- Speaker #0
Au Québec, comme à plusieurs endroits à travers le monde, les césariennes sont très répandues. Nombreuses sont les femmes qui souhaitent vivre un avac, un accouchement vaginal après césarienne. C'était le cas de Léonie qui avait un très grand désir de vivre un enfantement physiologique à la suite d'une césarienne. Avec son amoureux Moïse, elle nous raconte avec générosité la naissance de son fils à domicile. Oui, oui, tu as bien compris. Un accouchement vaginal après césarienne avec des sages-femmes à la maison. Bienvenue dans le podcast de Annie Béreer. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international.
- Speaker #1
À ce jour,
- Speaker #0
elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir.
- Speaker #1
Voici ! Tadoula Osteo, Annie Perret.
- Speaker #0
J'ai le plaisir aujourd'hui de recevoir Léonie et Moïse qui viennent nous raconter l'histoire de la naissance de leur deuxième enfant, de leur fils qui d'ailleurs est en train de téter présentement. Donc, si jamais pendant l'épisode vous entendez des petits bruits délicieux, c'est lui, c'est Philippe qui est en train de prendre un bon snack. Alors, racontez-moi, deuxième accouchement, donc, tu te préparais Léonie de façon très active et avec beaucoup de... de désirs profonds pour vivre un avac, un accouchement vaginal après césarienne. Est-ce que tu veux nous faire un peu l'historique des raisons pour lesquelles tu as eu une césarienne pour le premier, pour qu'on puisse comprendre tout ton processus de préparation pour cette fois-ci ?
- Speaker #1
Bien moi, il faut dire que j'ai toujours rêvé d'accoucher. Dans la vie, j'ai toujours entendu des histoires positives d'accouchement de la part de ma mère, qui a eu quatre enfants et qui les a eus à domicile dans le temps où ce n'était pas légal. Pour moi, l'accouchement à domicile, c'était l'option A, peu importe ce qui se passait. Je n'étais pas au courant qu'accoucher un siège n'était pas possible dans certaines régions du Québec. Donc, ça a été vraiment un gros choc quand on s'est rendu compte que notre premier enfant était en siège et qu'il ne se tournait pas malgré la tentative de version. Donc... On avait fait notre deuil avant l'accouchement, mais ce n'était vraiment pas notre scénario idéal. Une césarienne, je n'ai même pas pu entrer en travail. Il n'y a eu aucune alerte qu'il allait naître, mon enfant, puis il s'est fait réveiller. Même si ça a été quand même une très belle naissance avec une belle équipe, j'ai été agréablement surpris par les soins à l'hôpital. je restais sur mon idée que la meilleure naissance était à domicile. Pour moi, ce n'était pas vraiment une question si j'allais vouloir un deuxième césarienne ou un aval. Dans ma tête, ce n'était pas une question qui se posait. C'était sûr que je voulais un accouchement vaginal. j'étais même pas consciente qu'il y avait une possibilité que ça se peut. Donc, c'est comme ça que quand je suis tombée enceinte de Philippe, c'était clair pour moi. Déjà, je suis retournée avec les sages-femmes dès le début. Je me suis pas posé la question. Meilleur accompagnement au monde. C'est ça. C'était clair dès le début que je voulais un accouchement vaginal après ça.
- Speaker #0
Et là, toi, donc, t'avais pas vraiment de doute sur le fait que ça allait se faire au départ. Mais j'imagine que pendant ta grossesse, il y a... Peut-être des gens qui ont réussi à ébranler ta confiance un peu, ou ça n'a pas été le cas ?
- Speaker #1
Ma confiance était très solide. J'ai un corps avec des hanches larges. J'ai toujours été convaincue qu'à cause de ça, c'est sûr que peu importe la taille de mon bébé et sa position, il allait passer. J'ai toujours eu cette croyance-là, même si ce n'est pas fondé. Mais ensuite, j'ai toujours... J'ai eu confiance que mon corps, comme tous les corps de femme, est fait pour accoucher. Si je lui donne les conditions idéales, il va accoucher. Je n'ai pas besoin d'instruments médicaux, de forceps ou de quoi que ce soit. Mon bébé va sortir. de la façon qu'il a besoin de sortir au moment où il a besoin de sortir. Ça, c'était une confiance que j'avais très forte. Ce qui a été plus dur pour moi, j'ai pris beaucoup, beaucoup de poids avec la grossesse de mon premier enfant. Donc là, je suis arrivée enceinte de mon deuxième enfant avec le surplus de poids de ma première grossesse. La grossophobie médicale est vraiment forte, même chez les sages-femmes. J'avais l'impression d'être un facteur de risque ambulant, d'avoir beaucoup de risques, d'augmenter plein d'affaires. Pour faire plaisir et pour calmer les nerfs du personnel soignant. puis m'assurer qu'il soit de mon bord le jour de l'accouchement, j'ai accepté plein d'affaires que je n'aurais pas faites. Comme en fin de grossesse, j'ai fait des TRF, mais ce n'était vraiment pas pour moi. Moi, je savais que mon bébé allait bien. Les TRF, c'est des tracés de réactivité fêtable. C'est juste un petit monitoring de 20 minutes. Puis des échos de plus pour être sûr que sa croissance se faisait bien.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ce n'était pas pour toi. Dans le fond, si tu t'étais sentie complètement libre, tu aurais refusé ces soins-là. C'est ce que j'entends.
- Speaker #1
Oui, ça m'a été proposé à cause de mon surpoids. Puis c'était vraiment clair dans la façon de lui mentionner que c'était à cause du surpoids. Mon bébé avait un risque que le placenta soit insuffisant. Moi, je n'étais pas en toute inquiète que mon placenta était suffisant, mais je l'ai fait pour eux pour être sûre que le jour de l'accouchement, s'ils allaient avoir des petits doutes, des décélérations, quelque chose, bien, eux autres, au moins, ils allaient savoir que les TRF étaient beaux, les glycos étaient belles. C'était pour eux, pour qu'eux autres soient dans mon équipe, je l'ai fait.
- Speaker #0
Oui, c'est un compromis. Oui. Oui, je comprends. Moïse, est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux ajouter par rapport à tout ça ?
- Speaker #1
Comme Charlie arrivait de pied, c'est l'influence de moi parce que j'ai né de pied. Moi aussi, je me présentais en siège, mais j'ai été gérée.
- Speaker #0
Voyons donc, que tous les deux vous présentiez en siège. Est-ce que vous êtes les premiers de famille ?
- Speaker #1
Non. Et quand nous dit elle pour les deuxième bébé, nous va essayer à la maison, oui. Nous sommes très sûrs que nous va avoir les deuxième bébé à la maison.
