- Speaker #0
L'épisode d'aujourd'hui, c'est du bonbon. Je te propose de rencontrer Noémie et Christophe, que j'ai eu la chance, le privilège d'accompagner dans leur préparation à l'accouchement. Un partage unique, une expérience d'enfantement qu'ils nous livrent avec beaucoup d'authenticité et de sensibilité. Je te dis à très, très vite. On se retrouve dans quelques secondes.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Bérère. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour,
- Speaker #0
elle a aidé des milliers de femmes,
- Speaker #1
de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leurs désirs. Voici ! Tadoula Osteo, Annie Béret.
- Speaker #0
C'est avec grand plaisir que je reçois Noémie et Christophe qui ont eu la gentillesse de venir nous partager leur expérience. Merci d'accepter de nous partager quand même une tranche d'intimité. Racontez-nous pour commencer, comment ça a commencé ? Est-ce que tu es devenue enceinte facilement ? Est-ce que vous avez travaillé fort ?
- Speaker #1
C'est toujours relatif, mais ça nous a pris environ un an et demi. On va se dire, dans notre entourage, les gens, c'était très rapide. Personnellement, j'avais l'idée que ça allait être la même chose. Mais les mois avançaient, puis rien ne se passait. Puis mon mental, je forçais beaucoup. Je ne suis pas dans le lâcher-prise du tout. C'était même plus ou moins naturel. Je voulais tellement, même je voulais peut-être un peu trop. Puis, un jour et demi le temps, j'ai changé de travail. Fait qu'on a comme l'idée est pas partie, mais le stress a tombé. Puis la magie a opéré. Le petit Léo est arrivé. Fait que tu sais, Christophe, lui, il était vraiment, il était dans le lâcher prise. Fait que c'était vraiment plus moi.
- Speaker #2
En fait, c'est ça. On a deux personnalités complètement différentes. Je veux dire dans le sens que Mimi, elle se met beaucoup plus de pression que moi dans la vie. Moi, je suis quelqu'un qui est très laissé aller. Puis pendant un an et demi, ça a été beaucoup de pression de son côté. Fait que là, j'avais l'impression qu'il fallait que je me mette de la pression aussi. Mais c'était pas naturel. Fait que de mon côté, je pense que c'est ça qui faisait que ça marchait pas. On s'est rendu à faire des tests. Puis moi, j'ai été passer un test pour savoir si j'étais fertile. Puis finalement, je l'étais. C'est ça que là est venu le changement de travail de Nathalie. qui a fait en sorte qu'elle s'est refocusée sur autre chose un peu. Puis on a décroché un peu de vouloir un bébé. On en voulait un, mais on a comme décroché de se dire qu'on en voulait un. C'est comme ça que le cadeau est arrivé dans nos vies.
- Speaker #0
Wow ! Et quand tu as fait comme, OK, ça y est, je suis enceinte, est-ce que tu as déjà commencé à penser à l'accouchement ou ça a été long avant que tu commences à dire, OK, avec ça va arriver le moment où je vais devoir donner naissance ?
- Speaker #1
Non, ça a pris du temps à penser à l'accouchement. Moi, ce à quoi je pensais vraiment, c'était plus la peur de le perdre. Je mettais beaucoup mes pensées sur ça et non sur l'accouchement. J'ai commencé, je dirais, à penser à l'accouchement. Peut-être autour de 20 semaines. Tu sais, vraiment y penser. Après mon échographie de 20 semaines, j'ai commencé à y penser. Je discutais avec une amie. Elle me parlait qu'elle accouchait dans une maison de naissance avec les sages-femmes. Ça m'a un peu titillée. Puis c'est là que je dirais que... que tout a commencé. Tout ce qui est par rapport à l'accouchement, j'étais vraiment plus concentrée. Je mettais mes pensées à ce niveau-là. Puis, oui, je dirais que c'est ça. Puis aussi, j'allais voir une ostéo qui est vraiment spécialisée les femmes enceintes, les bébés. Ça m'a encore plus solidifiée à ce niveau-là, l'accouchement m'intéressait à ça. Puis, j'aurais même dit que c'est comme une petite passion. J'ai comme été... C'est une petite révélation pour moi, tout ce monde-là de l'accouchement, de donner naissance et tout.
- Speaker #0
Est-ce que c'était clair dès le départ que vous aviez envie de vraiment faire équipe dans ce processus-là, ou au départ, Christophe, tu disais c'est plus une affaire de femme, moi je ne ferai pas grand-chose là-dedans Au début, là.
- Speaker #2
Non, moi, j'ai toujours, depuis le début qu'on veut un enfant, j'ai toujours dit que je savais ce que j'avais. Ma place était déjà dans ma tête un peu dessinée, si on peut dire. Je savais déjà où je m'en allais. Quand Mimi a commencé à s'intéresser à l'accouchement, justement elle me parlait des cours prénataux, ce genre-là. Pas que ça ne m'intéressait pas, mais ce que je disais à Mimi, c'est que pas que je sentais que c'était inné, mais on dirait que je savais déjà quoi faire. Dans ma tête, j'écoutais les vidéos juste pour confirmer ce que moi je pensais. Puis au final, c'était ça. Certainement, dans les vidéos, j'apprenais des termes un peu plus techniques, des choses que je connaissais moins. Mais au fond de moi, j'ai déjà mes capacités d'être présent pour l'accouchement, pour la grossesse, puis pour l'après. Je ne sais pas comment trop l'expliquer, à part comme je viens de l'expliquer, mais c'était inné selon moi.
- Speaker #0
Tu as peut-être été sage-femme dans une vie antérieure.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais Christophe, il a une très, très grande sensibilité aussi. Je pense que ça l'aide à être comme... C'est très naturel pour lui d'être là pour les gens qu'il aime et tout. Mais moi, je ne pensais pas que le partenaire pouvait avoir une aussi grande place. Moi, je me voyais vraiment... Quand je visualisais un accouchement, c'est plus moi que je visualisais et non nécessairement mon partenaire qui m'aide comme Christophe finalement l'a fait. Donc, on dirait que quand je m'intéressais à l'accouchement et tout, je ne le comptais pas vraiment. Je dirais, tu sais, au début, là. Après, quand j'ai commencé les cours et tout, j'ai comme fait, OK, non, il y a besoin d'être là et de lui aussi s'informer pour être dans la même... dans la même équipe que moi. Comment est-ce que moi, je vois ça, comment c'était vraiment important pour moi.
- Speaker #2
C'est un peu comme les termes, la grotte, protéger la grotte. Je ne l'aurais pas exprimé comme ça, mais de base, je connais ma copine. On aurait eu une discussion sur ses besoins et j'aurais voulu déjà mettre mes limites autant que peu importe le médecin, le docteur que j'aurais eu, l'infirmière. J'aurais été très à l'aise de mettre les limites et de faire en sorte que... qu'on respecte notre espace puis qu'on mette les caractéristiques de ce qu'on voulait comme accouchement à terre. On met ça à terre comme c'était supposé d'être dans notre plan à nous. Je suis encore quelqu'un de très versatif, je veux dire, je suis ouvert au changement dans le sens que s'il arrive quoi que ce soit, on n'a pas vraiment le choix, on va le faire. Mais mon plan de base, si on est capable de respecter, bien... on est en bateau, comme on dit.
- Speaker #0
Je comprends. Si vous entendez des petits bruits délicieux, c'est Léo. C'est Léo qui est en train de téter avec grand appétit et passion. On va dire ça. Ce sont les petits bruits délicieux que vous entendez. Puis dites-moi, est-ce que dès le départ, vous avez envie de vivre un accouchement physiologique ou ce n'est pas si clair que ça ?
- Speaker #1
C'était vraiment pas pour ma part si clair que ça. C'est vraiment à force de parler justement avec une connaissance qui est devenue, je dirais, une amie justement de grossesse. Puis en fait, ça m'a juste... Elle m'a juste fait réaliser que c'est vraiment quelque chose qui me ressemble. Tout ce qui est l'accouchement physiologique, les sages-femmes, les maisons de naissance, ça me rejoint vraiment. Moi, de là, j'ai commencé. Ça a beaucoup m'intéressé à ça. Moi, j'ai appelé une maison de naissance pour pouvoir accoucher en maison de naissance autour de 22 semaines. Ça fait juste prouver que... Au début, je n'étais pas là. Moi, c'était juste, go, on appelle une clinique. Je ne me suis même pas informée sur quelle clinique j'allais. C'était juste, OK, il faut que je me trouve un médecin. Je n'avais pas les outils face à... Je n'avais pas, en fait, les informations. Oui, c'est ça sur le reste. Moi, c'était comme dans la tête, tu tombes enceinte, tu trouves un médecin, le médecin tue, tu accouches à l'hôpital. Moi, c'était comme ça, je le voyais. Puis c'est vraiment après, j'ai écouté beaucoup de podcasts. Évidemment, est venu le cours au Paléo, qui a tout changé. Mais c'est vraiment, je me suis, j'ai vraiment eu une révélation. Moi, c'est vraiment comme ça que je l'ai vécu, que je l'exprime.
- Speaker #2
Ce que j'ajouterais, c'est que Noémie, elle a une très grande force pour se poser des bonnes questions.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #2
Des fois trop, mais des fois ça m'aide.
