- Speaker #0
Le festival Oka les Templiers vous présente Esprit Libre des Templiers, le podcast qui vous plonge au cœur de l'histoire de l'événement. Chaque mois, je partirai à la rencontre de celles et ceux qui incarnent, vivent, écrivent et racontent l'événement depuis plus de 30 ans. Bienvenue et bonne écoute à toutes et à tous ! Bonjour à toutes et à tous, je reçois pour ce quatrième épisode de Esprit Libre des Templiers Kevin Bertrand, co-directeur du festival Oka les Templiers. Kevin, c'est un jeune père de famille, dynamique, entreprenant, lui qui a vu grandir les Templiers pour devenir aujourd'hui le festival que l'on connaît et qui est tant reconnu en France et ailleurs. Salut Kevin !
- Speaker #1
Salut Fred ! Merci pour ton accueil.
- Speaker #0
On va passer 40 minutes ensemble, à la fois pour mieux te connaître. Revenir sur tes fonctions, ta vision de l'évolution du trail, l'histoire des Templiers, mais aussi sur les nouveautés qui vont animer cette édition 2026. Et il y en a une dont tu nous vas faire l'avant-première en fin d'émission. Avant de commencer, est-ce que tu peux te présenter et revenir sur ton parcours à la fois personnel et ton parcours professionnel et scolaire ?
- Speaker #1
Parfait, je vais le faire avec grand plaisir. Moi, j'aimerais commencer par une petite chose, c'est que je suis papa avant tout. ou déjà d'une petite fille qui a 11 ans qui s'appelle Jenna, Jenna Bertrand. Et voilà, donc moi, historiquement, je suis le fils de Gilles et Odile qui ont été les fondateurs du Festival des Templiers, qui s'appelait les Templiers à l'époque, historiquement à Sainte-Lalie-de-Sernon. Donc moi, j'ai vécu tout le temps dans ce contexte très sportif et très running, puisque mes parents sont des grands passionnés de course à pied à la base, puisqu'ils avaient deux magazines, comme tu le sais. que... historiquement le bipède, puis ensuite VO2, puis ensuite endurance. Et c'est vrai que j'ai évolué dans ce contexte, et un contexte où ils avaient cette vision de suivre déjà les grands événements et d'avoir cette vision sur les grands événements. Et pendant toute mon enfance, j'ai été amené à les suivre sur beaucoup de grands événements nationaux et internationaux, notamment aussi des Jeux Olympiques ou des Championnats du Monde d'athlétisme. Et c'est vrai que j'ai baigné dans ce milieu-là depuis tout le début, et aussi avec les grands marathons. et avec tout un panel de connaissances qui était du monde du running. Donc j'ai fait beaucoup de connaissances dans le milieu-là depuis un très jeune âge.
- Speaker #0
Donc tu as toujours vécu à Millau, et ensuite raconte-nous un peu ton profil scolaire, universitaire, qui t'a amené aujourd'hui à la fonction que tu as, à être co-directeur du Festival local des Templiers.
- Speaker #1
Oui, alors effectivement, j'ai toujours vécu à Millau, sauf deux mois de ma vie où j'ai vécu à l'île Maurice, où j'ai été adopté par mes parents à l'âge de deux mois. Je pense que c'est un petit peu aussi tout leur voyage et toutes leurs envies de découvrir à la fois le running, mais aussi le sport en Afrique, comme tu le sais, notamment au Kenya, qui leur a donné aussi peut-être l'envie d'avoir des enfants aussi peut-être originaires d'autres endroits. Voilà, donc moi, j'ai vécu une enfance très heureuse, puisque je vivais avec mes parents qui avaient une certaine vision aussi. de la vie qu'ils ont toujours, et on y reviendra peut-être un peu tout à l'heure par rapport à cet état d'esprit qu'ils essaient de conserver, et qu'on essaye justement de... qu'ils essayent aussi de me transmettre, mais du coup la transmission est peut-être aussi beaucoup plus facile, puisque j'y vis de... enfin, j'y suis depuis toujours. Voilà, donc j'ai vécu à Mio, j'étais pas un super bon élève au tout début, mais mes parents quand même me poussaient à... à essayer d'étudier. Donc là, on a une certaine période de vacances, c'est une petite anecdote, mais je me rappelle quand même de passer des pas très bons moments devant mon passeport d'école. Mais en tout cas, ça a servi, puisque au fur et à mesure, j'ai quand même compris que l'école, c'était important et que quand même, il fallait arriver à trouver sa voie. Et en fait, cette voie, je ne l'avais pas imaginée au tout début comme une voie de suivre ce que faisaient mes parents, parce que moi, mes parents, à l'origine, étaient journalistes. Et donc, ce n'était pas... forcément moi ma vocation, j'aimais le sport et pas forcément les sports de running, je pratiquais un tout petit peu mais moi mes sports favoris c'était la raquette donc je me suis orienté finalement dans l'idée de construire mon parcours professionnel dans le domaine du sport mais peut-être plus dans les sports collectifs ou dans les sports de raquette, voilà donc j'ai fait une première session un peu loupée on va dire puisque Quand on passait dans la voie BEP, on disait que c'était malheureusement peut-être une voie qui allait se terminer assez vite. Et puis en fait, j'ai trouvé finalement ma vocation grâce à ce BEP qui m'a permis ensuite de faire un bac pro-vente, ensuite un BTS vente action marchande et ensuite un master en marketing et gestion d'entreprise. Et voilà, qui m'ont donné un petit peu cette vision aussi du marketing en général. et peut-être aussi cette vision du métier que j'ai aujourd'hui au sein des Templiers.