- Speaker #0
Ce que je comprends de tout ça, Léonie, c'est que tu as eu beaucoup de soutien à travers votre expérience, que vous essayez bien à rimer tous les deux. Tu sais, des fois, il y a des femmes qui veulent, par exemple, donner naissance à la maison, puis les papas sont plus dans la résistance par rapport à ça. Là, vous autres, vous étiez vraiment bien arrimés.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Au début, quand on a reçu les papiers sur la décision d'Avac ou pas Avac, moi, j'étais comme, je ne sais pas pourquoi tu me donnes ces papiers-là, ma décision a déjà été. Mais je les ai lus quand même, déjà pour savoir pourquoi qu'ils me le donnaient. Puis Moïse S. aussi les a lus. Puis il y a eu des petits moments de doute quand même. En Bolivie, mettons, ils ont plus tendance à faire une deuxième césarienne et tout. Mais moi, il n'était pas question que je fasse une deuxième césarienne. Donc, on a fini par s'entendre. Après ça, pour l'endroit de naissance, on était flexible dans le sens que si on a besoin d'aller à l'hôpital pour une raison ou pour une autre, on va y aller. Mais idéalement, notre plan de naissance, c'est à la maison.
- Speaker #0
Je comprends. Et là, tu arrives en fin de grossesse, justement. Tu es bien mindée pour un accouchement naturel et un accouchement vaginal. Et là, on attend, on attend.
- Speaker #1
Premièrement, mes quatre dernières semaines de grossesse, je m'étais faite une idée. Je m'imaginais assise dans mon lazy boy avec mes livres à lire, 14 livres en deux semaines. Finalement, j'arrive à ce point-là. Les deux premières semaines, la garderie est fermée complètement. Fait que là, je passe deux semaines avec mon grand, épuisée complètement tous les jours. C'était l'enfer pour moi. Ce n'était vraiment pas ce que j'avais imaginé. Puis suite à ça, je suis rendue à 38 semaines. J'avais toute une liste de choses à faire pour paroriser le mûrissement de mon col puis le déclenchement de l'accouchement. Il n'y a rien qui était fait pour provoquer l'accouchement, mais c'était toutes des petites choses pour faire contracter un petit peu et préparer mon col. Je mangeais mes dates à tous les jours, je buvais mon framboisier, j'avais de l'homéopathie, j'avais de l'acupuncture, j'allais en hypnothérapie, je faisais des exercices. Je faisais sur le ballon tout le temps et quand j'étais capable, j'allais marcher, mais le ballon, c'était plus facile pour moi. Du tire-lait électrique. Je sortais des gouttes le matin par stimulation manuelle de colostrum. Tous les trucs qui existent, on les a essayés. Puis pas juste essayés, mais faits religieusement pendant toutes ces semaines-là.
- Speaker #0
Évite les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée.
- Speaker #1
Je pense que c'est arrivé à 39 ou 40 semaines. J'étais brûlée. J'étais brûlée, bien raide. Puis là, je suis tombée sur une toute nouvelle sage-femme qui porte le même nom que moi. qui venait juste de graduer et qui me dit Je pense que ton bébé a besoin que tu t'assoies dans ton lazy-boy et que tu l'utilises. Ça a beaucoup résonné pour moi ce qu'elle m'a dit, la façon qu'elle me l'a apporté. J'ai tenté de lâcher prise, je n'ai pas lâché prise surtout, j'ai continué à boire mon framboisier, j'ai continué à prendre de l'homéopathie, à boire mes trois litres d'eau, etc. avec un petit, un léger lâcher-prise au niveau mental, puis j'ai arrêté le tire-lait, j'ai arrêté une couple d'affaires qui me tannaient, comme les dates, j'étais prévente. Ça m'a fait le plus grand bien cette semaine de relaxation puis de détente. C'est sûr, j'avais encore des examens puis des rendez-vous à accomplir. J'y allais plus mollo, puis je ne faisais quasiment rien ma journée, puis j'ai misé sur les trucs qui étaient comme se reposer, faire de la méditation. C'est là-dessus que j'ai misé. Puis la semaine, quand je suis arrivée à 41 semaines, la veille de mon 41 semaines, la même sage-femme m'appelle un dimanche. Je dis les sages-femmes, c'est le bonheur. Ça n'a rien à voir avec un subiomédical. Elle m'appelle un dimanche. Salut, qu'est-ce que tu en penses si demain, on essaye un déclenchement en maison de naissance ? Il faut dire que moi, j'avais comme prévu un déclenchement hospitalier le jeudi. On était dimanche, donc ça s'en venait.
- Speaker #0
Donc, elle te proposait une induction en maison de naissance à 41 semaines.
- Speaker #1
C'est ça. Elle dit Je ne sais juste pas comment tu files. On ne s'est pas parlé depuis une semaine vu que tu étais plus relax. Est-ce que tu sens… le besoin de faire ça ou t'aimes mieux attendre. Je n'attendais pas du tout son appel et je ne m'étais pas faite une tête d'avance. J'ai réfléchi un peu et je me suis dit Ah oui ! Je pense qu'on est rendu là. Je me suis reposée. Là, j'ai de l'énergie et je suis prête à donner le tout pour le tout avant d'arriver au tard jeudi. On est allé à la maison de naissance le lendemain armé avec nos teintes sur mer, notre tire-lait électrique. On a apporté toutes les choses qu'on avait déjà. Là-bas, ils nous ont donné d'autres teinturements, puis il y avait le ballon, il y avait tout ce qu'il fallait. On avait une belle chambre qui nous a été prêtée pour la journée. Quand on a passé la journée, j'ai pris des actés à toutes les 15 minutes. Je prenais, on marchait, on faisait une demi-heure de tirer sur le ballon. À la maison, on avait marché une demi-heure, ça n'était pas rapide, ça c'était dur. Une demi-heure, il faisait chaud cette journée-là. Il y a eu un entretemps, moi j'étais difficile à piquer pour les sages-femmes, donc il y a eu une personne qui est venue consulter à la maison de naissance. Son chum était infirmier. La sage-femme a dit ça te tente-tu d'installer une IV d'un coup qu'elle se met à accoucher ? J'avais besoin d'un accès veineux pour le strep B, pour donner les antipédicaments. On a installé mon IV et il s'est passé plein d'affaires. On a passé toute la journée là, finalement. Puis en fin de journée, j'ai dit à la sage-femme, j'ai dit j'aimerais ça, dans la cahier, mettre un ballonnet pour essayer de faire une force mécanique sur mon col. On l'avait comme déjà fait une couple de semaines avant, puis mon col s'était refermé. Fait que j'ai dit, on va le faire quand même, ça me fait pas mal de mettre un ballonnet à moi, puis j'avais accepté aussi de prendre de l'huile de ricin, mais j'avais dit je vais le prendre à la maison. rendue chez moi pour ne pas avoir une diarrhée explosive sur l'autoroute. C'est ça. On est revenu à la maison à 8h30 du soir, claqué de notre journée, toujours pas de travail qui avait commencé, et avec l'intention de dormir et de recommencer le lendemain, mais de la maison. Je prends ma première huile de russin à 8h30 en arrivant. J'avais le droit d'en prendre une autre deux heures plus tard, mais si je m'endormais, j'étais mieux d'aller dormir. C'est ça qu'elle m'avait dit. Fait que là vers 10 heures, on était assis devant l'atelier, on regardait notre émission, pis là je sentais que c'était peut-être des contractions. Mais j'avais, faut dire que j'avais tellement eu souvent, dans les semaines qui ont précédé, des contractions, qu'à chaque fois c'était pas ça, pis c'était souvent le soir, fait que là, j'osais pas y croire. J'osais pas y croire, pis en même temps, Moïsès il s'en rendait compte que je respirais différemment. Donc, il y avait comme une coche de plus que d'habitude, mais je n'osais pas crier victoire tout de suite. À 10h30, j'étais toujours réveillée. J'ai pris mon deuxième mille-dorissant pour être bien sûre que si c'est ça, ça y va. Puis, je suis allée me coucher avec mon sac magique et mon coussin électrique. J'ai dormi. J'ai dormi jusqu'à 2h30. À 2h30 du matin, quand je me suis réveillée, je n'étais plus capable de rester dans le lit. Je me suis élevée. J'ai dit, je pense que ça commence. Mais en tout cas, je vais aller prendre une douche. Je sens que j'ai besoin de prendre une douche.
