- Speaker #0
Aujourd'hui, je te propose une rencontre avec Sarah, une femme rafraîchissante, authentique et spontanée. Elle nous raconte l'histoire de la naissance de sa fille en abordant au passage plusieurs sujets tabous.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Perreur. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatiste à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici. Tadoula Osteo, Annie Perrin.
- Speaker #0
Coucou Sarah, je te remercie d'avoir accepté mon invitation pour venir nous parler de ton expérience. Merci. Grosse, accouchement, post-natal. Oui. Alors, tout ça est parti d'une grossesse qui s'est assez bien déroulée.
- Speaker #1
Oui. Écoute, je suis tombée enceinte comme ça, et puis une grossesse comme dans les livres. On me disait tout le... Ça me ferait pas je dis tout le temps ça, mais c'est comme mon médecin de tournoi, mais c'est comme dans les livres. Tu prends même une norme de poids comme dans les livres. Fait qu'une belle, belle grossesse.
- Speaker #0
Et pendant cette grossesse-là, tu as été beaucoup en recherche, puis tu as été extrêmement active, proactive dans ta préparation.
- Speaker #1
Incroyable. Je crois que je tapais ses nerfs des gens. J'ai tout lu l'information que je pouvais, du mieux que je pouvais, prendre le plus d'informations. Beaucoup de recherches.
- Speaker #0
Ça s'est fait beaucoup en équipe avec ton amoureux Romain et tout ça.
- Speaker #1
Oui. Au départ, non, parce que dans ma tête, je me questionnais beaucoup sur l'accouchement, la façon dont je voulais le faire. Je voulais absolument que mon conjoint soit présent, mais prêt pour m'accompagner. Je ne voulais pas le chum qui texte à côté pendant que je suis en train d'accoucher. Moi, c'était un non. Je voulais un teamwork. Donc, j'ai parlé d'avoir une douleur, une accompagnante à la naissance qui t'accompagne, qui est one-on-one, puis présente à l'accouchement. Ça n'a vraiment pas... Pour lui, c'était... En tout cas, la discussion était un peu fermée, rendue là, puis ça m'a fait énormément de peine. Et après d'autres recherches, je suis finalement tombée sur Au palais aux naissances Là, je me suis dit Mon Dieu, qu'est-ce que c'est ça ? Puis là, je suis allée sur le site. C'était un peu bizarre, hein ? Le site, avant, était un peu bizarre.
- Speaker #0
Il a été beaucoup amélioré depuis.
- Speaker #1
Vraiment, vraiment. Mais une fois que tu es dans la communauté et dans tes services, wow ! À un. Donc, j'ai embarqué mon chum Romain là-dedans. J'ai dit, les cours commencent en janvier. J'ai accouché en mai. Puis là, en janvier, il se disait, bien voyons, c'est bien trop tôt. Ce n'est pas grave. Moi, je voulais être prête. Je ne voulais pas finir ça trop proche de l'accouchement. Donc, on a commencé en janvier. Puis, wow ! Vraiment, accompagnement hors pair, toutes les questions, en tout cas, c'était super, les cours. Puis Romain, il posait tellement de questions. Oui. Ça me surprenait. Il avait tout le temps sa petite main et moi, j'ai une question. J'étais comme, il est dommage, fatiguant.
- Speaker #0
Écoute, non, moi, je trouve ça extraordinaire. Parce que, tu sais, de nos jours, on demande aux hommes de prendre une place proactive au niveau de l'accouchement, mais il n'y a pas beaucoup de méthodes ou d'approches qui leur donnent une réelle place.
- Speaker #1
Non, c'est vrai.
- Speaker #0
Écoute, moi, quand je vois une petite main qui se lève et que je vois que c'est le gars qui a la question, je trippe des bulles.
- Speaker #1
Vraiment, mais non, moi aussi, j'étais tellement... Mais il y en avait d'autres, hein ? Il y en avait beaucoup. Tout le monde était là la plupart du temps en couple. Ça dépendait, je pense, des femmes avec l'art du travail, des conjoints. Vraiment, mais... La plupart du temps, je trouve ça le fun, parce que t'es là en couple, la plupart des... 75% du temps, l'homme, il est pas lui qui est enceinte, ça bouge. Pour lui, ça bouge moins, c'est moins intéressant, mais là non, il est tel à chaque coup, puis c'est ça.
- Speaker #0
C'est magnifique. Et là, dans ton processus d'accouchement, il y a eu un moment donné où t'as eu envie d'avoir un accouchement physiologique. Ça, est-ce que c'était clair dès le départ pour toi ou ça s'est clarifié ? Oui.
- Speaker #1
Quand, avant d'être enceinte, peut-être même pas avec Romain en tant que conjoint, mais avec mon ancien, ancien copain, j'avais dit Mon Dieu, moi je serais jamais capable de ça parce que j'avais une amie qui avait accouché trop rapidement, puis qu'elle avait pas pu avoir l'épidural, puis je me suis dit Mais moi c'est impossible, je me cogne l'orteil sur une table et ça me fait extrêmement mal, j'en pleure. Fait qu'elle oublie ça. Après ça, mon âme, ma soeur a accouché naturellement deux fois en maison de naissance. Après ça, ma belle-mère, il y a plein de gens, la mère de mon conjoint, tout le monde accouchait naturellement, puis je me disais, mais moi j'ai tellement peur des aiguilles que je ne peux pas accoucher avec l'épidural. Epidural, épidural ?
- Speaker #0
Même chose.
- Speaker #1
Ok, bon. Je ne peux pas, c'est impossible. J'en avais peur en en parlant. J'écoute Grey's Anatomy, je me ferme. les yeux quand il y a une prise de sang. Je ne suis pas capable. Puis là, tu avais dit dans ton premier cours ou deuxième cours, ne regardez pas à vouloir avoir un accouchement naturel parce que votre soeur ou votre mère a eu un accouchement naturel. Je me disais, moi, c'est ça. Fait que là, tu as continué tes démarches, puis tu as dit... d'accompagner le bébé. Bref, je ne veux pas tout dire. Non, non, non. D'accompagner le bébé, tu pourrais peut-être mieux l'expliquer.
- Speaker #0
En fait, ce que je t'ai proposé, c'est de ne pas choisir de vouloir un accouchement physiologique pour des raisons de tête ou de performance. Ce n'était pas ton cas, mais ça aurait pu être l'aide parce que justement, ma soeur a fait ça et compagnie. C'est ça. Mais plutôt de chercher des raisons de cœur qui allaient pouvoir te soulever, t'aider pendant l'accouchement.
- Speaker #1
Puis quand tu as continué, tu t'es dit, on travaille fort avec nos hormones, on est dedans. Puis le bébé aussi travaille pour sortir, aller fort, physique autant pour le bébé. Puis quand on prend l'épidural, ça donne l'impression que le bébé travaille tout seul pendant que maman lit sa revue, puis boit son café. Bon, on ne prend pas de café en accouchant. Oui, oui, oui,
- Speaker #0
too much.
- Speaker #1
Oui. Puis là, j'ai comme fait, wow. je ne laisserai pas déjà mon bébé, il n'est même pas au monde, puis je vais l'abandonner. C'est pas ça. Mais moi, c'est ce que ça m'a donné l'impression. Et là, Romain et moi, on en reparlait, puis on s'est comme, c'est devenu notre why, notre pourquoi.
- Speaker #0
Parfait.
- Speaker #1
Fait que c'est ça. Dans le fond, ça s'est concrétisé dans ton cours, mais dans ma thèse, je voulais quand même un accouchement naturel ou physiologique, qu'on dit. Puis là, tu en parles à tes amis, puis à ta famille. Puis à un moment donné, je me suis dit, je vais arrêter d'en parler. Parce que je me fais toujours dire, ben oui, mais moi aussi, c'est ce que je voulais. Mais tu sais, tu vas voir en dedans. Là, tu te dis, bon, mais dans le fond, c'est ce que je veux, mais en arrière-plan. Ben, ça arrivera pas, tu sais. C'est comme, c'est sûr, je serai pas capable. Parce que, tu sais, tout le monde dit qu'ils veulent le faire, mais ça n'a l'air que personne. En tout cas, tu vois le genre. Fait que là, un moment donné, je me suis dit, bon, on va arrêter de le dire. Et puis, tu sais, vraiment, chaque fois qu'il le dit à quelqu'un, je me tourne les yeux dans ma tête, puis je me dis, oh mon Dieu, ils doivent nous juger encore. Parce que, tu sais, la fille ici, qui sait qu'il n'aura pas eu un accouchement naturel, mais qu'ils veulent... Tu vois le genre, là, ouais.
- Speaker #0
Oui, tu avais même une de tes amies qui avait eu un professionnel de la santé qui avait dit, écoute, de toute façon, tu vas en prendre une péridurale.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Laisse faire ça.
