- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Entreprendre avec Assurance, le podcast qui va à la rencontre d'entrepreneurs passionnés. Chaque épisode nous emmène dans les coulisses d'une profession, d'un métier ou d'un sujet d'actualité. On aime amener nos invités à nous parler de la transformation digitale de leur activité. Je suis Guillaume, CEO chez Perceval, l'assurance chevaleresque et connectée des entreprises. J'ai le grand plaisir de recevoir une femme qui a eu plusieurs vies en une, notamment plusieurs vies professionnelles en une. J'ai nommé Julie Blanchard. Bonjour Julie, bienvenue.
- Speaker #1
Bonjour Guillaume.
- Speaker #0
C'est un plaisir de t'avoir. Et est-ce que tu pourrais te présenter rapidement pour les gens qui nous écoutent, nous dire d'où tu viens et quelles ont été un petit peu les étapes qui t'ont amené à là où tu en es aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, je suis lyonnaise d'origine. Je suis arrivée à La Réunion il y a 15 ans. J'étais plutôt vouée à travailler, je dirais, dans l'administration. à des postes de collaborateur d'élus. J'ai été plutôt... Enfin, je n'ai pas du tout réussi à faire ce que je voulais au départ.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, j'ai été obligée, entre guillemets, de me rendre vers le privé. J'ai commencé comme juriste en cabinet d'expertise comptable, puis en cabinet d'avocat. Et la vie a fait que je me suis retrouvée à un moment à intégrer une agence digitale, à diriger cette agence digitale avec d'autres associés que j'avais à l'époque. et puis Puis, chemin faisant, j'ai créé ma propre startup, Crazy Bee. J'ai accompagné de nombreux projets à ce moment-là d'autres startups, donc l'Asternative. Et puis, pour terminer, jusqu'à aujourd'hui, où je travaille pour Up2 maintenant depuis deux ans et demi. Donc, je suis passée par de l'agro, de la fintech, de l'industrie. Voilà, un parcours que je n'avais pas du tout prévu au départ.
- Speaker #0
Merci beaucoup Julie. exactement ce qui nous intéresse aujourd'hui, ton parcours atypique. Tu disais que tu t'es retrouvé un peu malgré toi dans d'autres projets, par rapport à ton plan de départ, qui était plutôt travailler avec des collectivités, etc. Tu es passé en cabinet d'avocat. C'était quoi le déclencheur qui t'a fait basculer du monde du salariat au monde de l'entrepreneuriat ?
- Speaker #1
C'est une question d'opportunité, déjà. Quand, en fait, ma dernière expérience en cabinet d'avocat, c'était très mal passé. Et j'ai deux amis qui sont venus me voir, qui avaient cette volonté de monter cette agence digitale et qui ont cru quelque part en moi et à ma capacité à venir les rejoindre et à développer CES, qui existe toujours d'ailleurs, et qui m'ont présenté un projet qui, pour moi, en tout cas, me plaisait, c'est-à-dire... effectivement monter une agence digitale et développer des projets digitaux pour des clients. Et d'un autre côté, ce qui était très enrichissant d'ailleurs, accompagner des startups dans leur développement depuis l'idée jusqu'au lancement du produit. Et c'est ça qui m'a fait partir quelque part de chez moi et me dire, bon ok, allons-y, lançons-nous, puis osons. C'est un peu ça.
- Speaker #0
Est-ce que c'est au contact des startups, justement, des sociétés qui étaient vos clients à l'époque, que tu as eu cette fibre et que tu as eu envie de passer de l'autre côté ? Est-ce que tu peux peut-être essayer de nous dire quel était ton rôle ? Je pense qu'il y avait beaucoup de juridique.
- Speaker #1
Oui, je m'occupais de toute la partie administrative, financière et juridique, principalement. Ça, c'était mon projet, enfin, mon poste de base, on va dire. Puis ça a rapidement pivoté parce qu'on a eu un service communication qui s'est créé, que je me suis... passionnée pour la communication.
- Speaker #0
C'est très intéressant.
- Speaker #1
J'ai appris beaucoup des personnes qu'on a employées à cette période-là, qui étaient des gens qui avaient déjà des profils très pointueux, qui avaient beaucoup d'expérience. Et je les ai suivies dans ces projets qui menaient, des clients qu'on avait signés. Et donc, j'ai commencé à travailler dans de la com. C'était vraiment le truc qui me plaisait, la partie digitale. pur, étaient plutôt du ressort de mes associés de l'époque dont c'était leur spécialité quelque part.
- Speaker #0
Il y a trois projets que tu mènes ou auxquels tu participes aujourd'hui dont j'aimerais qu'on parle. Tu les as cités en ouverture. Premièrement, j'aimerais qu'on parle de Crazy Bee. Si on le prononce à la française. C'est une boîte réunionnaise que tu as fondée, si je ne m'abuse. Je vais te pitcher rapidement ce que fait Crazy Bee. Le but de Crazy Bee, c'est de soutenir la biodiversité locale, et comme son nom le dit, notamment au travers de la production de miel par les abeilles réunionnaises. Alors, est-ce que les abeilles ont une nationalité, ça ? On ne sait pas vraiment. Donc l'idée... Pour Crazy Bee, et c'est comme ça qu'on s'est vraiment rencontrés, qu'on a commencé à devenir partenaires autour de ce projet, toi et moi, c'était que Crazy Bee recherche des soutiens, si je ne dis pas de bêtises, des parrains, afin que ces parrains puissent garantir un revenu minimum aux apiculteurs qui s'engagent eux-mêmes à faire de l'apiculture en respectant un cahier des charges.
- Speaker #1
Un cahier des charges qui est celui de nature et progrès. Je pense qu'il faut comprendre comment a été créé Crazy Bee. pour comprendre pourquoi est-ce qu'on en est venu à ce cahier des charges, parce que ce n'est pas moi qui ai décidé d'adhérer à ce cahier des charges au départ. On faisait de l'accompagnement de start-up, on faisait de l'accompagnement de futurs entrepreneurs, mais il y a aussi des initiatives, des personnes qui travaillent, et en l'occurrence j'ai rencontré un apiculteur qui avait une manière de travailler qui était pour moi admirable. j'ai envie de dire, qui s'appelait Pablo, et qui mettait en avant le bien-être des abeilles avant la productivité et la production de miel. Je me suis rendue compte que cet apiculteur, finalement, il ne gagnait pas beaucoup d'argent par rapport au temps qu'il investissait. L'investissement qu'il faisait personnel, j'imagine que c'est... Exactement. Donc, lui, c'était imposé ce cahier des charges, nature et progrès, qui impose une absence du transhumance. Donc, il faut bien comprendre que quand on est apiculteur, souvent on transhume, c'est-à-dire qu'on emmène ses ruches, je ne sais pas, au pied des litchis, dans les vergers de litchis, au mois de septembre, parce qu'il y a des fleurs de litchis et qu'on fait du miel de litchis, et puis on les déplace un petit peu de partout sur l'île, parce qu'au moment où il y a ces floraisons, il y a la capacité de faire beaucoup de miel. Évidemment. Et je ne jette absolument pas la pierre aux apiculteurs qui procèdent comme ça, parce que c'est tout à fait normal puisqu'ils vivent de la vente de miel. Pablo était moins dans cette idée de production, mais plus dans cette idée de... On les laisse à l'endroit où elles sont, elles évoluent dans leur écosystème proche, on essaye de les installer au maximum dans des endroits qui sont loin des pesticides, donc en général. Des champs de canne à sucre, des champs d'ananas qui sont les plus touchés en général. Et on les traite contre certaines maladies, mais en bio. Et donc, il était rentré dans un système qui demande beaucoup de temps, beaucoup plus de temps et d'investissement, mais pour un rendement qui est moindre. Et je trouvais que c'était vraiment dommage que son initiative ne soit pas... plus payante, entre guillemets, pour lui. Et donc, j'ai décidé de réfléchir à un projet qui puisse financer sa manière de faire de l'apiculture. C'est comme ça qu'on a créé Crazy Bee. Et on s'est dit que les entreprises avaient la capacité de pouvoir, elles, participer à cet effort en parrainant des ruches pour qu'ils puissent effectuer ce travail de manière un peu plus sereine. quelque part. Et en contrepartie, évidemment, on donne du miel aux entreprises qui ont participé à cette action. On offre un package en contrepartie. Mais l'idée, c'est vraiment que les entreprises qui participent à la vendure Crazy Bee, leur action, elle est vraiment dans la préservation de la biodiversité réunionnaise. Au-delà de récupérer quelque part quelque chose de cette action-là. Parce qu'on ne garantit pas, par exemple, les kilos de miel que tu vas recevoir toi. On pense qu'on va pouvoir te donner 15 kilos par ruche à la fin de l'année. Peut-être qu'on n'y arrivera pas parce qu'il y a eu des aléas, le Varroa, ou d'autres problèmes climatiques, etc., qui font qu'on n'arrivera pas à cette production-là, mais les entreprises aussi jouent le jeu de ça.