- Speaker #0
À ce moment-là, quand tu vois que là, probablement que ça y est, ça commence, est-ce que c'est tout le bonheur qui prend la place ou il y a un petit peu de haut secours qui est mélangé ?
- Speaker #1
Non, pas du tout de haut secours. J'étais fébrile. J'étais vraiment contente. J'avais le sourire étampé d'enfant. C'est sûr que les contractions, ce n'est pas une sensation qui est agréable, mais j'étais tellement contente de la sentir. C'est l'extase pour moi. Donc, non, non, j'étais vraiment contente. Je suis allée prendre ma douche, puis j'ai tiré sur mon ballonnet pour voir, puis il est tombé. Fait que là, hey, wow ! La sage-femme m'avait dit de l'appeler si ça tombait, fait que je l'ai appelé. Fait que, étant donné que j'étais capable de lui parler de façon tout à fait normale au téléphone. elle a jugé que ce n'était pas le temps de venir me rendre visite tout de suite. Puis elle nous a donné les instructions pour la suite de l'appeler si les contractions augmentaient en intensité, en durée ou en fréquence. J'ai eu des contractions anarchiques dès le début. Je ne sais pas si c'est l'huile de ricin qui fait ça, mais j'avais des contractions, comme deux contractions collées. Après ça, j'avais deux, trois minutes, pas de contractions. Je dis ça, mais moi, je n'ai jamais compté. Ma mère est passée chercher mon fils, puis elle m'entendait, puis elle a compté mes contractions. Pierre m'a raconté ça puis la doula aussi m'a dit que tout le long de l'accouchement c'était dur de s'aiser, j'étais rendue où dans mon travail en fonction de ma fréquence parce que c'était très très labile ok,
- Speaker #0
ça arrive des fois on s'attend toujours à ce qu'on contracte comme dans les livres mais moi j'ai déjà vu des femmes qui sont rendues à 8 cm 9 cm puis qui contractent encore aux 8 minutes, aux 3 minutes aux 5 minutes de façon vraiment aléatoire
- Speaker #1
C'est ça, je pense que c'est un peu ce que j'ai vécu. J'ai pris ma douche, j'ai appelé la sage-femme, puis j'ai essayé de laisser dormir ma 7 le plus longtemps possible. Mais à 4 heures du matin, j'étais comme, Ok, j'ai envie d'avoir du sport. J'ai envie d'avoir des points de pression, puis j'aurais besoin de m'assurer que la grotte est prête. On s'était fait une chambre d'accouchement dans le sous-sol, parce que la chambre dans le sous-sol, bien... La sage-femme a proposé ça parce que c'était plus facile d'accès pour l'ambulance. Au début, j'étais comme c'est pas ma chambre mais après ça, je me suis rendue compte que c'était idéal parce que ça faisait vraiment une grotte. Et en plus, mon lit à en faire forger dans le sous-sol était idéal pour m'accrocher. de plein de façons différentes. Je me suis mise à visualiser ça. Je n'aurais pas à coucher dans ma chambre en haut.
- Speaker #0
Peut-être que c'était plus sombre, peut-être plus facile.
- Speaker #1
On avait mis un rigoureux de plus, mais c'était déjà sombre à la base. Wow ! C'est vraiment idéal, une très bonne idée. Avant d'aller me réfugier à ma grotte, on a appelé nos trois personnes ressources, ma mère, pour venir s'occuper du grand. à 4 heures du matin. Elle était déjà sur le qui-vive parce que je l'avais avisé avant de me coucher que c'était peut-être aujourd'hui. La douleur pour qu'elle s'en vienne, puis la sage-femme. honnêtement, on ne le savait pas si c'était le bon moment pour appeler la sage-femme. Mais on se disait... Il m'avait dit, c'est mieux que tu nous appelles trop tôt que trop tard. Faut que je l'appelle là. Je ne le sais pas. Je suis rendue où, moi, dans mon accouchement ?
- Speaker #0
C'est ça. Dans le fond, c'est une bonne chose parce qu'après, c'est elle, au niveau clinique, qui évalue si c'est le bon temps ou pas. Et toi, tu n'as pas besoin de te casser la tête avec ça. C'est vraiment la bonne chose à faire.