- Speaker #0
Alors justement, ta fonction de co-directeur aujourd'hui, elle est basée sur quoi ? C'est quoi tes attributions de fonction aujourd'hui dans cet organigramme du Festival local des Templiers et dans l'entreprise que vous avez créée ? Parce que tu l'as dit, Gilles et Odile, tes parents ont créé sous format associatif au début. Aujourd'hui, vous avez une société avec, je crois, sept personnes, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais voilà c'est... tout petit peu plus que ça, parce que là, il y a une autre personne qui va rentrer, mais du coup, le métier, je pense qu'autant mes parents que moi, on l'a découvert au fur et à mesure, parce que c'était un métier qui n'existait pas fondamentalement organisateur, il y avait des grands organismes, justement, des grandes structures qui organisaient des grands championnats, ou même ASO qui existait à l'époque, avec Marathon de Paris et d'autres événements, mais ce n'était pas hyper professionnel, donc Donc... On s'est fondé, on va dire, en découvrant un petit peu le métier, puis au fur et à mesure, en se donnant des cases dans notre métier. Donc voilà, par exemple, ma mère, c'était plus tout l'administratif, la comptabilité, la vision. Mon père aussi, toute la partie terrain, relations. Et puis moi, en fait, c'était plus en relation avec l'aspect école de commerce, donc toute la partie salon du trail et partenariat, où il y avait en fait une vraie histoire de négociation. avec quand même les marques et on est quand même là pour, je ne vais pas dire vendre un produit, mais essayer de convaincre. Voilà, donc c'est plutôt mes capacités de négociateur que j'avais appris dans mes études qui m'ont permis justement d'être plus adapté à mon poste de responsable des partenariats et du salon du trail, mais tout en conservant aussi une vision logistique et une vision pour les Templiers d'avenir. Voilà, que ça on conserve en trio.
- Speaker #0
Sachant que les Templiers aujourd'hui ont un partenariat fort avec la marque Oka, la marque désormais américaine créée à Annecy, mais que les Templiers ont aussi été un des premiers événements en France. Alors le premier événement, on peut le dire, à utiliser le mot trail, puisque c'est vraiment Gilles et Odile qui ont importé ce mot-là en France, mais aussi ont été les premiers à vendre les Templiers à des marques comme Puma ou comme Adidas. On pourra revenir un petit peu plus tard sur l'évolution notamment de... de tout ce modèle économique. Toi qui as vécu les Templiers dans la fin des années 90, quel est ton premier souvenir que tu gardes de cet événement ?
- Speaker #1
Alors, en fait, c'est un souvenir qui est resté finalement dans ma tête. C'est un souvenir d'événements familiales et d'événements populaires. Voilà, clairement. Où en fait, on s'est toujours senti dans un grand mouvement, mais qui était... très joyeux, où on ne se prenait pas la tête, et où en fait, les bénévoles faisaient partie de nos amis, de notre famille, et puis même les professionnels dont tu faisais partie déjà à l'époque, Fred, quand tu es arrivé sur les Templiers, il y avait toujours cette relation très amicale, depuis le début, et en fait, j'ai l'impression que c'est resté, et que ça, en fait, on a quand même réussi à le conserver, malgré l'évolution de la discipline et du trail, et des Templiers, forcément, mais et Si j'avais deux mois à retenir, c'est familial et populaire.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on fait un grand pas. Aujourd'hui, 2026, quel regard tu portes sur l'événement que tu diriges ? Et tu l'as dit, que tu as vu grandir, grossir, évoluer, se muter. On parlera après toutes ces mutations. Mais aujourd'hui, on parle des fins des années 90. On est proche de 2030. Aujourd'hui, c'est quoi ton regard ? C'est toujours le même ?
- Speaker #1
Le regard il a changé parce qu'en fait maintenant je suis devenu un vieux j'ai 41 ans mais du coup je crois que Fred en fait partie sans se vanter des deux seuls premiers professionnels qui ont été vraiment dans ce milieu là depuis le début mais du coup à 41 j'ai l'impression d'être un vieux mais après j'ai quand même cette vision et ce respect du coup quand même de beaucoup de professionnels qui m'ont connu petit et puis qui m'ont vu grandir aussi après et... Je trouve qu'il y a quand même dans ce milieu, même avec les vrais professionnels qui font du vrai business maintenant, on parlait de la marque Oka tout à l'heure, qui est quand même une grande, grande marque et on va dire une multinationale maintenant, mais on arrive à garder des rapports qui sont hyper conviviaux, hyper sympas, alors que connaissant d'autres milieux peut-être plus industriels, ce n'est pas les mêmes relations. Il y a quand même encore une relation qui reste humaine, je trouve, même dans les négociations. beaucoup de respect et ça je pense que ça fait partie aussi des des valeurs qui restent sur les templiers et qui restent aussi dans le domaine du trail
- Speaker #0
Est-ce que c'est parce qu'aujourd'hui, c'est encore une structure très familiale où tu le dis, les gens qui travaillent avec vous, je me souviens de certains collaborateurs qui étaient à Trail Endurance ou à VO2, Marie-Lyne, Arnaud, aujourd'hui Soraya vous a rejoint, mais Gilles Odile, ta sœur Anaïs collabore au Templier, à l'ensemble des courses que vous faites. Est-ce que c'est ça aussi d'avoir gardé ce noyau familial qui contribue à cette... d'homogénéité de l'événement.
