- Speaker #0
Aujourd'hui, Bianca et Jean-François nous racontent la naissance de leur premier fils. Une expérience d'enfantement physiologique en équipe qu'ils ont eu la chance de vivre entourés de bienveillance en milieu hospitalier.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Perère. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici Tatoula Ostéo, Annie Perret.
- Speaker #0
Je vous souhaite la bienvenue Bianca et Jean-François. Merci,
- Speaker #1
merci. Merci,
- Speaker #2
merci de nous recevoir Annie.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté de venir nous partager votre expérience, votre aventure pour la naissance de votre premier bébé.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
D'où vous partiez quand vous avez commencé à penser à l'accouchement ensemble ? Est-ce que vous saviez ce que vous vouliez ? Est-ce que vous aviez hâte de vivre ça ? C'était quoi votre posture de départ ?
- Speaker #2
On dirait qu'on a plus ou moins... Nous, c'est sûr que ça faisait un petit bout quand même qu'on était décidés. On veut être parents, on veut avoir un enfant. Quand on a su que j'attendais bébé, on était super contents. En même temps, on disait qu'on ne voulait pas trop se réjouir trop vite nécessairement, mais là, ça a déboulé un peu naturellement pour nous. On s'est tournés vers des suivis en CLSC. Pour nous, ça allait comme de soi de dire, Bon, bien là, on va donner naissance en milieu hospitalier. On a commencé à regarder un peu les coprénataux. On est tombé sur toi. Ça a été vraiment un coup de cœur parce que la méthode au paléo, c'était vraiment un travail d'équipe. Puis pour moi, on dirait que je ne voulais pas me sentir seule dans ce moment-là, qui est un peu vertigineux quand même, quand on voit ça s'en venir et on ne sait pas trop c'est quoi. Mais ça semble gros, ça semble difficile comme épreuve aussi. Je ne voulais pas être seule. Ça collait beaucoup à notre dynamique.
- Speaker #1
En général, on a une dynamique qui est tout le temps travail d'équipe. les mains dans la main dans ce qu'on fait pour essayer de passer à travers peu importe c'est quoi les projets ou les circonstances.
- Speaker #2
Oui, exact.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que là, ça collait vraiment avec nos valeurs si on veut. Ça fait que c'est une approche qu'on trouvait que le fait était bon.
- Speaker #2
Oui, après ça aussi dans les recherches sur justement la préparation à l'accouchement, on est tombé sur la préparation affective à la naissance. On a fait la première séance à 16 semaines. qui est de prendre contact avec le bébé, tous les deux, les papas et maman. Oui. Wow ! J'en parle et j'ai des frissons, mais c'était beau à ce moment-là, parce que souvent les papas disent pendant la grossesse, on ne sent rien, ce n'est pas nous qui portons le bébé alors que là, c'était tellement beau de voir justement papa qui appelle, de sentir le bébé aller vers la main de papa. C'était magique quand même. On dirait que pour nous, du moment où la grossesse est entamée, parce qu'on s'est rendu compte aussi, on ne connaissait pas ça vraiment. Même en début de grossesse, c'est un âge vivant qui est à l'intérieur de nous assez tôt quand même dans le processus. On dirait que dès la grossesse, il était là avec nous, on lui chantait des chansons.
- Speaker #1
Elle agissait avec lui.
- Speaker #2
Ça a été vraiment comme l'amorce, si on veut,
- Speaker #0
de la grossesse vers l'accouchement. Wow ! Et justement, dans cette amorce-là, à travers la préparation affective à la naissance, Jeff, comment tu t'es senti la première fois que tu as senti ton fils dans ta main ?
- Speaker #1
Ça ne se décrit pas. C'est un feeling, je veux dire, on a beau l'entendre parler, on a beau voir ça dans les films, voir ça partout, de le vivre et de voir qu'il y a vraiment un petit être vivant là-dedans, qu'il y a vraiment une interaction qui se fait, ça ne se décrit pas. Ça ne se décrit pas. Pour vrai, il n'y a pas de mot. Pas de mots pour décrire ça. C'est beau, c'est magique, c'est au-delà des mots.
- Speaker #0
Et là, à ce moment-là, est-ce que vous saviez quel type d'accouchement vous aviez envie de vivre ou c'était flou ?
- Speaker #2
Bien, c'est flou dans le sens qu'on suivait un peu le train. J'entendais parler autour de moi de la péridurale, puis de dire, bien, c'est rough, puis ça va beaucoup mieux. Pourquoi souffrir, finalement, quand on peut avoir la péridurale qui allège énormément ? On dirait que pour moi, ça allait comme de soi, de dire, bon, bien, c'est comme ça que ça se passe. Comme on voit dans les films aussi, on dirait qu'on suivait le train. On se dit, bon, bien, c'est comme ça. Puis on a commencé tes cours. Et là, my God, on a compris tellement de choses. À chaque cours, on était comme, wow, c'est impressionnant. C'est tout ce qu'on a appris, en fait, justement sur l'accouchement. En tout cas, on dirait qu'à chaque cours, on était impressionnés de dire, wow, on est tellement contents. Tellement contents d'avoir ces informations-là. Puis de cours en cours, on se sentait tellement plus outillés. Au final, je me disais, je ne la veux pas, la péridurale. Je ne la voulais vraiment pas. Et pour moi, mais surtout pour le bébé, je me disais, si je suis capable de le faire, mais quel cadeau je fais de faciliter sa vie à lui dans le sens de son passé. C'est tellement difficile pour lui aussi. Je me disais, si je suis capable de lui offrir, d'avoir un accouchement naturel, en même temps, je ne me mettais pas de pression. J'avais de la difficulté avec la douleur. Je donnais comme exemple, moi, me faire percer un deuxième trou d'oreille, je ne voulais même pas y aller juste parce que j'avais peur de l'aiguille et de la douleur que ça pouvait peut-être faire. Je me disais, je suis consciente, je me connais. Si jamais on en arrive là, ce sera ça. Mais si je suis capable d'arriver à ne pas l'avoir, je vais être contente. Ça a changé. Notre vision des choses a complètement changé.
- Speaker #1
Le mot que Bianca a utilisé qui fait vraiment toute la différence, c'est outiller. À quel point on était outillé, un coup, le mode opaleo, un coup que c'est intégré. À ce temps-là, je peux le dire parce qu'Exceli est né, mais à quel point dans chaque situation qu'on vivait, du début jusqu'à l'accouchement, les outils nous ont servi à savoir à quoi faire face durant l'accouchement ou juste avant l'accouchement, comment ça se passe. Chaque outil nous permettait de...
- Speaker #2
Mais de prendre les bonnes décisions. Sinon, on prend des décisions éclairées.
- Speaker #1
Tu fais moins face à l'inconnu parce que tu es mieux préparé, mieux outil.
- Speaker #2
Oui. Suivant les cours, je n'avais pas l'impression non plus qu'on avait une espèce de pression, de dire qu'il faut donner naissance absolument de façon naturelle, de façon physiologique. On ne sentait même pas de pression de ta part. On sentait juste, je vous donne les informations. Ça, on a vraiment beaucoup apprécié aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
C'est ça. Mais oui, je pense qu'après ça, c'est de faire des choix éclairés en fonction de nos besoins.
- Speaker #1
Selon comment la situation se présente. C'est selon, avec le bagage d'outils, puis d'expérience, puis nos valeurs rendues là, t'es outillé pour savoir dans quelle direction tu veux t'en aller.
- Speaker #2
Selon ce qui se passe, parce que c'est tellement impondérable. Puis ça, je pense que tu nous avais bien préparé aussi de dire, bien, il ne faut pas avoir trop d'attentes. Tu sais, c'est une expérience, puis on suit parce qu'il ne faut pas être déçu non plus. Fait qu'on était très ouverts à dire, bon, bien... Il arrivera ce qui arrivera, mais on sentait qu'on était prêts, je pense.
