- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Entreprends avec Assurance, le podcast qui va à la rencontre d'entrepreneurs passionnés. Chaque épisode nous emmène dans les coulisses d'une profession, d'un métier ou d'un sujet d'actualité. On aime échanger avec nos invités pour parler notamment de la transformation digitale de leur activité. Je suis Guillaume, CEO chez Perceval, l'assurance chevaleresque et connectée des entreprises. Aujourd'hui... J'ai le plaisir de recevoir Grégory Blard au micro pour ce nouvel épisode d'Entreprendre avec Assurance. Bonjour Grégory, bienvenue.
- Speaker #1
Bonjour Guillaume, merci pour cette invitation.
- Speaker #0
Tu nous fais l'honneur d'être là aujourd'hui pour nous parler d'une aventure dont on entend beaucoup parler ces derniers temps, l'aventure des arrangés Blard. Est-ce que tu peux peut-être nous parler déjà un petit peu de toi, nous dire quel était ton parcours avant cette aventure et qu'après on rentre dans purement l'histoire de la maison arrangée Blard.
- Speaker #1
Avec plaisir, Guillaume. Alors, je n'ai rien à voir avec l'alcool, on va dire le rhum arrangé, parce que j'ai fait des études d'ingénieur en chimie minérale. Donc, tout ce qui dit chimie des matériaux. Donc, voilà, l'aventure, elle commence quand je suis chef de projet à l'international en Autriche. Et grâce à mon travail, je voyageais quand même pas mal en Europe principalement. Donc, j'ai fait à peu près 17 pays. Et du coup, sur les pays où je voyageais grâce à mon travail, je faisais goûter le rhum arrangé que mon papa m'envoyait. Et du coup, à force de faire goûter ce breuvage, j'ai commencé à avoir des personnes qui voulaient... qui voulaient acheter. Et chose que j'avais jamais regardée, on va dire, d'abord sur Internet, sur Google, de voir si on pouvait acheter du rhum arrangé quand on était en Croatie ou au Serbie, les pays où je voyageais. Et il s'avérait que ça n'existait pas. Donc, l'idée, elle a géré à ce moment-là.
- Speaker #0
C'est ce qui t'a fait quitter ton métier ? le fait de... te dire j'ai envie de me lancer dans cette aventure, c'est ce qui t'a fait arrêter ton activité avant d'ingénieur ? Ou alors tu as quitté ce métier d'abord en te disant je veux passer à autre chose et après tu t'es dit je vais faire les roms à Angers. Est-ce que c'est les roms qui t'ont extirpé de ton parcours de départ ?
- Speaker #1
Alors c'est une des raisons, mais ce n'est pas la principale raison. Parce que j'étais très bien dans le métier que je faisais. J'ai été très bien rémunéré. Donc, j'avais quand même un dream job, si on peut dire ça comme ça. Je me suis dit qu'il faut que je me lance dans l'entrepreneuriat. C'est vraiment lorsque le Covid arrive. Et en fait, c'est une période, je pense, pour beaucoup de monde, d'un peu d'introspection, de regarder si vraiment ça me plaisait encore ce que je faisais en Autriche. Parce que j'avais déjà, lorsque le Covid arrive, j'avais quasiment six ans dans la même boîte. Donc j'avais commencé dans cette boîte-là et du coup, j'avais une grosse remise en question de me dire, est-ce que je vais faire ma vie en Autriche ou est-ce que je reviens à la maison et je fonde une famille à La Réunion ? Voilà, donc l'appel un peu de...
- Speaker #0
Du retour aux sources, si je peux m'exprimer ainsi, du retour à la source, à La Réunion.
- Speaker #1
C'est ça, le retour à la source s'est fait ressentir deux fois plus au moment où il y avait le Covid. Et donc, je me suis dit non, je ne voyais pas vraiment mon futur en Autriche. Et en fait, je reprends cette idée que j'avais eue deux, trois ans auparavant et de vraiment la poser sur le papier. Et c'est là que je contacte Cléa, qui est ma cousine et mon associé. Et je lui parle de l'idée d'arranger Blard, de faire quelque chose de... de très chouette pour faire connaître la Réunion un peu dans le monde entier.
- Speaker #0
Ok, super. Alors, juste avant de continuer sur Aron Géblard, tu me dis que tu as été en Autriche. Quelle langue on parle en Autriche ? On en parle plusieurs ? Ou c'est de l'allemand ? Ou c'est de l'autrichien ? Est-ce que tu parlais cette langue ? Comment tu faisais, quand on a 20 ans, qu'on débarque en Autriche ? On communique comment ?
- Speaker #1
Alors, il faut savoir qu'en Autriche, la langue parlée, c'est l'allemand.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Après, il y a plusieurs dialectes. qui est en Autriche. Il y a le Viennese-Deutsch, c'est le dialecte de Vienne. C'est un peu comme un créole allemand, si on peut dire. Et il y a beaucoup d'autres dialectes dans le pays. selon où on se trouve.
- Speaker #0
Toi, tu parlais en allemand, justement.
- Speaker #1
Et du coup, alors moi, j'ai fait allemand quand j'étais à l'école. Donc, j'ai eu la chance d'apprendre un peu, mais j'étais nul. Enfin, il faut dire ce qui est que tant qu'on n'est pas dans le pays, on ne sait pas vraiment parler. Là où j'avais de la chance, c'est que j'avais commencé en anglais. Donc, je me démerdais pas mal en anglais. Donc, j'ai commencé en anglais. et par la suite, à force d'écouter, à force de... de vouloir parler allemand, de pratiquer. Au bout d'un an, un an et demi, je parlais couramment allemand.
- Speaker #0
Si tu pouvais nous faire partager une chose que tu as vraiment ramenée de là-bas, que tu as apprise là-bas.
- Speaker #1
Alors, beaucoup de choses. Parce qu'on va dire que l'Autrichien de base est assez froid.
- Speaker #0
Tu l'imagines bien comme ça.
- Speaker #1
Voilà, ils sont assez froid. Mais par contre, ils sont très organisés. Ils sont très... Donc... dans tout ce qui est recyclage. Donc, partout où tu vas, le métro, par exemple, il sent bon. C'est très propre. C'est un peu, comme je disais, un peu les pays germaniques. Oui, la Clamman, la Suisse. C'est très droit, très réglementé. Et du coup, ça amène un cadrage. Et ça, j'essaye de le ramener ici. Donc, déjà pour moi, personnellement, pour tout ce qui est tri, recyclage, tout ça, je pense qu'on a un... On a quand même encore du retard en France, mais aussi à La Réunion, bien sûr. Et après, d'autres choses que je ramène, c'est surtout une autre façon de vivre, une autre façon de penser.
- Speaker #0
Et donc, du coup, j'en viens aux prémices de l'aventure à Arranger Blard. C'est le Covid, c'est le moment où tu décides de rentrer, de revenir à La Réunion, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça, c'est le Covid qui fait la bascule. Donc, on va dire que j'étais à un équilibre de retourner ou de rester. Et en fait, lorsque le Covid arrive, il fait pencher la balance, on va dire. Et du coup, je me dis, là, c'est le moment de rentrer. J'ai déjà fait six ans dans une même boîte, même si j'avais des perspectives d'avenir. Parce que je ne me le cache pas, je suis carriériste. Et du coup, la chose que j'aimais beaucoup aussi en Autriche, c'est qu'on ne juge pas sur l'apparence. On juge vraiment sur tes capacités, tes compétences et ce que tu amènes. Si tu arrives à tes objectifs, même à aller plus loin, tu es tout de suite récompensé. On n'attend pas que tu aies 10, 15 ans d'expérience dans la même boîte pour te promouvoir. J'étais arrivé à un poste quand même de haute responsabilité parce que j'étais déjà basé au... au siège social de mon entreprise, qui est un groupe multinational. Aux dernières nouvelles, je crois qu'il pesait 3 milliards. C'était vraiment un très gros groupe. Quand j'ai commencé, je ne pensais pas que j'arriverais à ce poste-là. À progresser autant.
- Speaker #0
À progresser autant.