- Speaker #1
Exactement, je suis persuadé, d'autant plus que, comme tu le dis, les anciens éléments qui sont encore là constituent ce noyau familial, et en fait, la structure est restée relativement petite. Tout à l'heure, tu parlais de 7, je crois qu'on va être 8. Ça reste une toute petite PME où on est capable d'échanger tous les jours et de se parler, de discuter, de rigoler, de parler de projets de vacances, de familles, de... de plein de choses, et je pense que ça, le fait qu'on soit une petite structure reste pour moi l'identité majeure de cet événement, parce qu'on reste à taille humaine aujourd'hui, je pense. Même si on a l'impression d'être une très grosse structure, les Templiers, mais voilà, on reste à taille humaine.
- Speaker #0
On va revenir sur, justement, cette entité des Templiers, qui est aujourd'hui bien plus qu'une course, qui est un phénomène de société, qui représente l'évolution aussi, qui est un... symbole de la société. Qu'est-ce qui, selon toi, différencie aujourd'hui les Templiers, le festival local des Templiers avec ses innombrables courses des autres trails en France ou ailleurs dans le monde ?
- Speaker #1
Je suis habitué à regarder un petit peu ce que font les autres. Néanmoins, d'arriver à nous comparer de manière objective, c'est assez compliqué. Mais ce que je peux dire, c'est que Merci. C'est que nous, on a essayé de conserver justement un rapport avec le territoire qui est unique, parce qu'aujourd'hui, on organise sur un territoire qui est assez unique. On va dire que tous les territoires sont uniques, mais nous, on est quand même avec un passé assez dur, avec le Larzac, avec les paysans qui ont lutté, la lutte sur le Larzac. Mais je pense que la proximité avec notre territoire fait que cet événement reste unique et Et quand les coureurs m'en parlent, ils me parlent d'abord des bénévoles et ils me disent souvent que les bénévoles sont les meilleurs VRP de ce territoire aussi. Donc je pense qu'il y a une transmission auprès des bénévoles qui fait que l'événement vraiment est imbriqué au territoire. Et on essaye de l'imbriquer sous toutes les coutures, que ce soit au niveau des relations avec les propriétaires terriens, mais aussi les élus, mais aussi les producteurs locaux d'Alibo, de Roquefort. C'est tout un mécanisme qui fait que tout arrive à s'emboîter plutôt très bien pour l'instant.
- Speaker #0
On parle souvent de l'esprit trail. On ne sait jamais trop ce que c'est, ce qu'on arrive à mettre dans cet esprit trail. Mais est-ce qu'aujourd'hui, on peut parler d'un esprit templier ?
- Speaker #1
Alors l'esprit trail, je pense qu'il n'y en a qu'un qui peut aujourd'hui en parler, c'est Gilles. Et l'esprit templier, c'est tout ce qui est autour de cet esprit trail aussi. Et je pense que... C'est vrai qu'on est souvent, alors nous pas trop d'ailleurs, pris à partie sur les réseaux, sur cet esprit, sur ces valeurs, mais en fait le monde évolue et les gens qui parlent de cet esprit ne le connaissaient pas forcément il y a 30 ans. Et puis la société évolue aussi, je veux dire, on n'est pas du tout dans la même société aujourd'hui que celle d'il y a 30 ans avec des choses qui ont beaucoup changé, mais l'esprit templier, c'est avant tout une aventure humaine et une expérience. Une expérience, je pense, unique. Et c'est ce que l'on souhaite aussi pouvoir proposer aux coureurs aujourd'hui. Une vraie expérience sur un territoire unique, rural. Et une vraie expérience de vie aussi. Quand les gens viennent sur les Templiers, les retours sont tellement positifs. On s'en prend beaucoup de messages, mais on a aussi tous les aspects en quête de satisfaction. On nous dit que c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel. qu'ils ont vécu et qu'on leur a apporté vraiment quelque chose de très positif dans leur vie.
- Speaker #0
Justement, les Templiers, on sait, Gilles et Odile, ils incarnent complètement la création de l'événement, mais ils sont toujours restés un petit peu effacés. Ils ne se sont jamais auto-proclamés comme les grands inventeurs de l'événement. En tout cas, ils ne l'ont pas mis en avant en allant dans tous les médias. Est-ce qu'aujourd'hui, l'événement, il appartient encore à vous ou est-ce que vous avez envie quelque part que ceux qui le vivent les coureurs, les bénévoles, les accompagnants, ceux qui le font vivre, vous, organisateurs et tout, soit finalement, ça soit leur événement.