- Speaker #1
Ah oui, c'est ça. C'est vrai, je t'avais écrit ça. C'était, oui, le collègue de travail de mon conjoint qui s'était parlé parce qu'il venait d'avoir un bébé, ça faisait quelques mois, puis il accouchait au même hôpital, au même hôpital ? Même hôpital. Même hôpital. au même hôpital que nous. Puis elle s'est fait dire, De toute façon, c'est sûr que tu vas en prendre une. On va le donner tout de suite que tu en veux une. J'étais comme, Oh, mon Dieu ! Annie, ça ne marche pas. Moi, je suis à l'hôpital. C'est déjà ça au patient, mais ça va me décourager. Mon Dieu, ils ne seront pas avec nous. C'était tout de là que je me disais, je voulais une accompagnante pour m'accompagner, pour dire mes droits. Alors bref, ça m'avait beaucoup angoissée. Puis là, on était déjà mis par cours de décor. des cours prénataux, puis en tout cas, bref. Oui, ça, ça a été... Il faut essayer, à un moment donné, de laisser aller.
- Speaker #0
Oui, absolument. Puis les gens le disent. Des fois, justement, d'avoir une accompagnante, quand tu me textais par rapport à ça, je trouve que c'est un rôle important dans l'accompagnement, c'est d'aider les couples à revenir sur leur track, même s'il y a beaucoup d'interférences autour de nous, parce qu'il y en a.
- Speaker #1
Oui, puis après ça, un dit-elle, puis dans notre couple, tu te demandes toujours, moi, je me dis toujours, puis j'ai dit tout le long de la grossesse, je suis sûre que tu ne crois pas qu'on va le faire. Mais tu sais, j'aimerais vraiment ça. C'est ça qu'on y croit. Mais oui, mais oui. C'est là, moi, je suis certaine qu'il croyait, mais en même temps, même moi, deep down, au fond de moi, je me disais, je ne peux pas croire que je vais faire ça. C'est sûr que je vais avoir mal. Puis si c'est long, puis c'est long. Parce que tu te disais toujours, un premier accouchement, un 12-15 heures, ce n'est pas long, c'est normal. Là, je me disais, oh my God !
- Speaker #0
Évite les six investis en connaissant à l'avance les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. Et là, dans votre préparation pendant la grossesse, au-delà des cours prénataux, vous avez mis le paquet, vous avez discuté ensemble, tu as fait plein d'astuces pour que ton bébé se positionne bien. Vous avez été très proactif en équipe.
- Speaker #1
Bien, je te dirais que l'autre côté, c'était peut-être plus moi. Là, j'ai embarqué dans les cours prénataux. Il est vraiment, tu sais, mon chum, il est bon. Il a embarqué, puis il était bien correct avec ça. Il était super à l'aise. Il n'a pas été de reculons. Mais moi, je voulais être prête moi parce que j'avais beaucoup lu que si mon corps était prêt, parce que c'est mon corps qui va accoucher. Malheureusement, ce n'est pas mon conjoint. Il a beau vouloir faire des points de pression, il a attendu la dernière minute pour se préparer. On parlerait au récit de l'accouchement, mais comme... Il a peu eu de besoin, le pauvre. Mais bref, j'étais là, il faut que tu te pratiques, il faut que tu te pratiques. Il était correct, il était prêt. Mais je voulais, moi, c'est ça, être prête. Il y avait une vidéo sur... la communauté Facebook, quand tu es membre, tu peux avoir accès, de mettre la tête par en bas pour aider le bébé à se placer. Bon, mais tous les jours, si je n'en sautais pas un ou deux une fois de temps en temps, je le faisais. Les respirations à l'envers, placer le bébé. Ensuite, j'avais trouvé une doula américaine, Krisha quelque chose, je ne me rappelle plus trop. Je l'avais trouvée sur TikTok. Là, je trouvais ça intéressant. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Je l'avais partagé dans la communauté, donc s'il y en a qui se mettent membre, ils vont pouvoir retrouver mon post et le voir. La femme, c'est une ancienne athlète, si je ne me trompe pas, puis elle, elle disait qu'un accouchement... C'est comme un marathon. Donc, de s'hydrater, de manger durant l'accouchement, c'est hyper important. De s'entraîner, de faire des étirements du bassin, des genres de squats, de beaucoup marcher avec les trottoirs, etc. pour faire le débalancement des hanches, l'ouverture des hanches. Alors bref, à partir de la 34e semaine, tu as des exercices à faire. Écoute, je ne les ai pas toutes faites. J'en aurais pour quatre heures chaque jour. C'était intense. Mais j'en ai fait un petit peu, beaucoup sur le ballon. Donc, moi, je pense que ça a beaucoup, beaucoup aidé à ma préparation à l'accouchement, puis peut-être à la durée de l'accouchement. Encore, là, on va en reparler. Est-ce que c'est ça ? Est-ce que ce n'est pas ça ? Moi, j'y crois, parce que j'étais très, très prête. En même temps, tu n'es jamais prêt, on va se le dire.
- Speaker #0
Mais il faut savoir quand même qu'il y a des études qui ont démontré que quand on se prépare, on a plus de chances de vivre un accouchement qui ressemble à ce qu'on a envie. Donc, ce n'est pas juste dans...
- Speaker #1
Dans l'air,
- Speaker #0
oui. Ce n'est pas une hypothèse, ça a été vérifié. Ça ne veut pas dire que l'accouchement va être exactement comme on voulait. Non,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Mais ça nous permet quand même de s'en rapprocher.
- Speaker #1
Oui, de donner toutes les chances. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
C'est ce que j'essayais, de mettre toutes les chances à mon côté. Puis danser, ça avait une petite formation. Je ne me rappelle plus trop c'était combien, mais j'avais payé la petite formation. Ça dirait comme un 4 heures à pratiquer les exercices, à parler des étapes de l'accouchement. Un peu comme tout ce qu'on voit avec toi, mais très plus rapide.
- Speaker #0
Le saxiste sur les exercices. Oui.
- Speaker #1
Puis les étapes du genre, elle a dit tout le temps, When there is a bloody show, c'est parce que là, tu es en train d'accoucher. Donc, quand le sang commence à venir. Puis moi, je l'ai su dans mes étapes que, OK, ça s'en vient. Ce n'est pas un faux départ parce que j'ai commencé à perdre beaucoup de sang à la maison. Donc, c'était quand même que ça s'en vient.
- Speaker #0
C'est sûr que quand Sarah dit beaucoup de sang à la maison, là, il ne faut pas que tu imagines que tu vas être à la maison et que tu vas perdre beaucoup de sang. Ce ne sont pas des vitres.
- Speaker #1
Non, non, non, excusez-moi. Un peu comme quand tu as tes menstruations. quand tu as tes règles, tu ça saigne un peu. Oui. Bien là, effectivement, comme tu as une pression, bien tu ça sort un peu plus. Mais genre, dans le bain, je voyais des filaments sur la toilette quand je m'essuyais. Fait que tu sais, même si ça ne coulait pas en litre. Non. Non, non, non.
- Speaker #0
Tu ne sais jamais, ça coule en litre. Il faut vite que tu ailles à l'hôpital. Mais c'est vrai qu'il y a toujours un petit peu de sang dans un accouchement. Ça peut être parce que ton col, en s'ouvrant, saignote. Oui. Et il y a toujours un petit peu de filaments de sang dans le bouton mais qu'au fur et à mesure que le col s'ouvre, on perd un peu de sang. Effectivement, ça fait partie de l'aventure.
- Speaker #1
Je ne pense pas que j'avais perdu non plus le bouchon au complet. À un moment donné, j'ai cru avoir perdu un petit morceau. Je pense que j'avais un écrit que je trouvais que... Ça, c'est une autre chose. Parenthèse. J'arrive pas à comprendre comment tu fais. On t'écrit tout ou quoi ? Parce que là, moi, je t'écrivais, puis à chaque fois que je me sentais mal, je me dis, voyons, ça doit pas faire partie de tes services, mais elle répond à chaque fois. Donc, je continue.
- Speaker #0
En fait, il faut savoir qu'Opaleo, c'est des vidéos préenregistrées, c'est des rencontres en direct. Et au départ, c'était ça, mon plan de match. Mais moi, là, je suis accompagnante tatouée sur le cœur. Fait que, tu sais, quand tu t'es abonnée à mon service, je voulais t'accompagner.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
C'est hyper important. Je ne sais pas si un jour, je vais réussir à faire du vrai virtuel complètement, mais j'en doute.
- Speaker #1
En même temps, tu t'éloigneras de qui tu es, puis de ce que nous, on aime. Peut-être que ce n'est pas comme ça pour tout le monde, mais les services de cours prénataux que mes copines ont pris, puis qu'ils me disent, ça ne vaut pas de la crotte, ne prends pas ça. Puis moi, j'étais comme, je veux quand même en prendre. Je trouve qu'il doit y avoir un méchant gap au niveau du service. Qu'est-ce que le CLSC, puis c'est pas négatif, ce que le CLSC offre, je suis certaine que c'est bon, mais peut-être que c'est pas adapté à toutes les femmes au niveau de leurs recherches ou leurs besoins.
- Speaker #0
Oui, parce que tu sais, même si tu as des milliers de suivis à ton actif, tu pourras jamais faire un cours qui correspond à 100% des femmes parce qu'il y a plein de choses qui se passent qui sont uniques. Oui, c'est clair. on entend des choses, on a besoin justement de se faire recentrer, de faire comme, Oups, écoute, là, on revient sur ton X, oublie ce commentaire-là poche que tu viens d'entendre, que ça ne pourra jamais être 100 en tout cas, dans mon cœur, à moi, ça ne pourra jamais être 100 du virtuel. Donc, tout ça, c'est ça. Et là, donc, on revient à ton expérience, et là, il y a eu un moment donné où ton travail aurait vraiment commencé.
