- Speaker #0
Aujourd'hui, Bérangère et Harold nous partagent leur expérience et leurs réflexions en lien avec la naissance de leurs deux enfants et l'empuissancement qu'il est possible de vivre à travers la grossesse et l'accouchement.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Bérère. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Merci. Tadoulaostéo, Annie Perrette.
- Speaker #0
Bérangère et Harold, alors merci pour commencer d'avoir accepté de nous rencontrer et de nous partager une tranche de vie quand même qui est intime. Vous avez eu la chance de donner naissance à deux magnifiques enfants et là, vous aviez envie entre autres de nous raconter à quel point les deux expériences ont été vraiment différentes.
- Speaker #2
Oui, déjà merci à toi Annie parce que tu nous as accompagnés pour ces deux accouchements, donc ça nous a permis aussi de transformer un petit peu. la vision qu'on avait de l'accouchement à la base on n'avait pas de vision d'ailleurs on a découvert tout ça grâce à toi un peu comme beaucoup de gens je pense la première grossesse ça permet de faire le point un petit peu sur ce qui est possible ou non en tout cas c'est sûr que Dans notre couple, on a tendance à beaucoup se renseigner, donc on a découvert pas mal de choses. Mais c'est sûr que la vision un peu traditionnelle est quand même assez restrictive. Donc voilà, c'est sûr que l'accompagnement qu'on a fait avec toi, ça nous a permis de découvrir beaucoup de choses, découvrir beaucoup de choses qu'on avait en nous aussi. Donc voilà.
- Speaker #0
Et quels ont été les moments forts de ces expériences pour vous deux ?
- Speaker #2
On a fait deux accouchements très différents. Le premier, on a accouché en pandémie aussi déjà. C'est sûr que de s'être beaucoup renseignée, on voulait quand même partir sur un accouchement à domicile. Ça n'a pas été possible. Donc finalement, accouchement... C'était un accouchement à l'hôpital, on va dire classique, dans une structure plus classique. Et ça a été un accouchement, comme on le dit souvent avec Carole, dans les fesses. Ce n'était pas l'accouchement idéal. C'était un accouchement où on nous a mal parlé, où on n'avait pas le temps pour nous. C'est sûr que moi, j'avais un rendez-vous pour faire un monitoring ce matin-là, puis on m'a mis sur le dos pendant très longtemps, donc les contractions en phase active du travail, où j'ai dilaté de 6 à 7, je crois. Je les ai passées sur le dos, avec un monitoring, j'étais accrochée, donc c'est sûr que ça a été... Oui, toute seule dans une pièce.
- Speaker #3
J'étais dans la salle d'attente pendant une heure.
- Speaker #2
Donc voilà, mais c'est sûr qu'avec les clés qu'on a eues, la façon de voir un petit peu, de shifter un peu la perspective qu'on avait de ces contractions-là, de rester dans sa bulle, d'être dans son univers, de focusser sur le bébé, ça m'a permis vraiment de... je dirais pas de passer un bon moment à ce niveau-là, mais au moins de pouvoir aussi faire avancer le travail, savoir un peu où on en était, même si j'avais demandé à ne pas savoir à quel stade j'en étais. Bon, ils ont fini par me le dire, même si j'avais demandé. Ils ne me le disent pas, mais c'est ça. Dans les faits, ce premier accouchement a été vraiment pas idyllique, cela dit très rapide, donc on a eu de la chance aussi de ce côté-là. Mais voilà, ça... Je trouve qu'on a réussi vraiment à préserver notre bulle. En tout cas, moi, dans le temps où j'ai été toute seule à gérer ça aussi, ça m'a permis de vraiment préserver ma bulle. Que Harold, quand il a pu arriver, de m'aider à passer les contractions, parce que j'ai dilaté jusqu'à 10 très très rapidement. Personne n'était prêt. L'accouchement était vraiment en trois poussées. Ma fille était là, donc... Donc ça s'est vraiment bien fait. Puis le deuxième accouchement, donc accouchement à domicile, tout récent, il y a trois semaines. Et puis là, ça a été vraiment un accouchement dans les faits très très idéal et dans le vécu aussi. Donc c'est ça.
- Speaker #0
Ça a été très différent aussi comme environnement. Ça a été probablement plus facile pour toi de rester vraiment en contact avec toute ta puissance dans ta maison que dans une salle où ton conjoint n'était même pas là. J'imagine que ton vécu a été vraiment différent de l'intérieur, pas juste au niveau de comment ça s'est passé.
- Speaker #2
Oui, effectivement. En fait, pour le premier accouchement, j'ai fait la coquine parce que j'ai perdu les os. Ou en tout cas je pense que j'ai fissuré la poche des os dans la nuit. Sachant que j'ai été un peu renseignée sur les différentes phases de l'accouchement, les contractions n'avaient pas commencé, donc j'ai fait du ballon, je suis allée marcher pendant une heure, donc j'ai pu focusser avec mon bébé. C'est un peu le même départ pour l'accouchement, le deuxième accouchement, donc j'ai vraiment eu ce moment-là aussi de puissance, je trouve, de lien avec le bébé qui a vraiment... je trouve permis de démarrer bien le travail. Pour ma fille, le premier accouchement, là où les contractions étaient plus difficiles, c'est quand on est allé à l'hôpital pour le monitoring, le trajet en voiture. C'est vrai que ça, ça nous sort un peu de notre bulle. Et ce que j'ai vraiment aimé dans le deuxième accouchement, c'est cette continuité. J'étais toute seule à la maison. En tout cas, Harold dormait sur le canapé. Donc j'ai pu avoir la chambre pour moi toute seule J'ai pu danser mes contractions J'ai pu beaucoup marcher J'ai chanté
- Speaker #3
Je confirme C'est ça on a dansé tous les deux à un moment donné Un petit peu mais t'as surtout dansé toute seule Pendant que j'étais en train de préparer L'espace, la chambre, le linge L'eau, il fallait tout préparer Toi tu dansais dans la chambre Avec tes écouteurs
- Speaker #0
Wow
- Speaker #2
Oui, donc cette continuité-là, c'était vraiment... Je trouve que... Puis justement, en fait, ça a permis qu'au fur et à mesure, les contractions, même si elles étaient plus intenses, j'ai réussi justement à la fin, les toutes dernières contractions à... Vraiment à dire à Baptiste de vraiment descendre dans mon bassin, de vraiment venir, je t'accueille. Oui, j'ai mal, mais je t'accueille. Je sais que c'est pour t'accueillir vraiment. C'est bientôt là. Donc c'est là où finalement, oui, les contractions, c'était les plus dures, les plus fortes, mais je les ai beaucoup moins. ressenti que les premières contractions, par exemple, où j'essayais vraiment de les faire passer en dansant. Mais en tout cas, je sentais que c'était des douleurs qu'il fallait que j'accueille et que j'accepte. Donc, j'étais plus dans le processus. Puis à la fin, j'étais vraiment dans l'acceptation plus complète.
- Speaker #0
Magnifique. Et Harold, je me souviens que tu as été impressionné par les sons de Bérangère. Est-ce que tu peux nous en parler ?
