- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast. C'est un podcast qui est réservé aux entrepreneurs. Salut Kevin !
- Speaker #1
Salut Nadege !
- Speaker #0
Donc toi Kevin, tu es entrepreneur déjà depuis plus de 20 ans. Donc tu as une très belle expérience, tu as accompagné plus de 1000 dirigeants dans ta carrière et eu plusieurs business. Aujourd'hui, je vois beaucoup sur les réseaux sociaux qu'on parle de scalabilité, pardon. Et j'aimerais bien savoir... Je vais te poser une seule question très simple. Est-ce qu'il faut scaler son business ?
- Speaker #1
Alors, c'est une excellente question. Tout le monde pense qu'en escalant son business, on va gagner plus d'argent et on va devenir autonome et on va devenir riche sans travailler et sortir de l'opérationnel. Tout ça, c'est un peu de la masturbation intellectuelle et de la masturbation commerciale parce que je pense qu'il faut vraiment définir. Aujourd'hui, les gens pensent... que pour gagner de l'argent, il faut se caler. C'est-à-dire, on fait plus de pubs, on met des vidéos de vente, on fait des challenges, on fait des webinars, on a un tunnel de vente, on fait une série d'emails, on a des commerciaux et des closeurs. Mais tout ça, c'est de la bêtise. Souvent, les gens, quand ils se calent, ils ne sont pas plus efficaces, Nadège. Ils sont plus gros. Ils deviennent plus gros, plus gras. Tu vois ? Tu peux devenir plus musclé, avoir une plus belle silhouette. Mais très souvent, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, tout le monde pense que pour réussir dans le business, il faut se caler. Il ne faut pas se caler. Il ne faut pas forcément se caler. Tu peux aujourd'hui réussir dans ton business, juste augmenter tes prix, valoriser ton prix, parce qu'aujourd'hui, 95% des entrepreneurs que j'ai eu la chance d'accompagner au départ n'osaient pas vendre plus cher. Et comme je dis souvent, ils me disent tous, j'ai un prix extraordinaire. Ils me disent tous, mon produit vaut plus cher que ça. Mais si ton prix vaut plus cher que ça, pourquoi tu ne vends pas à ce prix-là ? Tout simplement, il y a aussi une façon... Aujourd'hui, juste de prendre conscience et de valoriser, ça, c'est la première chose. La deuxième, c'est peut-être d'améliorer son produit ou service et de créer quelque chose qui amène encore plus de valeur à ses clients. Donc forcément, on peut le vendre plus cher. La troisième, c'est d'avoir une série de produits qui ne vont pas rendre le dirigeant esclave. C'est-à-dire un escalier de valeur, un produit A, un produit B et un produit C, tout simplement. Moi, j'ai tout fait. Si tu veux, j'ai eu 10 commerciaux dans une salle, 4 marketeurs pour moi, j'ai escalé, j'ai industrialisé, je suis monté en gros. Mais l'idée aujourd'hui, pour moi, le dirigeant intelligent, aujourd'hui à mes yeux, après 20 ans d'entreprenariat, c'est le dirigeant qui va avoir deux focalisations. La première, avoir un produit extraordinaire dont les clients vont vraiment être contents d'avoir des résultats incroyables. Et la deuxième, C'est quelqu'un qui n'a pas de neuvrose psychologique, c'est-à-dire quelqu'un qui va travailler sa qualité de vie, qui va se dire « je crée un