Speaker #1on va parler d'un poison silencieux qui ronge... beaucoup d'athlètes, c'est la peur de perdre. Mais pas pour dire que c'est normal et qu'il faut penser positif, ça non, ce serait bien trop facile, mais plutôt t'aider à comprendre d'où elle vient réellement et comment la désactiver mentalement et pas seulement émotionnellement. Tu veux gagner, tu t'entraînes dur, mais à l'approche de la compétition, t'as la tension qui monte, tu te sens fragile, instable, presque déconnecté de ton vrai niveau. Tu le ressens dans ton corps, tu vois, t'essayes de Merci. de respirer mais tu sens que tu respires moins bien, tu cogites beaucoup plus et dans ta tête, ça tourne toujours autour d'une phrase non dite c'est « et si je perds ? » et c'est là que la spirale va commencer tu commences à imaginer le scénario catastrophe comme tout le monde, et moi le premier par exemple, tu te dis « si je perds, je vais passer pour un imposteur » ou alors « si je perds, je vais perdre de la crédibilité » ou alors Je vais perdre mon avance, je vais perdre mon image, je vais perdre ma confiance. Mais moi, la question que j'ai envie de te poser, c'est est-ce que c'est vrai ça ? Ou est-ce que tu vois peut-être qu'un seul côté de la pièce ? Ce que tu dois comprendre, en fin de compte, c'est que la peur de perdre, elle est normale chez tout le monde. Même les meilleurs ont la peur de perdre. Mais elle vient surtout d'un déséquilibre dans ta perception de ce que tu risques. Et souvent, ta perception, c'est tu vois que la perte possible, tu vois que l'effondrement. Et t'oublies le revers de la médaille. Et ce que je vais te dire là, c'est l'un des fondamentaux de la préparation mentale que j'utilise avec mes athlètes les plus avancés. Tout a autant de négatifs que de positifs. Toute victoire, tout échec, tout objectif a son prix et ses bénéfices. Même quand tu perds. C'est difficile à comprendre au début, mais même quand tu perds, il y a des bénéfices. Et c'est maintenant où je vais t'inviter là tout de suite à prendre juste un instant. Et... poser ces deux questions brutales mais libératrices. Alors si tu es en voiture, évidemment, je t'invite à le refaire quand tu seras posé tranquillement chez toi et à noter ces petites questions et surtout tes réponses. Mais tu peux quand même le faire avec moi maintenant. Quel est le prix à payer si je réussis ? Je te donne un exemple. Si je réussis, le prix à payer, c'est peut-être plus de pression, plus d'attente, moins de marge d'erreur. ou encore une exposition que tu ne veux pas forcément. Et la deuxième question, c'est quel est le bénéfice, parfois caché, de ne pas réussir cette fois ? Tu vois, c'est ce que je t'ai dit. Tu ne vas pas réussir, mais il y a quand même des bénéfices. Alors pose-toi cette question-là. Quel est le bénéfice de ne pas réussir cette fois-ci ? Je te donne quatre exemples. Moins de charge mentale, peut-être. Du temps pour progresser ou encore l'occasion de corriger un axe. qui était fondamental avant, avant qu'il soit trop tard. Et encore aussi, peut-être moins de bruit autour de toi. Tu seras plus calme, ce sera plus calme autour de toi, ce sera plus cool, tu ne seras pas trop embêté. Et là, normalement, quelque chose se passe. Une fois que tu as posé ces deux questions-là et que tu as répondu, pour ça que je veux vraiment que tu prennes le temps, et pas seulement dans ta tête, mais vraiment de l'écrire, en fait, tu vas sentir un rééquilibrage. Tu vas commencer à prendre du recul. et surtout à récupérer ta lucidité. Et c'est vachement important de le faire avant une compétition, avant ton échéance, quand tu commences à sentir cette peur arriver. Pose-toi ces deux questions-là et écris tes réponses. L'écrit, c'est toujours bien mieux que de penser ou de le dire à l'oral, d'accord ? Ton cerveau, il imprègne beaucoup mieux de cette manière-là. Et en fait, si je t'en parle aujourd'hui de tout ça, c'est parce que moi-même, je l'ai vécu. Je l'ai vécu, certes. il y a quand même de nombreuses années, mais je l'ai vécu quand même. Cette peur de perdre, je l'ai ressentie moi avant chaque compétition, avant chaque assaut quand je faisais de l'assaut, ou