- Speaker #0
Et justement, est-ce que Xavier vous a fait un petit peu patienter ou il est arrivé à 40 semaines pile poil ?
- Speaker #2
Il nous a fait patienter. Je dirais même qu'on appréhendait un peu l'induction parce qu'elle était planifiée. L'induction était planifiée et on ne voulait pas. On espérait tellement pouvoir, que ça arrive naturellement, que tout se déclenche naturellement. À 38 semaines, on nous a proposé le stripping, le décollement des membranes, puis on l'a refusé. 39 aussi. La 40 semaines est arrivée, on a dit bon, on va y aller, on va espérer que ça déclenche le travail Finalement, ça a marché quand même. On est du 29 au 30 août.
- Speaker #1
Donc, le soir du décollement.
- Speaker #2
Oui, puis ça a commencé dans la nuit, j'ai commencé à avoir un peu des inconforts. Puis là, je changeais de position, puis je changeais de position. Puis à un moment donné, vers minuit, je me suis dit je vais bouger un peu, ça va peut-être passer Puis là, en bougeant, je me rends compte que ça revient, ça part, ça revient. Puis là, je commence à réaliser que c'est peut-être des contractions, parce que j'en avais jamais eu, fait que je savais pas nécessairement c'était quoi le feeling non plus. Fait que je me dis OK, je vais commencer à monitorer. Fait que je commence, il y a environ vers 1h du matin, je commence à prendre en note à chaque fois que ça arrive, à peu près la durée. Je me rends compte que c'est assez régulier, je sais pas, c'est à peu près 6 minutes. Fait que je me dis Je vais manger, je vais pas le réveiller tout de suite. Fait que je me dis Tant que c'est quand même... C'est Gérard, je vais laisser garder son sommeil parce qu'on ne sait pas quand ça part, on ne sait pas quand ça arrive et comment ça se déroule. J'ai mangé un petit peu, je me suis dit je vais manger, je vais prendre des forces. Vers 3 heures, c'était vraiment encore régulier. Puis, de même, l'intensité avait comme un petit peu augmenté. Puis, vu que c'était régulier, je me dis bon, c'est parti. Je pense que j'ai réveillé Gilles. À 3 heures du matin.
- Speaker #1
Oui, c'est ça qui est terrible. À 3 heures du matin, Bianca me réveille avec son téléphone dans les mains. Je pense que j'ai commencé mes contractions. Elle me donne son téléphone. Elle dit, j'ai pris en note toutes les contractions. À moitié réveillée, je vois juste un téléphone avec des heures. OK, c'est bon. C'est bon, c'est parti. On avait déjà établi un peu nos plans selon la méthode Opaleo, comment on voulait procéder dans la maison. Donc, j'ai été chercher l'eau-parleur Bluetooth, j'ai mis la playlist de musique latine, plus on avait mixé aussi avec des sons de nature, de la pluie, puis des bruits d'eau. Donc, on avait ça, on avait nos stations pour passer d'une station à l'autre, faire du ballon, des chars tissés. On a eu une période dans le bain, on a eu à côté sur l'îlot, c'est ça. On a vraiment procédé à toutes nos stations. Ça a commencé, au début c'était ça, au début c'était la nuit, on était dans le noir, c'était plus naturel, on dirait que ça se faisait vraiment bien. Puis à un moment donné, ça va vite, les connexions étaient environ 3-4 minutes environ, jusqu'à, mettons, quand le soleil s'est réveillé, s'est levé. C'est à ce moment-là qu'on a appelé en maternité pour la première fois.
- Speaker #2
C'était vers 10h. Parce que c'est ça, comme Jeff dit, ça se passe tellement vite. On dirait que moi, je suis vite. J'essayais de ne penser à rien vraiment.
- Speaker #1
Je notais toutes les heures sur un papier.
- Speaker #2
Jeff notait les heures et il notait les positions. C'était beau. J'ai vu la feuille après et il y avait comme Ok, on a fait cette position-là pendant telle, telle, telle contraction. Non, il était super bien organisé, mais c'est ça. Je te suivais. Tu me guidais vraiment. Puis comme tu dis, ça a été vers 10h. On avait pris un bain déjà, mais d'une quinzaine de minutes.
- Speaker #1
C'est pas long.
- Speaker #2
C'est pas confortable. Ça fait du bien, mais mon Dieu, c'est pas confortable.
- Speaker #1
T'es grande un petit peu pour un bain,
- Speaker #2
mais c'est... Ça n'avait pas été un bain très, très long, mais ça avait quand même fait du bien. Mais ça n'avait pas réduit la durée des contractions non plus.
- Speaker #1
Puis là, moi, en voulant faire mon rôle d'organisation, L'infirmière parle au téléphone, puis là elle demande Bianca, pose plein de questions à Bianca. Puis là, moi je veux prendre les devants, parce que je vois que Bianca est en douleur, puis elle travaille fort. Fait que là, je prends les devants, puis j'étale toute l'information, je réponds aux questions, tout va bien. Puis là, l'infirmière dit, oui monsieur, je comprends, mais je dois vraiment parler à Bianca, parce que je dois l'évaluer.
- Speaker #2
C'est à Bianca que je veux parler,
- Speaker #1
puis là, on est en balai. Ça a pété ma ballonne.
- Speaker #2
On a compris qu'elle voulait nous évaluer. Bien, m'évaluer, en fait, pour savoir le travail, on était où. Fait qu'elle nous a conseillé d'aller dans le bain encore, mais pour une heure. Puis là, voir vraiment ce qu'il y en était.
- Speaker #1
Voir l'état des contractions par la suite.
- Speaker #2
Je pense que l'autre fois d'Afrique, on a rappelé en attenté, il était rendu une heure. Ce qu'ils ont dit à J.F., c'est, bien, tant qu'elle est capable de parler pendant ses contractions, puis tant qu'il n'y a pas une perte des eaux, bien, vous pouvez rester à la maison.
- Speaker #1
Ce qui n'a pas été une mauvaise chose, parce qu'honnêtement... Je n'ai rien à dire. Tous les intervenants qu'on a eus, c'était A1. Mais il n'y a rien comme être à la maison. Ça, c'est sûr et certain. C'est sûr, on avait déjà établi nos stations. On avait déjà établi toutes nos méthodes. C'est chez nous. On connaît nos affaires. Il y a un stress de moins. Donc, le plus longtemps que vous pouvez rester ici, le mieux c'était.
- Speaker #2
À partir de trois ans, j'ai commencé à sentir une fuite. Mais c'était tellement léger. Là, je me disais, OK, c'est probablement que je commence à perdre les os tranquillement. Avec le temps, c'est bon. Là, vu qu'ils nous ont dit que je commençais à perdre les os de se rendre à l'hôpital, vers 4h, 4h30, on est partis de la maison.
- Speaker #1
En fait, nous ici, c'est 10 minutes, puis on a eu trois belles contractions en chemin. Ça donne une idée de comment les contractions étaient rapprochées.
- Speaker #2
Oui, puis on a eu un moment de découragement. Le sol, par exemple, mais quand même.
- Speaker #1
Juste avant de tourner à l'hôpital, les larmes sont arrivées, puis là, c'était le moment de découragement.
- Speaker #2
Tu sais,
- Speaker #1
c'est de sortir de notre bulle, on dirait que l'on s'en allait à l'hôpital. Je pense qu'à ce moment-là, par la suite, on sait que ça a super bien été, mais c'est qu'à ce moment-là, il y a toujours la peur de sur qui je vais tomber à l'hôpital. Est-ce que ça va être du bon monde ? Est-ce qu'ils vont me laisser accoucher de la manière que je le ressens ? C'est ça qui vient jouer dans l'équation.