- Speaker #2
Est-ce que tu peux nous écouter les sons de
- Speaker #3
Bérangère pendant une dizaine de minutes ? Oui, et bien c'est des sons très animaliers on va dire, c'est difficile quand on observe ça de savoir si c'est de la douleur ou si c'est quelque chose de... Je ne vais pas dire d'agréable parce que ce n'est forcément pas agréable, mais on a du mal à savoir, quand on est à côté et qu'on voit cette scène, à savoir si elle a mal, si elle fait ça pour se soulager, pour essayer de penser à autre chose. Et c'est quand même relativement long, relativement intense comme son. Parfois, c'est des sons assez sexuels. Parfois, c'est des sons beaucoup plus... animalier alors il y a d'autres moments aussi où elle essayait de jouer avec sa voix et de faire des sons pour essayer de créer des vibrations puis deux minutes après elle revenait à quelque chose de plus animal ou à autre chose de plus sexuel aussi, en tout cas c'était quand même il y avait une grosse palette de sons mais ça avait l'air de lui faire quand même beaucoup de bien parce que elle en faisait continuellement
- Speaker #0
Oui, les sons, c'est souvent l'outil numéro un que les femmes vont nommer. Si elles avaient à choisir une chose, c'est ça. Mais c'est vrai que c'est impressionnant. on ne s'attend pas à autant de puissance.
- Speaker #3
Je l'ai d'autant plus ressenti sur le deuxième accouchement que notre fille dormait dans la chambre d'à côté. Ça a commencé à peu près à 2h du matin. Le bébé est né juste avant 6h. Il y a eu environ 4h de bruit, de son. Je me disais que si elle continue de faire ces sons-là, elle va réveiller notre... notre fille qui dort dans la chambre d'à côté. On a eu de la chance, non. Elle a bien dormi. Mais c'est vrai que j'ai particulièrement porté attention à ses sons pour le deuxième accouchement, en raison de notre fille qui dormait juste à côté.
- Speaker #0
Oui, évidemment. Et comment tu te sens maintenant d'avoir observé ton amoureuse qui a donné naissance en étant complètement dans l'expérience et en offrant à tes enfants une expérience qui était finalement la plus optimale possible ? Est-ce que ton regard... face à Bérangère a changé. Alors, pour les gens à la maison, il y a un petit moment d'émotion ici.
- Speaker #3
Excuse-moi. Écoute, désolé pour ma voix un petit peu tremblante, mais je le souhaite à tout le monde. Je ne sais pas si je vais réussir à répondre à ta question. Désolé, mais...
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Harold a été très présent pour protéger l'espace, pour offrir un environnement qui était optimal pour que tu puisses déployer toute cette puissance-là. Alors raconte-nous comment tu t'es senti justement en sentant cette présence-là qui était protectrice autour de toi. Est-ce que ça a changé quelque chose dans ce que tu as été capable de mettre en place ?
- Speaker #2
C'est sûr que ça a changé en fait l'environnement je trouve que ça a changé, c'est sûr au niveau des sons je me suis sentie beaucoup plus libre aussi d'extérioriser versus à l'hôpital où il y a du passage dans le couloir c'est sûr que j'étais consciente de faire des bruits il y avait quand même des sons il y avait quand même des sons à l'hôpital oui oui mais j'étais consciente donc ça me ramenait un petit peu ça me sortait un peu de ma bulle le fait de de savoir que, bon, j'étais pas chez moi et que... C'est sûr que moi, même à la maison, je me disais, mon Dieu, les voisins doivent se dire c'est le gros parté en dessous à 3h du matin.
- Speaker #0
C'est pas exactement le parté. C'est pas le même.
- Speaker #2
Exact. Ils ont vu la voiture de la sage-femme le lendemain, donc voilà. Mais c'est ça, ça m'a permis d'être plus libérée à ce niveau-là. Je dirais que la présence d'Harold, honnêtement, je l'ai ressentie de la même façon. Je trouve qu'il a été très protecteur. C'est ce qui m'a permis, je trouve, de vivre une très belle expérience la première fois à l'hôpital. Puis je me souviens d'un moment particulier où... C'est ça, personne n'était prêt pour la naissance de ma fille à l'hôpital. Donc, on m'a mis sur un fauteuil roulant, la tête était en train de sortir. On m'a couché sur le dos, on m'a demandé de pousser, de bloquer, et Harold attrapait un pied. Et j'étais tellement sous le choc d'accoucher aussi vite, parce que pour moi, un premier bébé, ça prend 36 heures, c'est long, il y a plus d'étapes. Et je me souviens d'un moment particulier où justement Harold m'attrape la jambe, et on se regarde, et je me plonge dans ses yeux, et je me dis Attends, c'est ça, je suis en train d'accoucher, ça y est, déjà, qu'est-ce qu'il se passe ? Et je... de me raccrocher à son regard, de plonger là-dedans, ça m'a vraiment fait du bien, ça m'a vraiment rassurée, ça m'a permis de savoir comment pousser aussi, de bien pousser finalement, et que ma fille sorte rapidement. Donc non, je te dirais que là, vraiment, j'ai ressenti cette espèce... cette protection-là, vraiment, cette attention aussi à chaque contraction. C'est pas toujours les mêmes gestes qui me faisaient du bien. D'être à l'aise aussi à juste lui taper la main pour qu'il l'enlève parce que la contraction d'avant, c'est ça qui me faisait du bien. La suivante, c'était pas ça. Et d'instinct, il allait faire autre chose. C'est pas moi qui lui demandais, donc j'étais pas en train de sortir de ma bulle pour lui dire... Moi si à un moment donné je t'ai dit sacram, j'ai crié sacram.
- Speaker #3
Je confirme, j'ai entendu sacram, sacram. Mais oui c'est chaud mais je dis plus rien moi.
- Speaker #2
Donc non mais c'est ça, il avait regardé toutes les vidéos avec toutes les techniques donc il était outillé aussi pour vraiment...
- Speaker #3
Ouais ça c'est vraiment à ne pas sous-estimer toutes les... Toutes les techniques que toi tu nous présentes dans tes vidéos ou en direct si jamais les gens viennent te voir directement, mais toutes ces techniques-là, j'ai l'impression qu'elles font énormément de bien à la maman. Et en tant qu'accompagnant, il ne faut vraiment pas hésiter à bien les cerner, à bien les répéter à la maison avant pour être sûr qu'on fasse les bons gestes et qu'on appuie bien à l'endroit où il faut avec la bonne intensité parce que ce n'est pas le jour logique, il faut découvrir le... Il faut découvrir la technique, donc ne pas hésiter à bien se renseigner. et puis à tout prendre au sérieux. N'est-ce pas, Baptiste ?
- Speaker #0
Oui, puis j'imagine que pour toi, ça doit être intéressant de voir que tu as participé de façon vraiment importante au processus.
