- Speaker #0
À la suite d'une séparation, Caroline et Kevin ont fait le choix de revenir ensemble et de transformer leur relation pour qu'elle devienne sacrée. Dans cet épisode, ils nous partagent qu'est-ce que ça veut dire pour eux concrètement au sein de leur couple et de leur famille. Il sera également question de la naissance de leurs deux filles, toutes les deux nées au cœur d'expériences d'enfantement puissantes.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici ! T'as douleur, Stéo ! Annie Perrin !
- Speaker #0
C'est avec un grand plaisir aujourd'hui que j'accueille Caroline et Kevin, qui vont venir nous parler de leur expérience globale, vous allez voir, de avant, pendant, après la naissance de leurs deux filles, qui sont toutes petites, parce que vous avez décidé de faire deux bébés rapprochés.
- Speaker #2
On n'a pas décidé, mais oui, tout le monde a décidé !
- Speaker #0
La vie a décidé. Et une des raisons qui m'a beaucoup inspirée à vous inviter, c'est que vous avez une démarche au niveau de votre couple qui est quand même assez unique et extraordinaire.
- Speaker #2
Oui. Hier, Kevin et moi, on s'est préparés à cette rencontre-là d'aujourd'hui. Puis on a fait un peu le tour pour savoir qu'est-ce qui fait de nous un couple fort puis comment on est resté fort à travers tout ça. Et même maintenant, parce que notre plus jeune maintenant a quand même 18 mois. Donc là... notre plus vieille a 3 ans et quelques, ça fait 3 ans qu'on est dans le processus de la parentalité, je dirais. On s'est rendu compte que ça avait commencé quand même pas mal d'avance, en fait, avant d'avoir des enfants. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est grâce à une séparation. Parce que là, maintenant, ça fait 12 ans qu'on est ensemble, mais après 4 ou 5 ans, on s'est séparés, Kevin est parti, il m'a quittée, carrément. n'ayons pas peur des mots. Et on a été séparés à peu près neuf mois. Et on a fait vraiment chacun notre vie à ce moment-là. Et en revenant ensemble, parce qu'il m'a demandé de le reprendre et j'ai dit oui. Je suis vraiment heureuse d'avoir dit oui d'ailleurs aujourd'hui. En fait, moi, c'était ma condition pour revenir ensemble, c'était, il va falloir qu'on aille consulter parce que je veux comprendre qu'est-ce qui s'est passé. et je veux des enfants puis je veux pas qu'on gère ça pendant qu'on a des enfants ces bibittes-là, je veux que ça nous serve finalement, que tout ça nous serve à être plus fort et à aller plus loin dans notre relation. Et Kevin, c'est une de ses très très grandes qualités, c'est qu'il est toujours partant, il est toujours ouvert, c'est ça, puis on dirait qu'avant lui, j'en avais pas rencontré tant des gars comme ça, qui voulaient embarquer dans des espèces de tripes spirituelle ou d'évolution personnelle, puis de se servir de la shit de la vie pour faire quelque chose de vraiment plus beau. Puis moi, j'ai tellement cette conviction-là que quand il arrive de quoi de pas cool, c'est parce que ça va juste être tellement mieux. Puis je me disais, hey, si c'est pas Kevin, imagine le gars après, parce que je le trouvais vraiment hot, puis là, on était séparés, mais finalement, c'est vraiment plus hot que c'était maintenant. Puis, cette thérapeute-là qu'on a consultée, elle a vite compris qu'on avait un side spirituel, je dirais un côté spirituel. Et elle nous a permis, elle nous a amené sur la route de rendre notre relation, je dirais, sacrée. Et on a bâti notre couple et notre famille sur ces briques-là, je dirais, de base sacrée.
- Speaker #3
Il y avait quand même cette image, et des fois on me disait en joke, mais tu sais, comme reine et roi. Moi, des fois, quand je pars en voyage, je suis comme, c'est comme, c'est comme une reine. En même temps que ça peut être trop drôle, il y a quand même cette image-là. Éventuellement, il y avait quand même... un genre d'image de vraiment rendre honneur à un à l'autre.
- Speaker #2
L'idée principale, c'est juste qu'on se traite comme si tu étais mon roi et comme si j'étais ta fille.
- Speaker #3
Oui, et que notre vie de couple, même si indépendamment maintenant avec des parents, un ou l'autre peut avoir une journée moins bonne que l'autre, ou des moments stressants. Moi, je peux arriver, je suis sorti et j'arrive dans un bordel, dans un moment, c'est pas de... de prendre des choses personnelles, puis de vraiment comme, tu sais, cette personne-là est encore une reine, puis moi je suis encore un roi, même si je me sens comme... moins fort ou... Peu importe, tu sais. Fait que c'est de essayer de voir ça comme ça, puis on a comme notre royaume à la maison, notre responsabilité de parent, mais aussi d'amoureux. C'est sacré que l'amour soit pas en danger.
- Speaker #2
Avec les aléas du quotidien.
- Speaker #3
Ben oui.
- Speaker #2
Fait que c'est là que ça a commencé, je dirais, notre base de famille. Elle a commencé comme plusieurs années avant que moi je tombe enceinte, parce qu'ensuite ce qui est arrivé aussi, c'est que... On a essayé de faire des enfants. Après qu'on ait fait une thérapie d'à peu près un an, qu'on est resté aller la voir, on est allé la voir individuellement aussi, réparer comme Kevin dit nos blessures personnelles. Moi, je recommande ça à tout le monde qui n'a pas d'enfants encore. C'est tellement le meilleur moment de régler ces petits bobos avant. Ça prépare, ça met la table sur ce qui s'en vient. Et ensuite, on a essayé d'avoir des enfants, mais ça ne marchait pas. Ça nous a pris quand même une couple d'années. Puis moi, j'avais 37 ans, fait qu'à un moment donné, le stress commence à embarquer aussi. Puis moi, c'était vraiment la chose que je voulais le plus dans la vie, avoir des enfants. Donc, ça me stressait énormément parce que là, je suis en train de comme reconfigurer mon futur, on dirait. Finalement, on est à l'infertilité. On a fait un premier essai, ça a fonctionné tout de suite, parce qu'il n'y avait aucun problème apparent dans notre situation. Mais étant donné qu'on est en fertilité, en suivi de fertilité, on avait droit à une échographie précoce à cette semaine. On s'est aperçu que je faisais une grossesse ectopique. Puis on l'a su très, très tôt, donc je n'avais aucun symptôme. Moi, je suis super en forme à ce moment-là. On est allé à l'hôpital à pied pour l'échographie. Là, ça le virait un peu comme un cauchemar. Encore une fois, c'est un... C'est une autre épreuve qui nous a apporté beaucoup parce qu'ils ont enlevé la grossesse tout de suite. Je suis restée à l'hôpital et quelques heures après, je suis allée en salle d'opération. Et là, je suis retournée à ma chambre et pendant la nuit, ça dépérissait, dépérissait. Je ne me sentais vraiment pas bien. Et puis là, le matin, très, très tôt, ils se sont aperçus que je faisais un hémorragie interne. Alors, je suis retournée en salle d'opération comme quelques heures après l'autre opération, ce qui est quand même assez intense. Je n'ai pas dit, mais j'étais la personne qui avait le plus peur d'accoucher sur la terre. Genre, c'était l'affaire qui me faisait le plus peur au monde. Et sur la table, avant qu'il m'endorme, mon corps, il s'est mis à shaker, mais comme je ne pouvais pas le contrôler, zéro. Ça tremblait, tremblait, tremblait. C'est comme si j'avais froid, mais c'était juste comme les nerfs qui n'en pouvaient pas d'être deux fois sur une table d'opération en si peu de temps. et je me suis mise à méditer. Je me suis comme enlevée du chemin. C'est comme si j'ai laissé mon corps à eux, finalement. Puis moi, mon esprit, je me suis enlevée de la route pour qu'ils puissent travailler sur mon corps, puis les laisser tranquilles et me laisser tranquille. Et mon corps a arrêté de bouger et de shaker. Je suis devenue hyper calme. Ça, ça a été la première expérience qui m'a permis de croire que je serais capable, que je serais sûrement capable de maîtriser les contractions et d'être dans un certain contrôle de moi. Donc, ça a été hyper important dans mon cheminement. Cette petite vie-là qui s'est installée en moi m'a appris énormément dans cette première phase.
