Speaker #0Il y a des jours où vous vous levez certainement déjà fatigué. Ce n'est pas forcément une fatigue physique, mais vous êtes sans élan. Vous regardez déjà votre journée, elle n'a rien d'exceptionnel, il n'y a rien d'insurmontable. Et pourtant, il y a quelque chose qui résiste à l'intérieur de vous. Vous vous dites, je suis épuisé, je suis fatigué, mais est-ce que c'est vraiment de la fatigue ? Bonjour, je suis Jean-Claude, chronotier et artisan du temps. Ici, dans Entre-temps, je vous aide à transformer votre ample du temps. en allier pas à pas son pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans Entre-temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie. Et oui, on utilise souvent le mot fatigue pour beaucoup de choses qui sont réellement différentes. On dit qu'on est fatigué quand on a, par exemple, trop travaillé, ou alors quand on a mal dormi, quand la semaine a été particulièrement intense, dense, vous voyez ce que je veux dire ? Mais on dit aussi qu'on est fatigué quand on n'a plus vraiment envie, quand ce qu'on fait ne nourrit plus, ou bien ne nous donne plus grand-chose, et alors on se lève le matin, Et on fait simplement ce qu'il faut faire. Parfois on le fait dans l'urgence, sans s'élever un peu en retard, et on termine aussi la journée en se demandant ce qu'on a bien pu faire. Et surtout la question la plus importante c'est pourquoi ? Alors pourquoi en un seulement, mais surtout en deux mots, pourquoi ? Et ce sont en fait deux réalités qui ne sont pas vraiment les mêmes. Il y en a une qui demande du repos, ça c'est pratiquement la fatigue physique, une bonne nuit de sommeil et normalement on devrait de nouveau correctement reposer. Mais ce n'est pas toujours le cas, parfois il faut un peu plus de temps. Mais disons que c'est un peu la règle générale. Mais l'autre fatigue, elle demande plutôt un ajustement, parce qu'elle est plus mentale, elle est plus à l'intérieur de nous. Et souvent on les confond. Et ça, c'est souvent à ce moment-là que ça devient compliqué de voir qu'est-ce que l'on va faire avec cette fatigue. Alors, avant de commencer, je vous avais promis dans l'épisode précédent de vous expliquer ce que c'est que la théorie du singe et du manager. Certains d'entre vous, j'ai entendu, ne la connaissaient pas, mais c'est ok, c'est tout à fait normal. Alors, je vous en parle à la fin de cet épisode, restez jusqu'au bout, et vous aurez cette fameuse théorie. du singe et du manager. Comme on l'a un peu entrevu, la fatigue physique, je pense qu'on la connaît bien. On sent quelque chose dans le corps qui se ralentit. C'est ce que je ressens quand je suis fatigué. J'ai travaillé quelques heures au jardin, la journée est déjà bien avancée. Je me rends compte que simplement, mon pas est plus lent, mes gestes sont également ralentis. Et lorsque je travaille, quelque chose d'un peu plus cognitif, je vais dire, ma concentration, elle baisse. J'ai envie de décider, mais je ne m'en sens plus vraiment capable. On dirait que ma capacité à prendre des décisions, elle aussi, diminue. Et alors, quand on se repose, vraiment, une bonne nuit ou un week-end, En retraite, par exemple, où on décroche vraiment, ça revient. Je dirais quelque part, c'est un peu mécanique. Si on ne s'est pas fait mal, si on n'a pas été trop loin, si on n'a pas brusqué ses muscles ou ses tendons, ces mécaniques, ça revient dans le bon sens du terme. On est de nouveau prêt. Mais par contre, la perte de sens, ça c'est différent. et vous pouvez dormir ou prendre un week-end, une retraite avec moi dans une abbaye, changer d'air, le lundi matin par exemple, la lourdeur sera toujours là. Ce n'est pas parce que vous n'avez pas récupéré, c'est parce que ce n'est pas de la fatigue que vous traitez. Ce qui vous manque à ce moment-là, ce n'est pas de l'énergie que vous retrouvez par une bonne nuit de sommeil, c'est plutôt une direction intérieure qui... pour l'instant ne correspond plus tout à fait à ce que vous vivez au quotidien. Vous avez envie quelque part de A et vous vivez B et ça, ça vous fatigue, mais pas physiquement, c'est plus intérieur. Et le point c'est que si on confond les deux, parce qu'on peut les confondre, parce que certains symptômes sont presque identiques, on sent une fatigue, même si elle n'est pas physique, on n'a plus trop envie, on a envie de s'asseoir dans le canapé Peut-être simplement de regarder une série ou peu importe, quelque chose