- Speaker #0
Laurence a donné naissance à deux reprises, la première fois en milieu hospitalier et la deuxième à domicile dans son bain. Pour ces deux expériences, elle avait un grand désir de savourer chaque moment, chaque sensation, chaque transformation. Elle souhaitait très fort vivre ces passages entourés de sa famille et de ses amis. Elle nous invite dans son univers dans lequel la naissance est imprégnée de magie.
- Speaker #1
Bienvenue dans le podcast de Annie Bérein. Passionnée de grossesse et d'accouchement, Annie est accompagnante à la naissance depuis plusieurs décennies. Elle est également ostéopathe spécialisée en périnatalité et formatrice à l'international. À ce jour, elle a aidé des milliers de femmes, de couples et de familles à se préparer pour vivre une expérience de naissance la plus alignée possible à leur désir. Voici ! T'as tout la hostéo, Annie Perrette.
- Speaker #0
J'ai le très grand plaisir d'accueillir Laurence qui va venir nous parler de ses expériences d'enfantement, deux expériences différentes. Bienvenue, Laurence !
- Speaker #1
Merci ! Merci, Annie, de m'accueillir sur ton podcast.
- Speaker #0
Je suis très contente de te recevoir. Je le sais déjà que tu vas nous offrir un beau cadeau dans cet épisode-là. Je propose qu'on commence par ton premier enfantement. Puis après, doucement, on va se diriger vers le deuxième qui a eu lieu récemment.
- Speaker #1
Oui, mon plus jeune deux mois et demi. Ma fille, c'est ça, elle vient juste lundi de fêter ses deux ans. J'ai vécu deux expériences différentes, tu sais, quand on parle du milieu puis de comment je suis arrivée à mon enfantement, dans ma préparation aussi, puis tout ça. Puis c'est sûr qu'un premier versus un deuxième accouchement, c'est complètement différent, tu sais. un peu, c'est quoi, que tu t'en vas vivre. Fait que tu peux te préparer différemment. Mais c'est ça, deux vraiment, vraiment beaux accouchements. Oui, vraiment. Oui,
- Speaker #0
là, tu vas venir nous raconter à quel point c'est le fun d'accoucher,
- Speaker #1
j'ai l'impression. Oui, oui. Un peu une bird junkie, là.
- Speaker #0
Raconte-moi, la première naissance de ton premier bébé a eu lieu en milieu hospitalier.
- Speaker #1
Exactement. C'est ça, moi, quand je suis tombée enceinte, c'était une surprise, une belle surprise. Mais je rêve d'être maman depuis que j'ai 16-17 ans. C'était comme... Bien, depuis que j'ai deux ans, en fait, j'avais tellement ça en moi. Puis moi, je suis la dernière de quatre enfants. Puis je disais toujours à ma maman, c'est quand on va avoir un petit frère ou une petite soeur. Puis quand elle m'a annoncé que j'étais la dernière, c'était comme la grosse crise parce que, mon Dieu, tu ne peux pas me faire ça. Quand je suis tombée enceinte de ma première, de ma fille Zipporah, j'ai comme tout de suite fait des petites recherches. À ce moment-là, j'étais à Montréal, puis je pense que la demande était comme plus grande. Donc, j'avais appelé comme à deux, trois places, puis finalement, j'ai appelé un peu trop en retard. Mais je me disais... Je vais y aller avec un suivi médical, ça ne me dérange pas. Je ne suis pas trop triste de ne pas avoir mon suivi sage-femme. C'est une première naissance, je fais beaucoup confiance au système médical, à la science et tout ça. Je ne suis vraiment pas dans l'extrême. Je me disais, si j'ai un suivi médical et que j'accouche à l'hôpital, je veux choisir mon hôpital. Ma maman a eu ses quatre enfants à BMP à Coindville, qui est un hôpital très reconnu. J'ai pris ami des bébés, ami des mamans. Je voulais me sentir respectée dans mes choix de vouloir un accouchement naturel, même en milieu hospitalier. Donc voilà, c'est ça. J'ai eu mon suivi médical. Je faisais la route à chaque fois pour aller à mes suivis. Puis quand c'est venu le grand moment, on s'est comme préparé un peu d'avance. Je suis allée chez mes parents faire mon travail et tout ça pour après ça se diriger là-bas. Je voulais vraiment ressentir. Tout mon accouchement, pour moi, si on y va plus, si on parle vraiment de mon désir de vouloir accoucher naturellement, premièrement, c'est ma mère. Je pense qu'il y a beaucoup dans le discours, ce qu'on entend des naissances, il y a beaucoup ce qu'on voit dans les films, ce qu'on se fait dire aussi, les femmes autour de nous, c'est quoi l'expérience qu'eux ont vécue, puis qu'est-ce qu'ils nous transmettent. Puis moi, ma maman, quatre accouchements naturels, puis elle ne m'a jamais... transmis l'image de la grossesse et de l'enfantement comme quelque chose qui fait mal, comme quelque chose de terrifiant, de mon Dieu, c'était la catastrophe. C'était toujours tellement doux, tellement beau, tellement positif. Ça a toujours été en moi, cette confiance-là. Depuis que je suis petite, je vois des femmes enceintes et je suis comme, mon Dieu, c'est beau, c'est la vie, c'est magique. Je voulais le vivre comme ça. Un mot qui revenait souvent, souvent, souvent pendant ma grossesse, puis même quand j'ai fait mon vision board pour me préparer à mes mantras, puis tout ça, le mot magique revenait tellement souvent. Pour moi, ça me faisait plus peur de ne pas sentir que de, oui, je vais avoir mal, je le sais, il va falloir que je devienne amie avec la douleur, mais ça ne me fait pas peur parce que je veux sentir cette transformation-là. Je veux sentir mon bébé qui naît à travers moi. C'était vraiment important pour moi. Et finalement,
- Speaker #0
est-ce que c'est ce qui s'est produit ? Est-ce que tu as pu savourer, peut-être parfois de façon très intense, parce que c'est quand même intense, un accouchement, est-ce que tu as eu la chance de vivre chacune des étapes pour ton premier accouchement ?
