Speaker #0Bonjour à tous et à toutes et bienvenue dans notre podcast qui s'intitule « Et si on en parlait ? » . Dans l'épisode précédent, nous avons exploré la question de la blessure émotionnelle et comment elle nous façonne au quotidien. Aujourd'hui, j'aimerais aller plus loin parce qu'en fait, une blessure, quand elle n'est pas comprise, elle ne se contente pas que de rester dans le point de notre cœur, de notre esprit, elle crée des chemins répétitifs, ces situations qui reviennent encore et encore de notre vie. Comme si on était piégé dans un cercle sans fin. Pourquoi tombons-nous toujours sur le même type de personnes ? Pourquoi répétons-nous les mêmes erreurs en amour, en amitié ou encore au travail ? Et surtout, comment on sortit ? Alors, la première question qui peut venir à notre esprit, c'est de savoir pourquoi est-ce qu'on répète les mêmes chemins. Alors, j'ai fait un épisode de podcast dans lequel j'expliquais en fait... Qu'est-ce qu'une blessure émotionnelle et comment est-ce que ça peut devenir une force pour nous ? Il faut savoir que les blessures émotionnelles créent des croyances profondes. Par exemple, si je suis à connaître le rejet, tu peux avoir en esprit cette idée selon laquelle tu ne mérites pas d'être aimé. Ou alors inconsciemment, tu es-tu ou encore acceptes des situations qui confirment cette croyance. Donc tu peux être dans une sorte de... de relation ou encore d'amitié, enfin relation amoureuse ou amicale, dans laquelle tu es constamment rejeté, constamment remis en question, dévalorisé, etc. Et en fait, ça vient comme ça, de confirmation dans ton esprit de ce que tu ne mérites pas forcément d'être aimé, tu ne mérites pas d'être accepté tel que tu es. Alors, ça peut être aussi lié à l'abandon. Si tu étais abandonné, par exemple, tu peux avoir peur de la solitude au point de t'accrocher à des relations dans lesquelles on ne te respecte pas du tout. On te dévalorise, on t'humilie, etc. Mais tu as tellement peur de la solitude, de te retrouver avec toi-même, que tu es content de ça. Tu restes dans cette relation-là et tu préfères ne pas te retrouver avec toi-même. Parce que quand tu vas te retrouver avec toi-même, Merci. Tu vois sentir le poids, le poids du silence, le poids de la solitude, le poids du rejet aussi. C'est très souvent lié à l'abandon et le rejet, très souvent. Alors tous ces éléments-là sont appelés en fait des chemins répétitifs traumatiques et notre inconscient rejoue le même scénario encore et encore dans l'espoir de réparer ce qui était blessé initialement. Sauf que ça ne marche pas souvent comme ça. Et on en souffre énormément. Alors, quelle est la clé du changement ? Pour moi, la première étape, c'est de devenir conscient, d'observer les situations qui reviennent souvent. Est-ce que je tombe toujours sous les mêmes partenaires qui me délaissent, qui me dévalorisent, qui ne me respectent pas, qui ne m'aiment pas ? Est-ce que je me sens toujours rejeté dans les groupes ? Est-ce que j'ai toujours ce besoin constant de me suradapter ? de prouver ma valeur, pour être accepté, apprécié et aimé. Tant qu'on ne voit pas ce chemin-là, on ne peut pas le changer. C'est comme marcher dans une pièce sombre, on se cogne toujours au même meuble. Donc il est vraiment important, une fois que tu as ce sentiment-là en toi, tous ces sentiments de blessure intérieure, de rejet, d'humiliation, d'injustice, etc. C'est très important d'identifier les éléments, les situations dans lesquelles ces chemins se produisent et le sentiment qui accompagne ces situations-là. Moi, de mon côté, je pense que j'arrivais quand même à identifier ces situations-là, mais je n'arrivais pas forcément à me dire, là, il y a un problème, il faut aller de l'avant. Je les identifiais et je voulais juste me contenter de ce que j'avais et me dire que c'est mieux quand même d'être comme ça, d'être dans ça. Souvent même les blessures ou encore les situations de rejet ou d'injustice, etc. Vous vous conduis à poser des actions juste pour confirmer des croyances que vous avez en vous, que vous avez emmagasinées en vous. Des croyances qui ne