- Speaker #1
On est deux personnes qui se posent énormément de questions, puis moi beaucoup plus. Je pense que ça, ça l'a aidé aussi. Mais pendant tout le processus de la grossesse, les gens nous le demandent. Ah, vas-tu prendre la péridurale ? Je disais, je ne sais pas, je me laisse aller. C'est sûr que dans un monde idéal où je peux tout décider, je crois que j'aimerais vivre ça le plus naturellement possible. Mais en même temps, je dis aux gens, je n'ai jamais accouché. Les gens savaient que j'avais un désir, mais je ne voulais pas non plus trop me faire...
- Speaker #2
Oui, parce que classique, tu vas te faire dire, fais-toi pas trop un plan parce que ça peut changer.
- Speaker #1
C'est vrai, tu sais. C'est vrai,
- Speaker #2
mais c'est bien de s'enforcer un message dans le sens que ça va être bon pour ton corps. Je veux dire, si tu te prépares mentalement, c'est sûr que... comme on avait déjà eu cette discussion-là, tu parles de l'accouchement avec n'importe qui, 90% de ton temps, on va te dire que c'est douloureux, ça va faire mal. Là, tu finis par te dire, OK, je vais avoir mal, mais l'inverse, c'est bon aussi de continuer de te dire que ton corps est fait pour ça, que tu veux aller dans la voie la plus naturelle possible. Le renforcement positif, c'est bon. Selon moi...
- Speaker #1
Mais c'est ça, la ligne est mince entre justement le renforcement positif puis trop, trop, trop vouloir quelque chose puis après ça, être énormément déçu. Cette ligne-là que j'ai comme... Moi, je crois vraiment l'avoir trouvé au fil de ma grossesse, de vraiment être comme dans un laisser-aller de oui, c'est mon objectif, oui, j'aimerais ça, vivre ça. Mais après ça, je me laisse aller. Puis au final, je me concentrais vraiment sur je souhaite que Léo naisse en vie et en santé puis que moi, je sois bien aussi. Fait que tu sais, c'était mon... mon but principal. Puis, voilà.
- Speaker #0
Pendant la grossesse, Noémie, tu m'as envoyé un message qui m'a rendu hyper émotive. Écoute, je te fais juste dire, je ne l'ai pas encore lu encore et je sens l'émotion qui monte. C'est rare qu'une femme, pendant la grossesse, a hâte d'accoucher et a hâte de sentir les choses. Et là, tu m'écris simplement pour te dire que toutes les vidéos m'aident énormément. Ça me parle et ça me fait beaucoup vibrer mon cœur. Tes mots renforcent en moi ma féminité et mon pouvoir de femme. Je dirais même que j'ai très hâte d'accoucher et de sentir ce que mon corps et celui de mon bébé peuvent faire ensemble. c'est vraiment comme ça que tu sentais ?
- Speaker #1
Vraiment. Honnêtement, je ressentais une force à l'intérieur de moi. Comme je dis encore une fois, je vais le dire, la révélation, c'était vraiment comme je connectais avec moi, j'avais confiance que notre corps était fait pour ça et je trouvais ça tellement beau. J'avais vraiment hâte de sentir ça. que mon corps est prêt à donner naissance, que mon bébé aussi, qu'on va travailler ensemble. Moi, je le voyais vraiment comme un travail d'équipe. Puis tu sais, j'étais tellement... j'étais connectée à mon bébé, même s'il était dans mon ventre. Même avant qu'il soit dans mon ventre, j'étais connectée à lui. Je voyais juste comme étant la dernière étape pour être vraiment connectée pour vrai à lui. On va avancer un petit peu les choses. J'ai eu une longue latence d'environ 24 heures. On dirait que je ne l'ai quasiment pas vue passer parce que j'étais tellement... J'avais tellement hâte de sentir ça. J'ai aussi accouché pas mal à la fin, vers 41,3 semaines. Donc, j'avais tellement hâte à ce moment-là que quand les premières contractions ont commencé, j'étais comme prête à ça. Vraiment. Oui.
- Speaker #0
Et juste avant de passer à l'accouchement, je serais curieuse de savoir comment vous avez géré la peur de l'induction parce qu'à 41 et 3 jours, vous avez dû être dans cette énergie-là de dire, OK, là, ça y est. Comment ça va se passer ? Est-ce que ça te fait vivre des peurs ?
- Speaker #1
Ah, vraiment ? Oui. Oui, vraiment. Puis ça aussi, tu sais, des fois, les gens ne comprenaient pas pourquoi à l'entour de moi, tu sais, mais voyons, c'est juste une provocation, tu sais, c'est pas... c'est pas grave, je l'ai vécu moi aussi. Moi aussi, j'ai eu du pitocin. Mon bébé est en santé aujourd'hui. Je comprenais tout ça. Mais oui, j'ai eu de la peine. Quand ça l'approchait de plus en plus. Moi, j'ai décidé vraiment, comme dernière minute, qu'on regarde mon col. Ça, ça a été accepté à ma clinique. Il était correct avec ça. Puis, dernière minute, j'avais comme... On se fait des petites attentes des fois où... C'est pour ça que des fois, c'est mieux de ne pas le savoir. Puis, j'étais juste dilatée à 1, et face à 50, mais eux, ils étaient comme, OK, il n'y a pas beaucoup d'avancement pour 41 semaines. Ça me parlait de ballons. Ça me parlait, justement, un soir, la veille de ton induction, on va te mettre un ballon, tu vas probablement retourner chez toi, tout ça. Ça m'a mis à l'envers. J'étais comme, OK, le ballon, ça n'a pas l'air confortable. Je n'ai pas envie de tout dépenser, justement, mon énergie avant d'accoucher dans une énergie qui probablement ne sera peut-être pas agréable. Donc oui, ça m'a stressée quand même beaucoup. À un moment donné, je me suis juste assise. J'ai essayé de parler à Léo, mon petit bébé, pour lui dire, si c'est ça qu'on a à vivre, on va le vivre ensemble. Je vais être avec toi, tu vas être avec moi quand même. J'essayais vraiment d'être dans le laisser-aller le plus possible. Puis finalement, la vie a bien fait les choses. On n'a pas vécu ça. Une journée près de l'induction, Léo a décidé de se pointer.
- Speaker #2
Ce que j'ajouterais, c'est que, comme j'ai dit tantôt, il y a un fort sens. Je suis content de ça parce que... Comme dans ce monde-là, beaucoup de pression se fait par ce que les autres peuvent se dire. Puis, je ne sais pas comment le message que tu as lu, je ne l'avais jamais lu parce que je laisse le petit jardin secret à une gueule. J'ai le droit à ces petits genres de messages-là. C'était hyper touchant parce que ça résume à 100% comment tout s'est déroulé dans le fond.
- Speaker #0
C'est très émouvant. On est hyper émus ici. Oui, c'est très émouvant tout ce que tu racontes parce qu'on voit à quel point tu étais déjà attaché à ton bébé, à quel point tu rêvais d'avoir un accouchement tel que tu le souhaitais et qu'en même temps, tu étais dans cette ouverture-là face à la vie de faire comme, bien, j'accepte de m'abandonner dans le processus.
- Speaker #1
Oui, c'était vraiment ça.
- Speaker #2
Tu faisais confiance parce que, tu sais, je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui se font dire des choses par leur entourage. ça devient leur réalité. Mimi, je vais dire Mimi, mais c'est Noémie, pour les intimes. Mais c'est quelque chose que j'ai trouvé tellement fort de sa part parce que on va se dire qu'il y avait très peu ou pas de personnes dans son entourage proche qui pensaient comme elle. Elle a quand même persisté à vouloir. suivre son idée.
- Speaker #0
Son instinct.
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment ça. Je ne voulais pas prouver rien à personne. C'est vraiment juste ce qui me parlait, en fait. C'est ce que je souhaitais. Moi, je voyais vraiment ça comme étant... le début de l'aventure de mon bébé et moi, c'est vraiment ça qui me parlait vraiment fort à l'intérieur de moi.
- Speaker #0
Et là, on arrive à l'accouchement qui s'enclenche de façon naturelle. Et là, vous vous retrouvez donc avec une phase de latence longue. Est-ce que ça se passe à la maison, cette phase de latence longue-là ?
- Speaker #1
Oui, le 24h, 23h environ, de l'attente s'est passée à la maison. Au début, évidemment, c'était des contractions de 10-15 minutes. Donc, ça se tolérait bien. Ça se passait bien. Puis, en fait, quand Christophe s'est réveillé, tout ça a commencé durant la nuit. Quand Christophe s'est réveillé, j'ai dit, je crois que ça serait mieux que tu n'ailles pas travailler, que tu restes avec moi. Puis, j'avais vraiment... intégré dans ma tête, dans les vidéos Opaleo, que c'était bon de justement pas juste penser à ça. De faire autre chose, de stimuler ce qui nous fait du bien et tout. J'étais vraiment dans cette optique-là. On écoutait des petites séries ensemble. J'allais prendre des bains, des douches. J'essayais de dormir aussi. J'étais capable de me reposer. J'avais le sac magique aussi qui m'aidait. J'essayais vraiment d'être d'être dans cette énergie-là. Puis à la fin, quand ça a commencé à être plus vers les contractions de 2-3 minutes, c'est là que je dirais que la grotte a commencé. Puis j'ai décidé d'aller dans le bain. Christophe a tamisé les lumières. Il m'a apporté une petite lumière de sel.
