Speaker #0Hello, moi c'est Noémie, je suis ostéopathe et infirmière et tu écoutes Entre deux tétés et trois vertèbres, le podcast où on parle du corps, de la maternité et de tout ce que l'on traverse sans toujours oser le dire. Mets-toi à l'aise mon papote ! Bonjour et bienvenue ! Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui revient tout le temps en consultation. Le ventre des tout-petits. Les coliques, les régurgitations, le reflux. Et surtout, cette question qui fait serrer le cœur à tous les parents. Est-ce que c'est normal qu'ils pleurent comme ça ? Si tu t'es déjà posé cette question, déjà, je sais que c'est difficile, clairement. Mais surtout, tu n'es pas seule. C'est dur de voir son bébé douloureux, de pas trop comprendre pourquoi. et d'essayer de trouver de l'aide pour l'apaiser suffisamment. C'est un vrai défi du quotidien, et à ça se rajoute souvent le manque de sommeil. Alors médicalement parlant, les coliques, c'est pas juste « il pleure beaucoup » . La définition la plus utilisée, ça va être des pleurs intenses, plusieurs heures par jour, plusieurs jours par semaine, pendant plusieurs semaines, chez un bébé qui est en bonne santé. Donc les symptômes associés, on va retrouver des pleurs ingonçolables à l'heure régulière, comme j'en parlais plus tôt. Un bébé qui se tortille, qui replie les jambes, qui gigote, le ventre qui peut être tendu, même si ce n'est pas obligatoire, un visage assez rouge et des gaz clairement un peu plus fréquents. La bonne nouvelle à tout ça, c'est que ça ne signifie pas qu'il y a un problème qui est grave, ça passe quand bébé grandit, quand son système digestif devient plus mature, et on peut soulager un peu. Mais avant toute chose, il faut s'intéresser à la possibilité que les coliques ou les troubles digestifs ce ne soit pas que dû à l'immaturité du système digestif de bébé, mais dû à un autre problème. Et dans ce cas-là, on peut aller chercher l'origine. Donc, par exemple, le lait en poudre qui lui est donné, est-ce qu'il a été envisagé de le changer ? Un trouble de la succion qui influence la digestion, la déglutition, la succion. Des tensions crâniennes, parce que tout simplement, le système digestif, il est énervé par des nerfs, donc qui donnent des sensations et qui... provoque les mouvements au niveau digestif, et l'avancée du bol alimentaire dont on peut parler souvent. Et au niveau du crâne, il y a les sorties de ces nerfs-là qui influencent tout le système digestif. Parfois, ces tensions crâniennes, elles sont associées à une préférence de côté. Et dans ce cas-là, si tu veux, tu peux aller écouter l'épisode qui en parle juste avant. Par voie, d'autres désagréments sont associés. Et là, on va retrouver par exemple les régurgitations. Les régurgitations, qu'on appelle normales, qui sont plus ou moins normales, ça va être des petites remontées après la tétée ou le biberon, qui ne sont pas énormes en quantité et qui ne sont clairement pas douloureuses. Pour faire simple, le clapet qui ferme l'estomac, si on l'appelle comme ça, en anatomie il s'appelle le cardia, et bien ce clapet il est encore en stage d'observation. Donc il n'a pas encore signé son CDI. Du coup, il ne fait pas encore très très bien son job. Du coup ça remonte, et souvent ça remonte beaucoup, parfois en G. Et ça peut être très impressionnant, avec quand même la notion que la plupart du temps, c'est bénin. Ce qui reste ok, c'est que bébé prend du poids, ça n'impacte pas sa respiration, il ne semble pas en souffrance, il n'y a pas de grimaces ou de cris. C'est important de le mentionner parce qu'il ne faut pas se limiter juste à « Oh, il prend du poids, tout va bien » . Non, ok, il prend du poids, mais est-ce que le reste c'est ok ? Est-ce que ce bébé est douloureux ou est-ce que... Les autres symptômes sont absents et dans ce cas-là, ça marche, je peux avancer. Ces régurgitations-là, elles ne sont pas constantes, ce n'est pas toute la journée ni à chaque prise et ça reste des quantités modérées. On a souvent l'impression qu'il y en a beaucoup, mais en