- Speaker #1
Ben oui, finalement c'est aussi leur événement. Enfin oui, c'est nous qui l'organisons, mais en fait cet événement fait partie intégrante de ceux qui le construisent. Et ceux qui le construisent ne sont pas seulement Gilles Odile, Kevin Anaïs et puis l'équipe des Templiers, c'est aussi les bénévoles, parce qu'il y a 1400 bénévoles. Et puis les coureurs le construisent aussi, parce qu'ils évoluent aussi avec nous dans le bon sens la plupart du temps. J'aime pas trop dire ça, mais on est une petite école aussi de la vie dans le milieu du trail. Souvent, les gens se rendent compte que oui, effectivement, on peut faire des efforts sur certaines choses, notamment environnementales, qui leur paraissaient peut-être pas normales dès le début, mais finalement, ils l'ont vu sur les temps pliés, ils le reproduisent ensuite. Et donc, ça fait partie aussi ensuite de leur vie, de leur vie de tous les jours. Voilà, je pense qu'on rentre un peu dans la peau des gens. et du coup cet événement leur appartient notamment plus.
- Speaker #0
Sur cette partie justement tu l'as dit, les générations, la génération a changé plus de 30 ans des Templiers donc ça fait quasiment deux voire trois générations bientôt au moins deux l'événement a grandi, l'événement a grossi comment on fait aujourd'hui pour en garder le contrôle, quelles sont les principales difficultés auxquelles toi tu es confronté et que tu as vu naître puisqu'il y a des difficultés qui n'existaient absolument pas en 95 2000 2010, auxquels vous êtes vraiment confronté aujourd'hui ?
- Speaker #1
La première chose, c'est qu'aujourd'hui, organiser aujourd'hui c'est bien, mais organiser demain c'est encore mieux, parce qu'on prend conscience de plus en plus, depuis je pense une dizaine d'années, que le trail a un impact sur le territoire. Effectivement, il ne se passerait rien à Mio ce dernier week-end d'octobre, il n'y aurait aucun impact. Aujourd'hui, on a d'autres impacts. qui sont en termes d'attractivité, d'emploi, économique. Mais aujourd'hui, en fait, clairement, pour pouvoir vivre en phase avec son temps, il faut pouvoir s'adapter au mieux à tout ce qui se passe autour de nous. Voilà, on a des élus qui changent, on a des élus qui nous comprennent, je pense pour la plupart du temps, ils nous comprennent très bien. Mais après, il y a aussi des propriétaires terriens, des gens qui... qui ne comprennent pas vraiment ce qu'on propose ou ce qu'on veut faire vivre comme expérience, parce qu'il y a quand même des gens qui sont assez dubitatifs sur ce que l'on fait, parce que c'est quand même une discipline qui est ancienne, mais quand même un peu récente dans son évolution. Donc aujourd'hui, je pense qu'il faut arriver à mêler la chèvre et le chou, comme si on peut dire, pour arriver à faire au mieux. pour proposer l'expérience unique et pour pouvoir conserver, à continuer à organiser dans le temps, sachant qu'effectivement, comme tu le disais, ça a grossi. Mais aujourd'hui, l'évolution, on l'a stoppée. C'est-à-dire qu'on ne veut plus grossir les courses. On a un nombre de courses. On essaye que les coureurs vivent une expérience unique sur les chemins, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de bouchons, qu'ils se sentent bien, à l'aise, qu'ils profitent aussi des grands courses. Et que ça ne... provoque pas aussi de gêne pour tout le territoire. Donc ça nous amène à faire des choix qui sont aujourd'hui normaux, peut-être, par rapport à ce qui se passe, de mettre en place des navettes pour aller sur les ravitaillements, de bloquer certaines routes, enfin voilà. Donc on évolue dans ce sens-là aussi pour avoir le moins d'impact sur notre territoire.
- Speaker #0
En grandissant, qu'est-ce que vous ne voudriez pas perdre absolument ? Ça serait quoi ? Parce qu'il y a des choses qui peuvent être... qui peuvent s'effilocher dans le temps, il y a d'autres qui peuvent s'oublier. Aujourd'hui, si vraiment tu te projettes à 2030, 2040, la chose que tu voudrais vraiment conserver et qu'on dise les Templiers, le fil rouge, ça a toujours été ça ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a beaucoup de choses que je n'aimerais pas perdre, beaucoup de choses emblématiques, notamment au niveau du parcours, puisqu'aujourd'hui, le parcours, il plaît énormément. Et puis après, au niveau de l'expérience coureur... pur et dur, le départ et les arrivées sont deux moments magiques dans les Templiers que l'on a soignés depuis de nombreuses années moi j'y ai contribué clairement depuis le début avec ces arches, avec les fumigènes, avec Améno et c'est cette ambiance que j'aimerais arriver à vraiment conserver qui donne cette sensation d'être dans un endroit unique et de pouvoir donner des émotions, parce qu'aujourd'hui ça fait 30 ans que je vois des larmes de bonheur au départ, mais aussi à l'arrivée, et ça pour moi c'est quelque chose d'exceptionnel et que j'aimerais arriver à conserver, autant de bonheur sur l'arche d'arrivée, l'arche du bonheur, on l'appelle maintenant avec des demandes à mariage. des pleurs, des larmes, des enfants. Cette convivialité aussi qui est unique sur l'arrivée. Donc ça, j'ai vraiment envie d'arriver à le conserver.