- Speaker #2
Ça nous sort de notre bulle aussi. Comme Jeff le disait, on est à la maison, on est dans nos affaires. Oui, le soleil s'est élevé, mais je m'étais mis un loup. À l'inverse, j'essayais de rester quand même vraiment dans ma bulle.
- Speaker #1
On était dans la pénombre dans la maison quand même.
- Speaker #0
Et là, pendant ce moment de découragement-là dans l'automobile, comment tu accueilles ça, Bianca ? Est-ce que tu arrives à pleurer un bon coup pour t'abandonner ? Est-ce que tu es plus dans la résistance ? Comment ça se passe ?
- Speaker #2
C'est une bonne question. De mémoire, je me suis quand même laissée aller parce que je me souviens d'avoir pleuré. Puis on dirait qu'on n'a pas nécessairement de mots non plus. On se sent vulnérable, on se sent plus ouf. C'est beaucoup ce qu'on vit. C'est de l'inconnu, mais je me souviens juste d'avoir pleuré quasiment jusqu'à temps qu'on arrive là-bas.
- Speaker #1
J'essayais de la réconforter. J'essayais de dire qu'on s'en allait. vers la partie la plus fun. Mais là, c'est ça, c'est tellement un bel événement, mais c'est tellement facile quand c'est pas toi qui a les contractions, c'est pas toi qui a mal, c'est pas toi qui est enceinte depuis neuf mois. Moi, j'ai la job ingrate d'être la cheerleader, mais j'ai fait du mieux que je pouvais.
- Speaker #0
Puis dites-moi, avant qu'on embarque vraiment dans l'arrivée à l'hôpital, pendant que vous étiez à la maison, parce que là, vous avez fait un long travail quand même à la maison, je serais curieuse, JF, que tu nous racontes, comment toi t'observais au-delà des chiffres de la fréquence des contractions. Quand tu regardais Bianca, c'était quoi les indices qui te permettaient de savoir que vous étiez vraiment bien parti, que le travail progressait ?
- Speaker #1
Je voyais une évolution au niveau des mots employés par Bianca. Plus ça avançait, plus c'était simple, plus c'était limité, plus c'était dans sa bulle, plus ça décrochait. On parle de, mettons, de 3 heures du matin à 3 heures l'après-midi. On parle que devant un 12 heures, je voyais l'intensité des contractions monter. Elle tombait de plus en plus en mode mammifère, elle tombait de plus en plus focus sur elle, puis limiter les conversations, limiter l'information. toujours garder ça le plus de base possible et juste y aller avec le flot de comment elle sent. Je pense que la plus grosse notion de ce que j'ai remarqué, c'est vraiment l'emploi des mots qu'elle faisait était de plus en plus simple et de plus en plus rare. C'était plus des sons, c'était très limité. Mais le message passait quand il y avait besoin de passer. C'était vraiment ça.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes. importante jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Et là, vous tournez le coin de la lumière et vous arrivez dans le stationnement. Comment tout ça s'organise ?
- Speaker #1
On monte en maternité. À ce moment-là, il va l'évaluer bien cas la mère pour voir l'avancement de... Est-ce qu'on vous garde à l'hôpital ou il est trop tôt, on vous renvoie à la maison ? Puis, encore une fois, c'est notre premier. Donc, on n'a aucun barème à savoir. Est-ce qu'on a fait la bonne chose ? On a vu l'évolution de la douleur. On a tout fait, nos stations, tout allait bien, mais on le voit vraiment que ça a monté. Mais à ce moment-là, on ne sait pas si on a vraiment atteint un niveau qu'on est rendu proche d'un travail actif de balle à pousser et ainsi de suite.
- Speaker #2
Ça a bien été, c'est ça, comme Jeff dit, on a été super bien accueillis. Il y a comme trois petits lits, mettons, à l'accueil, séparés par des rideaux. Les deux autres lits de part et d'autre étaient occupés, mais ils nous ont installés là pour le temps, justement, de monitorer un peu le bébé, voir ce qu'il en est, en attendant le médecin, en fait. Mais c'est sûr que tu sors de ta bulle parce que tu te dis, OK, là, les contractions arrivent, il faut que je fasse mes sons, mais là, il y a des personnes à côté de moi, il y a juste un rideau. Là, tu t'entends respirer à travers le rideau. On dirait que dans le début, je me sentais un peu mal de ne pas vouloir déranger nécessairement. Mais en même temps, moi, c'est ma façon de gérer ma douleur. Je faisais un peu du son, mais j'essayais de ne pas faire trop peur au début. Tu n'es pas trop à l'aise. Après, on a entendu la médecin. La médecin qui est venue nous voir, c'était une médecin qu'on avait vue en CLSC.
- Speaker #1
J'essayais de faire voir durant le suivi tous les médecins pour, quand l'accouchement arrive, les chances que ce soit un des médecins que tu as déjà vus, que tu sois extrêmement hôte et que tu sois familier.
- Speaker #2
Oui, oui. Puis elle est venue faire en fait l'évaluation.
- Speaker #1
L'affaire qui est arrivée, c'est qu'au début, quand on arrive au triage en maternité, ils demandent un peu d'informations. Vous êtes à combien de semaines ? Votre dernier rendez-vous, c'est laissé remonter à quand ? Fait que là, on dit Ah, c'était hier. Bien qu'il y ait eu décollement des membranes, t'as 2 centimètres, 50 Puis là, tu vois déjà qu'il y a comme un petit peu de Ah, OK, c'est leur premier bébé. 2 centimètres, 50 ils ne sont même pas dans le ballpark. Fait que là, on fait comme... On voit déjà qu'eux sont comme incroyables. Peut-être qu'ils n'ont pas bien lu les signes, puis ainsi de suite, jusqu'à temps que le médecin arrive de faire l'évaluation. Oui.
- Speaker #2
Puis là, le médecin fait l'évaluation, puis elle a l'air super enjouée, super énervée, surprise, puis elle dit, wow, tu sais, t'es à 6 plus 7, ce qui est quand même bon. On dirait que moi, sur le coup, je me souviens de ne pas avoir réagi tant que ça, pas aussi enjouée qu'elle, mettons, mais tu sais, je me disais,
- Speaker #1
on est loin du plus. Oui.
- Speaker #2
Autant pour toi, tu appréhendais un peu de, On va-tu arriver là, puis on va juste être à 4 cm ?
- Speaker #1
Je savais que Bianca ne voulait vraiment pas se rendre à la péridurale. Je me suis dit, avec ce que j'ai décelé comme signaux dans 12 heures à la maison, si on arrive là et que c'est juste un 3-4 cm, je voyais un peu le but d'être capable de le faire sans péridurale, loin. Je sais que Bianca est très forte, je la connais. Je me suis dit, Colline, si elle est rendue là, et que c'est juste du 3-4, la pente va être abrupte. Finalement, c'était 6 plus 7 avec un effacement complet. C'est ça.
- Speaker #2
Elle nous a dit que tu accouches à soir.
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu le sais, mais tu accouches à soir.
- Speaker #0
Et là, à ce moment-là, Bianca, est-ce qu'il y a une partie de toi qui pense à la péridurale quand on te donne ce résultat-là ?
- Speaker #2
Pas du tout. Même pas. Je me souviens de ne pas avoir été aussi enjouée que la médecin. Mais non, non, non, vraiment pas. Vraiment pas. Tout le long de l'accouchement, ça ne m'a même pas traversé l'esprit de la péridurale. Même pas. J'y ai pas pensé une fois. Puis, tu sais, avec le recul, ça m'a impressionnée. Je vais être wow tu sais, quand même, parce que je m'attendais vraiment pas à ça. Ça a super bien été.
- Speaker #0
Puis là, maintenant, avec le recul, est-ce que tu réalises qu'être à 7 cm quand t'arrives à l'hôpital pour un premier bébé, c'est vraiment hot ? Est-ce que maintenant, tu le réalises ?