avant chaque combat après quand je faisais du combat. Et en fait, je montais sur le ring, j'avais le cœur serré, l'énergie qui était déjà entamée, t'imagines ? Avant même le premier coup, le gong n'avait même pas sonné, que j'avais déjà mon énergie qui était entamée. Et pourtant... Honnêtement, j'étais prêt physiquement. Je m'entraînais dur quand même, deux fois par jour. À cette époque-là aussi, à un moment donné, j'étais au Pôle France. Donc la discipline, elle était au millimètre, que ce soit l'alimentation, que ce soit le sommeil, que ce soit les entraînements, la technique, le physique, tout, la totale. Ah, par contre, juste une chose, on ne travaillait pas énormément le mental à cette époque-là et honnêtement, je n'ai aucun souvenir. Peut-être parce qu'on n'a jamais travaillé. Mais en fait, En fait cette peur, tu vois, elle venait sa... taper une partie de ma condition. Ça me rendait fou. Elle me faisait perdre ce relâchement que je pouvais avoir aux entraînements, cette lucidité, ce feu qui fait la différence dans les moments décisifs, tu vois. Et je pense que peut-être que tu te reconnais là-dedans, où en fait, t'es relâché, t'es lucide, tu joues le feu à l'entraînement, t'es bien, mais par contre, t'arrives pas à reproduire ça quand t'es sur le parcours pour les golfeurs ou bien quand t'es sur le ring pour les boxeurs. Et tu vois le pire là-dedans ? c'est que personne n'en parlait vraiment à cette époque-là. Je te parle d'une époque, c'était il y a 20 ans. Et à l'époque, on me disait juste, et surtout à moi, j'entendais beaucoup, c'est « t'as le mental ou tu l'as pas » . Mais c'est pas vrai ça en fait. C'est pas que j'avais pas le mental, c'est surtout que j'avais pas les outils. Et je suis allé jusqu'au bout, toujours, tu vois, même quand c'était difficile, même dans un combat dur, j'allais jusqu'au bout. Je sais que j'étais très résistant aussi à la douleur, au coup, etc. Mais je n'ai jamais rien lâché, même quand c'était dur. Mais franchement, tu vois, c'est à l'intérieur. Cette peur, elle me déstabilisait énormément. Et aujourd'hui, avec le recul et les connaissances surtout que j'ai, je me dis, si à cette époque-là, j'avais eu ces clés, si j'avais entendu quelqu'un raconter cette expérience-là, si j'avais pu échanger avec un préparateur mental, je me serais déjà senti moins seul, moins isolé. Et honnêtement, j'aurais vécu mes compétitions vraiment différemment. Et surtout, pour moi, ce qui me marque le plus, c'est que j'aurais pu vivre mes compétitions avec beaucoup plus de plaisir et beaucoup plus de liberté. Et au final, j'aurais vécu ça avec beaucoup plus de respect aussi envers moi-même et surtout même dans les défaites. C'est pour ça que je te parle de tout ça aujourd'hui, parce que t'as pas à porter ce poids-là tout seul. Quand tu fais ce travail mental, rééquilibrer, comprendre, décoder, tu joues plus pour ne... pas échouer. Tu joues avec la conscience d'un athlète libre. Libre de performer, libre de rater, libre d'apprendre. Et dans cet espace-là, c'est souvent là que tu fais tes plus belles compétitions. Si cet épisode a déclenché quelque chose chez toi, je t'invite à pas le laisser là. Tu peux revenir dessus avant une compète, ou à le réécouter, le vivre. Comme je t'ai dit, si t'es en voiture, n'hésite pas à le réécouter une fois que t'es chez toi, tranquillement, posé avec un petit carnet là. et pose-toi les deux questions et surtout note tes réponses. Et si tu sens à un moment donné que tu es prêt à aller plus loin, à désactiver en profondeur ce programme mental qui t'empêche de performer librement, sache que j'ouvre parfois des créneaux pour un entretien diagnostic one-one, c'est-à-dire toi et moi, pour diagnostiquer les blocages que tu peux avoir. C'est gratuit, je l'offre, et c'est pas ouvert à tout le monde. Mais sache en tout cas que si tu veux être dans la boucle, le lien est en description de cet épisode. Je te remercie d'avoir écouté Entre Swing et Combat. Partage cet épisode à un ou une athlète qui a besoin de l'entendre et surtout, souviens-toi, la peur de perdre n'a pas à diriger ton jeu. C'est ta lucidité qui doit prendre le relais. A bientôt.