- Speaker #3
Ah ben oui, oui, c'est hyper... Surtout que oui, forcément, pour un papa ou une... Pour un papa ou en tout cas pour un accompagnant, c'est sûr que la grossesse nous on la vit pas, ou en tout cas on la vit complètement différemment, mais physiologiquement on la vit pas, l'accouchement non plus. Donc c'est sûr que de pouvoir participer de cette manière là à l'accouchement c'est quelque chose de très agréable finalement. On se sent beaucoup plus investi dans notre enfant et dans la naissance à venir que si on restait les bras croisés à simplement attendre que la naissance arrive et puis à se dire de toute façon c'est pas dans mon ventre, je peux rien y faire. Donc non, c'est vraiment une très bonne chose. C'est pour ça que je souhaite à tout le monde de pouvoir faire ce genre d'accouchement, de pouvoir se préparer. à ce genre d'accouchement et de pouvoir y participer le plus possible en tant qu'accompagnant.
- Speaker #0
Après quelques secondes ou quelques minutes après la naissance de Baptiste, Bérangère t'a regardé Harold, puis tu lui as dit Oh mon Dieu, c'est extraordinaire, je suis prête à recommencer !
- Speaker #2
J'accouche tous les jours, c'est quand tu veux. Alors que oui, j'avais...
- Speaker #3
À quoi j'ai répondu Je ne suis pas sûr !
- Speaker #2
Mais oui, je trouve que c'est... En vrai, j'aime beaucoup faire des sports où je vais vraiment me pousser dans mes retranchements, à la limite d'avoir la nausée. J'aime beaucoup aller dans ces retranchements-là. Donc c'est comme ça que je vois l'accouchement aussi comme une préparation à un marathon. Et c'est sûr que pour Baptiste, j'ai commencé à avoir des contractions deux jours avant. Donc, c'est sûr que ce jour-là, le jour J, j'étais un peu fatiguée, mais c'est sûr que je sentais que le travail commençait à arriver et j'étais toute excitée parce que pour moi, c'est aussi un défi de voir comment gérer la douleur, comment connecter avec le bébé. Et puis, on rencontre le bébé aussi, donc c'est quand même... le plus beau cadeau qu'on puisse avoir. On a fait le choix aussi pour les deux enfants de ne pas savoir le sexe. Donc, c'est aussi de savoir... Finalement, on se pose les questions du prénom, donc de savoir qui est-ce qu'on va accueillir. Donc, c'est ça. Je vois vraiment l'accouchement comme un... c'est ça, un beau défi, c'est un peu c'est pas le plus long terme mais c'est ça j'aime vraiment accoucher en vrai, je trouve ça vraiment beau je trouve ça vraiment fort, intense oui, il y a de la douleur mais je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui ont accouché qui le disent, que c'est une douleur qui est qui n'est pas comparable à aucune autre douleur finalement. Oui, on a l'impression que notre corps se fend en deux, ce n'est pas agréable, mais il y a d'autres choses qui se passent en même temps. Il y a ce boost d'hormones qui est absolument phénoménal. Personnellement aussi, à chaque fois, le cercle de feu, je le vis vraiment, ça me fait du bien. Il me fait pas mal parce que je sais que le bébé est là. je sais que j'ai fait beaucoup d'exercices en physio aussi pour savoir où pousser on a fait beaucoup le massage du périnée je sais que ça veut pas dire que ça aide mais en tout cas ça aide à prendre conscience de son corps c'est là où je trouve que ça nous a pas mal aidé les deux enfants sont sortis en 3 poussées 3 ou 4 poussées je pense pour Baptiste je trouve que ça a permis vraiment de d'avoir une bonne connaissance du corps et que ça soit un bel accouchement finalement. Je me suis perdue.
- Speaker #3
C'est parce que tu parlais de l'accouchement en tant que défi. C'est sûr que depuis le premier jour de ta première grossesse, tu avais envie d'y être, tu avais envie de te préparer comme si c'était une compétition, puis que pendant neuf mois tu savais que tu allais devoir t'entraîner, puis te préparer psychologiquement et physiquement à ce qui allait arriver le jour J. Et puis quand c'est arrivé, tu étais prête mentalement, tu étais prête physiquement, moi aussi, en tout cas plus mentalement que physiquement, parce que physiquement je n'avais pas grand chose à faire. Mais ouais c'est ça, tu t'es vraiment préparé comme si c'était un... une épreuve sportive et que tu avais hâte d'y aller en fait en tout cas de mon expérience je pense que c'est vraiment comme ça qu'il faut le voir parce que les deux accouchements se sont très bien passés alors c'est pas uniquement dû à ta préparation, il y a aussi une part de chance évidemment de physiologie en tout cas oui mais en tout cas je pense que c'est bien de le voir dès le début avec un point de vue positif de vraiment accueillir cette grossesse et cet événement à venir dans neuf mois.
- Speaker #2
Après, je pense que ça dépend aussi de l'histoire et du vécu de chacun, mais c'est sûr que je trouve que dans notre histoire, en tout cas, ça s'inscrivait bien comme ça et que ça... C'est sûr que les deux grossesses, à chaque fois que je suis tombée enceinte, avant de faire le test de grossesse, mon premier symptôme, ça a été que je voulais manger très sainement, de faire un peu une détox, d'être vraiment... Pour moi, ce n'est pas un effort de vraiment bien manger, bien faire attention à ce que je mange. Ça a été un peu plus difficile pour la deuxième grossesse, évidemment, puisqu'on a un premier bébé, mais je trouve qu'on fait attention à quelqu'un en nous, je trouve que c'est magique. Et puis cet accouchement-là, c'est le point culminant justement où on le rencontre et puis on peut continuer à lui procurer un peu toutes les bonnes choses. Après, comme ce que je te partageais déjà, je trouve que l'accouchement, c'est pas la finalité, c'est vraiment le début. C'est sûr que je me souviens d'une conversation aussi avec une collègue où je lui disais... Je travaille avec des personnes qui n'ont pas d'enfants, donc c'est sûr que c'est des connaissances ou des intérêts qui sont peut-être moindres. Mais je me souviens d'une conversation où je disais à ma collègue, moi j'adore accoucher, elle me dit pardon, t'as adoré accoucher ? Comment ça ? j'ai jamais entendu ça c'est des français aussi donc c'est aussi je pense que l'accouchement en France est vécu autrement il y a une autre perspective je trouve qu'au Québec on a beaucoup de chance d'avoir une vision un peu plus ouverte plus humaine ça évolue en tout cas je trouve qu'Annie tu participes à faire évoluer les choses mais c'est ça l'élève Après, je ne veux pas vendre des paillettes, parce que c'est ça aussi le reproche qu'on fait à beaucoup de mamans, c'est d'oublier et puis de vendre que du rêve. Non, ce n'est pas que ça. C'est sûr que la grossesse aussi, ça présente ses difficultés. J'ai dormi assise aussi pendant quelque temps, mais pour moi, ce n'est pas quelque chose que je vais retenir, c'est sûr. Mais c'est ça. Personnellement, ce que je trouve le plus difficile, c'est le début, l'allaitement, les nuits. les pleurs, on sait pas à quoi les attribuer c'est plus là où j'ai plus de difficultés là où d'autres mamans vont peut-être en avoir moins mais voilà c'est pas que des paillettes partout tout le temps mais c'est vrai que si on peut avoir une vision de l'accouchement qui est positive, c'est possible finalement de... comme ce qu'on se disait aussi Annie, entre toi et moi c'est que c'est possible aussi même si dans les faits notre accouchement ne correspond pas à ce qu'on avait alors je dirais pas planifié parce qu'évidemment on ne planifie pas un accouchement, ce qu'on avait espéré mais t'as un très bon terme Ça ne veut pas dire qu'on est obligé de vivre mal cet accouchement. On peut aussi bien accueillir les émotions qui sont différentes que celles qu'on avait envisagées. Peut-être, encore une fois, on a eu de beaux accouchements. même le premier, je dirais qu'il n'y a pas eu d'intervention médicale. Donc, avec du recul, c'est aussi facile pour moi de dire ça, mais je pense quand même que tous les outils que tu nous donnes pour ne pas s'attendre... En fait, lâcher prise, finalement, qui est très utile aussi pour la suite, quand on a des enfants. C'est la base. C'est le plus difficile à faire, mais voilà, lâcher prise et puis ne pas s'accrocher à une idée de l'accouchement en particulier, mais plus au... se préparer à comment en connecter avec le bébé, je pense que c'est le principal. Absolument.
