle maison avec notre nouvelle dynamique à quatre.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Catherine.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Au moment où j'enregistre cette conclusion, Catherine a donné naissance et elle te racontera son expérience dans le prochain épisode qui sera disponible rapidement. Assure-toi d'être abonné au podcast sur ta plateforme préférée pour recevoir une notification aussitôt que l'épisode sera disponible. J'en profite également pour t'annoncer que j'ai mis à jour la première vidéo du module. aider mon bébé à bien se positionner. Je l'ai réenregistrée de façon à ce qu'elle soit encore plus efficace au niveau pédagogique, mais aussi, je voulais ajouter plus d'exercices et plus de propositions pour que tu puisses bien sentir les différences. Parce que oui, je te le rappelle, contrairement à ce que tout le monde va te dire, la position de ton bébé, c'est quelque chose qu'il faut chouchouter dès 20 semaines de grossesse pour que ton bébé reste bien en position fétale, dans une position la plus confortable possible pour toi et pour lui. Donc, dans cette vidéo de la méthode au paléo, tu vas trouver les explications, mais tu vas aussi trouver concrètement comment sentir cette fameuse bonne posture qui va vous donner un maximum de confort pendant la grossesse et qui va faciliter votre expérience rendue dans le vortex de la naissance. J'ai beaucoup aimé le parcours. que Catherine a fait dans son chemin de guérison par rapport à la naissance de sa fille, en lien avec le fait que non, ce n'était pas un échec. Une naissance, c'est un parcours, c'est un processus. Et ce n'est pas pour rien que quand je te parle de préparation à la naissance, quand je pense au parcours au paléo, je ne vois pas ça comme quelque chose de rigide et je ne vois pas ça non plus comme quelque chose qui te donne juste des informations sur comment ça se passe. Oui, bien sûr, c'est là, mais c'est bien plus... plus que ça. C'est un parcours qui t'accompagne dans tous les changements, dans toute l'évolution, dans toute ta compréhension, dans ta prise de confiance et aussi dans ta capacité à te laisser aller dans un processus sur lequel tu n'auras pas le plein contrôle. Et pour moi, Ça, c'est vraiment important. C'est sûr que ça existe des approches qui vont beaucoup te vendre de la magie en te disant que si tu suis tel, tel, tel chemin, tu es assuré d'avoir nécessairement une naissance magnifique et merveilleuse. Premièrement, je pense que ce n'est pas vrai, dans le sens où il y a plein de facteurs qui font qu'une expérience peut être différente de ce à quoi on aspire. Et je te rappelle que tout n'est pas non plus en fonction de toi. Imaginons que tu es en travail et que tu es en train de travailler. et que pour une raison X, Y, Z, ton bébé a plus de difficultés que ce qu'on aurait espéré et qu'il a besoin d'aide, bien entendu que ça va colorer ton expérience et que ça ne sera peut-être pas l'expérience que tu espérais, super zen, sans monitoring, à la maison, avec les sages-femmes, par exemple. Si la naissance ne se déroule pas exactement comme tu aimerais que ce soit le cas, tout ce parcours-là va te transformer. va t'aider dans ton devenir parent, parce que là, on s'entend que la naissance, c'est chouette, mais il y a un après aussi. Un après dans lequel on se retrouve finalement bousculé dans d'autres difficultés, dans d'autres défis qui apparaissent et qui sont très challengeants aussi. Alors donc, il faut vraiment voir que ce parcours-là va nous aider à traverser aussi la suite. Donc, ce n'est pas juste d'avoir ce qu'on veut, c'est vraiment de mettre en place. place, évidemment pour se rapprocher le plus possible de ce que tu souhaites vivre, bien entendu, mais aussi de créer de la magie même si ce n'est pas exactement ce que tu voudrais. Et j'aimerais aussi rebondir par rapport au fameux transfert. C'est drôle parce que dans la méthode au paléo, on a des masterclass ensemble en direct et la semaine passée, il y a une maman justement qui a expliqué que elle, pour son premier bébé, il y avait eu un transfert. de la maison de naissance vers le milieu hospitalier et que rendu là, elle n'avait pas ce dont elle avait besoin parce qu'ils avaient construit leur valise en fonction du fait qu'ils allaient donner naissance en maison de naissance. Et pour moi, l'idéal, c'est de vraiment concevoir votre valise au cas où il y aurait un transfert. Et là, tu pourrais me dire, mais oui, mais Annie, je ne veux pas visualiser la problématique, ça n'a rien à voir en fait. C'est juste de donner à ton cerveau une tranquillité d'esprit, de faire comme, regarde, moi là, je suis prête à tous les scénarios. J'aimerais que ce soit plus ce scénario-là, mais on a tout ce qu'il faut pour n'importe quel scénario. Ça va vraiment te permettre de mettre ton cerveau intelligent dans une zone plus calme et ça va te permettre de pouvoir être en mesure de jongler avec ce qui se passe. Donc, par exemple, si je donne naissance en maison de naissance et qu'il y a certains éléments dans la liste, que je juge que je n'ai pas besoin pour la maison de naissance, je pourrais, par exemple, faire un autre sac que je vais laisser dans l'auto avec des choses importantes dont j'aurai probablement besoin si jamais il y a un transfert en milieu hospitalier. Et cette fois-ci, la maman, dans la masterclass, disait « Là, j'ai pris la liste au paléo avec tous les éléments rassemblés et je vais tout apporter de façon à avoir tout ce qu'il faut si jamais transfert il y a. » Et pour moi, c'est vraiment important. Donc, quand Catherine racontait, oui, il y a un transfert, mais je savais comment faire pour que ce transfert-là soit plus confortable pour moi. Tu vois, ça, c'est toutes des choses qu'il faut mettre en place à l'avance pour qu'on puisse savoir comment on va faire, pour que si ça se passe de façon moins idéale, qu'on puisse finalement en faire une belle expérience. Très, très hâte de te retrouver pour le prochain épisode dans lequel Catherine nous racontera la naissance de son fils. Camille, d'ici là, si tu aimes le podcast Enfanté librement, je t'invite à lui envoyer plein d'amour à travers les étoiles que tu peux lui distribuer sur ta plateforme préférée. Et n'hésite pas à même partager sur tes plateformes préférées ton épisode chouchou pour que le plus de familles possibles puissent découvrir le podcast. Je t'embrasse très fort et j'ai déjà hâte de te retrouver pour le prochain épisode.