- Speaker #1
Oui, ça, je n'y croyais jamais. Je me rappelle les jours avant. Moi, je l'avais accouché le... J'étais à 41 et 3 jours. Je devais accoucher le 10 mai. Et puis, le 10 mai arrive. Je suis sur mon ballon. La canicule commence. Puis, dans ce moment-là, c'est une canicule. Fait que le 10 mai 2022. Puis, finalement, j'ai accouché le 13. J'avais le 12 mai un suivi. Parce que j'arrivais à 40 semaines. Si je retourne un petit peu, à 39 semaines, À Ouais, à Je ne suis pas fine. À 39 ou à 38 ? Je pense que c'est 39 semaines. Mon médecin, qui a été incroyable tout au long de ma suivi, j'ai même fait un plan de naissance. Elle m'a le signé. Elle m'a tout signé. Elle m'a dit que c'est beau, mais sache que s'il arrive telle chose, tu ne pourras pas avoir accès à XX. Je me suis dit que c'était parfait. Il n'y a aucun stress. Je suis très ouverte. On le sait dans la vie. Elle m'avait proposé la semaine d'avant Un stripping. Fait que là, 39. Puis la semaine du 39e. Ma 39e semaine. Puis là, j'avais dit non, je préfère attendre. Parce que, tu sais, au cas que ça déclenche quelque chose de pas correct. Si mon bébé est pas prêt à venir, il est pas prêt à venir. Fait que moi, je pensais comme ça. Alors, 40 semaines. J'étais à 41, 42 jours, whatever. Puis, elle m'avait dit, la semaine suivante, il va falloir que je t'en fasse un par contre. À cause de ces trucs, ce qu'ils disent. Bon, j'ai dit, ok, parfait. Fait qu'elle m'avait dit, écoute. à ce rendez-vous-là. Donc, ça, c'était le jeudi après-midi, le 12 mai. Elle m'a dit, je vais t'en faire un léger parce que t'es effacée. Mais tu n'es pas dilaté vraiment plus qu'un. Ta paroi est très rigide. Donc, je vais te faire un petit stripping pour essayer d'assouplir les parois pour t'aider à dilater plus. Puis, voir si ça peut partir le processus d'accouchement. Je suis comme, bon, OK, vas-y. Ça fait que là, je me fais un stripping. Pas trop douloureux. Assez plate que tu te dis, ben là, je ne peux pas croire qu'un bébé va passer par là, si déjà ses doigts, c'est un peu douloureux. En tout cas, ça te met ça dans la tête, tu te dis, oh my God, qu'est-ce qui s'en vient. Ma mère m'avait dit, c'est normal, tu es plus sensible, etc. Puis j'ai dit, OK, c'est bon. Donc, elle prend aussi ma pression. Puis elle m'a dit, Ta pression, elle est très haute depuis quelques, comme deux rendez-vous. Donc, je t'envoie tout de suite à l'hôpital. Je veux qu'ils regardent le cœur du bébé, prendre des prises d'essence. Ça se peut qu'il te garde et qu'il t'accouche. Ou il te renvoie à la maison, puis on se revoit à X rendez-vous. On se rappelle, puis on prend un rendez-vous. Je ne sais pas, j'avais déjà un rendez-vous pour la suite. Donc, ok, parfait. Je m'en vais tout de suite à la clinique, à l'hôpital, pardon. Il doit être une heure et demie de l'après-midi. Donc là, ils prennent les prises de sang, puis ils monitorisent, ils monitorent le bébé ? Oui. Ok. Là, je vois des petites contractions. Je demande à Adam, Est-ce que c'est des contractions ? Il dit, Ah oui, vous avez des belles petites contractions. Je suis comme, Ok, je les sens. C'est comme des petites contractions, tu sais, très menstruelles, comme si je commençais dans ma semaine. Je me dis Ah, ok, c'est pas si pire. Puis après ça, elle me dit... J'étais vraiment contente, mais je devais être bien bébé. Je dis Ah, on va aller à la maternité, parce que moi, je finis mon chiffre. Fait que tu vas pouvoir attendre là. Puis il y a un médecin qui va te rencontrer quand tu auras ta prise de sang. Ça va peut-être prendre une heure. Je me dis Bon, ok, j'ai rien d'autre à faire. Puis je suis toute excitée, je m'en vais visiter la maternité, ok ? Mais tu sais, moi, j'étais tellement prête dans tous les aspects, mais je n'ai aucunement vu où j'allais accoucher. Puis ça, ça m'énervait. Je voulais, dans le temps, avant la COVID... On pouvait aller visiter la maternité, savoir où tu vas accoucher, te préparer. Tu arrives là, à un moment, moi je pense de panique parce que tu vas accoucher. C'est même pas au balai. Fait que là, moi, je me dis, ben, je vais savoir où aller. Puis j'étais vraiment contente. Donc, je regarde la maternité qui est en construction. Je suis un petit peu déçue. Mais c'est pas grave. Fait que j'attends sur ma petite salle d'attente. Puis là, j'ai des contractions. Là, je me lève, puis je marche. Tu sais, je marche beaucoup. Je fais des allées. Puis à un moment je vais à la salle de bain, puis je retourne voir une petite dame au triage. Puis je dis, mais avez-vous une serviette sanitaire ? Parce que, tu sais, je pars du centre, puis je suis comme en petite robe d'été, tu sais, canicule, puis en petit sous-vêtement. Bref, non. Elle avait juste des grosses couches. Je disais, OK, là, ça va rouler du papier de toilette. Excusez, mais s'il y a des hommes qui écoutent ça, c'est un truc de fille. Mais bref, j'ai senti beaucoup de contraction. comme on va dire, au demi-heure, peut-être. J'avais une bonne contraction, ou 20 minutes. Moi, je me dis, un stripping, apparemment, ça peut faire ça. Ça peut donner des contractions, mais après ça, tout peut s'arrêter. Moi, je me dis, je vais marcher, parce que si c'est ça, ça commence. OK, anyways, un peu dans le déni, le médecin me dit, c'est beau, tout est correct, mais je veux te revoir dimanche, on va faire le même exercice, va à la maison. Alors là, j'arrive chez moi, il est à peu près 5h30, je me fais assouper.
- Speaker #0
Là, tu as eu tes résultats de prise de sang entre-temps. Oui,
- Speaker #1
oui, c'est ça, dans le fond, c'est ça. J'ai rencontré un médecin qui m'a dit, tout est beau.
- Speaker #0
OK, incluant ça.
- Speaker #1
Oui, incluant ça, dans le fond, c'est ça, tout est beau dans les prises de sang. on n'est pas vraiment inquiète, tu peux aller à la maison, puis on se revoit dimanche. Donc là, on est jeudi, après fin de journée, on se revoit dimanche. Je me dis, OK, tout va bien. Entre-temps, je vais peut-être accoucher, peut-être, on ne sait pas. Alors moi, je retourne chez moi, c'est ça, je me fais à souper, puis mon chum est parti avec notre chien, on a un bébé chien, on vient m'avoir un bébé chien.
- Speaker #0
Quelle bonne idée !