- Speaker #3
Un normal pour un gay.
- Speaker #2
Un normal pour un gay. Number one. Yeah, number two.
- Speaker #3
Number two.
- Speaker #2
Et puis là, ensuite de ça, on a arrêté de faire quoi que ce soit, pas d'insémination, rien, pendant neuf mois à peu près. Parce que moi, je n'étais pas prête. On n'était pas prêts, ça nous avait quand même shaké, tout ça. Et on a fait une deuxième insémination après ce neuf mois-là. et j'ai perdu le bébé, fausse couche, après très peu de temps, comme deux semaines. Puis je le voyais vraiment comme, tu sais, les samars qui tombent des arbres. Ils ne font pas tous des arbres. On dirait que je voyais ça comme ça, ma grossesse. Je la voyais comme, ah, c'est une graine qui s'est mise en moi, qui a essayé de germer, puis elle n'a pas germé, puis elle n'était pas assez forte pour s'en sortir. Bon, elle a été évacuée, puis ça s'est passé comme ça. elle aussi m'a appris beaucoup cette petite graine-là qui n'a pas germé finalement parce que le mois d'après Kevin était en tournée à l'extérieur du pays comme quasiment tout le mois il y avait, je pense, trois jours qu'il était en ville pendant ce mois-là. Et c'était pas pendant mon ovulation, mais grâce à cette fausse couche-là, mon cycle a été retardé, puis ça a le fait que le trois jours qu'il était là, c'était directement mon ovulation. Et là, on est allé pour une troisième insémination qui a fonctionné et qui a donné notre belle puce à Annette. Disons que quand Annette est arrivée dans notre vie, dans le test de process qui... les fameuses 12 semaines qui étaient passées, qu'on stresse un peu moins, puis tout ça. on était vraiment contents. C'est pareil comme où on habite. On habite dans le fond d'une forêt et on n'a pas eu l'eau pendant longtemps. Quand est sortie l'eau du robinet la première fois, on pleurait de joie. C'est comme, mon Dieu, on est refus au lac chercher notre eau pour la faire bouillir et faire la vaisselle. Quand Annette est arrivée plus concrète, la première échographie, Elle bougeait et faisait des ronds, des « twee sexy » dans mon ventre. Je n'avais même pas pensé qu'un enfant pouvait faire ça aussi petit. C'était comme si elle me disait « attention, j'ai de la vie, je suis tellement un enfant de bonheur » . On était vraiment reconnaissants. Je pense que ça a rendu aussi cette grossesse-là sacrée. On ne l'a pas eu difficile. Je pense qu'il y a des couples qui l'ont tellement plus rough que nous autres. mais on ne l'a pas eu non plus du cru dans le bain. Puis là, on a commencé le suivi sage-femme. Donc, ce qui est arrivé, c'est que moi, autant que j'avais peur d'accoucher, autant que l'hôpital me faisait vraiment plus peur que d'accoucher. Point, là, tu sais, comme je ne me voyais pas accoucher à l'hôpital. Je viens aussi d'une famille, j'ai beaucoup de cousines qui ont accouché à la maison. Fait que j'ai vraiment des cousines et des cousins. Là, 20 ans, ils accouchaient dans le bois. Puis j'ai une famille un peu grano-hippie qui m'a... vraiment, vraiment inspiré à ça. Puis j'ai vu aussi ma soeur qui a eu deux enfants en maison de naissance. On dirait que j'avais cette confiance-là, même si j'avais quand même peur d'accoucher.
- Speaker #3
Quand on est allé en maison de naissance, c'était vraiment un choix que j'étais tout à fait en ligne avec ça. Mais je voyais un peu le dossier comme je vais honorer ce que toi, tu veux, parce que c'est quand même ton corps et un processus que toi, tu fais. Moi, je suis comme responsable de l'environnement. La vibe de l'équipe et tout ça, mais ce choix-là, je veux dire, c'est comme moi je te soutiens, puis c'est juste comme un rôle qui s'est fait naturellement.
- Speaker #2
Moi, j'ai du mal à m'occuper de moi, autant enceinte que depuis que j'ai des enfants. Je ne sais pas, ça paraît bizarre. Kevin, lui, il s'occupe de moi. Il a tellement pris son rôle au sérieux, on dirait, mais d'une façon tellement naturelle. Sans être gossin, il n'est pas en mode paternel. Je me sens comme complètement une femme libre et entière. Ça, ça donne vraiment confiance. Quand tu es enceinte et que ton chum... il te fait à manger puis qu'il prend toutes ces choses-là en main, ça donne vraiment confiance pour la suite. Puis je pense que ça aide aussi à accoucher dans la sérénité puis dans l'amour. Et là, on est tombé en pandémie. Fait que là, aucun coprénato qui existe sur la Terre. On est venu s'installer dans notre champ, dans le bois. Et dans un séjour à Montréal, à un moment donné, je suis tombée sur Opaleo, qui était comme un peu notre sauveur. On était comme, voyons donc, c'est quoi cette affaire-là ? Parfaite pour nous. J'avais regardé des vidéos gratuites. Puis là, je comprenais tout. C'était quoi l'effacement ? Puis toutes ces choses-là que je trouvais tellement difficiles à comprendre. Et ça a été notre cours finalement pour apprendre comment on s'en allait où avec ça. Ça me parlait beaucoup parce que... C'était vraiment important pour moi que Kevin se sente impliqué. Et toi, Annie, dans ton programme d'Opaleo, c'est ça qui est fascinant, c'est qu'il y a autant de place au gars qu'à la fille. Pour vrai, Opaleo m'a vraiment donné confiance. Les livres aussi que j'ai lus, j'ai lu Inamé Gaskin. Il y avait la moitié du livre qui parlait de la théorie et l'autre moitié qui parlait d'histoires de puissance. Pas des histoires... parfaite d'accouchement, wow, orgasmique et tout, genre, c'était pas ça. Il y en avait sûrement, mais c'était surtout des histoires de femmes qui avaient réussi à trouver leur puissance. Puis moi, ça m'inspirait tellement parce que, et que tout le monde a le goût de te parler de son histoire d'horreur. et ça a été une bonne chose pour nous qu'on soit en pandémie parce que j'avais pas de femmes qui me parlaient de leur histoire d'horreur autour de moi donc c'est ça, en fait, notre première histoire d'accouchement ça a été ça avec Annette, de préparation de Kevin qui participe aussi puis qui les fait,
- Speaker #3
les exercices dans le salon quelque chose à quoi je pense maintenant c'est que la pandémie a peut-être amené c'est comme Toi, tu manquais peut-être d'une certaine confiance pour l'accouchement. C'est sûr, en étant ensemble, juste nous deux souvent pendant la pandémie ici, tout allait bien dans le sens que tu peux avoir un bombardement d'informations quand il y a une naissance, puis on a toutes les ressources sur les sites web. Tu te réveilles un matin, puis tu as un doute, puis tu peux taper un doute que tu as, puis ça peut devenir très stressant. Je trouve que peut-être le fait qu'on était un peu dans notre bulle, ça nous a comme renforcés,
- Speaker #2
d'une certaine façon.
