- Arthur
Un métier, une passion. Des réussites, des échecs, et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui, ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « Et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Mathéo, qui va nous parler de son métier de jardinier paysagiste. Alors Mathéo, bien le bonjour, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter, nous parler un petit peu de toi et de comment es-tu arrivé à ce métier de jardinier paysagiste ?
- Mathéo
Bonjour, moi c'est Mathéo et je suis actuellement en CDI d'entreprise platé paysage, donc en tant que paysagiste. Le métier touche à la création comme à l'entretien. La passion est due à être dehors étant petit, ce qui m'a apporté à ce métier-là en cherchant durant les forums présents à Lyon, dont Eurexpo.
- Arthur
Très bien, donc un projet d'orientation de longue date qui a été confirmé par la visite de plusieurs salons et forums. Maintenant, pour te décrire en trois mots, que nous dirais-tu ?
- Mathéo
Je dirais tout d'abord persévérant parce que je suis quelqu'un qui ne lâche pas. Quelqu'un qui est vraiment à l'écoute aussi. Parce que dû à des amis des fois qui ont des questionnements sur leur métier ou sur leur projet, je peux les accompagner. Et puis je dirais aussi bienveillant.
- Arthur
D'accord, donc un profil d'aidant. Maintenant, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours, de tes études, de tes expériences ?
- Mathéo
Alors tout d'abord, moi j'ai commencé comme tout jeune au collège de Beaujeu. Ensuite, j'ai voulu directement partir dans un projet professionnel. Donc je suis parti à Saint-Consort en MFR où direct je suis rentré dans le métier de paysagiste, ce qui m'a plu dès la première année de bac. Et donc du coup, à la fin du bac, j'ai voulu poursuivre en BTS, aménagement paysager à la MFR de chez Chessy-lès-Mines. Et maintenant, j'ai signé mon CDI au début d'année, dans l'entreprise dans laquelle j'ai fait mon alternance.
- Arthur
D'accord, donc c'est une belle opportunité d'avoir pu faire le bac pro, le BTS et maintenant ton premier CDI dans la même structure. Est-ce que dans cette expérience professionnelle ou par ailleurs, tu as rencontré des difficultés ?
- Mathéo
Au tout début, au collège, je suis quelqu'un qui n'est pas du tout scolaire. J'avais vraiment des problèmes d'apprentissage. J'avais plein de devoirs, c'était une corvée. Et dès que j'ai commencé en MFR à Saint-Convers, là j'ai eu un déclic. Donc pour moi, les devoirs, c'était du plaisir vu que ça touchait directement au métier. Et c'est ça vraiment qui m'a plu tout de suite.
- Arthur
Ok, donc c'est par une professionnalisation rapide que tu as pu retrouver goût aux études. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu plus de cette expérience en MFR, en maison familiale rurale ?
- Mathéo
Le but d'une MFR, c'est que c'est vraiment, on crée une famille. Et c'est ça qui est intéressant, en fait, c'est que tout le monde s'entraide. C'est pas comme au lycée où tu vas u lycée que pour toi. C'est que là, tu vas aimer faire. C'est le même style, c'est la même classe, sauf que tout le monde s'entraide et c'est ça qui est intéressant. C'est comme ça qu'on grandit aussi plus vite. Du moins, c'est ce que j'ai ressenti, moi.
- Arthur
D'accord, donc cet aspect de solidarité, ça rejoint à ce que tu nous disais au début de cette interview à propos de !ton sens de l'écoute, ta bienveillance, ta volonté de transmettre. Maintenant, est-ce que tu pourrais nous parler un petit peu plus du métier ? Le métier de jardinier paysagiste, en quoi ça consiste ?
- Mathéo
Le métier de jardinier-paysagiste consiste en plein de choses. C'est vraiment un métier diversifié. On peut avoir l'entretien des espaces verts, donc la taille, la tonte, des gazons, ou même le ramassage de feuilles, etc. Et aussi, on a une autre partie qui est un petit peu dans l'ombre du métier, c'est la création, qui est pour nous une très grosse partie et surtout la plus complète. On passe du tout au tout. Ce qu'on aura taillé, c'est celle qu'on aura plantée avant. et les massifs aussi, c'est nous qui l'aurons créé. Et donc, c'est ça qui est intéressant. On peut toucher complètement à la pierre, donc pas du tout au végétal. Et c'est ça qui fait la diversité du métier, ce qui est intéressant. Et donc, du coup, c'est ça qui me plaît. Vu que tous les jours, on ne fait jamais la même chose. Donc, l'envie d'aller au travail, c'est entre guillemets une surprise le matin de savoir ce que tu vas faire.