viennent pas de vous. Vous voyez, des croyances qui vous ont blessé, qui ont blessé votre âme, qui ont blessé votre cœur, qui ont blessé votre esprit et qui vous ont fait comprendre que vous étiez comme ci ou comme ça. Trois pistes pour briser ce chemin. Je vais parler d'abord d'une piste. Je vais même dire quatre pistes en réalité. Alors la première piste, c'est l'écriture introspective. Moi, je ne sais pas la faire du tout. Je ne sais vraiment pas la faire. Là, j'essaie de la faire un peu avec le podcast, mais ce n'est pas vraiment une pratique qui est mienne. C'est une pratique qui m'a été communiquée, conseillée par une amie que j'aime beaucoup. En fait, elle m'a juste dit... souvent quand t'es pas bien ou quand je te pose des questions etc bah juste écris, écris ce que tu ressens écris ce que tu vis, écris ce qui t'énerve, ce qui te plaît quand t'es en joie etc, écris juste elle le fait beaucoup, au départ je comprenais pas trop j'avoue, pourquoi elle faisait ça, je trouvais ça inutile de faire ça, mais en vrai mettre les mots ou poser les mots sur ce qu'on ressent c'est parfois libérateur C'est parfois très important. Et aujourd'hui, j'essaie de le faire. Ça m'aide beaucoup aussi. Donc, tu peux en fait, dans un carnet, noter quels sont les événements qui te reviennent en mémoire quand tu penses à ce que tu ressens. Quelles sont les situations qui ont favorisé ou encore amplifié ce que tu ressens concernant tes blessures ? Quel message est-ce que tu as cru à ce moment-là ? Quel est le message qui a été véhiculé à ton esprit ? Est-ce qu'il t'a semblé que tu ne méritais pas l'amour ? Tu ne méritais pas d'être accepté ? Tu ne méritais pas d'être valorisé ? Écris tout ça. Et écris aussi ce pourquoi tu aurais aimé être valorisé. Est-ce que tu aurais aimé être valorisé pour ta voix, pour ta beauté, pour ta taille, pour tes muscles, je ne sais pas. écris ça et dis-toi en fait que ces éléments-là sont tes forces et je voudrais bien en fait les transformer pour qu'elles soient des éléments qui vont me valoriser, me mettre beaucoup plus en avant. Alors la deuxième piste que je vous propose, c'est ma préférée, c'est le dialogue intérieur. avec votre enfant intérieur ou votre subconscient, comme vous voulez. On parle souvent de l'enfant intérieur, c'est-à-dire c'est la version de toi innocente, un peu comme une éponge qui, dans son enfance, a absorbé tout. Vous savez, quand on est enfant, on ne se connaît même pas. On ne sait pas si on est ci ou on est ça. On n'a pas d'identité propre. On se construit. Et on se construit en fait en absorbant pas mal d'énergie. de l'éducation, de la culture, de ce qu'on entend, de ce qu'on voit. Et enfin, en recevant des blessures, il les absorbe. Et très souvent, il va s'identifier à ces blessures-là. Il va s'identifier à ces blessures-là et elles vont devenir son identité. Je prends un exemple. Une jeune fille, par exemple, à qui on dit tout le temps tu es méchante, tu es trop méchante, elle va finir par croire qu'elle est méchante. Et c'est ça qui est dommage en fait. Et souvent, on ne prête pas attention à ce qu'on dit parce que la parole a une force. La parole, elle est puissante, elle agit vraiment dans les croyances, dans les habitudes. Pour un garçon par exemple, là moi je vais prendre un exemple qui me parle à moi. Quand on va dire, par exemple, à un garçon qui est sensible, alors qu'en fait, bref, il est sensible, on va lui dire, mais t'es trop sensible, t'es plus comme une femmette, etc. T'es ci, t'es ça, t'es pas assez masculin et autres. Il va l'intérioriser et il va l'associer à son identité. Et il va grandir avec ça. Sachant que l'enfance ne prie pas l'adolescence, et l'adolescence, à la vie d'adulte, tous ces chemins-là... vont l'entraîner dans des croyances et dans des actions répétitives de ce qu'il n'est pas assez masculin, il n'est pas assez homme. Et en fait, une fois adulte, il peut soit avoir un comportement très agressif concernant d'autres personnes qui, selon lui, ne sont pas assez masculins, parce que dans son enfance, il s'identifiait à ça et il rejette totalement ça, ou encore... Il n'est