- Speaker #1
Oui, vraiment. Quand j'ai commencé à sentir que, ah, perte de bouchon muqueux, ça commence, je sentais des petites crampes un peu. Vu qu'on était quand même à une heure de route, j'ai dit, bon, on va y aller plus tôt que trop tard. Donc là, on se dirige chez mes parents. Mon travail a commencé comme ma première contraction plus douloureuse vers 4h30. C'est ce beau souper avec ma famille, j'étais toute excitée de pouvoir vivre ça. Après ça, on décide d'aller se reposer. On ne sait pas quelle nuit on va avoir, donc on ne se couche pas trop tard. Finalement, je ne réussis pas vraiment à dormir cette nuit-là parce que j'avais quand même... Ma latence a été très longue. Ce n'était pas clair. j'avais pas comme moi des 30-40 minutes de repos entre mes contractions. C'était comme 7 minutes, 8 minutes, 9 minutes, 10, 4, 5. Là, c'était comme... Donc, ça m'a épuisée très rapidement parce que c'est ça, j'avais pas du tout le temps de me reposer. Puis ça a commencé à être plus intense le matin. Donc, vers 9 heures, ma maman, on était toutes en famille. Puis elle était comme, on dirait, moi, mais sans m'entendre, t'es dans tes cris, tu sais. On dirait que j'irais à l'hôpital, juste voir. On arrive là, il est peut-être 10 heures le matin. Je suis à 1,5 centimètre. Je suis comme, oh, oh. Ça fait toute la nuit. Puis en plus, l'autre nuit d'avant, ça faisait deux nuits, je ne dormais pas vraiment. Je me suis dit, oh, oh, OK. Mais bon, je reviens à mon bon mindset. Puis je suis comme, c'est juste des chiffres. Je voulais sortir de ça un peu, de ne pas trop revenir dans mon cerveau intelligent en avant. Donc, j'étais comme, on ne s'en fait pas avec ça. C'est juste des chiffres. On continue. Bien, ceux-là, ils m'ont renvoyée. Puis moi, je voulais vraiment... prendre un bain. Puis chez mes parents, c'est un puits. Il n'y avait pas d'eau à ce moment-là, donc je ne pouvais pas retourner chez mes parents. Mais la bonne nouvelle, c'est que ma grand-maman, elle habitait à comme 30 secondes de l'hôpital. Donc, je m'en vais chez ma grand-mère. J'arrive là, tu sais, en contraction, puis tout ça, c'était quand même déjà intense, tu sais, ma latence. Elle a de la visite, ma tante est là. C'était comme full un accouchement familial, tu sais. Moi, je m'en vais, on me coule un bain, je m'en vais en haut avec mon amoureux qui est là. Fait que là, je suis dans le bain, mon travail continue. Puis là, ça s'intensifie, ça continue de s'intensifier. Puis à un moment donné, je suis comme, OK, là, j'ai besoin de mon équipe. Moi, c'est très ça dans mes deux accouchements. Même d'être chez ma grand-mère en famille, pour moi, c'est quelque chose de tellement naturel. Je n'ai pas peur d'être entourée. J'ai besoin de mon monde, en fait, pour me donner confiance et de me donner la force, de me rappeler quand tu t'en vas un peu dans les vabres, dans ton vortex, de croiser le regard de ceux que j'aime et de faire, OK, je ne suis pas toute seule, je suis là. ils me trouvent belle, il n'y a pas de la pitié dans leurs yeux, ils me trouvent belle, ils me trouvent bonne, ils ont confiance, puis ça me reground, ça me donne de la force. Je suis encore dans le bain, puis là, je dis à mon amoureux, je suis comme, appelle ma maman, j'ai besoin de ma maman. Tu sais, tu es comme toute vulnérable, puis comme quand tu es malade, tu as besoin de ta maman. Donc là, j'ai besoin de ma maman, puis ma doula, ils viennent me rejoindre, tout le monde. Puis là, ça commence à s'intensifier encore, mais toujours pas de travail actif parce que je n'étais jamais régulière dans mes contractions. Puis ma douleur, elle avait un petit bébé de neuf mois. Puis là, ça commençait à être long. Puis tout, ça fait qu'elle disait, je vais retourner chez moi. Essaye de te reposer. Je m'en vais allaiter mon bébé. S'il y a quoi que ce soit, je reviens. On continue. Puis c'est un accouchement très... grounded par terre. Je suis comme à quatre pattes, les genoux au sol. On dirait que je me sentais bien dans cette position-là, vraiment d'être connectée à la terre sur mes quatre points d'appui. Vers trois heures, trois heures et demie, pendant une contraction, je n'ai pas été capable de manger. J'avais trop mal au cœur. Mais là, j'avais besoin d'énergie. Deux nuits à ne pas dormir. Donc là, ma maman m'apporte un bouillon, un bon bouillon de légumes ou de poulet, je ne sais plus. Puis là, juste une gorgée, Ah mon Dieu, ça m'a tellement fait du bien, puis en même temps, je perds mes os. C'était tellement délivrant, en même temps. Je perds mes os. Ça faisait comme 15-20 minutes que ma doula était partie. Donc là, on l'appelle, on vient de perdre les os, on s'en va à l'hôpital. Fait que ma doula revient tout de suite. On arrive à l'hôpital. Je pense qu'elle m'a fait un examen à 4h30. J'étais à 4.5. Puis ma fille est née à 6h30. Fait qu'en deux heures, j'ai passé de... 4.5 à avoir mon bébé dans mes bras. Donc, à partir de là, ça a été très, très, très, très intense. Puis, ce qui est beau, de, tu sais, là, que je peux le dire par après, tu sais, tu me demandais si j'ai vécu toutes les phases, puis là, on est là-dedans, là, on est rendu là, tu sais, que c'est vraiment intense, puis par après, tu sais, maintenant, je peux te dire que mon Dieu, que moi, le corps me fascine, puis les hormones naturelles qui embarquent, tu sais, l'endorphine qui vient quand de full de cytocine pour vraiment te buzzer. Oui, ça fait mal, puis il y a toute cette intensité-là, mais pour moi, c'est ça, donner naissance, parce que je veux tout sentir, je veux me sentir transformée. Mon bébé naît à travers moi. C'est comme un voyage pour moi. Puis les hormones, quand tu fais confiance à ton corps, ça l'embarque tout seul. Puis c'est ça qui est venu beaucoup, beaucoup m'aider par la suite. et la présence de Madhula, mon Dieu, mon Dieu, ça a tellement changé mon expérience. J'ai pris un grand bain aussi à l'hôpital qui m'a vraiment grandement aidée. Être dans l'eau, ça fait beaucoup de bien. Donc, je suis restée jusqu'à 8,5. Ça a augmenté tellement vite le travail et l'intensité. que l'infirmière, elle me dit, d'après moi, le temps que tu sortes du bain, qu'on te ramène dans la chambre, tu vas être rendu à 10 puis tu vas être rendu à pousser. Puis l'énergie change vraiment. Quand tu es rendu à pousser, tu es comme plus en action. On dirait, quand tu vis tes contractions, tu te laisses un peu traverser par les contractions, puis ça t'arrive. Tandis que là, la poussée, c'est comme, OK, il faut que je fasse de quoi. Je re-rente sur la scène. Fait que c'est ça, 30 minutes de poussée. Puis j'ai vraiment pris une position naturelle, instinctive encore de dos sur mes genoux encore. Un peu la même position que j'ai pris tout le long de mon accouchement. Puis 30 minutes de poussée. Puis c'était tellement un beau moment parce que je me souviens qu'à ce moment-là, j'avais plus de force. Mon corps, il tremblait. J'avais chaud, j'avais froid. Puis là, à un moment donné, le cœur de mon bébé... il accélérait ou il décélérait. En tout cas, elle m'a dit