Et Si On en Parlait ?Bonjour à toutes et à tous et bienvenue, ça fait très longtemps qu'on ne s'est pas entendu. Moi je suis passionnément content de vous retrouver ici en fait. Effectivement ça fait quasi 5 mois et j'avais annoncé que cette année était une année d'action pour moi. Effectivement ça a été pris au mot, enfin pas l'année. J'ai eu pas mal de changements en fait qui se sont faits. Et je reviens, je reviens pour qu'on puisse avoir nos discussions entre nous. Et la thématique que je voudrais aborder aujourd'hui, c'est la thématique des blessures émotionnelles. Alors j'espère que vous êtes prêts, installez-vous confortablement et c'est parti, on y va. Alors parlons des blessures intérieures. On a tendance à les fuir ou encore les cacher, parfois même à les ignorer. Mais lorsqu'elles ne sont pas comprises majoritairement, elles dictent en fait nos vies dans l'ombre. Et en fait, il y a une autrice qui s'appelle Lise Bourbeau, que je vous recommande, qui a écrit en fait « Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même » . Dans ce livre, en fait, elle explique que nous agissons souvent en fonction de nos blessures. Ça paraît très évident de le dire comme ça, mais le réaliser au quotidien, c'est une autre paire de manches. Et parfois même, on ne se rend pas compte de ce qu'on donne de pouvoir à nos blessures et à notre passé. Aujourd'hui, ici à la place, nous apprenions à les voir, à les comprendre, à les identifier, à les accepter, à les transformer en force. Il y a des moments dans la vie où un mot, une action, une absence tout brise. On ne le dit pas toujours, mais ces instants restent gravés. comme des cicatrices qui sont invisibles, mais bien visibles au fond de nous. De mon côté, j'ai longtemps cru que mes blessures étaient des faiblesses. Ce sentiment de rejet, ressenti dès l'enfance, cette peur de ne pas être assez, cette sensation de ne pas avoir ma place, cela a toujours été une véritable difficulté, un véritable fardeau pour moi. Tout cela me semblait en fait comme des marques d'échec qui jalonnaient ma vie. Et tant mieux, je suis un chrétien en fait, et tant mieux j'avais du Christ qui m'aidait en fait sur ce sujet-là. Mais au fur et à mesure dans mon parcours de vie, j'ai compris que nos fissures sont aussi des fenêtres. Des fenêtres qui nous ouvrent à plus de vérité, à plus d'humanité, à nous ouvrir aux autres aussi et à considérer la situation de chacun d'entre nous. En effet, nous passons notre vie à coller des pansements sur des douleurs qu'on ne veut pas voir. Pourtant ces blessures nous parlent. Elles nous disent tu as souffert mais tu es encore là. Tu as vécu, tu as survécu. Et si tu te donnais la chance de guérir, non pas en oubliant, mais en transformant chaque douleur, chaque souffrance en quelque chose de beau. C'est ce que je me suis dit. Du coup je te propose d'imaginer une graine. Pour grandir elle doit bien sûr se briser sous la terre, ça dit on la plante. Elle doit en fait mourir. Cette rupture est nécessaire, car sans elle, la graine ne deviendra jamais un arbre. Elle ne pourra pas en fait grandir. C'est pareil pour nos blessures émotionnelles. C'est un peu la même chose. Elle nous fissure, oui, mais elle nous ouvre aussi des portes. Elle nous oblige à puiser une force que nous ne soupçonnions même pas, à devenir en fait des personnes fortes. Mais in fine, c'est... quoi une blessure émotionnelle ? Il faut d'abord savoir ce que c'est, savoir l'identifier et voilà. Les blessures émotionnelles ne sont pas des défauts. Elles ne disent pas que nous sommes faibles, usés ou cassés du tout. Elles racontent une partie de notre histoire. Que ce soit le rejet, l'abondance, l'humiliation, la trahison, les justices, toutes ces choses-là, toutes ces