pas arrivé à avoir ce caractère masculin viril. Et du coup, il est tout le temps en retrait de son environnement, de la société. Et ils se sont tout le temps jugés. Et finalement, elle se dit, finalement, en fait, si c'est ça, pourquoi pas ne pas rester dedans ? En fait, la solution, ce n'est ni l'un ni l'autre. La solution, c'est de se retrouver dans son enfance, de se parler, de dire à ce petit enfant qui a reçu blessure, sublessure, paroles méchantes, actions méchantes. de lui dire, écoute, tu dis ton prénom. Moi, mon prénom, c'est Louis Roy. Je lui dis, Louis Roy, tu es important et je t'aime. Tu comptes aussi beaucoup. Tu es assez. Tu es toi. Tu as de la valeur. Tu es une très belle personne. Tu donnes de la joie, de l'amour, de la paix autour de toi. Tu n'es pas forcément comme tout le monde et tu n'es pas appelé à être comme tout le monde. Tu es appelé à être toi. Parce que ce toi que tu es doit briller, doit illuminer. La troisième chose, c'est les actes symboliques. Je ne disais qu'à tantôt, mais on peut les regrouper en une seule chose. Actes symboliques. à la fois en fait des axes symboliques de séparation et des axes symboliques de récompense. Les axes symboliques de, je vais parler d'abord de récompense, quand par exemple tu commences, tu es sur le chemin de ta guérison et que tu commences à marcher au fur et à mesure dans cette guérison-là, à te pardonner, à pardonner aux autres si tu y arrives, à identifier les problématiques que tu vis. les situations dans lesquelles ça se répète et tout, il faut te récompenser. Ça peut être des petites séances chez le kiné, si t'as mal au dos. Ça peut être des petites séances au spa, pour te détendre. Ça peut être une séance de roller, aller faire de la natation, aller faire une séance de ski. Aller faire du bowling, aller prendre un café, aller prendre du thé, aller prendre un vin sur une terrasse en solo, etc. Aller t'amuser dans une discothèque solo, aller faire des voyages, etc. Mais il faut te recompenser. Et que toi, pas en lien avec des autres. Parce que c'est important de se retrouver soi-même. Vous savez, on est dans une société dans laquelle on est tout le temps en consommation. La société de consommation. On consomme le temps, on consomme notre énergie et on consomme les autres. Et en fait, cette société nous apprend des choses comme quoi, en fait, si je reste à la maison, t'es coincé. Moi, avant, quand j'étais en Côte d'Ivoire, je restais quasiment pas à la maison les week-ends. J'étais tout le temps entre les sorties avec mes potes, etc. Ou bref, ou d'autres personnes. Et quand je suis arrivé en France... Je me suis rendu compte qu'en fait, je suis quelqu'un de plutôt casanier. De plutôt casanier. Et de pas si extraverti que ça. Au départ, ça me dérangeait énormément. Mais j'ai appris à l'accepter. Et en vrai, je pense que c'était vraiment l'une des meilleures décisions que j'ai prises. De m'accepter en tant que quelqu'un de casanier et d'un peu solitaire. Genre, ça m'a tellement libéré. Et en fait, j'ai vu tellement les choses autrement. En fait, j'ai tellement grandi. dans mon approche vis-à-vis des autres, dans la considération que je donne aux actions des autres vis-à-vis de moi, ça m'a énormément aidé, je vous assure. Donc, c'est important de se recentrer chez soi et de se récompenser. En thème d'action, on va dire de séparation, moi, je vous recommande parfois, et même pas parfois, je vous recommande, de mettre fin à toute relation. toxiques, qu'elles soient amoureuses, amicales, ou je ne sais quoi. Si, déjà, bon, avant de mettre fin à ces relations, communiquez. Dites à votre partenaire, que ce soit une meuf ou un mec, ou encore votre ami, ou à votre famille, ce que vous vivez et comment vous le vivez. Expliquez. Ils peuvent comprendre comme ne pas le comprendre. Mais le plus important pour eux, Ce n'est pas de dire « Ah, je comprends ou pas » , mais c'est de prendre en considération ce que vous vivez, ce que vous ressentez, et d'essayer au maximum de vous aider à aller mieux. et en fait à respecter vos blessures et vos limites. Si ces personnes-là à qui vous parlez