Speaker #0Salut à toutes et à tous et bienvenue dans votre podcast qui s'intitule Et si on en parlait ? Vous savez, ici c'est un espace où l'on passe un bon moment entre amis et où l'on discute des vraies choses de la vie sans filtre et surtout sans jugement.
Alors aujourd'hui, nous allons parler de deux sujets qui me semblent quand même importants, quoique délicats. Il s'agit de la masculinité toxique et de la notion de fille facile. J'espère que cela vous parle. Ce sont deux notions que l'on entend quotidiennement et qui, sans que l'on s'en rende compte, influencent beaucoup notre manière de voir les autres et même de nous voir nous-mêmes. Elles impactent toute notre vie quotidienne.
Alors, prenez une grande inspiration, installez-vous confortablement et ensemble, nous allons plonger dans le sujet. C'est parti ! Parlons de la masculinité toxique.
Déjà, je veux clarifier un truc. Nous ne sommes pas là pour dire que la masculinité en elle-même est mauvaise. Loin de là. Nous parlons plutôt de ces normes sociales un peu... oppressantes. Vous savez, ce qu'on attend des hommes depuis toujours : être fort, ne pas pleurer, toujours gérer, montrer qu'on est le boss. Franchement, c'est épuisant à la fin. Ce sont des attentes qui mettent une pression de dingue, soyons honnêtes. Elles isolent les hommes dans une espèce de bulle où ils n'ont pas le droit d'être vulnérables. Et puis, elles poussent certains à adopter des comportements agressifs ou dominants juste pour prouver qu'ils sont de "vrais gars".
Soyons honnêtes, qui cela arrange-t-il vraiment ? Ni les hommes qui étouffent leurs émotions, ni les femmes qui subissent, et même parfois les enfants, qui subissent des attitudes dégradantes juste pour montrer qu'on est le mâle dominant. Parallèlement à cela, je veux aussi aborder la notion de fille facile. Ils sont nombreux à utiliser le terme "fille facile" sans forcément connaître le sens ou l'histoire.
Et en fait, quand vous allez sur les réseaux, on se rend compte que souvent la réflexion est très limitée au niveau de certains sexes. Alors, une fille facile, c'est quoi ? C'est une fille, une femme qui vit librement sa vie, qui fait ses choix sans demander la permission ? Ce qui me choque, c'est ce double standard qui persiste. Les hommes, on les applaudit pour leurs aventures. On dit : "Bah, t'es un vrai gars," etc. Et les femmes, on les pointe du doigt pour les mêmes raisons. C'est pareil. Ça ne devrait même plus exister en 2024. Bientôt on sera en 2025. Franchement, il faut élever le niveau de réflexion.
Ce genre de jugement a toujours enfermé les femmes depuis très longtemps. Ça les a poussées à s'auto-censurer, à avoir peur d'être elles-mêmes, juste pour éviter les critiques. Et ça, c'est triste. Parce qu'au fond, personne n'a le droit de valoriser et d'applaudir un sexe par rapport à un autre. D'ailleurs, on parle de sexe fort et de sexe faible, ce qui est tout autant une bêtise en réalité. Alors, vous vous demandez sûrement pourquoi je parle de ces deux notions, de ces deux sujets ensemble. Eh bien, à mon avis, ils sont liés. Quand on force les hommes à prouver leur virilité par leur contrôle ou leur domination, cela crée un déséquilibre. Les femmes deviennent parfois des preuves de cette virilité.
Et voilà comment naissent les jugements du type : un homme doit conquérir, une femme doit se retenir. Et vous savez quoi ? Le paradoxe avec cela, c'est qu'en général, pour valider la masculinité d'un homme, c'est-à-dire pour l'appeler un homme, pour dire "c'est un vrai gars", cette validation passe par le fait d'avoir eu plusieurs copines, plusieurs aventures. Alors, ces aventures, s'il n'existait pas de "filles faciles", les hommes n'auraient pas pu avoir la validation de ce qu'est être un homme. Conséquence : la masculinité, si révérée, est au final tributaire d'un jugement dégradant lié à la féminité, notamment aux "filles faciles".
Je me demande ce que l'on peut faire par rapport à tout cela, par rapport à ces notions qui emprisonnent les femmes dans des chemins qui ne sont pas pertinents. Et en vérité, je me permets aussi une autre analyse. Pourquoi les hommes en général ont-ils si peur des femmes qui ont un "body count" élevé ou qui ont vécu leur vie comme elles l'entendent ? Parce qu'ils ont peur de ne pas être à la hauteur. Parce que chez les hommes, il y a la notion de performance, de montrer que l'on est le meilleur, etc. Et une femme qui a eu une vie assez libre de ses envies et qui a eu des expériences qui lui ont permis d'être experte dans certains domaines, cela peut mettre en insécurité les hommes face à elle. Ils cherchent à prouver qu'ils sont meilleurs que les autres ex de leur copine.
Vous allez voir très souvent que les hommes en général ont peur ou ne veulent pas du tout d'une femme qui a eu plusieurs aventures, justement à cause de cela. Alors, chacun est libre de ses choix, chacun fait ce qu'il veut. Vous pouvez être libre de ne pas vouloir avoir une copine qui a eu plusieurs aventures, tout comme une femme est libre de ne pas vouloir d'un homme qui a eu plusieurs aventures. C'est tout à fait normal. Moi, je parle du jugement de valeur qui est émis sur la vie des gens. Ce n'est pas parce que j'ai eu plusieurs aventures que je suis frivole ou que j'ai reçu une éducation légère.
Et donc, c'est justement cela que je voulais aborder avec vous. Masculinité toxique et "fille facile". Ce sont des mots qui enferment, mais que l'on peut déconstruire ensemble. Et si on arrêtait de se définir par des étiquettes ou des attentes imposées ? Si on se donnait juste le droit d'être ? Moi, c'est ce que je veux faire. Vivre pour moi et non plus pour le regard des autres. Bien sûr, les normes de la société ou encore mes principes ou mes croyances vont me guider dans ce choix. Mais je ne vais pas attendre la validation de quelqu'un pour être moi-même.
Donc les femmes, ce podcast est particulièrement fait pour vous. Vivez votre vie, osez, rêvez, affirmez-vous, parce que vous êtes tout autant légitimes que les hommes. La société a fait croire pendant très longtemps que vous n'étiez pas légitimes parce que vous étiez le sexe faible. Maintenant, c'est votre tour. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des idées, des histoires à partager ?
Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à commenter, noter, en parler autour de vous. C'est ensemble que nous faisons avancer la discussion. Merci d'avoir été là, prenez soin de vous et rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode de Et si on en parlait ? À bientôt !