business pour avoir une qualité de vie, pour passer plus de temps avec ma famille, mes amis, avoir du temps pour soi » . Sauf qu'aujourd'hui, on se retrouve avec Instagram, les réseaux sociaux et tout ce qu'on voit, c'est qu'il y a des gens, pour exister, ils existent à travers leur activité professionnelle. C'est-à-dire que leur identité, C'est moi je suis ça, ou moi je scale ça, ou moi je fais 10 millions. Donc c'est des gens qui ont des étapes à passer psychologiquement. C'est pour ça qu'ils veulent se caler. C'est-à-dire que le mec quand il te dit moi je fais 12 millions, je vois certains qui disent cette année j'ai fait 12 millions, l'année prochaine mon objectif c'est 25 millions, avec mon équipe on grossit, Mais pourquoi ? Si tu as envie de faire ça, pourquoi ? Et donc après tu as certains mecs qui vont enseigner ça, former comme ça. Et donc, les mecs qui font moins de 100 000, 150 000, se disent, on va se caler, on va faire des challenges. La dernière fois, on m'a demandé mon avis sur le challenge. Pour moi, le challenge, c'est une prostitution pendant 5 jours. Si je me prostitue pendant 5 jours, je m'épuise. Et puis, ce qu'il faut savoir, c'est que 95 % des prospects qui viennent dans un challenge ne sont pas qualifiés, ils ne vont pas acheter. Alors aujourd'hui, je peux le dire, parce qu'avant que ces stratégies-là, on les a testées. On peut tester Stratégie sans forcément faire une communication de masse. Donc, est-ce qu'il faut se caler ? Faire des challenges, c'est une façon de se caler plusieurs webinaires à la fois. Donc, moi, mon avis, il est beaucoup plus simple. C'est-à-dire que si je devais répondre, est-ce qu'il faut se caler ? Je ne suis pas sûr qu'il faut se caler parce que se caler, ça demande de grossir. Alors, certains, maintenant, il y a aussi la tarte à la crème qu'on entend beaucoup. c'est moi maintenant j'ai un directeur des opérations, j'ai un directeur marketing, j'ai un directeur commercial. Moi je travaille sur mon business et pas dans mon business. Donc c'est plus léger pour moi. Mais la vérité, tu as la même charge de mental. Parce que le directeur marketing qui va faire des réunions ? Toi. Donc tu as aujourd'hui, c'est une illusion et c'est un mensonge de croire que quand on a des équipes qui bossent pour nous, on n'a pas la charge mentale. C'est-à-dire que quand tu scales en termes d'équipe, je pense qu'il faut un minimum avoir du bon sens dans son entreprise. Si aujourd'hui tu n'as pas beaucoup de prospects et que tu ne peux pas les traiter, ça va de soi d'avoir un commercial, d'embaucher un commercial. On peut parler de scaler, moi je peux parler de bon sens, tu vois. Oui. Mais aujourd'hui, on te demande de se caler au maximum et d'instruire au maximum. Tout dépend de la vie que tu as envie d'avoir. Si le gérant aujourd'hui veut passer sa vie et toute sa vie à se dire que sa seule ambition, c'est d'avoir une entreprise qui fait des centaines de millions et de gérer des gens toute sa vie, pourquoi pas ? Mais combien arrive à ça ? Il y en a 99 qui rêvent d'arriver à ça et il y en a 1% qui arrive.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te dire. tous non plus conçus pour se caler.