qu'il y avait comme un petit... C'était comme pas la norme. Puis là, elle m'a dit, inquiète-toi pas, ça arrive quand la latence est super longue, puis que la maman est déshydratée. Puis c'était mon cas. C'est vraiment... On dirait ça, ça m'a comme, OK, regarde, là, là, tu vas pousser ta vie. Tu sais, comme, ta fille va naître. Il faut que ça l'arrive. Si ça va arriver, prends toute la petite force qui te reste. Il fallait que je pousse longtemps. Je poussais comme pas assez longtemps. Je finissais pas ma contraction parce que j'avais plus de force. Puis là, j'ai demandé à toute mon équipe, le médecin, infirmière, mon amoureux, puis ma doula, qui était là autour de moi. Puis moi, j'étais de dos, fait que je voyais pas. Moi, je regardais, bien, j'avais les yeux fermés, mais je regardais devant moi. J'étais vraiment dans ma bulle. Puis là, je disais à tout le monde, je dis... j'ai besoin de votre aide. Est-ce que vous pouvez compter avec moi ? Parce que je voulais... Il a dit, là, il faut que tu comptes jusqu'à 10 dans ta tête. Il faut que tu pousses plus longtemps. Elle est juste là. Fait que j'ai dit, pouvez-vous compter avec moi ? Fait que là, tout le monde crie comme dans la chambre. C'est comme un, deux, trois. Puis ça m'a tellement donné de force. Comme je disais, moi, c'est mon équipe qui m'aide tellement dans ces moments-là. Puis d'entendre tout le monde. Puis là, j'étais comme tellement primée que je continuais à dire, c'est 11 ! 12 jusqu'à 15, puis ça a pris comme deux poussées, puis elle est née, tu sais, puis ah, c'est de tout sentir ça, tu sais, même après le gros high que tu oublies tout, puis que tu es juste en... complètement en amour avec ton bébé. Puis c'est tellement un beau moment que pour moi, c'est ça que je voulais vivre puis je l'ai vécu, tu sais. C'était vraiment ça qui était important, là. Oui. Wow,
- Speaker #0
quel bel accouchement en milieu hospitalier. On le souligne.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Que c'est possible, tu sais. C'est possible d'arriver puis d'être comme, voici mon plan de naissance. Tu sais, j'avais fait un plan de naissance. Je veux pas d'intervention. Si peut-être qu'à un moment donné, moi, je vais vous le demander, on le sait pas. mais je veux que ça se passe comme ça puis on peut pas contrôler tout de notre accouchement, mais mon environnement je veux qu'il soit comme ça que j'en reste dans mon coeur mes deux accouchements que ce soit à la maison ou au milieu hospitalier, le souvenir reste le même parce que je l'ai vécu comme moi je voulais. C'est moi qui l'ai fait. Puis, c'est mon mindset était tellement fort aussi que peu importe le lieu, l'expérience reste la même parce que je m'étais préparée aussi à vivre ça comme ça. Je l'avais noté dans mon plan de naissance. J'avais dit, je donne naissance. Vous êtes là pour m'accompagner. S'il arrive quelque chose, vous êtes là. Ça me rassure, mais c'est moi qui le fais. Ils ont tellement respecté ça. C'était plus le 10. J'étais tellement faible à ce moment-là que je poussais, mais ma contraction continuait. Je n'avais plus la force de pousser. Elle m'a dit un chiffre pour que je continue. Dans ta tête, c'est comme si tu arrêtes à 7. continue jusqu'à 10 au moins. Je veux que tu pousses plus longtemps. Mais ce n'était pas bloqué non plus avec ma respiration. Je criais, je faisais les sons que je voulais. Jamais on ne m'a fait sentir que je faisais trop de bruit ou que je ne le faisais pas correctement. On m'encouragait. L'infirmière que j'ai eue, mon Dieu, une pelle. J'étais quasiment triste de ne pas pouvoir l'avoir encore à mon deuxième enfantement parce que je décidais de le faire à la maison. Mais non, vraiment, j'ai rien à dire. Pour moi, c'était magnifique.
- Speaker #0
Évite-les si j'avais su en connaissant à l'avance toutes les étapes importantes jusqu'à la fin de ta grossesse. Rendez-vous dans la description pour télécharger dès maintenant ton calendrier pour une grossesse facilitée et bien organisée. vous décidez d'avoir un deuxième bébé et là, ton processus est autrement. C'est-à-dire que tu décides pour la deuxième naissance d'aller vers un service sage-femme qui, à ce moment-là, est probablement plus accessible aussi.
- Speaker #1
Oui, exactement. Puis, c'est ça. Suite à la naissance de ma fille, ma douleur, c'est devenu ma meilleure amie. Vraiment, vraiment. C'est une rencontre qui est... un âme-sœur, un coup de cœur. De vivre ça aussi avec quelqu'un, c'est... notre amitié est née à travers la naissance de ma fille. Après ça, on s'est trouvé un réseau. De là est née une amitié à quatre. On s'appelle les Mamacita. On est toujours ensemble. Je suis quand même jeune. Maintenant, les gens de mon âge ne sont pas... tout à fait rendu là, à avoir des enfants. J'ai 25 ans, j'ai eu ma fille à 23 ans. Donc, moi et mon chum aussi, on est les premiers de nos familles et de nos amis à être parents. Donc, puis je le dis tout le temps, c'est tellement important quand on vit cette transformation, qu'on entre dans la parentalité, dans la maternité, de trouver notre réseau de soutien, nos pères qui nous aident puis qui sont là, qui comprennent ce qu'on vit. C'était super important pour moi. Ça s'est tellement fait naturellement. Madhula qui devient ma meilleure amie, un inséparable avec nos deux autres meilleures amies. On se parle à tous les jours. Il n'y a pas une journée qu'on ne se parle pas. C'est vraiment eux, je te dirais, qui ont influencé ma décision. Même si à ma première, j'y pensais quand même, elles m'ont vraiment donné l'inspiration. Ils ont tous eu des suivis sages-femmes. il y en a une qui a comme accouché toute seule à la maison avec sa maman fait que c'est tellement empowering, tu sais, comme d'avoir ces amis-là autour de moi, c'est à l'intérieur de moi aussi, mais d'être entourée de ces amis-là de ces personnes-là que c'est comme s'il n'y a même pas d'option possible il n'y a même pas d'autre porte tu sais, de... non, non, comme hey ! les femmes sont faites pour ça. Je voulais vraiment aussi reconnecter à la femme sauvage de mes ancêtres comme il y a tellement longtemps, depuis toujours que les femmes enfantent. Puis, ils le faisaient chez elles avec leur grand-mère, puis leur mère, puis leur village. Puis, je voulais me reconnecter à ça pour ce deuxième enfantement. Donc, je me suis dit, pour moi, c'était sûr que c'était un suivi sage-femme. Fait qu'on est allés pour ça, c'est sûr. Mon copain, j'ai l'impression que les hommes, des fois, c'est un peu ok, t'es sûr ? Ils ne le vivent pas, ils voient de l'extérieur. Puis finalement, c'est vraiment si toi tu le sens on y va et on le fait ensemble. On se fait tellement confiance. Quand on a eu notre premier rendez-vous avec la sage-femme, on est full connectés. Ça a tellement été merveilleux comme suivi. Mon chum était là et il a fait Ok, c'est des pros. Ils n'ont pas un an d'études. Non, non, non, c'est des pros de l'accouchement et de l'enfantement. Il l'a vu et il a fait Ok, on le fait. J'ai plus peur. Je suis 100 en confiance. C'est magnifique.