- Speaker #2
Oui, de sel.
- Speaker #1
Oui, oui. Puis là, c'est ça, Christophe.
- Speaker #2
Je sors mon pad de notes.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est ça. Il a sorti un petit pad pour écrire un peu quand étaient mes contractions et tout. C'est vraiment lui qui gérait tout ça. Puis aussi, avant d'entrer dans le bain, on a comme été une bonne heure. À chaque contraction, j'allais vraiment faire un câlin à Christophe. Lui, il était assis sur une chaise. J'allais faire un câlin. Puis lui, il travaillait mon dos. On était longtemps comme ça. Puis là, après, j'étais comme, OK, non, là, ça commence à être plus intense. Je suis allée dans le bain. Il m'a apporté un ice pack parce que j'avais chaud. Puis... Il a mis la petite lampe de sel, fait que j'étais vraiment dans mon monde.
- Speaker #2
Sel, petite musique de fond.
- Speaker #1
Voilà, la musique, très important. C'est un détail qui a été vraiment important pour moi. La playlist au Paléo. Il y a la chanson Devi Prayer Puis je l'ai écoutée beaucoup à la fin de ma grossesse. Puis c'était toujours dans des moments qui me faisaient du bien. Quand j'allais marcher avec mes chars dans la forêt. Le matin, je me levais aussi, je faisais beaucoup de ballons sur mon balcon. J'écrivais dans mon journal, puis j'écoutais toujours cette chanson-là. Ça a vraiment imprégné quelque chose de très positif à l'intérieur de moi. Pendant l'accouchement, Christophe a mis cette musique-là, qu'elle a jouée sur repeat jusqu'à temps que, même après que Léo soit né. Donc, elle a vraiment joué sur repeat.
- Speaker #2
Elle a joué sur repeat à partir du moment où j'ai commencé à noter les contractions. Ça a joué au moins, je dirais, 24 heures. Pas loin. 18.
- Speaker #1
Ouais, environ. Mais je suis rentable. Ah ouais. Je suis rentable. Fait que ça,
- Speaker #2
on va se dire que j'ai aujourd'hui commencé à connaître.
- Speaker #1
Je m'admets beaucoup.
- Speaker #2
Je suis commencé à connaître tes paroles, là. Je ne suis pas du français, là.
- Speaker #1
Non, c'est ça. Mais ça a été, ouais, ça a été un, quelque chose qui m'a vraiment, sans le vouloir nécessairement, ça m'a comme remis, ça m'apaisait, ça me rendait vraiment dans mon monde. Fait que c'est ça, j'ai été dans le bain, tu un bon, un bon, Bonne heure, même deux heures peut-être. Après ça, je suis sortie, je suis allée me coucher dans le lit, vraiment dans la noirceur. Puis là, on dirait que je commençais à me sentir prête à partir. Si c'était à refaire, peut-être que j'aurais resté un petit peu plus longtemps à la maison, mais on dirait que le premier accouchement, c'est de l'inconnu. Je suis rendue aux deux minutes. C'était comme un bon moment. Les deux, on sentait qu'on était prêts à y aller.
- Speaker #2
Encore une fois, il y avait des enjeux externes, on peut dire un peu, dans le sens que il y a une maman qui s'inquiète, il y a des amis.
- Speaker #1
C'était plus, T'es aux cinq minutes, go, on va à l'hôpital ! Moi, je le savais, j'étais comme...
- Speaker #2
Encore une fois, Mimi, elle s'écoute énormément. Moi je parlais avec sa mère, elle était comme il faudrait que vous y alliez bientôt et j'étais comme oh oui, je l'écoute, moi aussi elle qui va décider peut-être que je n'étais pas prête, mais dans ma tête j'étais peut-être prête j'ai dit si ça commence à la maison, ça commencera à la maison je vais être excité, mais je serai quand même quelqu'un capable de gérer la situation appeler l'ambulance,
- Speaker #1
je vais arrêter prête mais on savait que... qui restait encore du travail à faire. Mais c'est pour ça que, tu sais, aux deux minutes, après m'être vraiment reposée, entrée dans ma bulle, je sentais qu'on était prêts à y aller. On avait environ une vingtaine, 25 minutes de route à faire. J'étais complètement dans ma bulle. Même pas vu, limite.
- Speaker #2
C'est ça qu'on craignait de partir trop tôt. C'est qu'elle venait d'embarquer après son bain. Durant la journée, les contractions étaient un petit peu plus poignantes. Là, on en avait plusieurs, mais elle les contrôlait comme... J'embarquais vraiment ? Oui, c'est ça, avec son esprit, son moment. Bien,
- Speaker #1
une heure moins,
- Speaker #2
en fait. Oui, c'est ça. C'était un tout. À la fin, c'est qu'on ne voulait pas briser ça. Des fois, d'embarquer dans l'auto, faire 25 minutes de char, freinage, accélération, ça peut te couper ça assez sec. Arriver à l'hôpital, c'est pas encore prête. C'est comme on voulait attendre le plus possible.
- Speaker #1
Oui, finalement, c'est ça. J'ai pas vu la route du tout passer. On est arrivés, j'étais encore dans mon... dans le monde. Puis, voilà, c'est pas mal ce qu'il y en a pour la latence.
- Speaker #0
Et pendant le trajet pour toi qui conduisait, est-ce que ça s'est bien passé ? Ça t'a-tu fait vivre un stress ?
- Speaker #2
Non, mais on va mettre ça au clair, le stress ne fait pas partie de ma vie.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Des fois, il faudrait...
- Speaker #2
La vie est trop courte pour stresser. Oui. Je veux dire, non, je ne peux pas.
- Speaker #1
Mais Christophe a vécu aussi beaucoup de choses dans sa vie, ça fait que je pense que ça le ramène beaucoup plus au moment présent.
- Speaker #2
Exact. Je veux dire, il ne faut pas se projeter et penser que tout va aller mal ou que tout va aller bien. Je veux dire, il faut que tu vives le moment présent. Puis moi, je suis beaucoup comme ça. Puis le trajet jusqu'à l'hôpital, moi aussi, je n'ai pas vu passer.
- Speaker #1
Puis aussi, en fait, tout ça était vers 10h le soir aussi. Ça m'aidait encore plus à être dans ma bulle parce que c'était super noir. Il n'y avait pas de voiture. C'est vraiment parfait, honnêtement. À coucher la nuit, moi, je... J'ai adoré. Je sais qu'on ne peut pas décider le moment, mais wow, c'était merveilleux. Vraiment, ça allait être beaucoup plus...
- Speaker #2
C'était de l'accouchement la nuit, puis c'était accoucher, il était 6h.
- Speaker #1
Oui, en fait, j'ai accouché en même temps que le lever du soleil.
- Speaker #2
Oui, c'est l'heure écoeur, c'est l'heure édoce.
- Speaker #1
Oui, c'est l'heure édoce, c'est ça.
- Speaker #0
Magnifique. Puis que là, vous arrivez à l'hôpital, les contractions commencent à s'installer de façon plus régulière, plus forte certainement aussi. Comment ça se passe pour vous trois ?
- Speaker #2
Moi, je dirais que l'arrivée à l'hôpital, ça déclenchait... Dans ce temps-là, ça a peut-être créé un petit peu plus de stress pour Mimi parce qu'elle a... je vais arriver à être accepté. Il y a des fameux critères.
- Speaker #1
C'était l'inconnu, en fait. C'est que l'on ne sait pas. C'est vraiment de l'inconnu. On ne sait pas c'est quel médecin qui est sur place. On ne sait pas la chambre va ressembler à quoi. On ne sait rien. On sait que c'est un milieu hospitalier. On sait ce qu'il y en a. On a moins de contrôle. Des fois, est-ce qu'ils vont être ouverts à ce que je veux ? C'était plus ça, vraiment ma crainte. Puis dans le fond, quand on est arrivé... ils nous ont installé dans la petite salle, si on veut. Mais ils ne m'ont pas mis de money-cuttering, c'est bien comme ça qu'on le dit, parce que clairement, ça se voyait que j'avais mes contractions en deux minutes. Donc, c'était plus écouter le petit cœur du bébé. Puis là, évidemment, ils m'ont demandé... Ils ne m'ont pas demandé, mais c'était un peu évident qu'on allait faire un... regarder mon col. Puis, lorsqu'on a regardé mon col, j'étais effacée à 100%, mais ouverte à deux. Ce qu'elle m'a expliqué, probablement, on a eu une infirmière hors peur, vraiment. Tout de suite, elle m'a demandé ce que je voulais comme expérience, comment je souhaitais gérer la douleur. C'était vraiment... Elle était tellement calme, tellement à l'écoute. Les lumières étaient tamisées. Je me suis sentie hyper en confiance. Puis dans le fond, ce qu'elle m'expliquait, c'est que j'étais vraiment sur le bord d'être en phase active. À partir du 4 cm qu'elle estime la phase active. Donc, ce qu'elle m'a proposé, elle dit, si tu veux, on peut donner comme deux petites morphines histoire de reposer ton corps. Vu que là, ça faisait plus de 24 heures que je n'avais pas dormi.