blessures-là. constituent en fait une partie de notre vie et parfois se manifeste dans notre vie d'adulte ou même dans l'adolescence mais dans tous les cas ils ont toujours un impact en fait dans le vécu quotidien toutefois elles ne sont pas là pour nous enfermer elles sont là pour nous montrer ce qui compte pour nous là où nous avons besoin d'amour de reconnaissance ou même de pardon je crois profondément une chose c'est que nos blessures sont comme des cicatrices sur une carte c'est un peu comme la carte de ta vie Et elle marque en fait des lieux où nous avons souffert, où ça a été très intensement vécu, mais aussi des lieux où nous avons survécu. Ce sont des rappels de notre humanité et même si on ne les comprend pas toujours, pourtant elles sont importantes. Elles sont importantes. Parce que sans ça, tu ne serais pas ce que tu es aujourd'hui. Peut-être que tu as l'impression que tu es cassé, que tu n'es pas dans ton état normal, etc. Oui. Moi, je te dirais juste, apprends à faire une introspection par rapport à elle, par rapport à ces blessures-là. Et à voir en fait qu'aujourd'hui, tu arrives quand même. Tu es arrivé à faire plein de choses, tu vois. Et sois fier de toi. Sois vraiment fier de la personne que tu es devenue, sois fier des principes que tu as, sois fier de la joie que tu communiques, sois fier de la bonté que tu partages. Alors, juste pour revenir à notre sujet de qu'est-ce qu'une blessure émotionnelle, moi je vais vous identifier de manière globale 5 types de blessures fondamentales qui ont été identifiées par de nombreux thérapeutes. Ah oui, je me suis un peu documenté sur le sujet. Alors, la première blessure, c'est le rejet. Quand on porte la blessure du rejet, on a peur de ne pas être à la hauteur. On se fait tout petit, parfois. On évite de briller, de peur qu'on nous renvoie à l'image que tu n'es pas assez. Dans les relations, cela crée une tendance à fuir, à éviter l'engagement. On n'a pas peur de l'engagement, de ne pas être accepté tel que l'on est. Ou au contraire, on se suradapte, on cherche à plaire à tout prix, on cherche à rentrer dans des stéréotypes juste pour se faire accepter, etc. Alors que la seule personne qui compte et qui a le droit de se prononcer sur toi, c'est toi-même. Il y a aussi l'abandon. C'est une blessure qui naît souvent d'un manque de présence ou de la perte de quelqu'un. C'est un sentiment qui fait qu'on se sent seul, vraiment seul. Ça génère une peur viscérale de perdre les autres. C'est souvent lié à des traumatismes de perdre quelqu'un, d'absence de quelqu'un, etc. Et on peut devenir très dépendant des autres, dépendant effectivement même des autres. S'accrocher à des relations toxiques juste pour ne pas être seul. Ou au contraire, fuir l'amour pour éviter. de revivre une douleur. On s'anesthésie pour ne pas, en fait, ressentir le mal qu'on a vécu dans le passé, le mal qui était difficile à vivre pour nous, qui nous a plongé dans une sorte de stress, de douleur intense, jusqu'à se remettre en question, en fait, notre vie, notre personne, et se demander, en fait, mais pourquoi je suis né, pourquoi je vis, en fait, toutes ces choses-là. Bon. Ce n'est pas forcément lié à toi. Ce n'est pas forcément lié à quelqu'un, de toute façon. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie de tout un chacun. Et il faut savoir les accepter aussi. Il y a aussi l'humiliation. Être abaissé, jugé ou humilié, surtout dans l'enfance, et même aussi dans la vie d'adulte, que ce soit au travail, dans ta relation amoureuse, dans ta relation amicale, sociale, etc. Ça laisse des traces de honte. Et on peut développer une peur de se montrer vulnérable. de parler de soi ou encore on cherche à attaquer les autres pour se sentir meilleur et ça je l'ai beaucoup observé j'ai pas mal de congénères majoritairement mâles donc des hommes, des garçons qui à tout prix en fait cherchent une certaine lumière en fait en cherchant à rabaisser les autres ce qui est dommage Merci. Et la personne qui est rabaissée, parfois, pense qu'elle est le problème. C'est d'elle que vient la difficulté, les autres ont raison, le joint des autres ont raison et juste. Alors que ce n'est pas forcément le cas et ce n'est même pas le cas. Et il y a aussi la trahison. La trahison, ça brise beaucoup l'amour propre des gens. Ça brise en fait... les relations, la confiance que les gens ont vis-à-vis des autres. Et il y a l'injustice aussi qui pose problème. Désolé pour tout ça. Il y a l'injustice aussi qui pose pas mal de problèmes, qui fait qu'on ne se sent pas forcément légitime, entendu, respecté, reconnu. Et en fait, parfois, les gens sont dans une sorte de recherche absolue d'identification en groupe ou en coïncidence, de validation à les autres. Toutes ces blessures peuvent être vécues d'une manière ou d'une autre selon qu'elles soient plus étrangement ressenties ou pas. en fonction de notre personnalité et de nos traits dominants. De mon côté, il m'a fallu en fait un bon moment pour faire la paix avec mes insécurités. Et pour vous dire, ce n'était pas une chose facile. Ce n'est pas que je n'ai plus de blessures ou que je n'ai plus peur, mais juste que je sais qu'aujourd'hui, ce n'est pas de ma faute. Je sais que je n'avais pas à vivre ça et c'est arrivé, je l'accepte. Je n'ai plus peur non plus de ressentir ce que je ressens, de la tristesse. Par rapport à ça, effectivement. Il est arrivé un moment dans ma vie d'adulte, je n'arrivais plus à être triste. Je vous assure, ça me faisait peur. Et je me posais beaucoup de questions par rapport à ça. Je me disais, mais c'est problématique. C'est un signe peut-être de dépression. Mais je n'arrivais pas à être ici. Un truc qui m'arrive et qui m'atteint. Je sais que ça m'atteint, mais je n'arrivais plus à le vivre. Parce que... je crois que j'avais tellement voulu anesthésier mon cœur ou encore mon être que je n'arrivais plus à vivre tout ça. Mais aujourd'hui, j'ai vraiment essayé, j'ai vraiment essayé, et par la grâce de Dieu, d'arriver petit à petit à faire la paix avec mon vécu, avec mon passé, etc. Et j'ai décidé de me relever, d'en parler, de devenir plus fort. Un autre point important, c'est... C'est que j'ai remarqué que chaque fois que je voulais absolument faire fi de mes blessures, en fait, je m'engorgeais sans cesse de ces obstacles viscéraux, de comportements toxiques à la fois pour moi et pour mon environnement, pour mes amis, pour le travail, etc. Et je répétais chaque fois, de manière incessante, les mêmes actions produisant les mêmes effets. Le problème, c'est que quand on ne les connaît pas, ces blessures-là, elles prennent le pouvoir. Elles dictent nos émotions, nos réactions, nos choix de vie. Elles les rejettent. Tout ce qu'on est profondément Et elle nous fait entrer dans une Acceptation de ce que nous ne sommes pas vraiment On rejette souvent avant d'être rejeté On s'accroche aux gens jusqu'à les étouffer Pas peur de ne pas être aimé On évite de s'engager Pas peur d'être trahi Et souvent on ne comprend pas pourquoi on répète le même chemin Les mêmes disputes, les mêmes relations compliquées Les mêmes blocages dans le projet Comme si la vie nous renvoyait toujours au même endroit En nous disant Regarde cette cicatrice guérie là. Regarde là et guéris là. Alors comment faire ? Pour moi, la première étape c'est de les identifier. De les identifier. De savoir en fait quelles sont mes blessures. Ensuite, de les accepter. Comment on les accepte ? Pour moi, ça passe par le ressenti, d'abord. Parce que, généralement, les