- Speaker #1
C'est ça qu'on a fait. Parce que je pense que Moïse, finalement, il n'a jamais compté mes contractions. On n'a pas fait ça, nous autres. Fait qu'aussitôt que tout le monde a été appelé, j'ai dit bon, je m'en vais dans le sous-sol, on se revoit quand j'aurai un bébé d'un bras. Fait que mon chef, lui, il avait toute sa liste de tâches, il a été vraiment bon. Il avait toute sa liste de tâches, il fallait qu'il sorte de l'autoroute du garage pour au cas où, les ambulanciers. Je ne me souviens plus de toutes ces affaires-là, il y avait des fruits à couper, du café à préparer pour les sages-femmes, en tout cas. Il était primé, puis moi, ma tâche, c'était juste... Léo. Libérer. Libérer le cerveau mammifère, endormir le cerveau intelligent, puis ouvrir. Fait qu'on était vraiment dans notre Opa Léo, à fond. Puis c'est beaucoup, moi ça c'était beaucoup dans le OP. Puis le A, il s'alternait avec la douleur. Opa pour ceux qui écoutent, tu ne sais pas c'est quoi. C'est organiser, protéger, puis accompagner. Moi, j'étais dans ma grotte dès le début du travail. J'ai demandé aux sages-femmes avant l'accouchement de ne savoir rien. Je ne voulais pas savoir les chiffres. Je ne voulais pas connaître mes centimètres, mon effacement. Je ne voulais pas connaître ma progression. Je leur avais dit, si vous sentez que c'est nécessaire que je le sache, parce qu'il y a une décision à prendre. fine, mais sinon, j'ai mieux pas savoir. Ça va m'aider. Puis même chose pour l'heure. Il n'y avait aucune façon que je sache l'heure dans le sous-sol, à part en regardant un peu à l'extérieur, je savais si on était le jour ou la nuit. Mais le reste, je n'avais aucune idée de quelle heure, toute la journée. J'avais mon cellulaire en mode avion qui me servait seulement à mettre la musique. Dès que je suis arrivée dans ma grotte, j'ai mis la musique, j'ai mis la playlist de Paléo, puis je chantais avec la musique. C'était parfait. Dès le début des contractions... moins soutenable. J'étais dans le sous-sol et je omais à quatre pattes, je pense que j'étais à quatre pattes à terre sur mon tapis de yoga avec mon ballon, les bras sur mon ballon. J'ai eu vaguement conscience de l'arrivée de ma mère. J'ai entendu des voix à un moment donné, sage-femme, doula. Je ne sais pas quand est-ce qu'ils sont arrivés, mais à un moment donné, j'avais des points de pression plus affirmés. Doula était là. Ils se sont alternés. C'est pas pareil. Il y a quelqu'un qui fait ça de sa vie. Des fois, il fait ça. J'ai beaucoup apprécié le peigne. Elle m'a apporté un peigne. Je le serrais dans ma main. Ça, c'était très cool. Quand la sage-femme m'a évaluée, j'ai demandé de ne pas savoir le résultat de l'évaluation de mon col. Je savais qu'elle finissait son chiffre à 9h, donc vers 9h. Elle m'a dit, écoute, Léonie, j'ai terminé ma garde. Je te suggérerais de dormir. Je suis contente. Elle m'a dit Tu es super fatiguée, tu n'as pas beaucoup dormi cette nuit, tu as eu une grosse journée hier. Qu'en penses-tu si tu te couches et que tu dors entre les contractions ? Je me suis dit Il me semble que c'est contre-productif, je ne me coucherai jamais si je fais ça. Mais je fais pas confiance. Je vais l'essayer et je me releverai si je ne suis pas bien. Je me suis couché et comme il y a eu des gros gonflements entre chaque contraction, J'étais partie. Chaque contraction, je me réveillais. Puis il est arrivé des contractions où il n'y avait pas de douleur ou de mindset à côté de moi. Puis j'ai crié pour avoir quelqu'un. C'est mon seul moyen de m'assurer que quelqu'un revienne rapidement pour me faire ma pression. Aussitôt que la contraction était finie, je me rendormais. J'ai passé une bonne partie de la journée là. Je ne sais pas combien de temps. à dormir, à s'en aller. À un moment donné, j'étais tellement sur les endorphines. J'ai pris la main de ma douleur et je me suis dit Cette contraction-là, je l'ai vue venir. Je voyais les couleurs et les formes. Je savais qu'elle s'en venait. Et combien de temps elle allait durer. C'est pas spécial. J'aimerais ça m'en souvenir davantage. C'est elle qui me l'a raconté. Vraiment, c'était de la belle endorphine. Et tiens ! À un moment donné, en après-midi, la sage-femme a été appelée. Ah oui, je m'en souviens, c'est pourquoi qu'on l'a appelée. C'est parce que mon accès intraveineux, finalement, il n'avait pas marché. Il n'était plus bon. On avait appelé une amie qui était infirmière, que j'avais comme mis en backup si on avait besoin de me piquer. Puis elle a appelé sur l'heure du midi pour dire OK, là, je peux. Je peux venir. Non, ça n'avait pas été au matériel de l'intraveineuse. C'est là qu'on a fait appeler la sage-femme. Ce n'est pas parce que ça progressait ou quoi que ce soit. On n'avait aucune idée si ça progressait. Mais on a appelé la sage-femme parce qu'on a besoin de savoir où est le matériel pour les intraveineuses. Donc, c'est ça. Il devait être l'heure du dîner quand elle est venue me piquer. La sage-femme est revenue. L'autre sage-femme, finalement, la nouvelle de garde. Donc, ça, c'est mes repères temporels. Je me souviens que mon amie était vraiment belle. Quand elle est arrivée et qu'elle est venue pour me piquer, j'étais là Wow, t'es tellement belle ! Puis elle a ri, elle trouvait ça drôle.
- Speaker #0
Elle devait faire comme moi, elle est pas mal, elle me fumait du bon, des bonnes endorphines.
- Speaker #1
Ah ouais, ouais, mais elle avait l'air d'un angle avec son uniforme, en tout cas. Fait que c'est ça. Fait qu'à un moment donné, la doula, qui était partie faire une sieste, est revenue. J'ai eu un examen par la sage-femme, un toucher vaginal. Puis là, la doula m'a dit, ça te tente-tu qu'on change de position ? Ah oui ! J'étais prête. J'avais plein d'énergie. J'étais vraiment contente d'avoir pris ce conseil-là de la sage-femme numéro un. Parce que vraiment, au même titre que ma 40e semaine, j'ai eu besoin de me reposer avant de faire le bon. Dans mon accouchement, j'ai eu besoin de cette latence-là de repos sur l'endorphine totale avant de commencer à travailler. Le meilleur conseil ever. Je me suis levée, commencé à faire des allers-retours aux toilettes, du ballon. Je ne sais plus ce que j'ai fait, dans quel ordre, mais je me suis promenée. J'ai eu toutes les contractions, on les prenait une à la fois. C'est une chose que j'ai beaucoup aimée de mon expérience. dans vie, dans ma quête spirituelle personnelle, j'essaie toujours d'être dans le moment présent et de plus apprécier chaque petite chose et d'arrêter d'anticiper. Mais ce n'est vraiment pas quelque chose qui vient naturellement. Mais je trouve que dans mon accouchement, c'était naturel, c'était normal. J'étais dans le moment présent à tout instant. Il y en a eu des petits moments où est-ce que j'étais comme... Je s'achète, mais vraiment pas beaucoup. Tout le temps, j'étais juste dans cette contraction-là, dans cette pause-là. J'ai vraiment beaucoup apprécié. Ça m'a donné l'impression, pas l'impression, mais ça m'a confirmé que je l'avais en moi, cette capacité-là d'être dans le moment présent. C'est juste que j'ai rarement une ossicrose de chair, vendorphine et le cytocine. J'ai de l'air en moi, tu sais. Ça m'a donné beaucoup confiance. À un moment donné, après un set de troisième et dernier chez Vaginal, j'ai voulu m'en aller prendre une douche. Et je sais pas pourquoi, mais on s'est retrouvés tout seuls moi et Moïse dans la chambre. Ils nous ont laissés un moment tout seuls. Ça devait être l'heure d'aller chez Charlie à la garderie. Genre, parce que Moïse, il me disait, j'ai le droit de parler à la grand-mère. Charlie va bien, il va rester avec elle ce soir, puis il va dormir chez elle, puis tout va bien. Puis là, j'avais juste besoin de ça pour me mettre à pleurer. Pleurer, pleurer, pleurer ma vie. Les deux, on pleurait, je pense. Puis là, tu sais, Charlie, il a comme cette tendance-là à toujours nous dire pleure, maman, pleure parce qu'il veut nous voir faire son laine pleurer. Ça fait que le maïsseur, c'est de nous dire pleure, maman, pleure Ça fait que là, je pleurerais encore plus. Ça a fait exactement comme tu disais dans les cours, une espèce de décharge de plus dans d'opérations et de situations. Ok, prochaine étape. J'allais prendre ma douche et je me souviens que la sachante m'a dit, écoute, visualise. que tu ronds tes os dans la douche, c'était vraiment l'endroit idéal. Je peux bien essayer, mais je ne te garantis rien. Je n'ai pas rompu mes os dans la douche, mais cette douche-là, j'ai eu comme le goût de me laver. Les autres douches, j'ai pris 14 douches peut-être en journée. Je me suis juste laissé couler l'eau sur mon bas du dos. Mais cette fois-là, j'ai eu le goût de me laver les cheveux et ça m'a fait vraiment du bien. Après ça, je suis... Je pense que c'est tout de suite après, je me suis assise à la toilette, on jasait. Puis là, c'est là que j'ai remarqué qu'il y avait tout d'un coup, il n'y avait pas juste ma sage-femme Madoula. Il y avait d'autres sages-femmes, il y avait des aiglateurs. Ça avance mon appart. Puis là, assise à la toilette, paf ! L'éclatement des eaux, toi !