- Speaker #2
Ça faisait bientôt 24 heures.
- Speaker #1
Bientôt 24 heures que je n'avais pas dormi. C'est juste des petits repos. Fait que j'ai décidé d'accepter. Puis, je crois que c'est vraiment ça qui a déclenché le tout parce que ça a tellement calmé mon corps qu'en moins d'une heure, je suis passée à 4 cm. J'ai vraiment été capable de bien me reposer. Ça m'a embarqué encore plus dans ma grotte.
- Speaker #2
J'ai eu le temps de faire une petite sieste à côté sur le plancher.
- Speaker #1
Oui, puis moi aussi, je faisais une sieste. J'ai pris deux petites morphines seulement. Après ça, la phase active, si on veut, était commencée. On a été admis dans la chambre d'hôpital. Moi, j'étais très contente, soulagée de savoir que... Ok, ça commence. Christophe, lui, était tellement heureux. Il pleurait un petit peu.
- Speaker #2
Il pleurait à chaque centimètre que tu as gagné. Ça a été vite. On va se le dire. En fait, selon ce qu'on nous disait, c'était rapide parce que Mimi, à chaque heure, gagnait deux centimètres. Au bout de quatre heures, on était à neuf centimètres. Le neuvième au dixième, ça a été le plus coriace. Mais... C'était la fois qu'on avançait. Pour moi, c'était comme une victoire. Je veux dire, de la voir aller à travers tout ça, je veux pas, c'est des contractions de deux minutes. Avec le temps de repos, on le cherche. C'est un 15 à 30 secondes, c'est chanceuse. Mais c'est de l'épauler là-dedans, puis d'être présent. Puis les techniques, justement, de point de pression que j'ai apprises, que je connaissais pas, qui était probablement quelque chose que j'aurais voulu apprendre, probablement, avec l'infirmière qui était là, mais que maintenant, vu que j'avais suivi les fameux cours de nato, où je suis... Je savais déjà où je m'en allais. Puis c'est de travailler comme ça. Puis comme je dis, c'est de la voir aller étape par étape. Puis encore une fois... il n'y a personne qui la forçait à vouloir en durer ou quoi que ce soit. C'était de voir qu'elle était bien là-dedans.
- Speaker #1
Le message, c'est ça. Il était vraiment clair au début que ce qu'on souhaitait, c'est vraiment... C'est Christophe qui parlait à ma place. Il a dit qu'on souhaitait vraiment un accouchement le plus physiologique possible. Tout de suite, on s'est sentis hyper compris. C'était naturel. C'était comme, OK, parfait. qui nous ont admis dans la chambre d'accouchement. Il y avait des petites lumières de Noël. L'ambiance était vraiment... Quand je suis entrée, je me sens super bien. On a continué à mettre la musique. On avait un ballon. C'est comme ça qu'a commencé notre histoire de phase active.
- Speaker #2
Dans la fameuse salle d'attente, quand on est arrivé, c'est là qu'on a un peu dit ce qu'on souhaitait. On est arrivés dans notre salle d'accouchement après, puis c'était déjà comme peut-être comme on le pensait. Je ne sais pas si l'infirmière a pris les devants puis elle s'est dit on va le mettre comme ça, mais quand on est arrivés c'était déjà tamisé, relax.
- Speaker #1
Mais c'était le soir aussi, donc je crois que ça l'a aidé à… Toute l'unité, on dirait que c'était très très calme aussi.
- Speaker #2
C'est ça, c'était naturel, donc je pense que c'était notre bonne étoile, on était vraiment…
- Speaker #0
J'ai envie qu'on donne un beau petit coup de chapeau. C'est quel hôpital ?
- Speaker #2
Saint-Jean-sur-Richelieu. Wow !
- Speaker #1
Vraiment, j'étais de naissance, en tout cas, on n'a rien eu à dire. Même, on est arrivé dans la chambre et ils m'ont demandé si je voulais un diffuseur de l'essentiel. finalement, je ne le filais pas. Je n'étais pas là. Je disais non, ça va aller. Je ne ressentais pas que ça allait m'apporter.
- Speaker #2
On a eu un beau duo. Josée l'infirmière avec le docteur. C'était deux personnes à notre écoute.
- Speaker #0
Wow ! C'est exactement ce dont on a besoin quand on est dans ce type d'expérience-là.
- Speaker #2
Oui, parce que je n'étais pas prêt à mettre mes limites, mais en même temps, tu n'as pas envie de confronter quelqu'un dans un moment comme celui-là. Je vous disais, ça crée un malaise tout simplement. Là, il y avait zéro malaise. On peut même dire que c'était Mélanie, je pense.
- Speaker #1
C'était Mélanie, l'infirmière. En fait, moi, je... Je croyais que ça allait être vraiment juste Christophe qui allait m'aider. Puis naturellement, Mélanie, elle nous a vu comment aller. Puis elle a commencé à nous aider. Elle, elle me faisait le point de pression au niveau de la main, comme près du pouce. Christophe, lui, s'occupait vraiment de mon dos. Puis ça s'est vraiment fait, c'est ça, naturellement. Personne ne se parlait. Elle a comme juste tranquillement embarqué. Puis c'était super respectueux. Puis j'étais même très contente. Quand elle était là, elle avait juste sa présence. Elle apportait une belle chaleur. Pour ça, je crois qu'on a vraiment été chanceux d'avoir Mélanie. Honnêtement, on a vraiment été chanceux. Elle a été là durant tout. L'accouchement partait des fois, mais elle revenait. Elle était vraiment présente. Elle était vraiment en équipe avec toi, mais sans que tout le monde se parle. C'était vraiment comme juste les regards qu'on connaît.
- Speaker #2
On se regardait et elle était très… pas dans le coaching, mais je la regarde de faire. Après, j'avais un peu plus de technique. C'était mon premier accouchement, donc il y avait des choses que je faisais pour la première fois. mais aussi, c'était très délicat. Puis, puisqu'on avait parlé qu'on voulait un accouchement physiologique, c'était pas nécessairement un accouchement qu'on voulait que Mimi accouche sur le dos. On voulait que Mimi soit à l'aise de se mettre dans la position qu'elle souhaite, puis elle était très ouverte à proposer. Même des fois, tu te sens-tu à l'aise comme ça, tu te changes de position. Puis, vraiment, ouverture d'esprit à 100%. Wow.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a fonctionné le plus comme stratégie ?
- Speaker #1
En fait, je dirais que moi, la position où je crois que je l'étais le plus confortable, c'était debout. Vraiment comme penché. Puis la stratégie qui a fonctionné le plus, c'est vraiment Christophe, qui est les points de pression au niveau du dos. Parce que moi, je croyais que quand on avait des contractions, on les sentait comme des crampes menstruelles. Je crois qu'il y en a, que c'est le cas. Mais moi, mes contractions étaient vraiment seulement qu'au niveau du dos. Donc vraiment, c'est juste là que je le sentais. Les pressions au niveau du dos m'aidaient énormément, honnêtement. Puis Mélanie, justement, qui faisait les points de pression au niveau de ma main, ça m'a vraiment aidée. Le fait d'aller aussi souvent faire pipi. Juste de changer de pièce, de m'asseoir. On le faisait, on l'a fait une couple de fois. Puis Christophe venait avec moi, faisait quand même les points de pression.
- Speaker #2
Oui, c'est en arrière de la toilette.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Il faisait du mieux qu'il pouvait, mais ça fonctionnait et j'avais besoin de lui. Quand il était là, je me sentais vraiment bien. Aussi, quelque chose qui a aidé, on avait amené, bien évidemment, on avait de l'eau puis on avait une paille, fait que je n'avais pas d'efforts à faire quand je buvais de l'eau. Puis, tu sais, je le disais, à un moment donné, je pense que Christophe, il comprenait. Fait que je buvais de l'eau, je changeais de position. Vraiment, il allait, tu sais, il allait comme je le sentais. Je dansais aussi des fois un petit peu sans le vouloir, là, parce que je ne suis pas une bonne danseuse. Mais je faisais comme des petits mouvements de bassin, comme si je me berçais.
- Speaker #2
Oui, exact.
- Speaker #1
Ça m'aidait, je me sentais...
- Speaker #2
Comme des petites vagues.
- Speaker #1
Oui. Puis, on a essayé aussi la suspension, mais je ne me sentais pas aussi bien. Je sentais que peut-être que je n'étais pas assez bien suspendue, je ne sais pas, mais je me sentais vraiment mieux quand même debout. Ou j'ai été couché quand même un bon moment sur les côtés. Ça a été comme nos positions, je dirais.
- Speaker #2
Debout, debout, penché, danses des hanches un peu, c'était 90% du temps. Puis ça allait super bien parce que, je ne veux pas, quand tu es debout, j'ai beaucoup plus de facilité à appliquer les points de pression. C'est couché sur le côté, c'est... Tu twistais un peu, puis c'était moins de pression d'un bord, mais oui, ça a vraiment super bien marché comme ça.