- Speaker #0
On disait, les Templiers ont été créés en 1995. C'est bien ça, hein ? C'est ça. Plus de 30 ans aujourd'hui. Moi, j'ai le sentiment, avec le regard extérieur, qu'aujourd'hui, les Templiers ont dicté le chemin de nombreuses courses en France. Tu l'as dit, une musique de départ. souvent un cérémonial à l'arrivée, on attend le dernier, c'est aussi les Templiers qui ont été les premiers à attendre le dernier avec des fumigènes, je me souviens, tu étais là du côté de Nant, avec nous, puisqu'on était, je me souviens aussi de Yves-Marie Kéménaire, Christophe Rochotte, Jean-Claude Ragache, et puis Roland Thievenaz, on va les citer, parce qu'ils ont fait partie de cette grande famille. Est-ce qu'aujourd'hui, tu as l'impression que les Templiers font partie du patrimoine des trails en France ?
- Speaker #1
Bien sûr, à 100%. Merci. Aujourd'hui, on ne voit pas un trail qui part de nuit sans fumigène, on ne voit pas un trail qui part sans musique de départ, on ne voit pas un trail qui essaye de s'associer le mieux possible au territoire en faisant goûter des produits locaux. Il y a plein de schémas qui ont été reproduits ailleurs. Et puis, il n'y a pas un trail qui n'a pas plusieurs distances, qui ne part pas du 10 km au 5 km ou même un peu plus. Voilà, tout ça, ça a été des choses que l'on a mises en place et qui ont été finalement, je ne vais pas dire recopiées, mais qui ont été mises en place sur d'autres événements aussi et qui ont permis justement à d'autres trains aussi de se développer dans une même synergie.
- Speaker #0
On en a parlé tout à l'heure, Esprit Libre des Templiers, c'est le nom du podcast. La liberté, un mot qui est très fort pour toi. Je sais aussi que tu y es très attaché. C'est un mot qui a sans doute aussi guidé ton enfance, tu l'as dit. Tes parents sont venus s'installer ici à Millau, sur le plateau du Larzac. Ce n'est pas non plus une destination anodine, c'était aussi par choix politique. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est un mot essentiel, la liberté, dans la philosophie du festival auquel est amplié ?
- Speaker #1
La liberté et d'avoir l'esprit libre, c'est primordial aujourd'hui. ce que m'ont appris mes parents Dans mon enfance, c'était tous ces combats aussi que pouvaient avoir certaines personnes, et notamment auxquels mes parents m'ont associé, notamment Nelson Mandela ou d'autres que je ne vais pas forcément citer, mais ils m'ont associé dans ces combats-là, et qui m'ont fait comprendre qu'il fallait rester toujours avec cet œil vigilant pour continuer à rester libre et indépendant, comme le dit si bien Gilles aussi. Mais cette liberté... Il n'y a pas de définition exacte, mais clairement, elle est très importante pour nous pour continuer à organiser comme on le souhaite et essayer de rester libre tout en restant aussi respectueux de tous ces gens qui nous entourent. Je parle des bénévoles, mais je parle encore des propriétaires terriens. Donc, il y a une certaine liberté, mais il faut aussi respecter tous ceux qui nous entourent. Et ça, c'est très, très important.
- Speaker #0
La liberté de penser, la liberté de se déplacer, la liberté aussi sur les oppressions, les minorités. Tout ça, c'est des choses qui vous guident. Je sais que tu es aussi très actif dans le combat contre le racisme. C'est des choses qui sont hyper importantes dans l'organisation des Templiers. Et quand on veut mettre en place, je veux dire, une structure, un événement multiracial, multiculturel, tout ce qu'on veut.
- Speaker #1
Alors c'est très dur pour moi d'arriver à comprendre où va ce sport aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui on est quand même dans un sport qui n'est pas encore très ouvert sur d'autres profils. Et aujourd'hui je pense qu'il faut arriver à faire comprendre que ce sport peut rassembler beaucoup plus que ce qu'il rassemble aujourd'hui. Et je pense qu'il faut être beaucoup plus actif dans ce sens-là. Gilles et notamment Odile avaient réussi à impulser déjà l'aspect féminin il y a 30 ans dans le trail ça devait représenter peut-être 3% du peloton, aujourd'hui on va être pas loin des 30% sur certaines courses et peut-être même plus sur d'autres et puis on a aussi une course qui est dédiée spécialement aux femmes on a aussi créé le Templier Social Club qui permet à certaines personnes qui n'ont pas du tout accès au trail de pouvoir courir les temps pliés. Donc on les encourage, on leur paye un coach qui leur permet de s'entraîner, on les équipe avec notre fournisseur Oka. Donc on essaye quand même d'avoir cette envie de rendre le sport et le trail, le trail accessible à tous et à toutes. Et ça c'est vrai que c'est quelque chose qui me donne d'autant plus envie à moi parce que je suis très impliqué, comme tu le dis, dans toutes ces démarches-là contre le racisme et pour l'intégration des gens.
- Speaker #0
Templiers Social Club, c'est aussi donner, on peut rentrer dedans, c'est donner l'accès à des personnes qui n'auraient pas les moyens, qui n'auraient pas l'envie. qui sont socialement défavorisés, il faut être très clair, il faut le dire, de pouvoir participer aux Templiers et du coup de les intégrer aussi dans une démarche de sociabilisation et d'intégration multiraciale.