- Speaker #1
C'est ça. Et du coup, c'est ce qui m'a vraiment choqué. dans ce pays.
- Speaker #0
Je suis choqué positivement. Positivement. C'est que, si tu fais tes preuves, ça suit, ça déroule et on te donne accès à des évolutions. Ça se fait naturellement. Je ne juge pas sur l'apparence, c'est ce que tu disais.
- Speaker #1
C'est ça. Ce n'est pas le costard-cravate, même si ça reste un groupe multinationnel, ce n'est pas le costard-cravate, c'est vraiment un peu à la cool. Et comme c'était très cosmopolite, je pense un peu comme dans toutes les multinationales. nationale. Donc il y avait... plein de nationalités différentes. Et du coup, on apprend beaucoup de choses sur beaucoup de pays, même sans avoir mis un pied.
- Speaker #0
D'accord. Donc, tu rentres à La Réunion pendant la période du Covid. Tu contactes ta cousine Cléa et tu lui dis, voilà, tu me disais, j'ai posé sur papier le concept des arrangés Blar.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et à partir de là, comment ça se passe ? C'est quoi l'étape numéro un ? Là, tu rentres vraiment, tu changes de casquette, tu passes de salarié... dans un job que tu aimais, mais en te disant je ne me projette pas, je vais monter ma boîte, je vais monter ma marque. Qu'est-ce qui se passe dans ta tête ? Comment ça se passe en quelques mots ? Est-ce que tu peux nous expliquer ça ? Je pense que c'est très intéressant.
- Speaker #1
Alors, je crois que c'est le premier confinement. Alors en Autriche, il n'y en a pas eu beaucoup. Je crois qu'il n'y en a eu qu'un seul. Et en fait, pendant la période de confinement, je travaille un peu pour Wiener Berger, qui était mon entreprise. Et en parallèle, en fait, je bosse sur le projet à Angers Blar. Donc, je le pose sur papier, donc le business plan, tout ça. Et en fait, je contacte Léa qui, à ce moment-là, je crois qu'elle avait fini son alternance chez Hennessy. Donc, une grande maison de spiritueux cognac. Et voilà, je lui parle de cette idée. Au début, elle me prend pour un fou. Normal. Normal. Et je lui dis, non, mais écoute, c'est vraiment quelque chose qu'on peut faire, mais j'ai besoin de toi, je ne peux pas le faire tout seul. J'ai besoin aussi de mon papa, parce que les recettes, bien sûr, c'est de lui. Donc, vite, on se met un peu à trois dessus. pour regarder comment on va élaborer les différentes steps. Et puis vraiment, avec Léa, on se fait des visios, on bosse sur le sourcing, sur comment va être la bouteille, comment on pense le concept d'Arrangez Blah sur tout ce qui est packaging, sur la communication dessus. Et en fait, l'idée du très haut de gamme,
- Speaker #0
Comment vient cette idée du positionnement haut de gamme ? C'était une évidence tout de suite. Rome artisanale, fabrication artisanale, donc du coup, quelque chose d'assez unique. C'est venu comme ça ?
- Speaker #1
Alors, en fait, déjà, on voulait de base pas être comme un peu tout le monde, c'est-à-dire pas produire, on ne voulait pas produire non plus des millions de bouteilles. Donc, c'était dit pour... pour faire un très beau produit, pour faire connaître la Réunion, il faut qu'on a un truc qui claque. Il faut qu'on a quelque chose... Et puis, on ne voulait pas se limiter sur tout ce qui était matière première. Donc, on voulait vraiment prendre tout ce qu'on pouvait à la Réunion, même si c'était plus cher, et de pouvoir justement ne pas se limiter là-dessus, d'avoir que des très bons produits de Lille, et ensuite d'adapter les recettes de mon père avec ça, et justement d'aller taper. à l'étranger avec cette belle bouteille.
- Speaker #0
Effectivement, les bouteilles sont magnifiques. J'ai eu l'occasion de les voir à plusieurs reprises et on les voit de plus en plus. On sent bien qu'il se passe quelque chose autour de ce produit que vous avez créé de toutes pièces, de vos mains, j'ai envie de dire. Vous commencez à travailler sur l'idée, vous commencez à sourcer un peu des choses, à imaginer quelle forme ça pourrait prendre. Comment ça se passe, par exemple, pour la production ? Il faut trouver un lieu pour accueillir la production, il faut embouteiller, tester les recettes. Comment ça se passe un petit peu cette phase de création des arrangés Blar ?
- Speaker #1
Pour tout te dire, on commence avec un MOQ, un minimum quantity, donc une quantité très faible juste pour tester le marché. On avait déjà, avec l'étude de marché sur le business plan, sondé un peu les avis. Mais c'est vrai que tant que tu ne confrontes pas le produit au marché, comme tu l'as dit, c'est compliqué de savoir si ça va fonctionner ou pas. Et du coup, on investit notre argent et notre temps pour acheter les premières bouteilles. Donc, on commence avec un tout petit stock de 800 bouteilles. Et en fait, pour la petite histoire, on casse l'ancienne maison de mon père et qu'on la transforme en atelier de production. Alors, il n'était pas trop content au début, mais aujourd'hui, je pense que ça va. Et aussi, petite anecdote, c'est que lorsque la première palette de bouteilles qui arrive et qu'on enlève et qu'on met dans l'atelier, à ce moment-là, je dors dans l'atelier. J'ai le matelas qui est au sol et je dors à côté des bouteilles qu'on avait enlevées de la palette. Et on a la photo à l'appui, mais je la partagerai. Peut-être sur les idées bientôt.
- Speaker #0
Je pense que ça peut être super marrant, super intéressant de partager cette photo. C'est le début de ces entreprises qui commencent dans un garage, le garage de ses parents. Je trouve ça fabuleux, cette image-là. Je pense qu'elle aurait du sens à être publiée un jour si tu la publies. Moi, la question tout de suite qui vient, c'est comment est-ce qu'on fabrique du romain rongé à cette échelle ? Tu disais 800 bouteilles, c'est une petite quantité. Pour moi, ça fait beaucoup. Alors, on a tous peut-être déjà fait des expériences de rhum arrangé chez soi avec ses propres recettes. Mais comment vous faites pour avoir autant de...
- Speaker #1
Oui, écoute, au début, on commence tout à la main. Ça n'a pas beaucoup changé parce qu'on n'utilise aucune machine jusqu'à aujourd'hui. Mais on commence tout à la main, donc à trois. Et du coup, tout le monde met un peu la main à la pâte. Pour les 800 premières bouteilles, on commence avec quatre ou cinq saveurs. sur neuf aujourd'hui justement pour voir si les gens les appréciaient tout. Alors, on avait déjà la recette, on a juste un peu adapté. on va dire. Mais voilà, vite, on fait les 800 bouteilles. Je crois qu'on est là en juin 2021. Mai, juin 2021, on commence à produire les 800 bouteilles. Et en fait, on va tout de suite voir sur la place à La Réunion les différents distributeurs, donc les cavistes, les épiceries fines, les hôtels, les restaurants. C'est toi qui t'en occupes ? Voilà, ça c'est moi qui m'en occupe parce que j'aime beaucoup le côté relationnel, le côté commercial. Du coup, je vais démarcher et je vois qu'il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées. Et là où on met vraiment le pied à l'étrier, on dit que ça fonctionne et qu'il y a un marché pour, c'est lorsqu'on signe notre première vente avec les caves Nicolas Réunion, où ils nous prennent quasiment la moitié de notre premier stock. Et on se dit, on n'attendait que ça pour vraiment démarrer.
- Speaker #0
C'était le top départ. ça intéresse le produit, il rencontre un marché il y a quelque chose à faire et on part de là je reviens juste sur cet épisode parce qu'il faut aller chercher des distributeurs si je peux les appeler comme ça pour vous donc tu prends ton téléphone, tu prends l'annuaire tu n'as pas d'entrée particulière à ce moment là tu ne connais pas de monde c'est vraiment tu prends ton téléphone ou tu te déplaces physiquement, comment tu fais ça c'est intéressant parce que ce sont des étapes concrètes qui peuvent te paraître évidentes, mais moi, je n'aurais pas su par quel chemin commencer. Donc voilà, comment tu fais pour rentrer en contact avec ces futurs distributeurs ?