qui ne va pas nous demander d'effort. Et donc on le retrouve aussi dans la fatigue physique. Mais on la retrouve aussi dans cette fatigue de manque de sens. C'est un manque de sens et on ne le retrouve pas avec du repos. Et c'est en fait de se demander pourquoi lorsque je me repose, ça ne change rien. Alors voilà, c'est de traiter une vraie fatigue d'une manière différente que de traiter cette fatigue qui vient du sens. Et il ne faut pas le faire avec quelques culpabilités, c'est quelque chose qui nous arrive à tous. On arrive tous à un moment à avoir un peu cette perte de sens où on se questionne, mais enfin qu'est-ce que je suis en train de faire ? Ça ne veut pas dire qu'on est complètement perdu, mais juste pour un instant, juste pour quelques heures, parfois quelques jours ou même un peu plus long, Ça m'est arrivé, on se questionne, on sent qu'il y a quelque chose qui n'est plus aligné avec nous. On ne sait pas trop bien quoi, et là, c'est quelque chose qui résonne en nous, et qui, je vous le dis tout à fait honnêtement, ne va pas se solutionner par une bonne nuit de sommeil. Et donc voilà, on se dit qu'on devrait avoir plus d'élan, qu'on devrait continuer, mort sur sa chic, alors qu'on a juste besoin de s'arrêter et de faire le point. Oui, je vous ai dit que ce n'était pas très évident, dans certains cas, de voir ce qui est une fatigue purement physique et voir ce qui est une fatigue plutôt qui vient du manque de sens. Pourquoi ? Parce que lorsqu'on a un manque de sens, on va avoir parfois tendance à exagérer le trait. On va essayer d'y mettre un peu plus du sien et on va peut-être travailler quelques heures en plus. Ce qui va nous fournir, eh bien, une fatigue physique, bien entendu. Et donc là, on a ces moments très particuliers où les deux sont presque l'une au-dessus de l'autre. Et vous savez, c'est un peu comme quand il y a des bruits qui se mélangent, on ne sait plus très bien qu'est-ce qu'on entend. Eh bien, c'est la même chose avec les deux fatigues. Donc voilà, ce que je vous propose, c'est simplement de se poser quelques questions. Je vais essayer de vous en donner trois comme d'hab. Ce n'est pas que vous n'avez que trois doigts à votre main, mais pour moi, ce trois, c'est un... C'est la Trinité, c'est bien. Et donc si vous posez cette question, ça peut peut-être déjà vous donner quelques indices qui, si vous n'y voyez pas très clair, pourront vous aider à mettre un peu de lumière sur la question. Alors le premier repère, ou la première question peut-être, c'est de regarder ce qui se passe, mais alors après un vrai moment de repos. Pas juste une petite soirée au calme. Par exemple, vous prenez vraiment un week-end et vous dites là, je vais à la mer, je vais dans la forêt, je vais à la montagne, peu importe, je ne fais rien. C'est un vrai moment où vous décrochez. Et regardez comment revient ou ne revient pas votre élan. Est-ce qu'il revient un peu ? Est-ce que vous avez de nouveau envie d'avancer ? Si c'est le cas, et si vous sentez que c'est, c'est ça, c'était vraiment sans doute de la fatigue. Ça peut être aussi, je vous ai dit, quand j'ai travaillé... deux ou trois heures dans le jardin, je suis fatigué. Bon, ça, c'est clair, c'est un point de repère très très net. Mais parfois, la fatigue peut s'accumuler parce que vous avez dû travailler plusieurs jours sur la semaine, un peu plus tard, vous avez eu un repas de famille en semaine parce qu'il y avait quelque chose de particulier, donc ça vous a fatigué. C'est clair, ça peut venir aussi par une accumulation, je dirais, d'un manque de sommeil réparateur. Ça, c'est possible. Voyez un peu si après, je dirais, un bon week-end de repos, si la machine est prête à repartir, alors à ce moment-là, c'est clair, c'est une fatigue physique. Le deuxième, c'est d'observer ce que vous ressentez quand vous imaginez continuer encore un peu plus dans cette direction. Alors, je dis, ce n'est pas simplement demain, mais par exemple dans six mois, dans un an. Et qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de vous ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui... a tendance à se refermer, à s'oppresser intérieurement à cette... C'est peut-être pas un manque d'énergie, c'est peut-être une adéquation de sens et de direction. J'ai une personne que j'accompagne, et on est à quelque chose comme 40 ou 50 jours de la fin du cycle scolaire, mais elle ne veut plus aller à ce collège où elle