- Speaker #0
Écoute, c'était parfait, ta sage-femme t'avait proposé la douche, mais on va se le dire, la toilette...
- Speaker #1
Ça fait mieux !
- Speaker #0
Est-ce que tu as entendu de l'intérieur, Léonie ? Parce que moi, quand j'ai rempli mes membranes, on dirait que j'entendais le son de la rupture à l'intérieur de mes oreilles, à l'intérieur de mon corps.
- Speaker #1
Ah oui, moi, ça a vraiment le fait qu'il y ait des ballons. C'est drôle parce que la journée d'avant, quand on essayait d'insérer le ballonnet, il y a un ballonnet qui est placé à l'intérieur de moi. C'est similaire, un peu. Ça ressemblait vraiment beaucoup à une ballonne qui pète plein d'eau. Il y avait une sage-femme, la numéro 2, qui était en haut au toilette. La douleur est montée pour lui dire, il vient le temps, les os sont crevés. C'est beau, j'ai entendu. Elle avait entendu le bord en bord de la maison. Ça a vraiment été spectaculaire. Juste un petit peu avant, quand elle m'avait dit de visualiser. que mes os ont fait, j'avais demandé, ben là, y'a-tu une grosse bulle qui empêche la tête de pousser sur le col pis ce serait bien de le crever ? Elle a dit oui, mais non, pas besoin de le crever. Fait que je me OK. Mais je m'étais souvenu de ça dans le cours prénatal, que des fois, ça pouvait être avantageux de le crever rendu là. Fait que là, je suis alors devrais-tu le crever ? Non, vraiment pas besoin. Fait que ça crevait tout seul. Et là, petite parenthèse, tout le long de l'accouchement, tu vas savoir pourquoi j'avais beaucoup de difficultés à éliminer. Pas le classique, je ne sens pas que j'ai envie, donc il ne s'en va rien. Moi, c'était plus, j'ai vraiment envie, je sais que ma vessie est pleine, mais je ne suis pas capable de sortir. Rien. Dès le matin, avec la sage-femme du matin, elle m'avait fait un petit cathéterisme parce que j'étais à ce point-là inconfortable. Finalement, elle avait juste sorti sans m'éliminer. concentré. Je me disais, bon, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #0
Mais en après-midi, avec les contractions qui devenaient plus fortes, j'avais des spasmes vésicaux. Puis là, c'était comme Ah ! Chaque spasme vésical, il sortait plein de pipi. C'était incontrôlable. Donc, après ma rupture des os, j'ai eu un premier souci réflexe vraiment fort. Mais la première chose que j'ai pensée, c'est Bon, un autre spasme vésical. Parce qu'évidemment, il est sorti un peu de piquant en même temps qu'elle m'a poussé. Donc là, j'ai demandé à la sage-femme. C'est tout seul la poussée réflexe. Elle dit, il n'y a pas de... Je pense que tu es le meilleur exemple textbook de qu'est-ce que c'est la poussée réflexe. C'est vraiment impressionnant pour ceux qui ne connaissent pas ça. C'est comme s'il y avait une force qui s'empare de toi, ça pousse tout seul. J'essayais d'en parler avec des filles qui ne l'ont pas vécu, mais qui ont accouché. Ils étaient comme, oui, moi j'ai senti que ça poussait. Non, non, non. Ce n'est pas la même chose. Ça pousse. Je l'ai subi. Ça pousse. Il y avait un son qui sortait de ma gorge que je pense que ça venait des hommes de promenade. C'était vraiment impressionnant. j'avais mal à la gorge le lendemain. Puis ça, c'est quelque chose qu'on ne nous dit pas de l'appui. Je me dis que j'ai mal à la gorge le lendemain. Bref, j'ai fait quelques contractions de pousser un fin flex sur la balle. Puis il y a quelqu'un qui m'a gentiment invitée à aller retourner vers la chambre. On est retournés vers la chambre. Première position qu'on a essayée, c'était à quatre pattes, à la tête du lit, accrocher ses barreaux, slash sur le ballon, selon mon confort, selon les contractions. À chaque contraction, tu as comme trois ou quatre bonnes poussées réflexes. Tu ne contrôles pas, tu ne peux pas dire je vais pousser plus fort ou je vais assaillir Il n'y a rien que tu peux contrôler là-dedans. À un moment donné, les sages-femmes ont été inquiètes parce que le cœur du bébé décélérait. Il était coincé en arrière de ma sainte-fille. Ils m'ont dit Léonie, on va te faire coucher sur le dos pour la suite On renvoie. Si je veux que mon bébé descende, il faudrait que je reste verticale. Surtout s'il décélère. Non, non, on veut faire un examen, puis après ça, on va pouvoir changer de position. Ah, OK. Fait que là, j'ai été sur le dos pas longtemps. Je sais pas combien de temps. Après ça, ils m'ont mis sur le côté. J'étais vraiment pas bien, moi, sur le côté. Au début, là, c'est exactement comme je m'étais imaginée. Quand je m'imaginais sur le côté, je me disais, mais qu'est-ce qui va arriver avec la jambe sur le dessus ? Elle va être tellement inconfortable, puis comme de faire... super inconfortable jusqu'à ce que le massage ferme qui était génial dise Mais pourquoi tu ne prends pas ta jambe et tu la ramènes vers toi en squat à chaque contraction ? C'est ce que j'ai fait. Là, je me sentais beaucoup plus en puissance et capable de pousser. Ceci dit, comme je disais, ce n'est pas moi qui pousse, mais je me sentais que c'était plus effectif. Jusqu'à ce qu'une voix merveilleuse dise Est-ce que tu veux te verticaliser, Léonie ? Oui ! Enfin ! Je n'aurais jamais vu quelqu'un sortir du lit aussi vite que moi. Je me suis bien arrachée. Je suis allée m'installer au pied du lit. Et là, c'était mon rêve. Moi, dans ma tête, à coucher, j'avais squatté. C'était ma position de rêve et j'ai réussi à accoucher en position de squat. Donc, à chaque contraction, je descendais en squat. Je ne restais pas en squat entre les