- Speaker #1
Alors, de base, en fait, on s'était posé la question lorsqu'on fait le business plan, pour revenir un peu au business plan. On s'était dit, on ne savait pas trop, parce qu'on fait un site e-commerce aussi au début, on ne sait pas trop si on va avoir une clientèle B2C ou B2B. Donc au début, on fait 50-50. on regarde Je crois qu'on met le site en ligne en septembre 2021. Et avant, je vais voir vraiment les distributeurs. Et là, c'est vraiment de la prospection physique. C'est vraiment du... Il faut y aller. On n'a pas d'entrée, donc il faut aller directement chez tous les cavistes, leur montrer la bouteille, leur montrer le coffret.
- Speaker #0
Leur faire déguster.
- Speaker #1
Voilà, leur faire déguster, exactement. Leur faire déguster le produit pour montrer qu'on n'a pas que... la beauté de la bouteille et le packaging. On a aussi le savoir-faire, surtout le savoir-faire et les recettes, et que c'est très bon. Et du coup, à partir de ce moment-là, on fait déguster le produit et que les gens voient qu'on est complètement différent de ce qui se fait à La Réunion à ce moment-là, on nous dit, OK, on a envie de tester, on a envie d'essayer le produit. Donc, on signe comme ça, en fait. notre première palette de 800 bouteilles qui part en même pas 4-5 mois.
- Speaker #0
C'est super, c'est super. Ça a l'air tellement facile. Oui,
- Speaker #1
parler comme ça, oui, c'est vrai. C'est vrai qu'on a, on ne le dit pas souvent, mais c'est vrai qu'on en a chié, pour parler un peu vulgairement. Au début, c'est vrai que c'est des heures où on fait un peu tout, où des fois on se perd, où des fois on va avoir des clients qu'on ne doit pas passer plus de temps que ça. Donc voilà, c'est un apprentissage de toute façon lorsqu'on y va, lorsqu'on fait vraiment de la prospection physique. Ce qui a vraiment le plus marché chez nous, parce qu'on a un produit physique, donc c'est tout de suite plus visible, plus parlant. Mais c'est vrai qu'on a fait aussi beaucoup de prospection digitale, phoning. On a fait des mails, on a essayé de demander des cartes, faire jouer un peu le petit réseau qu'on avait, même si on n'avait pas, juste déjà avec la famille. Donc voilà, on commence l'aventure comme ça, ce qui nous a permis d'être là aujourd'hui.
- Speaker #0
Et alors justement, comment est-ce qu'on passe de cette première commande qui marque le top départ pour vous en vous disant « Ok, on tient à quelque chose, maintenant on y va à fond » , comment vous arrivez à… Aujourd'hui, je crois qu'il y a plus d'une soixantaine de points de vente qui diffusent, qui distribuent vos produits sur La Réunion. Et si on prend, on en parlera tout à l'heure, mais si on prend plus le reste du monde, ça fait encore plus de lieu. où on peut se procurer des arrangés Blar. Comment est-ce qu'on passe de cette première commande à justement se retrouver chez plus de 60 points de vente à l'île de la Réunion ?
- Speaker #1
En fait, la recette magique, c'est grâce aussi à l'aide de mon père et puis de ma cousine. Et en fait, on a essayé de scaler un peu ce qu'on avait pu faire avec les caves Nicolas. Donc, on a regardé ce qui marchait. Donc, ce qui marchait vraiment beaucoup, c'était la prospection physique où on fait déguster le produit et qu'on explique s'il n'y a pas mieux que ça. Et aussi derrière, un super boulot de Cléa, mon associée, sur la communication. pour un produit très haut de gamme, on essaie de copier un peu le luxe. C'est vraiment... Oui,
- Speaker #0
utiliser l'école du luxe.
- Speaker #1
On utilise l'école du luxe et c'est vraiment une communication très épurée. Mais aussi, il faut qu'on soit présent sur tous les réseaux sociaux et qu'on fasse connaître la marque. Donc ça, c'est vraiment ce qui a permis de mettre vraiment le coup d'accélérateur et de faire parler de nous. Et du coup, on a eu beaucoup de soutien des magazines locaux. qui ont repris ça dans la presse, qui ont repris ça dans les différents médias, même au journal télévisé. Donc, on a eu vraiment beaucoup de demandes par la suite, où vraiment on prospectait moins, mais on avait beaucoup de demandes via nos réseaux sociaux, particulièrement sur LinkedIn, où on essaye d'avoir une communication très cohérente avec la maison familiale à Angers-Blanc.
- Speaker #0
J'ai quelques questions sur le digital, parce que tu sais, dans cette émission, on parle d'entrepreneuriat et on regarde aussi un peu ce qu'apporte le digital dans la réussite d'une entreprise ou pas. Tu disais, vous êtes allé sur LinkedIn, au début vous avez démarré une page LinkedIn avec zéro abonné. Oui,
- Speaker #1
comme tout le monde.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, vous avez beaucoup d'abonnés, je crois peut-être près de 4000 ou quelque chose comme ça.
- Speaker #1
On s'approche des 3000 abonnés.
- Speaker #0
Vous approchez des 3000 abonnés. Cette progression, elle est venue de façon organique, c'est ça ma question. c'est juste justement par le fait de... Publier sur LinkedIn les phénomènes de repartage, de bouche à oreille, etc. C'est ça qui a fait croître votre page.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Absolument. Contrairement aux autres réseaux sociaux comme Instagram et Facebook, où on a fait un peu de ads, mais pas au début. LinkedIn, on n'a vraiment fait aucune publicité. C'est vraiment que de l'organique où il y a eu des repartages, il y a eu beaucoup de commentaires, beaucoup de likes. que les gens apprécient vraiment beaucoup. Comme tu disais, l'authenticité, parce que c'est ce qui nous anime tous les jours. On reste authentique, on reste qui on est. Si on me croise dans la rue, ce ne sera pas Grégory, ce ne sera pas CEO d'Arangé Blanc. Non, on garde la tête sur nos épaules et on essaie de garder vraiment cette authenticité parce que c'est ce qui aussi, je pense, nous différencie de nos concurrents. Nous, on est vraiment une marque qui a été créée à La Réunion et qui est fière d'être réunionnaise.
- Speaker #0
Et toi-même, avant cette aventure, est-ce que tu étais utilisateur de LinkedIn ou tu t'y es mis à cette occasion ?
- Speaker #1
J'étais déjà un grand fan de LinkedIn. J'avais déjà un bon nombre d'abonnés par rapport à ce que je faisais avant. Parce que j'étais, comme je disais, je suis assez carriériste. tu veux avoir d'autres opportunités, il faut quand même avoir une belle page perso, donc un bon personal branding. Et du coup, il faut quand même être assez pro là-dessus, être clair et pas mettre trop d'informations non plus. Donc, ouais, LinkedIn, c'était comme une évidence, surtout qu'on a compris que notre business model, c'était surtout avec du B2B. Et on avait que... très peu de B2C. C'est-à-dire que nos clients à nous direct, c'est 99% de professionnels, de distributeurs. Donc, à partir de ce moment-là, sachant que LinkedIn est un réseau B2B, surtout, du coup, on était obligés d'avoir une très belle communication là-dessus. Et c'est une chose qu'on essaye de faire.