- Speaker #1
Oui, exactement, et d'autant plus que, comme tu le sais aussi, les Templiers, c'est beaucoup d'associations qui gravitent autour de cet événement et d'arriver à intégrer ces gens, par exemple des migrants qui sont venus courir sur les Templiers, qui étaient dans des structures d'accueil. pour pouvoir les intégrer, mais du coup, d'arriver à les faire courir sur ces événements leur a permis de rencontrer d'autres personnes et c'est tout un processus qui se met en place derrière. Donc il y a plus que l'accès aux trails, il y a aussi peut-être l'accès à d'autres personnes et l'accès à d'autres associations qui vont leur permettre de pouvoir vivre un peu plus sereinement ensuite.
- Speaker #0
Alors je vais revenir sur cette notion de liberté. Est-ce qu'on peut encore être libre aujourd'hui quand on organise un des plus gros événements de France ? qui accueille plus de 10 000 coureurs, plus de 20 000 pratiquants, visiteurs, accompagnants, équipementiers, médias. Est-ce qu'on reste encore libre d'organiser comme on veut ?
- Speaker #1
On reste libre, mais avec des obligations. Des obligations de partenariat, mais qui restent quand même, notamment de partenariat avec les collectivités, mais aussi les partenaires privés, mais qui restent aussi très fluides, ces obligations, puisqu'on est... pas prêt à vendre, si tu veux, toute notre âme pour respecter des activations précises, pour faire des choses dont on n'a pas envie. Donc, je reste persuadé qu'on reste libre, je dis avec des obligations, parce qu'effectivement, on a des partenaires qui nous soutiennent et grâce à qui aussi on peut continuer à exister et continuer à écrire cette histoire. Mais oui, oui, on reste quand même libre, parce que Merci. Personne aujourd'hui, si on veut créer ou peut-être enlever un nombre de coureurs sur une épreuve pour en rajouter d'autres ailleurs, on n'a aucune personne à la main sur notre événement techniquement parlant. Néanmoins, comme je te disais, on peut aussi être amené dans les années à venir, comme cela se passe dans d'autres territoires. à devoir faire des choix parce qu'on peut avoir une interdiction ou autre de passer sur un endroit parce qu'il y a un animal qui est en phase de reproduction ou parce qu'il y a un propriétaire terrien qui n'est pas en phase avec ce que l'on propose comme événement. Donc voilà, la liberté, elle est encore là, néanmoins, elle est un peu à l'image de notre société, de moins en moins facile à obtenir.
- Speaker #0
Souple et accessible.
- Speaker #1
Souple et accessible, oui.
- Speaker #0
Ça a tout le sens. Alors, Esprit libre des Templiers, le podcast tient parfaitement son nom. On va passer sur la partie un petit peu back-office, derrière tout ce qui se passe, derrière la scène, derrière tout ce qu'on ne voit pas, dans les coulisses. Quelle est la partie du festival dont tu es le plus fier, mais que les gens ne connaissent pas ?
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses dont je suis très fier. Je te parlais notamment de... de tout ce qu'on essaye de mettre en place pour que ce grand théâtre prenne vie. Tout ce qu'on met en place, par exemple, c'est les arches qu'on a radicalement changées. Par exemple, on est parti d'arches gonflables à arches en bois fabriquées au Calban, avec des totems de signalétique pour remplacer les oriflames. Plein de choses qui ont la tête des gens. Je pense qu'ils pensent que c'est joli, mais ils ne voient pas aussi qu'on est dans une volonté de rendre plus visible, plus lisible l'événement.
- Speaker #0
Donc ça oui j'en suis très fier, tout ce qu'on fait aussi autour de l'événement sur un plan musical, il y a des échauffements, il y a des hymnes, il y a plein de choses sur lesquelles on réfléchit quand même pas mal de temps pour arriver à faire des choses plutôt sympas. Et puis après moi là où je suis très très fier c'est d'arriver justement à proposer un événement qui est vraiment attaché aux produits locaux. sur les ravitaillements, d'avoir du Roquefort, d'avoir du fromage des bergers du Larzac, et puis à l'arrivée de la Ligo, et d'arriver à faire que tous ces producteurs qui veulent se développer puissent bénéficier du rayonnement des Templiers pour arriver aussi à le faire. Donc ça c'est hyper important, et c'est vrai qu'il n'y a pas une semaine... de laquelle on n'est pas en relation avec ce genre de producteurs. Et ça, c'est top parce qu'en fait aussi, ces producteurs, il faut savoir qu'ils habitent ici. Donc, plus on sera en phase avec eux, plus on aura l'aura, peut-être avec d'autres propriétaires terriens qui ne nous connaissent pas, mais qui travaillent chez Roquefort ou autre. Je n'aime pas parler du mot lobbying, mais c'est un petit lobbying à notre échelle que l'on réalise.
- Speaker #1
Un lobbying rural.
- Speaker #0
Le lobbying rural. Exactement, c'est ça.
- Speaker #1
Quel est le moment qui te procure le plus d'émotion sur une année complète ? Est-ce que c'est le moment où c'est le 1er janvier, on y va, ça y est, c'est reparti ? Est-ce que c'est le moment où vous éteignez le compteur électrique à la fin de l'événement ? Ou celui où vous allumez la lumière dans le salon, c'est quoi ?