- Speaker #0
Et comment s'est passé ce deuxième enfantement-là ? Parce que là, c'était à domicile avec ta fille.
- Speaker #1
Oui ! Mon Dieu, j'étais encore dedans, tout restant postpartum. Ah, c'était tellement beau. Tu veux que je commence par quoi ? Je suis comme, je vais te dire trop de choses en même temps.
- Speaker #0
Bien peut-être, commence par nous raconter comment on s'organise quand on décide de donner naissance à la maison. Est-ce qu'il y a du matériel que tu dois acheter ? Est-ce que tu dois préparer un certain nombre de choses ?
- Speaker #1
Bien c'est sûr que oui, quand tu as un suivi sage-femme, tu as toujours les trois options. D'accoucher à l'hôpital. en maison de naissance ou à la maison. Puis, c'est ça, ma sage-femme, elle me disait, Ah, toi, t'es comme une voyageuse, là, t'aimes ça te promener. Parce qu'au début, dans ma tête, je me disais, là, j'ai fait l'hôpital, je pourrais essayer la maison de naissance, puis le prochain, ça sera à la maison. Tu sais, on y va comme en étapes. J'essaye tout, je compare les milieux. Mais c'est ça, nous, on a déménagé dans les cantons de l'Est, ça a grimbé plus précisément. Puis j'ai grandi à Bromont, à Sheffield, donc je viens du coin. Fait que là, on s'est dit, avec un deuxième enfant, on doit se rapprocher de la famille. Mon chum, il vient de Sherbrooke, fait qu'on se rapprochait aussi, tu sais. On décide de déménager, donc là, j'ai un suivi avec le point de service qui est à Grembay, mais la maison de naissance est à Sherbrooke. On dirait que ça m'a fait pencher un peu à une heure de route. On dirait qu'on a beaucoup voyagé à mon premier accouchement. On est partis de Montréal, on est allés chez mes parents, on est allés à l'hôpital, je suis allée chez ma grand-mère, on est revenus. Je disais, ça serait donc bien le fun de vivre ça chez nous. Puis Madoula, elle, elle venait juste de vivre un enfantement, son deuxième accouchement aussi, à la maison. Donc, être proche comme ça de l'expérience, de voir ma meilleure amie qui a cette expérience-là, qui est magique. qui me demande même d'être la marraine de sa fille. C'était comme tout a tellement été beau et magique. Je lui dis, oh mon Dieu, je veux vivre ça moi aussi. La décision de comme, hey, tu commences ton travail, tu as ton bébé dans tes bras et tu restes chez toi tout le long, même dans ton postpartum immédiat, c'était vraiment ça qui était comme alléchant. Je lui dis, ah oui, OK, je veux le faire comme ça. Fait que là, on a décidé de se diriger vers un accouchement à la maison. Pour le matériel, c'est sûr que tu as besoin, tu sais, des serviettes, des débarbouillettes, deux gros bacs. Nous, on avait loué une piscine en plus. Je voulais accoucher dans l'eau, dans la piscine. Je m'étais toute faite un beau vision wall dans ma chambre, tu sais, j'avais tout prévu faire cela. Donc, il faut des draps aussi pour quand tu rentres puis tu sors de la piscine. Mais, tu sais, ça se fait super bien parce que, tu sais, ils donnent une liste très claire. puis tu as du temps avant pour te préparer. Puis je trouve que ça fait partie aussi de ta préparation. Au lieu de faire ta petite valise d'hôpital, bien là, tu prépares ta maison en conséquence. Ça fait que c'était super bien. Puis eux, les sages-femmes, à 36 semaines, à ton rendez-vous à domicile, ils apportent toutes leurs bacs de matériel. Donc ça, tu sais, tu n'as pas à stresser, ça va être là. J'ai trouvé que c'était tellement, même plus qu'avec mon suivi médical, c'est vraiment le... C'était full organisé. Il y a beaucoup de papier. Il donne un beau document de suivi sage-femme, de la préparation à l'accouchement, toutes les phases, de quoi savoir, quoi faire, si tu as besoin de ressources. Voici tous les liens, les choix que tu peux faire aussi. Tu as tellement un soutien et une présence active. qui est tellement bénéfique parce que tu te sens donc bien postuelle. Tu es comme, OK, il y a une grosse équipe qui est là pour moi et qui est là pour m'aider. C'est super clair, tout ce que tu as à faire. ou à préparer justement pour l'accouchement. Donc, elle était vraiment bien guidée à ce niveau-là. En tout cas, pour ma part, ce n'était pas quelque chose qui me stressait d'accoucher à la maison, de devoir préparer le matériel. Non, c'était vraiment… J'ai comme facile en tête, mais oui, c'était facile. Magnifique.
- Speaker #0
Raconte-nous comment ça s'est passé.