- Speaker #3
On peut se sentir comme, avoir un bébé, c'est comme, t'es malade, là, tu vas à l'hôpital, puis il y a comme un certain, c'est comme, c'est sévère, c'est intense, mais c'est intense et tout ça, mais... Mais c'est complètement naturel aussi. On peut passer à travers tout ça. Au pire, je pense que le fait qu'on était souvent ensemble, juste nous deux, moi, je me sentais comme, si ça arrive ici, tout ça dans le bois...
- Speaker #2
On dirait qu'on s'était capables avec les vidéos qu'on avait regardées de
- Speaker #3
Théo. On savait qu'est-ce qui s'en venait.
- Speaker #2
On est même partis en voyage sur la Côte-Nord avec le campervan à 37 semaines. On se disait, au pire, on va accoucher. autant que ça fait peur d'accoucher quand t'as pas accouché, parce que c'est de l'inconnu en fait, c'est comme n'importe quoi que tu ne connais pas. Moi, je me sentais comme si je devais aller faire un show au stade olympique devant des milliers de personnes, mais que j'avais jamais fait de show de ma vie. C'est le même que je me sentais. Fait que là, j'étais comme, Kevin, faut que tu saches, faut vraiment que tu connaisses. C'est quoi qu'il faut faire parce que, t'sais, comme dans Paléo, ce qui nous a énormément servi, c'est le fait que Kevin, il a vraiment nailer la gigue, de maîtriser le fait que c'est lui qui prend en charge tout le côté rationnel de la chose, puis que moi, je m'évade et que je ne suis plus disponible pour personne. Puis heureusement, on était en maison de naissance, ça fait que ça, c'est quand même assez gagné, je pense, en général.
- Speaker #3
Oui, par un plan de naissance aussi.
- Speaker #2
On avait fait ça, mais on ne le sait jamais. Tu peux te retrouver à l'hôpital aussi, à la dernière minute. Puis là, tu te retrouves tout d'un coup dans un monde que ce n'est pas ça que tu avais vraiment prévu. Donc, on était prêts à toute éventualité. On n'avait pas d'attente. On était vraiment comme ouverts, comme depuis le début, je pense, de notre relation. C'est peut-être le mot qui nous définit le mieux, c'est qu'on est ouverts à tout, finalement, à tout ce qui arrive, comme si... il n'y a pas vraiment de bien ou de mal, on dirait, dans notre vie. On essaie le plus possible de le voir comme ça, je pense. Tout est beau, d'une certaine façon. Puis on était prêts. Il y avait la montre et tout ce qui était rationnel, c'est lui qui gérait. Puis moi, ça m'a permis vraiment de m'en aller, me réfugier dans mon côté animal, mon cerveau mammifère. Et avec Annette, la première naissance, ça a commencé le... le soir, vers 8h30, première contraction, PAP 9, et tout de suite, c'est devenu des contractions avec aucune pause entre... C'était des contractions doubles, là, qu'ils appellent. Vers 11h30, on est partis. Moi, j'étais en arrière à quatre pattes, pas attachée, puis Kevin nous conduisait. C'était... C'est ça, il était tard. On était allés à la maison de naissance. contraction double, ça n'arrêtait pas. Tu sais, aucune pause. C'était quand même intense. Puis en même temps, je gardais vraiment le focus sur une qui passe, c'est une de finie. Puis il y avait Yvette à la maison de naissance côté neige qui m'avait dit... C'était pas ma sage-femme, mais je l'avais rencontrée puis elle m'avait dit... tu vas voir, il va y avoir des paliers. Là, à un moment donné, tu arrives à un palier et tu te dis Oh, là, je ne pourrai plus. C'est bien trop fort, c'est bien trop intense. Mais non, attends. Parce que c'est là, si tu attends et que tu es patiente, les endorphines vont arriver. Et puis là, à un moment donné, le beau endorphine arrive. Tu es prêt à remonter à l'autre palier. Tu arrives à l'autre palier et tu te dis Je me suis fait un ski. J'ai tellement senti. Moi, je n'étais tellement plus là. j'ai jamais pris de drogue dure dans ma vie, mais je peux imaginer à quel point c'est cool. Parce que les endorphins, j'étais pas là comme j'étais. Une contracture après l'autre, mais c'était tellement rapproché en même temps. Pour se rendre compte, un cours de route, que Annette, elle avait la tête placée de l'autre sens, étant postérieure, qu'elle appelle. Ce qui fait que ça rend le passage plus difficile. Ça se fait, mais c'est comme si ça bloque. Ce que je dois dire que j'ai vraiment aimé, c'est que ma sache-femme... elle m'a demandé à un moment donné, Je peux-tu aller vérifier tes taquons de sentiments ? Puis j'ai dit non. Puis elle ne m'a jamais dérangée avec ça. Après, on n'a jamais regardé. C'est comme, on s'est vraiment fié au signe d'où j'en étais. Puis à un moment donné, il y a Myriam qui est arrivée à mi-chemin et qui était la deuxième sage-femme et qui est répétée pour être, dans le monde des sages-femmes, la tourneuse de bébés. Et puis, ça a été la partie la plus difficile que je me souvienne, parce qu'on dirait que je n'ai pas tant de souvenirs de douleur dans cet accouchement-là, malgré tout, entre mes contractions. elle a tourné le bébé. Et c'est la partie que j'ai trouvée le plus difficile, c'est d'être couchée sur le dos. Et là, j'avais vraiment comme, même si je n'étais pas là, on dirait que j'avais quand même un ressenti pour toutes les femmes qui ont été obligées d'accoucher sur le dos et que ce n'était pas leur choix. parce que je pense qu'il y en a qui accouchent sur le dos et que ça se passe très bien, mais il y en a d'autres comme moi, les deux fois, si on m'avait demandé d'accoucher sur le dos, écoute, ça ne se peut pas, c'est impossible. C'est ça que j'ai trouvé le plus difficile, ça a duré comme à peu près quatre contractions, je pense, ou que entre les contractions, elle n'avait tellement pas beaucoup de temps, puis là, elle tournait le bébé, et après ça, ça a été la délivrance, comme Annette est sortie très rapidement, puis Kevin m'a attrapée. il l'a mis entre mes jambes. Je me souviens que je savais pas faire avec. Autant que j'avais pas confiance en je vais être capable d'accoucher autant que j'ai jamais manqué de confiance par rapport à je vais être une bonne mère J'ai toujours su que je serais une bonne mère. Puis là, quand je l'ai vu, et que je ne savais pas quoi faire. J'étais vraiment déstabilisée. C'est comme si je m'étais cachée que j'avais un bébé. Je faisais ces endorphines. En tout cas, ça m'a tellement surpris. Je me suis dit, voyons donc, qu'est-ce qui vient de se passer là ? Je n'avais pas compris. On dirait qu'à un moment donné, Kevin m'a dit, Caro, on voit la tête. Mais là, je n'avais pas compris à ce moment-là que la tête était sortie parce que moi, je n'ai zéro senti la tête sortir, imagine. Et là, Kevin, il m'a dit ça, mais en fait, la prochaine contraction est sortie. Fait qu'on me dirait qu'il ne m'attendait pas à ce qu'on soit déjà rendu là. C'est comme l'anneau de feu, là. Je sais c'est quoi, mais parce que j'ai eu un deuxième enfant, puis que là, je l'ai senti à Marguerite, mais à Annette. j'ai zéro senti ce moment qui brûle. Parce que je pense que c'est ça, j'étais trop autour des endorphines.