- Speaker #0
Je suis absolument tout à fait d'accord avec toi. Au final, le faire, on se prépare au maximum, puis au final, on fait du mieux qu'on peut dans la situation dans laquelle on est. On ne peut pas faire mieux que ça.
- Speaker #2
C'est vrai. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
- Speaker #0
Exactement. Si je vous demandais à tous les deux, j'aurais voulu savoir avant. ça serait quoi ?
- Speaker #3
beaucoup de choses je pense qu'il va falloir faire un tri je te laisse réfléchir si tu as des réponses, vas-y
- Speaker #2
Eh bien, justement, je trouve que le fait de se renseigner beaucoup, personnellement, ce qui m'a beaucoup aidée aussi, c'est de lire énormément de récits d'accouchement, d'écouter énormément de récits d'accouchement, pour voir qu'il y a une palette. Enfin, chaque accouchement est différent, que ce soit d'une femme à l'autre ou d'un enfant à l'autre, c'est une même femme. Donc... Je te dirais que j'ai pas de regrets là-dessus. La seule chose, je pense que quand on a accueilli Cézanne, notre première fille, on s'attendait tellement à ce que ce soit difficile, à ce que ce soit l'apocalypse. On a eu la chance d'accoucher en Covid quand même. Ça, pour le coup, ça nous a permis aussi d'être... Il faut quand même le mentionner. Ça nous a permis que Harold soit très présent aussi. Parce qu'on n'a pas de famille, donc au moins, le papa était là. Mais je pense qu'on n'a pas eu de claques, nécessairement.
- Speaker #3
à l'arrivée de Cézanne pardon je te coupe mais c'est vrai que je me souviens qu'au début les premiers mois on disait à tout le monde ah mais finalement nous avez vendu l'enfer nous on en veut 10 comme ça ça se passait évidemment mais tout
- Speaker #2
ce qui vient avec un nouveau nez on s'attendait quand même à beaucoup plus difficile que ça et puis on a été agréablement surpris on s'attendait au pire et puis finalement mais je pense quand même qu'il y a dans toute maternité et dans toute paternité il y a un moment donné où il y a un petit plat qui se prend et personnellement moi ça a été le retour au travail qui a été très très difficile et bon je suis tombée enceinte peu de temps après aussi mais Mais c'est ça, je pense que ce que j'aurais voulu savoir avant, c'est que le monde du travail n'est pas adapté nécessairement aux familles. Oui. Mais c'est plus tard, c'est ça. Moi, je me suis renseignée plus grossesse, accoutement, postpartum. Retour au travail, tout le monde me disait, ça va te faire du bien de mettre ton enfant à la garderie. Parce qu'il y a eu mise à la garderie et retour au travail la même semaine. Wow. Donc c'est aussi un lien à couper avec son enfant.
- Speaker #3
Toujours en période de Covid, donc avec tout ce que ça implique comme problème de... problème de garde dès qu'ils ont le nez qui coule, qui tousse un petit peu un tout petit peu de chair les parents doivent tout de suite les garder donc ça,
- Speaker #2
ça a énormément compliqué la reprise du travail puis c'est aussi de je suis arrivée vraiment avec l'optique d'être la même qu'avant finalement au travail et puis maintenant on n'a pas la même disponibilité mentale même énergie je tirais mon lait aussi pour lui donner des biberons donc à la garderie donc ça a été c'est ça que j'aurais voulu savoir aussi pour le plus tard pour la reprise de la vie mais pas d'avant parce que ça ça ne reprendra pas mais et puis c'est pas c'est tant mieux c'est différent mais ok super et de ton côté Harold
- Speaker #3
Moi, je suis quand même assez content de ne pas avoir été trop, trop informé sur l'accouchement en lui-même.
- Speaker #0
parce que j'ai gardé quand même une certaine magie au moment de l'accouchement, donc je suis content d'avoir... je suis content d'avoir d'avoir vécu ça sans savoir exactement tout ce qui allait se passer comment ça allait se passer, pourquoi le temps que ça allait prendre même si j'étais préparé qu'est-ce qu'il y a ? Tu hoches la tête ?
- Speaker #1
Non mais je t'en ai quand même glissé beaucoup de...
- Speaker #0
Tu t'es tellement renseigné que tu m'en as énormément parlé mais je suis quand même content de ne pas avoir regardé des vidéos et des vidéos et des vidéos d'accouchement et de vivre ça à ma façon, avec toi et d'avoir quand même une petite part de surprise. Ça permet aussi de rester très vigilant et d'avoir de l'adrénaline et de rester le plus possible focussé sur les besoins de la maman. Donc ça, je suis quand même assez content. Alors ça va à l'encontre de ta question, mais je prends le contre-pied de ta question. Là où par contre, effectivement, j'aurais aimé savoir un petit peu plus, c'est par rapport à ta reprise du travail à toi et de ce que ça engendre par rapport au papa. Parce que moi, j'ai beaucoup, beaucoup travaillé à ce moment-là. Quand toi, tu as repris le travail, moi, j'avais énormément de travail. J'ai accepté beaucoup de contrats parce que je travaille à la fois dans une compagnie et aussi à la pige. et j'ai pris le plus possible de contrats à la pige parce que c'était la période Covid, que l'année d'avant avait été quand même un petit peu plus compliquée que les autres. Donc je me suis dit, bon, on me propose du travail, Bérangère retourne au boulot, notre enfant a un an, il va à la garderie, c'est bon, je peux y aller, je peux prendre tout ce que je peux. Et je regrettais. J'ai littéralement regretté parce que j'ai pas été assez présent, parce que... parce que ça a été trop difficile pour Bérangère de gérer tout ça. Donc voilà, ça je vais m'être peut-être un peu plus conscient de ce genre de choses.