de ces problématiques n'arrivent pas à comprendre de 1, ne les acceptent pas et de ce croix reproduisent les mêmes actions qui vous font mal et qui vous créent des problèmes, pour votre santé, il faut que vous partiez. Il faut que vous fermiez les... portes. C'est important de verrouiller tout ça. Et de fuir même limite. Ça n'a rien de péjoratif. Ça n'a rien d'humiliant. Rien du tout. Mais c'est important pour vous. C'est important de s'en libérer. Parce que si vous restez tout le temps dans ces chemins-là, dans ces actions que les autres vont faire, sachant que vous leur avez parlé de ça, vous allez vous éteindre. Votre lumière va s'éteindre et vous allez être malheureux. Donc il faut dire stop. Il faut savoir dire non. Ce n'est pas méchant. C'est une question de survie. C'est une question de vie heureuse pour vous-même. Il y a aussi d'autres actions. Ça peut être postuler un poste pour lequel tu penses ne pas mériter, alors que tu as les compétences, ou encore écrire une lettre de pardon où tu accordes ton pardon à des gens. Tu peux le donner ou pas, mais c'est des actes symboliques comme ça qui te permettent d'aller de l'avant et de devenir la meilleure personne que tu voudrais être. Alors, se libérer des chemins répétitifs ne se fait pas du jour au lendemain. C'est un chemin de longue haleine. Parfois, on fait des rechutes, des chutes, etc. Mais chaque prise de conscience est une victoire. Vraiment. Parfois, vous allez retomber dans les mêmes chemins. Vous allez rencontrer quelqu'un qui, à votre sens, paraît exceptionnel. Et en fait, qui vous accepte tel que vous êtes, etc. Mais en réalité, ça devient problématique après. Mais vu que vous aviez... au départ eu ce sentiment-là, vous avez en fait une sorte d'espoir de ce que les choses vont s'améliorer par la suite. Et vous restez tout le temps dans cet espoir de dépendance affective, de ce que ça va aller mieux, plus tard je vais être bien, etc. Mais au final vous n'allez pas bien. Et chaque fois vous êtes mal. Chaque fois vous êtes dépité. Il faut se relever. C'est une chute là. Tu te relèves. Tu te relèves. Parce que tu peux te relever. Tu peux aller de l'avant. Et tu dois aller de l'avant. Tu le dois. Tu te le dois à toi-même. Tu te le dois à toi-même. Il faut que je te fasse la promesse de ce que tu veux être heureux. Et tu vas te rendre heureux. Effectivement, le bonheur, la joie d'être, le fait d'être heureux ne dépend pas des autres. Les autres, ils contribuent, certes, mais ça dépend en grande partie de toi, de ta volonté, de ce que tu veux faire avec. C'est vraiment, vraiment important, les amis. Vraiment. Vous ne savez pas à quel point je suis content de faire ce podcast-là. Là, cet épisode que je suis en train de faire, je l'avais fait initialement. Là, je suis en train de le refaire. Mais en fait, j'ai l'impression de donner tellement. Et je reçois aussi. Parce qu'en parlant de tout ça, en réalité, je me parle aussi à moi. Rien ne disparaît tant que nous ne l'avons pas accepté pleinement. Plus on accepte de regarder nos blessures en face et de décider par la suite. de guéris, plus on reprend le contrôle de notre vie. Alors la prochaine fois que tu te retrouves dans une situation qui te semble ou encore qui ressemble étrangement à une autre, pose-toi ces questions. Est-ce que je suis en train de rejouer une vieille histoire encore ? Et ? Et si je faisais le choix de réagir différemment cette fois-ci ? Et si je faisais le choix de me choisir ? cette fois-ci. Nos blessures nous façonnent, mais elles ne sont pas cessées de nous enfermer. Si tu acceptes de les écouter, elles peuvent devenir ton meilleur moteur de transformation. C'est la fin de notre épisode. J'ai été tellement ravi de partager tout ça avec vous. Merci d'avoir pris ce moment avec moi. Le prochain épisode dans lequel je vais me livrer à nouveau. sera en fait le lâcher prise. Je compte sur vous pour partager le podcast à vos amis, à votre famille, à votre copine, votre copain, votre amie, etc. Et faire du bien en tout de vous. Et surtout, n'oubliez pas, choisissez d'être heureux. Choisissez vous. A la prochaine.