- Speaker #1
Pire idée ! Tout le monde nous le disait, on le savait, mais on l'a fait pareil. Fait que là, on avait un beau petit bébé, Bouvier-Bermat. Il avait quoi ? Il devait avoir comme trois mois. Fait que là, il l'emmène chez le vétérinaire parce qu'il avait un rendez-vous. Puis il revient vers 6h30, 7h. Là, je les vois arriver. Alors, je vais dehors. Puis là, ouf, là, je suis comme, je commence à avoir des contractions. Et là, ça me prend... Ça me prend du temps de remonter dans la maison. Je suis en bas des escaliers, je prends une contraction et je commence à monter les escaliers. Rendue dans la maison, je dis à Romain, je pense que je vais aller prendre un bain, voir si ça passe. C'est à peu près 7h, 7h30. Dans le bain, c'est pas confortable. Moi, j'aime. J'adore prendre des bains, mais j'adore prendre des bains. Je me dis, c'est sûr que ça va être le fun, moi, j'ai accouché dans un bain. Non, pas du tout, je suis ressortie du bain. Je l'ai laissée comme là, au cas où je vais aller retourner, mais je suis sortie du bain. Puis, tout va vite, c'est fou. Je veux dire, dans ma tête, à ce moment-là, comme on dirait qu'il y a plein de choses de flou, mais là, après ça, j'ai pris... J'avais pris une application, tu sais, que tu peux mettre... Bon, là, mes contractions étaient à peu près de 45 secondes aux 3 minutes. Wow ! Ouais. Déjà. Fait que là, je me disais, OK, je vais appeler à la maternité. Wow ! Fait que là, j'appelle à la maternité, je leur dis ça, puis là, ils sont comme, OK, bien, tu sais, madame, c'est un premier bébé, alors allez 15 minutes dans le bain ou 30 minutes, puis après ça, allez un peu dans le lit aussi, puis rappelez-nous. Je suis comme ok J'ai dit à mon chum ok, là tu vas aller porter le chien parce que ça se passe. Je suis certaine que ça se passe. Et puis là, lui, il part porter le chien. On va dire qu'il est rendu 8 heures. Je retourne dans le bain. Deux contractions dans le bain, je suis sortie, ça passe pas en tout. Je vais dans le lit, je me couche dans le lit, une contraction, je suis debout. Non, non, ça ne marche pas, je ne peux pas me coucher. Tu sais, avoir de la douleur couché, je ne le comprends pas. Alors là, je me lève, je suis au bout de mon lit, avec une jambe sur le genou, accroupie sur le lit, et là je prends des contractions. Je pense que je suis encore au 3e, mais comme des unes. Tu sais, c'est long, là. Puis là, je t'écris. Ah, là, ça marchera pas. Ça me fait déjà très mal. Je n'en reviens pas. C'est comme... C'est difficile à expliquer, hein ? Je l'ai toujours demandé à tout le monde tout le long de ma grossesse. C'est quoi, une contraction ? Je veux me préparer, tu sais. Ça fait tellement mal, là. Une fois que c'est fini, t'es comme ok, c'est correct, tu peux continuer à marcher là aussi. Mais ça fait mal. Puis là, t'essaies de faire les... Mais moi, je pense que j'étais vraiment... Je suis devenue de plus en plus aiguë. Alors bref, j'ai été m'asseoir sur la toilette. Parce que la douleur et tout le monde dit que de s'asseoir sur la toilette, ça aide beaucoup à ouvrir, à dilater. Et là, Romain revient. Puis, il est comme, ben là, c'est parce que c'est vraiment ouvert, là, c'est en... Tu sais, il regarde dans le toilette, puis il est comme, mais ça s'aigne, puis c'est vraiment enflé, puis c'est vraiment ouvert. Puis il dit, là, je rappelle la maternité. Il rappelle, puis il dit tout ça à la dame, puis la dame est comme, bon, ben, OK, venez-vous-en, mais tu sais, c'est... sortez pas les valises tout est correct vous faites juste venir, on va regarder peut-être vous allez repartir elle a dit dans sa tête,
- Speaker #0
c'est un premier bébé c'est peut-être une fausse alerte peut-être,
- Speaker #1
ou genre ça lui prend du temps à dilater, ils savent pas que c'est correct en même temps parce qu'au nombre de podcasts que j'écoutais avant que t'écoutes les femmes qui sont comme je suis à 4, ça faisait genre 10 heures puis j'étais comme, oh mon dieu je les comprends mais en même temps On a bien fait de quitter. Fait que là, je suis dans la voiture. C'est là, c'est un peu flou, mais je me rappelle d'être assise, puis bouger, puis prendre les contractions, puis tu vois, on était à Saint-Hilaire. Faut aller se rendre à Longueuil, à Pierre-Boucher. Ça a quand même passé vite, mais j'avais hâte d'arriver. Quand tu arrives, ils me disent qu'on va aller se mettre dans les débarcadères. 15 minutes, je suis comme, non, stationne-toi. De toute façon, c'est deux heures gratuits. Au pire, on repart, c'est pas grave. Va te stationner. C'est pas vrai que tu vas ressortir si je suis en train d'accoucher pour aller déplacer la voiture. T'as dit OK, mais elle nous a dit de pas sortir les valises. OK, c'est pas grave, on sort pas les valises. Fait que là, j'étais en petite robe, by the way, genre petite robe de plage avec une grosse veste en minou pis mes gougounes pis des bas. Bon, on s'en va. Tu marches. Je m'étais mis une grosse culotte avec une méchante grosse serviette. J'étais fière. Encore là, je pense pas que j'ai brisé mes os. Non, c'est ça. C'est encore correct, mais je suis vraiment en contraction très rapprochée et sans longues.
- Speaker #0
Et là, est-ce que tu as trouvé ton chemin ? Parce que là, tantôt, tu disais que c'était vraiment difficile. Au début, tu as eu des grosses contractions rapidement. Donc, les hormones, il y a eu comme un petit délai avant que ça arrive. Rendu là, es-tu rendue que tu es capable plus facilement de t'abandonner ?
- Speaker #1
Je pense que c'est une fois qu'ils m'ont installée dans la chambre. OK. Je crois que c'est là parce que ça a fait... J'ai accouché. C'était incroyable. Pour moi, deux minutes, j'ai accouché, on dirait. Mais ce n'est pas ça.
- Speaker #0
La notion du temps à un accouchement, c'est...
- Speaker #1
C'est fou, hein ? Moi, j'ai tout perdu de notion du temps. Tu vois, on arrive à l'hôpital. Il doit être proche de 10 heures. 9-10 heures, à peu près. J'estime. Parce que je pense qu'ils ont écrit qu'ils m'ont admis à 10h20. Tu arrives à l'hôpital, c'est le pire bout. Premièrement, il faut que tu prennes l'ascenseur. J'espérais rentrer dans l'hôpital et me rendre dans l'ascenseur pour avoir ma contraction dans l'ascenseur. J'ai été criée en plein milieu de l'hôpital. Je me suis rendue dans l'ascenseur, c'était merveilleux. Pouf, la contraction part. À fini, on rentre dans la maternité. C'est merveilleux. Là, tu vas au triage. Moi, je n'ai pas été chanceuse. J'ai eu une dame qui devait peut-être terminer son service. Puis, c'était comme, maman m'a appelée, elle m'a donné une robe, allez vous habiller dans la jaquette, dans la salle de bain. Là, je suis comme, ah mon Dieu, moi j'ai trop envie d'aller mettre une jaquette dans une toilette toute seule, je suis vraiment pas bien en ce moment. Alors, j'y vais avec mon chum. Romain m'aide à mettre la jaquette. Bon, couchez-vous sur le lit de triage. Je me couche sur le lit de triage. Je ne suis pas bien. Je prends des contractions. On va prendre une prise de sang parce que vous perdez beaucoup de sang. Je ne perdais pas énormément, mais tout de même, il y avait une certaine perte de sang. À prendre la prise de sang, je déteste les aiguillants, ça ne va pas bien. Elle me dit, on va vous mettre un... Je crois que c'est un papillon. Moi, j'avais dit que je n'en voulais pas. Mon médecin m'avait dit, s'il n'y a rien qui nécessite d'en avoir un, tu n'es pas obligé d'en avoir un. Elle m'en met un pareil. Mais tu sais, je ne suis pas...
- Speaker #0
Tu n'es plus tout à fait là.
- Speaker #1
Je ne suis pas apte à me dire, non, je n'en veux pas. Je ne sais pas trop. Elle doit savoir pourquoi qu'elle m'en met un. Il doit y avoir quelque chose dans une prise de sang. Tout ça se fait vite. Elle me demande, est-ce que vous voulez l'épée d'Ural ? Non. Est-ce que vous êtes ouvert à ? Oui. On ne sait jamais. Parce que si je suis comme ça encore pendant 15 heures, oui. Et là, kid, blablabla. Puis là, c'est là que je dis à mon chum. Ça marchera pas, là. Là, ça marchera pas, j'y arriverai pas. Si c'est encore long comme ça, ça marchera pas. Je te le dis tout de suite, j'y arriverai pas.
- Speaker #0
Moment de doute.
- Speaker #1
Ah oui, intense. Ça me faisait tellement mal, mais parce que pourquoi ? Je suis zéro dans ma bulle. La madame est vraiment pas le fun. Elle est pas là, oui, c'est ton premier accouchement, écoute-toi bien. Non, non, elle fait son protocole, puis là, elle te tape, je sais pas trop. Regarde, t'es dilatée à combien. Bon, vous avez vu, Vous êtes à 7, c'est correct. Non, j'étais à 4 ou à 7 ? Je pense que j'étais à 4. Elle a dit, on va pouvoir vous admettre. OK, parfait. Elle me met dans la chambre. Elle dit, est-ce que tu veux que je te coule un bain ? Vas-tu vouloir aller dans le bain ? Ça prend 15 minutes à couler. Ben oui, ça prend 15 minutes. Au moins, il sera là si je le veux. Elle part, elle part. Puis là, mon chien, lui, va faire l'enregistrement. Ouais. Donc, je suis seule dans ma chambre.
- Speaker #0
Comment ça s'est passé ? Parce que des fois, d'être seule dans ce genre de situation-là, ça nous permet justement de retrouver notre chemin. Est-ce que c'est comme ça que ça s'est passé ?
- Speaker #1
Là, je me suis dit, OK, c'est quoi mes options ? De un, je me suis rhabillée. J'ai remis ma petite robe. J'ai mis ma veste parce que j'avais froid. J'avais chaud, j'avais froid, j'avais chaud. J'ai mis ma petite veste qui était comme en mouton en dedans. Puis là, il y avait un ballon. Premièrement, après ça, je suis allée m'asseoir sur la toilette. J'étais zéro bien. Je me suis relevée et je me suis mise debout devant la chaise qui avait le ballon dessus. Le ballon était comme squeezé dans la chaise un peu. Alors, j'étais debout et je faisais aller mes hanches. Je me faisais bouger. Je crois que... Au départ, quand tu fais le ballon, quand tu veux accoucher, tu vas de devant à l'arrière. Puis quand tu ressens que tu es prête à accoucher, tu vas de gauche à droite. Alors moi, je faisais ça. Là, je me balançais dans mes contractions.