gens pensent que l'acceptation des blessures, de ce qu'on vit, se fait de manière cognitive. Oui et non. Oui, oui, parce que c'est une réflexion, c'est une approche introspective, etc. Mais non, parce que l'impact qui a eu lieu, en fait, sur toi, sur ta personne, est un impact émotionnel, sentimental, affectif. Il va donc de soi que la guérison, ou encore même l'acceptation, passe par l'affectif. Et donc, il faut reconnaître. Accepter, c'est dire oui, j'ai été blessé. Oui, ça a laissé une trace. Mais cette trace, c'est aussi une preuve que j'ai survécu. C'est un acte de courage. On pense souvent que guérir, c'est oublier. Loin de là, c'est faux. Guérir, c'est apprendre à transformer la douleur en force. C'est apprendre à se dire, je me relève, je suis tombé, je me relève. Je dis oui à la vie, je dis oui à la paix, je dis oui à la joie. Je dis aussi oui à la tristesse. Quand elle vient, je la ressens, je l'écoute, je vois ce qui ne va pas, je sais te guérir. Parce que c'est un peu comme quand tu es malade, tout simplement. Tu es malade, tu écoutes tes symptômes, tu vois tes symptômes, tu vois en fait quelles solutions apporter à ces symptômes-là. Et bien, tu vas à l'hôpital, on te prescrit des médocs et voilà. Il y a un autre auteur qui s'appelle Charles Pépin, qui a écrit dans une oeuvre, Les Vertus de l'échec, que nos blessures sont comme des épreuves initiatiques. Elles sont des éléments qui nous obligent à aller chercher en nous une force que nous n'aurions jamais soupçonnée. Une personne qui a connu l'abandon peut devenir celle qui a le plus aimé intensement. C'est une force qu'elle développe. Une personne qui a vécu l'humiliation... peut devenir un véritable défenseur de la dignité humaine. Nos blessures nous donnent une profondeur, une sensibilité. et une compréhension que d'autres n'ont pas. Elles font de nous des êtres humains, des êtres uniques, des gens empathiques, qui comprennent et qui ne vont pas forcément chercher à blesser l'autre, ni à l'humilier, à le rejeter, mais à le prendre dans sa différence, à l'accepter et à l'aimer. Alors je t'invite en fait à réfléchir tout simplement. Quelle est la blessure qui t'a fait le plus mal encore aujourd'hui, maman ? Est-ce que tu la vois ? Est-ce que tu lui as déjà parlé ? C'est le premier pas pour la transformation. La reconnaître, la regarder, puis lui dire, tu fais partie de mon histoire, mais tu ne me définis pas. N'oubliez pas. Les blessures sont des drapeaux, des sortes de pins mis sur notre carte de vie. Et si on ne les guérit pas, elles nous renvoient toujours des attitudes à des comportements toxiques viscérales. Et elles nous disent chaque fois, regarde cette cicatrice, guéris-la. Alors peut-être que la vraie question n'est pas comment effacer mes blessures, mais comment plutôt les honorer, comment m'en servir pour grandir. Nos cicatrices racontent qui nous sommes, encore une fois je le dis. Elles ne nous définissent pas entièrement, mais elles participent à notre lumière. Et si à partir de là on arrêtait de les voir comme des fardeaux, on deviendrait plus grand. Je te remercie particulièrement pour ton attention. Franchement, j'ai kiffé faire cet audio de podcast. Je n'ai pas voulu m'arrêter à chaque fois pour éviter de me tromper quand je fais la locution. Mais je me suis dit, c'est aussi ça, accepter la blessure de mon podcast. Et je te remercie pour tout. Je te souhaite vraiment de tout cœur de te retrouver toi-même, de te reconnecter à l'essentiel et de vivre véritablement. On continuera cette aventure ensemble. Abonne-toi, laisse une note ou un commentaire et surtout partage pour faire du bien autour de toi. Merci beaucoup et j'espère revenir en France pour continuer cette aventure avec vous. Allez MC, ciao !