- Speaker #2
À l'avance finalement. Alors les petits bruits délicieux que vous entendez, c'est Baptiste qui est en porte-vébé présentement sur Harold. Alors c'est pour ça que vous entendez ces petits couinements merveilleux. Bérangère, si je te dis, j'ai eu peur pour rien, j'aurais pas dû m'en faire avec ça. Est-ce qu'il y a quelque chose qui monte ?
- Speaker #1
C'est plus le suivi. J'ai eu l'occasion de faire plusieurs suivis. Le suivi médical, encore là, classique, ou le suivi sage-femme. Puis le suivi sage-femme pour la deuxième grossesse, ça a été assez tardif quand même. Donc c'est sûr qu'on a eu à chaque fois des petits bébés, donc ça génère plus de stress chez le corps médical que chez nous. C'est sûr que forcément pour notre premier bébé, on découvre un peu tout, donc on a tendance à essayer de tout écouter ce que le corps médical nous dit. Cela dit... J'ai tendance à tout double-checker. Je suis un peu psychopathe, je me rends compte.
- Speaker #2
C'est un peu fort, peut-être.
- Speaker #0
Alors, il faut quand même préciser que Bérangère ne dort pas à la nuit. C'est comme si elle avait deux vies, en fait. Ses journées durent littéralement 23h30. Donc, elle a beaucoup de temps pour se renseigner.
- Speaker #1
c'est ça qu'elle ne dort plus la nuit depuis qu'elle a des jeunes enfants avant même d'avoir des jeunes enfants elle ne dormait de toute façon pas au futur maintenant ne dormez pas les années d'avant c'est beaucoup plus facile les nuits elle est entraînée puis ça lui permet d'avoir deux vies d'ailleurs elle a deux prénoms et deux noms de famille Non mais c'est sûr que le corps médical je trouve qu'il est très alarmiste du côté des sages-femmes c'est beaucoup plus c'est vraiment l'opposé en fait ce que je trouve peut-être aussi tout aussi déroutant en fait d'être toujours dans mais ça va bien se passer, j'ai confiance en toi après je veux dire c'est ma façon de voir les choses, j'aime bien savoir l'heure juste avoir l'heure juste, savoir bon Quelles sont les probabilités ? Non mais pas sans avoir des chiffres nécessairement mais je veux dire concrètement d'un point de vue réaliste qu'est-ce qui peut se passer ? J'aime bien avoir toutes les informations en main. Après j'ai beaucoup d'amis qui ne veulent pas savoir et qui sont plus... Elles ça les met en confiance d'avoir moins d'informations et qu'on les mette justement plus en confiance tout au long de leur grossesse. Donc chacun a son vécu mais... Mais c'est vrai que je trouve que d'avoir vécu les deux suivis, je trouve que j'ai eu peur parfois avec des consultations avec des infirmières. C'est aussi que ça a été encore là en période de Covid, donc ça a été des suivis très décousus avec plusieurs intervenants différents qui ne se parlaient pas nécessairement, qui ont fait des erreurs dans mon dossier. Donc c'est aussi de... Après, je trouve qu'en tant que maman, je dois avouer que je n'ai pas un lien très fort avec le bébé pendant la grossesse, où je n'ai pas l'impression de connaître le bébé. Surtout quand on ne sait pas le sexe, c'est un peu... Personnellement, c'est ma façon de me préparer. J'aime bien ne pas trop projeter sur le bébé qui va naître. Donc c'est ça aussi que je trouvais agréable de ne pas savoir le sexe. En revanche, le lien que j'avais avec le bébé, c'était de savoir si tout allait bien ou non. On a aussi... Comment on m'avait prescrit des médicaments pour que le flux se fasse mieux avec le placenta, pour que le bébé grossisse bien. J'étais enceinte de deux mois, je trouvais ça un peu intense. Surtout que ma fille aînée, elle était un petit point, mais tout va très bien. Après, je ne suis pas médecin, évidemment, mais je trouve que se faire confiance aussi, ça aide d'avoir des avis différents aussi, ça aide.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose de ton côté Harold est-ce qu'il y a quelque chose sur lequel tu t'es inquiété pendant la grossesse puis que finalement avec le recul tu te dis j'aurais comme dû lâcher prise là-dessus de la santé mentale de Bérangère parce qu'elle se renseignait tellement que je me disais mais c'est pas possible elle va exploser à un moment là, il faut que elle en fait lâche prise un petit peu sur parce que c'était des podcasts, des vidéos des... des blogs à longueur de journée et à longueur de nuit. Donc, tous les matins, j'avais le récapitulatif de ces lectures et de ces écoutes nocturnes. Donc là, je me disais, mais il faut qu'elle se calme un petit peu là, parce que sinon...
- Speaker #1
Tu peux mettre un bémol là-dessus. Oui,
- Speaker #0
vas-y.
- Speaker #1
Bon, il faut savoir que depuis la première grossesse, je trouve ça fou, en fait, le corps féminin, la maternité, la... la sororité qu'il y a autour de ça et puis qu'on découvre vraiment donc c'est tout un monde que j'ai vraiment découvert alors désolé peut-être que j'atterris mais j'ai l'impression qu'on est beaucoup de femmes comme ça à découvrir ça et à faire mais qu'est-ce que...
- Speaker #0
Là j'en rigole mais je pense vraiment que t'as eu raison je pense que tu as très bien fait mais c'est vrai que pendant cette période là je me disais c'est intense quand même c'est là que je voulais mettre le bémol c'est que le...
- Speaker #1
Le bémol, non, tu lis comme ça. Mais c'est que depuis, je pense à une reconversion et que ça m'intéresse énormément. Donc, j'aime beaucoup lire là-dessus et que j'aimerais beaucoup me reconvertir et être plutôt dans le milieu périnatal. Donc, c'est aussi... une vraie passion finalement que je me suis découvert.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, tu as découvert quelque chose de vrai.
- Speaker #2
Mais cela étant dit, c'est assez classique. Les maires vont avoir tendance à beaucoup plus se renseigner et en général, les partenaires, vous avez plus de facilité à lâcher prise, à accepter l'effet de surprise de comment ça va se dérouler. Ce qui, on va être complètement honnête et transparent, est quand même plus facile. Évidemment. Ah, parce que, je veux dire, si je te disais que ton bébé te passe par l'urette, peut-être que tu l'aurais pas.
- Speaker #0
C'est vrai, je passerais quelques nuits à écouter des vidéos et des blogs, c'est sûr.
- Speaker #2
Il y a comme, je pense que c'est un mélange d'intérêts, effectivement, puis de découvertes pour nous, les femmes, puis aussi c'est un mélange que notre positionnement n'est pas le même. Donc, ça fait que nos actions ne sont pas les mêmes. C'est très classique. Oui, oui. Ce que vous racontez là, c'est extrêmement, extrêmement classique.
- Speaker #1
On l'a vu dans les couples autour de nous aussi.
- Speaker #0
C'est toujours le même modèle. Oui. Il n'y a pas de surprise.
- Speaker #1
C'est des groupes WhatsApp. Partage nos découvertes. Et vous, vous allez boire des biens. Voilà. Oh, le gros cliché.