- Arthur
Donc, tu as une phase de création, de conception. Après, tu vas mettre en terre, si on peut dire. Et après, du coup, effectivement, il y a une maintenance, c'est bien ça.
- Mathéo
Voilà, exactement. C'est ça aussi qui est intéressant, parce qu'on voit l'évolution de notre travail. On commence par la plantation et ensuite on voit l'arbre grandir, etc. Je prends l'exemple d'un arbre, mais ça peut être une haie ou autre chose. Mais c'est ça qui est intéressant, on voit l'évolution du jardin qu'on a conçu au début.
- Arthur
Ça doit être satisfaisant, c'est concret et tu peux vraiment avoir le avant-après.
- Mathéo
Ah oui, c'est un certain plaisir, ça évoque une émotion, parce qu'on voit les choses grandir en même temps que nous. Après, on voit aussi le mauvais côté des choses, on voit les défauts. faut et sur quoi s'améliorer, c'est ça qui est vraiment très intéressant.
- Arthur
Oui, et donc ça, ça va rentrer en ligne de compte pour le côté sombre du métier, donc la phase de conception, où du coup, tu dois faire preuve de créativité. Est-ce que tu penses qu'il y a d'autres qualités essentielles à avoir pour faire un bon jardinier paysagiste ?
- Mathéo
Oui, alors tout d'abord la créativité parce qu'il faut savoir s'adapter au type de terrain, mais aussi la capacité de s'adapter à tout, à l'inattendu parce que sur un chantier on a souvent des aléas, alors il faut savoir le gérer de la plus bonne des manières, la plus adaptée suivant le chantier et suivant la clientèle également.
- Arthur
Oui, parce que tu dois adapter entre guillemets la demande du client à la capacité, ce qui est faisable.
- Mathéo
Alors il y a un petit peu des deux, il y en a qui arrivent vraiment avec une idée butée, disent je veux ça. Après là c'est plus dur parce qu'on essaie parfois de les raisonner parce que leur idée est incohérente avec le type de chantier ou alors sinon aussi il y a des clients qui nous laissent carte blanche, qui disent ici "vous verriez bien quoi en végétal ?". C'est nous qui proposons un choix et là c'est plus dans la discussion avec le client et c'est plus adapté.
- Arthur
D'accord, donc pour terminer on a aussi une partie relations clients où tu peux mobiliser ton expertise pour concevoir les meilleurs jardins et les meilleurs espaces pour les particuliers. J'aurais une toute dernière question pour toi, Mathéo. Est-ce que tu aurais quelque chose à dire à ceux qui nous écoutent et qui voudraient se lancer dans le métier de jardinier paysagiste ?
- Mathéo
Tout d'abord, je commencerais par lui expliquer le métier, le pour et le contre, parce que dans le métier de paysagiste, il y a du pour et du contre. Comme le temps, déjà, c'est une grosse contrainte. On ne peut pas travailler tout le temps quand il fait beau. Mais aussi la joie de vivre quand tu es paysagiste, parce que tu ne fais jamais la même chose. Donc si tu as envie d'aller au... Au travail, c'est par là que je commencerais.
- Arthur
Très bien, donc une explication autour d'un métier passion qui peut des fois s'avérer difficile à cause de nos intempéries. Un grand merci, Mathéo, pour ton partage à propos de ton métier de jardinier paysagiste en espérant que celui-ci ait pu aider ceux qui nous écoutent en ce moment à s'intéresser et voire même à se lancer dans ce beau métier. Et quant à nous, chers auditeurs et chères auditrices, merci de nous avoir écoutés jusque-là et on se donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode de votre podcast. et si c'était moi le programme qui vous aide à trouver votre voix.