- Speaker #0
En faisant ça, là, tu étais rendue que tu arrivais à faire des sons.
- Speaker #1
Bien, je n'étais pas nécessairement dans le grave, mais je faisais mes sons.
- Speaker #0
Magnifique.
- Speaker #1
Bien non, je n'étais pas prise dans ma contraction. Je laissais aller.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
Tu sais, j'essayais de plus possible de laisser aller, mais j'étais dans ma bulle, c'est certain, parce que Romain est arrivé, puis il a dit j'ai éteint le bain parce que ça allait déborder. Donc là, ça faisait 15 minutes, ça veut dire que j'étais seule, j'estime 15 minutes. Quand il est revenu, la nouvelle infirmière est rentrée, à peu près dans le début de trentaine. Le médecin et l'infirmière devaient avoir notre âge, donc il était début de trentaine, d'après moi. Et là, j'ai dit, ça me poussait dans le dos. J'étais comme, j'ai mal aux fesses, j'ai mal aux fesses. Et c'est là que mon pauvre chum d'amour, il essayait de me faire des pressions. J'étais comme, touche-moi pas, ça me fait mal. Non, non, non, ça ne me faisait pas du bien.
- Speaker #0
Tu veux dire les points de pression.
- Speaker #1
Oui, les points de pression, je ne les sentais pas. C'était comme, non, non.
- Speaker #0
Et tu sais, les points de pression, c'est quelque chose qui est hyper populaire, dont on entend beaucoup parler. Mais plus une femme est dans un accouchement physiologique, se laisse aller, fait des sons, bouge ses hanches, moins c'est un outil qui est adéquat. Ça me surprend pas du tout.
- Speaker #1
Non, c'est ça. J'étais pas là. J'avais pas besoin d'être ça. Puis là, ils me disaient tous Pousse pas, pousse pas, pousse pas J'étais comme Non, je pousse pas Mais dans mon ventre, puis je l'ai dit souvent, puis je l'exprime pas bien, je pense, mais j'avais l'impression d'avoir un orgasme dans mon ventre. Tu sais, c'était comme un peu à l'intérieur du ventre, mais la douleur était à la hauteur de mon coccyx, si on peut dire. Oui,
- Speaker #0
parce que ta fille était vraiment descendue, elle occupait cet espace-là.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ce que je me suis dit. Puis là, elle me disait tout, Pousse pas, pousse pas puis elle me dit Pousse pas, pousse pas j'étais comme Je suis en train de faire ça Mais je sens que, tu sais, ça veut venir. Fait que là, le médecin est arrivé, une petite gêne, elle m'a fait le toucher, puis elle a dit Ah, t'es à 7 Ça veut dire que moi, je me dis dans ma tête, c'est quoi, j'ai passé de 4 à 7 en quelques instants. Puis après ça, je ne sais plus combien de temps, mais tu vas pouvoir commencer à pousser. J'étais comme, OK. Donc là, il n'y a toujours pas d'épidural. On est dans une petite chambre. Je n'ai pas mes valises. Je n'ai pas ma petite musique d'ambiance que je m'étais amenée. Je n'ai pas sorti mon papier pour qu'il va. Je n'ai comme rien. Puis là, la dame, je dis, dame, là, ah. Je voulais pas me coucher, ça c'était clair. Fait que je me suis mis à genoux sur le lit. Elle a incliné le lit, le dos serait du lit. Elle m'a mis un drap accroché au bout du lit pour que je puisse tirer dessus pour pousser.
- Speaker #0
Fait que t'étais comme un peu à genoux sur le...
- Speaker #1
C'est ça, à genoux comme si j'avais mon avant du corps un peu penché sur le dos du lit qui était incliné. Puis je tirais sur le drap pour m'aider à forcer. Puis après une couple de temps, tu t'épuises quand même facilement. Moi, j'étais quand même à la fin de ma journée, si on peut dire. Puis là, elle m'a dit, est-ce que tu voudrais pousser, t'asseoir sur un petit pot ? Comme sur un petit...
- Speaker #0
Sur un petit banc de naissance.
- Speaker #1
Genre, oui. Alors, je me suis assise là-dessus. J'ai poussé. J'ai fait caca.
- Speaker #0
Merci d'en parler.
- Speaker #1
J'ai fait caca deux fois. Je l'ai vu une fois quand j'étais sur le lit. Elle venait avec un petit papier. Regarde, c'est ce que je te dis.
- Speaker #0
Oui, et il faut savoir que tu n'as pas fait caca parce que nécessairement tu poussais. Les bébés, ils passent dans l'espace.
- Speaker #1
Ils poussent.
- Speaker #0
C'est ça, c'est normal. La majorité d'entre nous, ça nous arrive, je lève la main moi aussi. Ça fait partie de la game.
- Speaker #1
Voilà, j'ai fait caca. Fait que ça, puis... À un moment donné, j'étais encore fatiguée sur le petit trône. Puis là, tu vois, je le sais que j'étais dans ma bulle parce qu'elle me posait des questions, vu que c'est ici. Je me suis dit, je ne sais pas. Puis là, je me levais et je le faisais. Tu sais, quand elle m'a dit, tu vas aller sur un petit pot. Je ne sais pas. Je me levais et je descendais du lit pour aller sur le petit pot. Puis quand j'étais assise par terre sur le petit pot... Elle a dit, on voit la tête, est-ce que tu veux toucher ? Est-ce que tu veux regarder ? Moi, je n'ai pas voulu regarder. Mon chum a regardé, mais il dit, moi, lui, il a juste regardé la tête. Je n'ai pas regardé la vulve, les lèvres, tout ce qui était enflé. J'ai vraiment juste focussé sur je vois la tête. J'ai retourné dans le lit, j'ai poussé plus là. Quand la tête est sortie, j'étais un peu volatil, riche, tannée. Il n'y a eu rien. Non, on ne peut pas la pousser. Il n'y a rien. C'est plus gros. Romain me disait aïe aïe aïe, ils ont sorti le petit chapeau Je pense que la tête n'était pas encore sortie. Il a dit aïe aïe, ils ont sorti le petit chapeau Entre les contractions, il y avait un peu de bruit Tu ne sens plus les contractions. Rendu là, quand tu pousses, c'est comme juste de l'effort physique de pousser ton bébé, de sortir ton bébé hors de toi. Parce que tu pousses quand tu as les contractions. Donc, tu ne sens plus les contractions.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Puis là, ton col était complètement ouvert. Ça ne tire pas dans le bas du ventre. De la même façon, tu es ailleurs.
- Speaker #1
Tu es ailleurs, c'est ça. Puis je te dirais que... C'est vraiment les contractions qui sont plus douloureuses parce que là, pousser, ça fait mal, mais c'est plus épuisant. Parce que oui, ça fait mal. Je ne peux même pas te dire the ring of fire je ne m'en rappelle plus. Je suis certaine que ça m'a chauffée à un certain moment parce que je veux dire, je l'ai quand même déchirée un peu, mais je ne sais pas si c'est un peu, mais j'ai déchiré. Je ne sais pas, mais je peux te dire que rendu là, c'est vraiment de l'effort physique plus que de prendre la douleur. Et puis, c'est ça, les infirmières, je sais pas si je te l'ai dit, l'infirmière et la docteure, ils disaient, elle va coucher à minuit 32. Non, moi, c'est à minuit 37. Fait que, tu sais, c'était vraiment, on était juste nous quatre, mon conjoint et moi, la jeune docteure, la jeune infirmière, qui prenaient leur, ils étaient là sur le côté, ils disaient rien, ils proposaient, ils étaient pas, tu sais, il y a rien arrivé de médical. Ils ont pas eu besoin de proposer rien de médical. Est-ce que c'est parce qu'ils ont vu que tout allait bien ? Est-ce que c'est que c'est dans leur monde ? Je ne sais pas, mais ils ont pris leur coin et ils étaient super présents quand besoin était.
- Speaker #0
Puis probablement que ton attitude, la façon dont tu te positionnais, que tu bougeais, tes hanches et compagnie, probablement qu'ils ont constaté que tu étais extrêmement compétente.
- Speaker #1
Peut-être.
- Speaker #0
Ils n'avaient pas besoin d'intervenir.
- Speaker #1
Peut-être, oui. Sûrement. Une fois, j'ai demandé à Romain, « Flatte-moi les fesses, là, ça me produit bien. » Puis après ça, tout s'est enchaîné. Elle est sortie. Ils m'ont demandé si je voulais être touchée. J'ai touché la tête. Puis là, elle est sortie. Ils me l'ont passée entre les jambes parce que j'étais encore à genoux sur le lit. Ils me disaient tout le temps, lève-toi. Parce que je m'appuyais sur mes mollets. Ils me disaient, non, lève-toi parce qu'elle ne pourra pas sortir. Donc là, je me relève. Puis là, finalement, ils me l'ont passée en dessous de moi. Puis j'étais tellement dans mon monde que... J'ai demandé plein de fois à Romain, J'ai-tu pleuré ? Elle a-tu pleuré ? Je ne me rappelle plus. Puis je lui demande encore, mais elle m'a dit, Oui, je pense que c'est pleuré. Elle n'a pas pleuré fort, mais elle a pleuré un petit peu. Mais je ne me rappelle pas.