- Speaker #0
J'ai presque l'impression que c'est un... un projet à but non lucratif en ce qui te concerne. Parce que j'ai l'impression que tu ne retires pour le coup, toi, à part la démarche, tu ne retires rien.
- Speaker #1
Je crois que c'est ma contribution. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai pris au départ. C'est ma contribution, ma pierre à l'édifice de la préservation de la biodiversité réunionnaise et quelque part de la Réunion. Je mets ma petite pierre, elle est là. J'ai fait quelque chose pour le territoire réunionnais. Parce que j'aime La Réunion, en fait. Et quelque part, ce projet m'a permis de mettre ma petite pierre là.
- Speaker #0
C'est une très belle démarche. Je n'ai pas l'impression qu'à La Réunion avant, quelqu'un l'ait déjà fait.
- Speaker #1
Non, alors ça n'existait pas depuis. Il y a d'autres projets qui se sont développés. On a été les premiers à initier ce mouvement-là. Un mouvement qui existait déjà d'ailleurs en métropole. Il y avait déjà des...
- Speaker #0
Le concept de départ...
- Speaker #1
Des projets de parrainage de ruches, des associations ou des entreprises qui s'étaient montées sur ce secteur-là. Et on le sait parce qu'on le voit régulièrement passer. Les arbres... Pardon ! Les ruches qu'on peut retrouver sur le toit de l'Opéra de Paris. Voilà, c'est des initiatives qu'on connaît et ça s'est développé largement en métropole. Ça se développe à La Réunion. Il y a de plus en plus d'entreprises qui jouent le jeu, j'ai envie de dire, de ça. Moi, je crois beaucoup aussi au parrainage des particuliers qui ne pourraient pas... Parrainer une ruche complète parce que c'est trop d'investissement, mais que chacun pourrait contribuer au parrainage de 10, 50, 100, 1000, 2000 abeilles dans une ruche, et pouvoir récupérer un petit peu de miel de la production de cette propre ruche qu'on parraine aussi. Et qu'on pourrait venir rencontrer l'apiculteur. Je crois beaucoup à l'action des particuliers dans l'écologie.
- Speaker #0
Tu sais combien il y a d'abeilles dans une ruche ?
- Speaker #1
Sur plusieurs centaines de milliers ? Non, dizaines.
- Speaker #0
Plusieurs dizaines de milliers ?
- Speaker #1
Oui, on peut arriver jusqu'à 40 000.
- Speaker #0
Jusqu'à 40 000 abeilles, oui.
- Speaker #1
Ça dépend du nombre de hausses, etc. Ça dépend du stade de développement. Mais ça peut aller jusqu'à 40 000. On avait d'ailleurs travaillé là-dessus à l'époque avec Lider Price, qui est un des premiers parrains de Crazy Bee, qui avait fait une action avec sa carte de fidélité. Tu sais, tu vas faire tes courses à Leader Price, tu as une carte de fidélité. Et avec les points qui se cumulent sur cette carte de fidélité, il y avait eu une action où les particuliers pouvaient allouer ces points au parrainage d'abeilles dans une ruche résidue. Et la contribution était, je parraine 10 abeilles, Leader Price parraine 10 abeilles en plus de sa contribution générale.
- Speaker #0
D'accord, d'accord.
- Speaker #1
Et ça avait assez bien fonctionné. Beaucoup de gens avaient participé à cette initiative. Et on avait proposé aux particuliers qui avaient contribué de venir visiter le rucher, de venir voir ce que c'était qu'un rucher. Parce que finalement...
- Speaker #0
Dans l'inconscient collectif, tout le monde pense savoir ce que c'est, mais le voir en vrai, je pense que c'est...
- Speaker #1
Et puis ça veut dire se mettre en tenue d'apiculteur, approcher les ruches, les ouvrir, les manipuler. et se rendre compte du travail que c'est, discuter avec l'applicateur. Et c'était une très chouette expérience, vraiment.
- Speaker #0
Écoute, en tout cas, nous, on est ravis d'avoir fait ta rencontre et d'avoir pu jumper dans ce projet avec toi. Qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui concrètement ? Qu'est-ce que peuvent faire les gens qui nous écoutent pour soutenir et décrézibiller ?
- Speaker #1
Parrainer des ruches, évidemment, j'ai envie de dire. Ça, c'est évidemment la base. Et il y a beaucoup de sociétés qui, parce que nous, on propose, on proposait d'ailleurs, on ne le fait plus, la capacité d'installer des ruches directement dans les cours des entreprises ou sur les toits, etc. C'est quelque chose qu'on a très peu fait. C'est un peu ce que nous, on a essayé de faire et d'expliquer d'ailleurs aux clients qu'on avait qui voulaient ça, en disant, vous voyez, les conditions, elles ne sont pas remplies. Moi, j'ai préféré dire non à des clients. plutôt que de vendre pour vendre, pour gagner de l'argent, puisqu'en plus, comme tu le disais, pour moi, ce n'est pas une finalité. Et de dire non, si vous voulez que ça se passe bien, vous n'avez pas les conditions optimales pour le faire. Pour nous, il faut, à ce moment-là, financer un apiculteur pour que ce soit fait dans de bonnes conditions.
- Speaker #0
J'encourage chaque personne qui nous écoute à... se renseigner et essayer de soutenir, si vous êtes sollicité ou si vous en avez l'envie, à soutenir ce projet qui a vraiment énormément de sens et aujourd'hui encore plus que jamais, j'ai envie de dire. Ton parcours t'a amené à avoir d'autres projets. Il y a un projet aussi dont j'ai entendu parler qui me semble, pour le territoire réunionnais pour le coup, un projet qui porte beaucoup d'espoir en lui. On va parler de Glaceter Native, qui est un projet où le concept d'aller faire le recyclage du verre à l'île de la Réunion. Il y a beaucoup de verre qui est produit, consommé à La Réunion tous les ans. Ce verre aujourd'hui, si je ne m'abuse et tu me dis si je me trompe, la plupart du temps, à la fin de sa vie, en tant que produit, c'est-à-dire en tant que contenant, très souvent, il est soit enfoui, soit jeté, et dans le meilleur des cas, il est revendu, ou en tout cas, il est envoyé à des pays qui ont besoin de verre. Je ne sais pas ce que l'Inde récupère du verre.
- Speaker #1
Je ne suis pas sûre qu'ils aient besoin de verre. En tout cas, ils ont cette capacité à être... Et alors là encore, je mets des guillemets, parce que c'est un peu notre... notre poubelle, tu vois, ils accueillent les ordures du monde entier. On parle de l'Inde. Et on parle de l'Inde. Il y a d'autres pays en Afrique aussi qui le font. On n'a plus la capacité, nous, d'enregistrer ce nombre de déchets. Et on l'envoie ailleurs pour que les autres, je veux dire, les retraites, ils en font ce qu'ils veulent. Quelque part, ça ne nous intéresse même pas de savoir ce qu'ils veulent en faire. Juste, on veut s'en débarrasser.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
de chez nous pour que le problème soit déplacé.
- Speaker #0
C'est pour ça que cette initiative de Glacier Native, c'est de monter au moins une usine à La Réunion qui va permettre de retraiter le verre qui est consommé, j'ai envie de dire, sur l'île de La Réunion, et pouvoir le transformer. Il y a des machines très spécialisées, je crois que ce sont des machines allemandes qui sont prévues pour faire ça, des machines extrêmement spécialisées qui permettent, en fait, puisque ça... ça existe, c'est concret, de concasser ce verre à différents niveaux de granularité jusqu'à en faire, si j'ai bien compris, quasiment de la poudre. De la poudre de verre. Où est-ce que vous en êtes sur le projet Glacier Native ? Et qu'est-ce que vous comptez faire si tout se passe bien de ce verre ?