réalité, si vous analysez vraiment, il n'y a pas tant que ça en quantité. Quand ces régurgitations-là ne sont plus seulement des régurgitations, mais elles posent un vrai problème, on va alors plus parler d'un RGO. Un reflux gastro-osophagien. Donc là, ce sera plus pathologique, avec un suivi pédiatre, voire diététicienne s'il y a besoin, kiné, etc. Dans ce cas, dans le cas du reflux, c'est quand l'acidité remonte avec le lait, et donc, ça fait mal. Parfois, on ne voit rien. Aucune régurgitation extérieure. Ça n'atteint même pas la bouche. C'est ce qu'on appelle le RGO interne. Souvent, vous l'entendez. Les autres signes ou symptômes qui peuvent évoquer un reflux. Et encore une fois, quand vous avez ces questionnements-là, vous n'hésitez pas à aller voir un professionnel de santé. Ils peuvent être des pleurs qui sont pendant ou après la tétée. Avec un arrêt de la tétée. Un bébé qui se cambre violemment et envoie la tête en arrière. Le sommeil compliqué, qui est haché, avec des difficultés à dormir sur le dos. Manger ça le soulage, donc il tête souvent ou demande un biberon souvent, mais il prend des petites quantités. Et on recommence. C'est un bébé qui va avoir tendance à tousser, à éternuer, ou même à ronfler un petit peu. Il peut y avoir une mauvaise prise de poids. Mais parfois, ce n'est pas forcément très net. Donc ce n'est pas le critère principal. Ou en tout cas, il peut en faire partie, mais il doit être associé. Et là, on consulte un pédiatre. Toujours comme je vous le disais plus tôt. Si tu as un doute, si tu as un ressenti que quelque chose ne va pas, tu demandes un avis médical. C'est important. Tu as le droit de poser des questions, tu as le droit d'avoir besoin d'être rassuré. On nage dans des eaux inconnues et parfois troubles quand on entre dans la maternité. Et ce besoin d'être rassuré, il est totalement légitime. Il n'y a aucun problème là-dessus. Et si j'ouvrais un petit peu la fenêtre ostéo en lien avec tout ça ? Je le dis tout le temps, mais chez le bébé, tout est lié. Littéralement, chez l'adulte aussi, mais imaginez que chez le bébé, c'est quand même tout plus petit, donc tout est lié beaucoup plus rapidement. Là, je vais parler par exemple du diaphragme. C'est le grand muscle qui sépare votre cage thoracique avec vos poumons de votre ventre. chez un bébé qui... tendu, qui est en tension, qui a des douleurs, qui a tendance à se crisper, etc. Il peut être un petit peu haut, un peu serré. Et ça, ça peut gêner la digestion, les gaz, les remontées acides. Le diaphragme, ce muscle, il est fait pour descendre et monter à chacune de ses respirations. On en a parlé dans un des précédents épisodes, si tu veux aller l'écouter. Ses mouvements haut et bas permettent de malaxer, bouger, tournoyer, tout ce que tu veux, le système digestif. Et donc en fait ça malaxe et ça permet une meilleure digestion. Un diaphragme qui est retenu par des tensions, il y a moins de brassage de lait. Ou des autres aliments quand bébé est diversifié. Donc possiblement si moins de brassage, il y a peut-être des difficultés à digérer. Le diaphragme n'est pas vraiment utilisé avant la naissance, parce que les poumons ne fonctionnent pas encore. Et lors de la naissance, il doit tout à coup fonctionner à pleine puissance. Du coup, régulièrement en tout cas, chez la... majorité des bébés que je peux avoir en consultation, des tensions sont retrouvées au niveau du diaphragme. Ensuite, j'ai parlé d'un nerf qui intervient dans à peu près tout le système digestif qui s'appelle le nerf vagué. C'est un nerf qui gère une grande partie de l'intestin, le côlon, le foie, l'estomac, bref. C'est un nerf qui intervient pour la régulation des organes et leur activité en termes de soit il accélère, soit il ralentit. Et ce nerf-là, il sort... juste sous la base du crâne, à droite et à gauche, sinon c'est pas drôle. Donc, si la naissance a été longue ou rapide, en siège ou instrumentale ou simplement, si bébé avait une position préférée dans le ventre, eh bien ce sont des zones qui peuvent être tendues. Et ça peut