- Speaker #0
Après la femme dans l'actu, l'homme dans l'actu et l'homme dans l'actu, c'est Paul Moreno-Bleu-Séville, le président d'Opal Capital. Opal Capital, que je qualifierais de sélectionneur de fonds, plutôt défensif dans l'univers du non-coté financier. Vous partagez mon analyse, Paul ?
- Speaker #1
Alors, sélectionneur de fonds, absolument. On pense que c'est la clé dans le non-coté, c'est d'être extrêmement sélectif dans les fonds. Et plutôt traditionnellement défensif, je serais d'accord. On a une vision où il faut plutôt privilégier les fonds très défensifs dans un environnement volatile, c'est-à-dire acheter à la décote ou alors avec du revenu régulier. Mais on a aussi quelques poches offensives historiquement où on a eu des convictions sur quelques secteurs.
- Speaker #0
Alors on va regarder la gamme à date. Aujourd'hui, elle pèse combien ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on approche les 600 millions d'encours.
- Speaker #0
Ok. Combien de produits ?
- Speaker #1
On a 6 produits qui sont en cours de lever.
- Speaker #0
Ok, et donc si on regarde les stratégies qui sont présentées, on commence par quoi ? Plutôt défensif ?
- Speaker #1
Regardons du plus défensif au plus offensif. Le plus défensif, on a des fonds de dette, dette privée direct lending et aussi on a de la dette privée dite tactique.
- Speaker #0
C'est quoi le tactique ?
- Speaker #1
Tactique, c'est de la dette qui vient financer des situations qui sont bloquées pour des raisons non économiques. Et donc en fait, en tant que prêteur, vous avez accès à des entreprises qui sont magnifiques, vous ne prenez pas plus de risques de crédit. Et en apprenant ? proposer de la liquidité là où c'est compliqué.
- Speaker #0
Vous prenez plus de taux.
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
Donc ça, c'est les deux les plus défensifs.
- Speaker #1
Après, on passe, toujours dans le défensif, au fonds de secondaire. Vous achetez à la décote et en fait, ça vous donne un amortisseur de choc sur les enjeux économiques.
- Speaker #0
Il y a des gens qui sont des vendeurs forcés ?
- Speaker #1
Encore beaucoup,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Toujours dans le défensif, on a les fonds de co-investissement. Pourquoi c'est défensif ? C'est parce que c'est extrêmement diversifié. Et ça, ça permet de justement voilà avoir un portefeuille très décorrélé. Et après, si on passe dans la partie offensive, c'est toujours du gross buy-out. Et là-dessus, on a aussi bien des feeders. On travaille avec Insight Capital et on travaille avec Ticket au Capital. Ou alors des fonds de fonds avec des plus petits fonds.
- Speaker #0
OK. On rappelle la stratégie de mémoire, que c'est soit vous confiez un mandat à quelqu'un, soit vous prenez plusieurs gestionnaires dans un fonds de fonds, soit vous faites un feeder. C'est les stratégies ? que vous utilisez traditionnellement ?
- Speaker #1
Alors, c'est des fonds de fonds et des feeders.
- Speaker #0
Ok, parfait. On parle chiffres. Quelques chiffres. Ticket d'entrée minimum pour rentrer chez vous ?
- Speaker #1
Alors, pour rentrer chez Opal Capital, c'est 100 000 euros. Et à partir du deuxième investissement, ça baisse à 30 000 euros.
- Speaker #0
Combien de CGP partenaires ?
- Speaker #1
On a plus de 450 aujourd'hui.
- Speaker #0
Vous m'avez dit qu'il y avait plusieurs types de stratégies. Quelle est la répartition des encos entre les stratégies ? Je vois un peu le profil des conseillers et des clients.
- Speaker #1
Alors, c'est assez bien réparti. On a un tiers dans des fonds de dette. Un tiers dans les fonds de secondaire et un tiers dans le co-investissement et le buy-out.
- Speaker #0
Plutôt direct ou plutôt assurance vie ?
- Speaker #1
Grosso modo, un tiers qui est via des assurances vie luxembourgeois et deux tiers en direct.
- Speaker #0
Ok. Vous me parlez du Luxembourg. Aujourd'hui, vous ne vous distribuez qu'en France ou vous vous intéressez à l'Europe ?
- Speaker #1
L'Europe s'intéresse à nous. On a reçu des coups de fil de banques. italienne, suisse et belge. Et en fait, depuis quelques mois, Opal est déjà distribuée à l'étranger.
- Speaker #0
OK. Combien d'effectifs ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est 25.
- Speaker #0
Et j'ai vu dans le mercato des plus 100 sur le site et plus encore, qu'il y avait eu des nominations et qu'il y avait eu des arrivées.
- Speaker #1
Oui, alors on a fait deux recrutements très seniors. On a recruté Malika Mechiri, qui était la directrice financière de la dette chez Eurasio, qui est arrivée chez nous pour gérer les fonds. Et on a Romain Delancen, qui est un CTO chevronné. Donc ils viennent renforcer notre expertise. Et par ailleurs, comme à son habitude, Edouard Laurent a encore été promu. Cette fois-ci, directeur général depuis le début de l'année chez Opal.
- Speaker #0
Ok, on a parlé de la gamme dans l'état présent. On va parler de la gamme dans l'état futur. Déjà, Direct Landing, parce que les fonds y vivent.