- Speaker #2
Je pense pas. Je pense pas,
- Speaker #1
non. En fait, on était juste contents. On était juste contents de...
- Speaker #2
Bien, de ne pas se faire retourner chez nous.
- Speaker #1
D'un, de ne pas se faire retourner. De deux, de savoir que... le niveau de douleur et le niveau de contraction concordait avec un 7. On dirait que ton cerveau fait si ça c'est un 7, il manque un 3, ça fait du sens dans le niveau de douleur.
- Speaker #2
On dirait que oui, on est sorti de notre bulle pendant ce petit moment-là.
- Speaker #1
L'heure du triage.
- Speaker #2
Oui. Mais après ça, on est retombé dedans assez facilement. Je pense que ça n'a pas été si long que ça. Quand on regarde un peu comment ça s'est déroulé. Même après la douleur, ça s'est quand même bien monitoré parce qu'on a réussi quand même à se tourner dans notre grotte. Après le triage, ils nous ont ordonné la chambre.
- Speaker #1
Ils nous ont attitré une infirmière qui servait un petit peu de chaperon dans la chambre. Quand elle a vu que la dynamique était installée entre moi et Bianca et qu'on était relativement très organisés, elle était juste en retrait. Elle ne nous laissait pas nos choses. Elle ne s'est jamais émissée si on avait besoin de quoi. Passer le message, ça arrivait tout de suite. Elle monitorait le cœur du bébé. Mais elle était vraiment en retrait, elle prenait ses notes. Elle nous laissait vraiment être ensemble dans notre grotte. Nous laisser vivre nos choses. Ça, c'est vraiment ce qui a aidé à recréer notre grotte. Comme Bianca a dit, quand on a eu la chambre, peut-être une ou deux contractions. J'ai dit, bon, je pense que c'est le temps d'aller chercher les valises dans l'auto afin d'établir la meilleure grotte possible. On avait des petites chandelles à batterie. On avait notre musée, nos sons, et ainsi de suite. Donc... Afin de recréer ça le plus vite possible, il fallait que j'aille chercher les trucs dans l'auto. Puis après ça, j'ai installé la grotte tranquillement à travers une coupe de contraction. Puis là, on a retrouvé notre bulle, notre grotte.
- Speaker #2
Parce qu'en vrai, je voulais retrouver un peu un esprit de relaxation parce que tout passer, le triage arriver, il y a quand même une montée de stress. Comme je disais tantôt, on est vraiment sortis de notre bulle. Je me disais, ça pourrait être bien d'aller dans le bain pour relaxer, s'apaiser, puis vraiment se détendre, puis revenir. dans l'état d'esprit dans lequel on était avant de quitter la maison,
- Speaker #1
finalement ? Parce que dans le fond, au moment où on est parti d'ici, veux, veux pas, ton cerveau mammifère, il quitte un petit peu parce que là, tu sors dans le monde, tu sors de ta grotte, tu rencontres des gens, c'est le jour, les infirmières. Fait que là, j'avais vu que Bianca était revenue un petit peu plus à son cerveau cartésien, si on veut, par la suite. On était à Villagrote, puis on était dans le noir, la Pénombre, bien, ainsi de suite, mais là, c'est revenu. Puis là, on a vraiment vu que tranquillement, le cerveau mammifère a repris le dessus. Je pense que c'est le bain qui a fait un gros déclic. Suite au bain, c'était vraiment le jour et la nuit, le cerveau mammifère dans le tapis. C'était pas mal ça. Oui, c'était vite. On pense que ça a été vite. Par la suite, on est comment ? Mais on a quand même été quasiment 6-7 heures à l'hôpital. Mais dans notre tête, c'est quasiment comme si ça s'était passé en 1h30. C'est fou. Mais je pense qu'un aspect positif, si on a ce... Ce feeling-là aujourd'hui que ça a passé vite, ça veut dire qu'on a vraiment pu être laissé à nous-mêmes dans nos affaires, continuer à suivre nos patterns de station et de gestion de la douleur. Je pense que c'est ce qui a fait qu'overall, ça a été une belle expérience en milieu hospitalier.
- Speaker #2
Oui, mais l'équipe aussi. Comme tu dis, l'infirmière en retrait, je n'avais même pas l'impression qu'elle était là. Je me laissais aller. C'était toi qui gérais pas mal les positions. Par la suite, on en a reparlé. Tu me disais que quand le personnel médical me parlait, il passait par toi. C'est comme si dans ma bulle, il y avait juste du Jeff qui existait finalement. Même si des fois, il me parlait, c'est Jeff qui faisait le transmetteur. Je n'assimilais pas nécessairement ce que le personnel médical me disait.
- Speaker #0
Est-ce que c'est quelque chose que tu as dû demander, Jean-François, qu'on s'adresse à toi ou c'est quelque chose qui a été fait de façon naturelle ?
- Speaker #1
Ça s'est fait vraiment naturellement. J'ai vraiment l'impression que cette journée-là, l'équipe sur qui on est tombé a vraiment vu qu'on était outillés ou qu'on avait déjà un plan de match détabli et qu'on était à l'aise. Ce qu'on faisait faisait le sens et on allait du bon côté. Je pense qu'on dit que si tout va bien, on va juste se laisser aller.
- Speaker #2
Ou ils l'ont vu dans notre plan de naissance.
- Speaker #1
Ou ils l'ont vu dans notre plan de naissance aussi, très probablement.
- Speaker #0
Et là, au fur et à mesure que les contractions augmentent, parce que là, on est en phase active, en phase de transition, puis que ça a dû, à un moment donné ou à un autre, ça a dû être intense. Toi, Jeff, de ton côté, y a-tu des moments donnés où tu t'es senti perdu ? pied, en voyant ta blonde traverser cette expérience-là, des moments où tu t'es senti le cœur gros, des moments où tu as senti que c'était too much ou pas du tout ?
- Speaker #1
Surprenamment, non. Puis ça, c'est un autre aspect qui, pas qui me surprit, mais que tu fais face à l'inconnu, tu ne sais jamais comment tu vas réagir. La brénaline embarquée, la seule chose que j'ai remarqué à un certain moment donné, plus avançait, j'avais besoin de serviettes, d'eau froide dans le cou. Il faisait chaud dans la chambre, puis je ne calais pas tant que ça la chaleur. Donc, juste pour me maintenir, puis on ne mange pas vraiment, puis on ne boit pas vraiment. Ici et là, peut-être prendre une bouchée, puis Bianca la même chose, juste pour te donner de l'énergie. Mais au niveau de la gestion des émotions puis de la gestion du stress, surprenamment, ça a super bien été. On y allait étape par étape, comme ça se présentait, puis on essayait d'y aller selon ce qu'on pensait puis ce qu'on avait comme bagage d'outils, justement, pour faire face à tout ce qui était là. On a suivi un peu le plan de match. C'est un plan de match ouvert, mais on a suivi les outils, les trucs, puis ça... Ça a bien été.
- Speaker #0
Pendant ces heures-là, est-ce que vous avez eu des moments de connexion tous les deux ? Ou vous avez eu des grands moments où vous vous êtes sentis connectés, où vous vous êtes embrassés, où vous vous êtes collés ? Est-ce qu'il y a eu des moments vraiment particuliers ?
- Speaker #1
Peut-être pas à ce point-là. Peut-être que pour mon côté, je pense que la connexion était là, naturelle, parce que ça fait quand même 11 ans qu'on est ensemble. C'est sûr qu'avec l'infirmière qui est à côté, c'est le seul aspect que tu fais comme, mais je ne pense pas que ça va être le temps du gros frêne.