- Speaker #1
Je pense qu'il faut d'abord remonter à l'initiative du projet, donc l'initiative du projet c'est Mathieu Troubet qui habitait en Guyane, ça a commencé à germer à l'époque où il vivait là-bas. Il est venu s'installer à La Réunion avec cette idée de retraiter le verre, de le concasser à différentes granulométries comme tu le disais, pour réussir à en faire plusieurs produits qui seraient nécessaires en fonction de la granularité à différentes activités. Donc Mathieu est venu nous voir à l'époque, j'étais chez CIS, donc on avait ce petit incubateur à start-up qui était là pour accompagner les projets innovants. Et puis on a accueilli Mathieu et on a commencé à travailler sur le projet Glacernative. Glacernative, aujourd'hui, on a donc un terrain à Saint-Benoît sur lequel on a déposé un permis de construire, donc l'usine. est en phase de construction, devrait sortir de terre, comme on dit, et on croise les doigts, n'est-ce pas, d'ici un an, enfin, devrait terminer complètement et active d'ici une année. Quand je parlais de différentes granulométries, il faut bien se rendre compte que le verre, on le concasse, on peut en faire à une certaine granulométrie de l'enrober, l'intégrer à l'enrober, pour les routes. À une granulométrie un peu plus fine, on en fait du sable de piscine. On peut aussi en faire du sable pour sabler les façades des immeubles.
- Speaker #0
Pour sabler les façades, oui.
- Speaker #1
Et puis, à une granulométrie encore plus fine, où là, on arrive à de la poudre de verre, on est capable de l'intégrer à un mélange.
- Speaker #0
Matériau de construction.
- Speaker #1
Exactement, pour en faire du béton.
- Speaker #0
Du béton, tout simplement.
- Speaker #1
C'est ça. Donc du béton vert, quelque part, puisqu'il va venir se substituer en grande partie au ciment et permettre un béton qui soit plus solide, mais surtout reconcaçable et réutilisable dans de futures constructions par la suite.
- Speaker #0
Ce qui est quand même, sur un territoire comme la Réunion, où la construction, on va dire... Les milieux du bâtiment et des travaux publics sont très présents. Surtout qu'il y a beaucoup de besoin à la Réunion de construction. On sait qu'on est en déficit de logement. On a plein de choses encore à bâtir à la Réunion. Le sujet du BTP étant très important, le sujet du béton et du ciment le sont tout autant. Et donc tu disais que non seulement ça renforce la qualité du béton en termes de solidité, mais si j'ai bien suivi aussi, c'est-à-dire que cet apport de verre qu'on va faire dans des mélanges Je... pour faire du béton, coûte moins cher que le béton. C'est-à-dire qu'en plus, c'est une source d'économie. Donc, il y a un vrai avantage à utiliser les produits ici du verre pour les mélanger au béton, parce qu'en fait, ton coût au mètre cube de béton va te revenir moins cher.
- Speaker #1
Mais il va revenir moins cher pour plein de raisons, et notamment pour le fait qu'il ne sera pas obligé de traverser la planète. Il y a toute une partie de ces matériaux-là qui arrivent d'ailleurs. On pourrait les récupérer à partir de nos propres déchets. pour pouvoir en faire quelque chose d'utile. Et quand on pense au sable de piscine, c'est pareil. à des nouveaux produits qui pourraient être en vente demain chez Monsieur Bricolage ou chez Ravate, dans l'idée de... tu pourras acheter du sable de piscine 100% réunionnais, qui ne viendrait pas, encore une fois, de l'autre bout du monde, pour satisfaire un besoin dont on a évidemment très besoin à La Réunion, puisque des piscines, il y en a énormément. L'enrober, c'est pareil, c'est-à-dire qu'on récupère un déchet et on le valorise et on s'en servirait derrière au quotidien. Donc, c'est quelque part, c'est tout bénef.
- Speaker #0
C'est vraiment le cœur de l'idée. C'est ce qui est génial dans ce projet. C'est de se dire qu'on va pouvoir le réintégrer dans le circuit, en créer un nouveau produit. Ça, c'est, je pense, un cercle très vertueux. Ça va exactement dans le sens de ce dont on a besoin, surtout dans une île si éloignée de la Réunion.
- Speaker #1
plus sur une île. Ça, c'est certain. Puis après, c'est un projet qui est duplicable sur les îles aux alentours ou sur d'autres territoires qui ont ces mêmes besoins. Demain, c'est un projet qui peut être exporté à Maurice ou à Madagascar et qui permettrait d'avoir en local des produits qui n'existent pas ou peu. Donc, c'est une vraie plus-value en matière écologique. Alors, moi, je... On parle de Crazy Bee, on parle de Calasternative, finalement, c'est des produits qui sont écologiques. C'est-à-dire que l'écologie, c'est très important. Et à l'échelle de La Réunion, je pense qu'il faut bien qu'on se rende compte que c'est juste essentiel.
- Speaker #0
Je sais que ce projet a reçu un prix, si je ne dis pas de bêtises.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. On a été lauréat de France Industrie, qui nous a permis d'obtenir cette subvention extraordinaire de 600 000 euros. qui nous a juste permis quelque part de réaliser le projet, quoi qu'on soit très clair.
- Speaker #0
D'accord. Écoute, c'est bien.
- Speaker #1
Une bourre French Tech aussi de BPI qui accompagne en amorçage les startups sur des projets innovants. Donc, on a eu des aides qui nous ont permis de réaliser ce projet-là, effectivement.
- Speaker #0
Est-ce qu'on va voir les premiers, on va dire, produits glaceurs natifs sortir ?
- Speaker #1
Écoute, on espère un an.
- Speaker #0
Dans un an à peu près, oui. Ce qui est quand même très, très court. C'est super. Très belle initiative encore. Maintenant, j'aimerais qu'on parle d'un projet qui est peut-être ton gros projet du moment. Ça s'appelle Hub2. H-U-B-2.
- Speaker #1
H-U-B-2.
- Speaker #0
Hub2.io. On parle de micro-paiement.
- Speaker #1
On parle...
- Speaker #0
On parle de solution de paiement.
- Speaker #1
On parle de... C'est ça. On parle de solution de paiement, agrégateur de paiement.
- Speaker #0
Alors, ça, c'est intéressant d'un peu développer ce concept.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut comprendre d'abord d'où vient Uptour et d'où vient cette initiative-là. Ashley Gauzer, CEO actuel de Uptour, a travaillé pendant de nombreuses années en Afrique, notamment au Côte d'Ivoire. Et il est revenu avec cette idée, puisque encore une fois, c'est un porteur de projet qui se présente et qu'on accompagne au départ. Cette idée que... En Afrique, les gens sont très peu bancarisés, à la différence de nous qui avons tous des comptes bancaires évidemment, très peu bancarisés, donc pas de solution de paiement en dehors du cash. Il y a des entreprises, des sociétés qui se sont penchées sur ce problème surtout d'inclusion financière. Et il y a des initiatives qui ont été menées de permettre aux personnes de pouvoir payer à partir de leur téléphone portable grâce à des comptes reliés à leur opérateur téléphonique. Avec mon téléphone, je vais être capable de payer un taxi, je vais être capable de payer tout ce que je payais en cash jusqu'à maintenant. Ça fonctionne extrêmement bien en Afrique, c'est très répandu, c'est très étonnant parce que nous, on n'a pas cette habitude-là. Ce que propose Up2, c'est de permettre aux entreprises de pouvoir se pluguer à notre solution, puisque nous-mêmes, on est plugués à l'ensemble des opérateurs de la zone Afrique de l'Ouest, et de pouvoir leur permettre d'accéder au compte Mobile Money des particuliers, dans un sens, c'est-à-dire pour leur envoyer de l'argent, permettre à des personnes de la diaspora sénégalaise, ivoirienne, etc., d'envoyer de l'argent sur le compte Mobile Money de... de ta mère, de ton cousin, de quelqu'un de ta famille, d'un ami en Côte d'Ivoire directement. mais aussi dans l'autre sens, de permettre à quelqu'un, par exemple, alors là, on parle des assurances, parce que ça a été une des premières initiatives d'Upto, un des premiers produits qui avait été vendu, c'était, vous êtes assureur, les particuliers vous payent votre prime d'assurance via leur compte Mobile Money.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Puisqu'avant,
- Speaker #0
tout se payait en cash. Oui, on sait que c'est comme ça.
- Speaker #1
Et... dans l'autre sens, si moi demain j'ai un sinistre, l'assureur va indemniser la personne directement sur son compte mobile money. Et nous, on est cette clé qui va te permettre de pouvoir envoyer vers n'importe quel opérateur téléphonique et on s'adresse exclusivement aux entreprises qui veulent toucher l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique francophone, un petit peu l'Afrique centrale, mais on est principalement implanté en Afrique francophone. francophones.
- Speaker #0
On parle du
- Speaker #1
Sénégal, de la Côte d'Ivoire, le Mali. Oui, le Burkina Faso, le Bénin, le Cameroun, plus Afrique centrale. Et après, également d'autres pays, parce qu'on peut travailler avec le Togo, la Guinée, tous ces pays qui sont dans cette zone Afrique francophone, Afrique de l'Ouest.