- Speaker #1
Oui, l'accouchement. Donc, c'est ça. Moi, j'ai comme beaucoup, beaucoup fait de visualisation et de manifestation pendant ma préparation à l'accouchement. Puis j'étais beaucoup dans... Je sais qu'il y a beaucoup de choses que je ne peux pas contrôler. Je le sais parce que je l'ai vécu à ma fille. L'histoire, quand elle n'est pas écrite, seul le temps va nous le dire. Ce que je visualisais et ce que je manifestais, c'était comme des trucs généraux. Général, quand même précis, parce que plus tu es précis dans tes manifestations, plus c'est fort. Donc, sans trop... je veux que ça soit à telle date. Non, non, non. Moi, c'était vraiment, je veux le vivre en famille. Je veux vraiment le vivre en famille. Pour moi, c'était très important en la respectant, bien sûr, mais que ma fille soit là si elle le désirait. Je voulais vivre ça en famille. Je voulais que ça soit une journée. Ça, c'était vraiment une de mes grandes manifestations. Je voulais que ça soit une journée normal, tu sais. Je voulais pas que le temps arrête. OK, là, on fait pause, c'est maintenant, ça se passe. Puis à mon premier, c'était un peu ça, puis c'est normal, tu sais, je crois, parce que tu le sais pas ce que ça va être quoi, l'intensité puis les sensations. Donc, on dirait, dès la première contraction, t'es comme, OK, on dirait que le monde arrête de tourner, puis t'es comme, c'est ça, là, ça se passe, ça commence. Tandis que là... puis je pense que c'est pour ça que ça a été long aussi parce que ma latence c'était tellement long parce que j'étais comme tellement focus sur mon corps puis comment ça se passe à l'intérieur de moi puis tout ça que ça m'a paru très long, tu sais, je le calcule comme dès ma première contraction 26 heures, tu sais mon premier accouchement tandis que là, je dis, je veux continuer, tu sais, la première contraction, mais comme j'ai ma fille, on continue la routine, je veux que ça soit une belle journée, tu sais, que l'accouchement fait partie de ma journée, mais que c'est une belle journée en famille, tu sais, il fait beau, on est dans notre petit quotidien, on s'amuse ensemble, les sages-femmes vont venir, Madhula va venir, ma maman va venir s'occuper de ma fille, comme on continue la journée. Puis c'est tellement ça qui s'est passé, là. Je te dirais que c'est ça le 1er août, moi, ma date. Ça changeait tout le temps entre le premier et le 3 août. Tu sais, deux jours de différence, ça ne change rien. C'est juste drôle parce qu'à chaque échographie, c'est comme, ah, là, c'est le premier août, ah, là, c'est le 3 août, selon le poids du bébé et tout. Le premier août, c'était la super lune. il y en a beaucoup qui disent Ah, à la pleine lune, l'énergie de la pleine lune, puis toute l'énergie de la lune, il y a souvent beaucoup de naissances. Puis c'est drôle parce que le 1er août, j'ai eu full, full, full de Braxton X, mais ça ne faisait pas mal. Mais je sentais, là, mon ventre, il serrait plus que d'habitude. Puis je suis une personne très intuitive, puis on dirait que je le savais. J'étais comme ça s'en vient. Mon bébé, il est là. Mon bébé, il est proche, proche, proche, puis je le sens dans l'énergie. C'est comme ma dernière journée. avec mon bébé dans mon ventre. Puis on dit aussi qu'on a comme un genre de rush, un peu d'énergie à la toute fin. Puis là, cette journée-là, j'avais tellement d'énergie. J'étais comme, on va au parc à pied avec mon chum, avec ma fille, on prend une marche, puis tout ça. Ça faisait comme deux semaines, j'avais comme pas ressenti l'énergie d'aller marcher, puis tout. On s'en va au parc, on joue au parc, on rencontre une madame qui me dit comme Ah, moi je pense que t'accouches demain, c'est la super lune là, demain, les lendemains de pleine lune, ça fonctionne. J'ai fait ma journée, je retourne chez moi, je fais un potage pour congeler pour mon postpartum, j'étais comme, c'était full une belle journée, j'avais full d'énergie, là je sentais, là c'était la fin. Puis chaque fois que je me voyais dans le miroir, je n'arrêtais pas de me prendre en photo, tu sais, je voulais comme immortaliser ma... Ma bébène, ces derniers moments-là, j'en ai même couché, toujours beaucoup de Braxton, pas douloureuse du tout. Cette nuit-là, la nuit entre le premier et le deux, ma fille se réveille, puis elle vient nous rejoindre. Elle se réveille encore la nuit, puis elle vient nous rejoindre la nuit. Puis j'avais comme arrêté de la laiter la nuit. Je me disais, ouf, laiter deux bébés la nuit, je ne suis pas sûre. Je vais m'épuiser. Mais cette nuit-là, elle me demande du lait. J'ai dit, André, je sens que c'est la dernière fois avec ma fille. J'ai envie de tout ça, de me coller avec elle. Peut-être aussi que ça va faire avancer mon travail, être bénéfique pour mon travail. Donc là, j'ai la lettre, il est 3 heures du matin. Puis j'ai ma première contraction que je sentais comme...