- Speaker #1
Je pense que c'est beaucoup plus simple que ça, et ça va beaucoup plus loin que ça, c'est que je pense que ce que veut réellement un dirigeant, c'est pouvoir vivre confortablement de son business. Sauf qu'à un moment donné, il y a des niveaux de fatigue, il y a des problèmes d'ego, c'est-à-dire qu'on pense que quand on fera plus de chiffres, on va, en tant que personne, valoir plus. C'est-à-dire que très souvent, les gens... se valorisent à hauteur de leur salaire ou de leur chiffre d'affaires ou du nombre de salariés qu'ils ont. Il n'y a pas longtemps, j'ai rencontré un expert comptable au Club Med, j'étais en vacances, nos enfants jouaient ensemble au baby-foot et puis à un moment donné, on commence à se dire, ils demandent alors vous venez d'où, qu'est-ce que vous faites ? Je dis voilà, moi j'ai un cabinet de conseil. Et puis je lui dis et vous ? Il me dit écoutez, moi j'ai un cabinet d'expert comptable avec 60 salariés. Je ne vais pas demander combien de salariés il avait. Donc, il se définit par le nombre de salariés, les gens se définissent par leur chiffre d'affaires. C'est une forme d'esclavage. Pour moi, la véritable intelligence, elle est vraiment dans la capacité d'apporter de la valeur à ses clients et d'avoir une qualité de vie. Parce qu'au début, les clients, tous les dirigeants qu'on a rencontrés, ils me disaient tous, nous, on veut gagner mieux notre vie et on ne veut pas s'épuiser au boulot. Sauf qu'à un moment donné, on a vendu à ces gens-là qu'il fallait faire du challenge, qu'il fallait se caler, qu'il fallait industrialiser, qu'il fallait ceci. Mais on n'est pas forcément obligé de faire ça. Et aujourd'hui, tous ces formateurs, coachs, consultants que tu vois, ils te disent tous… Alors maintenant, ça, c'est encore génial. Je regarde, je vois les pubs. Ils sont tous partis à Bali ou dans une autre ville. Ils ont tous eu une révélation. Ils ont tous viré leur équipe. Maintenant, ils bossent tous tout seuls. Et ils vont t'apprendre comment bosser tout seul et revenir à la qualité de vie. C'est-à-dire que les mecs, après épuisement et burn-out, tous ces mecs-là, tous, parce que tous, maintenant, tu les entends, ils te disent tous, oh, j'ai une révélation. Tu vois, c'est comme Gandhi. Peut-être que c'est les cousins à Gandhi. Alors moi, je pourrais être un cousin à Gandhi plus qu'eux, parce que moi, je suis quand même d'origine indienne, mauricienne. Ils ont tous des révélations. Et ça y est, maintenant, ils ont tous viré tout pour... s'aligner avec l'alignement intérieur, avec leur mission de vie. Mais je pense qu'aujourd'hui, on n'a pas besoin d'avoir une mission de vie, on n'a pas besoin d'être aligné, on n'a pas besoin de se masturber l'esprit, on a juste besoin de faire vivre ses enfants, sa famille, de pouvoir avoir du temps pour eux et d'avoir une qualité de vie et d'être pas un escroc, d'avoir un produit qui amène de la qualité à ses clients. Voilà. Et aujourd'hui, ce que je dis toujours, moi... Si tu veux, il y a eu à un moment donné... Alors bien sûr, il y a des phases. Entre 20 ans et 40 ans, les mecs, ils veulent tous devenir Elon Musk. Ils veulent tous créer des empires. Mais à un moment donné, je pense aujourd'hui qu'il y a aussi une question de chance. Il y a aussi une question de destin, pas que de compétence. Il y a aussi une question de là où tu nais. Tu nais aux États-Unis, tu n'as pas le même potentiel. Et tu n'as pas à apprendre une deuxième langue. T'es en France, si tu veux communiquer dans le monde, tu dois avoir une deuxième langue, tu dois aller chercher un autre potentiel. Donc il y a plein de paramètres et je pense que très souvent, on va influencer beaucoup de dirigeants qui font 100 000, 200 000, 300 000 avec des rêves mais qui sont des illusions, qui sont des chimères. Et je pense que c'est important de prendre du recul. Aujourd'hui, on peut très bien gagner sa vie. être très bien dans le haut de gamme, on peut être un artisan et avoir une ou deux personnes à ses côtés et vendre des prix premium et gagner sa vie et que les gens sont contents de payer ces prix-là parce qu'ils ont la valeur à côté sans forcément se caler, industrialiser, se mettre dans une forme de prostitution digitale. Parce que le challenge, c'est quoi ? C'est une fatigue, c'est une prostitution pour 95% des gens qui ne vont pas acheter. et ce secret des auteurs, etc. Tout ça, pour moi, ça n'a pas de sens. Parce que le business, il est beaucoup plus simple que ça.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Kevin.
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
Écoutez, n'hésitez pas à nous suivre sur notre chaîne podcast dédiée aux entrepreneurs et à nous suivre aussi sur Instagram et à nous envoyer des questions si vous en avez. Et nous, on vous dit à une prochaine. Ciao, ciao.
- Speaker #1
À bientôt.