- Speaker #3
Tout ça se passait dans la nuit aussi. On est arrivé à minuit. Elle est née à 5h50. Donc, moi, j'étais là.
- Speaker #2
Tu squeezais mon bassin.
- Speaker #3
Oui, à un moment donné, on a découvert que si j'étais derrière, ça faisait du bien. Je me suis mis là-dessus. C'était vraiment intense pour moi aussi, le plus fort possible.
- Speaker #2
Ça l'enlevait la douleur de 50% quand il faisait ça.
- Speaker #3
Jamais que je ne te squeezais le corps aussi fort que ça.
- Speaker #2
Maintenant,
- Speaker #3
non. Maintenant, oui. C'est impressionnant de voir ça, de voir à quel point, surtout comme quand j'étais derrière toi, quand je faisais les points de pression, tu sens vraiment le bassin ouvert et le dos, ça ne ressemble pas à un dos normal. Tout ça, c'est comme en transformation pour l'accouchement. Donc, c'est comme wow, ma blonde a fait ça. Wow, c'est impressionnant. Quelle nature que je suis en train de voir. Après que Myriam a tourné le bébé, il y a eu une couple d'essais à différentes positions. Puis, il est revenu sur tes genoux, sur ta catap. Ils m'ont dit si tu veux l'attraper, c'est là. C'est ça, on a vu la tête sortir. Je ne sais pas, peut-être que moi aussi, j'étais un peu stoned. Ça a tellement passé vite. J'étais sur le lit, dans le bain, debout, suspendu sur des straps. En tout cas, il y a eu beaucoup de... Puis là, c'est ça. C'est comme, OK, c'est là maintenant qu'elle va sortir. Donc, elle est sortie, puis elle est comme glissée entre ses jambes.
- Speaker #2
Leur être criait, tu savais tout. C'était tellement bien.
- Speaker #3
Tu sais, moi, je ne me rappelle pas vraiment de ça.
- Speaker #2
Moi, je m'en souviens. Autant que j'étais petite, autant que ça, je m'en souviens tellement. Encore aujourd'hui, je repense à ce moment-là. C'est vraiment mes moments préférés dans ma vie. Comment toi t'as réagi quand t'as vu, quand t'as pris notre fille. C'était comme, qu'est-ce qu'il y a là ? Oh my God ! J'étais hystérique. C'était tellement incroyable. C'est tellement beau. C'est vraiment mes moments préférés.
- Speaker #3
Don. rapide et glissant.
- Speaker #0
Et mouillé, sans doute.
- Speaker #3
Et chaud.
- Speaker #0
Puis dis-moi, tu as été donc aux premières loges pour accueillir ta fille. Il y a beaucoup d'hommes qui sont inquiets de voir, dans le fond, le sexe de leur amoureuse avec le bébé qui sort. Puis ils sont inquiets de l'impact que ça va avoir sur eux. Est-ce que toi, tu as senti que ça avait été difficile à intégrer les images de la naissance de ta fille ?
- Speaker #3
Non, je pense que j'ai plus regardé ça avec des yeux de wow C'est impressionnant, quelle nature que je suis en train de voir. Non, je dirais que ça ne m'a pas dégoûté. C'est plus, on a besoin de passer par ça pour avoir notre enfant. donc je vais t'aider à faire ça. Donc c'est plus de voir ça comme ça, de comme, moi j'ai une responsabilité là-dedans aussi.
- Speaker #2
C'est ça aussi qui est comme le point fort, je trouve, de Kevin, c'est que je ne me suis jamais sentie toute seule, comme au travers de la grossesse, pendant l'accouchement, même encore aujourd'hui. À partir du moment où on dirait que je suis tombée enceinte, on n'était plus deux êtres individuels, on est devenu un nous comme plus fort, je dirais. Comme quelque chose que j'ai trouvé intéressant, c'est que j'ai l'impression, après mon accouchement, ça m'a pris cinq mois avant, on dirait, de revenir comme il faut dans mon corps. Une fois, après cinq mois, je suis allée méditer, je me suis mise à pleurer, je pense que j'ai pleuré pendant une demi-heure toute seule dans mon lit en haut, Kevin s'occupait d'Annette. et là je suis revenue on dirait comme dans mon corps c'est comme si j'avais été complètement expulsée de mon esprit ou je sais pas quoi une partie de moi s'était enlevée du chemin pour accoucher puis on dirait que ça m'a pris du temps à revenir puis à me ressentir comme à l'intérieur de moi en tout cas Ça peut paraître un peu bizarre, mais je me souviens que ça m'a fait ça. Que Marguerite est arrivée après coup quand même assez rapidement, sans qu'on s'y en attende. Parce que comme ça avait été un peu laborieux d'avoir un enfant, on n'a jamais pensé qu'on aurait un enfant en claquant des doigts. Je pense qu'une fois qu'on ne s'est pas protégée, ce n'était même pas mon ovulation. Je checkais mes affaires. Moi, je venais d'émerger, on dirait, de ma maternité non-stop. d'être tout le temps en train d'allaiter et tout ça, on dirait que c'était comme... Je sentais ma tête sortir de l'eau, puis là, oh, t'es encore enceinte, OK. Puis on était contents parce qu'on s'était déjà dit qu'on aimerait s'en avoir deux, mais on n'avait jamais pensé que ça irait si vite. Puis en même temps, moi, je suis rendue à 40 ans, fait que là, c'était un peu comme, il faudrait que ça se passe bientôt, tu sais. Puis on voulait essayer naturellement aussi avant de reconsulter puis d'aller encore en fertilité. Finalement, c'est ça, une fois, puis bidding beding, c'est fait. Marguerite est arrivée, ça nous a pris une couple de mois à l'absorber. La nouvelle, pour vrai, moi, je n'étais pas dans la joie tout de suite, instantanément. Heureusement, ça s'est transformé après. Je pense que je me suis rattrapée d'une certaine manière parce qu'Anette, le canal amour pour mon enfant, il n'avait jamais été tracé. Moi, je n'étais pas de celle qui a aimé tout de suite, voir son bébé. Mon Dieu, c'est comme je suis en amour. Arrêtez. Je la trouvais incroyable. J'étais impressionnée et tout ça. Je trouvais ça beau. J'étais pleine de bienveillance, mais