- Speaker #0
Oui, et ça, ce sont les hormones.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est vraiment les magnifiques hormones qui sont là.
- Speaker #1
C'est un moment-là parce que je ne voudrais pas avoir à faire le deuil d'un deuxième accouchement juste parce que, quoi qu'on ne sait jamais comment ça se passe. Parce que j'aimerais ça revivre ce moment-là en essayant d'être présente pour prendre le bébé, pour voir le... C'est ton bébé, tu sais tout ce qui va venir après. Moi, c'était ma première... Wow, tu n'as aucune idée. Tu as un bébé dans les mains, tu sors de ta chambre, c'est tout. C'est comme...
- Speaker #0
C'est sûr qu'il faut savoir que quand l'accouchement est rapide, ce qui a été ton cas pour un premier bébé...
- Speaker #1
Oui, parce que c'est ça, j'ai poussé une demi-heure, puis à minuit et demi, j'étais arrivée vers 10h30 à l'hôpital, puis à midi et demi, j'avais accouché.
- Speaker #0
Que c'est vraiment, pour un premier bébé, c'est extrêmement...
- Speaker #1
C'est extrêmement.
- Speaker #0
C'est sûr que dans ce temps-là, parfois, lorsque le bébé arrive, il y a comme une partie de nous qui n'est pas complètement prête à ça. On dirait que ça a été fait comme, Ben voyons, je ne m'attendais pas à ce que ça aille si vite.
- Speaker #1
Oui, moi j'étais dans le déni, je n'étais pas là. mais le monde pille t'as-tu hâte bon moi j'étais correct t'sais j'étais pas trop rose t'sais j'étais t'as l'air là je veux dire je marchais bien je dormais correct t'sais ok je sors de congé il fait chaud t'sais mais c'est extraordinaire quand même c'est
- Speaker #0
sûr qu'il y a des petits bouts c'est jamais un accouchement c'est jamais en rétrospective c'est rarement du 100% on a toujours des petits ah ça j'aurais aimé ça ça j'aurais aimé ça que ce soit différent Oui. Mais on va se dire, globalement, tu as vécu une expérience de fou.
- Speaker #1
Incroyable. Puis, j'ai eu de la misère à dormir pendant quoi ? Deux jours après ? Oui, tu étais trois. Je ne saisais que penser à ça. Je n'en revenais pas. Je n'en revenais pas. J'avais besoin de raconter à tout le monde mon histoire. Je ne pouvais pas croire que j'ai accouché naturellement. aussi rapidement, puis que j'ai finalement mon bébé, là, après ça, t'as les challenges qui arrivent, mais comme, wow ! Puis c'est ce que je me suis rappelée dernièrement, que quand j'ai accouché, bien, de un, une fois que... Bon, là, je me suis retournée, je me suis couchée dans le lit, ils m'ont donné le bébé. Alors, je me suis mis à shaker, là. Mais c'est toute une histoire, cette affaire-là. Je n'arrivais plus à arrêter d'avoir le tremblement. Puis là, ils m'ont recousue. Puis après ça, bon, là, le médecin part, tout va bien. Puis là, j'ai l'impression que c'était 15 minutes après que j'ai accouché. Elle me dit, bon, on va essayer d'aller faire pipi. C'est sûrement pas 15 minutes après, ça a dû prendre du temps, là, mais... Mais là, j'étais pas capable de me lever du lit. Moi, j'étais comme, faut que j'aille faire pipi. J'ai même pas envie de pipi. Là, je me suis dit, oui, je vais t'aider. Veux-tu la chaise ronde ? Elle me met dans la chaise ronde. Elle m'emmène dans la toilette. Puis elle reste à côté de moi. Oui,
- Speaker #0
ça, c'est pas très...
- Speaker #1
Puis là, ça marche pas. Je suis comme, non. OK, c'est bon, on a remis sa chaise ronde. Puis là, finalement, il y a quelqu'un d'autre qui est venu nous chercher pour nous emmener à notre chambre parce qu'à Pierre-Boucher, c'est comme ça que ça fonctionne. Tu restes pas dans ta chambre, tu vas dans une autre chambre. C'est ça, c'est notre petit thème.
- Speaker #0
Si jamais ça vous arrive, l'idéal à ce moment-là, parce que c'est vrai que c'est intéressant d'aller aux toilettes assez rapidement après l'accouchement et de vider la vessie. Pourquoi ? Parce que ça arrive, sinon, que quand on attend et que la vessie se remplit trop, qu'elle devient difficile à vider. Ah, OK, OK. Et là, on se ramasse dans un cercle vicieux qu'on ne veut pas. Si jamais ça vous arrive, l'idéal, c'est de demander, un, d'ouvrir le robinet de la salle de bain pour avoir un petit bruit qui t'aide, et de demander à l'infirmière de se positionner derrière la porte qu'elle ferme. Comme ça, parce que probablement que ton infirmière est restée près de toi parce qu'elle se disait, si jamais t'es faible, que tu te sens pas bien, je vais être là pour te récupérer. Mais on n'est pas habitué à faire pipi avec quelqu'un qu'on connaît pas qui est à ta place.
- Speaker #1
C'est la pauvre, elle n'a pas fait ça. Moi, je ne fais pas rien, mais j'étais juste comme, non, mais je pense que ça va changer.
- Speaker #0
Donc, si elle y avait pensé, ça aurait pu être une bonne option de se mettre derrière la porte. Comme ça, tu aurais pu facilement demander de l'aide, mais c'est moins intimidant. J'en ai vu à des accouchements, même des fois, des infirmières qui se positionnaient. Par exemple, la mère avait envie d'aller à la selle, puis l'infirmière tenait à ce que la porte reste ouverte et se positionnait dans la porte en regardant ma cliente. C'est sûr que c'est compliqué.
- Speaker #1
Surtout à la personne, je m'excuse, mais tu sais, c'est pas un besoin qu'on a de faire devant des gens.
- Speaker #0
Qu'on connaît pas en plus, on a beau être sur hormones, mais il y a comme une limite à...
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Que tout à fait. Et là donc, il y a eu la rencontre avec ta fille. Là, toi, t'as-tu eu un coup de foudre ou c'est une histoire d'amour qui s'est installée plus doucement ? Comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Ça s'est installé tout doucement parce que Comme je te l'avais dit, sur le coup, j'ai pas réalisé que mon bébé était arrivé. Je l'avais dans les bras, elle était là. Je lui mettais les petits doigts sur le front. Je la trouvais... Elle était belle, puis je l'aimais beaucoup. Mais pas un coup de foudre comme les mères qui disent C'est l'amour de ma vie. Non, je lui disais que c'est correct. C'est vraiment parfait. Mais moi, je ne l'ai pas eu. Ça ne m'a pas choquée sur le coup parce que j'étais contente d'avoir ma fille. Mais tu sais, j'étais... J'ai pas eu sur le coup de l'impression de genre... Je sais pas.
- Speaker #0
Merci d'en parler, Sarah. Parce qu'on dirait que quand on vit ça, puis on est nombreuses à le vivre, on n'ose pas trop en parler. Oui. Que merci d'en parler. C'est très fréquent que l'amour va doucement s'installer. C'est pas nécessairement un coup de foudre instantané.