- Speaker #2
Oui, c'est ça, gros cliché, mais c'est ça. Oui, on est un petit peu dans cette zone-là, puis ça s'explique bien. Oui.
- Speaker #1
C'est important, parce que s'ils se renseignaient autant que moi, mon Dieu, on aurait explosé, je crois.
- Speaker #0
On devrait être inquiets, on se serait peut-être fait toute une montagne de ce qui se passait, alors que, encore une fois, il y a une part de chance, mais au final, tout s'est très bien passé pour les deux accouchements. Je rebondis un petit peu sur ce que tu disais au tout début, quand tu disais qu'à l'hôpital, on t'avait mal parlé. Là-dessus, moi, je mettrais un petit bémol. On ne t'a pas mal parlé, mais on t'a parlé d'une façon différente de ce que tu souhaitais, de ce que tu espérais.
- Speaker #1
De ce qu'on m'avait vendu aussi.
- Speaker #0
De ce qu'on t'avait un peu vendu, forcément. Mais tu n'as pas été accueilli à bras ouverts. Et forcément, dans un hôpital, tu es un petit peu plus un numéro que dans une maison de naissance. Et ça, forcément, il y a une part de petite déception quand on arrive à l'hôpital et qu'on s'attend à ce qu'il y ait d'un coup tout le corps médical qui vienne nous faire des câlins, des bisous et nous accueillir à bras ouverts.
- Speaker #2
Moi, c'est comme ça que je m'attendais aussi quand j'ai porté mon premier bébé. Sincèrement, je pensais que j'allais arriver là et que je serais la reine. Écoute, tu t'en vas donner naissance à un bébé, là. On s'entend, c'est extraordinaire. Oui, tu t'attends à être traité en reine, et moi, je suis d'accord avec toi, Harold, que ce n'est pas ça qui se passe, mais je pense que c'est ça qui devrait se passer, peu importe le lieu où tu vas donner naissance. Et ça ne m'apparaît pas normal que certains d'entre nous soient privilégiés dans la façon dont on est traité en fonction du lieu où on va. Je pense qu'on devrait tous avoir droit à autant de caring, autant de... de bienveillance, peu importe l'hôpital, la maison de naissance, le domicile. Je suis d'accord avec toi, mais en même temps, je...
- Speaker #1
je suis d'accord avec vous deux finalement oui oui mais je suis quand même assez d'accord avec Bérangère aussi c'est juste que je j'atténue un petit peu par rapport à ce qu'elle disait sur le fait qu'elle est pas mal parlée non mais c'est je pense que c'est ce qu'on disait aussi c'est que les sages-femmes avaient plusieurs accouchements en même temps ce jour là évidemment je comprends et je comprends dans quelles conditions elles travaillent il y a aucun problème et puis je pense que Je serai la première à péter un câble, mais c'est plus aussi le respect des choix. C'est pour ça aussi que je trouve important de se renseigner quand même un tout petit peu sur ce sur quoi on peut avoir un peu d'emprise. Et quand je demande à ne pas savoir à combien je suis dilatée, comme du Pourquoi vous êtes dilatée à 5 ? c'est très bien. Non.
- Speaker #0
Oui, là, il y a clairement une erreur humaine.
- Speaker #1
C'est là où je dis qu'on m'a mal parlé. C'est que quand on fait une erreur sur... Parce que le sexe de notre fille a été un peu dévoilé aussi. La personne s'est rattrapée. Mais c'est toujours... Bon, ça, c'est une erreur. Je veux dire, ce n'est pas volontaire de la part de la personne. Mais c'est toujours de savoir aussi ce qu'on peut demander, ce qu'on ne peut pas demander. Puis là où, bon... à l'hôpital on m'a dit je vous injecte de l'ocytocine en me l'injectant il n'y a pas de question qui m'est posée on est revenu me harceler pour les vaccins on est revenu pour l'allaitement même chose la nuit il faut réveiller ton bébé on te laisse pas vraiment le choix donc quand c'est ton premier bébé tu fais confiance au corps médical c'est la bonne chose qu'il faut faire donc c'est sûr que si t'es pas renseigné un minimum peut-être que euh tu vois on a des amis le premier bébé ils ont réveillé leur bébé toute la première nuit le deuxième ils ont fait mais il a l'air de question qu'en fait ça va pas partir c'est tout donc c'est plus ça je crois en fait il y a ton il y a ton accouchement idéal et puis il faut accepter qu'il va y avoir quelques quelques
- Speaker #0
petits éléments à rayer en disant bon ça ça a pas été parfait bon voilà ça non plus mais oui Baptiste mais il lui aussi il a envie de partager dans son instant s'il y a eu comme quelque chose à ajouter de son côté oui
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Bérangère, tu me partageais tantôt que pour toi, ta vision de l'accouchement entre avant de donner naissance pour la première fois et maintenant, ça avait beaucoup changé. J'aimerais que tu me parles un peu de ça.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, la vision de l'accouchement, je n'en avais pas vraiment. Ma mère a accouché par césarienne les deux fois, donc on n'avait jamais vraiment discuté non plus. C'est sûr que l'accouchement, pour moi, c'était vraiment la fin aussi, une finalité. Aucune conscience de toute la période postpartum, de tout ce que la femme allait vivre après. Donc, c'est le gros morceau aussi. Je trouve qu'on n'est pas du tout renseignés. Et c'est caché un petit peu parce qu'on saigne, on a des contractions qui perdurent, ceci, cela. Je trouve que pour les pères, ce sont des périodes qui ne sont pas évidentes à traverser, à supporter. Enfin, à supporter la femme là-dedans. La vision de l'accouchement que j'avais avant, c'était un peu la vision de mes collègues. C'est vraiment, tu enfanteras dans la douleur. Et puis, ça va durer longtemps. Et c'est un mauvais moment à passer. Et puis après, tu vas pouvoir profiter de ton bébé. Finalement, c'est ça. C'est le point de départ et c'est vraiment... aussi je trouve que on ne nous parle pas beaucoup de la façon dont arrive un bébé au monde pour lui ce que c'est l'accouchement on ne nous parle jamais de ça, de comment le nouveau-né vit l'accouchement on est vraiment focussé sur la maman comment elle le vit, le papa un peu plus aussi maintenant mais le bébé on n'en parle jamais et pourtant c'est ça les pleurs des premières nuits, il nous raconte beaucoup de choses je crois beaucoup à ça Je trouve que c'est aussi d'accompagner la maman qui accompagne le bébé finalement là-dedans. Donc je trouve que c'est beau aussi de... de pouvoir avoir accès à toutes ces informations-là et justement de savoir, quand on nous parle d'épidurales ou de toutes les techniques pour enlever cette douleur, bon, par toutes les lectures que j'ai faites, je trouve que c'est dommage parce que cette douleur-là nous permet justement de faire cette transition vers le rôle de mère qu'on va avoir, qui n'est pas le même quand on a un premier enfant versus le deuxième aussi. Ça reste une... une étape. Je redeviens mère pour la deuxième fois. Ça s'ajoute, mais c'est encore différent. Et c'est ça, je trouve que de supprimer cette douleur-là, ça vient annihiler un peu ce moment-là. Même pour le bébé, ça doit être une expérience totalement différente. Je trouve que... cette douleur-là, elle est utile. Et on ne parle pas du tout du cocktail d'hormones qui nous est... Je ne sais pas, je n'ai jamais eu de péridurale, mais est-ce que vraiment... Le nombre d'histoires où on entend que la péridurale ne marche pas, au final, la personne ne peut pas se lever après, donc ça rend le postpartum plus difficile, au final. Après, je conçois que ce soit un outil tout à fait pertinent dans certains cas aussi, mais ce cocktail d'hormones-là, vraiment, il fait son boulot. Encore une fois, j'ai accouché très vite les deux fois, donc c'est facile pour moi de dire ça, mais... Sachez que ça peut aussi bien se passer et que ce cocktail d'hormones là on peut aussi s'en servir pour il a une raison d'être en fait il est là pour une raison l'appréhender et puis l'apprivoiser finalement, enfin l'accueillir plus que l'apprivoiser par rapport à ce que tu disais sur
- Speaker #0
sur le postpartum, et puis les hormones, au moment de l'accouchement, puis comment toi, tu vis tes premiers jours de maman, que ce soit pour le premier ou pour le deuxième enfant, c'est vrai qu'on manque d'informations là-dessus, aussi pour l'accompagnant, parce qu'encore une fois, je me place en tant qu'accompagnant, parce que moi, je n'ai pas du tout vécu la même chose que toi, mais... l'accompagnant il n'est pas non plus préparé à ce que la maman va vivre en termes de comme tu disais d'avoir encore des contractions d'avoir des fuites urinaires d'avoir du sang qui coule ce genre de choses et ça serait bien quand même que le conjoint ou la conjointe, peu importe qu'il soit au courant de tout ça parce que On a aussi...