- Speaker #0
Écoute, très bien. Justement, tu parlais de B2B et de B2C. au tout début, vous ne saviez pas trop où aller pencher la balance entre ces deux façons de diffuser vos produits, en tout cas, où est-ce que vous alliez trouver votre public, vos clients. Aujourd'hui, tu nous réponds, tu me dis que c'est 99% de B2B. Mais vous avez fait un site internet qui, je pense, était prévu plus pour la partie B2C, c'est-à-dire un client qui veut acheter en direct auprès de la maison à Rangéblard, il se rend sur le site, il demande... et il reçoit son produit. Son produit, pour le moment, lui est livré par Grégory. Parce que je crois savoir que tu fais tout, y compris les livraisons, etc. C'est vrai, je pense vraiment caractéristique des débuts d'aventure. Et tu nous l'as déjà dit plusieurs fois depuis le début de cet entretien, où en fait, tout le monde met un peu la main à la pâte et tout le monde touche un peu à tout. Et tout le monde se rend utile dans les différents segments de ce qu'il y a à faire. Et ça, je pense, ça participe à la réussite. c'est-à-dire que Je souhaite moi une très longue vie, bien sûr, à la maison à Rangéblard. Demain, on ne sait pas ce que ça va devenir, mais ça peut devenir quelque chose d'encore plus beau qu'aujourd'hui. Et au moins, tu seras passé par toutes ces étapes. Et toi, tu auras une connaissance très profonde de ton métier parce que tu auras fait un peu tous les métiers au sein de cette maison. J'avais une petite question. Donc aujourd'hui... Votre site Internet est fonctionnel ?
- Speaker #1
Oui. Alors, le petit changement, c'est que, et ça, je vais rejoindre une faculté que quand tu es entrepreneur, il faut vraiment la travailler. Si tu ne l'as pas tout de suite, c'est l'adaptabilité. C'est-à-dire que c'est le marché qui va te donner le point d'arrivée. Donc, on avait fait le site e-commerce justement au début. pour le particulier vraiment, pour savoir s'il y allait avoir beaucoup de demandes. On avait de la demande, mais on avait très peu de demandes sur le site e-commerce. Il faut savoir que c'est très contraignant avec l'alcool, avec tout ce qui est les conditions générales de vente sur du e-commerce. Et aussi, c'est très contraignant au niveau de tout ce qui est livraison, parce que c'était surtout des clients métropolitains. de France Hexagonale, pardon, et aussi de l'étranger, puisqu'on a eu des commandes dans des pays en dehors de l'Hexagone. Mais c'est souvent les colis arrivent, ou c'est taxé, ou ça ne part pas. Donc, ça prenait beaucoup de temps pour très peu de chiffres d'affaires, au final. Et donc, du coup, on s'est dit, on avait beaucoup, on a commencé à avoir beaucoup de demandes de professionnels. Et du coup, on était obligés de faire un choix. Donc on s'est dit, ça nous prend trop de temps, le site e-commerce avec les envois, les expéditions. Donc on s'est dit, on va arrêter le site e-commerce à proprement parler et on fera vraiment un beau site vitrine. Chose que fait vraiment les maisons de luxe comme Hennessy, comme Ouette-et-Chandon. Donc on a décidé un peu de faire ça et de se concentrer vraiment sur notre clientèle B2B.
- Speaker #0
Aujourd'hui, vous... Partenaire distributeur B2B, il ne commande pas depuis votre site, il vous contacte en direct.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et c'est toi, j'imagine, derrière, qui discute avec eux et qui met en place les commandes, etc.
- Speaker #1
C'est ça. Bien sûr, on a nos mails, donc ils passent commandes pour l'instant par mois. Je fais encore, je pense, le commercial pendant un bon moment, et je fais encore les livraisons pour les pros. Mais c'est vrai que toucher à tout, comme tu le disais, c'est bien, parce que comme ça, on voit ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et ce qu'il faut absolument qu'on délègue, parce qu'on n'a pas forcément de valeur ajoutée. Je veux dire, livrer quelqu'un, ce n'est pas là où je vais avoir la meilleure valeur ajoutée.
- Speaker #0
Je vois ce que tu veux dire, oui. C'est peut-être bien d'avoir fait au début, parce que c'était les premières fois, etc. Mais ça te prend du temps et tu peux mieux utiliser ce temps ailleurs.
- Speaker #1
C'est ça, donc la gestion du temps aujourd'hui, c'est vraiment la clé du développement d'Argebla, parce que c'est ça qui va permettre justement qu'on se développe, on va y venir, mais à l'export, et que toutes ces tâches répétitives, qui sont à très peu de valeur ajoutée, de les déléguer ou d'embaucher pour que je parte sur des choses que je suis plus en valeur ajoutée, et que Cléa aussi, parce qu'aujourd'hui on est trois. là on est bientôt 4 et du coup de pouvoir déléguer ces tâches là et d'aller sur vraiment le fond de notre business
- Speaker #0
Petite question qui me vient là, c'est est-ce que vous avez tout fait, ce qu'on appelle bootstraper, alors c'est encore un terme un peu barbare et un peu anglicisme, est-ce que vous avez démarré avec vos propres fonds, ou est-ce qu'à un moment vous avez sollicité un prêt auprès d'une banque par exemple, pour vous accompagner, je ne sais pas, pour acheter un véhicule pour la livraison, pour votre première commande de bouteilles, est-ce que vous avez fait appel à un financement au début ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors c'est une très bonne question. moi j'aimerais même appuyer, c'est qu'aujourd'hui, pour faire passer d'une étape d'idée à un vrai business, il ne faut pas avoir non plus 100 000 euros sur son compte. On peut très bien commencer de zéro. Alors, c'est sûr que c'est plus facile lorsqu'on a un peu d'argent de côté, surtout pour le démarrage, mais on peut très bien commencer de zéro. Nous, on a commencé, j'avais de l'argent de côté, Cléa aussi. Les économies. Voilà, mes économies perso que j'ai affectées directement, j'ai tout mis dans Arranger Blar. alors c'est vrai que j'ai quasiment fait all in c'est sûr qu'au début c'est stressant parce que tu sais pas si...
- Speaker #0
t'as passé plusieurs mois sans revenu, le temps de tout préparer le temps de justement de tester le marché donc pendant cette période tu faisais que dépenser de l'argent dans ce projet mais voilà, donc t'as pas eu bon tu me disais que t'étais un petit peu un petit peu tendu mais pas plus que ça finalement.
- Speaker #1
C'est vrai que en fait là où j'ai mesuré le risque c'est que j'avais de l'argent de côté Et comme je quittais un travail après six ans, et comme l'Autriche étant un pays dans l'Union européenne, si je retravaillais à La Réunion, j'ai fait un petit contrat à La Réunion pour pouvoir toucher le pôle emploi. J'étais obligé de faire un contrat à La Réunion pour valider mes droits d'Autriche. Ce n'est pas sur le salaire, c'est basé uniquement sur la période. C'est basé après sur le salaire que tu touches à La Réunion quand tu fais un contrat. Donc, en fait, j'avais Pôle emploi ensuite pendant deux ans. Donc, en fait, ce qui m'avait permis d'avoir un petit paillet de sécurité, exactement, sachant que j'avais quasiment mis vraiment quasiment toutes mes économies. Et du coup, et même l'argent que je touchais de Pôle emploi est allé à Rangéblard au début. Parce qu'il fallait être là pour voir s'il y avait des petits couacs, des petites factures qu'on n'avait pas pensées parce qu'on ne pense jamais à tout. Au début d'un business, tu as toujours...
- Speaker #0
Tu découvres des choses en cours de route. C'est ça, je n'y avais pas pensé.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Cette dépense, cette contrainte. Peut-être, est-ce que tu peux nous dire à ce stade, jusqu'à ce stade de l'aventure que tu nous racontes, quelle était la plus grande difficulté que tu as rencontrée ou les difficultés, mais si tu en avais une seule à retenir, qu'est-ce qui était le plus difficile ?
- Speaker #1
Ce qui était le plus difficile, c'était vraiment de se lever, de se dire qu'il y a est-ce que je vais pouvoir vendre demain ? C'est-à-dire de faire vraiment le jeu d'affaires, est-ce que vraiment on va se développer ? Est-ce que c'est pas trop ambitieux ce qu'on a lancé ? Parce que voilà, il y a toujours personne sur le secteur très haut de gamme sur le rom à ranger. Donc voilà, on a eu des grosses phases de doute parce qu'il y a aussi la vie perso qui rentre en jeu. Du coup, La chose qui est bien, c'est que j'étais bien épaulé. Moi, je dis toujours, c'est vrai qu'être solopreneur, c'est aussi bien d'être tout seul dans le bateau, mais c'est aussi chouette lorsqu'on a des associés et qu'on peut aussi discuter entre nous et de se dire qu'on est tous dans le même bateau et de s'épauler. Parce que c'est vrai que cette phase-là, où des fois tu es en gros doute, ce n'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des jours où tu fais zéro vente, des jours où tu fais des ventes exceptionnelles, il faut savoir gérer le doute à ce moment-là où tu fais vraiment très peu de ventes et te dire non, c'est juste une phase transitoire et qu'après, tu vas pouvoir relancer la machine.
