- Speaker #0
Allez, dernière séquence de notre émission Momentum avec nous comme tous les mois, Olivier Samin, le directeur du développement de Selencia Patrimoine. On va parler, Olivier, tendance. Le mois dernier, vous pouvez re-regarder la vidéo sur le site de Eplus encore, mais également sur la chaîne YouTube. Nous avions parlé des tendances du côté collecte, autrement dit du côté... de la demande. Je voudrais maintenant qu'on regarde les tendances du côté de l'offre. On a souvent parlé référencement ici. Quelles sont les tendances en termes de référencement ? Quels sont les types d'acteurs et les types de produits qui veulent intégrer vos assurances de vie ?
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est de parler de demande et d'offre. En vérité, l'offre dépend de la demande. C'est directement lié. Les tendances restent très marquées sur les OPC. Je crois qu'on n'est pas le seul assureur à observer cela. En termes de chiffres très simples, depuis le début de l'année, 140 demandes de référencement d'OPC, tout type d'acteurs confondus, avec 90 OPC qui ont été référencés, 28 qui sont en cours de référencement, parce que je le rappelle... Chez Célencia Patrimoine, on ne refuse pas en analyse. Ça ne veut pas dire qu'on accepte tout. On regarde les demandes que nous avons. Et 22 ont été refusées au motif de VFM. On pourra en reparler en tant que besoin. Et sur les 90 référencés, 50% actions, 25% obligations et 25% sur des produits d'allocation ou de performance absolue.
- Speaker #0
Ok, ça c'est sur la partie OPC. Il y a d'autres éléments sur la partie OPC. La partie non cotée, j'imagine qu'en immobilier, il ne doit pas y avoir grand monde actuellement ?
- Speaker #1
Non, les références sont déjà en cours et continuent leur distribution. Je ne l'ai pas mentionné, mais on en reparlera peut-être ultérieurement et très rapidement. Le private equity continue d'être référencé parmi les supports disponibles.
- Speaker #0
Allez, vous m'avez tendu la perche pour parler de value for money. France Assureur a publié au mois de mai les frais moyens catégorie par catégorie avec les déciles, les centiles, etc. de la tendance côté déréférencement. Est-ce que vous vous dites que ce baromètre des frais, il faut l'appliquer stricto sensu ? Est-ce que vous vous dites que... Il y a des cas où il faut déroger. Quelle est la règle que vous appliquez ?
- Speaker #1
La règle, c'est déjà de regarder cette notion de frais. Je rappelle, 133% max de la performance, enfin pardon, des frais de la catégorie concernée. Donc ça, c'est le premier filtre. On regarde. Et il y a aussi un deuxième filtre, c'est le montant des encours dans nos livres. Donc si ça ne passe pas, ces filtres-là ont des références. Le cas particulier, c'est si la performance est au rendez-vous, par exemple dans le premier quartile, là on peut faire exception à cette règle liée aux frais. De manière très précise, ça a provoqué un déréférencement de 19 supports depuis la dernière règle.
- Speaker #0
Ma mère étant prof de maths, 19 étant inférieur au chiffre que vous m'avez annoncé tout à l'heure, ça veut donc dire qu'il y a plus de supports désormais dans les contrats qu'il y en avait au début de l'année.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Question sur les structurés maintenant. Il y a eu des débats, il y a eu le rapport du Pôle commun V2. qui a été publié, qui était, on va dire, un peu moins cool que le premier. Quelles sont les règles que vous avez de référencement ? Il y a un petit paragraphe dans le rapport sur la position des assureurs, puisque 80% des structurés se vendent dans le cadre de l'assurance vie. Quelles sont les règles chez vous ?
- Speaker #1
Alors, les règles sont définies par un cahier des charges. Je ne vais pas forcément détailler, ce serait un peu long, qui nous permet déjà de donner un cadre à nos partenaires structureurs ou émetteurs. Je vais citer quelques exemples. Si vous utilisez un worst-of, on impose un sous-jacent faisant partie soit du CAC 40 ou de l'Eurostock 50. Si la demande repose sur un mono-equity, on impose si on l'accepte. parce que ça ne veut pas dire qu'on prend systématiquement 30% max de la provision mathématique du support. Si la demande de référencement fait appel à un indice, si le sous-jacent de cet indice est équipondéré, on impose un minimum de 10 valeurs. Si ce n'est pas équipondéré, on impose un minimum de 15 valeurs, évidemment de grande capitalisation. Donc ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a un cadre défini que les structurés et les émetteurs connaissent et ensuite on adapte en fonction de la situation.
- Speaker #0
Ok, le cadre il repose aussi sur un pourcentage parce qu'en fait... entre guillemets, tout produit, on peut vendre des produits qui peuvent être très risqués, potentiellement, la question d'un point de vue patrimonial, c'est qu'il ne faut pas en mettre 100%.
- Speaker #1
Exactement, tout la limite de 30% de la provision mathématique du contrat.