je n'étais pas dans l'amour que certaines femmes décrivent. Et j'étais contente de le vivre à Marguerite. J'étais tellement contente d'avoir une deuxième chance. Parce que premièrement, quand Annette est née, je pense que la première chose que j'ai dit, même pas 15 minutes après, c'est comme Ok, on peut en avoir un deuxième J'étais tellement contente d'avoir accouché naturellement. quand même assez bien. L'ère de rien, ça a été comme huit heures totales. C'est vraiment pas beaucoup pour un premier accouchement. Puis là, j'étais comme, OK, c'est ça, bien parfait, on va pouvoir en avoir un autre. Je l'ai dit comme vraiment vite. puis d'avoir cette deuxième chance-là d'accoucher, mon Dieu, que j'étais contente, que j'avais hâte à ce moment-là, de revivre ce moment-là, comme de grande, grande, grande puissance. Moi, je me suis révélée à moi-même dans ça. Je ne soupçonnais pas que j'avais cette force-là. Maintenant que là, j'émerge de ma maternité encore une fois, je recommence à travailler, à créer, à faire des choses, puis je me sens comme une... force que j'ai jamais eu avant parce que là, on dirait que j'ai vécu ça. Ça me donne vraiment un plus. On a attendu longtemps, je ne voulais pas avoir d'enfants parce que je voulais avoir une carrière qui était bien démarrée. Au final, mes enfants vont me donner cette force-là d'avoir la carrière que je veux avoir. Il n'y a pas de moment, il ne faut pas attendre. Je ne regrette pas rien. Des fois, je trouve ça plate d'avoir l'âge que j'ai, d'avoir 42 et d'avoir deux jeunes filles que je verrais pas aussi longtemps peut-être que si je les avais eues à 30, tu sais. Et en même temps, on peut pas dire ça parce que la vie, on sait pas c'est quoi qui nous attend, mais je pense que j'ai attendu d'être avec la bonne personne qui est comme vraiment priceless parce que je pense que c'est vraiment plus facile quand tu fais un enfant avec la bonne personne, avec quelqu'un qui t'accompagne dans ça. Puis Marguerite Dedebay, ça a été un accouchement incroyable de trois heures au total, tu sais.
- Speaker #0
Genre, ça a été vraiment entre le dîner et le souper. Ma mère était à la maison pour garder Annette. Ça faisait déjà quelques semaines qu'elle était là. Quand t'as 40 ans, mon Dieu, t'es vieux. T'es vieux, vieux, vieux. Fait que là, toutes les recommandations de l'hôpital, parce qu'on est quand même affilés à un hôpital. Puis là, ils commençaient à me dire, Ouais, mais là, maintenant, il fallait que j'aille à chaque semaine pour voir mon niveau de liquide. C'était tout le temps super. Tout allait bien.
- Speaker #1
J'ai dit, OK,
- Speaker #0
on pourrait peut-être faire un stripping. J'ai parlé à ma sage-femme. Elle a dit, je vais t'appeler demain matin. Si tu le sens, on le fait.
- Speaker #1
On va venir chez toi. Le matin,
- Speaker #0
Rose, qui était la stagiaire, m'appelle. Elle dit, on serait disponible vers 9h30, si tu veux. Puis là, OK, je sens, on le fait. Puis là,
- Speaker #1
ils sont arrivés.
- Speaker #0
Puis finalement, après le stripping... Elle a dit que j'étais à 1 cm dilaté.
- Speaker #1
Puis là, quand j'ai enlevé mes doigts,
- Speaker #0
c'était 3 ou 4 cm. C'était comme une affaire d'art. Je pense que j'ai gagné une coupe d'art, finalement. Puis je n'ai rien senti du stripping non plus. Parce que ça prouve à quel point mon col était prêt. Ça me zéro fait mal. C'était vraiment beau. On avait mis la musique de Olafur Bernal. Shopping Project. J'adore cette musique. C'était tellement beau. Du violoncelle et un pianiste.
- Speaker #1
Là, ils ont fait le stripping, puis ils sont partis,
- Speaker #0
puis ça a commencé une couple d'heures après.
- Speaker #1
Kevin est arrivé,
- Speaker #0
on est partis là-bas.
- Speaker #1
Puis là,
- Speaker #0
on avait choisi une autre chambre à la même maison de naissance avec une autre sage-femme qu'on était avec Marie-Hélène et Rose.
- Speaker #1
Et quand on est arrivés dans la chambre,
- Speaker #0
Kevin et moi, avec les sages-femmes, on s'est mis à pleurer les deux. On s'est embrassés pendant que ça se passait. On avait des moments plus comme ensemble, entre deux contractions,
- Speaker #1
parce que là, je l'ai su,
- Speaker #0
c'était quoi les pauses. C'était malade. On dirait que j'aurais pu manger un burger dans cette pause-là tellement qu'il n'y avait rien. Tout était normal.
- Speaker #1
J'étais contente d'avoir une deuxième chance.
- Speaker #0
Il y avait deux choses que je voulais. Je voulais être plus avec Kevin pendant l'accouchement. J'espérais parce que j'étais plus dans mon monde la première fois parce que c'était trop intense. Et je voulais être capable de prendre ma fille plus vite. Même si la sage-femme me disait, il n'y a aucune culpabilité. Tu aurais pu prendre une heure avant de la prendre si tu veux. problème à prendre ton enfant tout de suite. On dirait que c'est quelque chose qui me restait un peu sur le cœur de ne pas avoir été capable de la prendre tout de suite quand elle pleurait devant moi. On est arrivés là vers 2h de l'après-midi, peut-être, puis à 4h30 elle était née. On était comme, voyons donc,
- Speaker #1
on se commande ça, super !
- Speaker #0
C'est ça qu'on était. On s'est commandé la grosse assiette de fruits et de gaufres. Puis après, on a soupé. Moi, je n'avais pas dîné. Je n'avais pas eu le temps. J'étais en train de faire le dîner quand tout ça a commencé.
- Speaker #2
Caroline, j'entends que tu as aimé donner naissance. Tu as aimé vivre ces expériences-là. Quelles sont tes meilleures astuces pour pouvoir jongler au mieux avec la douleur ? Dis-moi.
