- Speaker #0
Un métier, une passion, des réussites, des échecs et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui, ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « Et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Tom qui va nous parler de son métier de sylviculteur. Alors Tom, bien le bonjour, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour commencer, peux-tu te présenter et nous en dire un petit peu plus sur toi ?
- Speaker #1
Bonjour à tous, moi c'est Tom Vannier, j'habite dans la vallée d'Azergue, dans le département du Rhône. Je suis actuellement civiculteur dans ma propre entreprise.
- Speaker #0
D'accord, donc d'ores et déjà chef d'entreprise. Et pour compléter, quel âge as-tu ?
- Speaker #1
J'ai 19 ans.
- Speaker #0
D'accord. Et maintenant, peux-tu nous parler un petit peu plus de ton parcours, de tes études, de tes expériences ?
- Speaker #1
Alors, j'ai passé mon brevet des collèges à l'AMUR sur Azerg. Ensuite, j'ai fait une seconde NJPF à l'AMUR de Hans. Et je me suis dirigé vers l'AMUR de l'AMUR sur Azerg suite à un stage que j'ai fait chez mon ancien patron qui m'a ensuite pris en apprentissage pour finir avec un bac pro forêt. Et ensuite, créer mon entreprise de silviculture.
- Speaker #0
D'accord. Donc, juste avant l'apprentissage en première et terminale, j'aimerais revenir sur cette seconde famille de métiers NJPF, donc nature, jardin, paysage et forêt. Dans celle-ci, tu as... trois stages à faire. Comment ça s'est passé pour toi ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai fait trois stages, un en paysage, un en agricole et ensuite pour finir un en forêt qui a débouché sur un apprentissage en silviculture, le même domaine dans lequel j'ai créé mon entreprise.
- Speaker #0
D'accord, donc on peut dire que c'est ton troisième et dernier stage qui a été déterminant pour te spécialiser.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et ces stages et cette alternance, ça a été difficile de les trouver ?
- Speaker #1
Non, pour tous mes stages en fait... C'était des connaissances, souvent des amis à mes parents. Et pour mon apprentissage, pareil, c'est un ami à mes parents qui m'a conseillé vers ce patron-là.
- Speaker #0
D'accord, donc systématiquement le bouche à oreille. Maintenant, le milieu de la forêt en général, c'est quelque chose qui t'a toujours intéressé ?
- Speaker #1
Pas du tout. À la base, j'y allais un peu les yeux fermés, sans trop savoir où j'allais, parce qu'il fallait que je fasse un stage en forêt. Ça correspondait déjà, on va dire, à mes passions de base, parce que j'étais régulièrement en forêt. Et en fait, ça a débouché sur une vraie passion. Et c'est pour ça que j'en ai fait mon métier.
- Speaker #0
D'accord, donc d'une certaine manière, on peut dire que tu as toujours baigné dans cet univers-là.
- Speaker #1
Ouais, de par mes passions, je fais pas mal de vélo. Je fais de la course à pied. Donc du coup, je suis tout le temps amené à être dans les bois. C'est quelque chose que j'ai toujours aimé. Des fois, je vais à la chasse avec mon père. Donc j'ai toujours baigné dedans. Et en fait, ça ne fait que confirmer ce que j'avais depuis tout petit.
- Speaker #0
D'accord, donc être au grand air, ça a toujours été quelque chose d'important pour toi. Maintenant, le métier de sylviculteur, alors qu'est-ce que tu peux nous en dire ?
- Speaker #1
Pour faire simple, c'est comme si j'étais paysagiste mais dans les bois. C'est un métier qui consiste à commencer par planter des arbres, faire tout l'entretien après pour les valoriser avant que ce soit coupé.
- Speaker #0
D'accord, donc un chantier du début à la fin, comment ça fonctionne ? C'est des parcelles en fait ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça exactement, c'est des parcelles qui sont coupées. Nous, on les plante et puis on fait tout l'entretien. Donc, on ne s'occupe que de ça.