- Speaker #0
Cette boîte, c'est une boîte réunionnaise.
- Speaker #1
C'est une boîte 100% réunionnaise. Où toute l'engineering est développée à La Réunion par des développeurs qui sont réunionnais. Donc, c'est ça qui est assez fou, assez extraordinaire. Et avec à sa tête un CEO qui est lui-même réunionnais.
- Speaker #0
Une des questions qui vient tout de suite, c'est comment est-ce qu'on recrute et comment est-ce qu'on monte une équipe sur un territoire qui n'est pas du tout le territoire d'origine de la boîte qui a eu l'idée et qui développe la techno ?
- Speaker #1
Achelay venait de Côte d'Ivoire. Il avait une connaissance du terrain. C'est lui-même qui a monté ses équipes au départ. Parce que les tout débuts d'Upto, c'est 2017. 2023, évidemment, ça n'a plus la même tête de ce que c'était en 2017. Donc les équipes ont commencé à être recrutées vraiment en 2020 et de manière beaucoup plus active sur la dernière année qui vient de s'écouler.
- Speaker #0
D'autant sachant que vous avez effectué des levées de fonds, vous avez réussi cette prouesse, parce qu'il n'y a pas beaucoup de boîtes réunionnaises qui lèvent des fonds, surtout ces derniers mois, ces dernières années.
- Speaker #1
Alors ces dernières années, c'est-à-dire qu'il y a eu une première levée de fonds dans laquelle l'ENL est entrée, donc le Fonds d'investissement mauricien, au tout début d'Opto dès 2017. Après, il y a eu une deuxième levée avec Apicap qui est venue au pot également en tant que fonds d'investissement, puisque ça reste des fonds. Et aujourd'hui, on est dans l'idée de réussir une future levée de fonds dans les mois qui arrivent. J'espère y arriver.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut avoir une carte bleue ? C'est une question bête. Est-ce qu'on peut avoir une carte bleue facilement dans des pays d'Afrique de l'Ouest, par exemple ? Alors,
- Speaker #1
on peut évidemment. On peut, si on a les moyens, pouvoir s'en procurer une. Par contre, il y a aussi des néobanques qui se sont montées, dont Jamo, dont je t'avais déjà...
- Speaker #0
Jamo, absolument.
- Speaker #1
Qui a donné la capacité aujourd'hui aux Ivoiriens de pouvoir avoir un compte bancaire et une carte bleue très facilement. Chose qui était juste impensable avant. Donc ça, ça a été un vrai bouleversement et une grande réussite extraordinaire, Jumbo, en Côte d'Ivoire et qui se propagera, j'imagine, sur le reste du continent. Mais c'est un produit dingue. Et là, pour de bon, je pense que les banques, elles n'ont rien vu venir. Les banques traditionnelles. Elles se rendent compte qu'il y a en fait des besoins et qu'elles n'étaient pas capables d'y répondre, mais peut-être parce qu'elles n'avaient pas l'envie d'y répondre, parce que ça n'est si... Enfin, ils ne voyaient peut-être pas l'intérêt. Mais quand elle voit l'engouement qu'il y a derrière, je pense que tout le monde se rend bien compte que...
- Speaker #0
Ça va faire bouger les lignes. Oui,
- Speaker #1
je pense que ça va beaucoup faire changer les lignes.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Julie. Est-ce que tu peux nous expliquer, justement, étant basée toi-même à La Réunion, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton rôle à toi chez Upto ? Je m'occupe de la partie administrative, financière, juridique du groupe Uptow, c'est-à-dire de la maison mère qui est à La Réunion et des filiales africaines. Tout ce qui est contrat en matière juridique, compliance, c'est-à-dire que comme on travaille dans la finance, on a des obligations, des contraintes de vérification de nos clients. Je viens vérifier avant d'onboarder les clients qu'ils ont bien cette capacité à pouvoir interagir avec notre plateforme. Donc, c'est ce qu'on appelle la partie KYB. Alors, on connaît KYC, Know Your Customer. Absolument. En fait, c'est Know Your Business.
- Speaker #1
Know Your Customer.
- Speaker #0
Et c'est la même chose, mais business pour KYB, puisque nous, on n'interagit pas du tout avec les particuliers, mais exclusivement avec des entreprises. Et puis après, tout ce qui est assez classique, je veux dire l'administrative, la finance, le juridique, tout ce qu'on connaît dans une société assez classique. Et je pense que les rôles de chacun vont évoluer dans ce nouvel uptour qui s'ouvre, puisqu'on arrive à des chiffres qu'on n'avait jamais réussi à atteindre. On en a discuté d'ailleurs ensemble, puisqu'on a passé le million d'euros de transaction par jour, ce qui est assez extraordinaire vu d'où on vient au départ. Donc on est en pleine restructuration de ce groupe-là. Chacun va prendre possiblement de nouvelles fonctions. C'est une aventure assez extraordinaire. Moi, je suis ravie, je le dis régulièrement à Ashley, de m'avoir embarquée dans cette aventure-là. À La Réunion, je ne suis pas certaine que des aventures comme ça, il y en ait beaucoup, qui sont vraiment tournées vers le continent africain et qui amènent... Quelque chose, une vraie amélioration quelque part de la vie des gens et de cette inclusion financière qui n'existait pas vraiment.
- Speaker #1
Dans tout cas, c'est, je pense, une fierté pour une boîte réunionnaise d'arriver à apporter ce genre de réponse à des besoins. C'est vraiment l'esprit, finalement, startup. Vous vous définissez comme une startup chez Up2. Oui,
- Speaker #0
on est toujours une startup. Vous êtes toujours une startup. On est toujours une startup. Je crois qu'à partir du moment où on continue à chercher des fonds, on reste une start-up. C'est-à-dire que tant qu'on n'est pas pleinement autonome, alors on pourrait être pleinement autonome, mais la difficulté, c'est toujours de passer le cap suivant. Toujours la marge supplémentaire à passer, elle nécessite encore d'avoir des fonds qui viennent renforcer les fonds propres de la société. Donc, on est toujours dans cette dynamique-là. Donc oui. On est toujours une start-up.
- Speaker #1
C'est quoi l'objectif alors de cette start-up dans les 12 mois ou 18 mois à venir ?
- Speaker #0
Ça va tellement vite que c'est très compliqué. Je crois qu'à des moments, on se dit on va prendre cette direction-là. Et puis en fait, pas du tout. On revient parce que ça ne correspond pas aux besoins du moment. Tout va extrêmement vite. Et je crois que cette dernière année, elle a été complètement dingue. Je ne suis pas sûre que si on en avait discuté l'année dernière, on se serait dit qu'on serait déjà... Aujourd'hui, là, on en est, mais globalement, on espère une levée de fonds au premier trimestre 2024 qui nous permettrait de pouvoir s'agrandir, évidemment, embaucher pour répondre encore mieux aux besoins de nos clients, de pouvoir... caisser encore plus de flux, ça veut dire également renforcer l'équipe technique à la Réunion, donc on va probablement être à la recherche de développeurs. C'est un moyen aussi peut-être de dire, si vous êtes développeur et que vous avez envie de rejoindre l'aventure Up2, dans quelques mois ce sera à nouveau le cas de rentrer dans des nouveaux recrutements ici. va s'agrandir, se développer et toucher de nouveaux pays en Afrique.
- Speaker #1
Tu nous as parlé un petit peu de ton rôle au sein de Hub2. Une petite question plus personnelle dans le contexte de Hub2, parce que j'ai l'impression que c'est quand même ce qui t'occupe le plus de ton temps aujourd'hui. Oui,
- Speaker #0
c'est ce qui m'occupe. Et d'ailleurs, j'en ai pas parlé, mais j'ai aussi un rôle RH dans Hub2 qui me tient beaucoup à cœur, encore plus avec les équipes africaines. Je crois que c'est vraiment un pendant de ce que je fais qui...
- Speaker #1
Qui apporte de la valeur.
- Speaker #0
Qui apporte de la valeur et qui, moi... Il m'apporte une valeur humaine complètement extraordinaire.
- Speaker #1
Tu as répondu à ma question qui était, qu'est-ce que tu aimes particulièrement dans ton métier, en tout cas au sein de Up2 aujourd'hui ? A priori, la dimension RH, c'est quelque chose qui te plaît beaucoup.
- Speaker #0
Oui, et la relation avec les équipes fréquentes.
- Speaker #1
Quelle est ta plus grosse difficulté aujourd'hui pour exercer sereinement ton activité ?
