Speaker #0Si jamais je deviens un second choix, je t'en prie ne me choisis surtout pas. Combien de fois tu as attendu un message qui n'est jamais vraiment arrivé à un bon moment ? Combien de fois tu t'es dit c'est bon je comprends il est occupé ou encore elle est occupée ? Alors qu'en réalité quelque chose en toi te disait qu'il y avait un problème. Combien de fois tu as adapté tes plans, ton humeur, tes attentes en fonction de la disponibilité de l'autre, alors que l'autre n'a jamais adapté les siens pour toi ? Combien de fois tu as mis de côté tes besoins en te disant que c'était de la maturité ? Combien de fois tu as justifié son comportement devant tes amis alors qu'intérieurement tu n'y croyais plus vraiment ? Combien de fois tu as pleuré tout seul, quelque chose que tu n'arrivais même pas à expliquer. Parce que sur le papier, rien de grave ne s'était passé, et pourtant, à l'intérieur, tu le savais. Si une seule de ces questions t'a déjà traversé, alors cet épisode est pour toi. Parce qu'il y a quelque chose qu'on entend souvent et qui me pose vraiment problème. Cette idée que le vrai amour, c'est aimer sans rien attendre en retour. Que si tu attends quelque chose en échange, c'est que ton amour n'est pas pur. Que se donner entièrement et conditionnellement, sans garder de compte, c'est ça la vraie grandeur d'âme. Et honnêtement, c'est une illusion. C'est une illusion même dangereuse. Parce que derrière cette belle idée, des gens se sont mentis à eux-mêmes pendant des mois, voire des années. Ils ont donné sans compter, enfin c'est ce qu'ils disent, ils ont excusé ce qui ne devrait pas l'être. Ils se sont convaincus que ressentir le besoin d'être aimé en retour, c'est de la faiblesse ou de l'intérêt. Alors ils ont continué à donner, encore et encore. Jusqu'au jour où la rupture est arrivée. Et là seulement, face au vide, la vérité atterrit. Que tout ce temps, ils étaient le second choix de quelqu'un. Aujourd'hui donc, j'aimerais bien parler de ça. On va parler de comment on devient l'option de quelqu'un sans se rendre compte. On va parler de ces personnes profondément égocentrées qui savent prendre sans jamais vraiment donner. On va parler de ce que ça installe en toi, dans ta façon de te voir toi-même, dans ce que tu crois mériter. Et on va parler de ce que ça demande vraiment de se lever, de quitter la table et de se reconnecter à sa propre valeur. Parce que se choisir encore et encore est une priorité, bienvenue dans Essayons Non Parler. Est-ce que c'est déjà arrivé ? Tu sais, tu ressens quelque chose de fort, tu te donnes vraiment et en même temps, en toi, tu sens que tu n'es pas vraiment sa priorité. Que la personne est là quand ça l'arrange, que sa disponibilité envers toi dépend de son humeur, de son agenda, de ce que cette personne a aujourd'hui. Et toi tu fais quoi ? Tu comprends ? Tu relativises ? Tu adaptes tes attentes ? Tu commences à te dire que demander moins c'est être mature, que ne pas déranger c'est aimer. Mais attends, je veux juste que tu puisses réfléchir une seconde avec moi. Est-ce qu'il y a de la réciprocité ? Est-ce que cette personne fait pareil pour toi ? Est-ce qu'elle adapte ses attentes à ton rythme ? Est-ce qu'elle réajuste ce qu'elle demande pour ne pas t'alourdir ? Dans 99% des cas, la réponse c'est non. Et tu le sais. C'est toi qui t'adaptes. L'autre ne fait que prendre. Et quelque part tu as intégré que c'était normal. Que c'était ça, que c'était comme ça que ça marchait entre vous. Mais c'est pas ça l'amour en réalité. Enfin, en tout cas de ma petite expérience que j'ai. Moi j'y vois plutôt un déséquilibre que tu as appris à appeler une relation. Et il y a des gens qui font ça de façon encore plus marquée. Des