- Speaker #1
Écoute, elle vient d'avoir un an, elle est à la garderie, puis j'attends les photos de la garderie. À tous les jours. Je sais que vers deux heures, on va avoir des photos, puis j'ai hâte. Je vais voir ma fille. Si je pouvais, je mettrais une caméra, je la regarderais toute la journée. Puis je vais l'aborder la nuit, même si elle dort déjà. Non, non, ça grandit. Mais même les premiers mois, mon Dieu, je venais la chercher quelqu'un parce que j'ai pas eu un bébé qui dormait. J'ai pas eu un bébé qui a allaité facilement. Donc ça, ça a été très difficile. Les premières semaines, quand ça te prend 15 minutes juste pour que le bébé se plug au sein, j'en ai pleuré. J'en ai pleuré. Puis à un moment donné, tu vas avoir un peu mal. Non, c'était pas facile. Tout s'est installé, je pense que ça a pris un bon deux mois. Une fois qu'il était bien installé, on a fait couper le frein, blablabla. C'est une petite histoire d'horreur dans notre tête quand on est dans la situation. Parce que maintenant, on pense à ça, bon, c'est autre chose. Il va y avoir d'autres situations plus dramatiques. Mais quand t'es dedans, t'es fatiguée. Tu te remets de ton accouchement. Moi, ça m'a pris du temps avant de marcher longtemps comme il faut. Je me rappelle une fois, je t'avais dit, je viens de marcher genre un kilomètre. Tu m'avais dit que tu avais la marnouche, puis ça faisait peut-être comme trois semaines que j'avais accouché, puis j'étais comme, mais j'étais quand même bien, puis tu as dit, non, non, non, c'est tôt, là. OK. Tu sais, t'en as qui marchent en poussette tout de suite, une semaine après, puis j'étais comme, bien, voyons comment ils font. J'ai mal. Ça me tirait tout le temps, c'était pesant. Fait que, tu sais, on attend. Mais c'est ça. L'allaitement, après deux mois, ça s'est un peu placé, puis l'allaitait comme une championne, mais moi, elle s'endormait tout le temps au sein. Puis c'est ça. Fait qu'on avait... Il y a eu le dodo qui était très difficile, puis moi, je suis quelqu'un qui a besoin de dormir. Alors ma patience en a joué un bon bout. encore à ce jour, malgré qu'elle adore mieux. Oui, maintenant. Je vois des parents, des fois, sur la communauté qui posent des questions que je me dis Mon Dieu, j'ai vécu exactement la même chose. Puis on a tous les mêmes enjeux. Bon, est-ce qu'on s'en va sur l'endormissement autonome ? Est-ce qu'on fait le dodo ? Je veux dire militaire, mais c'est pas ça que je veux dire. C'est très... L'apprentissage au dodo avec une consultante. Est-ce qu'on fait ça ? Est-ce qu'on... On l'accompagne et on se brûle à être trop fatigué. Il y a tellement d'options maintenant. C'est quoi la meilleure ? Moi, je pense à accompagner notre bébé. Les faits, je ne regrette pas, autre que je suis très fatiguée, mais je ne regrette pas autrement. Je la laissais pleurer, hurler, même quand elle ne veut plus s'endormir dans nos bras. Je me dis que ce soir, ça ne marchera pas dans nos bras. Je vais la déposer et qu'elle pleure un petit 10-15 minutes. On le sait qu'elle va s'endormir. Elle n'est pas mal. Ça me fait mal. et qui imaginent quand ils ont 3, 4, 5 mois qui hurlent dans la rue ben oui,
- Speaker #0
puis ils sont vraiment tout petits ils sont pas capables de gérer,
- Speaker #1
ben non ils sont pas capables de s'auto-réguler pour se dire ben non, je suis correct, je vais m'endormir dans mon lit Tout va bien. Non, ils ne sont pas capables. Je ne suis pas capable, moi, de comprendre. Mais bon, ça, c'est une autre histoire. Chacun a sa façon de faire. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon.
- Speaker #0
Y a-tu un moment donné, Sarah, dans les difficultés de premier mois, où tu t'es dit, Quelle erreur j'ai faite d'avoir un bébé ? Oh my God !
- Speaker #1
Je suis mauvaise mère, mais je dis oui.
- Speaker #0
Ben écoute,
- Speaker #1
c'est parce qu'on n'en parle pas, mais ça arrive. Pis encore, à ce jour, parce que là, elle marche, elle court, c'est incroyable. Ben je me dis, des fois, quand t'es vraiment épuisée, tu te dis, j'ai juste envie de me coucher, de m'écraniser pis écouter la TV ou de jouer sur mon cellulaire. J'en veux pas, là, en ce moment. Mais elle est là. Ouais. Mais oui, mon Dieu. Je ne suis pas filmante. J'espère que mon chien n'écoutera pas ça. Il va me dire, ben là !
- Speaker #0
Mais c'est vrai. Est-ce que 100% des femmes, à un moment ou à plusieurs, se disent, mais coudonc, j'ai-tu scrappé ma vie ?
- Speaker #1
Oui, parce que là, tu te dis, on est dit pour des vacances, on ne veut pas la laisser, on la trouve trop jeune. Il y en a qui vont dire que c'est correct, mais... Nous, ça ne tombe pas. Bon, on ne va pas en vacances. Ah bon, on va l'emmener. Bien, laisse faire, ce ne sont pas des vacances. Tu n'es pas en vacances. Un soir, tu es fatigué, tu veux rentrer à la maison, faire juste souper, aller te coucher, mais tu ne peux pas. Tu passes la routine. Puis là, quand tu arrives, tu sais, bon, le bain va arriver. C'est correct, c'est le fun. On le fait tous les soirs, le bain. Tu comprends ? Fait que c'est là, à un moment donné, tu te dis, bien, oh ! Mais c'est temporaire.
- Speaker #0
C'est ce que tu me dis. C'est Puis je trouve que plus on va se le dire, qu'on a tous des moments de découragement, puis il y a des moments donnés où on se demande, J'ai-tu vraiment fait le bon choix ? Moins ça va être tabou, plus ça nous aide à passer à d'autres choses. Parce que de le nommer, de l'accepter, de l'accueillir, ça fait partie de la solution. Oui,
- Speaker #1
et puis de s'entraider aussi, c'est fou. D'en parler, moi j'ai une copine avec qui on s'en parle souvent, puis je me dis, elle aussi, ça ne lui tourne pas des fois. Puis tu sais, elle, elle a été... plusieurs semaines, seule avec son bébé et son conjoint qui était dans les premiers mois. Mais jamais j'aurais été capable. Puis je lui dis, je ne comprends pas comment tu t'es fait. Je me suis rentrée dans une routine avec ma fille.
- Speaker #0
Elle s'est mise en mode, il faut le faire.
- Speaker #1
Il faut le faire. C'est ça, tu n'as pas le choix. Ça ne te tente pas, mais il faut le faire. Comme la couche pleine, il faut que tu la changes. Ça ne te tente pas, mais il faut que tu la changes. Il faut qu'elle mange et il faut que tu nettoies après.
- Speaker #0
Absolument. Puis dis-moi, Sarah, tu as profité aussi du programme post-natal. avec le paléo au niveau du développement psychomoteur. Y a-tu des highlights dans ton post-natal, l'accompagnement psychomoteur, soit qui a été difficile ou soit que t'as trouvé extraordinaire d'observer ta fille faire ce cheminement-là ?
- Speaker #1
Mais de un, c'est qu'on en apprend. Parce que moi, j'étais petite-parente pour la première fois. Je ne savais pas qu'il fallait mettre bébé sur le ventre pour qu'elle fasse des exercices. Je ne savais pas si, je ne savais pas ça. Il y a plein de choses qu'on apprend qu'on ne sait pas. Fait que de s'outiller, puis je me rends compte des choses que, petit exemple, mon frère est parent pour la première fois, qu'il ne sait pas lui non plus que c'est ça qu'il faut qu'il fasse. Fait que tu sais, je pense que c'est plus ces petits jeux-là, qu'est-ce qu'il faut faire pour les allumer, s'assurer si pour la tête plate ou la tête ronde, etc. Donc ça, ça a été très pratique parce que je n'étais pas au courant. Je n'étais pas du tout au courant de ces éléments-là. de faire avec bébé. Puis en même temps, je me rappelle mon premier postpartum, le direct, j'ai tellement pleuré en horaire de la caméra. J'étais épuisée. Ma fille, elle faisait juste pleurer, elle n'arrivait pas à dormir. Puis là, j'ai parti le postpartum. Je ne sais pas si c'était le postpartum, le direct. Moi, postnatal. Puis je ne sais pas c'était quoi. Je n'ai aucune idée. Je ne sais pas si c'était sur le sommeil. C'était la première sur le sommeil. Puis là, ça me touchait beaucoup parce que j'étais là. Ça faisait peut-être deux semaines, trois semaines que je l'avais. Tu parlais, puis là, je fermais la caméra. Là, je pourrais ouvrir la caméra. Ah oui ! Parce que tu sais que t'es seule au début, hein ? C'est le fun, les premiers moments, tout le monde vient, tout est beau, c'est nouveau, c'est excitant. À un moment donné, tu tombes dans une routine, puis ça devient moins excitant. C'est tout aussi nouveau, mais c'est... La fatigue embarque. Moi, la fatigue embarquait rapidement.
- Speaker #0
Oui, parce qu'il y a des bébés qui vont beaucoup plus dormir dans leur 0-3 mois. Là, on récupère un peu, puis après, ça devient plus chaotique. Mais quand ton bébé, dès le départ, dort pas... vraiment s'embarquent vite.
- Speaker #1
Bien, c'est ça. Oui,
- Speaker #0
absolument. Puis il y a toute la récupération corporelle dont on ne parle jamais, mais c'est quand même fou.
- Speaker #1
Tu vois, moi, les premiers jours qu'on est retournés à la maison... Je n'arrivais pas à dormir encore. J'étais vraiment longtemps sur un gros high. Quand je suis descendue de mon high, j'avais peur que ma fille, quoi que ce soit dans la nuit, je n'arrivais pas à dormir. Je la regardais, elle était à côté de moi dans son coup de dos, dans son petit Moïse. Là, je me retournais et je regardais. OK, c'est bon. J'avais de la misère à me laisser aller. J'étais comme... Il va y arriver quelque chose. J'avais ce petit... Ça n'a pas duré longtemps. Je te dirais peut-être quelques jours que j'ai été comme dans des hormones de protection. Je ne sais pas c'était quoi, mais je n'étais pas capable de... J'avais peur. Il y avait quoi en dedans de moi qui était trop fort que je n'étais pas capable ? Mais à un moment donné, tu te dis que c'est correct. Je veux dire, tranquillement, tu laisses aller. Mais dans sa chambre toute seule, j'ai le moniteur collé sur mes lunettes. Mais bon.
- Speaker #0
Oui, et ça, je te l'annonce. Je suis grand-maman. Mes enfants sont grands. Tu vas être dans ce mode-là. J'espère que tout va bien se passer pour elle, pour l'éternité.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Ça ne s'arrête jamais, ça.
