Speaker #0Il y a des jours où le problème, c'est vraiment pas le temps, c'est plutôt l'énergie. Votre journée est bien planifiée, les priorités sont claires, il n'y a pas de soucis, vous savez ce que vous devez faire, mais le corps, votre corps, ne suit pas vraiment. Vous relisez un message sans vraiment le comprendre, vous cherchez vos mots beaucoup plus longtemps. La patience est plus courte et chaque tâche demande un peu plus d'efforts qu'habitude. Alors vous continuez quand même. Parce qu'il faut bien avancer, parce qu'il y a des personnes qui comptent sur vous, parce qu'on ne peut pas s'arrêter à chaque fatigue. Et petit à petit, cela devient normal de fonctionner comme ça. Dépasser la limite du jour, et puis celle du lendemain, et puis encore un peu. Répondre même quand la tension baisse, accepter une demande alors que la journée est déjà pleine, terminer tard en se disant que demain sera plus calme. jusqu'au moment où vous sentez que quelque chose se tend. Et là, moins de clarté, moins d'élan, beaucoup plus d'irritation dans les détails. C'est pas la burn-out, c'est juste une fatigue qui s'installe et qu'on finit par trouver normale. Aujourd'hui, j'aimerais qu'on parle de ça. Bonjour, je suis Jean-Claude, chronautier et artisan du temps. Ici, dans Entre-temps, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas à pas, sans pression. Mon objectif ? Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous. Bienvenue dans Entre-temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps. et sur votre vie. Eh oui, bienvenue dans Entre-temps. Ici, on ne cherche pas à remplir ses journées. On apprend à mieux les habiter. Du moins, c'est ce que j'essaie de vous faire passer. Je suis Jean-Claude, chronotier, artisan du temps. Et dans cet épisode, on va parler d'un sujet très concret, les limites. Mes limites, vos limites. Ce ne sont pas des limites théoriques, ce sont des vraies limites du quotidien. Celles qu'on sent quand la journée est déjà pleine et qu'on accepte quand même, une réunion en plus, celles qu'on dépasse pour finir un dossier le soir par exemple, alors qu'on est fatigué. Celles qu'on ignore parce que tout le monde compte sur nous, sur vous. On nous a appris à dépasser nos limites, très rarement à les écouter. Et pourtant, la relation au temps se joue beaucoup là, dans la manière dont on traite nos propres limites. Quand on est entrepreneur, manager ou parent solo, comme vous, il y a presque toujours, je dirais, une bonne raison de continuer. Il y a un client qui attend, il y a une équipe qui a besoin d'une réponse, il y a un enfant qui demande de la... l'attention, viens jouer papa, viens jouer maman, il y a une échéance qui approche, alors qu'est-ce qu'on fait ? On tient. Même quand l'énergie est déjà basse, même quand la tête commence à saturer, même quand on sent que la patience diminue, on se dit que ça ira mieux demain. Qu'il suffit de finir la semaine, par exemple. Qu'il faut rester fiable. Alors, on continue à répondre, on continue à décider, on continue à avancer, même quand tout demande un peu plus d'effort que d'habitude. Et oui, on est fatigué, donc ça prend plus de temps et ça demande encore plus d'énergie, et alors qu'on en a déjà beaucoup moins. Et sans vraiment s'en rendre compte, on finit par considérer que la fatigue, c'est un peu comme normal. C'est un peu comme le prix à payer pour que tout continue de tourner. Le problème n'est pas de se fatiguer. Le problème, c'est quand la fatigue n'est plus écoutée du tout. Que pensez-vous de ça ? On a souvent appris que les limites étaient en fait vues comme des obstacles. Quelque chose qui ralentit, quelque chose qui empêche d'aller plus loin, quelque chose qu'il faudrait repousser. Dans la réalité, les limites sont surtout des signaux. Elles indiquent quand notre énergie, quand l'énergie baisse. quand la tension diminue, quand on commence à fonctionner, je dirais, en force. C'est un peu comme un voyant qui s'allume sur un tableau de bord. On a déjà vu ça. Ce petit moteur orange qui s'allume, on peut continuer à rouler bien entendu. Mais si on l'ignore trop longtemps, il risque d'y avoir quelques problèmes et éventuellement le trajet pourrait devenir plus difficile. Donc revenons à nos propres signaux, les ignorer, ça peut nous coûter cher. Pourquoi ? Parce qu'on devient moins clair, on est moins patient, plus irritable. On est surtout moins efficace et donc écouter ses limites ne ralentit pas forcément notre journée. Souvent, ça évite au contraire qu'elle se détériore. Parce qu'une limite, ce n'est pas un mur, c'est un indicateur, c'est un point de repère et ce point de repère nous permet de continuer d'avancer sans se perdre et surtout sans s'épuiser. Ici, on faisait la paix avec ces fameuses limites. Ça ne veut pas dire qu'on va renoncer, ça veut dire que l'on va ajuster. C'est qu'accepter qu'une journée, ce n'est pas toujours la même capacité jour après jour. C'est accepter que l'énergie, elle varie. Notre