- Speaker #0
Maintenant, parlons un peu du futur parce que je crois qu'il y a des projets dans les cartons. On a parlé d'exportation. Aujourd'hui, vous exportez déjà sur quelques destinations. Vous avez déjà un premier test aux Antilles. qui est en train de vivre et on va voir ce que ça va donner. Quels sont vos projets à l'export aujourd'hui ?
- Speaker #1
Pour parler franchement, au début, on s'était dit qu'au prix où on allait vendre, on allait peut-être avoir du mal à La Réunion, parce qu'on est le territoire, c'est là où le romaranger est né. Le romaranger est un terme réunionnais. Du coup, on s'était dit, il y a déjà beaucoup de monde sur place, est-ce que vraiment la population va adhérer ?
- Speaker #0
Oui, il y a eu une belle réponse de la part du public.
- Speaker #1
Donc, ils ont vraiment adhéré à la maison. Et du coup, aujourd'hui, c'est vraiment le bouche-à-oreille qui nous a fait développer sur l'île. Et comme tu le disais, l'idée de base, c'était l'export, c'était de faire connaître la Réunion à l'étranger. Et aujourd'hui, on a fait, comme tu le disais, notre premier export aux Antilles françaises. trois autres qui ont suivi derrière. On a fait Maurice, on fait aussi la France Hexagonale, et là, dernièrement, on fait la Pologne.
- Speaker #0
La Pologne. Ça commence. L'Europe commence. Et alors, comment est-ce qu'on fait pour proposer ces produits en France Hexagonale, en Pologne, aux Antilles ? Tu nous as expliqué comment tu avais fait pour la Réunion. Tu t'es déplacé, tu as convaincu. Tu disais, vu que c'est un produit physique, il n'y a rien de mieux que l'amener, le présenter et le faire déguster. Comment est-ce qu'on fait alors quand on est à plusieurs milliers de kilomètres des autres marchés sur lesquels on veut exporter ?
- Speaker #1
Là, ce que je te dirais, c'est vraiment la magie de LinkedIn. C'est vraiment la magie des réseaux sociaux. C'est-à-dire que lorsqu'on commence à avoir une belle notoriété, des gens qui nous suivent, qui nous repartagent, qui commentent ce qu'on fait. Et aussi, bien sûr, les avis Google. Parce qu'on est tous, lorsqu'on cherche un produit, qu'on a un produit en tête, qu'on connaît la marque, on va checker tout de suite sur Internet s'il y a des bons avis ou pas. Et aujourd'hui, à Angers Blar, on a 86 avis Google, je crois, et 85 5 étoiles. Du coup, ça nous permet...
- Speaker #0
C'est le soleil.
- Speaker #1
Voilà, je crois qu'on est les seuls à avoir ça. Alors peut-être que prochainement, on aura de moins bons avis. Enfin, j'espère pas. Mais en tout cas, voilà, lorsqu'on check et que tu as tout ça sur Internet, eh bien, ça rassure, on va dire, les clients à l'extérieur. Et on fait les quatre exports sans bouger de la réunion, vraiment grâce à LinkedIn, où on nous contacte, on nous dit qu'on aimerait bien nous référencer dans tel et tel pays.
- Speaker #0
Donc, ce sont des gens de ces pays-là qui vous contactent. C'est ça. Pour les Antilles, je crois que ça s'est passé comme ça. Pour les Zéos qui vous ont appelés.
- Speaker #1
Alors, pour les Antilles, ça a été un peu différent. Le premier, c'est qu'en fait, on a... Je fais un petit clin d'œil à la marque Corita Cigar. Ils vont se reconnaître. Qui était partie, en fait, sur un salon en Allemagne et qui ont pris deux, trois de nos bouteilles parce que ça se marie très bien avec leur cigar. Et il y avait un distributeur des Antilles françaises qui était venu sur ce salon, qui était spécialisé, on va dire, dans l'import-export et qui avait trouvé notre bouteille magnifique et très, très bonne. Et il nous a... Il a pris contact avec moi par la suite et ça s'est fait comme ça.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Mais pour les trois autres, ça a été vraiment les réseaux sociaux. Ça a été vraiment LinkedIn, surtout. Moins Facebook, Instagram, parce que ça va être plus sur du B2C. Ça reste de la notoriété. Mais LinkedIn, ça a été vraiment notre point de départ pour les trois autres exports.
- Speaker #0
Alors quels sont un peu les... Les projets pour le futur, comment vous comptez ? Tu parlais de scaler sa boîte tout à l'heure. Tout est produit de façon artisanale, à la main, il n'y a pas de machine. Imaginons que demain, l'Europe entière t'appelle pour te demander des rhum à ranger Blar. C'est quoi le plan pour pouvoir justement passer cette étape de démultiplier un petit peu les capacités de production ?
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs étapes. Déjà, là, en 2023, on fait une levée de financement. on a réussi à faire une petite levée de financement de 100 000 euros qui va nous permettre de pérenniser notre développement, de commencer à structurer à Rangéblard, avec un organigramme, avec des tâches dédiées. Donc,
- Speaker #0
c'est-à-dire recruter du monde ? Voilà,
- Speaker #1
recruter du monde, bien sûr, parce que le développement, ça passe par recruter des gens. Et si on continue comme ça, parce qu'au bout d'un moment, on ne pourra pas étendre les murs, ça reste l'ancienne maison de mon père, peut-être de déménager l'année prochaine ou 2025 et aussi de faire une levée de fonds parce qu'au bout d'un moment, il faudra qu'on se dise qu'on a des très belles ambitions avec Arangé Blar et on aimerait bien, comme tu l'as dit, impacter d'autres pays, sachant que là, dans les quatre exports, et ne... on va dire une commande de lancement. Et si demain, ils sont amenés à recommander, ça ne va pas être une seule palette, ça va être peut-être deux, trois, quatre palettes. Et du coup, là, il va falloir suivre derrière et donc de recruter des gens et aussi de commencer à automatiser quelques parties de la production sans jamais toucher, bien sûr, à la partie artisanale qui est notre...
- Speaker #0
Le savoir-faire. Le savoir-faire,
- Speaker #1
voilà. Donc, ça sera juste des petites parties qui vont être sur des tâches répétitives, comme je disais. On n'est pas en valeur ajoutée, mais tout ce qu'on a en valeur ajoutée, c'est-à-dire sur la découpe de fruits, sur l'incorporation de la vanille, sur les épices, tout ça qu'on utilise, ça restera toujours artisanal.
- Speaker #0
Donc, dans ce plan de levée de fonds, pour accompagner votre croissance, on a parlé de recruter du monde, ce qui me semble tout à fait logique, c'est d'ailleurs une très bonne idée, et ça crée de l'emploi, ce qui est fabuleux. Mais comment vous allez utiliser le reste de cet argent ? Est-ce que tu penses, par exemple, là j'imagine, mais aller sur des salons, comment est-ce que tu penses utiliser cet argent ? Est-ce que c'est que pour le recrutement ou il y a d'autres choses sur lesquelles vous voulez affecter l'argent que vous allez lever ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Il y a plusieurs points d'affectation. Bien sûr, dans tout ce qui est ressources humaines, ça c'est clair, mais aussi dans les salons parce qu'on n'a toujours pas fait de salon aujourd'hui. Ça fait bientôt trois ans qu'on est créé, mais on n'a toujours pas bougé de la réunion, comme je disais. Donc, le but, c'est aussi de faire des salons à l'international. On va faire le salon, d'ailleurs, le Mondial du Rhum en février 2024. Je le dis en avant-première. On sera là-bas au Palais Brunière, je crois, à Paris. Donc, pendant trois jours.