- Speaker #3
Tu étais comme en contrôle de chaque étape.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, c'est beaucoup grâce à Opaleo parce que... Moi, ce que j'ai beaucoup aimé d'Opaleo, j'ai l'air de faire une pub, mais c'est vrai, puis c'est ce que je dis à toutes les femmes que je rencontre qui vont avoir un enfant, c'est que moi, j'ai appris Opaleo par cœur. Genre, je l'ai étudié, étudié, étudié, étudié. Comme tu fais les gammes, tu sais, pour les connaître par cœur sur le bout de tes doigts pour que tu puisses après aller jouer sans... Moi, c'est comme ça que je l'ai abordé. Moi, j'avais besoin vraiment d'aller étudier ça. Puis j'ai eu besoin de connaître les étapes par cœur. Puis c'est pour ça que je n'ai jamais eu recours au temps. Dans les deux accouchements, je n'ai pas voulu savoir quelle heure il était. Puis je ne voulais pas savoir non plus à combien de centimètres j'étais rendue. Surtout la deuxième fois avec Marguerite, les sages-femmes, Marie-Hélène et Rose. Ils ont tellement embarqué à fond dans ça. Mais moi, je savais, OK, là, je viens d'atteindre la transition. Là, je suis en latence. Comme toutes les étapes, là, c'est l'anneau de feu. Rose, elle disait les étapes où elle disait, Ah, tu vois, là, il y a du sang. T'inquiète pas, Caroline, c'est normal. C'est parce que ton col, il est en train de s'ouvrir complètement. Puis là, après ça, il y avait l'étape de, Hey, tu vois, Kevin, son dos, comment il est bombé ? C'est parce que la tête est en train de passer. Elle est presque arrivée. Ça, ça m'encourageait tellement de savoir ça, mais en même temps, je n'étais pas dans quelque chose qui était rationnel comme des minutes qui passent. C'est horrible quand j'apprends qu'à l'hôpital, par exemple, il y a des horloges avec des gros chiffres rouges. Moi, je n'aurais pas pu. Il aurait fallu qu'on mette un chandail par-dessus ça, c'est sûr et certain. Ça me donnait le pouvoir d'être en contrôle, je pense, de moi-même parce que je n'avais pas à me soucier de rien d'autre. Puis la deuxième fois, on avait eu une deuxième chance. C'est le fun d'avoir une deuxième chance de revivre un événement. Parce qu'il y avait des choses que je savais que je n'avais pas aimées la première fois. Comme je ne supportais pas les conversations futiles. Comme veux-tu un café ? Ou entre Kevin et ma sage-femme. Ou des choses comme ça.
- Speaker #3
Il y a eu un question de café. Je pense qu'il y a eu... Tu parles de ça depuis...
- Speaker #1
Il y a eu une phrase entre eux qui m'a comme... Et... voyonne. C'est un peu ça. On ne peut pas parler de café en ce moment. Je suis en train d'accoucher. Une fois d'après, comme j'avais une nouvelle équipe de sages-femmes, je tenais à le dire. Les conversations de verre d'eau ou de veux-tu quelque chose, c'est dans le corps d'or. Je ne veux pas entendre rien de ça. Ça m'a permis d'être au meilleur de ma force, de mon pouvoir de femme. On a tout ce pouvoir-là. C'est quelque chose qui me tient tellement à cœur parce que Je l'ai vécu les deux fois d'une manière incroyable. C'est comme les moments les plus forts de ma vie. Puis mon grand deuil, c'est de savoir que plus jamais je vais accoucher. Ça m'a pris six mois quand on a décidé qu'on n'allait plus avoir d'enfants. Pas parce que je veux d'autres enfants, pour vrai, comme c'est assez, on en a assez. Puis j'ai 42 ans aussi. Mais vraiment parce que, mon Dieu, je ne vivrai plus jamais ce grand moment-là de puissance, d'amour avec mon chum. Parce que c'est tellement fort aussi comme l'amour qu'on ressentait à ce moment-là d'être ensemble, à mettre au monde cet enfant-là. Je sentais que Kevin était là à 100% avec moi. Puis ensuite, de voir cet enfant-là, de le tenir dans ses bras, ça me tient tellement à cœur, ça me fait tellement plaisir de pouvoir aujourd'hui le raconter, de pouvoir partager ce qui a fonctionné pour nous, autant comme dans notre vie personnelle de couple, mais aussi comme dans les accouchements grâce beaucoup à Opaleo. Moi, les deux fois, j'ai décidé d'explorer les sons graves. Et moi, ça m'a beaucoup aidée. En fait, les sons graves, ils ont commencé dès les premières contractions qui étaient plus sérieuses à Annette, à notre premier enfant. J'ai chanté mes contractions, comme quasiment toutes mes contractions.
- Speaker #3
Avec aucune gêne ?
- Speaker #1
Aucune gêne. Puis je dirais que c'est peut-être le fait d'être chanteuse, ça peut aider. Peut-être que c'est mes expériences passées, comme je disais, dans des ateliers d'interprétation, qu'il faut que tu fasses toutes sortes d'affaires, puis des fois, c'est un peu comme tu te demandes vraiment qu'est-ce que tu es en train de faire, ou c'est comme des ateliers de danse, à se laisser aller, puis à ne pas avoir peur du ridicule. J'en ai fait beaucoup de choses à même. En tout cas, peut-être que c'est revenu, puis que toute cette inhibition-là est disparue, mais la voix m'a beaucoup aidée à garder le focus. À Marguerite, j'ai demandé le bain. J'étais toute seule. J'ai demandé qu'il me laisse toute seule dans la salle de bain. Puis là, il y avait un écho qui était vraiment spectaculaire.
- Speaker #3
Il y avait des tuiles.
- Speaker #1
Il y avait des tuiles partout. Puis j'ai trippé ma vie à faire mes contractions avec ma voix et à essayer de faire les plus beaux sons possibles. Mais pas dans la performance, dans la beauté de la chose. Il y avait une belle réverbération. J'en ai profité. Je trouve que ça aide à passer le temps. Je pense que... physiquement, ça favorise l'ouverture du col et tout ça. C'est comme une façon de dire oui à chaque contraction. Pour moi, c'était ma façon de dire oui.
- Speaker #2
Caroline, il y a une artiste que tout le monde connaît qui a participé à ta préparation à l'accouchement. J'aimerais ça que tu nous en parles.
- Speaker #1
C'est un peu drôle. C'est Tina Turner. Pour mes deux accouchements, j'avais imprimé la photo de Tina. Parce que je trouve qu'elle a un côté très femme animale, puissante. Et je voulais accoucher comme elle donne des choses. Je voulais être cette femme-là, comme hyper puissante. Moi, je trouve que Tina Turner en spectacle, elle a toujours mené ses spectacles avec tellement de puissance et d'amour. Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'amour. Puis je voulais exactement le faire de cette manière-là. Fait que les jours puis les semaines avant... on écoutait énormément Tina Turner. Puis je pleurais toujours quand j'entendais You're simply the best Puis je pensais à Kevin, puis je me disais, c'est vraiment comme, t'es juste le meilleur pour moi. Tellement qu'on a donné comme deuxième nom à Marguerite, on lui a donné Tina comme nom.
- Speaker #2
En début de rencontre, vous nous avez raconté à quel point ça avait été important pour vous de mettre du sacré à l'intérieur de votre relation. J'aimerais ça encore vous entendre parler là-dessus. Pour moi, c'est hyper inspirant. Je pense que c'est probablement inspirant pour les gens qui nous écoutent. Est-ce que vous auriez d'autres exemples concrets à nous donner ?
- Speaker #3
Moi, je suis musicien, puis quand j'ai fait des cours quand j'étais jeune, j'avais un professeur qui disait que notre ensemble, notre groupe de musique, dans le fond, the sum is greater than the parts. Donc, la somme est plus grande que chacun de vous, comme chaque instrument.