- Speaker #2
C'était une complicité, en fait. La relation qu'on avait, c'était vraiment une belle complicité où j'ai l'impression que je n'avais pas nécessairement besoin de parler. Tu sais, Dieu faisait tout pour moi ce que j'avais besoin. Ça m'avait quand même impressionné. Comme tu disais, parler des points de pression, autant certaines contractions, ça faisait du bien, d'autres contractions, ça amplifiait la douleur. Pour répondre à mes besoins, on dirait que c'était un partenaire exceptionnel.
- Speaker #1
Ce qui m'a le plus impressionné, c'est à quel point, quand on suivait tes cours, on écoutait ça, mettons, sur la télé ou l'ordinateur. On est arrivé à la section gestion de la douleur, puis là, il y avait les points de pression. Puis Bianca, elle me dit déjà à la base, je suis quelqu'un qui a de la misère avec la douleur, puis j'espère que je n'aurai pas besoin de la péridurale. On dirait que moi, à l'opposé, mon cerveau, c'est le fun qu'on pratique, mais d'après moi, c'est la dernière chose qu'on va utiliser parce que justement, tu as de la misère avec la douleur. Mais au contraire, ça a été l'outil le plus important dans tout l'accouchement parce que c'est ça qui a vraiment dévié la douleur de faire les points de pression. En tout cas, il y a eu des points de pression qui ont pu finir quasiment dès le départ le matin. Le poids a varié, mais je veux dire, les points de pression ont vraiment fait une différence pour passer les contractions. Ça, c'est ce qui m'a marqué le plus, honnêtement.
- Speaker #2
Puis à la fin, quand tu parlais de ça augmenter, ça amplifier vers la fin, je me souviens que c'était spécifique.
- Speaker #1
Ah oui, il y en avait pour 235 livres.
- Speaker #0
Parce que là, dans le fond, la force que tu mettais, comment tu faisais pour savoir de quoi Bianca avait besoin, c'est en la regardant et au feeling, plus ou moins ?
- Speaker #1
Oui, c'était pas mal ça. C'est peut-être arrivé une fois ou deux. Une fois, ça a été moins. Une fois, Bianca m'a dit moins. Une fois, Bianca m'a dit plus. Mais à part de ça, c'était vraiment au feeling de comment ça passait. J'essayais de me gauger avec ce que je ressentais que Bianca avait comme douleur pour déterminer le... le point de pression. On variait, mettons, si ça clame, on variait la hauteur.
- Speaker #0
Tantôt, quand j'ai parlé d'intimité et de connexion, Bianca, là, les gens n'ont pas vu, mais tu es devenue rouge et tu as regardé ton chum avec des yeux remplis d'amour. Je serais curieuse de savoir ce qui s'est passé dans ta tête.
- Speaker #2
Je pense que sans aller dans les gros becs et tout ça, mais on dirait que je pense que l'amour devait se voir entre nous deux parce que c'est tellement... Tous les gestes, c'est vraiment avec soin, avec attention. Je pense que c'est ça. Ça a été dans la douceur et dans l'amour,
- Speaker #1
beaucoup. C'était des gros French mentales. C'était plus ça.
- Speaker #0
Des French dans le toucher.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et là, comment on traversait, Bianca, une transition ? Est-ce que tu t'en souviens d'avoir été dans cette houle-là ?
- Speaker #2
Bien, tu sais, Annie, juste que ça augmentait. Moi, il y a une période... À l'hôpital, que je ne me souviens pas. On en reparlait après. C'est ça, c'est Jeff qui me l'expliquait. Mais il y a eu une période que j'ai manquée complètement. À un moment donné, c'est ça, Jeff. Il a eu l'impression que j'étais comme dans un autre monde. J'étais comme partie. J'ai l'impression que ça a été ce moment-là. Ça a été, on dit là, tout ça a duré deux heures à peu près. Mais je pense que c'est ça, la première heure, la période. Je ne sais pas si ça se trouve avec la période de transition, mais j'ai passé une heure à cliquer au sol. Appuyer contre le lit, je ne me souviens vraiment pas de ce qui s'est passé. Je pourrais en parler plus que moi parce que c'était même pendant cette période-là qu'il y a eu un changement dans l'équipe médicale.
- Speaker #1
Changement de médecin, puis changement d'infirmière aussi. La médecin qui nous suivait depuis le début, qu'on connaissait déjà, elle nous dit, malheureusement, ce n'est pas moi qui vais accoucher parce que je suis fini. Ça va être ma collègue, vous êtes en bonne main. Mais nous, on dit qu'on est en bonne main, mais on ne sait jamais. Moi, personnellement, peut-être pas Bianca parce qu'elle n'était plus là, mais tu ne sais jamais. C'est une médecin qu'on n'avait jamais vue qui n'était pas du CLSC. Donc, on se dit, est-ce qu'il va y avoir de l'ouverture dans la position d'accouchement ? Est-ce qu'il va y avoir de l'ouverture pour peu importe les implications qu'elle va avoir ? Finalement, ça a été un avec elle aussi, vraiment. Le premier contact que Bianca a eu avec la nouvelle médecin, Bianca était au sol, agenouillée à côté sur le lit.
- Speaker #0
La médecin est venue devant elle, parlait doucement, expliquait à Bianca comme quoi c'était elle qui prendrait le relais, qu'elle serait là pour l'écouter et lui demander c'est quoi ses besoins. Est-ce que tu es à l'aise au sol, Bianca ? Comment tu te sens ? Est-ce que tu es confortable ? Est-ce que tu veux changer de position ? Et ainsi de suite. On a vraiment, vraiment eu un gros coup de cœur. Comme je disais tantôt, c'est qu'on appréhende tellement qu'on ne sait pas à quel point, en milieu hospitalier, ça va être... ouvert au niveau des nouvelles pratiques ou des pratiques qui sont moins orthodoxes, si on veut, c'est-à-dire les pieds dans l'étrier, sur le dos ou peu importe. Première interaction avec la nouvelle médecin, c'est sûr que là, on se sentait en confiance et on se sentait vraiment, OK, parfait, ça ne déroge pas du plan, tout va bien aller. On continue dans l'expérience qui allait super bien, la belle expérience.
- Speaker #1
Parce qu'on avait entendu quand même d'autres expériences. à cet hôpital-là, puis dont ma cousine, justement, qui avait eu ses enfants dans les dernières années, puis elle me disait qu'on l'avait obligée à coucher sur le dos, puis elle avait été déçue de ça. Puis, tu sais, on sait, bon, c'est pas nécessairement la meilleure, là, pour le passage du bébé, que c'est pas optimal, non plus comme pour le triomphe. Fait qu'on sait ça. Comme je disais, on avait un peu d'appréhension. Finalement, ça s'est bien, bien fait. Puis, tu vois, je viens de me rappeler, entre le bain, mettons, puis la passe, où est-ce que j'ai complètement perdu la carte, il y a eu la perte des os, quand même. qui est assez impressionnant quand on...
- Speaker #0
Le déluge ! Oui.
- Speaker #1
On est terminé, c'est une bonne proposition, puis on a fait une suspension.
- Speaker #0
On est en train de faire la suspension avec les bras puis l'échartissé. Donc, moi, j'ai ça passé dans le dos, bien que là, ça va super bien.
- Speaker #1
Parce que nous, en fait, ce qu'on a réalisé quand on pratiquait, c'est que la suspension, juste bras à bras, on n'était pas super confortable. Dans nos pratiques, on avait essayé justement avec l'écharpe autour de Diète, puis moi, je me tenais après l'écharpe, puis Diète me tenait. Et ça, c'était plus confortable pour nous. Ça fait que c'est un peu ce qu'on avait repris, puis ce qu'on reproduisait pendant justement l'accouchement. C'était vraiment pendant cette position-là. qui fait du bien parce que, tu sais, justement, ça enlève la tension. Je me souviens, il me semble, je m'accroupis, puis en m'accroupissant, là, écoute, le déluge, un saut d'eau complètement à terre, il y en avait quand même. Puis je pense que c'était pendant que l'infirmière était en pause.