- Speaker #1
Drop Dorman où tu pleures.
- Speaker #0
C'est ça, c'est parce que nous, on a aussi l'impression que ça y est, le bébé est né, maman, elle fait le travail, c'est bon, maintenant, moi, ce que je vais faire, c'est que je vais amener le... en gros, je vais amener le biberon, je vais chauffer le biberon et puis je vais lui changer la couche et puis voilà, j'ai fait ma part.
- Speaker #2
C'est quand même très drôle que tu donnes cette image-là alors que Bérangère allait. Oui,
- Speaker #0
mais parce que en tant que père, voilà, à l'image de moi, au début, je vais faire chauffer le biberon, je vais lui changer la couche, puis je vais un petit peu le dorloter pour qu'il s'endorme, mais bon, j'ai fait ma part et puis ça va bien se passer. Mais c'est vrai qu'il y a non seulement un bébé à gérer, avec tout ce que ça comprend, mais il y a aussi une maman qui va avoir une phase d'adaptation, une phase de, je ne sais pas comment dire, j'allais dire de descente, alors non, parce que c'est négatif.
- Speaker #2
C'est la dégestation.
- Speaker #0
La dégestation. Bon, merci. Mais c'est ça, cette phase-là, elle dure quand même... relativement longtemps en tout cas première semaine je pense plusieurs mois donc voilà ça c'est aussi quelque chose dont on n'a pas vraiment conscience quand on est père absolument
- Speaker #1
c'est un très très bon point en fait ça fait le lien avec ce que je voulais peut-être ajouter c'est que justement par rapport à ce que tu disais de l'empowerment le fait d'avoir un accouchement qui se passe bien Et premièrement, de pouvoir prendre une douche dans les heures qui suivent. Déjà, je trouve qu'au niveau dignité, ça fait du bien. Parce qu'on a un corps qui est quand même... Encore une fois, je n'ai pas eu de... d'épisotomie, ce genre de choses, des déchirures même, j'ai même pas eu de flûte urinaire, j'ai vraiment eu juste la base là. Donc j'ai conscience que c'est pas le postpartum le plus dramatique, mais il n'empêche qu'on se sent... On est encore en train, c'est en train de décontraction, on est encore en train d'avoir un corps qu'on est en train de récupérer parce qu'on a eu une grossesse aussi pendant 9 mois. Donc le fait d'avoir vécu cet événement, d'être fière, je ne suis pas fière, mais de mes deux accouchements, je suis vraiment... c'est sûr que d'avoir accouché à la maison, c'est... C'est encore mieux parce que si notre fille a pu rencontrer notre fils très rapidement, mais cette fierté qu'on a, on ressort, ce contact qu'on a eu avec notre instinct animal, je trouve que ça rend le postpartum beaucoup plus facile. À la maison, par exemple, je n'ai pas eu de... Parce que pour ma fille, on était rentrés à la maison, je pleurais, je rigolais, je pleurais, je rigolais, je ne savais plus où j'en étais au niveau des hormones, au niveau des émotions. ici à la maison ça s'est pas du tout produit est-ce que c'est parce que c'est le deuxième aussi je sais pas mais en tout cas c'est ça de récupérer le je dirais pas le pouvoir encore sur son accouchement mais d'être en mesure d'en être fière en mesure de savoir qu'on a fait tout ce qu'on pouvait comme on disait tout à l'heure pour pouvoir que ça se passe bien pour pouvoir faire en sorte que ça se passe bien donc c'est ça je trouve que ça ça a contribué à un postpartum aussi plus simple finalement en tout cas dans la gestion des symptômes post-accouchement et la façon dont on agit aussi avec le bébé et avec son entourage et puis il n'y a pas toute une
- Speaker #0
Il n'y a pas de gestion à avoir sur à quel moment rentrer chez soi. C'est idiot, mais on est pleinement plongé dans le bébé, dans la parentalité. Tu veux aller aux toilettes, tu vas aux toilettes, tu traverses le couloir et puis tu es dans tes toilettes. Tu veux prendre une douche, elle est là la douche juste à côté de toi. Tu veux t'allonger dans ton lit, tu t'attaches dans ton lit, mais tu ne te dis pas. Bon déjà on va me servir une vieille purée avec des petits pois et puis un petit pot de yaourt que je vais trouver absolument dégueulasse. Ça déjà ça joue beaucoup, tu peux manger ce que tu veux manger, ce que tu avais préparé à manger, tu peux avoir accès à ta salle de bain, tu es dans ton cocon, tu es dans ton monde et puis il n'y a pas de...
- Speaker #1
d'interruption il n'y a pas d'interruption c'est ça entre bon bah ça y est il faut partir de l'hôpital et maintenant rentrer à la maison ou tout le monde qui rentre à la chambre aussi à l'hôpital mais c'est vrai que de vivre ce moment à deux et encore là je veux vraiment mettre l'accent sur l'empowerment et vraiment le fait de Vivre ce moment pleinement en étant conscient de tout ce qu'on peut faire et ce qu'on... En tout cas, c'est ça, d'être éclairé pas mal sur tout le processus. Je trouve vraiment que ça permet d'avoir un plus beau sport. En tout cas, chez nous, ça a été le cas.