- Speaker #0
Moi, je pense que la plus grande difficulté, quelque part, c'est Crazy Bee. Ce qui est assez fou parce qu'on pourrait se dire que c'est moins complexe. On travaille avec le vivant, encore une fois, et tous ces aléas autour du vivant. Notamment quand on n'est pas apiculteur, c'est un vrai casse-tête. Trouver les bonnes personnes pour s'occuper de tes ruches, réussir à s'implanter sur des terrains qui correspondent à la vision initiale de Crézéby, puisque Pablo est parti depuis. D'autres ont pris sa suite, mais dans l'idée que chacun devra s'inscrire dans cette continuité-là, toutes les difficultés qu'on a eues avec... Parce que nous, on a créé Zibi, il faut bien se rendre compte que, peut-être six mois après, le varroa apparaissait à La Réunion. Oui,
- Speaker #1
ça c'était...
- Speaker #0
On est allé de catastrophe en catastrophe.
- Speaker #1
Le varroa est un parasite ?
- Speaker #0
Un parasite qui vient dans les ruches, qui vient bouleverser l'équilibre de la ruche, s'attaquer aux larves. qui vient mettre en péril tout simplement. Et décemer complètement des colonies entières. Donc ça, ça a été un parcours d'équilibriste qui a réussi à mener Pablo et qui existe toujours. Enfin, je veux dire, le Varroa est toujours présent à La Réunion. On faisait partie des territoires qui en étaient préservés. Il y en avait très peu sur la planète. C'est pour ça qu'on a des ruchers sentinelles à La Réunion.
- Speaker #1
Tu peux nous en dire juste un mot ?
- Speaker #0
Les ruchers sentinelles, par exemple, il y en a un au port de ruchers sentinelles. C'est-à-dire que c'est une porte d'entrée de l'extérieur directement sur l'île. Et donc, on a des ruchers qui sont implantés à certains endroits stratégiques comme au port.
- Speaker #1
Qui est un endroit qui accueille beaucoup.
- Speaker #0
Évidemment.
- Speaker #1
Sur les îles de la Réunion, tout ce qui vient de toutes les importations. C'est en fait un rucher donneur d'alerte ?
- Speaker #0
Exactement, lanceur d'alerte.
- Speaker #1
Lanceur d'alerte.
- Speaker #0
Et qui permet d'identifier si on a un insecte, un parasite qui vient s'implanter. comme c'est la porte d'entrée, c'est à cet endroit-là qu'on devrait le détecter en premier.
- Speaker #1
D'accord. Si tu me permets, Julie, je vais revenir sur ta mission, ton rôle auprès de Up2. Je pense que tu l'as compris, on a bien parlé de digital dans cette émission, d'entreprendre avec assurance, et on a notamment parlé de chat GPT.
- Speaker #0
C'est un sujet qu'on a abordé ensemble.
- Speaker #1
Sur la dimension RH, sur la dimension juridique, est-ce que tu peux nous donner juste quelques exemples de comment tu te sers de cet outil ?
- Speaker #0
Comme beaucoup de gens, j'y suis allée un peu à reculons, disant parce que ça va venir évidemment priver des gens de leurs emplois. Et puis bon, j'ai fait comme tout le monde, je me suis mis à utiliser TGPT. Et donc, les dernières utilisations, c'était pour réaliser des fiches de poste. et où je me suis retrouvée, moi, à devoir rédiger des fiches de poste pour des postes que finalement je connaissais assez mal dans l'entreprise. Enfin, j'avais une idée, évidemment, de ce que faisaient ces personnes-là, mais j'avais plus de mal à le rédiger, à l'écrire sur le papier, à essayer de le structurer. Et donc, j'ai utilisé ChatGPT pour ça, qui a... qui m'a aidée à structurer mes idées et même, finalement, à aller récupérer de la data sur Internet, sur l'intitulé du poste. Bon, après, tu l'amènes toi, évidemment, à l'enrichir avec ton secteur d'activité, ce que tu sais, toi, de ce que la personne fait déjà dans le poste. Mais très concrètement, moi, je trouve ça bluffant ce qu'on arrive à... à en tirer et du gain de temps parce que je pense que si j'avais opéré moi-même ces recherches, essayé de les compiler, le raccorder à ce que moi, je connaissais du poste, l'organiser, etc., j'aurais probablement passé beaucoup plus de temps que ça. Donc, oui, et après, sur la partie contractuelle, alors, pour de bon, j'étais très réticente parce que moi, je suis juriste, et alors là, je me suis dit, bon, là, c'est pas possible, c'est un scandale. on va demain ne plus avoir besoin de gens comme moi pour faire leur propre métier. Et je pense que ChatGPT n'a pas encore complètement toutes les clés de ce qui se passe dans le cerveau de tous les juristes de la planète, et heureusement. Mais en tout cas, moi, ils m'aident beaucoup parfois à... à réécrire, à remettre en forme certaines parties dans des contrats, certaines clauses, où tu commences toi-même à rédiger la clause et puis finalement, tu trouves que ce n'est pas exactement ce que tu attends et tu vas aller chercher dans l'outil quelque chose de beaucoup plus précis et de beaucoup plus adapté en termes de discours à cette problématique juridique. Donc oui, j'ai... Je crois que j'ai fait comme tout le monde. Au début, j'y suis allée reculant. Et puis finalement, je ne l'utilise pas encore au quotidien. Mais je l'utilise de plus en plus. Et même parfois, je m'en veux un peu quand je commence à opérer moi certaines recherches. Et puis au bout d'une heure que tu es sur un sujet, tu te dis, mais attends, mais...
- Speaker #1
J'ai le chat de GPT, je peux l'utiliser.
- Speaker #0
Je ne comprends même pas pourquoi je ne l'ai pas utilisé jusqu'à maintenant.
- Speaker #1
Il y a un vrai sujet autour de la confidentialité des données. tu donnes à Tchad GPT, qui donc apprend de ce que tu lui donnes, de ce dont tu le nourris. Et c'est vrai que c'est l'un des sujets autour de l'IA dont on entend beaucoup parler aujourd'hui. Et j'imagine que comme toute technologie qui est massivement adoptée, la régulation va finir par arriver et les sociétés qui génèrent des programmes d'IA ou des algorithmes d'IA vont nous permettre de à la fois de se servir de l'outil et pour le côté magique de l'outil, tout en préservant les données. Maintenant, c'est comme tout, il faut un petit temps d'adaptation, je pense. Il faut un petit temps de conformisation. Mais c'est un outil, je pense, qui est déjà largement rentré dans nos vies, notamment nos vies professionnelles. C'est clairement l'avenir, je pense. Chez Perceval, on utilise beaucoup l'intelligence artificielle dans son ensemble. On est... toujours très ouvert et à la recherche de ce que peuvent nous apporter ces nouvelles technologies. Je te donne juste un exemple. L'illustration du podcast Entreprendre avec Assurance, elle a été générée par une IA générative d'images. Ce n'est pas arrivé un claquement de doigts, on n'a pas écrit une demande et on a eu l'image qu'on voulait. Il a fallu la travailler, il a fallu la peaufiner, il a fallu guider l'IA. Cet outil est tellement puissant qu'on a pu avoir une illustration. qui était vraiment ce qu'on avait en tête au départ, sans avoir à la dessiner. Et ça, c'est une extrême valeur ajoutée. Quelles sont les autres technologies ? Est-ce que tu peux nous dire quels sont les autres outils informatiques, digitaux, que tu utilises au quotidien et qui te permettent de mener tes activités sur plusieurs continents ?
- Speaker #0
Moi, j'utilise Asana pour la gestion des tâches, par exemple, parce qu'il permet un peu d'organiser, de garder en tête. L'ensemble des tâches que tu as réalisées, de pouvoir un peu checker à chaque fois en disant « Ok, ça je l'ai fait, ça je l'ai fait, ça je l'ai fait » , éviter les oublis. Après, nous, on utilise Discord chez Upto pour...
- Speaker #1
Communiquer en équipe.