contractions. Je remontais pour me reposer un peu. Mais à chaque contraction, je descendais. J'étais super attentive à ce moment-là aux sensations. Parce qu'encore une fois, comme au début du travail et de l'accouchement, j'étais excitée de sentir. Je savais que ça pouvait faire mal, mais je n'avais pas peur. J'étais juste excitée de sentir ce qui allait se passer. Je voulais sentir la pression sur le rectum. Je voulais sentir toutes les étapes que j'avais appris dans les cours. Donc, j'ai effectivement senti la selle passer. J'ai tombé sur la main de la sage-femme selon ma essence. Après ça, j'attendais, j'attendais. Je voudrais-t-on sentir le cercle de feu ? Je disais, je vais le sentir. Puis après ça, ils vont me dire, pousse pas. Puis là, je me disais, comment je vais faire pour ne pas pousser ? Parce que ça pousse. Pas moi qui pousse. Puis finalement, je pense que c'est à cause de la décélération puis le fait que ça faisait déjà deux heures que je poussais. Quand j'ai senti que, quand j'ai senti, hé, ça brûle. La contraction suivante, ça a été la tête est née Je suis comme ah, je ne l'ai même pas sentie passer, j'ai juste senti la brûlure deux secondes. Puis après ça, la tête est née puis j'étais comme c'est sûr que tu me naises, je ne l'ai pas sentie Puis deux secondes après, le corps est né, ça c'était une pinote.
- Speaker #1
C'est impressionnant. C'est impressionnant parce que c'est comme un premier bébé. Bon, c'est un deuxième, mais c'est quand même le premier qui passe dans ton vagin puis qui passe au niveau de ta vulve. Que ça, c'est une pimpine pour un premier bébé, entre guillemets.
- Speaker #0
Ça a été rapide une fois qu'il a passé la Saint-Fils, vraiment. En fait, c'est la Saint-Fils.
- Speaker #1
parce qu'il a descendu vite il a bloqué là pendant un an et demi puis après ça il a descendu vite je vous mettrai là sur la page du podcast je vous mettrai des images pour illustrer ce que Léonie vous raconte pour que vous puissiez voir parce que peut-être qu'il y en a qui nous écoutent qui savent pas trop la Saint-Fils c'est où mais c'est une intersection au niveau de ton bassin en avant de ton bassin donc si tu te poses des questions tu pourras aller sur la page du podcast je vous ferai un petit dessin pour illustrer ça
- Speaker #0
Donc, Philippe est arrivé à 9h24 le soir. toute rose. Je le trouvais rose. Moi, c'est Moïse, en plus, qui l'a reçu.
- Speaker #1
Et comment ça s'est passé ? Parce que là, je te vois, Léonie, accroupie. Fait que Moïse, quand t'es arrivé, ça a dû quand même se faire assez rapidement. Est-ce que t'as eu peur d'échapper ton bébé ? Est-ce que ça t'a stressé ou ça a été juste comme naturel ?
- Speaker #0
Non, c'est naturel. Et m'aider, là, est-ce que tu aimerais recevoir le bébé ? Oui, oui, c'est mon bébé. Parce que la sage-femme selle, derrière de Léonie, je me donnais devant, me donnais la tête, et directement tous les corps sortirent.
- Speaker #1
Et là donc, Léonie, tu as pris ton fils. Est-ce que vous saviez que c'était un garçon déjà ?
- Speaker #0
On ne savait pas. On ne savait pas et on avait demandé. On avait été bien déçus à Charlie parce que c'était un bébé surprise aussi. Moi, je m'attendais à ce qu'il allait sortir de mon ventre et qu'il allait faire je t'en sors J'étais bien déçue parce qu'il ne nous disait rien. Ils l'ont sorti et là, ils l'ont emmené à la table. Ils ont appelé papa et il a dit regarde maman, regarde maman Mais je ne vois rien, là. La table est en arrière de moi, à l'autre bout. Moi, je suis couchée sur le dos. Fait que j'essayais de voir, mais de loin, là, des testicules ou une vulve enflée de bébé nouveau-né, ça, ça me semble. Fait que je ne voyais rien. J'ai dit, ben là, dis-moi, c'est quoi ? Fait que pour Philippe, on l'a écrit sur le plan de naissance. Peu importe comment qu'il naît, là, je veux que quelqu'un crie, Oh, c'est fort ! C'est un grand homme ! C'est une fille ! Et puis, elle... On l'a répété vraiment souvent, puis à la douleur, puis tout. Donc, quand on a finalement découvert, ça, nous autres, c'était pas notre priorité, mais on venait, j'étais toute wobbly des jambes, puis j'essayais de me rendre à m'asseoir, puis j'avais le bébé dans les bras, puis je shakeais. Et quand on s'est finalement dit Hey, c'est un gars ou une fille ? On regarde, c'est un garçon ! Puis la douleur, c'est un garçon ! C'était tellement parfait ! Quand tu dis que tes souhaits sont respectés, c'était vraiment merveilleux !
- Speaker #1
Et là, tu te retrouves avec un tout petit bébé naissant. ton avocat est complété à domicile.
- Speaker #0
Oui, j'ai capoté. J'ai encore le sourire étampé dans la face. Je fais juste ça, compter mon accueillement à tout le monde quand j'arrêterai les personnes à la rue pour leur conduire.
- Speaker #1
C'est sûr qu'il y a beaucoup de femmes qui sont dans ta situation qui rêvent de vivre un avocat et qui vont subir beaucoup de pression parce que, écoute, c'est quelque chose, se préparer pour un accouchement vaginal après césarienne. Toi, tu as eu la chance d'être avec des sages-femmes. Ça a diminué un peu le niveau d'anxiété qu'on t'a garroché, j'ai envie de dire ça, pendant la grossesse. Souvent, les femmes vivent beaucoup, beaucoup de transmissions de peur, même si elles se préparent pour un accouchement, imagine, à l'hôpital. Toi, tu étais à domicile, qu'on s'entend que c'est une autre étape. Qu'est-ce que tu aurais envie de dire à tes sisters qui veulent vivre cette expérience-là comme tu viens de le faire ?