- Speaker #2
Je suis profondément convaincue, ça fait vraiment une différence. Harold, le rôle des pères pendant l'accouchement est souvent négligé, les papas ne savent pas trop quoi faire, souvent on entend ça, moi j'aurais voulu faire quelque chose, mais... je ne savais pas trop quoi faire, j'ai attendu que ça passe, à tous les papas, les pères qui sont là, qui nous écoutent, qui ont envie comme toi d'être impliqués, d'être actifs, qu'est-ce que tu leur dirais pour qu'ils puissent aller chercher les outils ou faire les démarches ou avoir une façon de penser qui est optimale pour être capable d'être très soutenant pour leur conjointe ?
- Speaker #0
Je dirais que... de se renseigner le plus possible sur le rôle de l'accompagnant. Évidemment sur le rôle... sur comment va se dérouler l'accouchement d'un point de vue de la maman et en fonction de ça de comment l'accompagnant lui doit gérer les choses beaucoup se renseigner là dessus déjà c'est une très bonne chose parce que ça va déjà vous plonger dans le dans le jour J en fait vous allez déjà pouvoir vous préparer à ce qui va se passer au moment de l'accouchement vous faites partie de l'accouchement en fait c'est pas simplement la maman qui accouche c'est Oui, physiologiquement, le bébé sort de la maman, mais vous êtes deux à faire un bébé. Donc oui, c'est ça, en tant que père ou en tant qu'accompagnant. essayer de se plonger au maximum dans l'accouchement et puis le vivre comme si c'était vous qui accouchiez, en fait.
- Speaker #2
Magnifique. Et de ton côté, Bérangère, qu'est-ce que tu dirais aux femmes, aux couples qui ont envie d'avoir une naissance la plus facile possible en étant conscients ? On s'en est parlé tantôt en étant conscients qu'il y a des éléments sur lesquels on n'a pas le contrôle. Donc, il faut être prêt aussi à changer nos plans. Mais pour toi, ce serait quoi les éléments les plus importants que la personne devrait avoir en tête pour essayer de se rapprocher le plus possible d'une belle expérience ?
- Speaker #1
Oui, déjà, vraiment, je le souhaite à tout le monde. Encore une fois, c'est assez magique. Comme tu le dis, vraiment, d'avoir ce lâcher-prise, cette espèce de... de façon de vivre ses émotions et de savoir, d'être outillée aussi. Si jamais ça part en césarienne, qu'est-ce que je peux faire avec mon bébé ? Comment je peux lui parler ? Savoir qu'on peut demander au corps médical, si on a le temps, de prendre le temps d'une pause pour pouvoir parler à bébé, que le conjoint soit au courant qu'on puisse faire ça. Parce que peut-être que la maman va paniquer, peut-être qu'il va falloir qu'il supporte et la maman et que ce soit lui qui parle au bébé. Donc comme tu le disais, je trouve que... Que le conjoint soit renseigné, ça aide aussi justement à ce que la maman soit en confiance le jour J, qu'elle se laisse aller et de savoir que le conjoint a conscience un peu des... Alors pas de tout et peut-être pas dans tous les détails que moi j'avais, mais en tout cas de... Que le conjoint sache un peu, par exemple, qu'on a une phase de désespérance, qu'on va peut-être lui broyer la main, qu'à ce moment-là, il y a des choses à faire aussi. Donc ça nous permet, nous, de lâcher prise aussi, de savoir qu'il y a quelqu'un qui est là en backup, qui est là en filet, qui va pouvoir nous accueillir là-dedans. Donc c'est ça, le lâcher prise, être en binôme. Et puis c'est pas forcément le conjoint, ça peut être la maman, ça peut être la conjointe, la personne la plus proche, ou la doula. Mais c'est sûr que vraiment, exemple, en temps de Covid, on avait voulu prendre une doula, ça n'a pas été possible. En tout cas, la personne ne pouvait pas être à l'accouchement, donc on avait fait le choix de ne pas en avoir. Le fait de savoir qu'Harold avait à peu près les mêmes connaissances, évidemment, et pas la même expérience, mais je trouve que ça a aidé à aller dans ce lâcher-prise-là aussi. C'est vraiment un travail d'équipe, au final. Et puis de savoir qu'il va être présent. pour la suite c'est vraiment la suite pour être marraine d'allaitement si j'avais su, si on m'avait dit l'allaitement aussi de savoir que c'est pas c'est pas linéaire c'est pas facile dès le début, ça fait mal ça marche pas toujours ça marche pas toujours encore une fois on a des beaux allaitements mais ça peut être une surprise aussi donc se préparer à tout ça encore une fois c'est notre façon de faire mais je pense qu'il y a un minimum d'informations à aller chercher juste pour savoir le jour J ou dans les mois qui suivent quelles sont nos options finalement
- Speaker #2
Absolument, j'aime bien un rôle d'un minimum d'information, as-tu entendu ?
- Speaker #1
Oui, oui. Non, mais c'est parce que je pense à des amis qui ne voulaient rien savoir, et qui ont eu beaucoup de... Alors, ça s'est bien passé quand même, mais qui ont eu beaucoup de mini-surprises, alors que c'est sûr que si on creuse un peu, c'est vraiment une des premières choses qu'on sait. Donc, ça peut éviter aussi... On a une amie qui a fait une dépression postpartum justement à cause de ça. Enfin, à cause de ça. Elle a eu des difficultés, mais qui sont des difficultés assez courantes et elle s'attendait juste à être sur un petit nuage. après encore une fois chacun juste s'écouter se faire confiance je pense qu'on le dit on le dit beaucoup mais il faut le redire c'est ça parce que ça s'oublie vite ouais te sens-tu game pour récupérer ta question tantôt tu te sens trop sur le bord non je pense que je vais pas y arriver ok je
- Speaker #0
me connais je serais curieuse d'avoir cette réponse je te la donnerais si tu veux mais on se on se on on
- Speaker #2
Merci énormément à vous trois. Merci à toi. Baptiste aussi qui a participé de sa douce voix. Merci pour votre confiance. Puis je vous souhaite une superbe, de belle continuité parce que cette vie-là avec toutes les surprises, ça ne fait que commencer. Vous savez, vous allez être dans des surprises de famille avec les enfants qui grandissent encore pour l'éternité. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Merci à toi. Merci Annie, merci beaucoup.
- Speaker #2
Pour célébrer avec toi la popularité croissante de Opaleo, je t'offre pour un temps limité ma préparation virtuelle 11 clés pour une naissance facilité en mode gratuit. Si tu veux en profiter et commencer ton écoute dès maintenant pour transformer ta préparation à la naissance, je t'invite à me rejoindre dans la description, tu y trouveras le lien. Si tu as des commentaires ou des réflexions à la suite de ton écoute, je t'invite à m'écrire. Tu peux le faire via Instagram ou simplement par courriel. Mon adresse courriel est dans la description de l'épisode. Je te souhaite une magnifique semaine. Déjà de te retrouver la semaine prochaine, lundi 8h, pour le prochain épisode.