- Speaker #1
Je fais ça avec les lumières complètement tamisées, juste les petites lumières de Noël, avec la musique. Mélanie. Je pense que c'est vraiment ce qui a fait en sorte que...
- Speaker #0
On entend bien votre travail d'équipe à travers ce que vous partagez. Comment tu te sens par rapport à ça, d'avoir eu la chance de vivre cette expérience-là vraiment en équipe avec ton chum ?
- Speaker #1
Honnêtement, je pense que ça fait juste... Tu sais, quand je parlais tantôt de travailler en équipe avec mon bébé, j'avais juste vraiment l'impression qu'on travaillait en équipe, mais en famille, en fait. C'est vraiment comme ça que je le voyais. Puis quand je pense à mon accouchement, c'est inévitable que je pense à Christophe. qui était vraiment là à m'encourager à juste être, juste ta présence, en fait. Tu sais, tu ne me parlais pas beaucoup. C'était vraiment juste, je suis là pour toi. Puis je le sentais dans ses yeux qu'il était 100 là pour moi. Vraiment. Fait qu'honnêtement, tu sais, je ne croyais pas qu'on pouvait avoir autant besoin quand on accouche. Mais pour ma part... Vraiment. Si Christophe n'avait pas été là, je suis presque convaincue que je n'aurais pas été aussi forte. vraiment. Ou plus grounded Il m'aidait vraiment. Mais probablement, c'est sûr que les points de pression aident à diminuer la douleur. Je pense que juste ça, ça fait énormément de bien. Il était très important dans le processus.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un moment donné où tu as eu envie de changer d'idée et de dire OK, tant pis, je prends une péridurale
- Speaker #1
Jamais. L'idée ne m'est jamais venue. Mais je pense que Le fait que mon travail actif a quand même été rapide, ça a été environ 5-6 heures. Puis dans tout ça, la poussée a été quand même 1h-1h30, ce qui a été pour moi le petit défi. On en parlera après, mais ça s'est fait tellement rapidement, puis je suis tellement dans mon monde que ça ne m'est jamais passé par l'esprit. Je me sentais juste vraiment bien, malgré que oui, il y avait des douleurs, évidemment. On n'était pas dans un monde non plus délicat. Il y en avait, mais je n'ai jamais eu l'envie de médication. En fait, ça ne m'est pas passé par l'esprit.
- Speaker #0
Et de ton côté, Christophe, d'entendre Noémie qui raconte comment tu as été important, comment ta présence a fait une grosse différence, comment tu te sens ?
- Speaker #2
Je suis l'homme le plus heureux de l'attente, c'est-à-dire que ma présence a été utile. Le classique qu'on entend souvent, c'est qu'elle était aussi utile qu'un portrait sur le mur. Encore une fois, je reviens à mon idée que j'étais préconçu de ce que je sentais que j'allais être. support durant l'accouchement. C'était exactement ça que je m'attendais. J'étais prêt à être littéralement comme un terreau, un masso. N'importe quel rôle qu'on pouvait me donner, j'essayais de le faire, puis du mieux de mes connaissances. Parce que pour moi, je disais, tu sais, on entend que l'accouchement, c'est quelque chose de difficile, mais on dirait que tu ne considères pas ça autant difficile tant que tu n'as pas vécu. C'est quoi ? L'accouchement, je parle de l'externe. Parce qu'en collègue, on peut bien gérer de l'accouchement et dire que c'est l'affaire la plus difficile au monde. Mais au fond de moi, j'étais comme, c'est la plus difficile au monde. C'est quoi la plus difficile au monde ? Puis là, c'est quand tu l'as face à toi, c'est quand tu vois ton amoureuse délire avec toute cette douleur. Mais c'est sûr que le fait qu'elle ait aimé délire avec cette douleur-là d'une façon tellement... calme et en contrôle, je dirais. Je veux dire, j'étais là pour l'aider, mais elle aussi, là, elle faisait un énorme travail, là, de respiration, tu sais, j'étais pas là. Comme je disais tantôt, je parlais très peu, là. Je réagissais à comment est-ce que ça se déroulait parce que, justement, on veut pas, tu sais, on est là dans un espace calme, on veut que ça reste calme, je sais pas, pour commencer. Hey, tu veux quoi, là ? Non, c'est action-réaction. Fait que moi, dans le mieux de ce que je ressentais, j'ai réagi, puis je pense que mes actions ont fait en sorte que tout s'est bien. J'ai adoré, comme Mimi a dit tantôt, j'ai pleuré à chaque sentiment qu'elle a gagné. J'ai pleuré. Pas mal tout le temps. Et puis d'en reparler, ça vient faire remonter des émotions parce que j'ai un client, puis je travaille en vente, j'ai un client qui m'a dit toi, c'est le plus beau jour de ta vie. Puis là, j'étais comme non, tout le monde dit ça, mais encore une fois, quand tu le vis, tu réalises que c'est vraiment le plus beau jour de ta vie. Et oui, quand j'ai passé mon second an de la seringue, c'était tellement malade. Ben, au revoir, Renard. Non, mais tu sais, je sais. C'est comme ça que je me suis dit, Je pense qu'à chaque fois que tu as une étape, c'est toujours le plus beau jour de ta vie. Mais j'ai oublié tous les plus beaux jours que j'ai vécu avant celle-là. C'est celle-là, le plus beau jour de ma vie. Je peux dire, je ne sais pas si c'est comme ça pour tout le monde, mais moi, j'ai vraiment trouvé ça émerveillant et rempli d'amour.
- Speaker #1
Moi, pour ma part, j'ai envie de rajouter que que quand Léo est sorti, que là, tu sais, tout s'est calmé, j'avais tellement comme un sentiment de fierté d'avoir accompli ça avec le père de l'enfant que je venais de naître. Moi, ça me rendait comme tellement... Tu sais, combien de fois après ça, on s'est regardé et on était comme... Puis là, on revenait sur l'accouchement et on était comme, j'en reviens pas. Wow, tu sais, on était vraiment... C'est ça. Émerveillé, tous les deux. D'avoir vécu ça ensemble. Il y a une personne qui peut me comprendre, puis c'est lui. Parce qu'il était là, puis vice-versa.
- Speaker #0
Tu disais, Noémie, que la poussée, ça a quand même été un défi pour vous trois.
- Speaker #2
Notre défi, je dirais, ça a été la partie où on s'attendait peut-être un peu le moins.
- Speaker #1
En fait, ça faisait une bonne heure que j'avais vraiment un réflexe de poussée. C'est comme ce qui me faisait du bien. à chacun de mes contractions. Puis, ils sont venus me voir et ont dit, Tu es à 10 cm, est-ce que tu veux qu'on commence la poussée ? Puis dans ma tête, ça n'allait pas prendre de temps. Je me disais, ça va prendre, je ne sais pas, 10-15 minutes. Vu que j'ai comme la sensation de pousser. C'était de l'inconnu pour moi en fait. Donc, on a commencé les positions. J'ai commencé à quatre pattes. Je me sentais, on dirait que là, j'ai commencé à sortir un peu de ma bulle. Ouais, tu sais, on dirait que c'était peut-être moins naturel, vu que c'était comme, OK, on pousse maintenant. C'était de l'inconnu. Fait que moi, je pensais être prête, mais avec du recul, je ne l'étais probablement pas. Fait que c'est là que j'ai commencé à sortir un petit peu de ma bulle. Mais tu sais, je gérais quand même bien ça. C'est juste que je n'étais plus autant grounded Donc la position à quatre pattes, j'étais plus ou moins confortable. On a essayé les positions sur le côté, puis j'étais super bien épaulée. C'était vraiment très bien. Même sur le côté, Mélanie, l'infirmière, elle m'a fait un foulard pour que je puisse tirer. Un foulard qu'elle a mis après le lit d'hôpital. Vraiment, c'est super. Mais encore une fois, je me sentais plus ou moins... J'étais à l'aise, mais aussi je commençais à être fatiguée. Donc, on s'est mis sur le dos. Une fois rendu sur le dos... j'essayais vraiment de monter pour dégager le plus possible mon bassin. Fait que de pousser le plus loin mes jambes. Ça allait durer à partir de là, peut-être un 30 minutes et Léo est né. Mais un petit détail, en fait, quand j'étais sur le dos, j'avais l'horloge devant moi. Fait que pour ça, ça m'a sorti encore plus de ma bulle parce que je voyais les minutes passer. Puis un petit détail qu'on ne comprend pas vraiment pourquoi, mais lorsqu'il est venu le temps de pousser, en fait, quand j'ai été ouverte à 10 cm, mes contractions sont passées de 2 minutes à 4 minutes.
- Speaker #0
C'est physiologique.
- Speaker #1
Ah, OK. Bon, je ne savais pas.
- Speaker #0
Alors, ton corps est parfait.