- Speaker #0
Que tous les accouchements, tous les bébés se présentent de façon différente. Que le bébé va naître de la façon qu'il veut naître. C'est déjà écrit d'avance. Lui, il sait. Il connaît ses parents, il connaît sa fratrie. Il connaît sa façon qu'il va naître. Lui, il est d'accord avec ça. Donc, ce n'est pas parce que tu as eu un premier accouchement qui est... été différemment de ce que tu voulais, puis qui finalement était en césarienne, que les suivants vont être une césarienne, puis tu as vraiment la chance de vivre un accouchement spectaculaire, même si tu as vécu une césarienne. Tout le long de ma grossesse, j'étais profondément irritée par la façon de nommer tentative d'avac. On va tenter un avac. Ça me faisait dresser le poil sur les bras, parce qu'il n'y a personne qui dit, on va tenter un accouchement vaginal. Non. Pourquoi on tente un avac alors ? Il n'y a rien qui dit que ça ne va pas marcher. Ça mérite au plus haut point ce mot-là, tentative. Donc à chaque fois que quelqu'un me disait on va tenter l'avac, j'étais comme non, non, on va se faire un avac, point. On pourrait juste dire que c'est un accouchement vaginal. Oui, là, j'ai une cicatrice, mais ça ne change rien au fait que cet accouchement-là va être exceptionnel. Pour avoir confiance, le corps est fait pour accoucher, le bébé est fait pour naître. Quand on a confiance, les choses se passent bien. C'est vraiment quand on a peur que c'est plus difficile.
- Speaker #1
Toi, tu avais la chance d'avoir cette confiance-là qui a été transmise par ta maman, depuis que tu es tout petite, que tu te fais raconter des accouchements qui sont extraordinaires. Mais c'est vrai que pour certains d'entre nous, c'est plus difficile parce qu'on arrive pour l'accouchement avec plus de transmission de peur. Parmi toutes les choses, parce que tu en as fait des choses pour te préparer à l'accouchement, est-ce qu'il y a des choses qui ont été particulièrement aidantes pour toi avec le recul ?
- Speaker #0
La meilleure partie, ça a été de lâcher prise. Même si c'était très dur, je demeureais vigilante à chaque contraction que je ressentais. J'aimerais ça les démystifier. Le monde dit tout le temps, quand ça va être le temps, tu vas le savoir. Quand ça va être tes contractions, tu vas le savoir. Mais il y a vraiment beaucoup de contractions avant que ce soit celle que c'est les bonnes. Il y a vraiment beaucoup de fausses alertes qui sont, je leur enlève rien, c'est sûr qu'ils font du travail. Ils font avancer l'école et tout. Même si je ne peux pas faire, si je ne sais pas faire quelque chose. Mais mentalement, c'est vraiment dur sur la morale de toujours se demander Ah, c'est-tu là ? Ah, c'est-tu là ? C'est-tu ça ? C'est-tu ça ? Donc, je ne sais pas s'il y a des choses que je faisais qui me provoquaient que j'avais plus de contractions qu'à l'habitude, tu ne sais jamais. Mes contractions n'ont jamais été douloureuses avant l'accouchement pour de vrai. C'est vrai que quand l'accouchement a commencé, je l'ai su que ce n'était pas pareil comme les autres contractions. Mais c'est vraiment chiant de se faire dire ça quand tu es encore enceinte. puis que c'est pas encore le bon moment.
- Speaker #1
Est-ce que c'était chiant parce que tu te doutais ? Y a-t-il une partie de toi qui se disait d'un coup que je m'en rends pas compte ?
- Speaker #0
Non. J'avais hâte d'accoucher. J'avais la fébrilité de dire faut vraiment que j'accouche parce que j'ai pas envie d'avoir une induction avec les hormones puis tout ce que ça implique, notamment le fait de ne pas accoucher avec mes sages-femmes. Moi, ce qui me faisait le plus peur, je n'ai rien contre la médecine. Je trouve que la médecine est là quand ça ne va pas bien. sont là pour les accouchements qui ne sont pas physiologiques. Mais comme j'avais un bébé en santé dans mon ventre, ça ne me faisait pas de sens pour moi de faire un accouchement juste à cause des facteurs de risque de mon poids et du fait que j'étais rendue avancée dans ma grossesse et que mon bébé était supposément gros. Ça ne faisait pas de sens pour moi et j'allais un peu de reculons si je m'en allais jusqu'au jeudi, mon induction. Donc, j'étais vraiment contente quand ça a commencé.
- Speaker #1
Oui, et ce que j'entends, c'est que ta hâte n'était pas en lien avec le fait que tu étais tannée d'être enceinte, c'est en lien avec le contexte, on va dire politique, entre guillemets, qui faisait qu'il fallait que ça se passe pour éviter l'induction et compagnie.
- Speaker #0
Oui, mais à un moment donné, il y a la même sage-femme qui m'a fait lâcher prise. Elle a vraiment été bonne avec moi. Elle a trouvé les façons de me faire apaiser. J'étais convaincue qu'à 42 semaines, il m'abandonnait les sages-femmes. Puis là, je n'avais pas le droit d'accoucher à la maison. Je n'avais pas le droit d'accoucher avec les sages-femmes. À un moment donné, je ne sais pas pourquoi je n'avais pas posé ma question avant. En fait, je pense que c'est elle-même qui a dit, Tu penses-tu qu'à 42 semaines, on t'abandonne ? Carrément. J'ai dit, Oui, c'est exactement ce que je pense. Elle a dit, Mais non. Elle a dit, À 42 semaines, ce qu'on est obligé de faire, c'est une consultation en gynéco. Puis là, le gynéco, ils vont dire qu'il faut que tu sois induite le jour même. Ils vont toujours dire ça. Ils vont faire des examens. Nous autres, on va avoir ces résultats d'examen et on va pouvoir dire en équipe On est à l'aise de continuer avec toi et de te faire attendre jusqu'à 43 semaines s'il faut. Ou telle ou telle chose pour faire en sorte qu'on n'ait plus à l'aise. C'était pas automatique. Ça m'a fait baisser ma pression. Je me suis dit Ah ok ! Tu me dis que je pourrais ne pas aller à mon induction de jeudi et attendre. Je lui avais dit Ben oui, y'en a pas de problème. Je me suis dit Ok ! Mais tout le long de la grossesse, je me suis fait parler d'induction à cause de mon poids, à cause que ma mère avait accouché. Moi, je suis née à 43 semaines. Il y a plein de fois où ma douleur était comme Jusque où vous êtes prêts à aller ? à quel point tu as besoin des sages-femmes et tout. nous autres c'était clair par contre qu'on n'allait pas accoucher à la maison en cow-boy avec personne vous n'alliez pas faire un accouchement non assisté ça c'était clair non assisté là non dans les mêmes semaines que moi j'étais à terme il y avait une autre fille qui était à terme pas loin lui sa femme me disait parce qu'il était comme vous êtes deux ça se peut que tu ne sois pas moi ça va être l'autre qui vienne parce que vous êtes deux en même temps c'est peut qu'on aille à la maison de naissance parce que vous êtes deux Pis finalement, moi je prenais tout dans des nouvelles de la fille.