- Speaker #1
Je n'en doute pas.
- Speaker #0
Jamais. Tu vas être rendue grand-maman. Tu vas en croire. Des fois, je rigole en me disant qu'on devient grand-maman, ça rajoute des dossiers. Parce que là, tu ne t'inquiètes plus juste pour tes enfants.
- Speaker #1
Je n'imagine pas ma mère, je veux dire, les facilités, elle me dit que ça touche toujours. Puis ça va-tu mieux, puis ça va-tu mieux, puis comme, c'est pas mon plaisir. C'est clair. Moi, je m'inquiète déjà assez de ne pas oublier d'en rajouter, mais c'est ça, exactement.
- Speaker #0
Dis-moi, Sarah, c'est sûr qu'il y a des gens qui t'écoutent présentement, qui auront envie de vivre une expérience accouchement physio, qui aimeraient ça se pratiquer, mais se préparer pour se rapprocher le plus possible de ça. Si tu nous donnais tes highlights, les choses vraiment, avec le recul, Maintenant que tu as vécu la préparation au accouchement, qu'est-ce qui t'a aidé le plus ? Sur quoi il faudrait focaliser ?
- Speaker #1
Wow ! Je ne sais pas si c'est une bonne réponse, mais se renseigner et s'informer. Pour moi, d'arriver prête, ce n'est pas comme ça pour tout le monde, mais pour moi, d'arriver prête, ça m'a permis d'être prête. Exactement. Parce que d'arriver sans outils, je me suis fait dire par des amis, mais c'est pas grave, là-bas, ils vont te guider. C'est correct aussi. Moi, j'avais besoin d'arriver prête quelque part. Si tu vas à un examen et que tu te dis qu'un examen va te guider, je ne sais pas trop, c'est peut-être pas un bon exemple, mais c'est ça, d'être prête. Pour moi... Ça a été mon highlight. Puis Romain lui-même l'a dit maintenant. Il le disait. Je lui disais, c'est peut-être de la chance que j'ai été comme ça. Il me disait, non, je pense que tu étais prête. Tu t'étais bien préparée. J'étais prête.
- Speaker #0
Puis comment, si je te demandais, dans votre couple, le fait que tu sois sentie soutenue par Romain, parce qu'il a fait un certain nombre de choses pour embarquer dans l'expérience avec toi, Est-ce que ça a d'une certaine façon bonifié votre équipe ?
- Speaker #1
Oui, oui. Bien, bonifié sur le coup. Je dirais qu'on en a mangé des coups après. Oui. Mais sur le coup, c'est sûr. Il était prêt, lui aussi. Il était accompagnant. Il était là. Quand je me suis mise à être prête à accoucher, puis j'ai dit à qui on parle, les valises étaient dans la voiture. Il avait tout préparé. Lui, il était comme prêt à partir. Il était là. Il a tout fait. Il était très présent. Puis il était présent tout de suite après aussi, quand il y a eu des problèmes d'allaitement. Moi, j'étais... Excusez-moi, mais j'étais la vache, puis il me trahait les seins pour nourrir notre bébé à la petite pierre au début. Il le faisait, puis je sais qu'il nous a dit que dans sa tête, il se disait, aïe aïe, si ça va être ça longtemps, dans quoi qu'on s'embarquait. Finalement, ça s'est bien remplacé. Pour ça, oui, je veux dire, je pense que si lui n'était pas prêt... il n'aurait peut-être pas été aussi capable d'embarquer dans le game.
- Speaker #0
Oui, puis on s'entend qu'à la vitesse où c'est allé, si ton homme n'avait pas été chargé de projet à ce moment-là, ça aurait été quand même compliqué pour toi de faire la gestion des valises, de faire toute la gestion en même temps.
- Speaker #1
Il aurait dû s'appeler à la maternité, lui, pour s'informer. Si c'était avec quelqu'un qui était, bon, je vais être ici, si tu as besoin d'aide, non, il faut que tu prennes un peu les devants parce que là, nous, on essaye. de se contenir nous-mêmes. Puis lui, tu vois, il a pris les devants. J'ai pas eu besoin de dire Mets les valises dans l'auto. Il a fermé les valises. Il a mis tout ça dans l'auto. Puis quand je disais Ok, on y va. Il était prêt. On y va, on embarque dans la voiture. Il savait où s'en aller. Il était prêt, lui aussi, à sa façon.
- Speaker #0
Magique. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais ajouter en terminant pour ceux et celles qui t'écoutent ?
- Speaker #1
Suivez les cours d'Annie. Non, mais pour vrai, ça va être... peut-être cucul, mais merci. Parce que c'est pas juste le pendant, le avant-pendant, mais le après, t'étais là aussi. Puis nous, on a emmené notre cocotte ici pour pouvoir s'assurer qu'elle était correcte, qu'il n'y avait pas de tension, etc. Puis t'es là en tout temps. Alors, merci. Bref, c'est quittante. Je m'excuse. Merci.
- Speaker #0
Ça me touche, ça me touche.
- Speaker #1
C'est vrai. Puis je le dis tellement à tout le monde. Puis j'ai assez de conseillers à plein de gens. Puis, tu sais, des fois, il y en a qui ne vont pas le prendre parce que je ne sais pas si c'était une question de budget, mais... Ça vaut la peine. C'est pas juste un accouchement naturel parce que tu parles de toutes tes options et tu es ouverte à tout. Je veux dire, tu n'es pas... catégorique, il faut que ça soit naturel, mais ça te permet de comprendre comment y arriver ou comprendre c'est quoi un accouchement, puis comment ça se passe, pour pas avoir peur de rien, tu sais.
- Speaker #0
Oui, puis je pense qu'une des grandes forces avec Opaleo, puis avec le service, puis avec l'accompagnement, c'est justement, tu l'as bien nommé, c'est la continuité.
- Speaker #1
Oui, vraiment.
- Speaker #0
Parce que vous n'avez pas beaucoup accès à ça, une personne qui est là. autant en prêt que disponible vraiment pour toutes les étapes qui suivent. Puis ça, c'est riche.
- Speaker #1
Ah oui, vraiment.
- Speaker #0
C'est riche parce qu'on a déjà un lien de confiance qui se nourrit, puis ça devient plus facile.
- Speaker #1
Mais moi, j'ai une question. Est-ce que tu dors, Annie ? Parce que si tout le monde te texte pendant qu'ils sont en train d'accoucher pour te dire ça marche pas, mon affaire tu fais quoi ?
- Speaker #0
Écoute, moi j'ai la chance, comme doula, il faut être capable de manquer d'heures de sommeil. Je vais vous raconter ça dans des épisodes dans les prochaines semaines, mais il y a entre autres un mois de mai, il y a quelques années, où j'avais eu six accouchements en dix jours. C'est sûr que le sommeil, ça fait partie des enjeux de la doula. D'ailleurs, il y a beaucoup de doulas qui vont faire leur formation, puis finalement, ils se rendent compte que... Elles ne sont pas capables de gérer le sommeil, mais ça fait partie de la vie. Parce que si tu t'accompagnes, il y a bien des chances qu'il y ait une petite partie de ton travail qui ait lieu la nuit.
- Speaker #1
Oui, moi j'ai été chanceuse, il était peut-être 8-9 heures, pas plus, quand je t'ai texté. Mais si j'avais commencé à minuit, je ne me serais pas attendue de se répondre.
- Speaker #0
Eh oui, c'est ça le rôle d'une accompagnante. Merci beaucoup, beaucoup, Sarah, pour ton partage, ton authenticité. Puis on a abordé plusieurs sujets quand même qui sont tabous. Merci d'avoir eu le courage d'en parler parce que ça fait vraiment toute la différence.
- Speaker #1
C'est vrai. Merci beaucoup. Merci à toi. Merci.
- Speaker #0
Quelle rencontre délicieuse ! Ça fait du bien, enfin, de se parler des vraies affaires. Si tu as aimé la rencontre, je t'invite à partager cet épisode de podcast avec les gens autour de toi. Tu peux également aller sur Apple Podcasts pour mettre un beau 5 étoiles au podcast. Évidemment, tu peux aussi me laisser un commentaire qui me fera très plaisir de lire. Pour toi, ça va te prendre un petit 30 secondes. Pour moi, ça fait une grosse différence. parce que c'est ça qui fait que le podcast va être visible par le plus grand nombre de personnes possible. Évidemment, tu peux aussi faire un partage sous forme de story. Si c'est ce que tu fais, n'hésite pas à me taguer, ça me fait vraiment plaisir aussi. Sur opaleo.com, dans la section podcast, tu vas trouver toute l'intégralité de notre discussion avec les points importants dont Sarah vient de te parler. Si tu as envie, évidemment, je t'invite à aller consulter la section podcast. Si tu as envie que je t'accompagne, c'est aussi là que ça se passe sur opaleo.com. Tu vas avoir toutes les informations et toutes les différences entre les différents forfaits pour que tu puisses vraiment choisir le type d'accompagnement qui répondra le mieux à ton besoin. J'ai déjà hâte de te retrouver la semaine prochaine pour notre prochain épisode. D'ici là, je te souhaite une magnifique semaine. À très, très vite !