- Speaker #1
Je ne savais pas du tout. Puis, bien, même eux n'avaient pas l'air de trop comprendre. Mais ce qu'elle a dit, le médecin, c'est qu'elle a dit que ça allait juste le temps à ton périnée de bien s'ouvrir tranquillement. Mais honnêtement, je ne le savais pas. Je pensais même que ça allait être de plus en plus rapide. Mais finalement, c'est ça. Je suis passée aux quatre minutes. Puis, c'est ça. Finalement, la position où je me sentais le plus confortable, je pense que c'était parce que j'avais... pas vraiment d'efforts à faire. Je suis vraiment couchée. Christophe, Mélanie m'aidaient vraiment à ramener les jambes le plus possible. Moi aussi, j'aidais aussi, je veux pas. Puis c'est de cette façon-là que je me sentais le mieux, drôlement. Oui, mais je dirais que la position, ça a été moins physiologique pour moi parce que j'ai pas... pu me rendre à ma position à moi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est comme si, rendu à ce moment-là, ça a été un petit peu plus dirigé. Et c'était moins, tu étais moins dans ton instinct, même si ça s'est très, très bien passé.
- Speaker #1
Ça s'est super bien passé, mais j'étais moins avec du recul. J'étais moins dans mon instinct. Puis... Oui, ça a été vraiment plus ça. Le fait d'avoir l'horloge devant moi, de voir le temps qui avance. À un moment donné, j'ai même voulu dire, j'ai pensé et j'ai voulu dire, peut-être qu'on n'est pas prêts. Peut-être que mon bébé et moi, on n'est pas prêts. Mais là, ça faisait déjà une heure. J'ai dit, je me laisse aller. Finalement, il est né. Mais si c'était à refaire, c'est la petite chose que je changerais, dans le sens que je laisserais vraiment mon corps me dire. C'est la fameuse... ou ses réflexes.
- Speaker #0
Il laisserait un petit peu plus de temps.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, je croyais que c'était ça qui s'installait quand mes contractions, j'avais le réflexe de pousser, mais finalement, c'était... Pas ça, probablement.
- Speaker #0
C'était peut-être la morse. C'était peut-être ça qui était en train de s'installer. Ça, ça se peut aussi.
- Speaker #1
Je croyais que ça allait être rapide, la poussée. Mais honnêtement, je ne regrette rien non plus parce que Léo est né en même temps que le lever du soleil. Pour moi, c'est comme une belle image que j'ai. Des fois, je me dis que si ça avait été autrement, il serait probablement né plus tard. Bref, on ne sait pas. Mais je vois du positif dans tout ça quand même.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y avait quelque chose que tu avais envie d'ajouter par rapport à la poussée ?
- Speaker #2
Dans le fond, l'élément d'éclencheur qui nous a fait un peu sortir de notre bulle, c'est quand Mimi est arrivée à 9 cm, puis que là, dans le fond, l'infirmière et le docteur ont dit On peut laisser encore une heure voir, parce que ça faisait déjà un certain temps. Puis là, on n'en a pas parlé tantôt, mais ils nous ont proposé de rompre les os après l'heure. parce qu'il n'y avait toujours pas eu de rupture des os. Puis, tu sais, nous, on ne souhaitait pas vraiment ça. À la limite, on était même à l'aise de ce que le bébé sorte dans sa poche. Mais là, le temps, la fatigue, un petit peu d'impatience dans le sens qu'on veut. Je ne veux pas que les choses aillent vite, mais c'est ça. Au lieu d'impatience, je dirais de l'excitation. Comme tu sais, là, il est rendu à 9. Dans le fond, on a attendu l'heure, puis il était rendu à 9.5 après une heure. Mais là, c'était le.5 qui manquait. Il y avait un côté complètement décollé de sa paroi du col, puis l'autre paroi était collée sur la tête du bébé. Ils nous ont encore un peu expliqué ce que ça faisait. Ça faisait que la tête du bébé était... tirait d'un côté parce que la paroi était collée. C'est là qu'ils nous ont dit, peut-être qu'en rompant les os, ça va créer le passage pour le bébé. À partir de là, c'était comme une décision qu'on n'était pas prête. On ne pensait pas se rendre là. Finalement, on a accepté par l'excitation. Ça a marché. La membrane a décollé.
- Speaker #1
On était aussi à l'aise, on dirait. C'est rendu à 9,5. On dirait que je me sentais prête à dire... Ok, c'est correct. Puis c'était toujours dans le respect. Est-ce que tu veux ? Il n'y avait pas de pression. Est-ce que tu préfères qu'on te laisse une heure voir comment le travail approche ? Je me sentais vraiment... Tout était dans le respect et il y avait une certaine douceur aussi.
- Speaker #2
Oui, il n'y avait aucune pression, mais c'était juste que moi personnellement, je suis encore un petit peu plus pour moi, je ne m'attendais pas à me rendre là. Ça allait tellement bien que je pensais qu'on était sur un air d'aller et que ça allait continuer d'aller bien jusqu'à la fin. Mais comme Mimi a dit, ce n'est pas que ça a mal été, c'est juste que c'est un événement qu'on ne s'y attendait peut-être pas. Mais comme j'ai dit, ça a fini par fonctionner. Ça a permis au bébé de commencer à descendre. Je pense que là, le fait qu'on tombe dans l'inconnu depuis le début, mais là, la poussée, c'est la partie qu'on connaît encore le moins. On rentre dedans, puis là, c'est là qu'on apprend que les contractions à Mimi tombent aux quatre minutes. Fait que là, on était comme, ah, c'est parce qu'on a rompu les... Moi, dans ma tête, c'est là que j'ai commencé à me poser plus de questions. Je le voyais aussi que Mimi aussi se posait, elle était un petit peu moins dans sa bulle qu'elle était au départ. Mais là, on fait comme si de rien n'était, mais on essaie de continuer. garder le même mérite qu'on avait. Puis c'est par après que Mimi m'a dit Ah, il y avait l'horloge devant moi, ça me gâchait, j'étais comme ça. On ne voulait pas parler, mais admettons qu'elle m'aurait dit qu'elle me gâchait, ça ne m'aurait pas dérangé d'aller l'enlever. Mais dans le moment, on n'y pensait pas vraiment. Puis comme elle dit, finalement, oui, la poussée, les contractions ont été plus longues. Puis là, tu viens de confirmer que c'était physiologique. Donc c'est bien, parce que sur le coup, on n'avait pas eu vraiment de réponse à pourquoi. On a juste dit Ah ! on faisait nos suppositions nous-mêmes. Puis, non, c'est ça. Quand on constate qu'il y a une heure et demie de poussée, complément naturel, on a fait quelqu'un. Oui. On a fait quelques positions différentes, côté, debout, ben pas vraiment debout là, mais à quatre pattes je veux dire, c'est ça que je veux dire. On a fini sur le dos parce que c'est vraiment là que Mimi se sentait le plus en forme si on veut dire, parce que je veux pas se faire passer 24 heures qu'elle était debout là, mais moi j'étais un peu sur le cul qu'elle soit encore assez en forme pour pousser, pis pas pousser comme... J'ai poussé 50 livres au gym, plus poussé pour donner la vie. À ce moment-là, c'était comme on go with the flow tu n'as pas le choix. Une heure et demie, quand on a fait la contraction, on va à 4 minutes, je me suis dit que ça avait resté aux deux minutes. tu arrêterais à moitié moins de temps, mais elle aurait eu la moitié moins de temps pour se reposer.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En fait, pour tout le monde à la maison, pourquoi les contractions au niveau physiologique descendent en fréquence rendues à la poussée ? C'est parce que rendues à la poussée, le muscle utérin se contracte très, très fort. Pour le bébé, c'est hyper exigeant parce que sa chute en oxygène est plus forte que dans la période précédente. C'est comme si la nature avait fait comme ok, étant donné le fait que le bébé va passer dans le dernier des trois du bassin, ça va être difficile pour lui, c'est son plus grand défi de l'accouchement. C'est comme si la nature avait fait comme ok, on va lui donner un petit break supplémentaire, de façon à ce qu'il y ait plus de temps pour se réoxygéner. Parce que c'est vraiment quelque chose de physiologique. Quand les femmes n'ont pas de symptômes, n'ont pas de stimulation artificielle, dans la majorité des cas, les contractions vont s'espacer, rendues à la poussée. Oui. Ce que ça nous démontre, c'est que ton corps était vraiment complètement arrimé au niveau physiologique. Il faisait les choses comme dans les livres. C'est quand même assez impressionnant.
- Speaker #1
Mais je ne savais pas du tout cette information-là.
- Speaker #2
C'est-à-dire, c'était un peu dans le néant. On a posé une question rapide, mais on n'a pas vraiment eu de réponse. Ça fait qu'on n'a pas réincité, mais si tu vois de le savoir, c'est cool à savoir parce qu'on se dit que c'était assez naturel.