- Speaker #1
Je sais pas c'est qui,
- Speaker #0
mais je savais qu'il y avait une autre fille qui allait accoucher bientôt. Et finalement, ma sage-femme, elle me dit Ah ben, elle ne nous a pas appelé. Finalement, elle a dit Ah ben, c'est un bain. C'est un bain. Les dianas qui sont encore plus courageux que nous.
- Speaker #1
Oui, c'était peut-être, écoute, je ne connais pas cette femme-là, mais c'était peut-être l'intuition, ou c'est peut-être allé trop vite. Des fois, il y a d'autres raisons aussi qui font que les accouchements se déroulent de façon non assistée. C'est extraordinaire. En tout cas, quelle belle histoire. Vous allez être sur votre nuage pendant encore une couple de semaines, une couple de mois.
- Speaker #0
Je pense que oui.
- Speaker #1
C'est vraiment magnifique. Vraiment, vraiment. En terminant, est-ce qu'il y a des choses que tu aimerais ajouter par rapport aux choses que tu aimerais partager ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est tout le monde comme ça, mais moi, en tout cas, ils ont essayé de me faire faire la poussée de diriger quand ils me mettent leur doigt physiquement au niveau du périnée. Puis, ils essayaient de me donner des indications verbales aussi. pour m'aider à pousser. Puis honnêtement, à chaque fois, j'essayais de suivre ce qu'il me disait, mais en même temps, c'est pas moi qui contrôlais, je ne contrôlais pas. Ça fait que ça, ça a été... C'est la partie où je me suis fâchée. À un moment donné, j'étais fâchée que ça ne sort pas, que ça ne marche pas, parce que vu qu'il me disait des indications, ça me donnait l'impression que ça n'avait pas assez lieu, qu'il y avait quelque chose qui ne marchait pas, que je ne le faisais pas comme il faut. Mais j'avais beau essayer, je ne pouvais rien changer. Ça pousse comme ça pousse. Moi, je suis quasiment un témoin. Donc, la poussée réflexe, c'est merveilleux, je le souhaite à tout le monde. Il y a quelque chose que je voudrais rajouter, c'est la déchirure. Moi, tu sais, quand je te disais tantôt, j'ai poussé, puis mon bébé est sorti d'un coup. Fait que là, tout de suite, je pensais à toi, puis je disais, mon périnée. mais j'ai pas eu mal j'avais pas mal du tout ça peut en rassurer quelques-unes c'est pas sur le coup que ça s'abuse c'est tellement vrai,
- Speaker #1
pis tu sais aux accouchements les femmes demandent toujours, est-ce que j'ai déchiré est-ce que j'ai déchiré,
- Speaker #0
qu'on ait déchiré ou pas on le sait pas on le sait vraiment pas on a aucune idée, je sais qu'il y a plein de personnes qui décrivent que la sortie de l'enfant ça fait mal, pis ça brûle pis blablabla, j'ai pas senti ça mais j'ai même pas senti la déchirure non plus j'ai vraiment pas senti de douleur Je trouve qu'à partir du moment que les contractions se sont transformées en poussées-réflexes, le challenge n'était vraiment plus de gérer la douleur, c'était rendu de pousser, vivre chaque poussée et de reprendre les forces entre les contractions pour pousser encore. Parce que même si tu ne pousses pas volontairement, Ton corps dépense une quantité phénoménale d'énergie pour pousser. La contraction, juste avant que Philippe sorte, j'ai regardé moi-même et j'ai dit je veux un chocolat Je savais que j'avais mon tiroir à snacks à côté du lit dans la chambre d'accouchement. Tous les snacks qui n'étaient pas réfrigérés étaient là. Je savais que j'avais une grosse, tu sais les grosses barres de chocolat de chez Maxime. Je veux un chocolat Moïsès. Il m'a apporté un chocolat et c'est venu distribuer des chocolats à toutes les sages-femmes, tout le monde qu'il y avait dans la pièce. J'ai mangé mon chocolat et évidemment tout à l'heure après j'avais full soif, bu full d'eau.
- Speaker #1
mais je pense que c'est le chocolat qui a appelé Philippe et il est sorti tout de suite après c'est ça on va le suivre il va avoir un amour du chocolat qui va être automatique pour sa vie entière merci beaucoup pour ce beau partage rempli de courage d'inspiration je vous embrasse très très fort merci pour votre témoignage et votre confiance merci pour l'espace Dans le courant de l'épisode, Léonie nous a parlé de Opa et de Léo, d'une façon d'entrevoir le partage des rôles entre la femme qui donne naissance et les gens qui sont autour d'elle. Je n'ai pas voulu interrompre son fil conducteur, donc si tu te poses des questions en lien avec ça, je t'invite simplement à aller écouter l'épisode numéro 6, dans lequel je te parle de la naissance de mon premier fils et dans lequel aussi je t'explique les différents rôles, donc le OPA et le Léo, pour favoriser le plus possible la physiologie de l'accouchement. Comme promis aussi, je t'ai mis dans la page de l'épisode des dessins pour t'illustrer où se trouve la symphyse pubienne dont Léonie te parlait pendant l'épisode. Alors la symphyse, effectivement, est un des derniers obstacles que le bébé rencontre pendant sa naissance. Et pour certaines d'entre nous, c'est un petit défi supplémentaire alors que pour d'autres, ça passe complètement inaperçu. Il y a aussi l'élément que la symphyse pubienne peut être un endroit où les douleurs vont apparaître pendant la grossesse. Donc, je t'invite à aller dans la page de l'épisode pour voir toutes les informations que je t'ai mises en lien avec cette place spéciale-là dans ton corps qui est juste en avant de ton bassin. J'espère que tu as aimé l'épisode. Je te souhaite une magnifique semaine. Si tu as envie d'écouter les 11 clés pour une naissance facilitée, je te rappelle que cette préparation virtuelle à la naissance que j'ai créée est présentement disponible gratuitement. Tu peux y avoir accès dès maintenant et commencer ton écoute. Je te mets le lien dans les commentaires en lien avec cet épisode. Je te souhaite d'ici là une magnifique semaine et je te retrouve lundi prochain.