- Speaker #0
douloureuse. Là, je dis, OK, ça commence. C'est là. J'ai comme des contractions. Puis là, elle se rendort à côté de nous. C'était tellement beau. D'habitude, elle ne se rendormait pas. Là, elle se rendort entre nous deux. On dort une dernière nuit, les trois ensemble. Puis là, on est toutes collées. Puis là, je les regarde. Je suis toute émotive. Je trouve ça dommage beau. Là, ça commence pour vrai. Puis là, j'ai comme des contractions aux 30 minutes. qui me réveille. Je peux me rendormir entre, mais ça me réveille parce que c'est comme des grosses crampes. Puis je te dirais, à 5 heures du matin, j'en ai une autre, puis je ne suis plus bien couché. J'ai besoin de bouger, j'ai besoin de me lever. Donc, je me lève, j'ouvre les rideaux, puis là, il y a un beau lever de soleil, tout doux. La journée était tellement poétique, c'était tellement beau. Je regarde la levée du soleil, je vais aller en bas, comme faire du ballon, bouger, danser. C'était très important pour moi. Je visualisais beaucoup ça aussi, l'eau, mais beaucoup la danse, le mouvement, la musique. Je m'étais faite une playlist, pas nécessairement. Je m'étais faite deux playlists. Une playlist pour mon accouchement plus avancé, avec des mantras et tout. Puis je m'étais fait aussi une playlist pour mon début d'accouchement, quand je suis comme... pas tout à fait rentrée dans mon vortex que je suis toute présente. Juste avec mes chansons préférées que je peux danser. Je me fais une petite dente de framboisier. Je regarde le lever du soleil en respirant mes contractions, en écoutant ma musique préférée, en dansant. Je me mets à pleurer. Je me dis que c'est tellement un beau matin. Je me dis que c'est aujourd'hui. Je vais avoir mon bébé dans mes bras. Ça se passe. Je deviens fou, l'émotive. Je continue comme ça. Vers 6 heures, j'entends ma fille en haut des escaliers. Maman, maman ! Fait que là, je dis Ah, elle est réveillée, je m'en viens la voir. Je montre les marches, la colle. Je m'en vais rejoindre mon chum. Puis là, je dis Je pense qu'on va avoir un deuxième bébé aujourd'hui. Tu sais, ça a commencé. Fait que là, je décide d'aller dans le bain. Tu sais, des fois, au début, on dit Voir si ça s'arrête ou si ça continue. Puis ça continue, effectivement. Fait qu'il est comme 6 heures et demie, on est dans le bain. Oui. puis ma fille, elle veut venir avec moi, c'est ça, fait qu'on prend notre bain ensemble, on joue dans l'eau, je suis encore très bien, tu je respire mes contractions puis là, je demande à mon amoureux, je dis, tu peux-tu aller nous faire un bon déjeuner pour prendre des forces parce que j'avais pas été capable de manger du tout à mon premier accouchement puis là, j'ai dit, je me souvenais de mon mal de cœur aussi, j'ai dit, je veux manger avant de ne pas être capable de manger parce que j'ai trop mal au cœur. Donc, c'est ça, il remonte en haut avec un beau déjeuner qu'on mange dans le bain. C'était comme full une journée spéciale, plein de petits spéciales avec ma fille aussi. Là, vers 7h15, je suis comme plus bien, je sors du bain. Puis là, je sens que je commence tranquillement à avoir besoin plus de ma bulle. Je me sens moins... capable d'entertainer ma fille, puis de communiquer avec elle. Fait que là, j'appelle ma maman, qui était comme la personne ressource pour moi, mais surtout pour ma fille. Il est comme 7h25, j'appelle ma maman. Je dis, oui, ça s'intensifie quand même. Je pense que tu peux t'en venir dès que tu es prête. je descends en bas, je m'habille, puis là, je prends mes contractions. Comme à mon premier accouchement, le gros soleil dans le salon qui illumine les plantes, c'était tellement beau. Ma fille qui joue autour de moi, tu sais, avec ses jouets. Moi, je suis à côté sur le divan, je suis encore full dans ma bulle. Là, ma douleur me répond, puis elle dit, Hey, tu veux-tu qu'on s'appelle, tu sais ? Fait que là, on s'appelle, puis là, elle dit, Ils sont à combien de minutes, tes contractions ? Là, j'y suis comme aux cinq minutes, mais c'est vraiment doux, là. C'est vraiment... Puis c'est drôle parce que mes sages-femmes, ils m'ont dit, là, toi, tu ne nous appelles pas quand tu es aux cinq minutes, tu nous appelles quand tu es aux dix minutes parce que ça va aller vraiment vite. Eux, ils calculent avec le travail actif. Puis mon travail actif à Zipporah, c'était comme... trois heures. Donc, pour un deuxième accouchement, ils ont dit, ça se peut que ça aille très, très, très vite. Donc, tu nous appelles quand tu es aux cinq minutes. Mais tu vois, je ne les avais pas encore appelés. Je suis tellement dans un bon mindset. Je suis comme, ça ne me fait pas mal. C'est comme, I got this. Je ne me sentais pas encore dépassée. Mais là, Manoula est comme Ok, au 5 minutes, je pense que j'arriverai bientôt. Puis ma mère arrive, elle prépare ma fille pour aller jouer au parc avec elle. Puis je te dirais qu'à ce moment-là, quand ma mère a quitté la maison avec ma fille, là, ça l'a monté en flèche. C'est comme si je me suis permis d'enfin commencer à être vraiment plus vocale puis de rentrer vraiment plus dans ma bulle, dans l'intensité de l'accouchement. Puis là, je monte les marches comme un animal à quatre pattes en montant les marches. Puis là, nous, on voulait donner naissance dans la piscine. Fait que là, mon chum, il est genre, OK, il faut que je gonfle la piscine. Il faut que je la remplisse. Ça peut prendre comme un bon 30-45 minutes à une heure. Puis là, ça se met à aller vraiment vite. Fait que là, moi, je me coule un autre bain. Je m'en vais dans le bain toute seule. J'étais vraiment dans mon pouvoir. Je suis capable de faire ça toute seule. Puis parce que mon chum, il était là, mais il était en train de monter la piscine puis de rejeter à faire ça vite, vite. C'est comme, oh, OK, ça va peut-être être super rapide. Fait que là, il rappelle ma douleur. Puis là, elle m'entend crier en arrière. Puis elle dit, t'as-tu appelé la sage-femme ? Parce que c'est rapide, là. Fait que là, on appelle la sage-femme, puis c'est ça, la sage-femme est partie comme tout de suite, elle était à une heure de route en plus, celle qui était de garde, la sage-femme de garde. Madhula, elle arrive, je suis dans le bain, tout va bien, mon chum, il monte encore dans la piscine. Puis elle avait aussi appelé notre autre meilleure amie, qui est aussi doula, mais qui était ma photographe de naissance. C'était tellement beau, j'étais dans ma salle de bain. avec ma meilleure amie à la rive, mon autre meilleure amie à la rive, prendre des photos, mon amoureux à côté de moi. C'est ça, ils sont comme tous arrivés pas mal vers 9h, 9h30. Puis, après ça, ça a été tellement, tellement rapide. On a rappelé ma mère. Ah, si vous voulez assister à l'accouchement, toi et Zipporah, revenez parce que ça s'en vient bientôt. Puis là, à ce moment-ci, on continue. Je suis dans le bain, je suis avec ma douleur, je prends vraiment bien mes contractions. Puis, je disais, je voulais vraiment reconnecter à la femme sauvage. Puis, tout au long de cet accouchement-là, je voulais vraiment me laisser aller. chanter, Jacques, des tambours autour d'un feu. Je me laissais vraiment aller. Ça m'a tellement « groundée » , ça m'a tellement aidée de faire ces sons-là. Ça me donnait beaucoup de confiance. Je me sentais vraiment dans mon pouvoir. On est toutes là dans le bain et je me sens vraiment bien encore. Je ne me sens vraiment pas... Ça va bien, moi. Tout va bien. Puis là, ils me regardent et sont comme... Je me souviendrai