énergie varie. C'est accepter que tout ne puisse pas être fait toujours au même rythme. Et certains jours, ce qui est normalement simple d'habitude, demande un peu plus d'effort. Il faut pouvoir accepter ça. La concentration, parfois, tient moins longtemps, surtout quand on est fatigué. Les décisions prennent plus de temps et parfois peuvent même être erronées. Et se battre contre cela, ça fatigue encore plus. Quand on arrête de lutter contre ses limites du jour, par exemple, on commence non pas... à avoir des problèmes, mais à travailler avec nos limites, à connaître nos limites. Et donc, on va planifier un petit peu différemment. On déplace peut-être une tâche qui n'est pas urgente à un autre moment. On prend une pause un peu plus tôt, au lieu d'attendre qu'on soit réellement fatigué. Ce ne sont pas des grands changements qu'on est en train de faire ici. C'est souvent des tout petits ajustements. qui suffisent pour que la journée reste stable. Elle ne va pas être plus légère, mais elle va être plus respirable. Et quand la journée devient plus respirable, on retrouve peu à peu de la clarté et de l'élan. Pourquoi ? Parce que l'air, c'est la vie. Respirer, c'est ce qui nous fait fonctionner également. Essayez de rester plusieurs minutes sans respirer, vous allez voir ce qui se passe. Allez, avant que vous me disiez, ouais mais on fait comment pour faire tout ça, je vous ai déjà préparé trois petites clés, trois petits outils, parfois comme je vous dis, trois petites choses que vous pouvez faire très facilement, et immédiatement, ça ne demande pas énormément de préparation. Donc je n'ai pas dit que c'est à la portée de tout le monde, parce qu'il faut en être conscient. Ça, c'est peut-être pas à la portée de tout le monde, mais vous, oui, bien entendu, puisque vous m'écoutez. Alors, voilà. La première, c'est de nommer... La limite du moment, c'est de la reconnaître. Dans une journée, quand vous sentez que l'énergie baisse, mettez simplement un mot dessus. Par exemple, là, je suis vraiment fatigué. Là, je sature. Là, c'est trop pour aujourd'hui. Y'a marre, j'arrête. Et peut-être devant l'écran, ou entre deux rendez-vous, encore une fois, Ce n'est pas un jugement, on n'a pas besoin d'avoir d'explication, simplement juste reconnaître votre état énergétique. Le nommer, ça évite de forcer sans s'en rendre compte. Parce que si vous vous dites, « Waouh, là c'est trop pour aujourd'hui, je sature, je suis vraiment fatigué, il y a beaucoup de chances que vous allez vous arrêter. » Avant qu'il ne soit un peu trop tard. La deuxième clé, c'est peut-être de commencer par ajuster une seule chose. On ne va pas tout bouleverser. Donc quand la limite est là, que vous l'avez nommée, que vous l'avez identifiée, vous n'allez pas tout changer. Ajustez seulement une petite chose. Par exemple, vous reportez un appel qui n'est pas urgent. Vous allez réduire peut-être une tâche. Vous avez prévu de faire deux chapitres. vous n'en faites qu'un. Vous allez peut-être décaler une décision, parce que prendre une décision quand ce n'est pas clair, quand on est fatigué, on peut le faire, mais ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour prendre une bonne décision. Et donc, simplement un seul petit ajustement, peut suffire finalement à éviter que toute la journée se tende. On ne transforme pas tout, on dessert simplement un peu. Dans le... Dans l'épisode précédent, je vous disais de desserrer un peu vos lacets de souliers quand votre pied est gonflé et que ça vous fait mal. Eh bien, c'est exactement la même chose. On ne va pas enlever les souliers, on ne va pas complètement retirer les lacets, mais on va desserrer un petit peu les dos, la pression que l'on a. Et le troisième point, on l'a déjà abordé, mais c'est une petite clé qui est énorme. C'est le non. C'est le non tranquille. C'est le non sans pression. Dire non ne veut pas dire qu'on va tout refuser. Dire non à une seule chose dans la journée peut suffire à retrouver de l'espace. Et pour dire non, ce n'est pas simplement de dire non. Ça peut être simplement de dire pas aujourd'hui ou je le fais demain. Ou « je ne peux pas m'en occuper maintenant » . C'est un nom posé calmement. Ah oui, c'est un nom à soi-même, ce n'est pas un nom vis-à-vis de quelqu'un qui viendrait nous demander quelque chose. Ça, on l'a vu dans des épisodes précédents. Mais ce nom que vous allez poser calmement, eh bien, il va protéger votre énergie, du moins celle qui vous reste, afin qu'elle ne tombe trop bas. Et il va protéger cette énergie pour ce qui compte vraiment pour vous. Et vous n'allez pas entrer dans un conflit. Au contraire, ça va se faire sans aussi une justification interminable, mais juste un petit ajustement, et c'est un ajustement juste. C'est assez marrant parce que je me rends compte que les épisodes vont un peu plus rapidement. Je ne sais pas si c'est le volume avec lequel je vous donne toutes ces informations, mais bon voilà, je regarde un peu la montre et je vois