- Speaker #0
D'accord. Et ces parcelles, alors, ça appartient à des particuliers ?
- Speaker #1
C'est soit des forêts privées qui appartiennent à, on va dire, monsieur tout le monde. Ou ça peut être parfois des parcelles publiques qui appartiennent à l'État, aux départements, que des trucs comme ça. Et là, par contre, c'est avec des contrats qu'on signe. Avec souvent, régulièrement, c'est l'ONF avec qui on signe des contrats.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'allais te dire. Oui ça dépend de... De l'ONF, l'Office National des Forêts, qui est sous la tutelle de l'État. Maintenant, est-ce que tu aurais une journée type, un chantier type à nous présenter ?
- Speaker #1
C'est compliqué parce qu'on ne fait jamais les mêmes choses. Le matin, on se réunit, on prépare tout notre matériel, on se rend sur le chantier et puis toute la journée, on œuvre pour valoriser au maximum les parcelles que les clients nous demandent d'entretenir. Par exemple, on va être sur une parcelle de plantation, on va regarder le sens de la pente, des chantiers de dégagement. On va essayer de faire le moins de... Nous, on dit que c'est des passages à vide, donc c'est des passages où on marche et on n'est pas en train de travailler. On essaye d'en faire le moins possible pour une dépense physique qui est moindre. Après, c'est tout la logique qu'on a au fil du temps. Moi, je commence à en avoir une de par mon apprentissage. Mais en fait, tous les jours, on en a à apprendre.
- Speaker #0
Et au niveau de ces contrats, tu vas avoir carte blanche, les clients vont te dire « je veux ça, ça, ça » . Comment ça se présente ?
- Speaker #1
Tout dépend. On peut avoir de tout. On peut avoir des propriétaires qui, eux, ont une idée bien précise de ce qu'ils veulent. Ils vont vouloir telle essence d'arbre avec telle densité de plantation. Et il y en a... entre guillemets faire confiance à la personne qui va replanter. Et après, c'est à nous de nous débrouiller.
- Speaker #0
D'accord, donc ça veut dire que tu as une certaine part de diversité, mais aussi d'autonomie sur tes différents chantiers. Je poursuis avec ma question suivante qui concerne les clichés. Est-ce que tu penses qu'il y a des idées reçues sur ton métier maintenant ?
- Speaker #1
Oui, souvent les clichés, c'est en fait les gens, ils croient que c'est juste passer la débroussailleuse, mettre deux, trois coups de tronçonneuse par-ci, par-là. Mais en fait, c'est bien plus que ça. On ne s'amuse pas à mettre des coups de débroussailleuse à droite, à gauche. On pense vraiment pour plus tard pour la forêt. Et du coup, il y a des gens qui croient que c'est super simple. Mais en fait, dès qu'ils en font réellement, nous, des fois, il y a des gens qui veulent essayer. Et en fait, ils se rendent compte que ce n'est pas juste un métier où on fait de la débroussailleuse, on va dire, bête et méchamment.
- Speaker #0
Effectivement, ça fait écho à ce que tu nous disais plus tôt. Il ne s'agit pas que d'avoir la main verte. Il faut également avoir une vision d'ensemble pour pouvoir transformer nos forêts de la meilleure des manières. Tom, juste avant de se quitter, est-ce que tu aurais un dernier mot à dire ? à ceux qui nous écoutent en ce moment et qui hésiteraient à se lancer dans le métier de silviculteur.
- Speaker #1
D'abord, je dirais que c'est tout à son honneur de vouloir faire un travail comme ça parce que de nos jours, on a énormément besoin des forêts, de par tout ce qui se passe dans le monde. Et que dans le futur, il pourra en tirer une énorme fierté de faire ce métier-là.
- Speaker #0
Et bien Tom, un grand merci pour cette belle conclusion inspirante et plus largement ton témoignage à propos de ce métier de silviculteur. Et quant à nous, chers auditeurs... et chères auditrices, merci de nous avoir écoutés jusque là et on se donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode de votre podcast et si c'était moi, le programme qui vous aide à trouver votre voix.