- Speaker #0
Je dirais qu'il y en a un particulièrement, c'est celui où le dernier arrive. Clairement le dernier des derniers Le dimanche arrive sous l'arche Où il y a les fermeurs Où il y a mes parents, toute l'équipe Tout le monde est réuni Et il y a une personne sur deux qui pleure Et puis il y a toujours Ce sentiment d'avoir réussi Parce que quand il y a le dernier qui arrive C'est une réussite de se dire tout le monde est rentré Et puis on peut En profiter pour faire la fête Et puis le moment qui me fait le plus plaisir Quand même à l'arrivée c'est de voir mes parents qui s'embrassent Sous cette arche qui... et qui sont toujours très heureux de revivre pour la 32ème fois ce fameux bisou sur l'arche d'arrivée mais ça c'est un moment unique mais j'allais aussi rajouter quand même le départ des Templiers qui est pour moi fabuleux je prends encore le temps de prendre une fumigène et d'y être et d'écouter les mots de Gilles au départ donc ça c'est des moments qui sont qui font partie complètement intégrante de... de l'événement et qui sont pour moi la meilleure expérience.
- Speaker #1
Ça, on peut dire que les mots de Gilles n'ont été dupliqués ailleurs parce que lui seul en a le secret et s'est déniché ses mots au moment du départ pour souvent faire pleurer tout le monde au-delà de la musique. Et tu l'as dit, cette fin qui aussi, avec Gilles et Odile, où il déclenche, on voit qu'il y a un lâcher-prise complet quand on est sur la ligne d'arrivée. le dimanche soir et là ça y est c'est parti, on met la musique à fond et tout le monde se met à danser. C'est vrai qu'on sent qu'il y a une vraie joie qui s'exprime sur cette ligne d'arrivée du Festival local des Templiers. Est-ce que tu aurais une anecdote à nous raconter que personne ne connaît, qui t'a marqué ces dernières années, alors plutôt joyeuse ?
- Speaker #0
Il y a beaucoup d'anecdotes de création de couple, clairement, sur les Templiers, donc moi ça me rend toujours... Ça me bluffe tout le temps de voir des demandes de mariage sur cette ligne de départ. Après, il y a d'autres choses qui sont peut-être hors cadre et hors contexte qui m'ont touché, notamment quelque chose qui est vraiment en relation avec mes études, c'est que les Templiers ont été choisis comme études de cas pour les écoles de commerce. L'an dernier, on a reçu un prix à l'université Dauphine à Paris, justement dans ce cadre-là. Donc ça, ça m'avait... plutôt touché parce que je me suis dit que les Templiers puissent être une étude de cas pour une école de commerce alors qu'on est quand même une petite PME même si on parle beaucoup de nous mais d'être cette petite entreprise au milieu de quand j'y suis allé, il y avait des grands patrons de grandes boîtes du CAC 40 qui étaient là et puis il y avait les Templiers quand même qui étaient là qui n'avaient pas grand chose à voir avec eux mais en même temps on était là quand même et c'était notre étude de cas qui avait été qui avait été proposé. Donc ça, ça m'avait beaucoup marqué. Et après, le Tempied Social Club, clairement, m'a beaucoup marqué aussi. le sourire de ces jeunes femmes, puisque c'était beaucoup de jeunes femmes, les grandes qui participaient à ce grand événement, ça faisait vraiment chaud au cœur. Voilà, clairement. Après, peut-être d'autres anecdotes peuvent me revenir, parce qu'il y en a tellement, en fait. Je pense qu'il y a peut-être 10 anecdotes par édition, donc si je commence à en parler, ça risque d'être lourd, le podcast.
- Speaker #1
Il faut que tu commences à écrire tes mémoires, mon cher Kevin.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Sur l'avenir, on va passer à l'avenir, puisqu'on se donne un petit temps autour de 40-45 minutes. L'avenir de la discipline, pas seulement celle des Templiers. Tu l'as vu grandir, cette discipline, depuis plus de 25 ans. Le coureur reste-t-il aujourd'hui un aventurier, un amoureux qui a envie d'aller découvrir l'Écosse ? Ou est-ce qu'il est devenu un consommateur qui a envie d'avoir sa photo sur Instagram dix minutes après avoir franchi la ligne d'arrivée ?