gens qui ne pensent qu'à eux dans une relation. qui utilisent l'autre pour combler leurs besoins. Parfois consciemment ou pas du tout, je ne sais pas, mais... En tout cas, c'est un fait. Ils utilisent l'autre pour combler un besoin d'attention, de validation. Ils ont besoin de quelqu'un de disponible, sans jamais vraiment se demander ce que l'autre ressent. Ces personnes, profondément égocentrées, c'est comme ça que moi je les appelle. La façon de fonctionner c'est exactement, ils prennent tout ce que tu donnes, et te donnent juste assez pour que tu restes et que ça continue. Alors ils jouent entre le chaud, le froid, le présent, l'absent, la tension et la distance, et toi tu passes ton temps à essayer de comprendre lequel est le vrai, à analyser et même suranalyser les messages, à te demander ce que tu as fait travers. à marcher sur des oeufs pour ne pas le perdre. Mais la vraie question, ce n'est pas qu'est-ce que j'ai fait de travers. La vraie question, c'est pourquoi j'accepte ça. J'avais parlé tantôt, lors d'un épisode de mon podcast, de pourquoi on va vers ce qui nous détruit. Là, je vais parler de, surtout, pourquoi on accepte d'être toujours le second choix. En fait, c'est un peu une résonance, mais beaucoup plus marquée. Voilà ce qui se passe vraiment quand tu restes dans ce genre de relation. Au début, tu te dis que tu es fort et que c'est bien, que tu es mature, que tu gères bien, que tu es patient et que la patience est une qualité. Mais petit à petit, sans t'en rendre compte, tu commences à changer. Tu commences à douter de toi, à te demander si tu demandes trop, si t'es trop sensible par exemple, si tes besoins sont normaux, tu commences à t'excuser d'avoir des besoins, à minimiser ce que tu ressens pour que ça ne prenne pas trop de place, à te convaincre que si tu étais différent, si tu étais comme ci ou comme ça, ce serait plus facile et que la personne te choisirait vraiment. Et c'est là que le truc devient grave. Parce que le problème ce n'est pas toi. Ça n'a jamais été toi. C'est une personne qui n'est pas capable de te donner ce que tu mérites ou ce dont tu as besoin. Et qui consciemment ou pas te fait croire que son incapacité à elle, c'est en essuisance à toi. C'est très fort comme une manipulation. Et ça marche parce qu'on aime. Et parce qu'on cherche le sens, souvent là où il n'y en a pas. Et il y a un autre truc que personne ne dit assez clairement. Cette intermittence. Entre le chaud et le froid, le présent et l'absent. Ça crée une forme de dépendance. Ton cerveau s'habitue à attendre le prochain signe de cette personne. Le prochain message. La prochaine attention. Chaque républication, chaque like, chaque statue, tu l'interprètes comme un message venant pour toi. Et quand il arrive, tu sais, cette petite dose de chaleur, ce petit message, tu ressens un soulagement tellement intense que tu oublies les deux semaines de silence qui ont précédé. Parce qu'en réalité, tu aimes vraiment cette personne. C'est pour ça que c'est si dur de partir. Cette chimie vous croit de cette alchimie qu'il y a entre vous. Ton cerveau s'y est accroché et l'y voit de l'espoir. Mais pendant que tu attends cette prochaine dose, tu passes à côté de ta vie, de tes projets, de tes amis, mais plus encore de toi-même. Tu donnes ton énergie la plus précieuse à quelqu'un qui n'en a pas forcément besoin. Je voudrais qu'on arrête ici un moment. Quand tu es dans ce genre de situation, quand tu acceptes d'être traité comme une option, quelque part dans ta tête il y a une croyance, pas consciente forcément, mais elle est là. Une croyance qui dit que tu n'es pas tout à fait suffisant pour être le premier choix de quelqu'un. Que tu dois mériter l'amour, que si tu donnes