- Speaker #0
Ça s'appelle le Mondial du Rhum.
- Speaker #1
Le Mondial du Rhum, oui. C'est la première édition.
- Speaker #0
C'est l'endroit où vous devez être, évidemment.
- Speaker #1
Exactement. Du coup, on est aussi aidé, subventionné par le ministre des Outre-mer. et aussi de la région Réunion et du démarrissement, tout ça. Donc voilà, on est quand même aidé pour y aller. Il ne faut pas qu'on s'en prive. Et c'est aussi une très belle porte d'entrée pour tous les clients potentiels européens, même mondiaux. Ça s'appelle le Mondial du Rhum.
- Speaker #0
Pourquoi pas ? Je rebondis, mais tu disais que vous êtes soutenu aussi par la région Réunion.
- Speaker #1
Alors, il y a différentes aides qui existent. et aussi surtout on a eu la chance de remporter le prix internationalisation au trophée Entreprises et Territoires il y a je crois 3-4 mois. Du coup on a eu des récompenses où sur les récompenses on avait des aides pour aller faire des salons de la région et on a eu aussi Air France sur le... les récompenses qui nous donnaient des billets d'avion pour aller faire un salon.
- Speaker #0
C'est super, trop bien. J'aimerais juste te poser une petite question autour de l'assurance. Léron Marangé-Blard, à quel moment tu t'es posé la question de l'assurance dans cette aventure ? Est-ce que c'est venu par besoin ? On t'a dit, est-ce que vous êtes assuré ? En fait, quel est ton rapport à l'assurance, ton premier contact avec l'assurance à titre professionnel ?
- Speaker #1
Alors, à titre professionnel, c'est sûr qu'il fallait qu'on s'assure. de toute façon parce que on est sur un produit qui se boit du coup on ne peut pas tuer des gens mais non ça les soigne on essaye on s'est tout de suite dit si il arrive quelque chose si par exemple une bouteille il y a un bout de verre dedans si on blesse quelqu'un il ne faut pas qu'on soit responsable nous même personnellement il faut qu'on soit assuré pour ça et puis même On a un stock qui vaut quand même assez cher, parce qu'on a une macération qui dure entre deux et trois mois. Donc, on stocke pas mal de bouteilles et il faut bien assurer ce stock-là. Donc, si tu n'assures pas tes arrières, s'il arrive un pépin de main, un petit tremblement de terre, ou il y a une étagère qui tombe et qui fait tomber toutes les autres, tout ton stock est perdu. Comment tu fais à ce moment-là ? Tu ne peux pas te relever si tu n'es pas assuré. Donc, c'était pour nous une évidence.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, on était, voilà, c'est sûr que, bien sûr, on nous a demandé aussi si on avait une RC Pro, une Multirisks, tout ça. Mais oui, déjà, pour avoir un backup, il fallait obligatoirement avoir une assurance.
- Speaker #0
C'était une évidence, donc c'est très bien, c'est un très bon réflexe. Toujours pour revenir un petit peu sur la digitalisation, j'aimerais savoir quels sont les outils que tu utilises, que vous utilisez pour communiquer au sein de l'équipe ? L'idée derrière ça, c'est peut-être de donner une astuce à quelqu'un, de savoir comment vous communiquez et quel logiciel ou service ou application vous utilisez.
- Speaker #1
Oui, écoute, c'est assez simple. En interne déjà, on utilise Teams. On trouve que Teams, c'est plutôt pas mal parce que c'est comme une espèce de chat où tu vois quand les gens sont connectés, tu peux leur envoyer tout de suite si tu as besoin de quelque chose. Et puis, ça reste pro, c'est toujours des membres de l'équipe, donc ça n'arrive pas sur ton smartphone parce que déjà, tu es blindé de notifications. Donc, on essaye absolument de séparer un peu les deux. Après, c'est vrai que WhatsApp, c'est un peu la solution de facilité. Parce qu'on communique aussi, bien sûr, via WhatsApp, avec Léa surtout. Parce qu'avec mon père, mon père étant d'une autre génération.
- Speaker #0
C'est pas dans ses habitudes.
- Speaker #1
C'est pas trop dans ses habitudes, voilà. Mais du coup, oui, avec Léa, c'est vraiment WhatsApp et Teams en interne. Et mail, bien sûr. Parce que lorsqu'on ne veut pas oublier des choses et qu'on ne veut pas être... Parce que sur le chat, c'est plus des choses rapides. Et par mail, c'est vraiment des choses importantes qu'on a besoin. On s'envoie aussi des mails parfois. Et puis aussi, on essaie de se voir quand même une à deux fois par semaine. On ne se voit pas non plus tous les jours. On est assez hybride. On est une jeune entreprise. Du coup, on fait du télétravail. Des fois, on ne bosse pas dans les mêmes endroits. Ça permet aussi une créativité, de voir d'autres choses. Oui,
- Speaker #0
de changer de cadre.
- Speaker #1
Voilà, de changer de cadre. C'est vrai que ça apporte pas mal d'idées. alors euh Je vais dire pour l'interne, c'est à peu près ça qu'on utilise. Et puis pour l'extérieur, on essaye de pousser un peu la digitalisation dans les retranchements. Donc on essaye de regarder un peu sur tout ce qu'on utilise. Est-ce qu'il y a un outil digital qui existe ? Même pour les choses comme les banques. Tu vois, on parlait de liens de paiement. Maintenant, aujourd'hui, nous, on utilise Revolut. tu peux envoyer une facture et tout de suite le lien pour payer la facture en ligne. Donc, ça ne te prend même pas une minute.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. Le côté paiement chez vous, c'est Revolut. Tu envoies un lien à ton client avec le devis ou la facture. Il clique dessus, il est en autonomie. C'est réglé. J'imagine que tu reçois les fonds très rapidement.
- Speaker #1
C'est sous un ou deux jours, sachant que Revolut, c'est une banque en ligne. des fois plus rapide qu'une banque traditionnelle. Du coup, nous, bien sûr, on a aussi une banque traditionnelle. On a le switch des deux. Donc, moi, je trouve que c'est bien d'avoir les deux parce que tu as des avantages et des inconvénients.
- Speaker #0
De chaque côté.
- Speaker #1
Voilà, parce qu'une banque en ligne, je ne crois pas aujourd'hui qu'une banque en ligne peut faire de prêt.
- Speaker #0
Elles ne sont pas connues pour ça. Peut-être qu'elles vont s'y mettre un petit peu. Pour les entreprises, à mon avis, c'est encore plus rare si ça existe.
- Speaker #1
C'est ça, du coup, c'est une très belle option si on veut être payé rapidement, si on veut faire des transferts de compte à compte. Ça, c'est vraiment chouette. Et puis, banque traditionnelle, bien sûr, pour après, pour avoir un conseiller derrière, pour avoir une espèce de suivi. Je trouve que l'alliance des deux, c'est plutôt pas mal. Mais il faut faire attention parce que si les banques en ligne se mettent à donner des conseils et des prêts, je pense que les banques traditionnelles ont assez peur très prochainement.