- Speaker #0
C'était l'autre infirmière, oui.
- Speaker #1
C'était l'infirmière qui arrive. Le saut d'eau à terre, il y en a partout. J'en ai des souliers, en tout cas. Fait que là, elle est venue nous aider.
- Speaker #0
Nous, à ce moment-là, on n'a juste pas dérogé de la position. On est resté dans notre position, on fait la contraction. Oui, c'est très bien. Parce que je veux dire, l'eau va être là. L'eau est là, elle va être là dans deux minutes. Personne n'est en train de tomber, tout le monde est stable. Après ça, l'infirmière est arrivée, puis elle a essayé de tout éponger. Bien, le corps a pris sa... une autre position pour...
- Speaker #1
Je me souviens aussi que je disais à l'infirmière, il en pleure.
- Speaker #0
Ah oui ? Bianca à gérer les plaques d'eau au sol. Non, un peu plus, un peu plus. En avant, oui, OK.
- Speaker #2
Et là, est-ce qu'il y a eu un autre examen ?
- Speaker #1
L'autre examen d'après, c'était justement la Nivelle médecin. Quand j'étais au sol, elle me disait, tant que tu es confortable, c'est bien, tu peux rester. Mais pour faire l'examen, je vais avoir besoin que tu sois sur le lit. Elle me disait, après ça, tu peux retourner au sol si tu veux retourner au sol.
- Speaker #0
Parce qu'en fond, Bianca était entre le lit et le mur. Donc, il y avait... aucun espace. Moi, j'ai un petit peu appréhendé est-ce que c'est une ruse pour être capable de mettre Bianca au lit, l'évaluer et faire tu restes comme ça J'ai eu un petit peu peur à ce moment-là, mais comme de fait, ça a vraiment été comme la médecin a dit, on va faire l'évaluation. L'évaluation a été faite. Par la suite, tu dis à Bianca, tu peux te replacer comme tu veux. Place-toi comme tu es à l'aise. À ce moment-là, tu as repris la même position à genouiller, mais dans le lit, avec le dossier du lit relevé. Il y a deux draps qui ont été attachés dans les coins du lit pour servir à Bianca pour qu'elle puisse tirer aussi en même temps sur les deux serviettes. Elle a pu reprendre la position dans laquelle elle était à l'aise. En plus, il y avait le matelas entre les deux au lieu d'être au sol directement. Donc, c'est encore mieux.
- Speaker #2
Et là, est-ce qu'ils vous ont partagé le résultat de l'examen à ce moment-là ?
- Speaker #0
On était rendu dans la phase de poussée, puis c'était parti. On était dans le dernier sprint.
- Speaker #2
Ça veut dire que tu étais à 10 cm. Ton bébé commençait à entrer dans ton vagin. Oui.
- Speaker #0
Oui. On était rendu à ce moment-là.
- Speaker #1
Les derniers milles.
- Speaker #0
Les derniers milles qui ont duré deux heures, mais les derniers milles.
- Speaker #1
Oui, il y a une partie au sol quand même, il me semble. On avait quand même un bout de paix. À ce moment-là, Annie, je m'en souviens. Je ne sais pas si c'est l'intensité de la goulange, je ne sais pas si c'est le fait de changer de position. Autant au sol, c'est une partie que je ne me souviens pas vraiment. Mais dans le lit, peut-être je ne me souviens pas du début, mais les dernières minutes. Je vais dire ça comme ça, mais c'est peut-être un petit peu plus parce qu'on part complètement de son temps. Mais j'ai mémoire, je me souviens vraiment de ce qui s'est passé. Puis ça a été vraiment par la poussée, la poussée réflexe, j'imagine celle qui est naturelle. Ça a été pratiquement juste de ça. Du début, moi, je suivais le flot. Puis c'était vraiment les poussées réflexes. C'était long, par exemple, c'est vrai. Puis c'était impressionnant de sentir le bébé descendre, puis le sentir remonter. Je ne m'attendais pas à ça, on dirait. Je le sentais. C'est un petit désavantage aussi de ne pas avoir la péridurale, de pouvoir vraiment sentir le bébé arriver. La période la plus intense, j'ai trouvé, ça a vraiment été celle-là. Mais ça a super bien été. Entre chaque contraction, l'infirmière à venir, j'avais à peine connaissance, elle venait mettre le moniteur sur mon ventre, monitorer le corps du bébé. Elle a fait ça comme un champion. Ça a été une longue poussée quand même. Jamais son cœur a décéléré. Elle a toujours maintenu son rythme.
- Speaker #0
Oui. À ce moment-là, moi, c'était plus, j'avais mon bol d'eau chaude, mon bol d'eau froide, les compresses d'eau chaude sur le périnée, l'eau froide dans le cou, rotation, rotation, rotation. Ça a été ça pas mal jusqu'à temps que je sente la tête du bébé. pendant que j'avais les compresses. Ouais. Dans le fond, il est arrivé un moment où Bianca, elle a atteint une nouvelle note. Rendu à ce moment-là, il y a eu une contraction que Bianca, elle a eu des sons, puis elle a atteint des notes qu'elle n'avait jamais faites. Puis j'ai juste vu l'infirmière se lever puis appeler la médecin. Donc, j'ai compris que quand ça atteint ce niveau-là, ça veut dire qu'on est passé à une autre phase. La médecin est revenue dans la chambre. C'est là, pendant que je mettais les compresses, c'était là qu'à un moment donné, je lui ai fait signe, je le sens la tête du bébé, et là, la médecin est comme, parfait, parfait.
- Speaker #1
Avec un petit amour.
- Speaker #0
Avec un petit amour. À ce moment-là, encore une fois, toujours dans une approche ultra humaine de la part de la médecin, elle vient voir Bianca, et elle dit, Bianca, je sais que tu as demandé dans ton plan de naissance d'être dans la pénombre pour pouvoir voir. le bébé et sortir le bébé, j'aurais besoin d'un petit peu de lumière. Est-ce que tu m'autorises à allumer des lumières pour pouvoir voir ce que je fais ? Tu peux conserver la position dans laquelle tu es, si tu es à l'aise, si tu veux accoucher comme ça. On ne peut pas demander mieux comme approche en milieu hospitalier. Ça n'a pas juste été des paroles en l'air, ça a vraiment été ça. L'équipe est arrivée, les lumières, le moins de lumière possible pour être capable de voir ce qui se passait. J'alternais encore les compresses d'eau chaude, les compresses d'eau froide. Puis là, ça travaillait, ça travaillait, puis à un moment donné, la médecin, comme, Est-ce que papa veut s'impliquer dans la naissance ? Là, papa, il a fait, Papa, ça fait longtemps qu'il est debout, il n'a pas mangé, puis il but tant que ça. Il ne sait même pas comment ça va se passer quand il va sortir. Donc, j'ai fait, Bien, je pense que je vais conserver l'implication que je fais en ce moment, puis ça va être ça.
- Speaker #1
Tu sais, on en reparle, puis ça me rend émotive encore, mais c'est vrai que ça a été, ça a super bien été, on s'est vraiment sentis.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
oui, oui.
- Speaker #0
On travaillait en équipe déjà les deux, les trois dans le fond avec Xavier. Puis on a vraiment vu une équipe en milieu hospitalier qui s'est greffée à la nôtre.
- Speaker #1
Oui, puis c'est ça. Ça a bien été, comme je t'ai dit, je me sens plus de ce moment-là, mais ça a été tellement intense, puis à la fin, j'étais tellement fatiguée, je suis tellement épuisée.
- Speaker #0
Dernière, dernière poussée.