assez, si tu es assez patient, si tu es assez bien, si tu changes ci ou ça, tu seras choisi vraiment, finalement. Et je veux te poser une question directement. D'où vient-elle cette croyance ? Parce que tu n'es pas né en te disant que tu méritais le reste. Cette idée-là, elle a été installée quelque part. Par une relation qui t'a appris que l'amour se mérite, par une enfance où tu devais performer pour être aimé, par des expériences répétées où on t'a appris que demander trop faisait partie des gens. Et maintenant tu reproduis ça. Tu choisis des gens qui confirment cette croyance. Pas parce que tu aimes souffrir, mais parce que l'inconfort familier est plus rassurant que l'inconnu d'une relation saine. Mais écoute-moi bien, ta valeur n'est pas quelque chose que quelqu'un t'accorde. Elle n'est pas conditionnelle à la façon dont quelqu'un te traite. Elle existe indépendamment de ce que cette personne décide de voir en toi ou pas. Et quelqu'un qui ne te voit pas, ce n'est pas un verdict sur ce que tu vaux, c'est un verdict sur sa manière de voir les choses. Et ça en dit plus sur cette personne que sur toi. Comprendre ça, vraiment le comprendre, pas juste intellectuellement, mais en toi, c'est le début de quelque chose. C'est le début de refuser ce qui ne te correspond pas, de ne plus négocier ta place dans la vie de quelqu'un, de ne plus te battre pour une attention qui logiquement devrait donner librement. Le message que j'ai dit tantôt, c'est-à-dire si j'étais un second choix, ne me choisis pas, je l'ai vu sur TikTok. Dans les commentaires sous ce post, il y avait une phrase qui m'a... Autant touché que le poste lui-même, il disait, il faut savoir quitter la table lorsque le partage n'est pas équitable. Pas égal, mais équitable. Quitter la table, se lever, partir, pas forcément dans la colère, mais avec de la clarté. Juste avec la clarté que ce qu'on te sert ici n'est pas ce que tu mérites. Et je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, surtout avec quelqu'un qui sait exactement comment te retenir. Cette personne-là sent quand tu commences à t'éloigner, et c'est exactement là qu'elle revient. Elle te donne ce que tu attendais. Elle est enfin la version d'elle que tu espérais. Juste assez pour que tu restes. Et le cycle recommence. Parce que t'as pas encore décidé quelque chose d'important. T'as pas encore décidé que ces bons moments ne valent pas les mauvaises périodes. T'as pas encore décidé qu'une présence qui arrive uniquement quand tu menaces de partir n'est pas une vraie présence. Tu n'as pas encore décidé que toi tu mérites quelqu'un de constant. Se choisir, concrètement ça veut dire quoi ? Ça veut dire arrêter de rendre disponible ton temps, ton énergie, ton amour à quelqu'un qui ne le reçoit pas à sa juste valeur. Ça veut dire poser des limites, non pas pour punir l'autre, mais surtout pour te protéger toi. Ça veut dire accepter la solitude d'une transition plutôt que de vivre la compagnie d'une relation qui te vide. Et ça, ça veut dire commencer à croire. à croire en toi, que tu mérites une relation où tu n'as pas à te battre pour exister. Je mérite quelqu'un qui te choisit le matin, qui te choisit quand c'est compliqué, qui te choisit quand c'est la joie, qui n'a pas besoin de te perdre pour réaliser ta valeur. Et la façon dont tu te traites toi-même, Les relations que tu acceptes, les comportements que tu tolères, les limites que tu poses ou que tu ne poses pas, tout ça enseigne aux gens comment te traiter. Donc garde cette phrase en tête, comme un slogan. Si jamais je deviens un second choix, ne me choisis pas. Et ajoute une autre phrase pour toi. Je me choisis en premier. Encore, encore, encore et encore. Et si on en parlait ?