- Speaker #0
Oui, je ne sais pas comment tout ça va évoluer, mais en tout cas, c'est une très bonne idée d'avoir choisi ce modèle hybride, notamment par rapport au fait que vous vouliez exporter. C'est ça. Quand tu commences à vendre en Europe, etc., j'imagine qu'une banque en ligne, c'est la meilleure solution et de loin.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Après, je pense que si vous avez gardé une banque traditionnelle, je ne suis pas sûr que les banques en ligne arriveront un jour à avoir le même niveau de conseil et de proximité que les banques traditionnelles. Je ne parierai pas sur la disparition des banques traditionnelles, même à moyen terme. Je pense que les deux resteront. Ça me fait penser à ce qu'on fait aussi chez Perceval. On est aussi très axé sur la digitalisation. On veut offrir des produits et des services d'assurance en ligne le plus possible. Mais l'idée, ce n'est pas que les gens soient complètement lâchés sur Internet et qu'on ne les voit jamais. Donc, on intègre dans nos parcours de souscription, nos parcours digitaux, toujours. Un contact humain, ça s'appelle d'ailleurs le premier contact chez Perceval. C'est-à-dire que quelqu'un qui passe sur notre site pour nous faire une demande ou qui vient de souscrire un contrat de protection juridique en ligne pour sa boîte, il est appelé dans la minute, dans l'idéal. On essaie de l'appeler le plus tôt possible pour déjà lui dire merci, lui dire bonjour, bienvenue chez Perceval, s'assurer que cette personne a bien souscrit le contrat qu'il lui fallait, que tout est OK. et je sais qu'on travaille beaucoup à... Plus d'étapes possibles, intégrer justement ce côté relation humaine et ce contact personnel entre nous et nos prospects et nos clients quand ils utilisent nos outils digitaux. Et je pense que c'est un peu ce que vous recherchez aussi en ayant une banque traditionnelle. C'est bien d'avoir quelqu'un près de toi que tu peux appeler, que tu peux joindre, qui peut te conseiller, que tu peux voir.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Je pense que voilà. Votre modèle hybride, je pense qu'il est très bien choisi.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que, comme tu disais, le conseil d'avoir une personne qui est là en physique, qui peut apporter des solutions et que tu peux aller voir, c'est vrai que c'est bien. Après, nous, pour parler aussi d'autres outils de digitalisation, tout ce qui est, par exemple, signature, on travaille avec notre avocat d'affaires, par exemple. lorsqu'il y a des documents à signer, c'est directement une signature électronique sur Usign. Donc ça, ça va très vite. On n'a pas besoin d'imprimer, de signer, de rescanner, d'envoyer. Donc ça fait un gain de temps vraiment chouette. Nous, on essaye aussi bientôt, là, on est en train de basculer, de prendre aussi un abonnement chez eux. Comme ça, on aura tout de suite digitalisé aussi les signatures de devis et d'aller plus loin tout de suite aussi avec le lien de paiement. Donc tout de suite, digitaliser. Et on est en train de regarder aussi pour tout ce qui est livraison. de digitaliser aussi notre livraison, de pouvoir avoir un suivi. Il y a quelques boîtes qui le font, sur la livraison du dernier kilomètre. On est en train de voir ça aussi aujourd'hui, donc toujours pour avoir tout en main, mais aussi tout digitaliser, pour avoir une trace et pour avoir aussi une réactivité et toujours un client satisfait à la fin.
- Speaker #0
Il y avait une question, je te la pose pas vraiment, c'est la petite perso, est-ce que tu fais des achats en ligne sur Internet ? Sous-entendu, la question, secteur. Jamais eu peur vraiment de mettre ta carte bleue sur Internet pour payer des produits ou des services ? Non. Ça ne t'a pas inquiété ?
- Speaker #1
Non, parce qu'aujourd'hui, je pense que je suis assez protégé. Et aujourd'hui, avec tout ce qu'il dit, double vérification avec le code sur ton téléphone, si les gens ont aussi la reconnaissance faciale, donc valider avec la reconnaissance faciale. Je trouve qu'aujourd'hui, la technologie est rassurante à ce niveau-là. Et aujourd'hui, même avec l'intelligence artificielle, Je pense que ça va aller encore de mieux en mieux, même si je sais qu'il y en a beaucoup qui pensent qu'avec l'IA, on va aller de moins en moins bien. Mais je pense que c'est un outil qu'on utilise déjà.
- Speaker #0
Alors ça, ça m'intéresse beaucoup. Comment est-ce que vous utilisez cet outil ? Pour votre communication peut-être ? Sur les réseaux sociaux, vous allez rédiger des posts, des choses comme ça. Alors comment vous utilisez l'IA aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors l'IA, on ne l'utilise pas encore beaucoup. Je sais que Cléa l'utilise des fois pour de la rédaction d'articles de blog. Ah,
- Speaker #0
ok. Et encore, je pense qu'elle s'inspire plus, c'est-à-dire qu'elle va peut-être mettre l'article qu'elle a déjà écrit et le faire réécrire avec, par exemple, ChatGPT pour qu'il soit plus SEO-friendly, pour optimiser le référencement SEO naturel. Mais aujourd'hui, il y a beaucoup d'outils IA qui sont encore peu connus. je pense qu'ils se sont emmenés à être être utilisée très très prochainement. Mais voilà, aujourd'hui, l'IA est partout, l'IA est déjà dans les smartphones. Je ne sais pas si tu as pu voir, mais par exemple, sur Google, lorsque tu tapes un mail, ils te proposent le mot suivant.
- Speaker #1
Effectivement, de compléter la phrase que tu es en train d'écrire.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, tu sais, amener, alors je parle de productivité, mais amener bout à bout, ça peut te faire gagner quand même pas mal de temps. sur des mails assez répétitifs et aujourd'hui aussi avec l'IA sur des CRM. Nous, je sais qu'on utilise, alors on n'utilise pas encore à son plein potentiel, mais on utilise un CRM HubSpot qui peut se pluguer sur beaucoup d'autres petites plateformes. Et aussi, ils utilisent beaucoup l'IA pour tout ce qui est marketing automation, les ventes, rappeler tes clients, faire des tâches, te rappeler les tâches, t'envoyer un mail à toi-même. Donc non, je pense que c'est un super outil. Après, il faut juste faire gaffe où est-ce qu'on va mettre l'IA.
- Speaker #1
Absolument. Écoute, je te remercie. Je te propose maintenant de passer à une petite interview. C'est l'interview entre deux. Comme son nom l'indique, je te propose de choisir entre deux choses à chaque fois que je te pose une question. J'aimerais savoir quelle est la boisson qui te va bien quand tu bosses, quand tu rentres dans ton flow, quand tu dois travailler sur tes sujets. Est-ce que tu es plutôt... Té ou café ?
- Speaker #0
Café, 100%.
- Speaker #1
100% café ? 100%. D'accord. Quand est-ce que tu es le plus productif dans ta journée ? Plutôt le matin, plutôt le soir ?
- Speaker #0
Matin.
- Speaker #1
Le matin ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Toi, tu es un garçon du matin.
- Speaker #0
Ouais, je suis...
- Speaker #1
Tu commences tôt tes journées ?
- Speaker #0
J'aime dire que je suis 100% du matin parce que... Alors, pas forcément que je commence tôt. Parce que maintenant, j'ai une petite fille. Du coup, j'ai une matin qui est assez dédiée pour elle. Mais c'est juste que... En fait, l'énergie, tu as beaucoup plus d'énergie le matin que l'après-midi. L'après-midi, le matin, je vais faire plutôt mes tâches prioritaires qui vont me demander beaucoup d'efforts, de concentration. Et l'après-midi, je vais faire plutôt des tâches secondaires, répondre aux mails, faire des calls, tout ça.
- Speaker #1
Est-ce que tu es plutôt travail en équipe ou travail solo ?
- Speaker #0
Équipe.
- Speaker #1
Plutôt équipe.
- Speaker #0
Équipe, même si je pense qu'un mélange des deux, c'est bien. Mais je préfère travailler en équipe.
- Speaker #1
Est-ce que tu préfères travailler posé dans ton bureau ou plutôt nomade télétravail ?
- Speaker #0
Nomade télétravail, ouais. Changer un peu de cadre, comme je disais, pour la créativité, c'est tout.
- Speaker #1
Vous vous apprêtez à recruter du monde chez la Maison Arranger Blard pour accompagner votre développement. Si tu devais choisir, est-ce que tu préfères recruter un novice passionné ou alors un senior expérimenté ?
- Speaker #0
Je pense un novice passionné, parce que c'est vraiment dans l'optique un peu à Roger Blart, c'est que nous on a créé, on n'y connaissait pas grand chose. Cléa connaissait un peu mieux que moi parce qu'elle était dans le domaine, elle fait son internat chez Hennessy pendant un an, mais moi j'y connaissais rien dans les spiritueux, à proprement parler. Et avec la passion, avec l'envie, je pense qu'avec la passion et l'envie, tu peux faire beaucoup, beaucoup de choses. Donc je miserai plus sur la passion.
- Speaker #1
Tu es plutôt Mac ou PC ?
- Speaker #0
PC.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux me dire pourquoi en deux mots ?