- Speaker #0
Pour communiquer entre les équipes de La Réunion, les équipes de Côte d'Ivoire. On a basculé, on avait Slack, finalement, ce n'était pas assez satisfaisant, on est passé sur Discord. Mais on est un certain nombre à être des irréductibles de WhatsApp. Et je crois que pour de bon, ça a été un peu compliqué de se dire OK, pour tout ce qui est professionnel, on passe par Discord. Alors qu'on a quand même cette habitude de WhatsApp. C'est ça. C'est très facile de discuter, de convien de rendez-vous. Et quelque part, c'est beaucoup plus fluide. Moi, je vois avec les banques aussi, beaucoup plus fluide presque les mails. Parce que les mails, c'est instantané. Mais finalement, le WhatsApp, même le message, tu rentres tout de suite dans le téléphone des gens. Je pense qu'il y a une vraie différence de support entre le téléphone et l'ordinateur. Et quand ça arrive sur le téléphone, tu as l'impression que quelque part, c'est plus urgent que si tu avais reçu cette même information par mail. Parce que finalement, quand on t'envoie un mail et que c'est urgent, tu te sens un peu obligé de mettre urgent en objet. Alors que quand tu passes par WhatsApp, si tu es passé par WhatsApp, c'est que par définition, c'est urgent et que tu veux joindre la personne le plus rapidement possible pour résoudre un problème rapidement. C'est vraiment... Enfin, moi, en tout cas, je l'utilise comme ça. Peut-être que tout le monde n'a pas cette utilisation-là. Mais moi, si je passe par WhatsApp, c'est que j'ai envie d'avoir une réponse plus vite, quoi.
- Speaker #1
Tu as eu un parcours où tu as touché à beaucoup de métiers. Selon toi, avec ton expérience, quelle est la valeur ? qui t'a permis de mieux réussir tout ce que tu as entrepris ?
- Speaker #0
L'honnêteté, ça c'est sûr, puisque j'ai beaucoup de mal justement avec... le mensonge, tu vois. Et parfois, dans les relations professionnelles, certains se perdent un peu et fantasment... C'est ça. Parce que finalement, tu essayes d'envoyer du rêve pour obtenir certains contrats et je crois... crois que de toute façon, envoyer du rêve à un moment, ça te rattrape. C'est-à-dire que tu te retrouveras dans la difficulté derrière. Et pour moi, c'est vraiment... Voilà, je... Tel que je suis... Même tel que je suis, à titre très... Dans ta vie, à titre personnel. Personnel, je pense que je suis la même dans le milieu professionnel. C'est-à-dire que... Voilà, je tiens, en tout cas, à garder cette valeur d'honnêteté-là. Et cette valeur d'honnêteté aussi, elle te permet à des moments de dire « je pense que je n'ai pas la capacité de le faire » ou que « je vais rencontrer des difficultés pour le faire » . Et je crois que c'est très important de savoir reconnaître ces faiblesses, même si on a l'impression qu'on va peut-être en subir les conséquences, tu vois, quelque part derrière. Mais je crois que finalement, ce n'est pas du tout le cas. Je pense foncièrement que ça ne peut... que nous permettent de pouvoir évoluer, grandir et obtenir de l'aide parfois des autres, qu'ils soient dans la société ou à l'extérieur, pour réussir à mener à bien une mission.
- Speaker #1
Oui, donc tu parles de l'humilité, finalement. Savoir être humble, honnête et humble. Oui, je pense que ça va avec.
- Speaker #0
Je pense que ça va avec.
- Speaker #1
Oui, on est dans la même famille et je suis tout à fait d'accord avec toi. Maintenant, j'ai une petite question autour de l'assurance. J'aimerais savoir, Julie, quand est-ce que tu as entendu parler d'assurance pour la première fois ? Ton premier contact avec l'assurance, quel était ton premier besoin d'assurance où tu t'es vraiment dit, là, l'assurance, ça vaut le coup, j'en ai besoin ?
- Speaker #0
Dans ma vie à titre personnel, il y a une anecdote qui m'a marquée. Je devais avoir 19 ans, je pense, et j'ai fait un prêt à la banque. pour mes études. Ce qui est classique, oui. Moi, j'étais boursière, c'était un peu compliqué financièrement, et donc j'ai fait un prêt étudiant, comme beaucoup en ont fait, pour réussir à financer leurs études. Et j'avais été un peu choquée parce qu'on m'avait dit qu'il faut s'inscrire à une assurance d'essai, tu sais.
- Speaker #1
Oui. Quand tu as 19 ans, tu n'as pas l'assurance d'essai,
- Speaker #0
c'est bizarre. Ça m'avait fait bizarre en me disant, mais je vais devoir payer au cas où je meurs pour quelque part rembourser ce prêt que je ne serais pas en capacité de rembourser ou que mes parents ne pourraient pas rembourser. Et je t'avoue que ce premier contact, il avait été très étonnant parce que c'était carrément, on parle de décès avec une jeune femme. face à la truande. qui a 19 ans et qui est loin de penser qu'elle pourrait mourir demain. Donc ça, c'est vraiment le premier contact avec l'assurance qui m'avait un peu perturbée. C'est vrai que ça m'a marquée. Après, à titre professionnel, c'est qu'à partir du moment où j'ai commencé à être entrepreneur. Avant... La question, elle ne se pose pas vraiment. Moi, je travaillais dans des cabinets, ils étaient couverts par des assurances. On se rendait bien compte de quelle utilité avait cette assurance. Mais ça ne me touchait pas particulièrement. Et je crois que ça s'est de plus en plus affiné à partir du moment où j'ai commencé à travailler chez Optour. Parce qu'il y a ces problématiques d'assurance, cybercriminalité. très spécifique lié à notre activité même. Et où là, tu te rends compte que ce qui est demandé en prérequis par les assureurs est très lourd pour réussir à couvrir ce genre de risque. Et après, des anecdotes un peu moins importantes, si l'on peut dire, c'est quand je t'avais sollicité toi, parce que je n'arrivais pas à trouver d'assureur qui était capable de nous couvrir sur une assurance voyage, juste. Parce qu'on est appelé à se déplacer régulièrement et qu'on ne trouvait pas d'assurance qui était capable de nous couvrir pour nos voyages. en Afrique, quoi. Et j'avais sollicité un certain nombre d'assureurs à La Réunion, jusqu'à ce que je t'appelle et que Perceval réussisse à résoudre ce problème-là. Alors, on a vraiment l'impression que ce n'est pas grand-chose, une assurance voyage.
- Speaker #1
Ah oui, mais en fait, ça rejoint ce que je disais un petit peu tout à l'heure, c'est que plus le temps va passer, ça va être compliqué, malheureusement. Alors, ce que moi, je pense, c'est que l'assurance est une nécessité, elle est née d'un besoin. L'assurance est... advenue, comme je dis souvent, elle a émergé. Ce n'a pas été un concept de comment prendre de l'argent aux gens et s'enrichir sur le lot des gens. C'est né d'un besoin. Et je fais souvent le parallèle avec la banque aussi. Les premiers banquiers, et ça remonte à des centaines d'années, les premiers concepts qui font ce qu'on appellerait une banque aujourd'hui, ne sont pas nouveaux et sont nés d'un besoin. Et je pense qu'en fait, pendant très longtemps, chacun a vécu l'assurance comme étant en fait une obligation. sans en voir vraiment l'intérêt. Et je pense que malheureusement, quelque part, il va y avoir une prise de conscience du public sur le besoin des assurances. Ça va être malheureusement le moment où les assurances vont devenir de plus en plus difficiles à souscrire. Parce que le risque est en train d'exploser. Le risque en termes assuranciels est en train d'exploser. Et tous les territoires sont concernés, tous les pays sont concernés, tous les cas de figure sont concernés, particuliers, professionnels. Donc voilà, c'est quand même un petit peu, ce retournement de situation est un petit peu spécial. Encore une fois, l'assurance, je pense, a un grand rôle à jouer et l'aura de plus en plus dans le futur. Petit sondage qu'on fait dans cette émission. À titre personnel, est-ce que tu fais des achats en ligne ? Billets d'avion, réservation de voiture, du streaming, etc. Concrètement, est-ce que tu mets ta carte bleue facilement sur Internet pour acheter des produits ou des services ?
- Speaker #0
J'achète. Pas par principe sur les grandes plateformes type Amazon, par exemple.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je me refuse d'acheter quoi que ce soit sur ces plateformes-là. Donc, régulièrement, de fait, non, puisque c'est souvent des achats un peu compulsifs qu'on peut faire sur ce genre de plateforme. Après, oui, dans le sens où je vais prendre des billets d'avion, je vais... prendre une voiture de location, réserver un hôtel. Oui, mais pas d'achat d'objet. Sauf si vraiment, je veux dire, je n'ai aucune capacité de l'acheter ici à La Réunion, quitte à le payer plus cher.
- Speaker #1
D'accord, je vois très bien.
- Speaker #0
Mais je pense que aussi, dans ces démarches... D'un point de vue écologique, c'est un non-sens de faire venir un objet pour toi parce que tu en as envie et qu'il traverse la planète juste pour toi. Pour moi, c'est une aberration. Je ne peux pas cautionner à ça. Et au-delà de l'écologie, j'ai beaucoup de mal aussi à cautionner le système même de ces grandes plateformes-là.