- Speaker #1
Je pensais que c'était peut-être à cause qu'on avait rempli les eaux que mon corps, justement, était comme... déséquilibré. Mais, tu sais, honnêtement, la poussée, même si ce n'était pas physiologique, exemple, comme on s'était imaginé, ça a été vraiment quand même un beau moment. Puis, tu sais, c'est un moment intense. Christophe m'encouragait. Tu sais, quand la tête a commencé à arriver. je lui ai touché ça a été quand même un bon en fait ça a été un super beau moment quand même définitivement la série sur le Sunday je dirais la poussée c'est
- Speaker #2
le moment où est-ce que tu réalises que tu deviens officiellement parent On a rencontré, on n'a pas tellement rencontré d'embûches, mais comment expliquer, j'essaie de trouver les mots juste pour expliquer, mais je trouvais ça frustrant, mais pour Noémie. Parce que moi, je vois tout ce qui se passe, mais là, elle est seule. Peu importe la position, elle n'a pas vraiment de visuel sur ce qui se passe. Fait que là, moi, je suis là à lui dire T'es excitée parce que je vois la tête de mon bébé. On voit la tête, mais elle, elle sent juste la douleur. Fait que là, j'étais comme... Sur le coup, j'ai essayé de réfléchir à comment est-ce que je peux-tu aller chercher un miroir, qu'elle voit quelque chose. Puis là, c'est là que la médecin a dit, mais elle peut toucher. Puis là, j'étais comme... Parce que là, elle était comme... Moi, j'étais là, continue. Là, je la regardais avec tellement d'excitation. Puis là, elle me regardait, elle, démunie. Elle ne savait pas trop ce qui se passait.
- Speaker #1
En fait, c'est qu'elle a écrit ça. C'est beau de son côté, du côté que lui était.
- Speaker #2
C'est plus simple pour la mère qui donne tous ces efforts-là de ne pas voir cette progression-là. C'est magnifique.
- Speaker #1
Il disait, je trouve ça plate que tu n'aies pas vu ça.
- Speaker #2
Quand elle a dit, la docteure a dit, tu peux toucher à ton bébé. Au moins, j'étais comme, touche-les. Tu vas tellement ressentir où tu es. À part la douleur, tu ne sais pas où est ton bébé. Moi, le moment qui m'a surtout plu le plus, c'est quand la docteure commence à parler du fameux rond de feu. Mimi a dit, Non, ça va. La douleur, à quel point est ta douleur ? Ça va. La tête du bébé est prise. Il se pourrait de faire mal. Ça va.
- Speaker #1
Je ne sais pas le pourquoi, mais moi, je ne l'ai pas senti. Mais est-ce que c'est parce que J'ai pas senti ces réflexes, je sais pas. Mais j'ai pas senti ça.
- Speaker #0
Ça brûlait pas.
- Speaker #1
Pas du tout. J'ai jamais senti ça. Ouais, pis la médecin est comme ben tant mieux Mais j'ai vraiment pas senti ça, drôlement. Pis une poussée après, ben Léo était sur moi.
- Speaker #2
La finale c'était wow, comme je dis la cerise le Sunday. Quand tu vois ça, tu sortis de là, c'est fou là. Ça se passe en un instant, ça fait 7-8 heures qu'on travaille là-dessus, pis là, une poussée, plaf !
- Speaker #0
Une fois que la tête est dégagée, en général, le reste, ça va vite.
- Speaker #1
C'était vraiment un moment incroyable. Puis moi, en fait, pendant la poussée, je commençais à avoir chaud. Je me suis mise complètement nue. C'est comme ça que j'étais bien. Puis en même temps, j'espérais tellement accueillir mon enfant sur ma peau, sur moi, que j'étais comme, je vais me préparer. À ça ! Quand Léo est né, il a vraiment été directement sur moi. On a passé un, deux heures ensemble. Ça a été merveilleux. On dirait que... le cerveau ne réalise pas que cet enfant-là, c'est le nôtre, puis que l'histoire commence pour de vrai, si on veut. Ça a été vraiment...
- Speaker #2
On était dans un... Moi, quand il est sorti, toute la fatigue, j'ai eu un moment d'excitance, mais j'ai rapidement ensuite tombé. Je pense que j'ai dormi, peut-être. Parce que les deux étaient pris l'un sur l'autre, parce qu'on attendait la fêtée.
- Speaker #1
L'adrénaline, c'est là que ça allait tomber. Puis moi, au contraire, on dirait que ça allait complètement monter. Puis là, j'étais sur un nuage. Dormir, ce n'était pas dans mes priorités.
- Speaker #2
Donc, 50 heures plus tard, elle ne dormait toujours pas encore. Les hormones... Ah ouais, moi je capotais. À la limite, je m'inquiétais. J'étais comme, tu sais, c'est pas vrai que tu dormes. Ça fait deux jours, t'as pas dormi une nuit. Elle dit, mais je ne ressens pas le besoin. J'étais comme, OK, écoute-toi.
- Speaker #0
Ça, c'est assez fascinant quand même à quel point les femmes, il y a quelque chose au niveau hormonal qui nous amène à être éveillées malgré la fatigue pour prendre soin du bébé. Et le papa, écoute, je l'ai vu... tout plein. Les papas, après l'accouchement, ils cassent complètement. Ils sont hyper fatigués. Ils ronflent parfois à côté. Et puis, la mère a les yeux grands ouverts, super éveillée, alors qu'elle est claquée, en réalité.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Parce que, tu sais, après ça, on a tranquillement débuté l'allaitement. J'avais les yeux, j'étais dans un autre monde, j'avais les yeux qui fermaient toutes seules. Mais en même temps, je voulais rester éveillée. C'était vraiment un spécial comme sensation, comme feeling. L'énergie s'est reprise tranquillement malgré que j'ai été un bon long moment sans dormir. Je pense que l'amour de notre bébé aussi, tout ça, ça fait tellement du bien.
- Speaker #0
C'est magnifique, c'est magnifique. S'il y a des gens qui nous entendent et qui disent, Moi, j'aimerais vraiment ça, qu'on puisse vivre une expérience ensemble comme ça qu'est-ce que vous donneriez comme proposition, comme conseil ? Je n'aime pas le mot conseil, mais c'est un peu ça, pour être capable de vivre vraiment cette expérience-là, faciliter ensemble ce que vous avez vécu finalement.
- Speaker #1
Moi, personnellement, je dirais que c'est vraiment de s'informer. Moi, je me suis informée beaucoup. Le cours... au Paléo m'ont énormément aidée. Puis moi, j'ai pris seulement les cours préenregistrés. Puis honnêtement, si c'était à refaire, je prendrais aussi les cours sur Zoom. Pourquoi je ne les ai pas pris ? On dirait que je me sentais peut-être de l'inconnu. Je me sentais peut-être un petit peu gênée d'être avec d'autres gens. Puis en même temps... Je ne te connaissais pas, Annie, je me sentais plus ou moins à l'aise, mais si c'était à refaire, je plongerais vraiment complètement dans l'expérience au complet. Mais moi, ça m'a énormément aidée. Mais c'est vraiment de s'informer, d'essayer de se connecter le plus possible avec ce que notre cœur nous dit, notre instinct. Moi, vraiment. Puis aussi... un petit détail parce que moi je me suis inscrite à la maison de naissance autour de 20 semaines. Puis évidemment, il n'y avait pas de place. Ils m'ont dit que j'avais jusqu'à 28 semaines pour me rappeler. Puis je me suis dit, s'ils ne me rappellent pas, je vais faire le cours au Paléo. C'était comme dans ma tête, on dirait que si j'allais en maison de naissance, j'allais comme tout avoir les outils. Mais sincèrement, je suis persuadée que même si tu accouches en maison de naissance, le cours au paléo est hyper pertinent, même à ça. Donc, à la limite, je me dis que mon chemin était comme fait parce que j'avais besoin de ça pour le processus par la suite. Donc, un petit mot, c'est vraiment, peu importe l'accouchement que tu décides, peu importe. que ce soit à l'hôpital, en maison de naissance, chez toi, moi, ce cours-là, moi, c'est magnifique.
- Speaker #0
C'est magnifique. Mon Dieu. Magnifique. Alors, évidemment, Léo est tanné. Il fait comme, écoute, est-ce que ça va finir, ce podcast-là ? Christophe, as-tu un mot de la fin à donner ?
- Speaker #2
Soyez ouverts, je veux dire, soyez à l'écoute, parce que j'ai vraiment pigé dans ce que je ressentais dans le fond de mon âme. Ma vie avec mes parents, je pensais à tout ce que j'avais vécu. Je me suis dit, c'est quoi ? Je ne me souviens pas de mon accouchement, mais je me souviens de comment mes parents étaient. J'avais ce sentiment-là que j'ai tout retenu le bon de ce qu'ils ont sûrement fait. Chaque parent fait un petit peu l'effort et l'erreur. On vit une épreuve qui est nouvelle. Moi, c'est d'être à l'écoute autant de ce que toi, tu ressens en tant que partenaire, mais aussi ce que ta partenaire ressent. Ça, c'est encore une fois, j'ai une bonne écoute, mais je pense que tout le monde est capable d'avoir une bonne écoute. C'est à ce moment-là que tout s'enclenche. d'être ouvert. J'ai envie de dire, c'est de laisser parler ton cœur. En fait, c'est zéro qu'une épreuve de cerveau, je dirais.
- Speaker #1
Puis aussi, la communication. Moi, je poussais beaucoup sur ça durant la fin de l'accouchement. Il y a des matins qu'on s'est assis et j'ai dit, OK, là, exemple.
- Speaker #0
La fin de la grossesse, tu veux dire ?