qu'on est à 12-13 minutes et je suis déjà au mantra. Alors, je vous le dépose gentiment, je ne vais pas essayer de prendre plus de temps. Le voici. Mes limites ne m'empêchent pas d'avancer. Elle me montre comment avancer sans m'épuiser. Alors bien entendu, vous comme moi, on va encore et toujours dépasser nos limites. Certains jours, il le faudra. Soit que ce soit par obligation, par choix. que sais-je, ou par réalité professionnelle, à un certain moment, ou bien même familiale. L'objectif, encore une fois, n'est pas de devenir parfait comme ça du jour au lendemain. Ça, je n'y crois pas. Mais l'objectif est de revenir le plus rapidement possible à l'écoute de ses propres limites. Et de... de repérer plus tôt la fatigue avant qu'elle ne soit trop forte, trop grande. C'est ajuster un peu plus tôt. Vous voyez, c'est de regonfler le pneu avant qu'il ne soit plat. C'est respecter un peu plus souvent, parce qu'on s'écoute. Et encore une fois, même un petit ajustement peut changer la manière dont une journée se termine. Alors, encore. Et toujours, on ne transforme pas tout, on évite simplement que la fatigue s'installe sans être vue. Et si elle s'installe d'une manière insidieuse et qu'on a l'impression que c'est normal, là ça devient un peu dangereux. Allez, le but, ce n'est pas de vous effrayer, mais simplement savoir qu'habiter son temps, comme j'aime bien le dire, ça ne consiste pas à devenir un homme. plus performant absolument. On peut avoir de la performance et toujours habiter son temps. Il n'y a pas de contradiction entre les deux. Mais parfois, on a une interprétation de la performance qui n'est pas adéquate parce qu'au contraire, on ne devient pas plus performant, mais on s'épuise. Et là, c'est là que je vous dis que ça devient un peu plus délicat. Donc, ça consiste en fait à devenir, j'ai envie de vous dire, plus juste. plus juste avec son énergie, avec votre énergie, mais pas n'importe laquelle, pas une énergie théorique, votre énergie réelle et votre énergie du moment, celle d'aujourd'hui n'est pas celle de demain, et comme elle n'était pas celle d'hier. Pas donc avec une énergie que l'on voudrait avoir, mais avec celle qui est là aujourd'hui. Et quand vous respectez davantage vos limites, comme les limites de vitesse, Le temps... cesse d'être un combat permanent parce qu'il devient quelque chose de plus convivial, il devient un espace dans lequel vous pouvez avancer sans vous épuiser. Et souvent, c'est là que la sérénité commence à revenir à travers le calme, à travers moins de tension et surtout à travers beaucoup plus de clarté. Donc voilà, si ce sujet vous parle, sachez qu'il y a beaucoup de personnes qui sentent exactement la même chose. Et si vous sentez que vous portez vous aussi beaucoup, beaucoup et trop longtemps, et que parfois c'est trop pour vous, sachez que vous n'êtes pas seul. Il existe des espaces pour poser cela simplement, clarifier ce qui compte et retrouver peut-être un rythme plus juste. Et pour cela, il y a le cercle EO, on fait partie, c'est principalement autour des... des objectifs que l'on parle, mais pas uniquement des objectifs, parce qu'on a la même chose parfois, on veut charger son année ou son trimestre avec beaucoup trop d'objectifs, et là on se fatigue. Donc vous trouverez ces informations sur le site oruposa.com Voilà, je suis Jean-Claude Cronotier, artisan du temps, et ici, comme je vous l'ai dit, dans Entre-temps, on ne cherche pas à remplir le temps, On apprend à l'habiter. Alors, la semaine prochaine, nous allons faire une petite pause pour intégrer, en fait, tout ce que nous avons vu ces dernières semaines. Peut-être que vous n'avez pas... Ça dépend comment vous m'écoutez et comment vous réalisez. Mais on a fait une petite série. Et si vous écoutez les cinq ou six derniers épisodes à la suite l'un de l'autre, vous allez voir qu'il y a une cohérence, quelque chose qui va vous transmettre comment on peut changer sa relation au temps. Et donc voilà, ce que je vous propose la semaine prochaine, c'est de voir comment on peut mettre en place tout cela concrètement dans votre quotidien. On l'a déjà vu à travers les clés, bien entendu, mais on va le faire aussi dans un épisode, sans pression, bien entendu, à votre rythme. Et ce sera donc la semaine prochaine où on va revoir un peu ce que l'on peut faire dans le concret. Entre-temps, prenez soin de vous. Et prenez soin surtout de votre temps, parce que ce temps, ce n'est rien d'autre que votre vie. Voilà, à très bientôt dans Entre-temps. Merci d'avoir pris ce moment Entre-temps avec moi. Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier, ou encore mieux, à me laisser un petit mot. Vos retours sont précieux et ils nourrissent en fait cette belle aventure du temps. Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site oruposa.com dans la rubrique podcast. Et surtout, prenez bien soin de votre temps, car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie. A très bientôt dans Entre-temps.