perturber un peu la digestion. La base du crâne de bébé, lors de plus de la moitié des naissances, et là je vous parle des chiffres de... Comment est-ce que la tête d'un bébé se présente de manière générale, c'est-à-dire dans la majorité des cas lors de la naissance dans le bassin de sa maman ? Eh bien lors de cette majorité des cas, la base de son crâne vient s'appuyer fortement sur la symphyse pubienne de sa maman pour trouver son chemin. Donc il vient s'appuyer sur la zone où les nerfs sortent. Forcément, il y a peut-être des tensions. L'estomac, il est tout petit, il est horizontal, et il est très sensible à la pression. Pour refaire un point en termes de taille, à la naissance, l'estomac d'un bébé fait à peu près la taille d'une cerise. Vers 3 jours, on atteint la taille d'une noix. Et au bout d'une semaine à 10 jours, il va plus ressembler à un abricot. Mais vous comprenez pourquoi est-ce que les tétés sont si fréquentes au début ou les biberons si petits. Et aussi, la moindre compression, une position des tensions musculaires, et bien tout ça peut influencer les remontées. Et enfin, on va parler de cette option-là, qui n'est pas forcément admise par tout le monde. Je pense que c'est parce qu'on n'en connaît pas assez suffisamment sur les bébés, et que cela permet de se rassurer aussi. Mais c'est important quand même à avoir en tête. C'est le fait que le système digestif est immature. La grande raison qu'on donne à chaque parent, la raison numéro un des coliques, et parfois des reflux, c'est le système digestif est immature. Les bébés n'ont pas encore les enzymes. la motricité, la flore intestinale de chaque adulte. Et encore, même nous, on peut avoir des dérèglements et des désagréments de cette flore. Ces bébés, leur petit système, eh bien, ils apprennent. Et apprendre, parfois, ça fait du bruit. Littéralement. Et petit point, même si vous me connaissez maintenant, mais l'allaitement fait partie du pourquoi est-ce que c'est important. Au-delà du fait que le lait est parfaitement adapté à chaque bébé, à chaque instant, puisque lors de la tétée, le lait s'adapte et peut changer en cours de tétée par rapport aux informations qu'il reçoit de la salive de bébé à travers le mamelon. Eh bien, le lait, ça apporte aussi des enzymes, des anticorps et plein d'autres choses pour apprendre au corps de bébé à se développer, pour apprendre à son système digestif à se développer. Et c'est aussi pour ça qu'on admet, après réflexion, que les bébés allaités sont souvent, et je ne dis pas tout le temps, souvent moins malades que les bébés au biberon, tout simplement parce qu'ils ont eu des anticorps avant. via le lait de la maman. Ils ont eu des anticorps avant d'être malades, donc ils vont moins être malades, ils vont plus développer leur système. Mais encore une fois, chaque bébé est unique. Et surtout, tu fais ce que tu veux. Tu allaites ou tu allaites pas. C'est ton choix, ton droit, et basta. Oula, le petit côté marseillais qui ressort. Bon, revenons à nos moutons. Comment, moi, je peux lire les signaux que je peux retrouver chez un bébé en tant qu'ostéo ? Eh bien, en séance, on observe pas mal de choses. La souplesse du ventre, la mobilité du diaphragme, la base du crâne, comme on en a parlé. Comment est-ce que bébé se tend, se relâche, comment il respire, il tourne la tête, et comment il digère pendant la consultation. On apprend aussi énormément, parce que vous, en tant que parents, vous nous dites, et je dois poser un milliard de questions, qui pour vous n'a pas forcément une queue ou une tête ? C'est pas ça l'expression, mais pas forcément nicole ni tête. Sur ces petits bidoux, tout fragiles, tout mignons, et surtout jeunes, qui sortent de l'œuf finalement presque, on n'appuie pas, on n'écrase rien, on accompagne. On donne de la mobilité, on relâche les tensions, et on aide le corps à moins lutter. Et rien que ça, souvent, ça change le quotidien. Et si on parlait petits tips ? Pour aider, pour l'allaitement, le biberon, le portage. Pour l'allaitement, parfois les douleurs