- Speaker #1
Prolongeons un petit peu la question. Est-ce qu'en termes d'achat... d'un produit qui n'est pas un produit physique, et là j'ai envie de te parler d'un produit d'assurance, est-ce qu'aujourd'hui tu es à l'aise avec le fait de souscrire un produit d'assurance des activités professionnelles en ligne ? Non. Ça en revanche ?
- Speaker #0
Oui, je n'ai pas du tout d'appréhension, absolument pas.
- Speaker #1
Est-ce que c'est même un canal privilégié pour toi ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
La souscription en digital d'assurance ?
- Speaker #0
Oui, parce que c'est beaucoup plus simple en fait. On rentre la carte bleue et puis on a payé notre service. Plutôt que d'opérer un virement, de faire un chèque, de l'envoyer.
- Speaker #1
À pied, d'envoyer des e-mails,
- Speaker #0
etc. C'est beaucoup plus long et fastidieux. Quelque part, on rentre notre numéro de carte et puis c'est réglé. Oui, je n'ai pas du tout d'appréhension avec ça. Mais parce que j'imagine que si je souscris un contrat d'assurance et que je mets ma carte bleue, évidemment, on ne devrait pas pirater ma carte bleue.
- Speaker #1
Normalement,
- Speaker #0
les maisons sont sérieuses, les sites sont sérieux. Il n'y a pas de raison que ça arrive. Mais par exemple, pour nos voyages, on ne prend pas directement nos vols sur des grands sites de voyage qu'on connaît tous. On travaille avec une agence réunionnaise, chez qui on prend nos billets d'avion et qui nous envoie un lien pour qu'on paye en carte bleue. Mais on préfère, pour assurer ce service aussi, de modification des billets, de changement de destination de dernière minute, de tout ce qui peut arriver dans la vie d'une entreprise. Donc, on privilégie. Ce canal-là également.
- Speaker #1
D'accord. Un canal qui te permet d'avoir les avantages du digital, avec toujours l'importance d'avoir un contact humain pour pouvoir discuter de vive voix, de sujets, de pouvoir changer ses plans, etc. Ça, c'est quelque chose qui est important pour toi.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Et puis d'avoir vraiment quelqu'un que tu peux avoir au téléphone, que tu peux solliciter. Parfois, le week-end doit être des heures tardives, parce qu'on s'est déjà retrouvés, nous, avec un salarié. C'est au Burkina Faso, tu vois. Et l'avion est annulé de telle compagnie, il faut réussir quand même à le sortir du pays. Comment est-ce qu'on procède ? Et l'agence, elle va t'aider à réaliser et à résoudre ce problème-là. Là où peut-être toute seule, derrière mon site internet, soit de grands voyagistes, soit de compagnies aériennes africaines, je pense que ça aurait été beaucoup plus galère, tu vois. Donc oui, c'est le service. très important, en tout cas pour moi. On va maintenant passer à l'interview entre deux. Tu vas devoir choisir entre deux réponses. C'est une petite série de questions. Essaie de te connaître un petit peu plus toi personnellement. Quand tu commences une journée de travail ou quand tu es dans une journée de travail, quel est ton meilleur allié entre le thé ou le café ?
- Speaker #1
Le café.
- Speaker #0
Le café.
- Speaker #1
Sans hésitation.
- Speaker #0
Sans hésitation. Tu n'es pas la seule, on le dit souvent, mais quelle puissance a cette boisson pour l'humanité, c'est quand même assez incroyable.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Le café. dans une journée de travail, quand est-ce que tu es la plus productive ? C'est quoi ton rythme idéal ? Pas ton rythme idéal, ton moment idéal. T'es plutôt du matin, de l'après-midi, des gens qui nous parlent du soir, des gens qui nous parlent de la nuit.
- Speaker #1
Alors, le matin, mais je dirais aussi le soir. Alors, le matin, parce que le matin, tu vois, t'es en pleine possession de tes moyens, je trouve. T'es en forme, quoi. Tu te réveilles, t'es parti pour ta journée. Donc, le matin, qui est souvent un moment plus calme, d'ailleurs. dans ma journée, notamment chez Optu, parce que c'est un moment où la Côte d'Ivoire...
- Speaker #0
Et puis dès qu'elle a joué, ils sont encore dans leur lit. C'est ça. Et du coup, t'es pas trop sollicité, ça te permet de...
- Speaker #1
Exactement. Et après, plutôt en soirée, si tu vois, t'as des dossiers à boucler, des choses qui te prennent un peu de temps, je trouve que moi, le soir en tout cas, une fois que... Mes enfants sont au lit, tu vois que je suis un peu tranquille chez moi, je m'installe à mon bureau et je peux travailler aussi le soir ou un morceau de nuit, je ne sais pas où s'arrête le soir et la nuit, n'est-ce pas ? Mais voilà, oui, oui.
- Speaker #0
Tu es plutôt travail en équipe ou travail individuel ?
- Speaker #1
Je suis plutôt travail en équipe.
- Speaker #0
Travail en équipe,
- Speaker #1
oui. Il faut que j'ai un contact avec des humains.
- Speaker #0
Avec des membres de ton équipe ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Et ou de mon équipe, peu importe. Mais je pense que l'isolement, ce n'est pas fait pour moi.
- Speaker #0
Est-ce que tu es plus travail au bureau ou plutôt télétravail ?
- Speaker #1
Au bureau.
- Speaker #0
Est-ce que tu préfères embaucher un novice passionné, alors plutôt un vétéran expérimenté ?
- Speaker #1
Je pense que le seigneur expérimenté... Ça dépend du poste, c'est toujours pareil. Il y a des postes où on pourrait avoir des jeunes passionnés. Par exemple, dans les équipes de dev, tu peux tomber sur des profils junior complètement passionnés où tu te dis que ce jeune-là, il va tout donner pour réussir à y arriver. Et tu peux donner ta chance. Je pense que sur d'autres sujets, c'est plus compliqué. Je dirais les deux, en fonction des postes, en fonction de beaucoup de paramètres, les deux.
- Speaker #0
Tu es plutôt Mac ou PC ?
- Speaker #1
PC. Mais je n'ai jamais vraiment touché le Mac, donc je dirais que par habitude, je suis plutôt PC.
- Speaker #0
C'est la réponse des gens qui disent PC, ils disent c'est parce que je n'ai jamais été sur Mac.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
J'ai une petite anecdote assurance à ce sujet. Je suis en train de monter un partenariat Perceval avec AssureTech qui s'appelle Stoic. autour du, c'est pour faire écho à ce que tu disais tout à l'heure, autour du risque cyber, donc de l'assurance contre le risque cyber. Tu as été victime d'un ransomware, tu as été victime de phishing, cette attaque informatique a généré pour ton entreprise une perte de chiffre d'affaires, donc de marge brute. Ça, tout ça, c'est assurable. On parlait du fait que les critères d'acceptation des compagnies d'assurance vont se durcir de plus en plus. Il y a eu un truc qui m'a fait un petit peu, qui m'a interpellé, c'est qu'en fait Si tu utilises dans ton entreprise et que tu souhaites souscrire une assurance risque cyber, notre partenaire Stoic, qui est l'un des leaders français actuellement sur ce sujet, si tu es utilisateur du monde PC ou Windows, ils vont exiger que tu aies un antivirus. Alors que si tu es un utilisateur de Mac, ce n'est pas un prérequis. Tu peux souscrire sans avoir d'antivirus. Donc, CQFD, peut-être qu'il y a quelque chose. Alors, c'est comme ça pour le moment. On verra bien ce que ça donne, mais voilà. Quand justement tu as fini ton boulot, que tu es posé un petit peu, pour te détendre, qu'est-ce que tu préfères ? Tu es plutôt Netflix ou plutôt lecture ?
- Speaker #1
Ça dépend de mon état de fatigue. C'est-à-dire, plus je vais être fatiguée, plus je vais aller vers Netflix. Je crois que c'est plutôt ça, en fait.
- Speaker #0
J'aimerais savoir un petit peu sur tes goûts musicaux. Est-ce que si tu devais choisir entre le rock ou le rap, par exemple ? Le rap. Le rap, clairement.
- Speaker #1
Sans discussion.
- Speaker #0
Oui. Est-ce que tu as un artiste à nous recommander ? Un artiste que tu aimes beaucoup, que tu écoutes ?
- Speaker #1
Après, je crois que je suis restée ancrée dans ce rap des années 90.
- Speaker #0
Le rap français ?
