- Arthur
Un métier, une passion, des réussites, des échecs et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui, ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « Et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Marie qui va nous parler de son métier d'animatrice. Alors Marie, bien le bonjour, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour commencer, peux-tu te présenter et nous en dire un petit peu plus sur toi ?
- Marie
Eh bien bonjour à tous, je m'appelle Marie, je suis à l'heure actuelle chargée d'orientation et d'insertion, mais j'ai par le passé été animatrice, notamment en EHPAD, mais aussi auprès des enfants.
- Arthur
Très bien, on poursuit maintenant avec ton parcours, qu'est-ce que tu peux nous en dire ?
- Marie
Alors j'ai un parcours un peu atypique, si on peut le dire. Donc j'ai fait un bac littéraire qui m'a amenée ensuite à une licence d'art du spectacle et du cinéma. À ce moment-là, ce n'est pas du tout quelque chose qui ne m'a plu. Donc j'ai quitté et à ce moment-là, j'ai fait mon service civique. Ma mission était de faire des ciné-débats dans des collèges, dans des lycées. Et suite à ça, ça m'a vraiment apporté l'animation. C'était quelque chose qui me plaisait. J'ai donc décidé de passer mon BPGEPS. Et à ce moment-là, lors de mon BPJEPS, je l'ai passé en alternance en deux ans, en EHPAD. J'étais auprès des personnes âgées et suite à cette alternance, je suis partie dans une municipalité où j'ai exercé en tant que référente périscolaire et en direction d'accueil de loisirs.
- Arthur
D'accord, donc je vais juste compléter le BPJEPS ASEC, donc animation socio-éducative ou culturelle, qui est une formation en équivalence de niveau bac, qui peut être faite en six mois à deux ans, en alternance évidemment, et qui comprend bon nombre d'autres spécialités. Est-ce qu'on peut dire que cette formation t'a permis de te professionnaliser ? plus rapidement et ainsi te convenir un peu plus ?
- Marie
Complètement. Et puis surtout, cette dimension d'être avec les autres. Je me rendais bien compte, lors de mon parcours universitaire, qu'il y avait une vraie compétition, chose qui n'est pas du tout dans ma nature. Je préfère qu'on se tire ensemble vers le haut. Et je pense que j'avais besoin aussi de passer par ce parcours universitaire et ensuite par le service civique pour comprendre que, en tout cas pour moi, c'est : l'équipe, c'est la force.
- Arthur
Et même si tu as su en tirer parti de ce changement, est-ce que ça a été source de difficultés pour toi ?
- Marie
Je ne dirais pas des difficultés, mais des questionnements plutôt. On se questionne tous, je pense, sur pourquoi on est fait finalement, qu'est-ce qui m'anime vraiment, qu'est-ce que j'aime faire. Et donc, c'est vraiment le service civique qui m'a vraiment permis de comprendre ce que j'aimais faire. Et donc, c'est... aider les gens finalement, d'une manière ou d'une autre. En fait, ça pouvait passer par plein de choses différentes. Et donc, c'est vraiment ce service civique qui m'a permis de basculer. Et puis les rencontres. J'avais notre référent de service civique qui était vraiment dans l'animation, m'a vraiment permis de comprendre et de passer ce diplôme du BPJEPS.
- Arthur
D'accord, donc une complémentarité entre la formation universitaire et de l'autre professionnalisante par ce service civique et ce BPGEPS. On fait un petit bond dans le temps maintenant. aujourd'hui en quoi consiste ton travail ?
- Marie
Aujourd'hui, je suis chargée d'orientation et d'insertion. J'aide les collégiens, les lycéens, voire même les adultes qui ont des questions sur l'orientation. Ça va être, je ne sais pas, d'expliquer qu'est-ce qu'un BTS, d'expliquer comment fonctionne Parcoursup, ce genre de choses. Je suis passée aussi par le bus de l'orientation en tant que coordinatrice-animatrice qui m'a apporté énormément. de donner justement sur l'orientation, pouvoir me former aussi sur le sujet de l'orientation. Et en fin de compte, l'animation, elle ne quitte jamais. Puisque aujourd'hui, dans mes fonctions, on fait des ateliers dans des établissements scolaires, on anime des jeux notamment. Et forcément, la fibre de l'animation, elle est toujours ici.
- Arthur
Oui, donc il faut bien distinguer l'animation de l'orientation ici, puisque l'animation, tu pourras l'appliquer dans n'importe quel contexte, dans n'importe quel sujet, dès lors que tu vas interagir avec un public, créer des activités. Et les animés, bien sûr. Est-ce que tu aurais un exemple un petit peu insolite à nous donner pour illustrer ça ?
- Marie
Alors, pas dans mon métier actuel, mais quand j'étais animatrice en EHPAD, on allait faire les courses avec les résidents. Et donc, on emmenait avec les fauteuils roulants pour aller faire des petites courses parce qu'ils avaient un peu d'argent de poche et du coup, ils voulaient aller s'acheter des petits figolus ou ce genre de choses. Ça fait partie aussi de l'animation parce qu'on sort du lieu de vie, finalement. Et ça, c'est des tâches que je ne pensais pas faire en tant qu'animatrice. Au final, c'était des très bons moments.
- Arthur
D'accord, donc si on sort du lieu initial d'animation, ça implique une certaine adaptabilité. Il y a le facteur de l'âge de tes différents publics qui rentre en compte. Est-ce que tu dirais que c'est plus difficile de s'occuper de seniors que de jeunes ou inversement ?
- Marie
Alors bon bah en EHPAD, ça allait de 65 à 103 ans, donc très très large. Et avec les enfants, j'ai vraiment été avec tous les publics, que ce soit les maternelles, les primaires, mais aussi les collégiens. Je pense pas avoir de tranche d'âge où j'étais le plus à l'aise, j'étais à l'aise avec tous. C'est simplement le contact, il est forcément pas le même avec un enfant de 3 ans qu'avec un ado de 17. et encore moins avec un adulte de 80 ans. C'est un peu comme un soleil, c'est-à-dire qu'on rayonne. Donc en fait, on a envie de s'absorber de ça. Le fait de sourire et d'être ouvert, les gens ont envie de venir vers nous et c'est ça qui crée le groupe, je pense.
- Arthur
Très bien, donc en résumé, l'enjeu de ton métier et des métiers de l'animation au global, c'est vraiment de créer du lien. Juste avant de se quitter, Marie, est-ce que tu aurais un dernier mot à dire à ceux qui nous écoutent et qui seraient intéressés pour se lancer dans ces métiers ?
- Marie
Eh bien, si vous voulez vous lancer dans les métiers de l'animation, allez-y. C'est vraiment, peu importe le public, c'est vraiment des grands moments de joie, déjà, de partage et surtout ne jamais oublier qu'ensemble, on fait corps. Et c'est ça le plus important.
- Arthur
Et faire corps, c'est possible dans le domaine de l'orientation, mais également dans tous les domaines où il y a un contact avec le public. Merci beaucoup, Marie, pour ton partage. En espérant que celui-ci ait pu aider ceux qui nous écoutent à s'intéresser et peut-être même se lancer dans l'animation. Et quant à nous, chers auditeurs et chères auditrices, je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de votre podcast. Et si c'était moi, le programme qui vous aide à trouver votre voix.