digestives sont liées à la vitesse du lait qui sort, donc au réflexe d'éjection qui peut être un peu fort. On peut le réduire, notamment en réalisant des compressions amères avant de donner le sein à bébé. Ça permet un petit peu de diminuer le débit. Parfois à la position, mais également à des troubles de la suction ou des tensions buccales. Au-delà d'amener ton bébé voir un ostéo, un kiné, un chiro. Tu peux déjà essayer une tétée un peu plus à la verticale. Des pauses avec un rot si tu vois que le lait sort vite et qu'il a besoin de faire une pause pour évacuer l'air en trop. Une position ventrale, donc ventre à ventre, la position BN, Biological Nutrient, dont on parle régulièrement, qui est très sympa d'ailleurs à faire, mais parfois un peu compliqué à mettre en place. Tu peux demander à ta sage-femme ou à ton ostéo de te montrer. Ou quand il grandit aussi, puis ça dépend comment il se tient. petit koala, donc avec ses jambes passées autour de la tienne, assis face à toi. Si tu sens que quelque chose cloche, n'hésite pas à aller voir un pro. Formé, bien entendu. Donc, consultante, IBCLC, celle ayant le DU à l'aide, bon, une sage-femme, tu vois un peu le topo. Au niveau du biberon, eh bien le débit de tétine est important. Pour que bébé travaille bien sa suction, on reste sur des débits plutôt bas. Quel que soit son âge, parce qu'il va vraiment venir travailler avec sa mâchoire et sa langue pour avoir une quantité de lait suffisante. Et ça, il peut le faire à n'importe quel âge. Donc quand on démarre avec un débit bas, on reste avec ce débit au possible. Bien entendu, on adapte si on a un lait qu'on a dû épaissir ou ce genre de choses. Dans ce cas-là, le débit va forcément être plus grand parce que sinon ça ne passe pas. Mais sinon, ça peut être intéressant de laisser son bébé travailler. On pense aussi à la position du biberon. Donc quand on donne le biberon, on doit avoir un bébé qui est bien à la verticale, un biberon quasiment à l'horizontale, pour qu'encore une fois, il travaille et sa suction et sa prise de lait. Et non, un trouble de la suction, c'est pas réservé au bébé à l'été. Oui, un bébé qui boit du lait infantile au biberon peut présenter un trouble de la suction qui va impacter sa prise de lait, sa digestion, la prise d'air, les reflux et les coliques. Et au biberon, il est tout à fait possible de faire des pauses également. Mais je crois que ça, c'est quand même plus admis au biberon qu'au sein. Une autre sphère, c'est le portage. Les bébés portés à la verticale digèrent souvent mieux. Parce qu'il y a une petite pression sur le ventre qui est douce. Le mouvement lors du portage, de la marche, etc. les aide beaucoup à mobiliser le ventre, mais aussi à se sentir mieux de manière générale. Et le contact. peau à peau et contact à ses proches, avec ses parents, eh bien ça apaise son système nerveux. Donc c'est un bébé plus calme. C'est un tips extraordinaire, mais ce n'est pas une solution miracle. Le portage, c'est un vrai soutien. Ok, on a fait le point sur les reflux, les coliques, les douleurs. Mais il y a d'autres pleurs, parfois quotidiens chez les bébés. Et là, on va parler de pleurs de décharge. Donc tous les pleurs qu'on peut retrouver chez nos bébés. ils ne viennent pas forcément du ventre. Les pleurs de décharge, c'est un peu le débrief émotionnel de son bébé. En fin de journée, après trop de stimulation, trop de lumière, trop de monde, bébé relâche tout. La différence, avec ce qu'on a vu plus tôt, c'est que les pleurs de décharge, ils ne s'accompagnent pas d'un ventre tendu. C'est un bébé qui cherche les bras, que le pot à pot peut apaiser, mais ce n'est pas obligatoire. Et ça ne survient pas forcément juste après les repas. Par contre, c'est tous les jours à la même heure, approximativement. Et c'est normal, ça veut pas dire que tu fais mal les choses, vraiment pas. Et encore une fois, c'est bébé dépendant. Certains n'en ont quasiment pas, d'autres en ont des heures. Parfois, dire à votre ce qu'il est en train de se passer, eh bien ça peut aider. Pour lui, et