- Speaker #1
La somme est plus grande que les parties.
- Speaker #3
Oui. Tout le monde amène quelque chose qui est plus fort que... Ensemble. C'est comme si 2 plus 2 égale 4, mais là, 2 plus 2 égale un million. On est bien séparés, mais ensemble, ça crée comme une autre entité, un autre...
- Speaker #1
Comme un autre enfant duquel on prend soin, finalement.
- Speaker #3
Oui. Puis c'est comme... d'être conscient de ce choix et de respecter cette entité aussi. Avant, on disait, des fois, on a des journées où ça va mal, où on est stressé, où on ne se voit pas, où on ne se parle pas. Mais malgré ce qui peut arriver, on sait que cette énergie-là existe, même si on sait que la personne est stressée ou quoi que ce soit. C'est comme si on était capable de zoomer un peu de nos affaires et de dire que ça, ça existe, ça, c'est là, c'est plus fort.
- Speaker #1
que les aléas du quotidien. En fait, ça revient aussi à certaines philosophies de vie qui disent que le bonheur devrait être indépendant de la météo ou de ce qui nous arrive. Je pense que le bonheur, c'est quelque chose qu'on peut cultiver à l'intérieur de soi, qui est indépendant de ce qui arrive finalement. Mais je pense qu'on a réussi à rendre notre amour comme ça d'une certaine façon. C'est comme si, peu importe ce qui arrive, parce que... Pour être honnête, il y en a des journées qu'on est tellement occupés avec les filles, ça ne l'arrête tellement pas, que moi, je ne le regarde même pas, Kevin. Je ne le vois même pas. Je ne ressens pas l'amour. On est loin des papillons, mais je le sais que c'est là. C'est comme un arbre à fruits qui aurait plein de fleurs, mais qu'on n'a jamais le temps presque de regarder les fleurs que l'autre fait, mais on sait que les racines se touchent. Nos racines se touchent. Pour moi, en tout cas, c'est plus... profond comme amour, une énergie qui va vers le haut et qui se perd un peu dans le vent, puis dans les saisons, puis ça reste sous terre, très, très solide. Puis plus les années avancent, plus on arrive à solidifier ces racines-là, je dirais, puis ça fait aussi qu'on se sent en sécurité. Puis nous, on a choisi, quand on est revenus ensemble, qu'on n'allait pas laisser d'autres personnes entrer dans cette relation-là. Que ce soit... par rapport aux flirts avec d'autres, quand on sort ou Kevin, il joue dans des bars, il joue dans des salles de spectacle. C'est facile dans plusieurs milieux, mais dans le milieu de la musique, c'est assez facile de se laisser aller à bouche que veux-tu. Et puis, c'est de faire le choix de ne pas aller là, de ne pas laisser d'autres personnes entrer dans notre temple. Un peu comme Kevin, il parlait...
- Speaker #3
Ton image de grotte, c'est un peu ça. Là, on a notre grotte, on a choisi notre... place.
- Speaker #1
On ne laisse pas entrer de prédateurs.
- Speaker #3
Oui, on le défend pour le tout et pour chacun, je pense.
- Speaker #1
On parle, mettons, de flotte, mais ça peut être aussi de choisir les personnes avec qui on va travailler. Les énergies qui peuvent être trop envahissantes, on choisit de ne pas travailler avec ces personnes-là, finalement. On peut décider de ne pas faire des contrats parce que ça ne fit pas avec nos valeurs, par exemple, mais ça fait aussi que la personne ne va pas amener ça dans la grotte, cette énergie-là. Puis si elle l'amène, parce que pour X raisons, je dirais quand même des choses qui arrivent dans la vie qui viennent nous affecter, l'autre est là comme pour aider à balancer tout ça ou à faire virer la vapeur peut-être. C'est d'être conscient de ce qu'on amène dans notre grotte finalement. Moi, ça me donne une sécurité qui me permet, c'est la première fois qu'on me permet d'aimer à l'infini. Je n'ai jamais eu un chum avant qui m'a permis de l'aimer. comme autant que je voulais. J'étais toujours bloquée par les peurs de l'autre ou par peu importe ce qu'il y avait à dealer avec. Kevin, lui, me permet de l'aimer complètement. Et ça, ça donne des ailes parce que de pouvoir aimer sans borne, c'est la plus belle chose que quelqu'un peut t'offrir. Et puis, moi, ça me permet de découvrir qui je suis. à 100% comme encore plus. Puis je pense que je permets la même chose à Kevin. Je n'ai pas peur, je ne me sens pas étouffée, je ne me sens pas... Je le laisse m'aimer. Je le laisse prendre soin de moi. Puis lui, ça le permet de s'aimer finalement. Je parle à ta place, mais on s'en est déjà parlé. Puis je pense que c'est peut-être ça la clé, en fait, c'est de se laisser s'aimer. Putain, on peut-tu s'aimer ? sans tout le temps se mettre des bâtons dans les roues, des barrières pour bloquer ça. C'est comme la plus belle chose au monde, ça. Puis ça nous permet de grandir en tant qu'individu, d'après, aller s'épanouir dans d'autres sphères de notre vie. Puis cette sécurité-là, moi, me donne le pouvoir de ne pas me sentir en sécurité dans d'autres domaines de ma vie puis de ne pas avoir peur. Parce qu'on dirait que ça ne me dérange pas d'être déstabilisée dans n'importe quoi. Tu sais, je n'ai pas besoin d'une routine ou d'une stabilité, mais dans mon couple, c'est là que je la veux, la stabilité. Je veux que ça soit bâti sur du rock, tu sais. Et c'est ça qu'on a bâti ensemble.
- Speaker #3
Une chose à quoi je pense aussi, c'est qu'avant d'être musicien à temps plein, j'avais comme des petites jobs dans des restos et tout ça. Puis à un moment donné, j'ai juste comme sauté dans le vide. J'avais peut-être un chiffre par semaine que je faisais. Dans un café. Pour me garantir un peu d'argent. Et puis souvent, ça rentrait en conflit. Il y avait quelqu'un qui m'appelait la dernière minute pour me remplacer pour un concert ou quelque chose. Donc à un certain moment, j'ai juste dit, je vais juste arrêter ça et je vais juste sauter dans la musique. Je trouve qu'on a souvent peur de se laisser aller all the way. OK, I'm in 110%. Et c'est ça que notre séparation, quand on est revenus ensemble, je pense que ça a fait. C'est comme, OK, this is like now. C'est ça.
- Speaker #1
On y va. Il y a...
- Speaker #3
Puis on a comme... J'ai plus... Tu sais, quand tu rencontres quelqu'un de nouveau, tu sais, il y a tout le temps ça. Tu as tout le temps ta petite gêne, ta petite chose que tu ne dis pas ça à ce moment-là. Puis... Mais tu sais, moi, je ne serais pas capable de vivre avec ça, avec des enfants, avec des responsabilités qu'on a maintenant. C'est comme... Moi, il faut que je sois libre. Dans ton corps. Dans mon corps, dans mon esprit, dans ma relation avec toi.