- Speaker #0
Dans le peloton, on va dire que le coureur instagramable, il a pris une grande proportion. Néanmoins, le coureur populaire et du peloton, il n'est pas sur Instagram. Il y est, mais il suit. Chez nous, sur un peloton de plus de 10 000 coureurs hors belle demi-eau, on a peut-être 20-30 influenceurs au grand maximum avec les élites qui ne le sont pas forcément tous. Ça ne représente pas grand-chose. Néanmoins, c'est quelque chose qui a fondamentalement changé la discipline et le business model aussi des marques. Mais je me sens toujours aussi bien en accueillant les coureurs. Et puis même l'influenceur est plutôt quelqu'un d'agréable. Ce n'est pas parce qu'il a 5000 followers ou un million sur les réseaux qu'il est désagréable. C'est la société qui est comme ça. On en reparle encore, mais c'est la société qui évolue. On parlait aussi de VO2, Endurance et les magazines à l'époque. Aujourd'hui, ils ont été remplacés par Internet et puis maintenant, ils sont remplacés par les influenceurs. Et c'est tout un schéma qui est nouveau et qui est dans le trail, comme il est sur toutes les disciplines sportives ou non sportives de la société. Néanmoins, les coureurs, le peloton, ça reste quand même un peloton. de coureurs agréables. Moi, je sais que quand je vais après l'arrivée, dans le ravitaillement d'arrivée, tout le monde est pareil. Après, ça reste des grands consommateurs, quand même. Et ça, par contre, ça ne fait qu'évoluer. Et c'est vrai que le fait que les coureurs soient de plus en plus jeunes, puisqu'il n'est pas rare de voir des jeunes de 18 ans sur nos départs, et puis même un peu moins pour les courses enfants. quand je vois les enfants déjà avec des montres Garmin, peut-être pas citer la marque, mais en tout cas, voilà, elle est citée, ou des Oka 200 euros, ça fait quand même, c'est assez particulier. Mais bon, je crois que c'est la société aussi qui est comme ça. La société devient une consommatrice, on a besoin d'être équipé. Et je remarque que les gens, avant de courir, souvent, ils s'équipent.
- Speaker #1
C'est sans doute une appartenance à une communauté. C'est le premier élément qui vient pour essayer d'avoir l'identification à la communauté. Justement, ce trail, il évolue. Il est en pleine mutation. On en entend beaucoup parler. Beaucoup de choses se passent. On a parlé tout à l'heure que vous alliez mettre en place un nouvel événement au cœur de l'événement. On va tout de suite y revenir. Il y a des difficultés. Il s'agit de Trail Vision. Ce sera le vendredi, juste avant la course. Ce sera en même temps que l'Ultra des Templiers, mais ce sera le vendredi matin. Est-ce que tu veux nous parler de cette initiative que vous avez mise en place qui s'appelle Trail Vision ?
- Speaker #0
Alors aujourd'hui, on a eu cette initiative parce qu'autour des Templiers, on a déjà un gros salon qui s'appelle le salon du Trail et qui a une quarantaine d'exposants organisateurs du territoire français. Et c'est vrai qu'ils sont souvent dans une demande d'avoir des informations, d'avoir des conférences, d'avoir des points de réflexion sur... sur des sujets. Et aujourd'hui, on s'est dit que c'était le bon moment pour commencer à réfléchir sur le trail de demain. Peut-être avec une vision différente, parce qu'on avançait un petit peu, les Templiers avançaient seuls, on va dire, comme tu disais tout à l'heure, et puis peut-être les autres suivaient un petit peu, avec leur manière d'avancer aussi. Mais aujourd'hui, on se dit que peut-être il faut être plus collectif. dans un sport individuel pour pouvoir être sûr de pouvoir organiser demain et de répondre à certaines problématiques qui peuvent être très importantes, notamment sur un plan environnemental, mais aussi sur un plan du droit par rapport aux annulations potentielles d'événements qu'il peut y avoir dans l'avenir à cause du réchauffement climatique. Donc les organisateurs, on reste quand même des entrepreneurs, finalement. Il n'y en a pas beaucoup, finalement, des vraies structures professionnelles comme nous. Il y en a peut-être une dizaine en France, je ne sais pas, tu me diras si je me trompe, mais d'une dizaine de personnes, il n'y en a pas beaucoup. Mais après, ça reste quand même très bénévole des bureaux, des offices du tourisme qui organisent, en découvrant un petit peu ce milieu-là aussi, comme nous. Donc, sans vouloir réglementer et donner un cadre fixe, de pouvoir échanger sur les bonnes pratiques pour pouvoir continuer à proposer des événements où on propose une vraie expérience, mais aussi on respecte tous les acteurs dans les grandes lignes.
- Speaker #1
Ça sera le vendredi 16 octobre au matin. On partenera avec France Outdoor et Gilbert Iserne et toute son équipe. Il y aura différentes thématiques. Toutes les infos vont sortir dans quelques jours. On trouvera ça sur le site des Templiers et sur celui de France Outdoor. On va arriver au terme de cet entretien. Kevin, si tu devais définir en une seule phrase ce qu'est l'esprit des Templiers, laquelle aimerais-tu dire et transmettre à ceux qui vont écouter ce podcast ?
- Speaker #0
Je dirais que c'est l'expérience unique et ultime dans un territoire unique et une découverte d'un patrimoine exceptionnel et d'habitats exceptionnels aussi.
- Speaker #1
Merci beaucoup pour cette phrase de conclusion. On rappelle les dates. Le festival local est amplié, aura lieu du 15 au 18 octobre 2026 à Nioh et il va se dérouler à guichet fermé, puisque c'est déjà tout complet. Et donc, très vision. la conférence débat aura lieu le vendredi matin 16 octobre et donc toutes les infos vont venir dans les prochains jours à la fois avec la création de l'affiche mais aussi les informations techniques sur le site, une matinée de conférences de débat que j'aurai le plaisir d'animer à vos côtés merci beaucoup Kevin pour toutes ces informations et puis d'avoir répondu librement au podcast Esprit Libre des Templiers
- Speaker #0
Merci à toi Fred et puis à bientôt sur les Templiers alors Merci, à bientôt