pour toi. L'idée c'est pas de vouloir à tout prix arrêter les pleurs, parce que comme toute personne, parfois on a besoin de pleurer. On peut lui expliquer qu'on est là, que c'est ok de pleurer s'il en a besoin, que ça va aller mieux d'ici quelques minutes. Verbaliser, ça peut aider ton bébé, mais aussi toi, car tu conscientises ce phénomène. En fait, t'expliques à toi-même et à ton cerveau que c'est normal et que t'es là pour ton bébé. Personnellement, c'est quelque chose qui m'a vraiment aidée de le verbaliser, parce que ça me calmait instantanément de lui dire que j'étais là, et je pense que quelque part, eh bien, il comprenait. C'est pas parce que ces pleurs sont là pour une bonne chose qu'on n'a pas envie de les soulager ou d'aider à les diminuer. Il y a des études récentes qui ont montré que porter bébé, donc en porte-bébé, en écharpe ou même en contact rapproché, plus de deux heures par jour, cela réduit de plus de 50% les pleurs de décharge le soir. Et moi j'ai voulu savoir pourquoi. Parce que ok, c'est bien beau de le dire, mais en fait ça marche comment ? Et en fait, bébé se régule et il apaise ses émotions. pendant le portage. Du coup, le soir, s'il y a eu des émotions fortes emmagasinées dans la journée, eh bien, elles ont quand même été un peu libérées pendant ces moments-là, de portage, de partage. Elles auront été entendues, accueillies, et sûrement une partie digérées. Du coup, ces pleurs de décharge, ils seront sûrement plus courts ou moins intenses, ou les deux. Pour résumer, ce que tu peux faire à la maison, sachant qu'il n'y a pas de pression. C'est des idées, des tips, des petits trucs que tu peux essayer si tu en as envie. Porter ton bébé un peu plus verticalement. Faire des petites pauses pendant les repas, que ce soit au biberon ou la tétée. Essayer de lui offrir du calme, après la tétée ou après le biberon. Masser doucement le ventre quand il le tolère. Lui faire faire un petit peu de pédalo avec ses jambes, toujours en douceur. Leur ventre est sensible. observer ce qui le soulage et ce qui semble le gêner. Un petit peu de temps sur le ventre, ça peut parfois aider. Pas forcément sur ton tapis, ça peut être contre toi en ventre avance quand tu es joliment avachi sur le canapé. Et essaye de ne pas te dévaloriser. Tu n'es pas nul. La preuve, tu cherches des solutions. Tu fais déjà énormément. Tu fais déjà tout ce que tu peux avec ce que tu as. Et dans la vraie vie, pas sur les réseaux, et la vraie vie avec un nouveau-né, c'est intense. Et je crois que c'est peu de le dire. Toujours la même chose, si t'as un doute, consulte ton médecin. Et justement, quand est-ce que tu consultes ? Eh bien, si bébé veut mélanger très souvent, s'il ne prend pas de poids, si tu as l'impression qu'il respire mal, s'il est mou ou somnolent ou moins tonique, ou si simplement tu ressens quelque chose. qui ne va pas. Pour ce qui est des autres pros, tu peux consulter un ostéoformé, un nourrisson ou un chiro. Si tu observes des tortillements, des tensions, un incofort, une tête toujours tournée du même côté, une tétée qui est très agréable d'un côté, et puis quand tu changes de sein, bah c'est pas la même. Des pleurs récurrentes. Et puis, simplement peut-être après la naissance, pour faire un point, ton instinct compte. Ton ressenti compte, tu connais ton bébé. Donc si tu es dans ces nuits hachées, ces tétés agités, ces pleurs où tu cherches ce qui soulage le plus, et bien en fait tu fais déjà un travail de fou. Il y a des professionnels autour de toi pour t'accompagner. Et ça, c'est important de se le répéter et de chercher leur contact si tu ne les as pas encore. Courage à tous les petits ventres qui travaillent dur et à leurs parents. qui font du mieux qu'ils peuvent. Merci d'avoir partagé ce moment ensemble. Si cet épisode t'a parlé, tu peux t'abonner, le partager ou simplement le garder pour les jours où tu as besoin d'un peu de douceur. Et souviens-toi, ton corps n'a pas besoin d'être parfait pour être écouté. Alors, à très vite dans Entre deux tétés et trois vertèbres.