enseigne. Elle ne veut plus pour différentes raisons, je ne vais pas vous les expliquer ici, c'est trop long, mais elle ne veut plus. Et bien, qu'est-ce qui se passe ? Elle ressent... une sensation qui est très lourde. Elle a des difficultés de se lever. Elle a même à certains moments une boule au ventre pour aller à ce travail. Et pourtant, c'est un travail qu'elle fait également d'une manière privée. Elle enseigne. Mais cela, là au collège, c'est réellement douloureux, je dirais dans le sens propre du terme, douloureux d'y aller. Eh bien ça, c'est réellement le signal qu'elle a. perdu le sens, la direction et que cette direction qui est d'aller enseigner dans ce collège n'est plus du tout alignée avec elle et il y a une fatigue énorme qui est là et qui fait qu'à un certain moment lorsqu'elle va se coucher ou si elle s'assied dans un fauteuil elle aurait tendance et c'est pas une tendance, elle tombe endormie, mais non pas de fatigue physique mais bien de de fatigue de sens, si je peux dire. Voilà, et le troisième, c'est de vous poser cette question simplement. Est-ce que ce que je fais me relie encore à quelque chose qui compte vraiment pour moi aujourd'hui ? Dans l'exemple que je viens de vous donner, c'est clair que pour elle, cette personne, aller au collège et enseigner, ce n'est plus du tout aligné avec elle. Donc ça ne fait plus de... sens, ça ne la relie plus à ce qui compte vraiment pour elle. Alors, ces questions ne donnent pas toujours une réponse immédiate, les trois que je viens de vous donner. Mais, elles vont vous aider à clarifier. Et parfois, juste de se les poser et d'y répondre le plus honnêtement possible, c'est déjà là le début de quelque chose qui pourrait permettre que vous soyez un peu moins fatigué au quotidien. Nous voici au mantra que je dépose gentiment dans vos oreilles. Toute fatigue ne vient pas du corps et tout repos ne résout pas un manque de sens. Voilà. Alors je vous avais parlé de la fameuse théorie du singe et du manager. Eh bien, on va en parler quelques instants ici. En fait, c'est une idée relativement simple et aussi amusante qui vient... d'un article qui est paru dans le Hard Rock Business Review dans les années 70, si j'ai bon souvenir. Et l'image, c'est un peu ceci. Vous imaginez que chaque problème qui est non résolu, donc il est toujours là, le problème, eh bien, c'est un singe. Et c'est un singe qui se trouve sur l'épaule de celui qui le porte forcément, mais qui porte le problème. Celui qui a le problème... eh bien, il porte physiquement, entre guillemets, dans l'image, un singe sur son épaule. Alors, quand un collaborateur, et c'était le cas que je vous avais mentionné la semaine passée, « Hep, t'as pas cinq minutes » , donc quand un collaborateur vient vous voir, il vous dit, bien entendu, « Hep, t'as pas cinq minutes, j'ai un problème » , il parle de son singe, d'accord ? Vous le voyez physiquement. Et, ben... Ce que vous lui répondez, c'est « Laisse-moi y réfléchir » ou « Je m'en occupe de ton problème » . Et qu'est-ce qui se passe si vous faites ça ? Eh bien, le singe, il quitte l'épaule de la personne qui est dans votre collaborateur, donc son épaule, et il saute sur la vôtre. Et donc maintenant, qu'est-ce qui se passe ? C'est que ce n'est plus votre collaborateur qui a le singe sur son épaule, c'est vous, le manager ou le collègue, qui avez ce problème. C'est-à-dire que vous avez le singe sur votre épaule. Et imaginez que vous êtes manager ou responsable d'entreprise et vous vous baladez dans les couloirs, enfin vous baladez, vous vous rendez quelque part à travers les couloirs, et vous rencontrez comme ça deux ou trois collaborateurs qui vous disent « Tiens, t'as pas cinq minutes parce que j'ai un problème ? » Et vous avez exactement le même style de réponse. Et bien, quand ça arrive là plusieurs fois par jour et avec plusieurs personnes différentes, le résultat, à la fin de la journée ou simplement quand vous rentrez dans votre bureau, vous vous retrouvez avec une dizaine de singes sur les épaules. Essayez d'imaginer cette image, d'avoir dix singes qui s'agrippent à votre épaule, et vous êtes complètement débordés, bien entendu. Et quand vous entrez dans votre bureau, vous avez encore là d'autres problèmes qui vous attendent, et donc il y a aussi toute une série de singes qui sont un peu partout dans votre bureau. Et pendant ce temps-là, vos collaborateurs rentrent chez eux, les mains libres, les