- Speaker #1
Oui, puis ça a été tout le long des poussées, réflexes, des naturels, ça allait super bien. Mais à la fin, c'était quand vraiment la tête est arrivée, c'est l'anneau de feu, la sensation de brûlure, la tête. Il fallait qu'il sorte, dans le sens qu'on était rendus. Là, la médecin m'a demandé de pousser. J'ai poussé une fois pour sortir la tête, puis après ça, la deuxième fois pour sortir les épaules. J'étais épuisée.
- Speaker #0
On parle de quasiment 22-23 heures de contraction. Des fois, tu parles, il y a un petit répit, une pause, c'est le temps de reposer, c'est le temps de... J'y attendais. J'y attendais. Je m'y attendais, je me disais, ah, oui, là, quand on remonte, mettons, aux petites heures du matin, à 3 heures du matin, je me disais, ah, OK, mais peut-être qu'à un moment donné, on va avoir une couple d'heures pour se reposer, puis après ça, ça va repartir, puis là, on va être en forme. On ne l'a pas eu. Ça a vraiment été un 23 heures où le seul moment qu'on a eu un petit peu de répit, ça a été l'heure après le bain, que c'était du 6 minutes. Sinon, c'était du 3 à 5, donc il n'y a pas eu de répit. Bien, écoute, vous êtes épuisé. Je l'ai vu, puis je l'ai senti, puis elle l'a verbalisé. Je suis fatigué, je suis fatigué, mais c'était les dernières, dernières, dernières poussées avant que la tête sorte. La médecin, comme je le vois, ça s'en vient, la tête et les épaules. C'est le seul moment que la médecin a demandé de pousser un petit peu plus.
- Speaker #2
Et ça, pouvoir donner naissance en my-hospitalier avec une poussée réflexe, deux petites poussées bloquées, presque rien, ça aussi, c'est extraordinaire, vraiment. Vous êtes vraiment tombé sur une équipe fabuleuse.
- Speaker #0
On n'aurait pas pu demander mieux. Xavier est sorti, ils se sont juste assurés que Xavier, tout allait bien, tout était beau, l'ont activé. Puis après, on dit Maman, il faudrait que maman prenne le bébé puis le colle. Puis là, Bianca est encore agenouillée. Puis là, Bianca dit Ah, ben moi, j'ai vu que tu peux me faire une belle petite passe de football par entour. Donc là... Donc là Bianca a dit Allez, passez-moi là ! Fait que là Bianca l'a pris, le médecin a passé Xavier en dessous des jambes, le donna à Bianca, puis là on a aidé Bianca à se placer sur le dos, peau à peau. Puis après ça, ça m'a suivi toute la routine du placenta et ainsi de suite.
- Speaker #2
Quand je pense que tu as montré aux médecins comment passer un bébé quand la mère accouche à genoux, à quatre pattes, Bianca, bravo ! Les mères qui vont arriver après toi vont avoir leur bébé plus vite.
- Speaker #1
Bien, tu sais, Annie, tu nous le faisais pratiquer. On dirait que ça a l'air un peu banal. Tu sais, dans les cours, on pratique la passe du bébé. On est comme, OK, mais... OK. Mais finalement, c'est ça, tu sais, quand elle voulait que je me retourne d'abord pour après ça me donner le bébé, puis là, j'étais comme, ben, finalement, on l'a passé en ballon de football. Parfait. Un petit détail.
- Speaker #2
Et comment ça s'est passé, la rencontre, quand Xavier est arrivé sur ton ventre ? Est-ce que ça a été un coup de foudre ? Est-ce que ça a été une histoire d'amour qui s'est installée doucement ?
- Speaker #1
Moi, je pense que ça a été une histoire d'amour qui s'est installée doucement. C'est sûr que le sentiment immense qui nous habite à ce moment-là de pouvoir l'avoir naturellement, la sensation de fierté qu'on avait de faire wow Tu sais ? Xavier avait travaillé fort aussi dans tout ça. J'avais, oui, beaucoup d'amour, mais je ne peux pas dire coup de foudre, mais j'avais, oui, un grand sentiment de fierté, d'amour envers lui, de pouvoir l'accueillir, mais il y a deux mois et demi, puis ça se développe. C'est fou, c'est exponentiel l'amour qu'on a pour lui aujourd'hui, mais ça va grandir tout le temps. On apprend à le connaître parce que c'est une belle aide qui arrive.
- Speaker #0
Il apprend à nous connaître.
- Speaker #1
On s'attendait un peu à pleurer. C'est un peu comme un temps que c'est juste dans les films. Mais toujours, on voit les parents pleurer, verser une larme de wow, mon enfant est né, il y a quelque chose de beau On n'a pas eu cette larme-là, nous. Peut-être parce que ça faisait beaucoup qu'on était exténués. Quand on a quitté l'hôpital, par exemple, quand on a quitté la chambre, là, les larmes sont venues. On dirait qu'on avait tellement vécu de choses dans cette pièce-là. On quittait un moment, un lieu qui avait beaucoup de signification pour nous.
- Speaker #2
Bianca, en début de rencontre, tu nous as partagé que tu considérais que tu étais quelqu'un qui n'avait pas une bonne tolérance à la douleur. Là, tu as eu un accouchement physio de plus de 20 heures. Est-ce que ta perception face à toi a changé ?
- Speaker #1
Oui et non. Oui, la perception a un peu changé après tout ça parce qu'on a une fierté de dire wow, j'ai réussi, j'ai été capable de traverser chaque moment, chaque contraction Donc oui, un peu, mais non, en même temps parce que j'ai l'impression que ce n'est pas tant la perception de moi qui a changé, mais la perception de la douleur. Puis de la douleur propre à ce contexte-là, qui est l'accouchement. Parce que, tu sais, une douleur, qu'on se fasse mal ou quelque chose, c'est sûr que je pense que je reste pas tolérante nécessairement, mais... Durant le processus d'accouchement, tu nous avais bien préparé de ce côté-là, c'est tellement important justement le mindset qu'on a. Il faut nuancer un peu la douleur et dire que c'est de la puissance. C'est vraiment une force qui nous traverse durant les contractions. De pouvoir justement avoir cette façon de la percevoir, j'ai l'impression justement C'est ça qui a beaucoup aidé à accueillir et à traverser, comme je le mentionnais, chaque contraction. Pendant, oui, effectivement, la période a été assez longue.
- Speaker #2
Qu'est-ce qui t'a aidé le plus ? Parce qu'il y a des outils de l'intérieur que tu as utilisés à l'intérieur de toi. Il y a des outils qui venaient plutôt de l'extérieur.
- Speaker #1
Ce qui m'a beaucoup aidée, c'est vraiment, je pense, le fait d'être dans le moment présent et d'accueillir l'arrivée de chacune des contractions. Puis je me répétais beaucoup dans les jours, les semaines avant l'accouchement de dire chaque contraction me rapproche de mon bébé, de la rencontre avec mon bébé. Fait que de pouvoir justement les accueillir dans ce sens-là, puis de les accompagner, de les accompagner par les sons, par le calme. Je pense que c'est aussi un élément qui fait que le temps a passé vite, même si ça a été long.
- Speaker #2
Quel est le super pouvoir que vous êtes trouvé ou découvert ?
- Speaker #0
Je pense que Bianca a découvert qu'elle avait beaucoup, beaucoup plus de résistance à la douleur qu'elle pensait. Moi, je n'en doutais pas, mais ça, je pense que c'est le super pouvoir. Je pense à solidifier ce qu'on pensait de notre couple en termes de symbiose et de travail d'équipe. Je pense que ça a juste permis de comprendre que ce qu'on avait, c'était vraiment solide, et qu'on était vraiment à la même longueur d'onde.