- Speaker #0
PC parce que je trouve... Alors c'est sans... Je vais peut-être pas faire des amis mais... Tu fais des amis. Je trouve Mac trop compliqué, pas intuitif.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Enfin pour avoir testé un peu Mac... En tout cas un ordi, parce que j'ai un iPhone, par contre l'iPhone je le trouve meilleur que d'autres smartphones. Je trouve par contre que PC est beaucoup plus intuitif et beaucoup plus facile d'accès que Mac.
- Speaker #1
Alors je vais te poser une question un peu bateau pour le coup, mais qu'est-ce qui va être le plus important pour toi aujourd'hui dans la maison à Rangéblard ? Est-ce que c'est attirer de nouveaux clients ou fidéliser les clients existants ?
- Speaker #0
Je pense que... Com-com. on est en phase de développement peut-être, mais de pérenniser, pour moi, c'est mieux. Donc fidéliser, plus fidéliser que de développer.
- Speaker #1
C'est ce qui est plus important pour toi aujourd'hui, finalement, si tu veux faire une balance des deux.
- Speaker #0
Oui, si je devais faire une balance des deux aujourd'hui, je fidéliserais plus que je développerais.
- Speaker #1
Pour te détendre ou apprendre des choses, enfin plutôt pour te détendre, tu es plutôt Netflix ou un bon vieux bouquin, la lecture ?
- Speaker #0
Alors là, je n'aime pas du tout lire, donc je vais tout de suite choisir Netflix, sachant que j'essaye de réduire quand même parce que c'est quand même une drogue assez dure. Exactement,
- Speaker #1
et ça consomme beaucoup de notre temps.
- Speaker #0
Exactement, ça consomme beaucoup de notre temps.
- Speaker #1
Ils sont très forts pour nous proposer des contenus qui nous plaisent.
- Speaker #0
C'est ça. Surtout qu'ils ont lancé les séries interactives. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de revoir.
- Speaker #1
J'en ai vu quelques-unes,
- Speaker #0
oui. C'est encore plus immersif. J'essaye de voir moins de Netflix.
- Speaker #1
Niveau musique, quel est ton style musical préféré ? Plutôt rock-pop ou plutôt rap ?
- Speaker #0
J'aime beaucoup le rap. Après, j'écoute de tout. Donc dans une journée, je peux très bien écouter du rap, du classique, du zouk, du reggaeton. Je suis très ouvert musicalement, du métal. Non franchement, c'est vraiment selon de la journée.
- Speaker #1
Pour t'informer, pour apprendre encore une fois, est-ce que tu es plutôt podcast ou alors radio ?
- Speaker #0
Podcast.
- Speaker #1
Podcast, clairement. podcast clairement tu écoutes des podcasts assez régulièrement ?
- Speaker #0
ouais j'écoute des podcasts assez régulièrement et je suis surtout très livre audio parce que en fait je suis quelqu'un qui n'aime pas du tout lire voilà donc et comme étant par contre j'aime beaucoup apprendre ce qui est un peu paradoxal donc j'essaye de trouver des combines pour apprendre c'est très bien le livre audio c'est parfait et du coup ouais livre audio c'est super parce que lorsque souvent t'es dans les embouteillages on est à la réunion
- Speaker #1
c'est chouette de passer son temps dans le bouteillage avec un livre audio ou un podcast ma dernière question de cette petite interview entre deux est-ce que tu es plutôt assurance traditionnelle ou alors assurance digitale je dirais assurance digitale et perceval c'est adorable merci mais je la pose à chaque fois parce que tout le monde ne dit pas assurance digitale et c'est toujours bon de savoir pourquoi L'assurance traditionnelle, on parlait tout à l'heure des banques traditionnelles et des banques en ligne. C'est un peu le même esprit. Donc, c'est toujours intéressant quand même de poser la question et d'entendre la réponse de notre invité. En tout cas, écoute, merci beaucoup pour cette partie-là. On en sait un petit peu plus sur toi. On a parlé musique, on a parlé podcast, etc. Est-ce que tu aurais un livre, justement, un livre audio à nous conseiller ? Une émission de podcast, un YouTuber, un film ou un artiste ? à recommander à ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #0
Alors, moi, étant un grand fan de LinkedIn, je vais proposer deux choses. Je vais proposer un livre audio que j'aime beaucoup et je vais proposer aussi un podcasteur et en même temps, un gars, c'est le même sur LinkedIn que je trouve très fort, que ce soit Personal Branding ou de ses contenus. Je dirais Benoît Dubos. Benoît Dubos. Oui, Benoît Dubos. Donc, son entreprise, c'est Scalesia. Il est très connu sur LinkedIn et je trouve ses posts, ses contenus et son personal branding juste oufissime. Il parle de quoi ? En fait, il donne beaucoup de tips pour scaler son entreprise et de donner beaucoup de conseils sur comment booster tes ventes, comment bien recruter, comment communiquer sur LinkedIn. donc il donne beaucoup de conseils gratuits il donne des conseils sur l'IA il teste pas mal de choses donc je trouve qu'il est assez in sur beaucoup de thématiques entrepreneuriales sans hésiter je lui donnerai je donnerai à regarder Benoît Dubos et puis il a aussi un podcast qui s'appelle les jeunes branches je crois sur Spotify et on peut le retrouver je pense si tu tapes Benoît Dubos sur Spotify je pense que de toute façon on mettra
- Speaker #1
description de notre épisode les liens vers les gens que tu nous cites actuellement, ou les références que tu fais, et on mettra bien sûr aussi les liens vers la maison à Angers-Blard assez gentil, comme on fait pour chaque épisode bien entendu et puis tu m'avais dit un livre audio oui,
- Speaker #0
c'est le cas j'en ai beaucoup que j'aimerais citer,
- Speaker #1
mais s'il y en a vraiment un qui pourrait apprendre des choses qui pourra apporter de la valeur à celui qui nous écoute
- Speaker #0
Moi, je dirais franchement, c'est à la fois sur la productivité et la gestion du temps. Quand on est entrepreneur, c'est très compliqué. Ce qu'on cherche, c'est vraiment de rentabiliser tout notre temps. C'est the one thing. Je pense que c'est un livre qui est vraiment top parce que ça apprend justement à gérer ton énergie, tout ce qui est le matin prioritaire, l'après-midi plus secondaire, et de comment optimiser ton énergie et de l'affecter chaque jour. Il faut vraiment que tu aies une tâche prioritaire sur laquelle tu vas te déboucher d'autres et qui va te rendre la vie plus facile.
- Speaker #1
Ok, ok. Merci beaucoup, je ne la connaissais pas. Je pense que je vais essayer de trouver le temps pour eux. pour découvrir ça. Merci pour cette référence. Écoute, Grégory, merci beaucoup d'être venu. C'était très enrichissant de t'avoir. Tu nous as ouvert les portes de la maison à ranger Blard en totale transparence. Tu nous as raconté comment l'aventure est née et où vous en êtes aujourd'hui. Félicitations pour cette aventure à toi et à toute ton équipe. Longue vie et merci beaucoup d'être venu nous voir aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci à toi Guillaume et à toute l'équipe. Ça a été un plaisir. J'espère à une prochaine.
- Speaker #1
Avec grand plaisir, merci. Nous sommes arrivés à la fin de cet épisode. Merci infiniment d'avoir pris le temps de nous écouter aujourd'hui. On espère que les sujets abordés vous ont plu et que vous avez appris quelque chose de nouveau. N'oubliez pas, vous pouvez toujours nous rejoindre sur nos réseaux sociaux où nous partageons régulièrement du contenu supplémentaire. N'hésitez pas non plus à nous faire part de vos commentaires et suggestions. Je vous invite à vous abonner à notre podcast pour ne manquer aucun de nos prochains épisodes. Chaque écoute, chaque partage, chaque avis compte énormément pour nous et nous aide à continuer à vous proposer du contenu de qualité. Retrouvez tous les liens de nos invités dans la description de cet épisode. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous et restez curieux. C'était Guillaume et vous avez écouté Entreprendre avec Assurance. À bientôt !