- Speaker #1
On annonce aujourd'hui le lancement de notre deuxième millésime de Direct Landing. On a clôturé le premier sur lequel on a très bien collecté. On continue à avoir beaucoup de demandes là-dessus et on pense que c'est toujours très pertinent. Et justement, on parlait de taux qui restent élevés. On pense que ça va être plutôt un environnement porteur pour cette stratégie.
- Speaker #0
Est-ce que dans la gamme, vous allez mettre plus de risques ?
- Speaker #1
Alors oui, on va compléter aussi bien dans la partie défensive que dans la partie offensive.
- Speaker #0
Alors, on va commencer par la partie offensive. Vous allez faire quoi ?
- Speaker #1
On était resté de côté pour regarder ce qui se passait sur le Venture Capital depuis le choc de taux de 2022, qui a créé un repricing et un changement de conditions. On est désormais très confiant sur le fait de proposer du Venture Capital. puisque dans notre ADN de sélectionneur, on sait désormais comment détecter les bons fonds de Venture Capital, et on en a trouvé de très beaux.
- Speaker #0
Ok, ça veut dire que ça va être un fonds de fonds ?
- Speaker #1
Ça va être un fonds de fonds.
- Speaker #0
Objectif de performance ?
- Speaker #1
Trois fois en multiple.
- Speaker #0
Fonds fermés ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Vous me dites que vous allez lancer de nouveaux produits. Je disais en introduction que je vous avais présenté comme étant un sélectionneur de fonds. J'ai l'impression que vous êtes en train de bouger, que la logique n'est plus de sélectionner des fonds sur des opportunités, mais de construire une gamme.
- Speaker #1
C'est presque ça. L'idée, c'est de se dire, aujourd'hui, si je devais créer mon portefeuille d'investissement en tant que client, je voudrais pouvoir accéder aux meilleures stratégies et dans ces stratégies, accéder aux meilleurs fonds. Opal a vraiment vocation à permettre, un, de sélectionner les bonnes stratégies et de proposer dans ces stratégies ce qui se fait de mieux. Effectivement, aujourd'hui, on ne faisait pas de venture capital, l'idée, c'est de faire. J'évoquais le fait qu'on a... on va aussi combler un trou dans la gamme du côté défensif, c'est les infrastructures.
- Speaker #0
Ok, alors les infrastructures. Déjà, une petite question avant qu'on parle des infrastructures. Je vous l'ai dit tout de suite, ça va être le truc qui va m'obséder pendant toute cette émission, c'est quand même le niveau des taux. On en parlait tout à l'heure avec Olivier Guillou. Quelque part, le niveau des taux a des conséquences sur la hiérarchie des placements et sur le positionnement concurrentiel de chacun. Est-ce que la remontée des taux longs, l'inflation élevée, ça vous pose problème dans vos objectifs de performance ? Est-ce que vous allez devoir les relever sous prétexte que la base augmente ?
- Speaker #1
En fait, les taux d'intérêt qui augmentent, c'est le symptôme. Et en fait, c'est le symptôme d'une volatilité qui s'accroît, une incertitude qui s'accroît. Et en fait, dans ces périodes d'incertitude, ce qu'il faut avoir, c'est effectivement soit des placements très défensifs qui permettent d'avoir soit des placements à la décote, soit du revenu régulier. L'infrastructure vient dans ce rôle-là où il vient être indexé à l'inflation. Ça donne une protection intéressante, soit d'être très offensif, mais de façon extrêmement ciblée sur des secteurs qui sont portés.
- Speaker #0
Votre fonds de fonds ?
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
Fonds de fonds ?
- Speaker #1
Ce sera un fonds de fonds, oui. Ce sera un fonds de fonds Evergreen.
- Speaker #0
Evergreen ?
- Speaker #1
Evergreen.
- Speaker #0
Attendez. Juste, petite parenthèse. J'ai fait un petit parcours dans les derniers mois, plus lointain. chez Revue Bank et j'avais lu un papier d'une intervention de vous à l'université d'été de l'asset management non pas de la 2026 mais de la 2025 où vous disiez votre grande réticence à l'Evergreen. Vous y allez ?
- Speaker #1
On y va. L'idée c'est un fonds Evergreen a beaucoup de grands défis à relever afin d'être performant et de pouvoir assumer sa promesse de fenêtre de liquidité ciblée. Et donc pour ça On a besoin de deux choses. On a besoin d'une crédibilité sur cette génération de liquidités et d'une crédibilité sur le fait que vous avez suffisamment d'opportunités de bonne qualité pour pouvoir proposer de la performance. Avec l'infrastructure, justement, on a réussi à trouver le bon produit pour faire ça. L'infrastructure qui crée les loyers, ça permet de générer de la liquidité. Et on est aujourd'hui assis sur une méga tendance d'explosion des infrastructures. qui fait qu'il va y avoir beaucoup d'opportunités de très bonne qualité et en plus portées par cette inflation qui va rester élevée.
- Speaker #0
Vous disiez dans ce papier que l'Evergreen détruisait de la performance. L'objectif de performance de l'infrastructure, ce sera quoi ?
- Speaker #1
Ce sera entre 7 et 10.
- Speaker #0
Ok, merci beaucoup Paul Moreno-Bloceville. On continue dans l'univers du non-coté, mais pas sur la partie financière. On passe maintenant à la partie immobilière.