- Speaker #1
Oui, la fin de... de la grossesse. Tu sais, vraiment, comment il a percé les os. Moi, c'est ce que je souhaite. Pourquoi ? Vraiment, je lui expliquais pour que lui aussi, ça s'imprègne dans son cerveau et qu'il comprenne pourquoi. Je pense qu'on est très bons pour se communiquer et pour jaser. Ça a été vraiment une clé, je crois, de la communication et que le partenaire ressente vraiment... ce que la maman désire et qu'il soit capable de le sentir lui aussi dans son cœur. Je pense que après ça, c'est plus facile que le travail d'équipe se fasse, en fait.
- Speaker #2
Si la communication, ce n'est pas votre fort, peut-être un petit peu de difficulté, il y a d'autres moyens. Je veux dire, passer par un médium.
- Speaker #0
Un médium ou un thérapeute ?
- Speaker #2
Je veux dire, un médium, le terme, pas quelqu'un qui va vous tirer aux cartes. Plus. C'est plus un moyen de faire la communication entre vous deux. C'est ce que je voulais dire par un médium.
- Speaker #1
Ou sinon, tout simplement, si le partenaire ressent qu'il n'a pas vraiment sa place, c'est peut-être d'avoir quelqu'un d'autre à l'accouchement. Mais je crois sincèrement que la maman a besoin d'avoir quelqu'un qui la comprend vraiment. Moi, c'est vraiment ce que j'avais besoin. Quand je parlais à Christophe de... de l'accouchement que je voulais. Même au début, quand je commençais à parler des maisons de naissance, il y avait un petit côté de sa part qui était un petit peu réticent. Ah oui, mais finalement, à force d'en parler, à force de moi d'aller chercher mes informations, de lui aussi, pas juste entendre ce que moi je dis, mais mes cours, ce que les cours disent, je pense que lui aussi a commencé à comprendre le pourquoi j'ai envie de vivre ça. Donc, je pense que c'est vraiment la communication et d'essayer de comprendre le plus possible ce que la maman désire et d'être bienveillante dans tout ça. Comme ça, c'est plus facile d'être sur la même longueur d'onde.
- Speaker #2
Oui, parce que c'est sûr que moi, à la base, j'étais quelqu'un beaucoup de science, une tête de science. Moi, je faisais confiance à 100% à la médecine.
- Speaker #1
Oui, avant qu'on se rende compte.
- Speaker #2
Oui, oui, oui, c'est ça. C'est un travail de plusieurs années. Je veux dire, j'étais un petit peu le fatigant qui te reprenait pour n'importe quoi parce que j'avais vu ça dans un cours à l'école, ainsi de suite. Mais je reviens à ce que j'ai dit tantôt. toutes les notions que tu as apprises ou que tu as entendues, ce n'est pas une épreuve de cerveau. Quand tu arrives là, ton cerveau, il te sert à quelque chose, mais vraiment pour des astuces et des moyens de parvenir à tes fins. C'est vraiment une épreuve de cœur. C'est vraiment de faire confiance à ce que tu ressens en dedans de toi et non à ce que tu penses que tu dois faire. Je veux dire, ce n'est pas... Ce n'est pas les cours de biologie que j'ai eus. Ils m'ont montré la division cellulaire, puis la respiration, puis ci, puis ça, mais ils ne m'ont pas montré quand même que mon enfant allait venir au monde. Oui, il y a des trucs que je reliais à la science, puis qui faisaient en sorte que j'avais peut-être un petit peu plus confiance en la médecine, mais comme les cours, ma copine qui s'informait sur... Ce type d'accouchement physiologique, ça a ouvert une partie de mon cœur. C'est pas fou. Le corps humain, ça fait pas longtemps que ça accouche. Ça fait beaucoup d'années que ça accouche. Tu penses qu'il y avait un médecin dans toutes les cavernes dans le temps ?
- Speaker #1
C'est ça, moi je ramène beaucoup. Je ramène beaucoup au côté animal dans tout. Des fois, je peux être totalement à ce niveau-là, mais je ramène beaucoup. Puis moi, ça me fait du bien aussi parce que, veux pas, ça me ramène comme à mon instinct. Fait que des fois, quand je me pose des questions, même quand le bébé est là, je me pose des questions puis j'essaie de me ramener là. Puis souvent, j'ai la réponse à l'intérieur de moi. Fait que ça, oui. Vraiment de se ramener à ça.
- Speaker #2
Le côté animal vient du cœur. Donc, je pense que c'est vraiment...
- Speaker #1
L'intestin. Puis, j'ai envie de rajouter aussi la visualisation dans le sens de... à la limite d'aller voir des vidéos d'accouchement physiologique, vraiment de se dire à l'intérieur de soi que c'est possible. Est-ce que c'est ce qu'on va vivre ? Peut-être pas, mais peut-être que oui. Puis de croire que ça peut nous arriver si c'est ce qu'on désire. Puis s'entourer des bonnes histoires, parce que je trouve que dans le monde de l'accouchement, de la grossesse, même de la maternité, je trouve que il y a beaucoup d'influences C'est pas toujours... Ce qui est le plus beau qu'on parle ?
- Speaker #2
Non, c'est ça. Tante Lynn qui va te parler de ses mille et une opérations qu'elle a eues ou de mille et une complications. C'est ça que tu vas apercevoir. activité de l'expérience personnelle.
- Speaker #1
Je pense que c'est sincèrement...
- Speaker #2
Faire confiance à toi.
- Speaker #1
Oui, puis d'imaginer le beau dans ta tête.
- Speaker #2
Pas de l'écouter les autres, mais de prendre ce que tu as besoin. La mauvaise expérience de ta tante, de ta grand-mère, ça, c'est leur histoire. Il n'y a pas un accouchement pareil sur la Terre. Si tu pars avec l'idée que ça va ressembler à l'accouchement de ta tante ou de ta grand-mère, tu pars avec un strike. Tu pars avec... tu n'as pas confiance en toi parce que c'est ton histoire que tu vas écrire. Ce n'est pas l'histoire de ta grand-mère. C'était ton histoire.
- Speaker #1
De se connecter à soi, de visualiser des belles choses, d'être connecté à notre instinct et de croire que ça peut nous arriver. Moi, je pense que c'est ça. De ne pas avoir à se prouver quelque chose, de juste être connecté à notre cœur, de dire que c'est ce que je désire, mais ce n'est pas pour le prouver à personne. C'est vraiment juste parce que c'est ce que mon coeur ressent. Une fois qu'on est là, je pense qu'on arrive plus facilement à être dans le laisser-aller, le lâcher-prise. Moi, je crois que la magie peut opérer plus facilement à ce niveau-là.
- Speaker #0
Oui, c'est magnifique. Quelle belle conclusion.
- Speaker #1
C'est vrai, c'est une belle conclusion. Oui, vraiment.
- Speaker #0
Merci énormément.
- Speaker #1
Merci à toi, vraiment. Merci d'avoir été dans le processus, mais vraiment beaucoup. Je parlais d'Annie souvent, puis j'en parle encore souvent.
- Speaker #2
Parfois, j'écoutais les vidéos, je me sentais comme à la maison. À elle-même, je me sentais assis ici, littéralement. C'était très accueillant comme vidéo. Je veux dire, c'était pas, je dirais, unidirectionnel. Je te parle à toi, mais non, c'est vraiment comme plus en long et en large. C'est ça, tu te sens entouré. Tu te sens pas juste comme garroché de l'information.
- Speaker #0
Merci pour votre confiance. Merci aussi d'avoir pris ce temps-là. Puis merci à Léo aussi qui a quand même trouvé que c'était un peu long notre histoire.
- Speaker #2
En tout cas, on va revenir au courant s'il y en a un deuxième.
- Speaker #1
On va revenir dans le monde.
- Speaker #0
Ça sera avec grand plaisir.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Ouf, je ne sais pas pour toi, je ne sais pas exactement comment tu te sens actuellement, mais je suis absolument convaincue. Qu'il y a eu des moments pendant le partage où tu as senti l'émotion se soulever à l'intérieur de toi ? Il y a eu quand même beaucoup de questions, beaucoup de réflexions. Je trouve que le partage qu'on vient d'écouter ensemble, qu'on vient de recevoir ensemble est totalement exceptionnel. Et j'ai la croyance qu'il va t'aider. à plein de niveaux dans ta préparation à l'accouchement, mais aussi dans les premiers mois, premières années de vie avec ton bébé. Donc, j'espère que tu as aimé ton expérience. Je t'invite à la partager si tu as envie, avec des gens de ton entourage qui pourraient avoir un intérêt face à ce type de témoignage-là. Pour m'aider aussi à faire connaître le podcast, je t'invite à aller tout de suite sur Apple Podcasts pour pouvoir noter, me donner un beau 5 étoiles. Et si tu as envie, tu pourrais même y mettre un commentaire qu'il me fera très plaisir de lire. Tu peux également partager l'épisode sur les réseaux sociaux, c'est intéressant. Et si tu en as envie, tu peux même me taguer, tu me trouveras sur les réseaux sociaux sur Au Palais aux Naissances. Je te donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau épisode. Une autre témoignage qui va encore te donner des frissons, c'est vraiment un engagement que je prends avec toi, que tu puisses trouver dans le podcast Enfanté Librement, des témoignages, de l'information, des partages qui sont différents, qui sont particulièrement authentiques et qui vont bien t'accompagner sur ta route. Je te dis à très très vite.