- Speaker #1
Je reviens souvent à c'est facile avec lui Puis ça, c'est comme quelque chose qui est vraiment important pour moi parce que j'ai eu des relations où c'était très difficile dans mon passé. Et je me rends compte à quel point j'avais moins d'énergie dans ma vie parce que j'en mettais tellement dans ma relation. Je brûlais du gaz dans mes relations, tandis qu'avec lui, je n'ai jamais cette impression-là. J'ai l'impression que... Le gaz que j'ai le matin, je l'ai le soir aussi. Puis j'en ai peut-être juste plus si lui m'en a donné ou qu'on s'en est donné ou que mes projets personnels m'en ont donné. Donc, c'est ça. Je n'ai pas l'impression de perdre de l'énergie dans ma journée, dans ma relation. Moi, ça reste, en ce moment dans ma vie, ça reste quelque chose qui est comme pas mal le plus important. Que ce soit facile, qu'on aille du fun. On se pose quand même souvent la question, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer ? notre temps de famille, notre temps de créateur individuel. On est constamment en train de réévaluer ce qui pourrait être mieux pour notre couple et pour nous individuellement parce que ça reste comme le plus important. Si nous, individuellement, on n'est pas heureux, c'est difficile de l'amener dans le couple le bonheur. C'est quelque chose qu'on fait souvent, on se scanne d'une certaine manière.
- Speaker #2
Wow ! Avoue que c'est inspirant. Est-ce que tu as la chance de vivre une relation dans laquelle il y a du sacré, dans laquelle il y a de la magie, de laquelle il y a une complicité, un partage, dans laquelle tu as l'impression de marcher ton chemin bien accompagné ? Je te le souhaite vraiment. Et si ce n'est pas complètement optimal, j'espère que cet épisode pourra t'inspirer, vous inspirer à peut-être bonifier votre niveau de relation. C'était vraiment inspirant. Je pense que je vais revenir à cet épisode-là de temps en temps pour pouvoir m'imprégner, me baigner à nouveau dans leur énergie sacrée de couple, dans leur énergie sacrée de famille. Alors, comme tu l'as peut-être compris dans l'épisode, Caroline et Kevin sont des artistes. Caroline est chanteuse, elle nous l'a mentionné lorsqu'on a parlé des sons. Et Kevin est batteur dans plusieurs situations, dans plusieurs groupes, dans plusieurs événements. Ça se peut que tu l'aies déjà vu au passage dans un événement ou dans un spectacle où tu es déjà allé. Si tu es curieux, curieuse d'en savoir plus, Dans la page de l'épisode, je t'ai mis évidemment leurs liens pour pouvoir les rejoindre, rejoindre entre autres le site web de Kevin et avoir accès au Spotify, eh oui, de Caroline, si ça t'intéresse d'aller voir leur travail respectif. Si tu as envie toi aussi de vivre une expérience extraordinaire d'enfantement, je ne le répéterai jamais assez, c'est important de te préparer, de te préparer à vivre une expérience puissante. et de te préparer aussi à ce qu'il y ait des changements, à ce qu'il y ait des imprévus. C'est absolument essentiel, ça fait partie d'une préparation qui est optimale. Quand je reçois dans mon bureau une famille qui me dit Écoute, on s'était préparé à avoir un accouchement physiologique, finalement, il y a eu des imprévus, puis on était complètement désorganisés, parce qu'on n'avait pas imaginé que ça puisse se passer autrement ça me fait bien la peine, parce que je me dis que ça, ça fait partie des choses. pour lesquels on peut se préparer à l'avance. Et vivre une expérience d'empuissancement, vivre une expérience puissante, ça ne veut pas dire nécessairement, vivre une expérience qui est exactement comme celle à laquelle on aspirait. Ça se peut qu'il y ait des changements, mais l'important, c'est que tu restes le plus possible dans ton pouvoir en lien avec ça. Dans l'épisode d'aujourd'hui, on a un bel exemple. Vois-tu, Caroline, elle a accepté un décollement des membranes. Est-ce que tu as entendu dans l'histoire, il y a vraiment eu une proposition, c'est-à-dire qu'à aucun moment on lui a imposé cela, c'est-à-dire qu'on lui a proposé, elle a accepté. Donc, c'était un vrai oui. Est-ce que tu as entendu aussi, il y a un moment donné, où Caroline a dit à la sage-femme qu'elle ne voulait pas d'examen gynécologique ? Et la sage-femme a respecté ce choix-là et ça devrait être toujours comme ça. Donc, ça ne veut pas dire avoir un accouchement d'empuissancement, que c'est un accouchement qui se passe exactement comme tu l'avais prévu. C'est un accouchement dans lequel tu restes dans ton pouvoir, exactement ce qui s'est passé pour Caroline. Et pour ça, il vaut mieux être préparé. Tu as entendu dans l'épisode, elle a dit j'ai décortiqué, j'ai appris les choses par cœur Ça ne veut pas dire que tu dois absolument passer par le chemin de tout apprendre par cœur, mais d'avoir des bases, de pouvoir savoir à l'avance les grands scénarios, de pouvoir savoir quelles sont les questions que tu peux poser, de pouvoir connaître tes droits. Ce sont des choses qui vont t'aider à rester dans ton pouvoir, de rester bien aligné. à ce que tu as envie de vivre avec ce qui se passe à ce moment-là. C'est-à-dire de pouvoir jongler avec les éléments qui sont présents sur lesquels tu n'as pas le contrôle. Parce que c'est ça une bonne préparation à l'accouchement. C'est une préparation qui te permet de te préparer de façon à avoir le contrôle sur tout ce qui est possible de contrôler et de pouvoir jongler avec les éléments sur lesquels tu n'as pas le contrôle rendu dans l'expérience. Donc, si tu as envie que je t'accompagne, il y a plusieurs possibilités. Il y a une préparation à l'accouchement virtuel extraordinaire. Il y a la méthode au paléo qui comprend tout l'accompagnement prénatal, c'est-à-dire la préparation virtuelle, les rencontres en direct avec moi en mini-groupe et les cours complémentaires, par exemple, sur les interventions médicales et également sur le bon positionnement de ton bébé. Je te rappelle que je t'ai concocté un... Calendrier de grossesse extraordinaire dans lequel j'ai mis énormément d'heures. Il est magnifique, il est pratique, il est bien conçu pour t'accompagner tout au long de ta grossesse. Pour pouvoir le télécharger gratuitement, tu peux aller dans la description de l'épisode pour pouvoir avoir le lien. Tu as également accès au super pouvoir de ton bébé. Ce sont les principales clés pour t'aider à accompagner ton bébé de façon optimale dans les premiers mois de sa vie. Tous les sujets qui sont très importants, avec lesquels c'est important de se familiariser avant idéalement l'accouchement. sont discutés dans cet atelier-là. Donc, on parle par exemple de Tommy Time, de Tête plate, on parle du sommeil, de la motricité libre et compagnie. Le lien pour t'inscrire à cette rencontre gratuite est également dans la description de l'épisode. Je te souhaite que la magie et le sacré fassent partie de ta journée et pourquoi pas de ta semaine, de ton mois, de ton année, de ta famille, de ton couple et compagnie. Je te souhaite une magnifique journée et j'ai déjà hâte de te retrouver. pour le prochain épisode.