toujours de ce moment-là. Madoula vient me voir et elle fait... Je pense pas que tu vas avoir le temps de te rendre en piscine. Mes amis sont comme, OK, ils disent à mon amoureux, va avec ta blonde, mais arrête d'essayer de remplir la piscine et tout ça parce que ça va se passer dans la salle de bain. Ça va se passer dans le bain. Ma sage-femme est arrivée à 10h20. Elle me dit, dès que je suis rentrée, je savais que t'étais complète, que t'étais à 10 et que c'était l'heure de la poussée. À la rive, mes contractions étaient déjà tellement rapprochées. On n'a fait aucun examen, aucun toucher vaginal, parce qu'on n'avait pas le temps. Il faut que tu le fasses entre deux contractions. C'était comme back à back, back à back. À la rive, elle dit, si tu sens que ça pousse, laisse ton corps le faire, laisse-toi aller. Ça va pousser naturellement. Fais-toi confiance. J'ai dit, je pense que j'aimerais ça que tu vérifies. On dirait de le savoir que je t'adresse, ça va me permettre de me laisser aller. Puis à deux reprises, elle a essayé, mais elle n'a pas été capable parce qu'on n'avait pas de temps. Elle a dit, OK, ça a-tu fini la contrassion ? Je lui disais, oui, mais ça repart. Puis là, ma fille, elle arrive du parc, elle rentre dans la salle de bain. Moi, je suis en full travail. Je suis à 10. On ne sait pas, je suis à combien, mais je suis à la fin, fin, fin. Puis tout le long, je suis encore très là. Je suis très... C'est ça, j'ai un peu les yeux comme... dans une autre dimension, mais à chaque fois que je croisais le regard de ma fille, oh mon Dieu, c'était comme une grosse décharge d'amour, puis de joie. J'ai tellement pleuré de joie dans cet accouchement-là. Je la regardais, je pleurais de joie. Mes amis arrivent devant moi, je pleure de joie. La sage-femme, elle écoute le chœur de bébé, je pleure de joie. Tout était tellement beau, puis j'étais bien. Je ne me suis jamais sentie... dépassé par la douleur. Ça, c'était vraiment mon travail de préparation, mon mindset que je m'étais tellement entraînée que je savais que j'étais capable de le faire. En voyant ma fille, c'était toujours comme Ah, bien oui, je suis capable de le faire une deuxième fois. Regarde que ça m'a donné mon bébé, puis là, j'ai un deuxième bébé. Là, j'ai comme une contraction, puis je sens que ça... pousse vraiment différemment. Puis là, je me lève comme dans le bain. Tout le long, j'étais comme couchée dans le bain. Puis je me laissais vraiment traverser par les vagues. Je me laissais vraiment emporter. Puis là, je me lève instinctivement parce que ça pousse vraiment dans moi. L'énergie a switch. Puis j'ai poussé trois fois. Première poussée, naturellement. Puis tu sais, tout le monde est tellement... Tu sais, les sages-femmes sont là, mais dans le background, ils te laissent faire tes affaires. Tu sais, les filles... ma fille est en arrière de moi avec ma mère, ma doula est à côté de moi, mon chum est là, puis mon autre meilleur ami qui prend les photos, tu sais, full intime, en famille, dans la salle de bain, puis c'est tellement ça que je voulais, de vivre ça naturellement, la femme sauvage en famille, j'ai toute mon équipe qui est là, qui me supporte, tu sais, vraiment. Première poussée, je le sens vraiment descendre, dans mon bassin, je le sens descendre. Deuxième poussée, la tête à sort, puis... la poche des os a comme percé après la tête. Fait que, tu sais, sur les photos, c'est tellement beau parce qu'on voit la tête qui est sortie, puis après, on voit toute la poche d'eau qui ouvre, qui prête à délivrer le bébé. Puis, troisième poussée, il est né, puis je suis allée le chercher, là, toute seule. Tu sais, il n'y a pas la même personne d'autre. Puis ça, je voulais vraiment, je disais, Hey, ça serait hot que je l'attrape. Dépendamment de la position, des fois, tu ne peux pas, mais je veux aller chercher mon bébé. Je veux le sortir de l'eau. Il est né juste là devant moi. J'ai tout vu aussi parce que j'étais couchée. Je l'ai tout vu. Je l'ai pris. Je l'ai amené sur moi. Puis c'était tellement une expérience magique. Je l'ai fait toute seule avec ma famille. sans aucun toucher vaginal. C'était comme trop beau pour être vrai. Il est né à 10h44 le matin. Ça allait tellement, tellement vite. Du moment où ça a commencé à être plus intense, il était comme 8h. Ça allait tellement rapidement. C'était magique, c'était magnifique. Oui.
- Speaker #1
Quelle belle expérience. Est-ce que tu as eu des craintes au départ quand tu as eu ta vision que tu voulais que ta fille soit présente ? Est-ce qu'il y avait une partie de toi qui était réticente à ça, même si tu avais envie ou pas du tout ?
- Speaker #0
Non, je n'avais pas de crainte ou je n'avais pas de peur nécessairement. J'étais vraiment dans, moi, j'aimerais ça, vivre ça avec elle. Je veux participer, comme ton podcast, au nouveau paradigme des naissances. On est capable de le faire. Il n'y a rien d'épeurant là-dedans. Justement, ça vient d'il y a très longtemps. On est avec cette peur-là parce qu'on se l'est transmise de génération en génération. Pour moi, ça fait partie de ma mission. J'ai dit, si je peux, dès que mes enfants sont jeunes, détruire un peu cette fausse croyance-là. ces peurs-là qui sont tellement ancrées dans notre société. Si ma fille veut, bien sûr, si elle se sent à l'aise d'être là, je veux lui offrir une expérience mémorable. Puis elle aussi, c'est une femme, c'est une fille. De ne pas lui transmettre cette peur-là. Dès qu'elle est toute jeune, elle va savoir, bien oui, peut-être qu'elle ne va pas s'en rappeler. Ma maman, elle a donné naissance en famille, dans l'eau, chez nous. Il n'y a pas à avoir peur, puis on est capable de lui transmettre un peu ce pouvoir-là. C'était ça ma motivation principale. Puis après ça, c'est sûr que... je ne voulais pas me faire d'attente parce que je disais peut-être qu'elle ne va pas être bien dans cette position-là de voir maman qui a mal ça me fait peur j'ai mal, puis c'est sûr qu'elle a pleuré à certains moments elle était comme, qu'est-ce qui se passe maman elle crie mais elle retournait jouer dans sa chambre avec ma maman, puis après elle revenait dans les photos je suis tellement reconnaissante d'avoir des photos de ce moment-là. Je souhaite à tout le monde qu'elle se fasse ce cadeau-là. C'est de le revivre à travers des images. Tu es tellement dans ton monde. Je vois sur les photos ma fille qui me touche l'épaule, qui a les mains à côté du bain, qui me regarde, qui est toute là. C'est sûr, il y a beaucoup d'émotions, comme tout le monde dans la pièce, comme moi aussi. Mais elle est toute présente et là. Elle comprend. Son petit frère va sortir de mon ventre et il va être là bientôt. c'est sûr que moi dans ma préparation je me faisais pas d'attente parce que je me disais si elle est inconfortable c'est correct Si vraiment, c'est la crise, puis c'est pour ça aussi que j'avais dit à ma maman, toi, ton rôle, c'est comme de t'occuper d'elle. Tu suis son flot. Si elle veut venir me voir, tu y viens. Si elle veut une pause, tu vas jouer avec. Ils sont allés au parc. Tout s'est tellement bien déroulé. Ça fait que c'était vraiment de la respecter. Moi, j'aimerais ça. Moi, j'avais, c'est ça ma motivation, de le faire en famille comme ça. Mais non, j'étais très confiante. Puis on s'était préparé aussi, vraiment. On s'était beaucoup préparé avant. J'ai plein de petits trucs que j'ai fait avec elle pour la préparer à ça. Elle était prête, elle comprenait ce qu'il allait se passer. Tu sais, vraiment, oui.