- Speaker #1
Je pense que pour traverser aussi cette épreuve-là en mode Léo, en mode plus manifeste, ça prend un lâcher-prise. puis ça prend une confiance à l'aveugle aussi. Comme tu dis, c'est un peu le chemin de devoir avoir un bel accouchement puis ça s'est super bien passé, mais d'avoir cette force-là, de dire je lâche prise, le contrôle c'est le GIEC qui l'a, c'est pas moi. Je pense que ça aussi est venu, comme tu dis, solidifier vraiment parce que ça a super bien été.
- Speaker #0
Je reviens à cause d'outils. On était bien outillés.
- Speaker #1
Oui, mon Dieu, tellement.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est ça.
- Speaker #1
On a que des bons mots pour vrai. La méthode de paléo, on en parle tellement bien.
- Speaker #0
Tout le monde au Québec devrait avoir accès à ça. Moi, je n'ai pas personne dans mon entourage proche-proche qui a eu des enfants. On était vraiment green, on partait vraiment de base neutre, on n'avait pas de connaissances, et on est du monde. On y va, puis on est cartésien, puis on y va de manière logique, et ainsi de suite. Puis là, d'avoir été outillé, d'avoir des références, puis savoir comment s'allumer dépendamment des situations, c'est le jour et la nuit, je veux dire. On parle de nos expériences, on parle de certaines choses avec des gens qui ont eu des enfants, qui n'ont aucune idée de quoi qu'on parle. Puis nous, on est comme... Colin, vous êtes passé à côté de quelque chose parce que c'est un beau moment, c'est quelque chose de beau.
- Speaker #1
Mais pour le papa, surtout, de pouvoir s'impliquer autant que ça. On entend ça dans les expériences. Je me souviens de tes collègues qui te disaient Moi, je suis un cadre sur le mur et moi, c'est la même affaire.
- Speaker #0
Ça veut dire que ça va être la journée où tu vas te sentir le plus inutile. Puis, je pense que la journée, je me suis senti le plus utile de ma vie. C'est carrément le jour et la nuit avec ce que je m'étais fait dire. J'appréhendais que je n'étais pas utile parce que j'avais justement suivi la méthode Opaleo et je me sentais outillé. Là, j'entendais des phrases comme ça et je me disais que c'est dommage parce que ces personnes-là n'ont pas eu la chance d'avoir les connaissances pour pouvoir permettre un accouchement de ce type-là. Je pense au papa qui était dépourvu de ressources ou d'outils pour pouvoir aider la maman. Puis je pense à la maman qui était peut-être un peu délaissée parce que le papa n'avait pas les ressources pour aider.
- Speaker #1
Je suis fière de dire qu'on a accouché. Je n'ai pas accouché toute seule. On a accouché tous les trois ensemble parce que je n'aurais pas pu donner naissance comme ça s'est passé si tu n'avais pas été là, si Xavier n'avait pas. été de la partie aussi.
- Speaker #0
On a mis toutes les chances de notre côté puis ça a payé en bout de ligne. C'est ça qu'on se rend compte.
- Speaker #2
Merci beaucoup pour votre partage.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi.
- Speaker #1
Merci à toi,
- Speaker #0
Ami.
- Speaker #1
Ça fait une grande différence. C'est un moment si important pour nous.
- Speaker #2
J'ai beaucoup aimé le partage à Bianca et Jean-François et ça m'a beaucoup fait réfléchir parce que là, on est tous, peut-être que tu es dans cette position-là, toi aussi, on est tous Wow, mon Dieu, c'est extraordinaire, c'est merveilleux, quelle chance ils ont ! d'avoir été jumelé avec une équipe si formidable que ça. Et quand je vois comment nous sommes enthousiastes, et c'est mon cas aussi à moi dans l'histoire, je me dis, on a quand même un problème. Parce que ça devrait être la norme. On ne devrait pas être si surpris. et trouver ça si extraordinaire qu'une famille qui entre pour donner naissance en milieu hospitalier soit bien accueillie, soit bien respectée, soit entourée de bienveillance. Ça devrait être la norme. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Et c'est une des raisons pour lesquelles je t'encourage très, très fortement à bien te préparer pour l'accouchement. Parce que dans le fond, Pendant qu'on vit les contractions, pendant qu'on donne naissance à notre bébé, il y a un certain nombre de facteurs sur lesquels nous n'avons pas le contrôle. Et ça, ça en fait partie. L'équipe avec laquelle nous sommes jumelés lorsqu'on arrive sur les lieux de la naissance. Alors, parce qu'il y a certains critères sur lesquels nous n'avons pas le contrôle, je t'encourage à te préparer le plus possible de façon à pouvoir jongler au mieux avec tous les éléments sur lesquels tu as du contrôle. Et ça, il y en a quand même un bon paquet pendant un accouchement. Et si jamais tu as la chance d'être jumelé avec une équipe qui est au top, comme ça a été le cas pour JF et pour Bianca, ce sera tant mieux. Il y a quand même plusieurs éléments au niveau de leur partage qui sont vraiment intéressants. Par exemple, peut-être as-tu noté qu'il y a eu seulement deux examens gynécologiques pendant toute la durée du travail pendant laquelle ils ont été à l'hôpital. Maintenant, tu pourrais me dire, Il y aurait pu en avoir moins, certainement, mais j'étais sûre qu'il y aurait pu en avoir beaucoup plus aussi. Donc, on va quand même souligner le fait que c'est quand même pas si mal. L'autre chose qui est assez extraordinaire, c'est l'absence ou presque de poussée bloquée. Présentement, au Québec, au moment où j'enregistre ce podcast, la poussée bloquée fait encore malheureusement partie de notre culture obstétricale. C'est très difficile de faire bouger les choses à ce niveau-là et heureusement, cette équipe-là, ce médecin-là, cette infirmière-là ont compris que c'était une bonne idée de laisser les femmes pousser en poussée réflexe et Bianca a eu la chance. Mais vois-tu ? Comment c'est un peu bizarre quand même, comment c'est tiré par les cheveux que je te dise qu'elle a eu de la chance, parce que ça devrait être la norme, ça ne devrait pas être une chance. Il y a eu beaucoup aussi d'accompagnement qui était très affectif, qui était très bienveillant dans l'accompagnement. On l'a bien entendu à travers la description que Jean-François nous a fait des événements. Et ça, ça m'apparaît vraiment important. Je pense sincèrement que ça peut faire une grande, grande différence. de pouvoir avoir accès à des professionnels qui comprennent l'importance de cet accompagnement-là tout en finesse pour préserver le plus possible la physiologie de l'accouchement. Si tu as envie justement d'entendre parler de physiologie de l'accouchement, je te rappelle que ma préparation virtuelle à la naissance, les 11 clés pour une naissance facilitée, est actuellement encore offerte en mode gratuit. Tu peux t'y inscrire quand tu veux. Il y a un atelier aussi très bientôt qui s'en vient sur les super pouvoirs de ton bébé. Un atelier dans lequel on parle de plagiocéphalie, de motricité libre, de réflexes archaïques. C'est un atelier dans lequel on discute des éléments clés dans les premiers mois de la vie du bébé. Pour toutes les informations en lien avec les inscriptions aux ateliers gratuits, en lien avec le podcast, en lien avec toutes les informations complémentaires à celui-ci, tu peux aller simplement sur la page de l'épisode. Je t'invite également à me rejoindre sur Instagram. C'est là que je publie le plus souvent de vidéos. au complémentaire en lien avec les épisodes de podcast. Si tu as aimé le partage de Jean-François et Bianca en lien avec la préparation affective à la naissance et que tu es dans la région de Montréal, je peux t'accompagner avec cette fabuleuse approche. Si tu es en région, il y a des praticiennes un peu partout à travers la province. Donc, si tu as envie de vivre cette aventure-là... Avec ton, ta compagne et ton bébé, je t'invite à me faire un coucou. Je pourrais te donner les coordonnées de la praticienne qui se trouve la plus près de chez toi. Je te souhaite une journée fabuleuse, rien de moins, et on se retrouve au prochain épisode.