- Speaker #1
Oui, le rap français et américain. Mais le rap français, c'est qu'on reste sur les vieux de la vie. vieille, T.A. Et après, sur la nouvelle génération, j'ai un peu plus de mal à la française nouvelle génération. Même si je me suis un peu intéressée à Bouba, parce que je trouvais que... Ce qui m'a intéressée à Bouba, c'est très étonnant, c'est que j'ai écouté une émission sur France Culture, d'universitaires spécialisés en littérature. et qui travaillait sur les textes de Booba parce qu'il le qualifiait de nouveau poète. C'est-à-dire de la poésie du 21e siècle. Tu vois, c'est Booba pour la France. Je trouvais ça complètement dingue parce que je n'avais pas vraiment cette vision-là. Encore une fois, tu en restes, si on parle de poète dans le rap, tu restes ancré sur Amici Solar ou Ayam qui vont aller chercher. Dans les textes, t'as l'impression qu'il y a eu de la substance. Je pensais que plus on avançait dans le temps, moins c'était le cas. Et du coup, je me suis intéressée à cause de cette émission sur France Culture. Donc tu vois, déjà, on part de loin.
- Speaker #0
Et c'est là où c'est passionnant.
- Speaker #1
Et effectivement, tu te rends compte qu'il y a une vraie poésie dans le rap. Ça, on le savait. Et que même au fil des années, K.I. James, qui est un ancien, pas aussi d'ailleurs, mais la très jeune scène...
- Speaker #0
Tu souhaites apprendre ou te tenir au courant, quel est ton format préféré, c'est plutôt podcast ou radio ? La radio.
- Speaker #1
La radio. Alors radio et podcast en même temps, parce que je dis radio, parce que c'est le format le plus simple, la radio. Mais les podcasts, oui, et alors je crois que les podcasts, tu vois, j'ai commencé au moment du confinement à écouter des podcasts, tu vois, tu commences... Évidemment par Syngervio. Et puis, je me suis rendu compte que d'ailleurs, j'étais rentrée dans une espèce de tunnel Syngervio pendant le confinement. Je crois que ça n'a pas arrangé les angoisses qu'on pouvait avoir à l'époque, notamment en matière d'écologie. Enfin voilà, et oui, je dirais plutôt les deux. Mais la radio, oui.
- Speaker #0
Merci, c'est la fin de l'interview entre deux. Maintenant, j'ai encore une dernière question à te poser. Est-ce que tu utilises les réseaux sociaux à titre perso ou professionnel ? Et une page pour ton entreprise ?
- Speaker #1
Je les ai beaucoup utilisés quand j'avais l'agence, parce qu'on faisait de la com et qu'évidemment, on était fond dans les réseaux sociaux, puisqu'il n'y avait pas finalement d'autre choix non plus que de l'être. Mais à titre personnel, je pense que je suis nulle là-dedans. C'est-à-dire, moi, pour me mettre en avant ou pour mettre... ou pour mettre en avant certains projets ou produits. D'un point de vue professionnel, je pense que vraiment, je ne suis pas bonne là-dedans. Et à titre personnel, finalement, j'ai beaucoup d'applis, genre Facebook, Instagram, Twitter. Twitter qui m'intéresse par le contenu qu'on peut y trouver, puisque pareil, encore une fois, ça s'affine au fil du temps. Mais alors, par contre, je ne poste jamais rien.
- Speaker #0
Plutôt consommatrice.
- Speaker #1
Je ne relaie rien. Et Facebook, je m'en éloigne évidemment de plus en plus. Instagram, un petit peu. Et je pense que celui où je suis, en tout cas que je suis le plus, ça reste Twitter aujourd'hui. Et LinkedIn, évidemment. Mais là, c'est parce que ça permet aussi de suivre l'actualité. de tes activités professionnelles. Tu vois, l'actualité des fintechs, par exemple, pour ce qui est de Up2, l'actualité de ce qui se fait en matière d'apiculture ou de parrainage de ruches au sens plus large, tu vois, en métropole ou ailleurs. Voilà. Mais encore une fois, me mettre en avant, ce n'est pas du tout...
- Speaker #0
Est-ce que pour... terminé, tu aurais un contenu à nous recommander. Un livre, un podcast, une chaîne YouTube, un film, un artiste, quelque chose qui toi t'inspire et que tu aimerais faire découvrir aux gens qui nous écoutent.
- Speaker #1
Je vais être très honnête. J'ai eu une grande période par exemple, tu vois, où j'ai très peu lu. Alors que j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup lu. Et j'ai eu une période quand j'ai eu mes enfants où tu vois, c'est passé complètement à la trappe, la lecture parce que... Je n'avais pas le temps, en fait, juste de me poser pour lire. Je pense que ça me demandait trop de ressources de réussir à me concentrer sur un support pareil. Et puis, depuis quelques temps, depuis quelques années quand même, je recommence à lire. Pas du tout, en même temps. quantité que ce que je faisais à l'époque. Mais du coup, je me suis repenchée sur des bouquins que j'avais lus à l'époque où j'étais à la fac, en fac de droit. Et je suis retournée sur des ouvrages de géopolitique que je lisais, que j'avais lus à l'époque, parce que j'avais fait une fac de droit axée quand même sciences po aussi. Et il n'y a pas longtemps, je me suis replongée dans un bouquin de... Le nom est... complètement impossible à dire, Brzezinski, je crois, qui s'appelle Le Grand Échiquier et qui explique dans ce bouquin comment est-ce que les États-Unis construisent leurs relations avec l'international et quelle est la place juste fondamentale des pays de l'Eurasie dans le Grand Échiquier mondial et que globalement, si le pays qui réussira à leur conquérir Ce n'est pas conquérir dans le sens investir, tu vois ce que je veux dire, coloniser. On n'est pas dans cette idée-là. Des pays comme l'Azerbaïdjan, l'Ouzbékistan, tous ces pays-là, réussiront à être au-dessus de la mêlée à l'échelle mondiale en termes de diplomatie. Et effectivement, ce bouquin a été écrit, alors il a commencé à l'écrire, puisque c'est un monsieur qui est né dans les années 30, même un petit peu avant, qui est mort. plutôt dans les années 2000, qui a fini de l'écrire en 98, mais qui avait commencé à l'écrire bien avant, tu vois. Et moi, j'ai lu ce bouquin, je pense à cette époque-là, en 2000, donc ça ne faisait pas très longtemps qu'il était sorti. Je faisais mes études, j'avais trouvé ça complètement dingue que quelque part, on nous écrive, tu vois, la stratégie de la diplomatie américaine, comme ça. Un ouvrage disponible au grand public. Donc voilà. J'ai revu ça, j'ai relu ça il n'y a pas longtemps, c'est pour ça que je parle de ça. Et c'est intéressant par rapport à l'échiquier mondial, aujourd'hui encore plus, avec tout ce qui se passe.
- Speaker #0
Ça résonne complètement.
- Speaker #1
Au Moyen-Orient, tu vois, et là, on n'est finalement pas très, très loin non plus. Et à place de la réussite dans tout ça, c'est très intéressant.
- Speaker #0
Julie, merci beaucoup pour ton intervention. Merci d'avoir accepté l'invitation.
- Speaker #1
Merci à toi de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Ravi. Tu nous as livré beaucoup de choses, plein de choses sur ta vie perso, sur ton parcours, sur les défis que tu as à relever au quotidien dans tes diverses activités. Je trouve que c'est très enrichissant. On a été ravis de te recevoir sur cet épisode. Je souhaite énormément de réussite pour tous tes projets. Et quelque chose me dit que tôt ou tard, on aura à reparler de sujets ensemble. Il y a plein de sujets qu'on n'a pas pu aborder aujourd'hui. En tout cas, merci à toi. Merci de ta venue. Et je te dis à très bientôt pour la suite de nos aventures. Merci infiniment d'avoir pris le temps de nous écouter aujourd'hui. Nous espérons que les sujets abordés vous ont plu et que vous avez appris quelque chose de nouveau. N'oubliez pas, vous pouvez toujours nous rejoindre sur nos réseaux sociaux où nous partageons régulièrement du contenu supplémentaire. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires et suggestions. N'oubliez pas non plus de vous abonner à notre podcast pour ne manquer aucun des prochains épisodes. Chaque écoute, chaque partage, chaque avis compte énormément pour nous et nous aide à continuer à vous proposer du contenu de qualité. Retrouvez tous les liens de nos invités dans la description de cet épisode. Nous nous retrouverons très bientôt pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous et restez curieux. C'était Guillaume et vous avez écouté le podcast Entreprendre avec Assurance. A bientôt !