- Speaker #1
Tu vois, moi, mes enfants ont toujours été présents pour toutes les naissances, dans le fond, qui ont suivi.
- Speaker #0
Ah, wow !
- Speaker #1
Dès le deuxième, donc... Mon deuxième bébé est né en présence du premier, mon troisième en présence des deux et compagnie. Ils n'étaient pas vraiment intéressés. Ils jouaient dans leur jeu. Je me souviens, entre autres, d'Abraham, à un moment donné, qui faisait comme des tours de camion autour de moi, qui était en contraction. C'était vraiment leur quotidien qui continuait. c'était assez fascinant. Un jour comme un autre jour dans leur vie d'enfant, ils venaient, ils s'en allaient. Je pense que c'est vraiment un truc essentiel de les laisser libres.
- Speaker #0
Oui, puis c'est tellement beau de leur permettre de vivre ça en famille. Pour moi, c'est une transformation pour nous, les parents, mais aussi pour eux. Pour moi, c'était comme elle a le droit de ne pas vouloir le vivre avec nous si elle ne se sent pas bien. Mais... pareil comme papa qui est là, elle aussi, elle fait partie de notre famille et elle va vivre cette transformation-là avec nous. Je veux qu'elle comprenne comment c'est arrivé. Je peux aller acheter mon bébé au magasin. Il est sorti de moi et il était là. Je trouve que c'est vraiment un beau cadeau qu'on peut leur offrir. Souvent, ce que tu disais de tes enfants qui continuaient leur petit quotidien autour, j'ai écouté beaucoup de récits de naissance justement en famille, avec ma fille aussi, pour la préparer. à s'identifier, elle, OK, la maman est dans la piscine, elle donne naissance, puis OK, moi, je suis comme eux, les enfants qui tournent autour, puis qui jouent, puis qu'elles puissent s'identifier à ces images-là. Puis de ce que j'ai vu, souvent, les enfants, ils font ça, ils continuent leur petit train-train de vie. C'est OK, aujourd'hui, c'est une journée comme ça, puis on continue, tu sais.
- Speaker #1
C'est tellement ça, parce que c'est exactement, pour eux, c'est une journée avec un événement spécial, mais comme il y a d'autres événements spéciaux, parce qu'ils ne sont pas encore brainwashed dans leur tête de Oh mon Dieu, c'est quelque chose de dangereux, c'est quelque chose de terrible. C'est juste Ah, OK. C'est une petite journée spéciale. C'est le fun. On a un dessert spécial. Oui !
- Speaker #0
Oui ! C'est tellement ça. Je trouve ça vraiment beau. Vraiment. C'est merveilleux.
- Speaker #1
Tu as un compte Instagram qui est magnifique, Laurence.
- Speaker #0
Ah, merci.
- Speaker #1
Tu es sur Instagram sous le pseudo de Maman Lumière
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu as des beaux vidéos, des belles photos. C'est extrêmement inspirant, vraiment. Que si vous avez envie de rester en contact avec Laurence, je pense que c'est la meilleure option. Je te remercie énormément pour ces partages fabuleux que tu es inspirante, vraiment.
- Speaker #0
Merci tellement, Annie. Merci de m'avoir offert ta plateforme pour raconter un petit bout de mes récits de naissance. Merci.
- Speaker #1
Je souhaite très fort que Laurence ait réussi à saupoudrer de la magie dans ta confiance si tu souhaites donner naissance de façon naturelle, physiologique dans le courant des prochains jours, prochaines semaines, prochains mois. J'ai très hâte de te retrouver déjà pour le prochain épisode puisque je vais te présenter quelqu'un qui a été et qui continue d'être très importante pour moi. C'est un de mes principaux mentors, il s'agit du Dr Bernadette de Gasquet. J'ai fait plusieurs formations déjà avec Bernadette de Gasquet et la première date d'il y a près de 30 ans, imagine. C'est quelqu'un qui m'a beaucoup inspirée dans ma pratique comme doula, c'est quelqu'un qui m'a beaucoup inspirée et qui m'inspire encore dans ma pratique comme ostéopathe. J'ai eu énormément de plaisir à passer ce moment avec elle. Tu l'as bien compris dans le podcast Enfanté librement, le fil conducteur, ce sont les accouchements physiologiques, les accouchements dans lesquels on vit un empuissancement. Et bien Bernadette va venir nous raconter deux de ces accouchements. où elle a vécu effectivement des expériences qui, en plus pour l'époque, étaient wow vraiment intéressantes. Elle en profitera également pour nous parler des principales clés qui font une différence pour elle dans la préparation à l'accouchement. D'ici là, si tu as envie de t'inscrire à un de mes ateliers gratuits en prénatal, les 11 clés pour une naissance facilitée, En post-natal, les super pouvoirs de ton bébé, dans lequel on parle de plagiocéphalie, de motricité libre, Deux réflexes archaïques de Tommy Times, dans le fond, tous les éléments clés pour accompagner ton bébé au mieux dans la première année de sa vie. Tu peux t'inscrire à l'un, à l'autre ou carrément aux deux en allant dans la description de l'épisode. Je te rappelle que chacun des épisodes a une page dédiée dans laquelle tu peux trouver toutes les informations complémentaires. Par exemple, si tu as envie de pouvoir rejoindre Laurence, de pouvoir la suivre sur les réseaux sociaux. Tu peux simplement aller sur la page de l'épisode pour avoir les liens. Tu peux aussi retrouver dans chacune des pages de chacun des épisodes les vidéos que je t'ai enregistrées en complémentarité à chacun des épisodes. Donc, tu peux simplement aller dans la description pour pouvoir avoir le lien pour cette fameuse page où il y a plein d'informations intéressantes. Je te souhaite une magnifique journée et j'ai très hâte de te retrouver dans le prochain épisode pour te présenter le Dr Bernadette Degasquet.