épaules un peu plus légères. C'est clair. Et bien entendu, ils attendent que vous réglez leur problème, bien entendu, puisque c'est vous qui avez le singe, c'est à vous de donner à manger au singe. Alors, il y a aussi quelque chose qui dit que si vous ne donnez pas à manger au singe, il va aller chercher sa nourriture lui-même. C'est-à-dire que le singe s'en mange une banane. Donc si vous réglez le problème du singe, le problème qui a été mis sur vos épaules, vous lui donnez une banane et le problème est solutionné. Mais si vous ne le nourrissez pas, si vous laissez un peu le singe, c'est-à-dire ce problème, sans solution, sans attention, qu'est-ce qu'il va faire ? Eh bien, il va aller chercher sa nourriture lui-même. Qu'est-ce qu'il fait ? Il va grimper au bananier, il va grimper à l'arbre pour aller chercher une banane. Donc, Ça vous comprenez. Mais dans une société, qu'est-ce qu'il fait ? Il va grimper dans la hiérarchie. Et ce problème risque d'être escaladé à un niveau supérieur. Et là, vous allez avoir une pression complémentaire qui est celle de votre chef, par exemple, qui va vous dire « Et alors, ce problème n'est toujours pas solutionné, même si ça avait été donné à un de vos collaborateurs. » Donc voilà, ça c'était le singe et le manager. Donc faites très attention quand quelqu'un vient vous voir de ne pas prendre son singe, mais que ce singe reste bien sur ses épaules et que ce soit lui qui s'en occupe. On aura peut-être l'occasion plus tard de voir comment on peut faire ça. Ou alors, vous lisez le livre Le singe et le manager, ou Le manager et le singe, je ne sais plus dans quel sens le titre du livre est. Si on revient un instant avant de nous quitter sur la fatigue, qu'elle soit physique ou qu'il y ait une fatigue qui vient d'une perte de sens finalement, et bien cette semaine, si vous ressentez cela, prenez juste quelques minutes pour préciser de quoi il s'agit. Est-ce que c'est votre corps qui a peut-être besoin de repos ? Et ça c'est tout à fait normal, c'est la partie mécanique, on dort chaque jour une certaine quantité d'heures, et dans ce cas, reposez-vous. Sans culpabilité, c'est parfois quand on se repose ou on va dormir un peu plus tôt, on s'entend dire « tiens, tu es déjà parti, tu t'en vas comme l'épaule » ou quelque chose comme ça. Non, vous avez besoin d'un repos, prenez-le, sinon la fatigue va s'accumuler. Ou alors, c'est votre direction qui a besoin d'un ajustement, de retrouver du sens. Et dans ce cas, je peux vous dire que le repos seul ne va rien arranger. Il va effacer un tout petit peu, mais ça va rester. dedans. Donc il ne va pas changer grand-chose. Et la nuance peut sembler peut-être un petit peu légère ou subtile, mais elle change beaucoup de choses dans la façon dont on prend soin de soi. On ne prend pas soin de la même façon par une fatigue qui vient par un manque de sens que celle que je viens de vous dire, une bonne nuit de sommeil pour une fatigue physique. Donc si vous sentez que cette question mérite plus qu'une réflexion rapide entre deux réunions, est-ce que vous avez envie par exemple de vous arrêter vraiment et de prendre le temps de regarder où vous en êtes, il faut savoir qu'il y a un espace qui s'appelle le souffle du temps, c'est un espace qui est fait pour ça, c'est une retraite professionnelle dans une abbaye, c'est en Belgique, c'est soit à Maritzou ou ça peut être à Chimay, et c'est un petit groupe, c'est pour retrouver finalement de la clarté sur ce qui compte réellement pour vous et sur la façon dont vous voulez réellement avancer. Vous trouverez, si vous êtes intéressé, toutes les informations sur le site Oruposa. Et la prochaine est déjà ici en mai, fin du mois de mai 2026. Voilà, prenez soin de vous, prenez soin de votre temps, parce qu'en fait, ce n'est rien d'autre que votre vie, et aussi par mieux comprendre ce qu'est votre énergie, parce que c'est déjà là que commence l'aventure de respecter son énergie et respecter votre vie. Je suis Jean-Claude Cronotier. Et à très bientôt dans Entre-temps. Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier ou encore mieux à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent en fait cette belle aventure du temps. Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site oruposa.com dans la rubrique podcast. Et surtout, prenez bien soin de votre temps car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie. A très bientôt dans Entre-temps.